Arsène Lupin

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Arsène Lupin
Affiche de la pièce interprétée par André Brulé au théâtre de l'Athénée, 1909.
Affiche de la pièce interprétée par André Brulé au théâtre de l'Athénée, 1909.

Nom original Arsène Raoul Lupin
Alias Raoul d'Andrésy;

Don Luis Perenna;
Jim Barnett;
Paul Sernine.

Naissance 1874
Sexe Masculin
Activité Gentleman cambrioleur
Famille Théophraste Lupin (père) ;

Henriette d'Andrésy (mère) ;
Clarisse d’Etigues (première épouse) ;
Jean d’Andrésy/Félicien Charles (fils né de Clarisse) ;
Geneviève Ernemont (fille) ;
Raymonde de Saint-Véran-Valméras (troisième épouse) .

Entourage Victoire (nourrice, puis complice)
Ennemi de La Comtesse de Cagliostro ;
Ganimard ;
Herlock Sholmès.

Créé par Maurice Leblanc
Interprété par Robert Lamoureux
Georges Descrières
Jean-Claude Brialy
François Dunoyer
Romain Duris
Films Les Aventures d'Arsène Lupin
Signé Arsène Lupin
Arsène Lupin contre Arsène Lupin
Arsène Lupin
Romans Arsène Lupin gentleman cambrioleur
L'Aiguille creuse
Pièces Arsène Lupin
Le Retour d’Arsène Lupin
Séries Arsène Lupin
Arsène Lupin joue et perd
Le Retour d'Arsène Lupin
Les Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin
Les Exploits d'Arsène Lupin
Première apparition 1905

Arsène Lupin est un personnage de fiction français créé par Maurice Leblanc. Ce gentleman-cambrioleur a fondé sa célébrité grâce à sa propension à user de déguisements et changer d’identité pour commettre ses délits.

Il apparaît pour la première fois dans la nouvelle L'Arrestation d'Arsène Lupin, parue dans le magazine Je sais tout en juillet 1905. Cette nouvelle est reprise dans le recueil Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. Face au succès grandissant de son héros auprès des lecteurs, Maurice Leblanc publie les aventures d’Arsène Lupin de 1905 jusqu’à sa mort en 1941, soit au total dix-sept romans, trente-neuf nouvelles et cinq pièces de théâtre.

Ses nombreuses aventures ont pour cadre la France de la Belle Époque et des Années Folles, périodes durant lesquelles Arsène Lupin suit le cheminement de pensée de son auteur : les sympathies anarchistes de Lupin qui se manifestent dans les premiers romans, disparaissent dans les ouvrages écrits pendant la Grande Guerre où Lupin devient lui-même très patriote. Surtout, il cesse peu à peu d’être cambrioleur pour devenir détective.

Il met ainsi son don pour les déguisements et sa sagacité à profit afin de venir à bout de n'importe quelle énigme. De plus, son côté enfantin et charmeur, volontiers gouailleur, couplé d'un caractère torturé et mystérieux, en ont fait un personnage populaire incarnant véritablement la figure du gentleman-cambrioleur de la Belle Époque.

Sa célébrité à l'international va lui valoir tant des adaptations cinématographiques américaines que des adaptations en manga par des auteurs japonais. Son nom, également lié à Étretat, au centre de ses aventures intitulée L’Aiguille creuse, a contribué au mythe qui entoure le site. Enfin, sa popularité a permis l'apparition d'un néologisme : la lupinologie. Ce terme désigne l'étude des aventures lupiniennes par les admirateurs de l’œuvre de Maurice Leblanc, à l'instar de la holmésologie.

Sommaire

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs ont tenté d'établir une biographie d'Arsène Lupin à partir des informations figurant dans les différents textes de Maurice Leblanc. Les biographies les plus abouties, différant sur plusieurs points, sont celles proposées par Francis Lacassin, en annexe du tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publiée en 1986 dans la collection « Bouquins » (éditions Robert Laffont), et celle présentée par André-François Ruaud dans Arsène Lupin (DLM Éditions) en 1996. Néanmoins, ces biographies d'Arsène Lupin abondent suffisamment en incohérences pour en empêcher une chronologie réellement rigoureuse et définitive[1]. C'est la raison pour laquelle, André-François Ruaud enrichit une première fois son travail avec Les Nombreuses Vies d'Arsène Lupin (Les Moutons électriques, 2005), puis de nouveau avec Arsène Lupin, une vie (Les Moutons électriques, 2011).

Généalogie prestigieuse[modifier | modifier le code]

Le premier ancêtre connu d'Arsène Lupin est son arrière-grand-père, un général d'Empire. Le général Lupin participa à la bataille de Montmirail le 11 février 1814 dans laquelle les armées de Napoléon Ier sont victorieuses contre les troupes russes du général Osten-Sacken et les Prussiens du général Johann Yorck. Son avancement dans l'armée impériale se limita cependant à être général de division après avoir contrarié certains projets de l'empereur.

Il se maria avec une cousine, la comtesse de Montcalmet, avec laquelle il habita les ruines du château d'Orsay[2].

Un cambrioleur précoce[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin naît en 1874[3],[Note 1]d'Henriette d'Andrésy et de Théophraste Lupin[4]. Sa famille maternelle n'apprécie pas le mariage avec un roturier sans patrimoine, dont le métier n'est pas prestigieux : professeur de gymnastique, d'escrime et de boxe[3].

Henriette renia Théophraste lorsqu'elle apprit qu'il exerçait la profession d'escroc. Après quoi ce dernier fut emprisonné aux États-Unis où il mourut, d'après son fils[4].

Le collier de la Reine

En 1880, Arsène vit avec sa mère à Paris. Rejetée par ses parents que son mariage avait indignés, Henriette a été acceptée au domicile d'un cousin éloigné, le duc de Dreux-Soubise, où elle fait office de servante de sa femme. À l'âge de six ans, il vole le précieux Collier de la Reine des Dreux-Soubise[3]. Soupçonnée du vol, Henriette est mise à la porte avec son fils et ils trouvent refuge en Normandie auprès de Victoire[5]. Elle reçoit une enveloppe d'argent en liquide[6],[Note 2].

Six ans plus tard, Henriette décède, laissant un orphelin de douze ans[8].

La comtesse de Cagliostro[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin débute dans l'escroquerie et se fait rouler par le couple Imbert[9].

Il suit des études classiques au vu de son parcours[Note 3]. Il suit ensuite des études de médecine, de droit, reçoit une formation aux beaux-arts, puis devient acteur, professeur de lutte japonaise[Note 4]. Il s'intéresse par la suite à la prestidigitation aux côtés de Dickson[10]. Il adopte le nom de Rostat durant cet apprentissage, puis travaille six mois avec l'illusionniste Pickmann[11].

En 1893[12], en séjour sur la Côte d'Azur à Aspremont près de Nice, il a une aventure avec une jeune femme qui donnera naissance à Geneviève un an plus tard[13].

À l'âge de vingt ans, lorsqu'il rencontre Clarisse d'Étigues, Arsène a déjà eu affaire de nombreuses fois avec la police[14]. Il prend alors le nom de Raoul d'Andrésy pour demander en vain au baron Godefroy d'Étigues la main de sa fille[15]. Il sauve après cet épisode la vie de Joséphine Pellegrini, alors que le baron et ses complices tentaient de la noyer. Neuf jours plus tard, il abandonne Clarisse pour Joséphine, dite comtesse de Cagliostro. Ils forment alors un couple de cambrioleurs sévissant dans toute la Normandie pendant quatre mois. La Cagliostro se prétend descendante du mage Cagliostro et possèderait le secret de l'immortalité. Après avoir mis la main sur une partie du « Trésor des abbayes », Lupin retourne auprès de Clarisse et la demande de nouveau en mariage sous le nom de vicomte Raoul d'Andrésy[16].

Pendant cinq ans[17], il file le parfait amour avec Clarisse, malgré la naissance d'un enfant mort-né. Il continue néanmoins de mener une double vie à l'insu de Clarisse en commettant de multiples cambriolages[18] et cherche à percer le secret de l'énigme de « La fortune des rois de France ».

En 1895, il fréquente, sous l'identité d'un étudiant russe, le laboratoire du dermatologue Altier à l'hôpital Saint-Louis pendant 18 mois[Note 5],[11].

Après cinq ans de vie commune, Clarisse meurt en donnant naissance à un fils, Jean, lequel est enlevé le lendemain par la comtesse de Cagliostro pour se venger de son ancien amant. Malgré ses efforts, Lupin ne parviendra jamais à retrouver sa trace[19].

Une renommée nationale[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de sa femme et de la disparition de son fils, Arsène Lupin se jette à corps perdu dans la cambriole et se fait un nom auprès du grand public : « Le vol du Crédit Lyonnais, le vol de la rue de Babylone, l'émission des faux billets de banque, l'affaire des polices d'assurance, les cambriolages des châteaux d'Armesnil, de Gouret, d'Imblevain, des Groselliers »[20] contribuent à lui forger une réputation auprès du grand public qui suit ses exploits dans les journaux.

Il se fait néanmoins arrêter en arrivant à New York par l'inspecteur Ganimard à l'été 1901[21], alors qu'il voyageait à bord du transatlantique La Provence[22]. Son arrestation et son séjour en prison achèvent de lui apporter une renommée nationale. En effet, durant son incarcération à la Prison de la Santé, il continue d'organiser des cambriolages tout en informant les journaux et annonce sa prochaine évasion[23].

Quelques mois après sa virtuose évasion, Arsène Lupin sympathise avec Maurice Leblanc et, toujours en recherche de publicité, le charge de raconter ses exploits[24],[Note 6].

Lors du cambriolage en septembre 1902[25] de la villa du député Daubrecq à Enghien, avec deux complices, l'un d'eux tue le domestique de la maison qui alertait la police. Seul Lupin parvient à prendre la fuite. Par amour pour Clarisse Mergy, la mère du deuxième complice, Lupin va tout faire pour le libérer et l'envoyer vivre en Algérie[26].

À la suite de sa déception amoureuse avec Clarisse Mergy, Lupin manigance son mariage avec Angélique Sarzeau-Vendôme[27]. Mais en voulant manipuler la jeune fille, celle-ci tombe effectivement amoureuse de lui et finit par prendre le voile dans un couvent après avoir découvert le pot aux roses[28].

Confrontations à « Herlock Sholmès »[modifier | modifier le code]

Sherlock Holmes, le héros de Conan Doyle, qui a inspiré le personnage de Herlock Sholmès.

Durant les années 1900, Arsène Lupin continue ses activités de manière intensive, se déplaçant même hors du territoire français. C'est pourquoi, en novembre 1903[29], il charge Ganimard de résoudre l'énigme de l'écharpe de soie rouge, n'ayant pas le temps de s'en occuper : « Je suis débordé de besogne. Un cambriolage à Londres, un autre à Lausanne, une substitution d'enfant à Marseille, le sauvetage d'une jeune fille autour de qui rôde la mort, tout me tombe à la fois sur les bras »[30],[31].

L'année 1904[32] est marquée par sa confrontation à Herlock Sholmès[Note 7] . À la suite du vol d'un diamant bleu, ce célèbre détective anglais est appelé pour résoudre l'affaire. Celui-ci met au jour divers secrets de Lupin et procède à son arrestation, de courte durée cependant[33].

Pendant dix mois[34], il officie à Paris, à l'Agence Barnett et Cie, sous l'identité du détective privé Jim Barnett. Il mène ainsi douze affaires aux côtés de l'inspecteur de police Théodore Béchoux[35].

Finalement démasqué, il emprunte l'identité du duc de Charmerace[Note 8] pour continuer ses vols, pour lesquels il se fait aider par sa vieille nourrice, Victoire, et une nouvelle complice, Sonia Krichnoff. Ganimard sur ses talons, il parvient à prendre la fuite en compagnie de Sonia en Inde[38].

De retour en France, il affronte une nouvelle fois Herlock Sholmès sur le cambriolage de l'hôtel Imbleval. Le détective récupère les objets volés mais ne parvient toujours pas à arrêter Arsène Lupin[39].

Le secret de la fortune des rois de France[modifier | modifier le code]

L'Aiguille d'Étretat

En avril 1909[40], soit un an après la mort de Sonia Krichnoff[41], Arsène Lupin est surpris lors d'un cambriolage au château d'Ambrumésy en Normandie et blessé par balle[42]. Pendant sa convalescence, il est soigné par la même jeune femme qui lui a tiré dessus, Raymonde de Saint-Véran, laquelle devient sa maîtresse, puis sa femme lorsqu'il l'épouse quelques mois plus tard sous l'identité de Louis Valméras[43].

Pendant ce temps, un jeune détective amateur, Isidore Beautrelet, parvient à découvrir le repaire secret de Lupin : l'aiguille d'Étretat, qui contient également tous les trésors des rois de France. Lors de l'irruption de la police, Raymonde est abattue accidentellement par Herlock Sholmès[44].

Des ambitions européennes contrariées[modifier | modifier le code]

Après la mort de Raymonde, Arsène Lupin ne fait plus parler de lui pendant quatre ans[45]. En réalité, il continue d'opérer sous deux identités : celle de M. Lenormand, tout juste promu chef de la Sûreté[46], puis celle de Raoul d'Avenac, mondain qui se lance dans l'enquête du meurtre de M. Guercin[47].

Sitôt l'identité de Raoul d'Avenac fragilisée, il la remplace tantôt par celle d'un noble russe, le prince Paul Sernine, tantôt par celle d'un prince français, le prince Serge Rénine[48].

Arsène Lupin refait son apparition publique lorsque la police découvre le cadavre de Rudolph Kesselbach avec la carte signée du cambrioleur. Lupin annonce alors son retour dans les journaux pour assister le chef de la Sûreté, M. Lenormand, dans l'affaire Kesselbach. Il affronte un ennemi de taille, Louis de Malreich, qui finit par dénoncer toutes ses impostures princières et policières. Arsène Lupin est alors emprisonné à la Santé. L'empereur germanique Guillaume II le visite même en prison[49], visite durant laquelle le cambrioleur exige du Kaiser, en échange de ses services, sa libération, que le Maroc soit laissé à la France et que le grand-duché de Deux-Ponts-Veldenz soit rendu à l'héritier qu'il a retrouvé, Pierre Leduc, et que celui-ci puisse épouser Geneviève Ernemont[Note 9].

L'île de Sarek au cœur de l'intrigue de L'Île aux trente cercueils.

Une fois son évasion réalisée, Lupin s'apprête à se retirer en compagnie de la veuve de M. Kesselbach, Dolorès. Malheureusement, tous ses projets s'écroulent lorsqu'il découvre que c'est Mme Kesselbach son véritable ennemi : horrifié, il étrangle Dolorès et Pierre Leduc se suicide en découvrant le meurtre, mettant fin à son projet de placer sa fille Geneviève à la tête du grand-duché de Deux-Ponts-Veldenz. Lupin met alors en scène son suicide et s'engage dans la Légion étrangère sous le nom de don Luis Perenna[50].

Carrière dans la Légion étrangère[modifier | modifier le code]

Don Luis Perenna fait venir à lui soixante anciens complices au Maroc. Ainsi, secondé par une armée de dix mille Marocains, et au terme de quinze mois de bataille, il se crée un empire, deux fois grand comme la France, en Afrique. En 1919, il rentre en France et rencontre le président du Conseil, Valenglay, pour offrir à la France cet empire mauritanien[51].

Don Luis Perenna se range et épouse une jeune femme, Florence Levasseur, après l'avoir sauvée des griffes d'un criminel. Le couple s'installe dans le village de Saint-Maclou, sur les rives de l'Oise[Note 10].

La vengeance de la comtesse de Cagliostro[modifier | modifier le code]

En 1923[52], Arsène Lupin sort de sa retraite quand un certain cambrioleur signe ses forfaits sous son nom. Il reprend alors du service sous le nom de Victor Hautin, inspecteur de la Brigade mondaine. Il parvient ainsi à démasquer l’usurpateur, un individu du nom d'Antoine Bressacq et fait alors son retour sur le devant de la scène en racontant aux journaux tous les détails de l'affaire[53].

Un an plus tard[54], Arsène Lupin, alias Raoul d’Averny, tombe dans le piège posthume que lui avait tendu la comtesse de Cagliostro : faire du fils qu'il a eu avec Clarisse d'Étigues, Jean, un criminel qui s'opposera à son père. Ainsi, celui-ci, qui porte le nom de Félicien Charles, est accusé à tort d’un meurtre. Influencé par d'anciens complices de Joséphine Balsamo, il s’oppose à son père qui tente de l’aider. Arsène Lupin parvient finalement à le sauver, sans pour autant lui révéler sa parenté[55], tout comme il l'avait fait pour sa fille Geneviève.

Âgé de cinquante ans, Arsène Lupin vit à Paris sous le nom d'Horace Velmont en compagnie de sa vieille nourrice Victoire[56]. Une organisation criminelle américaine s'intéresse à sa fortune. Il parvient à en livrer les membres à la police et s'enfuit aux États-Unis pour leur échapper à son tour[57].

De retour en France, il enseigne à des enfants pauvres des bidonvilles du nord de Paris sous le nom de Capitaine Cocorico, tandis que, sous celui d'André de Savery, il travaille comme archéologue pour le ministère de l'Intérieur et épouse une femme du nom de Cora de Lerne[58].

Personnalité[modifier | modifier le code]

La figure du gentleman cambrioleur[modifier | modifier le code]

Pancarte du centenaire d'Arsène Lupin en juillet 2005 à Étretat.

Malgré une carrière précoce commencée dans les années 1880, ses nombreuses aventures ont principalement pour cadre la France de la Belle Époque et des Années Folles.

Il incarne la figure du gentleman-cambrioleur, c’est-à-dire celle du cambrioleur qui se distingue par une double vie : une vie mondaine et respectable le jour, et des activités illicites la nuit. Un des traits du gentleman-cambrioleur est d’effectuer, paradoxalement, ses forfaits avec l’élégance et le raffinement propre à son rang social[Note 11]. En effet, ses bonnes manières impliquent qu’il ne fonde pas ses activités de cambrioleur sur la violence. Arsène Lupin éprouve, à cet égard, une véritablement répulsion à tuer[59],[Note 12].

Article détaillé : Gentleman-cambrioleur.

Outre sa non-violence dans la tenue de ses activités, Arsène Lupin revendique également sa qualité de gentilhomme par sa galanterie et son respect des femmes. Ainsi, il lui est arrivé de restituer le butin d’un cambriolage après avoir découvert que la victime était une femme qu’il avait autrefois connu[60]. Cette spontanéité renforce son côté enfantin qui tranche radicalement avec le sérieux que nécessite la tenue de ses activités.

Contrairement aux voleurs classiques, Arsène Lupin est un personnage profondément moral. En effet, il concentre ses larcins sur les individus qui se sont enrichis de manière illégale ou immorale[61]. Toutefois, ce critère n’est pas exclusif chez Lupin et ses victimes peuvent avoir pour seul défaut, d’être riches[62].

L'évolution du personnage[modifier | modifier le code]

Le personnage de Lupin est marqué par une hésitation permanente entre sa qualité d’homme du peuple (son côté Arsène Lupin) et son appartenance à l’aristocratie (la face Raoul d'Andrésy).

Bien que sa famille maternelle soit noble[Note 13], Arsène Lupin est d’origine roturière par son père. Il rêve pourtant d’être aristocrate : lorsqu’il se choisit un pseudonyme, c’est fréquemment avec une particule. Ce choix pourrait s’expliquer par l’humiliation qu’il a connue enfant, lorsqu’il vit le couple de nobles, les Dreux-Soubise, qui l’avait recueilli, exploiter sa mère devenue leur domestique[61].

Au début de sa carrière, Lupin montre des sympathies anarchistes. Il commet son premier cambriolage à l’âge de sept ans durant lequel il vole un célèbre collier aux Dreux-Soubise, pour venger les humiliations subies par sa mère. Il se montre déjà résolument anarchiste puisqu’il vole des riches qui se montrent impitoyables envers les pauvres. Par ailleurs, conformément à certains mouvements anarchistes des années 1890-1900, Arsène Lupin adopte une tenue vestimentaire de dandy : chapeau haut de forme, canne et monocle. En effet, au début du XIXe siècle, pour certains anarchistes, cette apparence était un moyen d’affirmer sa supériorité sur la société[61].

L’évolution d’Arsène Lupin suit celle de Maurice Leblanc. Les sympathies anarchistes du personnage disparaissent dans les romans écrits pendant la Grande Guerre où Lupin devient lui-même très patriote[61]. Pendant la guerre, avec l’aide de ses anciens complices, il se constitue un véritable empire mauritanien, qu’il offre à la France à son retour en métropole.

En 1932, Maurice Leblanc donne une interview pour la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque dans laquelle il retrace succinctement l'évolution du gentleman-cambrioleur[63] :

« Au début, il fut pétri de canaillerie. Méditer de sales coups était pour lui règle de conduite et la seule règle de sa vie. Ah ! Le voleur ! Pendant la guerre, il m’a complètement dégoûté. Il prit des airs d’embusqué mais a su tout de même utiliser ses qualités pour servir la France. Dans Triangle d’or et Éclat d’obus, il est plutôt ce qu’on appelle « réactionnaire ». Après la guerre, mon bonhomme devint presque honnête, aimable, très bourgeois ; il acquiert l’instinct de propriété et la police n’a presque plus rien à faire avec lui. »

— Maurice Leblanc

Avec le temps, Arsène Lupin devient lui-même un bourgeois dans la mesure où il ne songe plus du tout à cambrioler[61]. À la fin des Dents du tigre, il se retire à la campagne en compagnie de sa nouvelle épouse pour cultiver tranquillement ses fleurs et profiter de ses richesses. Au point que ses dernières aventures, il ne reprend le « service » que pour stopper les agissements d’un usurpateur signant ses forfaits sous le nom d’Arsène Lupin[Note 14] et pour venir ensuite en aide à des jeunes gens en difficulté[Note 15]. Au fil de ses aventures, Arsène Lupin délaisse ainsi peu à peu le métier de cambrioleur pour se consacrer avant tout à celui de détective, tout en commettant néanmoins quelques larcins au passage[61].

Connaissances et aptitudes[modifier | modifier le code]

Un art du déguisement et de la supercherie[modifier | modifier le code]

La renommée d’Arsène Lupin repose en partie sur son art du déguisement et de l’usurpation d’identité. Il s’est formé dans sa jeunesse à la prestidigitation auprès de Dickson, puis aux arts de l’illusionnisme pendant six mois aux côtés de Pickmann. Cette formation aux arts de la supercherie est complétée par l’étude de la dermatologie à l’hôpital Saint-Louis auprès du docteur Altier, qui lui a servi à modifier l’aspect de son visage[64].

L’objectif du cambrioleur est d’être non reconnaissable en toute circonstance. Maurice Leblanc reconnaît d’ailleurs sa difficulté à lui attribuer un visage défini : « Vingt fois j’ai vu Arsène Lupin, et vingt fois c’est un être différent qui m’est apparu... ou plutôt, le même être dont vingt miroirs m’auraient renvoyé autant d’images déformées, chacune ayant ses yeux particuliers, sa forme spéciale de figure, son geste propre, sa silhouette et son caractère. »[22].

Grâce à ces capacités, Lupin recourt fréquemment à l’usurpation d’identité qui lui permettent d’apparaître publiquement tant dans la société mondaine qu’aux côtés des policiers qui le traquent. Il prend, ainsi, la direction de la Sûreté sous l’identité du commissaire Lenormand et dirige lui-même les policiers chargés de le capturer dans le roman 813.

Outre les usurpations d’identité, Arsène Lupin use d’ingénieuses supercheries pour commettre ses forfaits. Dans le roman La Dame Blonde, sous l’identité de l’architecte Maxime Bermond, il réaménage d’anciennes demeures à Paris pour se constituer un réseau pour commettre ses larcins et semer le cas échéant les forces de police. Il se plaît également à manipuler ses victimes. Ainsi, il créé une psychose chez le baron Cahorn[65] dans la nouvelle « Arsène Lupin en prison » en préparant le cambriolage depuis sa cellule de la Prison de la Santé : après l’avoir annoncé à l’avance dans les journaux, Lupin profite de l’affolement du baron pour dévaliser son château par des complices.

Enfin, Arsène Lupin ne voulant tuer, ni blesser personne[Note 16], il a fréquemment recours à l’enlèvement comme moyen de pression[32]. Il organise ainsi l'enlèvement de Désiré Baudru pour usurper son identité[68], ou encore celui d'Herlock Sholmes lorsqu’il l’emprisonne et l’expédie vers l’Angleterre à bord du yacht L’Hirondelle[69].

Une sagacité hors du commun[modifier | modifier le code]

Illustration de Mélong pour le roman-feuilleton L'Aiguille creuse.
Couverture du périodique Je sais tout no 47, .

Arsène Lupin est un grand amateur de mystères, pour lesquels il utilise ses facultés d’observation et d’analyse pour venir à bout de redoutables énigmes.

D’ailleurs, Maurice Leblanc admet que son héros « est continuellement mêlé à de tels mystères par le goût qu’il a de ces sortes de recherches »[70].

Il s’attelle ainsi à des énigmes centenaires que personne n’a réussi à résoudre, à l’instar des secrets de Marie-Antoinette.

Il rencontre sur son chemin un très grand détective contemporain – Herlock Sholmès[Note 7]. Celui-ci, lui-même d’une très grande perspicacité, met au jour, avec une grande aisance, toutes les supercheries de Lupin qui trompaient auparavant la police et met à mal ses projets :

« Ils se mesurèrent du regard, ennemis maintenant, ennemis déclarés et frémissants. Un peu énervé, Lupin reprit : – Voilà plusieurs fois, Monsieur, que je vous rencontre sur mon chemin. C’est autant de fois de trop, et j’en ai assez de perdre mon temps à déjouer les pièges que vous me tendez. »

— Maurice Leblanc, La Dame blonde[71]

Leur confrontation dure plusieurs années : quatre ans après leur première confrontation, Lupin provoque le détective britannique par voie de presse et cambriole un hôtel en dépit de la présence de Herlock Sholmès, qui parvient néanmoins à récupérer les objets volés[72].

Son goût pour les mystères l’incite à prendre l’identité de Jim Barnett et d’ouvrir sa propre agence de détective à Paris, l’Agence Barnett et Cie, pour se consacrer à la résolution d’énigmes. Il s’adjoint la compagnie du jeune inspecteur de police Théodore Béchoux, qui malgré les humiliations répétées que lui inflige Barnett, se retrouve toujours forcé de revenir vers le détective, seul en mesure de déchiffrer les étranges affaires auxquelles est confronté le policier[73].

Sportif et combattant aguerri[modifier | modifier le code]

Dès son jeune âge, Arsène Lupin a été initié aux sports de combat. Il raconte ainsi à Clarisse avoir bénéficié des leçons de boxe et de gymnastique que lui aurait prodigué son père dans son enfance[74]. Il revendique également avoir hérité de son père ses titres de champion de boxe et de lutte romaine[75].

Ses talents précoces pour les arts martiaux lui auraient permis d'ailleurs d'enseigner la lutte japonaise[Note 4] lors de son installation à Paris[76].

Outre ses qualités de combattant, Arsène Lupin semble également être un sportif aux disciplines variées. En effet, s'il se présente lui-même comme un champion de natation[75], il semble établi qu'il soit le vainqueur de la course cycliste organisée à Paris lors de l'Exposition internationale de Paris de 1900[76].

Une carrière de cambrioleur[modifier | modifier le code]

Pseudonymes et usurpations d'identité[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière de cambrioleur, Arsène Lupin a opéré sous de nombreux noms. Pas moins de quarante-cinq pseudonymes ont été rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.

Certains pseudonymes ont été spécialement créé par ses soins, à l’instar de « Raoul d'Andrésy » – composé de son second prénom[77] et par le nom de jeune fille de sa mère. Le prénom de « Raoul » a d’ailleurs été à plusieurs reprises réutilisé, à l’instar de « Raoul de Limésy », « Raoul d’Avenac », « Raoul d’Enneris » et « Raoul d’Averny », noms utilisés par Lupin pour ouvrir différents comptes bancaires dans la nouvelle Le Piège infernal.

Le gentleman-cambrioleur a ainsi inventé un grand nombre de ses noms d’emprunt. L’esprit joueur de Lupin se retrouve également dans la composition des pseudonymes avec l’utilisation d’anagramme formée à partir de son propre nom. Ainsi, il officie sous le nom de « Paul Sernine » dans 813 ; de « Luis Perenna » dans Les Dents du Tigre ou encore de « Paule Sinner » dans Les Milliards d’Arsène Lupin.

Enfin, il a usurpé des identités pour monter des escroqueries. Il utilisa le nom d’un cousin décédé, « Bernard d'Andrésy », pour concourir et remporter le grand prix cycliste de l’exposition universelle de 1900. C’est sous les traits de « Désiré Baudru », un clochard dont il a subtilisé l’identité, qu’Arsène Lupin s’évada de la Prison de la Santé. Enfin, « M. Lenormand » et « Jacques de Charmerace » sont des Français qu’il a connus à l’étranger et dont il a usurpé l’identité en rentrant en France.

La Bande à Lupin[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Arsène Lupin a mis sur pied une véritable bande de malfaiteurs pour l’épauler dans ses forfaits[65]. Celle-ci compterait environ une soixantaine de membres selon Luis Perenna[79].

Maurice Leblanc, par ailleurs, confesse que l’organisation de cette bande est entourée de mystère :

« L’existence de cette bande ne fait pas de doute. Certaines aventures ne s’expliquent que par la mise en action de dévouements innombrables, d’énergies irrésistibles et de complicités puissantes, toutes forces obéissant à une volonté unique et formidable. Mais comment cette volonté s’exerce-t-elle ? par quels intermédiaires et par quels sous-ordres ? Je l’ignore. Lupin garde son secret et les secrets que Lupin veut garder sont, pour ainsi dire, impénétrables. La seule hypothèse qu’il me soit permis d’avancer, c’est que cette bande, très restreinte à mon avis, et d’autant plus redoutable, se complète par l’adjonction d’unités indépendantes, d’affiliés provisoires, pris dans tous les mondes et dans tous les pays, et qui sont les agents exécutifs d’une autorité, que souvent ils ne connaissent même pas. Entre eux et le maître, vont et viennent les compagnons, les initiés, les fidèles, ceux qui jouent les premiers rôles sous le commandement direct de Lupin. »

— Maurice Leblanc, Le Bouchon de cristal[80].

Ainsi, nombre de ses complices sont des anonymes que Maurice Leblanc n’a jamais pu mettre en lumière dans ses écrits. Ces inconnus participent aux basses besognes de leur chef, à l’instar des déménageurs du château du baron de Cahorn[81]. Certains d’entre eux ont été mis en avant après avoir été capturé par la police. Ainsi, dans Le Bouchon de cristal, Gilbert et Faucheray sont emprisonnés après le cambriolage raté du député Daubrecq.

Restent les fidèles de Lupin, qui ont pu acquérir une certaine notoriété en jouant un rôle de premier plan dans les machinations de leur chef. De la sorte, dans la pièce de théâtre de 1908, le père Charolais et ses fils jouent la comédie pour permettre Lupin d’intriguer, tandis que Sonia Krichnoff, qu'il vient alors de rencontrer, l’aide et devient sa complice avant de le suivre en Inde[82]. Enfin, son ancienne nourrice, Victoire, garde contact avec lui durant sa carrière de cambrioleur et intervient dans plusieurs romans à ses côtés[Note 17].

Les quatre secrets de Marie-Antoinette et de Cagliostro[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin apprend l’existence des quatre secrets de Marie-Antoinette et de Cagliostro au début de sa carrière et va tenter de les résoudre tout au long de sa vie.

Dans La Comtesse de Cagliostro, Maurice Leblanc rapporte que la Cagliostro possède un petit miroir magique hérité de son père et sur lequel est inscrite l’énumération des quatre grandes énigmes :

« Ce miroir appartint à Cagliostro. Pour ceux qui s’y regardent avec confiance, le temps s’arrête. Tenez, la date est inscrite sur la monture, 1783, et elle est suivie de quatre lignes qui sont l’énumération de quatre grandes énigmes. Ces énigmes qu’il se proposait de déchiffrer, il les tenait de la bouche même de la reine Marie-Antoinette, et il disait, m’a-t-on rapporté, que celui qui en trouverait la clef serait roi des rois. »

— Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro[83]

En effet, au dos du miroir, sont gravées quatre mystérieuses formules héritées de Marie-Antoinette : « In robore fortuna » ; « La dalle des rois de Bohême » ; « La fortune des rois de France » et « Le chandelier à sept branches ».

In robore fortuna[modifier | modifier le code]

Seule des quatre secrets à ne pas avoir été résolue par Arsène Lupin. En effet, la solution de cette énigme : « La fortune est dans le chêne » est découverte par Dorothée dans le roman Dorothée danseuse de corde paru en 1923.

Le secret menait à des diamants cachés par le marquis de Beaugreval, qui laissa pour seul indice indiquant l’emplacement du trésor, une médaille d’or sur laquelle était gravée la formule latine[84].

La dalle des rois de Bohême[modifier | modifier le code]

Le secret de la dalle des rois de Bohême renvoie à une légende de l’île de Sarek qui rapporte qu’une Pierre-Dieu a le pouvoir de guérir et de fortifier quiconque la touche.

L’énigme est résolue par Arsène Lupin dans le roman L'Île aux trente cercueils paru en 1919. Cette dalle est, en réalité, une pechblende, minéral radioactif issu d’un gisement du nord de la Bohême, apportée par une tribu celte sur l’île de Sarek[85].

La fortune des rois de France[modifier | modifier le code]

Coucher de soleil à Étretat, 1883, de Claude Monet : toile qui représente la Porte d'Aval et l'Aiguille d'Étretat.

Ce secret, transmis entre rois de France, mène à un trésor caché au cœur de la mystérieuse « Aiguille creuse ». Le roi Louis XIV a d’ailleurs fait construire le château de l’Aiguille, dans le département de la Creuse, pour masquer le véritable lieu où se trouve le trésor royal. Ce secret est au cœur de l’intrigue du roman L'Aiguille creuse paru en 1908.

Après être parvenu à déchiffrer un document datant de Guillaume le Conquérant, Arsène Lupin met à jour le secret de l’Aiguille creuse dans les années 1895-1899. Il utilise alors le site comme base secrète pour y cacher ses butins[65].

Un jeune journaliste, Isidore Beautrelet, sur les traces d’Arsène Lupin, parvient également à déchiffrer le mystère de l’Aiguille creuse en situant son emplacement sur le site d'Étretat. Il découvre alors que l’expression fait référence à l'aiguille haute de 55 mètres qui se détache de la falaise. Il met au jour un escalier secret qui permet de pénétrer à l’intérieur de l’Aiguille, creusée pour y renfermer les trésors des rois de France.

Sur un mur du repaire, sont gravés les noms de ceux qui s'y rendirent propriétaires : « César. Charlemagne. Roll. Guillaume le Conquérant. Richard, roi d’Angleterre. Louis le Onzième. François. Henri IV. Louis XIV. Arsène Lupin. »[86]

Le chandelier à sept branches[modifier | modifier le code]

Première énigme à être déchiffrée par Arsène Lupin à l'âge de vingt ans, narrée dans le roman La Comtesse de Cagliostro paru en 1923. En concurrence avec la comtesse de Cagliostro et des nobles normands, Arsène Lupin se lance lui aussi à la recherche d'un chandelier à sept branches, devant conduire au trésor des abbayes de France.

Ce trésor fut constitué, tout au long du Moyen Âge, grâce aux dons offerts à l'Église :

« Ces offrandes, canalisées à travers toutes les provinces, étaient envoyées aux sept principales abbayes de Caux et constituaient une masse commune gérée par ce qu’on pourrait appeler sept administrateurs délégués, dont un seul connaissait l’emplacement du coffre-fort et le chiffre de la serrure. Chaque abbaye possédait une bague épiscopale ou pastorale qu’elle transmettait, de génération en génération, à son propre délégué. Comme symbole de sa mission, le comité des sept était représenté par un chandelier à sept branches. »

— Arsène Lupin[87]

Les sept abbayes du Pays de Caux forment la constellation de la Grande Ourse.

Durant la période révolutionnaire, l'emplacement du trésor faillit tomber dans l'oubli. Un chevalier de Caux apprit, enfant, le secret de la bouche d'un mystérieux condamné à mort avant d'en indiquer l'emplacement sous forme d'énigme à travers le phrase latine : « Ad lapidem currebat olim regnat » (« Vers la pierre jadis courait la reine »)[88].

Arsène Lupin découvre que la clé de cette énigme réside dans les initiales de la formule latine, formant le mot « ALCOR ». Les sept abbayes du Pays de Caux d'où convergeaient les richesses de la France chrétienne sont disposées comme les sept étoiles principales de la Grande Ourse. Ainsi à l'endroit même de l'emplacement d'Alcor dans la constellation, se trouve l'emplacement du trésor, c'est-à-dire un peu au sud de l'abbaye de Jumièges, la plus riche et la plus puissante des abbayes normandes.

Après être parvenu à déchiffrer l'énigme, Arsène Lupin échoue à mettre la main sur le trésor des abbayes : celui-ci est éparpillé en pleine mer lors de l’explosion du yacht de la Cagliostro. Lupin sauve cependant deux poignées de joyaux, dont un énorme saphir qu’il offre à Clarisse comme cadeau de fiançailles.

Un héros de littérature populaire[modifier | modifier le code]

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Maurice Leblanc, le père d'Arsène Lupin.
Le journaliste Pierre Lafitte, éditeur de la revue Je sais tout.

« Comment est né Arsène Lupin ? De tout un concours de circonstances »[70]. Maurice Leblanc a toujours gardé le mystère sur les origines du gentleman-cambrioleur et celles-ci ont toujours suscité le débat chez les spécialistes[89].

La première esquisse de son héros apparaît en 1904 dans le journal L’Auto avec la nouvelle intitulée Un gentleman. Dans ce récit, le gentleman en question était un voleur d’automobiles. Lorsque l’année suivante, le journaliste Pierre Lafitte lance la nouvelle revue Je sais tout, il fait appel à son ami Maurice Leblanc pour écrire un feuilleton populaire[61].

« À cette époque, je ne connaissais même pas Conan Doyle », prétend Leblanc[90]. Cette affirmation est cependant fréquemment remise en cause, puisqu'il semblerait au contraire que ce soient les bénéfices tirés par le périodique anglais Strand Magazine qui publiait les récits de Conan Doyle, qui motivèrent Pierre Lafitte à demander à son ami Maurice Leblanc d'écrire une nouvelle sur le modèle des aventures de Sherlock Holmes[91].

Cependant, Maurice Leblanc l'affirme au journaliste Georges Charensol : « Si j’ai été influencé par un romancier, c’est par Edgar Poe »[90]. Il ajoute ailleurs être redevable à Poe « à bien des égards […] car il savait, lui, comme nul ne l'a jamais tenté depuis, créer autour de son sujet une atmosphère pathétique »[70]. L’auteur américain a justement un héros, de surcroît français et admiré de Leblanc, qui s’appelle Auguste Dupin, pouvant réconcilier la phonétique et l’esprit de déduction. Cependant, Charensol, comme tous les autres, n’obtiendra pas d’aveu compromettant de la part d’un auteur qui passe vite au problème général de la création : « Le nom d’Arsène Lupin ? la création de ce personnage ? Je serais incapable de vous dire comment l’idée m’en est venue. Sans doute était-elle en moi, mais je l’ignorais […] En réalité, tout cela est né dans mon inconscient […] ».

Outre sa dette à l’égard de Poe, Maurice Leblanc ne donne que quelques indications très générales : « Les auteurs qui ont pu m’influencer sont plutôt ceux de mes lectures d'enfant ; Fenimore Cooper, Assolant, Gaboriau, et plus tard, Balzac, dont le Vautrin m’a beaucoup frappé »[70].

Marius Jacob après son arrestation.

Maurice Leblanc a également pu être influencé par les repris de justice qui se sont succédé à la une des journaux du temps. Marius Jacob (1879-1954), cambrioleur ingénieux doté d’un grand sens de l’humour et capable de grande générosité à l’égard de ses victimes, est souvent cité[Note 18]. Pendant trois ans, celui qui signait ses cambriolages du nom d'« Attila » défraya la chronique avant d’être arrêté et condamné en mars 1905 aux travaux forcés à perpétuité pour être l’auteur de cent-six vols qualifiés dans un grand retentissement médiatique.

Bien que possédant beaucoup de traits communs avec Arsène Lupin, Marius Jacob n’était pas le seul bandit à étonner la presse par ses prouesses. Il semble que Maurice Leblanc ait puisé dans les faits-divers de son époque l’inspiration de son personnage et de ses intrigues. À cet égard, Arsène Lupin apparaît avant tout comme une création littéraire visiblement bien ancrée dans son époque[92], à l’instar du cambrioleur anglais Arthur J. Raffles créé en 1898 par Ernest William Hornung, dont les premières aventures paraissent en France également en 1905.

À propos du nom[modifier | modifier le code]

Lors de la première représentation de la pièce de théâtre Arsène Lupin en 1908, le journaliste Gaston de Pawlowski émet l’hypothèse que le nom du cambrioleur aurait été inconsciemment influencé par celui d’un ancien conseiller municipal de Paris : Arsène Lopin[93].

Cette hypothèse est confirmée par Maurice Leblanc en 1933, lorsqu’il déclare avoir déformé le nom de l’ancien conseiller municipal de Paris – Arsène Lopin – avant de s’être lancé dans l’écriture de la nouvelle L’arrestation d’Arsène Lupin[94].

Genre narratif[modifier | modifier le code]

Maurice Leblanc manipule une marionnette à l'effigie d'Arsène Lupin.
Couverture illustrée du périodique Je sais tout no 75 publiant Les Confidences d'Arsène Lupin (15 avril 1911).

Le journal Je sais tout fait quotidiennement paraître les premières aventures d’Arsène Lupin à partir de 1905. Son auteur, Maurice Leblanc, n’est pourtant nullement influencé par les romanciers populaires contemporains, tel que Jules Verne, Michel Zévaco, Eugène Sue, qu’il considérait avec un certain mépris. Le style de ses premiers récits n’a d’ailleurs rien de populaire et est, au contraire, extrêmement littéraire : à la différence des feuilletonistes connus pour écrire au jour le jour, Maurice Leblanc remettait au journal un manuscrit terminé et retravaillé[61].

La nouveauté introduite par l’auteur réside dans l’intrigue policière dont le nom du coupable est connu d’avance : le coupable, c’est Arsène Lupin. La plupart des romans policiers fonctionnent sur le mode inverse : l’intérêt du roman tient dans la recherche du coupable. C’est la raison de l’évolution du personnage : il n’est plus uniquement le cambrioleur, mais il devient également détective, le défenseur de la veuve et de l’orphelin. Par ailleurs, cette évolution correspond aussi au changement de mentalité de l’entre-deux-guerres. Ainsi, le ton populaire qu’adopte Maurice Leblanc apparaît moins dans le style que dans les thèmes qu’il décline au fil des aventures de son héros : les pauvres orphelines à protéger, les souterrains secrets, les égouts dont on reste prisonnier[61].

En outre, à travers les aventures d'Arsène Lupin, Maurice Leblanc a popularisé le genre littéraire du « polar ésotérique »[Note 19],[95].

En effet, l'une des spécificités de son œuvre tient à l'intérêt qu'entretient Lupin pour le passé historique et légendaire. Il se passionne pour les énigmes historiques, mais également géographiques, à l'instar de l'énigme de la dalle des rois de Bohême, pour laquelle il résolue le mystère en devinant la provenance du rocher[85].

Un succès littéraire[modifier | modifier le code]

Maurice Leblanc a écrit la nouvelle L’arrestation d’Arsène Lupin à la demande de Pierre Lafitte en 1905 sans prévoir de nouvelles aventures pour son héros : la nouvelle se termine sur l’arrestation du voleur. Le succès de son héros le pousse à prolonger ses aventures. C’est cependant, la pièce de théâtre écrite en collaboration avec Francis de Croisset et jouée en 1908 à l’Athénée à guichets fermés, qui va démultiplier le succès d’Arsène Lupin et le rendre populaire auprès de tous les publics[89],[96].

Rapidement, sa notoriété va franchir les frontières de la France grâce à l’adaptation de la pièce de théâtre produite à Broadway sur près de cent cinquante représentations entre août 1909 et janvier 1910[97].

La publication du roman feuilleton 813 en 1910 en première page de la revue Le Journal installe définitivement la popularité du héros[61]. Désormais agacé par sa créature, Maurice Leblanc tenta de tuer Arsène Lupin à de nombreuses reprises, puis sous la pression populaire, il le fit renaître[Note 20],[61],[89].

La parution des aventures d’Arsène Lupin au Livre de poche au début des années 1960 a permis de donner une nouvelle vigueur à son succès après un passage à vide à la Libération[98].

Aujourd’hui encore, sa popularité ne se cantonne pas uniquement à la France, puisque parmi les touristes qui visitent le site d'Étretat, beaucoup de « lupinophiles », issus de toute l’Europe, du Brésil et même du Japon, viennent sur les traces du gentleman-cambrioleur[98].

Héritage[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin dans l'imaginaire[modifier | modifier le code]

Le monocle et le haut-de-forme, attributs indissociables d'Arsène Lupin.

Arsène Lupin personnifie la France de la Belle Époque. Il reste indissociable de son chapeau haut-de-forme, son monocle et sa canne à pommeau plus de cent ans après sa création[99].

Les accessoires vestimentaires caractérisant Lupin n’ont pas été décrits expressément par Maurice Leblanc mais peints par Léo Fontan[89]. Entre 1906 et 1908, cet artiste vend à forfait à l'éditeur Pierre Lafitte sept illustrations portraiturant le gentleman cambrioleur[100]. Outre une photographie de l'acteur André Brulé interprétant Lupin avec un haut-de-forme[99], Léo Fontan s'inspire de ses propres traits pour figurer le monte-en-l'air comme un dandy symbolisant la grande vie, aux « cheveux lissés et séparés d'une raie médiane ainsi que les manchettes, le front et le regard malicieux[101]. » Publiées en couverture des brochures publiées par Lafitte, puis reproduites dans certaines rééditions plus récentes, les représentations de Lupin par Léo Fontan demeurent mémorables aux yeux de plusieurs lecteurs. Après la Première Guerre mondiale, un autre artiste figure également le couvre-chef et le monocle dans de nouvelles illustrations où le héros de Maurice Leblanc arbore « un visage plus enveloppé[101]. »

Umberto Eco résume l’impression qu’Arsène Lupin exerce dans la mémoire collective :

« Image traditionnelle du grand seigneur en frac et haut-de-forme, monocle et gants blancs, qui, avec des gestes presque imperceptibles, escamote ici un diamant, là un inestimable collier de perles, là encore une émeraude maudite, le reste n’étant que fêtes, bals, baisemains, portes à tambour des Grands Hôtels. […] Lupin est […] un chef de bande qui soudoie des gibiers de potence et, s’il le désire, dévalise un château de fond en comble en l'espace d’une nuit. »

— Umberto Eco, De superman au surhomme[102]

À bien des égards, Arsène Lupin apparaît comme un héros éminemment français, un des derniers héros d’aventures incarnant une attitude chevaleresque, à l’instar de ses prédécesseurs d'Artagnan, Gavroche, Cartouche ou Rocambole. En volant, avant tout, par goût de l’éclat, il est un des émissaires du panache à la française, une figure du bandit romantique qui fascine le peuple[103],[104],[105],[106].

Un musée au cœur du Pays de Caux[modifier | modifier le code]

En 1918, Maurice Leblanc acheta une maison sur la commune d'Étretat. C’est dans cette demeure – nommée « Le Clos Lupin » – qu’il écrivit une grande partie des aventures d’Arsène Lupin. Lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain s’exila à Perpignan où il mourut deux ans plus tard. Rachetée en 1999 par sa petite-fille, cette demeure est aujourd’hui devenue un musée consacré au gentleman-cambrioleur, pour lequel elle imagina un itinéraire scénographique à travers la maison. La visite audio, guidée par la voix de Georges Descrières, Arsène Lupin du petit écran, permet d’explorer les souvenirs, confidences, images et témoignages de Maurice Leblanc et de son héros.

Maurice Leblanc était très attaché à la région normande, si bien qu’il donna pour cadre géographique à de nombreuses aventures de Lupin, le Pays de Caux : Étretat, Jumièges, Tancarville[95]... Ainsi, le site d'Étretat, et plus précisément son pic de pierre, ont été popularisés par l'aventure de l'Aiguille creuse[107]. Ce lieu unique situé en Normandie a, en effet, pris une dimension épique et romanesque lorsque Maurice Leblanc raconta qu’elle renfermait le légendaire trésor que les rois de France se transmettaient depuis Jules César et dont Arsène Lupin s’est rendu maître.

Enfin, la bibliothèque municipale de Biville-sur-Mer, située également dans le Pays de Caux, a d’ailleurs été nommée en hommage au héros de Maurice Leblanc.

Lupinologie[modifier | modifier le code]

Dans ses romans, Maurice Leblanc se présente comme un biographe et rapporte les conversations qu’il entretient avec Arsène Lupin[24]. Ainsi, le gentleman-cambrioleur est rapidement passé du statut de héros de fiction à celui de figure historique. Cette ambiguïté a été entretenu par Leblanc lorsqu’il s'est laissé photographier en avril 1936 aux côtés du célèbre cambioleur par le magazine TSF Programme no 292[108] ou bien, quand il participait à des émissions radiophoniques quotidiennes en 1939 en se faisait accompagner par un acteur jouant le rôle d'Arsène Lupin[109].

À l’instar de Sherlock Holmes, le personnage d’Arsène Lupin a fait l’objet d’un canular littéraire qui perdure jusqu’à aujourd’hui : en étant présenté comme un personnage historique, il a eu le droit à ses propres biographes et au développement d’une science nouvelle, la « lupinologie ». L’objectif de cette discipline est de retracer la vie du cambrioleur en expliquant notamment les contradictions dans l’œuvre de Maurice Leblanc.

Au-delà des biographes officieux d’Arsène Lupin[Note 21], une association littéraire – l’Association des Amis d’Arsène Lupin (A.A.A.L.) – a vu le jour en 1985. Elle a été fondée à l’initiative du philosophe et essayiste François George avec l’objectif de réunir les amateurs de l’œuvre littéraire de Maurice Leblanc. Parmi les membres les plus connus de l'A.A.A.L. : les comédiens Georges Descrières, Bernard Lavalette et Jean-Claude Brialy[110]. Outre son rôle d’organisation de manifestations et conférences visant à diffuser la pensée et les actions d’Arsène Lupin, l'association édite également depuis 1986 une revue spécialisée dans les recherches sur la vie du cambrioleur : l’Aiguille Preuve[Note 22].

Par ailleurs, créé en 2006, le Prix Arsène Lupin de la Littérature Policière distingue chaque année un roman policier qui combine humour et énigme policière. Ce prix est remis annuellement lors d’une cérémonie au Clos Lupin.

Aventures d'Arsène Lupin[modifier | modifier le code]

Œuvres de Maurice Leblanc[modifier | modifier le code]

Leblanc - Les Confidences d’Arsène Lupin.djvu

La « série » d'ouvrages originaux écrits par Maurice Leblanc comprend 17 romans, 39 nouvelles et 5 pièces de théâtre, écrits de 1905 à 1941. Ces œuvres, qui mettent en scène - parfois furtivement – Arsène Lupin, forment le Canon lupinien.

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

André Brulé, un des premiers interprètes d'Arsène Lupin au théâtre.
Caricature de Charles Gir.

Pastiches et adaptations des aventures lupiniennes[modifier | modifier le code]

Pastiches littéraires[modifier | modifier le code]

Dès l’apparition d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur a inspiré de nombreux auteurs qui se lancèrent dans des pastiches lupiniens. Ces romans ou nouvelles, qui racontent une aventure inédite d’Arsène Lupin par un auteur autre que Maurice Leblanc, apparaissent dès 1909 malgré le droit d’auteur.

Quelques auteurs ont, cependant, pu obtenir l’accord des héritiers pour poursuivre l’œuvre de Maurice Leblanc, à l’instar des lupinophiles Pierre Louis Boileau et Thomas Narcejac, qui racontèrent plusieurs aventures d’Arsène Lupin en imitant avec une grande précision le style de Maurice Leblanc.

Outre les écrits fidèles à son style, la qualité littéraire est très variable dans la production des pastiches lupiniens.

Le personnage est tombé dans le domaine public en France depuis le 1er janvier 2012, ce qui explique l’augmentation des pastiches littéraires depuis ces dernières années.

Pièces de théâtre et de radio[modifier | modifier le code]

Opérette[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées et mangas[modifier | modifier le code]

  • 813, adapté par Georges Cheylard (scénario) et Georges Bourdin (dessin) aux éditions Prifo[Note 23]
    1. Tome 1 (janvier 1977)
    2. Tome 2 (janvier 1977)
  • Arsène Lupin, adapté par André-Paul Duchâteau aux éditions Soleil
    1. Le Bouchon de cristal (dessin de Jacques Géron, 1989)
    2. 813 - La double vie (dessin de Jacques Géron, 1990)
    3. 813 - Les trois crimes (dessin de Jacques Géron, 1991)
    4. La Demoiselle aux yeux verts (dessin Jacques Géron, 1992)
    5. L'Aiguille creuse (dessin de Jacques Géron, 1994)
    6. Victor de la Brigade Mondaine (dessin de Erwin Drèze, 1998)
  • L'Île aux trente cercueils, adapté par Marc Lizano (décembre 2011) aux éditions Soleil
  • Arsène Lupin - Les origines, adapté par Benoît Abtey, Christophe Gaultier et Pierre-Jean Deschodt aux éditions Rue de Sèvres
    1. Les disparus de la Haute-Boulogne (octobre 2014)
    2. Le dernier des Romains (avril 2015)
    3. Il faut mourir (janvier 2016)
  • Arsène Lupin - Les 1000 mystères d'Arsène Lupin, adapté par Mike Crocbart (scénario) et Galien (dessin) aux éditions Cerises et Coquelicots
    1. L'illusion de la panthère noire (octobre 2016)
  • Arsène Lupin - l'Aiguille Creuse, adapté par Jérôme Félix (scénario) et Michaël Minerbe (dessin) aux éditions Orep (juin 2018). Préfacé par les héritiers de Maurice Leblanc


Par ailleurs, Arsène Lupin est très populaire au Japon, au point que plusieurs mangakas se sont approprié le personnage pour adapter ses aventures :

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La filmographie des aventures d’Arsène Lupin compte de nombreuses adaptations :


Ses aventures ont également donné lieu à des séries télévisées :


Enfin, Arsène Lupin a été mis en scène dans des films d'animation et une série animée :

  • Kaitō Lupin - 813 no Nazo (1979), film d’animation japonais de Hiroshi Sasakawa. Inédit en français, ce fim reprend l’intrigue de 813.
  • Lupin Tai Holmes (1981), film d’animation japonais de Masayuki Akehi. Inédit en français, ce film reprend l'intrigue de La Dame Blonde.
  • Les Exploits d'Arsène Lupin (1996), série animée franco-canadienne de François Brisson et Pascal Morelli.

Liste non exhaustive des apparitions et hommages[modifier | modifier le code]

Œuvres dans lesquelles apparaît Arsène Lupin[modifier | modifier le code]

Outre les aventures apocryphes d'Arsène Lupin, le cambrioleur est également apparu en tant que personnage secondaire dans certains récits :

  • Le mystère de la Joconde par Carolyn Wells (1912), nouvelle.
  • L'aventure de la Corde à linge par Carolyn Wells (1915), nouvelle.
  • Les Enquêteurs internationaux par Edward G. Ashton (1952), nouvelle.
  • Deux pipes, deux méthodes par Maurice Delorme (1957), nouvelle.
  • La plus douloureuse des blessures par Jean-Marc Lofficier et Randy Lofficier (2005), nouvelle.
  • La dernière vendetta par Rick Lai (2005), nouvelle.
  • La patiente du Dr Cerral par Rick Lai (2005), nouvelle.
  • Tel est pris par Jess Nevins (2006), nouvelle.
  • Bonjour chez vous ! par Xavier Mauméjean (2006), nouvelle.
  • Sherlock Holmes saisi par la débauche par Roger Facon (2007), roman.

Œuvres relatives à Arsène Lupin[modifier | modifier le code]

Certaines œuvres ne mettent pas en scène Lupin lui-même mais narrent les aventures de ses ancêtres ou ses descendants :

Article détaillé : Lupin III.
  • La Dent de Jane par Daniel Salmon (2001), roman. Le petit-fils d'Arsène Lupin mène une enquête sur l'île d'Aix.
  • Les lupins de Vincent par Caroline et Didier Cayol (2006), roman. Un petit-fils d'Arsène Lupin se lance sur les traces de son grand-père en réalisant sa volonté posthume.
  • L’œil d'Oran par Win Scott Eckert (2007), nouvelle. La fille d'Arsène Lupin cherche à mettre la main sur un mystérieux bijoux.
  • Le Grand Arcane des rois de France par Jean d'Aillon (2015), roman. Ouvrage en lien avec le secret de l'Aiguille creuse dans lequel apparaissent des ancêtres d'Arsène Lupin.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Deux épisodes de Gigi présentent un « Arsène Lapin » (et son fils) qui est un décalque parfait d'Arsène Lupin : un cambrioleur richissime, opérant des vols particulièrement astucieux, simplement pour se distraire. Dans le premier épisode, il se laisse arrêter par Gigi, dont il tombe amoureux au premier regard ; dans le suivant, Gigi se pose en rivale et l'amène à redevenir honnête.
  • Dans ses bandes dessinées, Don Rosa met occasionnellement en scène un personnage ennemi de Balthazar Picsou : Lucien Arpène (contrepèterie d'Arsène Lupin), riche cambrioleur français prenant l'identité du « chevalier noir » lorsqu'il porte son armure couverte du solvant universel inventé par Géo Trouvetou.
  • Dans Artemis Fowl : Mission polaire, Mulch Diggums est appelé Arsène Lutin par les humains à cause de l'habileté de ses vols.
  • Le personnage de Kaito Kid, issu des mangas Magic Kaito et Détective Conan de Gōshō Aoyama est très inspiré du gentleman cambrioleur. Il passe ses nuits à dérober bijoux et pierres précieuses, grâce à ses talents de magicien. Par ailleurs, toujours dans Détective Conan, le chien de Jirokichi Suzuki s'appelle Lupin.
  • Arsène Lupin sert de première invocation disponible au protagoniste du jeu vidéo Persona 5. Le jeu a du reste comme thème principal le Gentleman Cambrioleur, et le café où se rassemble la bande de voleurs joués s'appelle Leblanc.
  • Dans la bande-dessinée L'Œil de la Nuit. Tome 1. Ami du mystère de Serge Lehman et Gess, Arsène Lupin rencontre Théo Sinclair avant sa transformation en l'Œil de la Nuit et pressent sa célèbre destinée : "Dissipez les ténèbres, Théo Sinclair. Devenez vous-même".
  • Dans le roman de fantasy historique Le Paris des Merveilles. Tome 2. L'Elixir d'oubli de Pierre Pevel, Lupin apporte son aide à l'une de ses amies, la Baronne de Saint-Gil.
  • Au Japon de février 2018 à février 2019, la 42e série de Super Sentai a pour titre: Kaitou Sentai Lupinranger VS Keisatsu Sentai Patranger (快盗戦隊ルパンレンジャーVS警察戦隊パトレンジャー, Kaitō Sentai Rupanrenjā bui esu Keisatsu Sentai Patorenjā?, littéralement Lupinrangers l'escadron des gentlemen cambrioleurs contre Patrangers l'escadron des policiers) qui voit s'opposer deux équipes de rangers (les Lupinranger des voleurs & les Patranger des policiers) pour retrouver la collection des objets volés par Arsène Lupin. La série bénéficie d'un film sorti en août 2018: Kaitou Sentai Lupinranger vs. Keisatsu Sentai Patranger en Film (快盗戦隊ルパンレンジャーVS警察戦隊パトレンジャー en film Kaitō Sentai Rupanrenjā Bui Esu Keisatsu Sentai Patorenjā An Firumu) qui a pour méchant principal Herlock Sholmes[117].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son lieu de naissance pourrait être Blois, sur la foi d'un acte de naissance truqué (le nom figurant sur l'acte est « Floriani », pseudonyme d'Arsène Lupin dans la nouvelle Le Collier de la Reine) exhumé par la police dans Les Dents du Tigre. Selon que l'on considère que cet acte de naissance vient remplacer l'acte véritable de naissance de Lupin ou bien qu'il s'agit d'un leurre mis en place par Lupin pour brouiller les pistes, on retiendra ou on exclura Blois comme lieu de naissance.
  2. Pour André-François Ruaud : « De toute évidence, à l'insu de tous, Théophraste, qui s'est fait passer pour mort en Amérique, vit toujours en France, et il garde un œil attentif sur son rejeton »[7]. Il serait ainsi le cerveau du vol du Collier de la Reine, le bienfaiteur anonyme d'Henriette d'Andrésy, puis celui qui a permis à son fils de faire de nombreuses études.
  3. Il peut réciter par cœur Homère en grec et Milton en anglais, apprécie Suétone et Plutarque.
  4. a et b Appelée aujourd'hui jiu-jitsu.
  5. Il réutilisera plus tard ses connaissances en dermatologie dans le but modifier l'aspect de son visage.
  6. Maurice Leblanc introduit quelquefois ses récits ou les termine par des conversations avec Lupin.
  7. a et b La nouvelle originale s'appelait « Sherlock Holmes arrive trop tard », dans Je sais tout no 17, 15 juin 1906. Cependant, pour des raisons de droits littéraires, le nom de Sherlock Holmes fut rapidement transformé en « Herlock Sholmès ».
  8. Cet épisode censé se dérouler dix ans après l'arrestation d'Arsène Lupin pose plusieurs problèmes chronologiques, notamment à cause de l'âge de 28 ans évoqué par Victoire[36]. André-François Ruaud ne tient compte d'aucune des deux informations en situant cette aventure en 1907[37], soit six ans après son arrestation et âgé de 33 ans.
  9. Il s'agit en réalité de sa fille élevée par Victoire.
  10. On ignore ce qu'il est advenu de Florence.
  11. Il laisse une carte de visite à l’intention de ses victimes en signant de son véritable nom.
  12. Au cours de sa carrière, Arsène Lupin a néanmoins eu du sang sur les mains : lors d'une altercation il étrangle Dolorès Kesselbach dans 813 ; dans Le Bouchon de Cristal, il pousse Daubrecq au suicide ; enfin, alors qu'il sert dans la légion étrangère en Afrique, il réalise un massacre en abattant soixante-quinze Marocains (Les Dents du Tigre).
  13. Le nom de jeune fille de sa mère est Henriette d'Andrésy.
  14. Arsène Lupin s'engage dans la police sous le nom de Victor Hautin, inspecteur de la Brigade mondaine pour démasquer l'usurpateur, Antoine Bressacq, dans Victor de la Brigade mondaine.
  15. Son fils Félicien Charles dans La vengeance de la Comtesse de Cagliostro ; Patricia Johnston dans Les Milliards d’Arsène Lupin.
  16. Il est néanmoins responsable de la mort de Dolorès Kesselbach[66] et de soixante-quinze Marocains pendant qu'il officiait dans la légion étrangère en Afrique[67].
  17. Parmi les apparitions de Victoire : Edith au cou de cygne, L'Aiguille creuse, 813, Le Bouchon de cristal...
  18. Jacob dévalise une nuit une villa lorsqu’il se rend compte qu’il s’agit de celle de l’écrivain Pierre Loti. Il remet immédiatement les meubles en place et laisse un mot : « Ayant pénétré chez vous par erreur, je ne saurais rien prendre à celui qui vit de sa plume. Attila. »[92]
  19. Avant lui, Alexandre Dumas avait déjà réinterprété l’histoire mais sans pour autant y inclure de quête au trésor, ni de trame policière.
  20. À plusieurs reprises, Maurice Leblanc termine son récit en mettant fin à la carrière de cambrioleur de son héros ; L'Aiguille creuse ; 813 ; Le Bouchon de cristal ; Les Dents du tigre.
  21. Nous pouvons citer les travaux de Jacques Derouard ou plus récemment ceux de André-François Ruaud.
  22. Le numéro 19 est paru en mai 2017.
  23. Prépublication dans le quotidien France-Soir en 1948 et 1949.
  24. Le personnage d'Arsène Lupin ayant un rôle secondaire dans le roman éponyme, le scénariste Robert Scipion a totalement supprimé son rôle dans la série télévisée.
  25. Le nom Lupin III a posé un problème juridique, car Kazuhiko Katô n'a pas demandé la permission d'utiliser le nom de Lupin aux héritiers de Maurice Leblanc. Finalement un accord a conclu que le nom de Lupin pouvait être utilisé uniquement au Japon. C'est pour cela qu'en France Lupin s'appelle Edgar de la Cambriole ou Edgar détective cambrioleur. Pour d'autres pays, le nom retenu est Wolf (du latin « lupus », « loup »), ou encore Rupan III qui est la prononciation japonaise de Lupin III.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Aranda, « Maurice Leblanc et la résurgence de la « série » dans la littérature romanesque française », Revue d'Histoire littéraire de la France, Presses Universitaires de France, vol. 103,‎ janvier-février 2003, p. 111-121 (ISBN 9782130534655, DOI 10.3917/rhlf.031.0111, lire en ligne)
  2. Ruaud 2008, p. 9 : Ces informations sont livrées par Maurice Leblanc dans le roman posthume Le Dernier amour d'Arsène Lupin.
  3. a b et c La Comtesse de Cagliostro, p. 118 : Arsène Lupin est âgé de vingt ans en 1894.
  4. a et b La Comtesse de Cagliostro, p. 110
  5. Arsène Lupin. Pièce en quatre actes, p. 243 : il vit chez Victoire et son mari à l'âge de 7 ans.
  6. Le Collier de la Reine, p. 118
  7. Ruaud 2008, p. 12
  8. Le Collier de la Reine, p. 119
  9. Le coffre-fort de madame Imbert, p. 190 : « c'est dans cette affaire qu'il reçut son baptême du feu »
  10. L'évasion d'Arsène Lupin, p. 68 : le président lui dit que la première trace officielle de lui date d'il y a huit ans sous le nom de Rostat
  11. a et b L'évasion d'Arsène Lupin, p. 68
  12. Ruaud 2008, p. 19
  13. 813, p. 110-117
  14. La Comtesse de Cagliostro, p. 111
  15. La Comtesse de Cagliostro, p. 5
  16. La Comtesse de Cagliostro, p. 286
  17. Ruaud 2008, p. 29 : de 1894 à 1899.
  18. La Comtesse de Cagliostro, p. 322-324
  19. La Comtesse de Cagliostro, p. 325
  20. L'évasion d'Arsène Lupin, p. 60
  21. Ruaud 2008, p. 44
  22. a et b 'L'arrestation d'Arsène Lupin, p. 23
  23. Arsène Lupin en prison, p. 52
  24. a et b Le Sept de cœur, p. 187
  25. Ruaud 2008, p. 51
  26. Le Bouchon de cristal, p. 335
  27. Le Bouchon de cristal, p. 337
  28. Le Mariage d'Arsène Lupin, p. 278
  29. Ruaud 2008, p. 54
  30. L'écharpe de soie rouge, p. 134
  31. L'écharpe de soie rouge, p. 118
  32. a et b Ruaud 2008, p. 62
  33. La Dame blonde, p. 234
  34. Ruaud 2008, p. 71 : plus exactement de novembre 1905 à août 1906.
  35. L'Agence Barnett et Cie, p. 3 : le prologue situe ces aventures « peu d'années avant la guerre ».
  36. Arsène Lupin. Pièce en quatre actes, p. 243
  37. Ruaud 2008, p. 76
  38. Edith au cou de cygne, p. 201
  39. La lampe juive, p. 320
  40. Ruaud 2008, p. 82
  41. L'Aiguille creuse, p. 105
  42. L'Aiguille creuse, p. 8
  43. L'Aiguille creuse, p. 166
  44. L'Aiguille creuse, p. 277
  45. 813, p. 67
  46. 813, p. 39
  47. La Barre-y-va , p. 13
  48. Les Huit coups de l'horloge, p. 4
  49. 813, p. 344
  50. 813, p. 540
  51. Les Dents du tigre, p. 454-458
  52. Ruaud 2008, p. 118
  53. Victor, de la brigade mondaine , p. 236-239
  54. Ruaud 2008, p. 120
  55. La Cagliostro se venge, p. 237-238
  56. Les Milliards d'Arsène Lupin, p. 54-56
  57. Les Milliards d'Arsène Lupin, p. 194
  58. Ruaud 2008, p. 125 : cette histoire est parue en 2012 dans Le Dernier amour d'Arsène Lupin.
  59. Ruaud 2008, p. 62
  60. Herlock Sholmès arrive trop tard, p. 240 : Il s'agit de Nelly Underdown, la passagère du transatlantique qui l'a accompagné dans L'arrestation d'Arsène Lupin.
  61. a b c d e f g h i j et k derouard 2004
  62. Ruaud 2008, p. 248
  63. Maurice Leblanc, « Maurice Leblanc nous parle d'Arsène Lupin », Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  64. L’évasion d’Arsène Lupin, p. 68 et 79
  65. a b et c Ruaud 2008, p. 31
  66. 813, p. 497
  67. Les Dents du Tigre, p. 121
  68. L’évasion d’Arsène Lupin, p. 80
  69. La Dame blonde, p. 190
  70. a b c et d Maurice Leblanc, « Qui est Arsène Lupin ? », Le Petit Var,‎ (lire en ligne)
  71. La Dame blonde, p. 188
  72. Ruaud 2008, p. 81
  73. Ruaud 2008, p. 74
  74. La Comtesse de Cagliostro, p. 12-13
  75. a et b La Comtesse de Cagliostro, p. 69-70
  76. a et b L'évasion d'Arsène Lupin, p. 68-69
  77. Ruaud 2008, p. 33
  78. Les Dents du Tigre, p. 454
  79. Dans Les Dents du Tigre, Don Luis Perenna indique qu'il a fait venir en Afrique ses anciens complices en Afrique durant la Grande Guerre[78].
  80. Le Bouchon de cristal, p. 29
  81. L'évasion d'Arsène Lupin, p. 49
  82. Édith au cou de cygne, p. 201
  83. La Comtesse de Cagliostro, p. 26
  84. Dorothée danseuse de corde, p. 296-297
  85. a et b L’Île aux trente cercueils, p. 341-344
  86. L'Aiguille creuse, p. 248
  87. La Comtesse de Cagliostro, p. 169
  88. La Comtesse de Cagliostro, p. 143-147
  89. a b c et d François Forestier, « Arsène Lupin est de retour : qui était vraiment Maurice Leblanc ? », BibliObs,‎ (lire en ligne)
  90. a et b Georges Charensol, « Maîtres du roman populaire », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, Paris, no 454,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  91. Ruaud 2008, p. 65
  92. a et b Ruaud 2008, p. 253-254
  93. Gaston de Pawlowski, « L'honnêté c'est le vol », Comœdia, Paris, no 394,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  94. René Trintzius, « Écrivains normands de Paris », Le Journal de Rouen, Rouen, no 311,‎ , p. 5
  95. a et b Michel Bussi, « L'étrange voyage ! La dimension spatiale des aventures d'Arsène Lupin », dans Muriel Rosemberg, Le roman policier. Lieux et itinéraires, Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2296040878), p. 8
  96. Renouard 2016, p. 79
  97. Renouard 2016, p. 85
  98. a et b Robert Belleret, « Au pays de monsieur Lupin », Le Monde, Paris,‎ (lire en ligne)
  99. a et b Auliac 2001, p. 17.
  100. Auliac 2001, p. 18.
  101. a et b Auliac 2001, p. 17-18.
  102. Umberto Eco (trad. Myriem Bouzaher), De superman au surhomme [« Il superuomo di massa »], Paris, Grasset, , 245 p. (ISBN 2-246-46311-4, lire en ligne).
  103. « Préface des Éditions de Londres », dans Michel Zénaco, Le Capitan, Éditions de Londres, (ISBN 978-1911572299), p. 8-9.
  104. Caroline Renouard, « Arsène Lupin à l’Athénée (1908) : un spectacle populaire entre répétitions et innovations », dans Pascale Alexandre-Bergues et Martin Laliberté (dir.), Les archives de la mise en scène : spectacles populaires et culture médiatique 1870-1950, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Arts du spectacle. Images et sons », , 326 p. (ISBN 978-2-7574-1369-2), p. 82.
  105. Jean-Jacques Tourteau, D’Arsène Lupin à San Antonio : Le roman policier français de 1900 à 1970, Liège, Mame, , 326 p., p. 78.
  106. Gabriel Thoveron, Deux siècles de paralittératures : lecture, sociologie, histoire, t. 2, Liège, Céfal, coll. « Bibliothèque des Paralittératures », , 819 p. (ISBN 978-2-87130-268-1), p. 412.
  107. [ http://etretat.net/office-de-tourisme-etretat/modules/content/content.php?page=l-aiguille-creuse] sur le site de l'office du tourisme d'Étretat .
  108. Ruaud 2008, p. 125
  109. Ruaud 2008, p. 127 : Le 8 et 9 janvier 1939 sur Radio-Cité et Radio-Luxembourg.
  110. Dossier L'Aiguille Preuve sur le site Tout Arsène Lupin.
  111. a et b Ces pièces ont été publiées en 2015 dans la revue française L'Aiguille Preuve, no 17 bis.
  112. L'Aiguille Preuve, no 17 bis, 2015 : numéro réservé au théâtre lupinien de Maurice Leblanc.
  113. Le quotidien L'Intransigeant présente la pièce en page 7.
  114. Marie Chatillon, « Il y a 150 ans naissait Maurice Leblanc, le créateur du légendaire Arsène Lupin », France info:,‎ (lire en ligne).
  115. (ja) « Couvertures des livres en japonais », sur k3.dion.ne.jp
  116. Eléonore Sulser, « Le prisonnier d'Arsène Lupin », Le Temps,‎ (lire en ligne).
  117. « Kaitou Sentai Lupinranger VS Keisatsu Sentai Patranger », Wiki Power Rangers,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Daniel Auliac, « Léo Fontan, illustrateur, est aussi le père de Lupin », 813, no 77,‎ , p. 17-19. .
  • Daniel Couégnas, « Naissance d'un héros et d'un ensemble sériels : Arsène Lupin, Gentleman-cambrioleur (1905-1907) », Belphégor : littératures populaires et culture médiatique, no 14 « Sérialités »,‎ (DOI 10.4000/belphegor.669, lire en ligne).
  • Jacques Derouard, « Comment est né le vrai, l'unique Arsène Lupin », L'Express, (consulté le 9 décembre 2017).
  • Jean-Claude Dinguirard, « Un lustre d'études lupiniennes », Littératures, Toulouse, Université de Toulouse Le Mirail, no XIX (tome VIII, fascicule 2),‎ , p. 103-110 (lire en ligne).
  • Vittorio Frigerio, « Temps du signe et usure du sens : Arsène Lupin et Le Signe de l'ombre », Protée, vol. 25, no 3,‎ hiver 1997-1998, p. 95-99 (présentation en ligne).
  • Dominique Kalifa, « Illégalisme et littérature, le cas Arsène Lupin », Cahiers pour la littérature populaire, Centre d'études sur la littérature populaire, no 13,‎ hiver 1991-1992, p. 7-21
  • Maxime Prévost, « Arsène Lupin hors jeu : Maurice Leblanc et le « complexe de Holmes » », Études littéraires, Département des littératures de l’Université Laval, vol. 44, no 1,‎ , p. 41-54 (ISSN 1708-9069, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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