Ymare

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Ymare
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Darnétal
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Philippe Guilliot (PCF)
2014-2020
Code postal 76520
Code commune 76753
Démographie
Population
municipale
1 168 hab. (2014)
Densité 290 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 59″ nord, 1° 10′ 35″ est
Altitude Min. 47 m – Max. 153 m
Superficie 4,03 km2
Localisation

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Ymare
Liens
Site web www.mairie-ymare.fr

Ymare est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Normandie. Ses habitants sont nommés les "Ymarois" et les "Ymaroises"[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ymare fait partie du canton de Boos et se situe à 18 km de Rouen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom : au XIIIe siècle, le village s'appelle Wimara, nom d'origine nordique, signifiant la pierre blanche. Certains supposent qu'il s'agit du nom d'un seigneur.

L'existence d'Ymare est mentionnée pour la première fois en 1240, mais son origine est peut-être romaine. Situé sur le Mont aux Cailloux, le village aurait été un pôle d'habitat, probablement un refuge pour les habitants des villages alentour. Au XIIIe siècle, le village compte 200 habitants. Le fief d'Ymare appartient à l'abbaye de Saint-Ouen. À cette époque, la taxe par maison vaut 5 sous ou une bête, généralement choisie parmi les plus belles.

Visite du premier ministre François Fillon le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 en cours Philippe Guilliot PCF  
Les données manquantes sont à compléter.
  • Maire : Philippe GUILLIOT
  • Chargé des travaux : Vincent DUVAL (1er adjoint au maire).
  • Chargée des finances : Josiane BARBETTE (2e Adjointe)
  • Chargée de l'Action sociale : Marie-Anne BANCE, 3e Adjoint
  • Chargé de l'urbanisme : Dominique DELAMARRE (4e Adjoint)
  • Conseillers municipaux : Stéphanie BOUTEILLER, Claudine DUVAL, Benoit FILLET, Laëtita GIRAULT, Virginie GLATIGNY, Corinne LEBRETON, Jean-Claude LEROUX, Robin PICARD, Claude ROBILLARD.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 168 habitants, en augmentation de 2,82 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 2 801 271 283 268 273 274 289 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246 239 234 201 188 208 249 217 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
180 188 185 188 144 112 137 177 213
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
211 274 351 830 950 1 040 1 123 1 158 1 168
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aubin (XVIIe siècle, rue de l'Église, allée du 8-Mai) fait partie d'un domaine qui appartenait au seigneur de Rouville. Le château a été détruit. Il reste de ce domaine, outre l'église et l'allée qui y mène, les dépendances du château, une bergerie, actuellement transformée en logement, un colombier, une grange, un four à pain et un fromager.

  • Jubé

1621, bois polychrome. Il est surmonté d'un Christ en croix entouré de la Vierge et de saint Jean. Sculptée dans le style de la Renaissance italienne, cette Crucifixion est peinte, mais certaines couleurs ont disparu comme le bleu de la robe de la Vierge. Le groupe est encadré de panneaux sur lesquels sont peints des rideaux de théâtre.

  • Maître-autel

XVIIIe siècle, bois et plâtre polychromes. De chaque côté du maître-autel sont disposés dans les niches, saint Aubin, le patron de l'église, tenant sa crosse d'évêque et saint Marc reconnaissable à son lion.

  • Saint-Nicolas

Plâtre polychrome. Saint Nicolas, évêque de Myre en Lycie au IVe siècle et patron des petits enfants, est ici représenté avec trois enfants dans un baquet. C'est l'illustration du plus célèbre épisode de la vie du saint. D'après la légende dorée de Jacques de Voragine, il s'agit en fait de deux écoliers de famille noble se rendant à Athènes pour étudier la philosophie. L'aubergiste chez qui ils se sont rendus les tue, les dépèce et met leurs chairs à saler dans un saloir. Saint Nicolas, prévenu par un ange, rapporte la scène à l'aubergiste et rend la vie aux jeunes gens.

  • Cloche
    • Le clocher abrite une cloche CAPLAIN de 1846
    • Son diamètre est de 78,5 cm ; son poids est estimé à environ 300 kg
    • Elle porte l'inscription suivante (relevé OM-20 avril 2007) : « La bénédiction de cette cloche nommée Clarise Hortense a eu lieu en cette commune en 1846 par M Halboult desservant M Philippe Delabarre Prop. notaire honoraire à Gouy la maraine Mme Clarisse Ballicorne épouse Edouard le Hardelay Prop. À Ymare sous admi municipale de M Delamare Maire de la commune d'Ymare. Caplain fondeur à Rouen m'a faite. »

Four à pain[modifier | modifier le code]

XIXe siècle, Brique et silex. Clos de la Ferme, Grande-rue.

Le double four à pain et à pâtisserie est de nouveau en service une fois l'an, le jour de la fête du village. Le four, « réchauffé » plusieurs jours avant, doit atteindre une température de 250° C pour cuire le pain fait par le boulanger. Il sert à faire une fournée lors de chaque fête du pays chaque dernier week-end d'avril.

Colombier[modifier | modifier le code]

XIXe siècle, Brique. Clos de la Ferme, Grande-Rue.

Le colombier conserve encore son organisation intérieure[6]. Dans la partie supérieure de l'édifice, sous la charpente, des alvéoles en terre soutenues par des lattis de chêne s'alignent le long des parois. Ce sont les « bûlins » ou « boulins », où se logeaient et pondaient les pigeons. On y accède par une échelle en bois.

Croix[modifier | modifier le code]

XVIe-XXe siècles, pierre et fonte. Cimetière.

Posée sur un emmarchement moderne, la croix présente un fût monolithe du XVIe siècle, de forme octogonale. Le Christ en croix, figuré au sommet, est de facture récente.

Tombe du Druide[modifier | modifier le code]

Située à la limite d'Ymare et Alizay, cette pierre en forme de dolmen d'origine préhistorique a des vertus, soi-disant, thérapeutiques contre les rhumatismes lorsque l'on passe dessous. Avis aux amateurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le village D'Ymare, consulté sur site www.annuaire-mairie.fr le 12 mai 2012
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Serge Rouverand (préf. Philippe Manneville), Colombiers en Seine-Maritime, Darnétal, Petit à petit, , 130 p. (ISBN 2-914401-54-X), p. 39

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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