Arsène Lupin

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Arsène Lupin
Nom original Arsène Raoul Lupin
Naissance 1874
Sexe Masculin
Activité Gentleman cambrioleur
Famille Théophraste Lupin (père, décédé) ;

Henriette d'Andrésy (mère, décédée) ;
Vicomtesse Clarisse d’Etigues d’Andrésy (première épouse, décédée) ;
Jean d’Andrésy/Félicien Charles (fils né de Clarisse) ;
Geneviève Ernemont (fille) ;
Angélique de Sarzeau-Vendôme (deuxième épouse, divorcée) ;
Raymonde de Saint-Véran-Valméras (troisième épouse, décédée) ;
Florence Levasseur-Perenna (quatrième épouse, décédée) ;
Cora de Lerne de Savery (cinquième épouse).

Entourage Victoire (nourrice, puis complice)

Créé par Maurice Leblanc
Interprété par Robert Lamoureux
Georges Descrières
Jean-Claude Brialy
Romain Duris
Films Les Aventures d'Arsène Lupin
Signé Arsène Lupin
Arsène Lupin contre Arsène Lupin
Arsène Lupin
Romans Arsène Lupin gentleman cambrioleur
L'Aiguille creuse
Pièces Arsène Lupin
Le Retour d’Arsène Lupin
Séries Arsène Lupin
Arsène Lupin joue et perd
Le Retour d'Arsène Lupin
Les Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin
Les Exploits d'Arsène Lupin
Première apparition 1906

Arsène Lupin est un personnage de fiction français créé par Maurice Leblanc dans la nouvelle L'Arrestation d'Arsène Lupin, parue dans le magazine Je sais tout en juillet 1905. Cette nouvelle est reprise dans le recueil Arsène Lupin gentleman cambrioleur.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs ont tenté d'établir une biographie d'Arsène Lupin à partir des informations figurant dans les différents textes de Maurice Leblanc. Les biographies les plus abouties, différant sur plusieurs points, sont celles proposées par Francis Lacassin, en annexe du tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publiée en 1986 dans la collection « Bouquins » (éditions Robert Laffont), et celle présentée par André-François Ruaud dans Arsène Lupin (DLM Éditions) en 1996. Néanmoins, ces biographies d'Arsène Lupin abondent suffisamment en incohérences pour en empêcher une chronologie réellement rigoureuse et définitive[1]. C'est la raison pour laquelle, André-François Ruaud enrichit une première fois son travail avec Les Nombreuses Vies d'Arsène Lupin (Les Moutons électriques, 2005), puis de nouveau avec Arsène Lupin, une vie (Les Moutons électriques, 2011).

Un cambrioleur précoce[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin naît en 1874[2],[Note 1]d'Henriette d'Andrésy et de Théophraste Lupin[3]. Sa famille maternelle n'apprécie pas le mariage avec un roturier sans patrimoine, dont le métier n'est pas prestigieux : professeur de gymnastique, d'escrime et de boxe[2].

Henriette renia Théophraste lorsqu'elle apprit qu'il exerçait la profession d'escroc. Après quoi ce dernier fut emprisonné aux États-Unis où il mourut, d'après son fils[3].

Le collier de la Reine

En 1880, Arsène vit avec sa mère à Paris. Rejetée par ses parents que son mariage avait indignés, Henriette a été acceptée au domicile d'un cousin éloigné, le duc de Dreux-Soubise, où elle fait office de servante de sa femme. À l'âge de six ans, il vole le précieux Collier de la Reine des Dreux-Soubise[2]. Soupçonnée du vol, Henriette est mise à la porte avec son fils et ils trouvent refuge en Normandie auprès de Victoire[4]. Elle reçoit une enveloppe d'argent en liquide[5],[Note 2].

Six ans plus tard, Henriette décède, laissant un orphelin de douze ans[7].

La comtesse de Cagliostro[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin débute dans l'escroquerie et se fait rouler par le couple Imbert[8].

Il suit des études classiques au vu de son parcours[Note 3]. Il suit ensuite des études de médecine, de droit, reçoit une formation aux beaux-arts, puis devient acteur, professeur de lutte japonaise[Note 4]. Il s'intéresse par la suite à la prestidigitation aux côtés de Dickson[9]. Il adopte le nom de Rostat durant cet apprentissage, puis travaille six mois avec l'illusionniste Pickmann[10].

En 1893[11], en séjour sur la Côte d'Azur à Aspremont près de Nice, il a une aventure avec une jeune femme qui donnera naissance à Geneviève un an plus tard[12].

À l'âge de vingt ans, lorsqu'il rencontre Clarisse d'Étigues, Arsène a déjà eu affaire de nombreuses fois avec la police[13]. Il prend alors le nom de Raoul d'Andrésy pour demander en vain au baron Godefroy d'Étigues la main de sa fille[14]. Il sauve après cette épisode la vie de Joséphine Pellegrini, alors que le baron et ses complices tentaient de la noyer. Neuf jours plus tard, il abandonne Clarisse pour Joséphine, dite comtesse de Cagliostro. Ils forment alors un couple de cambrioleurs sévissant dans toute la Normandie pendant quatre mois. La Cagliostro se prétend descendante du mage Cagliostro et possèderait le secret de l'immortalité. Après avoir mis la main sur une partie du "Trésor des abbayes", Lupin retourne auprès de Clarisse et la demande de nouveau en mariage sous le nom de vicomte Raoul d'Andrésy[15].

Pendant cinq ans[16], il file le parfait amour avec Clarisse, malgré la naissance d'un enfant mort-né. Il continue néanmoins de mener une double vie à l'insu de Clarisse en commettant de multiples cambriolages[17] et cherche à percer le secret de l'énigme de "La fortune des rois de France".

En 1895, il fréquente, sous l'identité d'un étudiant russe, le laboratoire du dermatologue Altier à l'hôpital Saint-Louis pendant 18 mois[Note 5],[10].

Après cinq ans de vie commune, Clarisse meurt en donnant naissance à un fils, Jean, lequel est enlevé le lendemain par la comtesse de Cagliostro pour se venger de son ancien amant. Malgré ses efforts, Lupin ne parviendra jamais à retrouver sa trace[18].

Une renommée nationale[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de sa femme et de la disparition de son fils, Arsène Lupin se jette à corps perdu dans la cambriole et se fait un nom auprès du grand public : « Le vol du Crédit Lyonnais, le vol de la rue de Babylone, l'émission des faux billets de banque, l'affaire des polices d'assurance, les cambriolages des châteaux d'Armesnil, de Gouret, d'Imblevain, des Groselliers »[19] contribuent à lui forger une réputation auprès du grand public qui suit ses exploits dans les journaux.

Il se fait néanmoins arrêter en arrivant à New York par l'inspecteur Ganimard à l'été 1901[20], alors qu'il voyageait à bord du transatlantique La Provence[21]. Son arrestation et son séjour en prison achèvent de lui apporter une renommée nationale. En effet, durant son incarcération à la Prison de la Santé, il continue d'organiser des cambriolages tout en informant les journaux et annonce sa prochaine évasion[22].

Quelques mois après sa virtuose évasion, Arsène Lupin sympathise avec Maurice Leblanc et, toujours en recherche de publicité, le charge de raconter ses exploits[23],[Note 6].

Lors du cambriolage en septembre 1902[24] de la villa du député Daubrecq à Enghien, avec deux complices, l'un d'eux tue le domestique de la maison qui alertait la police. Seul Lupin parvient à prendre la fuite. Par amour pour Clarisse Mergy, la mère du deuxième complice, Lupin va tout faire pour le libérer et l'envoyer vivre en Algérie[25].

À la suite de sa déception amoureuse avec Clarisse Mergy, Lupin manigance son mariage avec Angélique Sarzeau-Vendôme[26]. Mais en voulant manipuler la jeune fille, celle-ci tombe effectivement amoureuse de lui et finit par prendre le voile dans un couvent après avoir découvert le pot aux roses[27].

Confrontations à Herlock Sholmès[modifier | modifier le code]

Durant les années 1900, Arsène Lupin continue ses activités de manière intensive, se déplaçant même hors du territoire français. C'est pourquoi, en novembre 1903[28], il charge Ganimard de résoudre l'énigme de l'écharpe de soie rouge, n'ayant pas le temps de s'en occuper : « Je suis débordé de besogne. Un cambriolage à Londres, un autre à Lausanne, une substitution d'enfant à Marseille, le sauvetage d'une jeune fille autour de qui rôde la mort, tout me tombe à la fois sur les bras. »[29],[30]

L'année 1904[31] est marquée par sa confrontation à Herlock Sholmès[Note 7]. À la suite du vol d'un diamant bleu, ce célèbre détective anglais est appelé pour résoudre l'affaire. Celui-ci met au jour divers secrets de Lupin et procède à son arrestation, de courte durée cependant[32].

Pendant dix mois[33], il officie à Paris, à l'Agence Barnett et Cie, sous l'identité du détective privé Jim Barnett. Il mène ainsi douze affaires aux côtés de l'inspecteur de police Théodore Béchoux[34].

Finalement démasqué, il emprunte l'identité du duc de Charmerace[Note 8] pour continuer ses vols, pour lesquels il se fait aider par sa vieille nourrice, Victoire, et une nouvelle complice, Sonia Krichnoff. Ganimard sur ses talons, il parvient à prendre la fuite en compagnie de Sonia en Inde[37].

De retour en France, il affronte une nouvelle fois Herlock Sholmès sur le cambriolage de l'hôtel Imbleval. Le détective récupère les objets volés mais ne parvient toujours pas à arrêter Arsène Lupin[38].

Le secret de la fortune des rois de France[modifier | modifier le code]

En avril 1909[39], soit un an après la mort de Sonia Krichnoff[40], Arsène Lupin est surpris lors d'un cambriolage au château de d'Ambrumésy en Normandie et blessé par balle[41]. Pendant sa convalescence, il est soigné par la même jeune femme qui lui a tiré dessus, Raymonde de Saint-Véran, laquelle devient sa maîtresse, puis sa femme lorsqu'il l'épouse quelques mois plus tard sous l'identité de Louis Valméras[42].

Pendant ce temps, un jeune détective amateur, Isidore Beautrelet, parvient à découvrir le repaire secret de Lupin : l'aiguille d'Étretat, qui contient également tous les trésors des rois de France. Lors de l'irruption de la police, Raymonde est abattue accidentellement par Herlock Sholmès[43].

Des ambitions européennes contrariées[modifier | modifier le code]

Après la mort de Raymonde, Arsène Lupin ne fait plus parler de lui pendant quatre ans[44]. En réalité, il continue d'opérer sous deux identités : celle de M. Lenormand, tout juste promu chef de la Sûreté[45], puis celle de Raoul d'Avenac, mondain qui se lance dans l'enquête du meurtre de M. Guercin[46].

Sitôt l'identité de Raoul d'Avenac fragilisée, il la remplace tantôt par celle d'un noble russe, le prince Paul Sernine, tantôt par celle d'un prince français, le prince Serge Rénine[47].

Arsène Lupin refait son apparition publique lorsque la police découvre le cadavre de Rudolph Kesselbach avec la carte signée du cambrioleur. Lupin annonce alors son retour dans les journaux pour assister le chef de la Sûreté, M. Lenormand, dans l'affaire Kesselbach. Il affronte un ennemi de taille, Louis de Malreich, qui finit par dénoncer toutes ses impostures princières et policières. Arsène Lupin est alors emprisonné à la Santé. L'empereur germanique Guillaume II le visite même en prison[48], visite durant laquelle le cambrioleur exige du Kaiser, en échange de ses services, sa libération, que le Maroc soit laissé à la France et que le grand-duché de Deux-Ponts-Veldenz soit rendu à l'héritier qu'il a retrouvé, Pierre Leduc, et que celui-ci puisse épouser Geneviève Ernemont[Note 9].

Une fois son évasion réalisée, Lupin s'apprête à se retirer en compagnie de la veuve de M. Kesselbach, Dolorès. Malheureusement, tous ses projets s'écroulent lorsqu'il découvre que c'est Mme Kesselbach son véritable ennemi : horrifié, il étrangle Dolorès et Pierre Leduc se suicide en découvrant le meurtre, mettant fin à son projet de placer sa fille Geneviève à la tête du grand-duché de Deux-Ponts-Veldenz. Lupin met alors en scène son suicide et s'engage dans la Légion étrangère sous le nom de don Luis Perenna[49].

Carrière dans la Légion étrangère[modifier | modifier le code]

Don Luis Perenna fait venir à lui soixante anciens complices au Maroc. Ainsi, secondé par une armée de dix mille Marocains, et au terme de quinze mois de bataille, il se créé un empire, deux fois grand comme la France, en Afrique. En 1919, il rentre en France et rencontre la président du Conseil, Valenglay, pour offrir à la France cet empire mauritanien[50].

Don Luis Perenna se range et épouse une jeune femme, Florence Levasseur, après l'avoir sauvée des griffes d'un criminel. Le couple s'installe dans le village de Saint-Maclou, sur les rives de l'Oise[Note 10].

La vengeance de la comtesse de Cagliostro[modifier | modifier le code]

En 1923[51], Arsène Lupin sort de sa retraite quand un certain cambrioleur signe ses forfaits sous son nom. Il reprend alors du service sous le nom de Victor Hautin, inspecteur de la Brigade mondaine. Il parvient ainsi à démasquer l’usurpateur, un individu du nom d'Antoine Bressacq et fait alors son retour sur le devant de la scène en racontant aux journaux tous les détails de l'affaire[52].

Un an plus tard[53], Arsène Lupin, alias Raoul d’Averny, tombe dans le piège posthume que lui avait tendu la comtesse de Cagliostro : faire du fils qu'il a eu avec Clarisse d'Étigues, Jean, un criminel qui s'opposera à son père. Ainsi, celui-ci, qui porte le nom de Félicien Charles, est accusé à tort d’un meurtre. Influencé par d'anciens complices de Joséphine Balsamo, il s’oppose à son père qui tente de l’aider. Arsène Lupin parvient finalement à le sauver, sans pour autant lui révéler sa parenté[54], tout comme il l'avait fait pour sa fille Geneviève.

Âgé de cinquante ans, Arsène Lupin vit à Paris sous le nom d'Horace Velmont en compagnie de sa vieille nourrice Victoire[55]. Une organisation criminelle américaine s'intéresse à sa fortune. Il parvient à en livrer les membres à la police et s'enfuit aux États-Unis pour leur échapper à son tour[56].

De retour en France, il enseigne à des enfants pauvres des bidonvilles du nord de Paris sous le nom de Capitaine Cocorico, tandis que, sous celui d'André de Savery, il travaille comme archéologue pour le ministère de l'Intérieur et épouse une femme du nom de Cora de Lerne[57].

Description[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin présente la particularité de se grimer, se maquiller, se déguiser ou même se transformer selon le personnage qu'il incarne. Il est donc assez difficile d'en faire une description exacte. Néanmoins, au naturel, il s'agit, semble-t-il, d'un personnage plutôt élancé, de belle allure et d'une force peu commune, liée à son entraînement.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Son côté enfantin aussi bien qu'une face plus sombre, sa valse-hésitation constante entre aristocratie (son côté Raoul d'Andrésy) et plèbe (la face Arsène Lupin), un caractère à la fois séduisant, torturé et mystérieux, lui ont assuré son succès auprès de nombreux lecteurs.

Il fait montre de ses talents dans de nombreuses aventures qui se suivent chronologiquement et ont pour cadre la France de la Belle Époque puis, plus brièvement, celle des Années Folles. Aucune énigme ne résiste à la perspicacité du héros, même si personne n’a réussi à résoudre celle-ci depuis la chute des rois de France, comme dans L'Aiguille creuse.

Sa répulsion à tuer et son respect des femmes le rendent fort sympathique pour un large public jusqu'à aujourd'hui : il restitue certains bijoux volés à de jolies femmes pour peu qu'un sourire l'ait ému. Charmeur, il n'hésite pas à confier avoir été rejeté parfois pour des rivaux moins valables : il n'est pas un séducteur infaillible, ce qui lui donne une dimension plus humaine que nombre d'autres héros de littérature.

Il fait également preuve de patriotisme, notamment au cours des épisodes situés durant la Première Guerre mondiale. Il prend l'initiative de plusieurs opérations diplomatiques en faveur de la France, qui auraient, d'après lui, changé le cours de la guerre. Il s'est engagé dans la Légion étrangère et a combattu au service de la France en Afrique du Nord (Les Dents du tigre).

Pseudonymes[modifier | modifier le code]

Les années mentionnées ci-après proviennent de La Vie criminelle d’Arsène Lupin de 1874 à 1912, tentative de biographie rédigée par Francis Lacassin dans le tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publiée en 1986 dans la collection « Bouquins » des éditions Robert Laffont. Cette biographie est contestée par André-François Ruaud, qui a publié à quatre reprises une chronologie différente du gentleman-cambrioleur (cf. Arsène Lupin, une vie, Les Moutons électriques, 2011). Seuls sont pris en compte les noms rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.

  • Raoul d’Andrésy : son deuxième prénom avec le nom de jeune fille de sa mère, Henriette d’Andrésy ; le jeune Lupin (six ans) est ainsi appelé probablement à partir du moment où celle-ci reprend ce nom à partir de 1880, lorsqu’elle se sépare de son mari indigne et se fait passer pour veuve. Source : La Comtesse de Cagliostro (Arsène Lupin a vingt ans).
  • Vicomte Raoul d’Andrésy : titre adopté lors de son mariage avec Clarisse d’Étigues en juillet 1894. C’est à cette époque que Lupin efface toute trace de ses origines dans les registres d’état civil de la ville de Blois et remplace Lupin par Floriani, un nom dont il se servira plus tard. Par la suite, l’administration, sûre de sa disparition, ajoutera, en mars 1913, sur le registre des décès la mention : décédé « sous le nom d’Arsène Lupin ». Source : La Comtesse de Cagliostro (Épilogue) et Les Dents du tigre (Le collier de fer).
  • Rostat : nom de 1884 quand il travailla comme apprenti du prestidigitateur Dickson (il dit avoir aussi travaillé six mois avec un autre prestidigitateur nommé Pickmann). Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Évasion d’Arsène Lupin ; [Cf : l’acte d’accusation]) et Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Anneau nuptial).
  • Maxime Bermond : nom d’entrepreneur pris pour aménager, de 1895 à 1905, quinze immeubles de la capitale pour faciliter les vols de tableau. Source : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (La Dame blonde).
  • Bernard d’Andrésy ; identité volée à son cousin Bernard décédé en Macédoine en 1898 (mention révélée par l’inspecteur Ganimard). C’est en août 1902 qu’il embarque sous cette identité à bord de La Provence et que la radio y révèle sa présence. Mais Lupin y est recherché par Ganimard sous le nom de R… (nom peut-être volé à un passager réel : Rivolta, Rozaine… ?). Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Arrestation d’Arsène Lupin).
  • Jean Daspry : c’est sous ce nom qu’en 1899, il fait la connaissance de son biographe, Maurice Leblanc. On apprend peu après que ce Daspry est officiellement tué en décembre de la même année sur la frontière du Maroc. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Sept de cœur).
  • Comte Bernard d’Andrésy : titre utilisé en 1900 avec le prénom de son cousin décédé, quand Lupin se trouve dans l’extrême sud algérien. Mais, de retour à Paris, en février, c’est incognito qu’il remporte le grand prix cycliste de l’Exposition internationale. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Arrestation d’Arsène Lupin ; L’Évasion d’Arsène Lupin).
  • Horace Velmont, membre du Cercle de la rue Royale : identité adoptée en 1898 dans Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Anneau nuptial). Il se présente encore sous ce nom mais, cette fois, comme artiste-peintre, fin avril 1903, au casino de Dieppe et, en juillet 1903, en séjour au château de Thibermesnil. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Herlock Sholmès arrive trop tard). Enfin, en mai 1924, on le retrouve en Horace Velmont tout au long de l’aventure Les Milliards d’Arsène Lupin (dans ce récit, Lupin ajoute par dérision : « archiduc d'Auteuil-Longchamp » et signe également un document américain : « Paule Sinner », une anagramme de son nom, qu'on peut traduire par « Paule Pécheresse ».
  • Désiré Baudru : identité subtilisée à un clochard qui ressemble à Lupin. Lors du procès du cambrioleur, en décembre 1902, Ganimard croit ainsi que ce n’est pas lui et le détenu sera finalement relâché. Mais il sera l’objet d’une longue filature à la fin de laquelle Lupin avoue à Ganimard que c’est pourtant bien lui et non Baudru. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Évasion d’Arsène Lupin).
  • Chevalier Floriani : nom adopté, au printemps 1903, sous lequel il fait la connaissance à Palerme, en Sicile, du comte de Dreux-Soubise auquel il rendra visite sous le même nom à son retour, fin avril, en France. Auparavant, il passe par Rome et rend visite à des personnes du Vatican. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Collier de la reine).
  • Capitaine Janniot : nom utilisé alors qu'il revient d’Italie le 14 avril 1903, dans un train qui déraille près de Dijon. Il secourt des blessés. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Le Signe de l’ombre).
  • Guillaume Berlat : nom utilisé quand Lupin, condamné par contumace, prend le train pour Rouen, le 16 avril 1903. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Mystérieux Voyageur).
  • Colonel Beauvel : identité utilisée par Lupin pour commander à la deuxième compagnie du quatrième bataillon d’infanterie de transporter dans ses fourgons toutes les œuvres d'art qu'il vient de dérober au château de Thibermesnil mais qu’il a promis à Nelly Underdown de rapporter le lendemain pour 15 heures. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Herlock Sholmès arrive trop tard).
  • Jacques de Charmerace, duc explorateur : sosie parfait de Lupin, parti depuis près de sept ans pour une expédition au pôle Sud. Les deux hommes y font connaissance mais, six mois plus tard, le duc meurt en août 1903, malgré les soins de Lupin. De retour en France, en juillet 1904, Lupin se fait passer pour le duc et trompe même sa fiancée… Source : Arsène Lupin (acte IV scène 3 ; acte I scène 1).
  • M. Lenormand, commissaire du gouvernement français en Cochinchine (alors âgé de 53 ans) : Lupin fait sa connaissance en août 1903 à Saïgon, et, de retour en France, en juin 1905, il se substitue au personnage. En octobre 1906, toujours sous cette identité, il sera sous-chef puis chef de la Sûreté jusqu’en 1912. Puis il sera découvert par la police comme étant Arsène Lupin et, une fois de plus, mis en prison. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin).
  • Barbareux, directeur d’une agence de renseignements confidentiels : sous ce nom, Lupin entre en relation avec le diamantaire Rudolph Kesselbach, arrivé à Paris, alors que ce dernier recherche secrètement un homme mystérieux disparu, nommé Pierre Leduc. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin [Le Massacre]).
  • Le Colonel : nom lié au précédent et sous lequel Lupin-Barbareux prend un rendez-vous téléphonique avec Kesselbach et s’introduit chez lui. Il lui révélera d’ailleurs son identité de gentleman-cambrioleur en lui laissant une carte de visite. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin [Le massacre]).
  • Michel Beaumont, collectionneur : nom utilisé en 1904-1905 pour échapper pendant six mois à l’acharnement du député Daubrecq. Source : Le Bouchon de cristal.
Le Clos Lupin à Étretat
  • M. Nicole, professeur libre, licencié ès lettres : nom qui alterne avec le précédent pendant la même période. Source : Le Bouchon de cristal.
  • Colonel Sparmiento, riche Brésilien occupant un hôtel rue de la Faisanderie (angle rue Dufrenoy) dont Lupin prend l’identité en mars 1905 : ce colonel se suicide mais Ganimard découvre qu’il s’agit d’une escroquerie à l’assurance, avec substitution de cadavre. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Édith au cou de cygne).
  • M. Delangle, inspecteur de la Sûreté : ce personnage de substitution met en confiance Nicolas Dugrival à qui il vient de rapporter une montre en or volée sur lui, puis profite de la cohue pour lui subtiliser en retour un portefeuille de cinquante mille francs gagnés aux courses. Lupin, qui a protesté, par dépêche, de l'accusation de ce vol, admet pourtant cette identité lors de son interrogatoire forcé par la veuve Dugrival. Source : Les Confidences d'Arsène Lupin (Le Piège infernal).
  • Jacques d’Emboise, colon français en Algérie et cousin d’Angélique de Sarzeau-Vendôme, princesse de Bourbon-Condé : début 1900, il y fait la connaissance de Lupin qu’il héberge chez lui ; ce dernier le fera enlever et séquestrer début mars 1905 pour se substituer à lui et, trois mois plus tard, épouser sa cousine à sa place, tentant ainsi de récupérer une dot de onze millions. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Le Mariage d’Arsène Lupin).
  • Jean Dubreuil, « ancien ministre » : nom pris par Lupin, fin novembre 1905, pour occuper un appartement rue de Surène ; Lupin révèle cette identité d'emprunt à l'inspecteur Ganimard après l'avoir attiré par un stratagème. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Écharpe de soie rouge).
  • Paul Daubreuil : identité sous laquelle Lupin se présente successivement devant Jeanne Darcieux et devant le docteur Guéroult. Source : Les Confidences d'Arsène Lupin (La Mort qui rôde).
  • Félix Davey : nom sous lequel Lupin, aux environs de juin 1906, est domicilié au 8 rue Crevaux, « entre l'avenue du Bois de Boulogne et l'avenue Bugeaud » (la première avenue est aujourd'hui l'avenue Foch). Il va, avec la complicité d'un certain Dubreuil, déménager « cinquante-cinq pièces de six appartements » qui constituaient pour ainsi dire son patrimoine. Avant de partir, il écrit en capitales sur le papier peint de la salle à manger du 4e étage où il vivait : « Ici habita, durant cinq années, au début du XXe siècle, Arsène Lupin, gentilhomme-cambrioleur. » Source : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (La Dame blonde [La seconde arrestation d'Arsène Lupin]).
  • Étienne de Vaudreix, homme d’affaires, grand voyageur et chasseur : cette identité est prise en avril 1907 lors de la location d’un appartement parisien au 36 rue Marbeuf, mais révélée par Isidore Beautrelet dans une lettre à Ganimard. Source : L’Aiguille creuse (Isidore Beautrelet, élève de rhétorique).
  • Baron Anfredi : nom d’août 1908, désignant Lupin comme locataire du château de l’Aiguille dans la Creuse. Source : L’Aiguille creuse (Un secret historique).
  • Louis Valméras : nom utilisé en août 1908, le désignant encore comme propriétaire du château de l’Aiguille, domicilié au 34 rue du Mont-Thabor, et sous lequel, le 1er octobre, Lupin contracte un troisième mariage en épousant Raymonde de Saint-Véran. Source : L’Aiguille creuse (Un secret historique).
  • Baron Raoul de Limézy, explorateur de retour du Tibet et d’Asie centrale : nom et titre pris en 1909 dans l'aventure La Demoiselle aux yeux verts. Cependant, ses initiales « HV », Horace Velmont, restent inchangées dans son chapeau (I - ...et l'Anglaise aux yeux bleus). Si Lupin loue, sous ce nom, une chambre au Bellevue de Monte-Carlo, contiguë à la suite de Lord Bakefield, afin d'épier ce dernier (V - Le terre-neuve) et si son « biographe », tout au long du récit, le désigne également comme baron Raoul de Limézy ou plus souvent par son simple prénom Raoul, le commissaire Marescal l'a identifié sous l'orthographe « baron Raoul de Limésy » (VIII - Manœuvre et dispositif de campagne).
  • Sauvinoux : auxiliaire de police fictif nommé auprès du commissaire Marescal par son ministre de tutelle (non sans l'entremise de son épouse...) et qui cachera un temps l'identité de Lupin pour lui permettre de protéger Aurélie (La Demoiselle aux yeux verts : X - Des mots qui valent des actes). C'est entre temps un sosie qui l'a remplacé au moment de son arrestation et de sa mise au Dépôt.
  • Prince Paul Sernine, membre éminent de la colonie russe de Paris : anagramme d’Arsène Lupin ; jeu de mots dénoncé par une lettre du mystérieux « L.M » à M. Weber, sous-chef de la Sûreté. Sous cette identité, Lupin aménage un rez-de-chaussée, à l’angle du boulevard Haussmann et de la rue de Courcelles, qu’il habitera de 1910 à 1912. Source : 813 (La double vie d’Arsène Lupin [Le prince Sernine à l’ouvrage]).
  • Prince Serge Rénine : nom adopté dans le même temps que celui de Sernine, puisque ces deux princes sont domiciliés à la même adresse, sans raison connue, sinon qu’à la différence de ce dernier, Rénine courtise Hortense Daniel tandis que l’autre s’empresse auprès de Dolorès Kesselbach. Cette identité n’est utilisée que dans les nouvelles : Les Huit Coups de l’horloge (Cf : La Dame à la hache).
  • André Beauny : nom inscrit sur une carte de visite de Lupin qui se présente au domicile de Dolorès Kesselbach, réfugiée rue des Vignes à Passy et qui ne le reconnaîtra pas immédiatement. Source : 813 (La double vie d’Arsène Lupin [Les sept bandits]).
  • Don Luis Perenna (autre anagramme d’Arsène Lupin), Péruvien et « Grand d’Espagne », descendant d’une famille espagnole immigrée en France vers 1880 : identité fabriquée pour Lupin par Juan Cacérès, un attaché d’ambassade péruvien à Paris (lequel finira par le dénoncer). Source : Les Dents du Tigre (I - Don Luis Perenna : [D'Artagnan, Porthos et Monte-Christo]). Identité importante sous laquelle Lupin va servir la France à travers le monde de 1912 à 1919. Source : Les Dents du Tigre. Ce personnage de substitution se retrouve épisodiquement dans Le Triangle d’or, L’Île aux trente cercueils et La Femme aux deux sourires.
  • M. Lecoq : nom utilisé par Luis Perenna-Lupin pour louer, début juin 1919, sur le conseil du brigadier Mazeroux, un meublé rue de Rivoli, afin d’échapper aux harcèlements médiatiques. Source : Les Dents du Tigre (I - Don Luis Perenna [Le rideau de fer]).
  • Jim Barnett, détective privé : nom utilisé en 1920-1921, essentiellement dans les nouvelles de L'Agence Barnett et Cie.
  • Baron Laureins : nom utilisé en mars 1920 pour tendre un piège aux cambrioleurs d'Olga Vaubant, ex-épouse de l'inspecteur Béchoux. Sous cette identité, Lupin lui apporte un coffret d’argenterie. Source : L'Agence Barnett et Cie (Gants blancs… guêtres blanches…).
Le Centenaire d'Arsène Lupin, en 2005 à Étretat
  • Sylvestre, valet de chambre du général Desroques : emploi et déguisement occasionnels (gros ventre et tournure de notaire de province) pris par Barnett-Lupin, avec la complicité du général, afin d'espionner Béchoux et retrouver le gardien de la paix Rimbourg. Source : L'Agence Barnett et Cie (Béchoux arrête Jim Barnett).
  • Raoul d’Avenac : identité utilisée en 1923 pour l’aventure de La Barre-y-va.
  • Baron Jean d'Enneris : identité prise dès 1921 pour Le Cabochon d'émeraude et La Demeure mystérieuse.
  • M. Raoul : de juin à octobre 1925, Lupin n’est nommé que sous ce seul prénom dans La Femme aux deux sourires.
  • Victor Hautin, fonctionnaire de police en mission à Madagascar et rappelé, à cause de ses frasques, en métropole ; mais entre temps, il décède subitement en octobre 1925. Lupin lui prend son identité et va occuper le poste d’inspecteur de la Sûreté que le disparu venait de demander. Source : Victor de la Brigade mondaine (Prologue).
  • Marcos Avisto, sujet péruvien de 62 ans : identité prise par Victor Hautin-Lupin en janvier 1926 pour s’installer discrètement à l’hôtel Cambridge et y surveiller la princesse russe Alexandra Basileïef. Source : Victor de la Brigade mondaine (Arrestations).
  • « Les quatre Raoul » : appellation résumant les quatre noms sous lesquels Lupin a ouvert respectivement un compte bancaire dans quatre établissements différents : Raoul de Limésy, Raoul d’Avenac, Raoul d’Enneris (quasi-anagramme d’Arsène Lupin) et Raoul d’Averny. C’est sous ce dernier nom que Lupin agit durant toute l’année 1927 dans La Cagliostro se venge et qu’il fera un tour du monde dont il ne reviendra qu’en décembre 1928 pour s’installer sur la Côte d’Azur, au domaine d’Aspremont. Ces quatre comptes seront connus de Madame Dugrival, laquelle tente d'extorquer à Lupin une somme de dix mille francs sur chacun d'eux. Source : Les Confidences d'Arsène Lupin (Le Piège infernal).
  • Capitaine André de Savery : nom d’emprunt d’Arsène Lupin tout au long de l’histoire Le Dernier Amour d’Arsène Lupin. Il y reçoit également un sobriquet, « capitaine Cocorico », que lui ont donné les enfants de la « Zone ». L’auteur fait commencer l’histoire en 1921 et donne au héros l’âge de quarante ans. Ces informations sont donc impossibles à rattacher à la biographie déjà établie, puisque Lupin est né en 1874 et qu’en 1921, il vient de quitter l’agence Barnett pour suivre l’histoire de la « demeure mystérieuse » sous le nom d’Enneris.

Famille[modifier | modifier le code]

Le biographe André-François Ruaud a relevé un ancêtre de Lupin général sous Napoléon dans un manuscrit d'abord inédit : Le Dernier Amour d'Arsène Lupin, ainsi que plusieurs Lupin dans les mémoires de Goron et dans la Comédie humaine de Balzac (dans Arsène Lupin, une vie).

Dans d'autres versions[modifier | modifier le code]

En 1967, le mangaka Monkey Punch crée un petit-fils au gentleman-cambrioleur. Il publie une bande dessinée japonaise qui raconte les exploits de Lupin le troisième, descendant d’Arsène Lupin. Pour des problèmes de droits d'auteurs, la série portera différents noms : Rupan III au Japon, The Wolf aux États-Unis (du latin « Lupus » !), Vidocq, Edgar de la cambriole ou encore Edgar détective-cambrioleur en France. Une première série de 129 chapitres est publiée de 1967 à 1972, une deuxième série (Shin Lupin III) de 1977 à 1981 et une troisième série scénarisée par Takaguchi et dessinée par Shusay démarre en 1997. Il existe également plusieurs adaptations animées de cette série.

Article détaillé : Arsène Lupin III.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Outre la série des romans et recueils de nouvelles originales de Maurice Leblanc, Arsène Lupin a également été à diverses reprises représenté au cinéma et à la télévision, et a fait l'objet de plusieurs pastiches littéraires. Il a d'ailleurs été chanté par Jacques Dutronc pour accompagner la série télévisée des années 1970 avec Georges Descrières. Jean-Claude Brialy est un autre interprète du gentleman-cambrioleur, après André Brulé dans les pièces contemporaines de l'auteur, tandis que François Dunoyer reprend le rôle, entre 1989 et 1996 dans les deux saisons de la série télévisée Le Retour d'Arsène Lupin.

À propos du nom[modifier | modifier le code]

Marius Jacob, 1905

« Comment est né Arsène Lupin ? De tout un concours de circonstances »[58]. Toutes les tentatives auprès de Maurice Leblanc ont échoué pour connaître la genèse du nom mythique d’Arsène Lupin. On ne saura sans doute jamais si le romancier a vraiment oublié comment le nom fameux a germé en son esprit ou si l’auteur de romans de mœurs ou de psychologie, toujours gêné par ce personnage extravagant, n’a pas désiré le tenir éternellement secret. Malgré toutes les enquêtes, les interviews et la lecture minutieuse de toutes ses préfaces ou articles, rien n’a pu transpirer, pas même un indice.

En revanche, les modèles du « bandit-honnête homme » ne manquent pas et, pour Francis Lacassin, « on les trouvera de façon diffuse chez les écrivains que Leblanc admirait ». Il ne semble pas y avoir de noms suggérant le gentleman-cambrioleur dans les innombrables aventures d’Alexandre Dumas, où l’on rencontre, entre autres, le type d’aventurier, mystérieusement enrichi en terre lointaine et revenu pour redresser les torts comme dans Le Comte de Monte-Cristo. On a voulu voir, mais sans se convaincre, la figure de Lupin dans les repris de justice qui se sont succédé à la une des journaux du temps. Marius Jacob (1879-1954), cambrioleur ingénieux doté d'un grand sens de l'humour et capable de grande générosité à l'égard de ses victimes, est souvent cité[59]. On a même cerné de près le célèbre aventurier dans l’ouvrage Les Terribles de Peské et Marty, chez qui on trouve un « Arsène Lopin », ancien conseiller municipal de la ville de Paris ou de Rouen, on ne sait plus vraiment, que Leblanc aurait dû maquiller en Lupin après protestation. C’est probablement une légende car les toutes premières livraisons de Je sais tout ne le nomment pas autrement que Lupin[60]. La nouvelle qui présenta la première fois au monde entier le fameux cambrioleur fut « L’Arrestation d’Arsène Lupin » (rattachée au recueil Arsène Lupin gentleman cambrioleur) où un commandant de bateau transatlantique est prévenu par un message radio (qui sera interrompu par l’orage) qu’il a un escroc à son bord, sous le nom de R… Les vols vont se multiplier et une grande angoisse va régner pendant toute la traversée qui sera très agitée jusqu’à l'arrivée. Intervient alors l’arrestation du voleur, au cours de laquelle les journalistes apprennent enfin son véritable nom : Arsène Lupin[Note 11]. « À cette époque, je ne connaissais même pas Conan Doyle ; si j’ai été influencé par un romancier, c’est par Edgar Poe […] », disait Maurice Leblanc au journaliste Georges Charensol qui lui avait rendu visite à Paris[61]. C’est indéniablement une approche intéressante, car l’auteur américain a justement un héros, de surcroît français et admiré de Leblanc, qui s’appelle Auguste Dupin, pouvant réconcilier la phonétique et l’esprit de déduction. Cependant, Charensol, comme tous les autres, n’obtiendra pas d’aveu compromettant de la part d’un auteur qui passe vite au problème général de la création : « Le nom d’Arsène Lupin ? la création de ce personnage ? Je serais incapable de vous dire comment l’idée m’en est venue. Sans doute était-elle en moi, mais je l’ignorais […] En réalité, tout cela est né dans mon inconscient […] »

On s’est donc rabattu sur des ouvrages autres que ceux de ses confrères, Gaboriau ou Assolant, et on découvre que des mémoires de personnages atypiques tels François Vidocq ont décrit des milieux, peut-être un peu trop crapuleux mais folkloriques, où aurait pu évoluer Lupin. Vidocq, le même type de « Bibi-Lupin » qui côtoie le Vautrin de Balzac[62]. En parlant de chef de police sur la piste mystérieuse de sombres personnages, on a omis généralement les souvenirs d’un certain Monsieur Claude, publiés à partir de 1881 (Leblanc avait 17 ans) et dont les enquêtes ne sont pas moins rocambolesques. On tombe, chez cet ancien limier, sur un épisode curieux : « […] j’aperçus un cabaret très mal famé signalé depuis longtemps à la police. Ce cabaret était tenu par un nommé Lupin.[…] Il était très connu des rôdeurs de barrière. Sous prétexte d’y venir boire, ses clients lui vendaient les produits de leurs nocturnes larcins. […] Maître Lupin vint nous ouvrir ; il ne put s’empêcher de faire un haut-le-corps significatif. Il connaissait trop bien les gens de la préfecture ! » Il est difficile de ne pas songer à un Ganimard venu arrêter sa bête noire : « Sans lui permettre d’aller jusqu’au comptoir, j’ordonnai aux agents de mettre la main au collet de mon logeur, qui, d’une force herculéenne, essaya de regimber, vu que deux hommes seulement ne lui faisaient pas peur. »[63].

Ouvrages faisant intervenir Arsène Lupin[modifier | modifier le code]

Leblanc - Les Confidences d’Arsène Lupin.djvu

Romans, recueils de nouvelles et nouvelles isolées de Maurice Leblanc[modifier | modifier le code]

La "série" d'ouvrages originaux écrits par Maurice Leblanc comprend 17 romans et 39 nouvelles (ainsi que 5 pièces de théâtre - voir la section suivante), écrits de 1905 à 1941.

Romans et nouvelles d'autres auteurs[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre et de radio[modifier | modifier le code]

André Brûlé, un des premiers interprètes d'Arsène Lupin

Pièces de Maurice Leblanc[modifier | modifier le code]

  • Arsène Lupin, pièce de théâtre en 4 actes écrite en collaboration avec Francis de Croisset (1908)
  • Une aventure d'Arsène Lupin, pièce de théâtre écrite en 1911 pour la revue en 2 actes Elle a le sourire, en 12 tableaux de Wilned et avec une musique de José, représentée du 15 septembre au 15 octobre 1911[64]
  • Le Retour d’Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte écrite avec Francis de Croisset (1920)
  • Cette femme est à moi, pièce de théâtre (1930)[65]
  • Un quart d'heure avec Arsène Lupin, pièce de théâtre (1932)[65]

Autres[modifier | modifier le code]

Opérette[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Le Secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin (1955) de Valère Catogan, essai romancé
  • Arsène Lupin Supérieur Inconnu - La Clé de l'œuvre codée de Maurice Leblanc de Patrick Ferté, essai traitant de l'aspect ésotérique de l'œuvre de Maurice Leblanc
  • Le Véritable Secret des rois de France (2009) d'Arnaud de l'Estoile, étude analysant l'arrière-plan ésotérique de la geste « lupinienne »
  • Arsène Lupin, une vie (2011) d'André-François Ruaud, somme très complète sur le parcours de Lupin, sur l'œuvre de Leblanc, sous la forme d'une véritable biographie et d'une étude de la figure du gentleman cambrioleur
  • Arsène Lupin, gentilhomme philosopheur (1996) de François George et André Comte-Sponville

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Tuxedo & bowler hat 1896.jpg

Séries animées[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Séries radiophoniques[modifier | modifier le code]

  • Arsène Lupin : un grand nombre d'aventures sont adaptées par Jean Marcillac, sur France Inter. La série est réalisée par Abder Isker et s'étend de mars 1960 à juillet 1961. Michel Roux prête sa voix à Arsène Lupin (aventures disponibles auprès des Archives INA).
Coucher de soleil à Étretat, 1883, de Claude Monet : toile qui représente la Porte d'Aval et l'Aiguille d'Étretat.

Disques et autres supports[modifier | modifier le code]

Applications[modifier | modifier le code]

  • La Comtesse de Cagliostro (juillet 2014), développée pour tablettes Androïd et iOS. Il s'agit d'une édition en feuilleton du roman de Maurice Leblanc. Chaque personnage dispose d'une sorte de page Facebook, accompagnée de photos largement issues des fonds patrimoniaux des bibliothèques de Rouen. Chaque lieu est illustré de photos contemporaines de l'action. En bonus : des interviews de Jacques Derouard, biographe de Maurice Leblanc. L'appli est réalisée par la Ville de Rouen.

Pastiches et hommages[modifier | modifier le code]

  • Deux épisodes de Gigi présentent un « Arsène Lapin » (et son fils) qui est un décalque parfait d'Arsène Lupin : un cambrioleur richissime, opérant des vols particulièrement astucieux, simplement pour se distraire. Dans le premier épisode, il se laisse arrêter par Gigi, dont il tombe amoureux au premier regard ; dans le suivant, Gigi se pose en rivale et l'amène à redevenir honnête.
  • Dans ses bandes dessinées, Don Rosa met occasionnellement en scène le personnage de Lucien Arpène (contrepèterie d'Arsène Lupin), ennemi de Balthazar Picsou, riche cambrioleur français prenant l'identité du «chevalier noir » lorsqu'il porte son armure couverte du solvant universel inventé par Géo Trouvetout.
  • Lupin III, série de mangas (puis d’anime), présente le petit-fils d'Arsène Lupin, troisième du nom. Cette série, créée par Kazuhiko Katô sous le pseudonyme de Monkey Punch, parut en France sous le nom d’Edgar de la Cambriole[Note 12]. Elle a donné lieu à plusieurs longs métrages d'animation, dont Le Château de Cagliostro réalisé par Hayao Miyazaki.
  • Dans Artemis Fowl : Mission polaire, Mulch Diggums est appelé Arsène Lutin par les humains à cause de l'habileté de ses vols.
  • Le personnage de Kaito Kid, issu des mangas Magic Kaito et Détective Conan de Gōshō Aoyama est très inspiré du gentleman cambrioleur. Il passe ses nuits à dérober bijoux et pierres précieuses, grâce à ses talents de magicien.
  • Le chat de ALYS (chanteuse virtuelle de chez VoxWave) se nomme Lupin en référence à Arsène Lupin également.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son lieu de naissance pourrait être Blois, sur la foi d'un acte de naissance truqué (le nom figurant sur l'acte est « Floriani », pseudonyme d'Arsène Lupin dans la nouvelle Le Collier de la Reine) exhumé par la police dans Les Dents du Tigre. Selon que l'on considère que cet acte de naissance vient remplacer l'acte véritable de naissance de Lupin ou bien qu'il s'agit d'un leurre mis en place par Lupin pour brouiller les pistes, on retiendra ou on exclura Blois comme lieu de naissance.
  2. Pour André-François Ruaud : « De toute évidence, à l'insu de tous, Théophraste, qui s'est fait passer pour mort en Amérique, vit toujours en France, et il garde un œil attentif sur son rejeton »[6]. Il serait ainsi le cerveau du vol du Collier de la Reine, le bienfaiteur anonyme d'Henriette d'Andrésy, puis celui qui a permis à son fils de faire de nombreuses études.
  3. Il peut réciter par cœur Homère en grec et Milton en anglais, apprécie Suétone et Plutarque.
  4. Appelée aujourd'hui jiu-jitsu.
  5. Il réutilisera plus tard ses connaissances en dermatologie dans le but modifier l'aspect de son visage.
  6. Maurice Leblanc introduit quelques fois ses récits ou les termine par des conversations avec Lupin.
  7. La nouvelle originale s'appelait "Sherlock Holmes arrive trop tard", dans Je Sais Tout n°17, 15 juin 1906. Cependant, pour des raisons de droits littéraires, le nom de Sherlock Holmes fut rapidement transformé en "Herlock Sholmès".
  8. Cet épisode censé se dérouler dix ans après l'arrestation d'Arsène Lupin pose plusieurs problèmes chronologiques, notamment à cause de l'âge de 28 ans évoqué par Victoire[35]. André-François Ruaud ne tient compte d'aucune des deux informations en situant cette aventure en 1907[36], soit six ans après son arrestation et âgé de 33 ans.
  9. Il s'agit en réalité de sa fille élevée par Victoire.
  10. On ignore ce qu'il est advenu de Florence.
  11. La nouvelle était basée sur l’astuce, qui sera d’ailleurs reprise dans Le Meurtre de Roger Ackroyd, un des premiers romans policiers d’Agatha Christie, que le récit a le coupable comme narrateur.
  12. Le nom Lupin III a posé un problème juridique, car Kazuhiko Katô n'a pas demandé la permission d'utiliser le nom de Lupin aux héritiers de Maurice Leblanc. Finalement un accord a conclu que le nom de Lupin pouvait être utilisé uniquement au Japon. C'est pour cela qu'en France Lupin s'appelle Edgar de la Cambriole ou Edgar détective cambrioleur. Pour d'autres pays, le nom retenu est Wolf (du latin « lupus », « loup »), ou encore Rupan III qui est la prononciation japonaise de Lupin III.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Aranda, « Maurice Leblanc et la résurgence de la « série » dans la littérature romanesque française », Revue d'Histoire littéraire de la France, Presses Universitaires de France, vol. 103e année, n°1,‎ janvier-février 2003, p. 111 (lire en ligne).
  2. a, b et c La Comtesse de Cagliostro, p. 118 : Arsène Lupin est âgé de vingt ans en 1894.
  3. a et b La Comtesse de Cagliostro, p. 110
  4. Arsène Lupin. Pièce en quatre actes, p. 243 : il vit chez Victoire et son mari à l'âge de 7 ans.
  5. Le Collier de la Reine, p. 118
  6. Ruaud 2008, p. 12
  7. Le Collier de la Reine, p. 119
  8. Le coffre-fort de madame Imbert, p. 190 : « c'est dans cette affaire qu'il reçut son baptême du feu ».
  9. L'évasion d'Arsène Lupin, p. 68 : le président lui dit que la première trace officielle de lui date d'il y a huit ans sous le nom de Rostat
  10. a et b L'évasion d'Arsène Lupin, p. 68
  11. Ruaud 2008, p. 19
  12. 813, p. 110-117
  13. La Comtesse de Cagliostro, p. 111
  14. La Comtesse de Cagliostro, p. 5
  15. La Comtesse de Cagliostro, p. 286
  16. Ruaud 2008, p. 29 : de 1894 à 1899.
  17. La Comtesse de Cagliostro, p. 322-324
  18. La Comtesse de Cagliostro, p. 325
  19. L'évasion d'Arsène Lupin, p. 60
  20. Ruaud 2008, p. 44
  21. 'L'arrestation d'Arsène Lupin, p. 23
  22. Arsène Lupin en prison, p. 52
  23. Le Sept de cœur, p. 187
  24. Ruaud 2008, p. 51
  25. Le Bouchon de cristal, p. 335
  26. Le Bouchon de cristal, p. 337
  27. Le Mariage d'Arsène Lupin, p. 278
  28. Ruaud 2008, p. 54
  29. L'écharpe de soie rouge, p. 134
  30. L'écharpe de soie rouge, p. 118
  31. Ruaud 2008, p. 62
  32. La Dame blonde, p. 234
  33. Ruaud 2008, p. 71 : plus exactement de novembre 1905 à août 1906.
  34. L'Agence Barnett et Cie, p. 3 : le prologue situe ces aventures « peu d'années avant la guerre».
  35. Arsène Lupin. Pièce en quatre actes, p. 243
  36. Ruaud 2008, p. 76
  37. Edith au cou de cygne, p. 201
  38. La lampe juive, p. 320
  39. Ruaud 2008, p. 82
  40. L'Aiguille creuse, p. 105
  41. L'Aiguille creuse, p. 8
  42. L'Aiguille creuse, p. 166
  43. L'Aiguille creuse, p. 277
  44. 813, p. 67
  45. 813, p. 39
  46. La Barre-y-va , p. 13
  47. Les Huit coups de l'horloge, p. 4
  48. 813, p. 344
  49. 813, p. 540
  50. Les Dents du tigre, p. 454-458
  51. Ruaud 2008, p. 118
  52. Victor, de la brigade mondaine , p. 236-239
  53. Ruaud 2008, p. 120
  54. La Cagliostro se venge, p. 237-238
  55. Les Milliards d'Arsène Lupin, p. 54-56
  56. Les Milliards d'Arsène Lupin, p. 194
  57. Ruaud 2008, p. 125 : cette histoire est parue en 2012 dans Le Dernier amour d'Arsène Lupin.
  58. Maurice Leblanc, article publié dans Le Petit Var du samedi  ; cité dans la préface du tome 3 de la collection Lacassin
  59. Jean-Marc Berlière, « Alexandre Jacob, gentleman cambrioleur », L'Histoire, no 127,‎ , p. 18-24.
  60. Cf. Préface de Lacassin, du tome 2 de la collection
  61. « Maîtres du roman populaire » ; Les Nouvelles littéraires du  ; cité par Lacassin
  62. Cf. préface de Lacassin (tome 2)
  63. Mémoires de Monsieur Claude ; éditions de Crémille (1968) ; p. 65-66
  64. Une note de Francis Lacassin émise dans sa bibliographie d'Arsène Lupin, établie dans le troisième volume de son édition Arsène Lupin (Robert Laffont ; collection Bouquins ; 1986 ; p. 1020.) nous en donne un résumé, extrait du Comœdia du 17 septembre 1911 : Lupin se faufile chez des bourgeois pour voler un collier de perles. Il emprisonne les agents de police venus l'arrêter.
  65. a et b Ces pièces ont été publiées en 2015 dans la revue française L'Aiguille Preuve, n°17 bis.
  66. L'Aiguille Preuve, n°17 bis, 2015 : numéro réservé au théâtre lupinien de Maurice Leblanc.
  67. Couvertures des livres en japonais Sur le site k3.dion.ne.jp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie primaire[modifier | modifier le code]

  • Maurice Leblanc, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (1907), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 264 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 329 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc et Francis de Croisset, Arsène Lupin. Pièce en quatre actes (1908), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 296 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, L'Aiguille creuse (1909), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 280 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, 813 (1910), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 543 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Le Bouchon de cristal (1912), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 342 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Les Confidences d'Arsène Lupin (1913), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 282 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Les Dents du tigre (1921), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 539 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Les Huit coups de l'horloge (1923), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 286 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro (1924), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 326 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, L'Agence Barnett et Cie (1928), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 204 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, La Barre-y-va (1931), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 235 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Victor, de la brigade mondaine (1934), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 244 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, La Cagliostro se venge (1935), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 246 p. (lire en ligne)
  • Maurice Leblanc, Les Milliards d'Arsène Lupin (1939), Editions du groupe « Ebooks libres et gratuits », , 209 p. (lire en ligne)

Bibliographie secondaire[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André-François Ruaud, Arsène Lupin, Pézilla-la-Rivière, DLM éd., coll. « Héros » (no 4), , 126 p., 21 cm (ISBN 2-87795-078-6, notice BnF no FRBNF35806916)
  • André-François Ruaud, Les nombreuses vies d'Arsène Lupin, Paris, Les moutons électriques, coll. « La bibliothèque rouge », (1re éd. 2005), 350 p. (ISBN 978-2-915793-59-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Europe, revue littéraire mensuelle, août septembre 1979, no 604/605 (numéro consacré à Maurice Leblanc et Arsène Lupin)
  • Didier Blonde, Les voleurs de visages : sur quelques cas troublants de changements d'identité, Rocambole, Arsène Lupin, Fantômas & Cie, Métailié, , 167 p. (ISBN 2-86424-131-5)
  • André Comte-Sponville, François Georges, Arsène Lupin Gentilhomme-Philosopheur, Paris, Editions du Félin, coll. « Vifs », , 106 p. (ISBN 978-2-86645-241-4)
  • Jacques Derouard, Maurice Leblanc : Arsène Lupin malgré lui, Séguier, , 2e éd. (1re éd. 1989, Séguier, coll. « Biographie »), 354 p. (ISBN 2-84049-211-3)
  • Jacques Derouard, Dictionnaire Arsène Lupin, Encrage, coll. « Travaux / Bibliothèque lupinienne (1) » (no 41), , 286 p. (ISBN 2-251-74113-5, présentation en ligne)
  • Jacques Derouard, Le monde d'Arsène Lupin, Encrage, coll. « Travaux / Bibliothèque lupinienne (2) » (no 44), , 191 p. (ISBN 2-251-74118-6 et 2-911576-38-1, présentation en ligne)
  • Vittorio Frigerio, « Temps du signe et usure du sens : Arsène Lupin et Le Signe de l'ombre », Protée, vol. 25, no 3,‎ 1997-1998, p. 95-99 (présentation en ligne).
  • Dominique Kalifa, « Illégalisme et littérature, le cas Arsène Lupin », Cahiers pour la littérature populaire, Centre d'études sur la littérature populaire, no 13,‎ 1991-1992, p. 7-21.
  • Maxime Prévost, « Arsène Lupin hors jeu : Maurice Leblanc et le « complexe de Holmes » », Études littéraires, vol. 44, no 1,‎ , p. 41-54 (lire en ligne).
  • André-François Ruaud, Arsène Lupin : une vie, Lyon, Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge », , 352 p. (ISBN 978-2-36183-065-6)
  • Jean-Claude Vareille, Filatures. Itinéraire à travers les cycles de Lupin et Rouletabille, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, coll. « Biographie », , 239 p. (ISBN 978-2-7061-0186-1)

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