Nicolas Dupont-Aignan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dupont ou Dupond, Aignan et NDA.
Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan en 2017.
Nicolas Dupont-Aignan en 2017.
Fonctions
Président de Debout la France[note 1]
En fonction depuis le
(8 ans, 10 mois et 28 jours)
Prédécesseur Parti créé[note 2]
Député français
En fonction depuis le
(20 ans, 4 mois et 9 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 8e de l'Essonne
Législature XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique RPR (1997-1999)
NI (1999-2002)
UMP (2002-2007)
NI (depuis 2007)
Prédécesseur Michel Berson
Maire d'Yerres

(22 ans et 28 jours)
Prédécesseur Marc Lucas
Successeur Olivier Clodong
Président de la communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine

(1 an, 4 mois et 16 jours)
Prédécesseur Création de la communauté d'agglomération
Successeur François Durovray
Président de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres

(13 ans, 9 mois et 9 jours)
Prédécesseur Création de la communauté d'agglomération
Successeur Suppression de la communauté d'agglomération
Biographie
Nom de naissance Nicolas Dupont
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Paris (XVe, Seine)
Nationalité française
Parti politique RPR (1976-1999)
RPF (1999-2000)
UMP (2002-2007)
DLR-DLF (depuis 2008)
Diplômé de IEP de Paris
université Paris-Dauphine
ENA
Profession Administrateur civil

Nicolas Dupont-Aignan
Maires d'Yerres

Nicolas Dupont, dit Dupont-Aignan, né le à Paris (XVe), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), avant de fonder (en 1999) et présider Debout la France (DLF), anciennement Debout la République, parti se réclamant du gaullisme et du souverainisme.

Il est maire d'Yerres (Essonne) de 1995 à 2017 et député depuis 1997. Candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, il recueille respectivement 1,79 % et 4,70 % des suffrages exprimés. Dans l’entre-deux-tours de l'élection de 2017, il conclut une alliance de gouvernement avec Marine Le Pen, qui devient caduque après l'élection d'Emmanuel Macron.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Né Nicolas Dupont, c'est à partir du CP qu'il est connu sous le nom « Dupont-Aignan », devenu son nom d'usage, par adjonction du patronyme de sa mère[1],[2], dont la famille de vignerons vient de Châlons-en-Champagne.

Nicolas Dupont-Aignan est le petit-fils d'un aviateur[note 3] de la Première Guerre mondiale. Il est le fils de Jean-Louis Dupont, courtier en vin, chasseur-alpin qui participe à la bataille de Narvik, déporté en Allemagne puis évadé durant la Seconde Guerre mondiale[3], et de Colette Aignan, morte le 27 avril 2017, à l'âge de 96 ans, de la maladie d'Alzheimer[4],[5].

Il est le benjamin d'une fratrie de trois enfants.

Il est l'époux de Valérie Vecchierini, avocate (et son assistante parlementaire depuis 1997[6]), avec qui il a eu deux filles, Victoire et Sixtine.

Il est diplômé, en 1982, de l’Institut d'études politiques de Paris (section Service public)[7] et devient, en 1984, licencié en droit[8]. En 1985, il obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en gestion de l'entreprise et marché financier à l'université Paris-Dauphine[8].

De 1987 à 1989, il est élève de l'École nationale d'administration (promotion Liberté-Égalité-Fraternité)[8].

Carrière civile et cabinets ministériels[modifier | modifier le code]

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez pour voir d'autres modèles.
Cette section contient une ou plusieurs listes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture.   (avril 2017).

Il commence sa carrière professionnelle en tant qu'administrateur civil puis exerce dans différents cabinets, notamment celui de François Bayrou alors ministre de l'Éducation nationale ainsi que celui de Michel Barnier, ministre de l'Environnement.

Nicolas Dupont-Aignan en 2014.
  • De 1993 à 1994 : chef de cabinet, puis conseiller technique du ministre de l'Éducation nationale (François Bayrou)
  • De 1994 à 1995 : conseiller technique pour l'emploi, l'écologie urbaine et le bruit, au sein du cabinet du ministre de l'Environnement (Michel Barnier)

Patrimoine[modifier | modifier le code]

En 2013, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré que son patrimoine est constitué d'une maison à Yerres achetée 130 000 , d'un appartement à Paris acheté 420 000 et qu'il ne possédait aucune valeur mobilière ni assurance-vie[9].

Il déclare, lors de la campagne présidentielle de 2017, un patrimoine supérieur à deux millions d'euros, composé de sept biens immobiliers, tous acquis avant 2013[10]. D'ailleurs, une partie de ces biens proviennent de donations de la part de ses parents qui servent à financer la retraite de ces derniers. Contrairement à d'autres candidats à la présidentielle de 2017, il n'a pas fait de séparations de biens ni créé de SCI pour diminuer la valeur de son patrimoine[11].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Dès 13 ans, Nicolas Dupont-Aignan est un fervent partisan du candidat du gaullisme social Jacques Chaban-Delmas, collant des affiches pour le candidat lors de la présidentielle de 1974[12].

« Proche des clubs Convaincre de [Michel] Rocard », il fait en 1988 la rencontre de Jacques Guyard, maire d'Évry ; des rumeurs lui prêteront plus tard l'intention d'avoir sollicité son soutien pour être candidat à Corbeil-Essonnes[13]. Axel Urgin, alors son condisciple à l'ENA et responsable de la section socialiste de l'école, assurera qu'il souhaitait rallier cette dernière, hésitant « entre Rocard et Fabius[14] ».

Il rejoint Demain la France vers 1993[14].

Avant l'échec d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, il entre au cabinet de Michel Barnier, ministre de l'Environnement en . Toutefois, à la différence de son dirigeant, il choisit de ne soutenir aucun des deux candidats issus du RPR.

Invoquant sa période passée, dans les années 1990, auprès de personnalités europhiles telles que François Bayrou puis Michel Barnier, Le Parisien indique : « l’engagement gaulliste [de Nicolas Dupont-Aignan] n’est donc assuré, ou assumé, qu’à partir de 1997, date de la fondation du RPF, le parti de Charles Pasqua et Philippe Séguin »[15].

Il est désigné directeur des études au sein du RPR par son président, Alain Juppé, en .

En février 1998, le nouveau président du RPR, Philippe Séguin, dont il s'était rapproché dès avant la dissolution de l'Assemblée nationale l'année précédente, le nomme secrétaire aux fédérations. En , après s'être prononcé contre la ratification du traité d'Amsterdam, il est remplacé dans ses fonctions de secrétaire aux fédérations, et amorce un rapprochement avec les souverainistes, notamment Charles Pasqua.

Le , il fonde le groupe Debout la République, au sein du RPR, et, pour les élections européennes du , appelle à voter pour la liste dite souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Il quitte alors le RPR, le 15 juin, pour devenir dans la foulée le secrétaire général adjoint du Rassemblement pour la France (RPF), nouvelle formation lancée par Charles Pasqua, dans laquelle il est plus particulièrement chargé des fédérations. Toutefois, avant la rupture entre Charles Pasqua et Philippe de Villiers il choisit de démissionner du RPF en .

S'ensuit une période de rapprochement d'abord avec Philippe Séguin (à cette époque candidat à la succession de Jean Tiberi, maire de Paris), puis, à l'automne 2001, avec Jean-Pierre Chevènement, alors qualifié de troisième homme par certains médias français, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2002. Il publie même, avec ce dernier, dans les colonnes du Figaro, le , une tribune libre intitulée La République est morte, vive la République [16].

La victoire du président sortant, Jacques Chirac, face à Jean-Marie Le Pen, le , le voit revenir dans l'orbite de la majorité présidentielle. Il est réélu député de l'Essonne dès le premier tour, le 9 juin.

Entre-temps Nicolas Dupont-Aignan a été identifié comme étant un jeune dirigeant, à fort potentiel d'influence, appelé à jouer un rôle important en France. De ce fait il est sélectionné dans la promotion 2001 des Young Leaders de la French-American Foundation[17] pour participer à deux séminaires de réflexion de cinq jours en France et aux États-Unis.

Implantation dans l'Essonne[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 1995 à Yerres, la liste RPR l'emporte avec le soutien de l’Union pour la démocratie française (UDF) et de Génération écologie[15], avec 51,85 % des suffrages, contre la liste conduite par le maire sortant socialiste et trois autres listes. Nicolas Dupont-Aignan est élu maire par le conseil municipal de la ville.

Il prend alors les rênes d'une ville surendettée qui risquait d'être placée sous tutelle du préfet[18]. Au début des années 1990, la ville d'Yerres a fait la une de l'actualité pour le Triton[19], un centre aquatique qui a fermé quelques mois après son ouverture et qui a laissé à la ville une dette de 20 millions d'euros.

Nicolas Dupont-Aignan redresse les finances de la ville en renégociant notamment les intérêts de la dette auprès des banques, et fait chuter l'endettement de 45 à 34 millions d'euros[20]. Il annule les projets immobiliers de ses prédécesseurs, élabore un plan d'occupation des sols respectueux de l'environnement, lance une promenade le long des berges de l'Yerres[21].

Il réduit par deux le nombre de logements vacants sur la ville[22] et créé une société de logement social communal disposant d'un patrimoine de quatre cents logements.

Sa politique en faveur de l'environnement est saluée notamment par le premier prix de la troisième édition de l'International Pontos Environnmental Award, qui lui est remis à Francfort-sur-le-Main en mars 2009, pour le retraitement des eaux usées de la piscine qui servent ensuite au nettoiement des rues de la ville[23].

Pour renforcer la sécurité, il créé une brigade de police municipale à cheval afin de protéger les surfaces boisées représentant un tiers de la superficie de la commune et équipe le reste de la ville en vidéosurveillance. Aujourd'hui dans la commune, la criminalité est inférieure de près de la moitié de la moyenne des autres communes de l'Essonne[24].

Malgré la défaite de la majorité présidentielle aux élections législatives de 1997, il est élu député de l'Essonne.

En 2008, il est réélu maire d'Yerres, sa liste ayant recueilli 79,70 % des voix au premier tour, ce qui fait de lui l'un des maires les mieux élus de France[25],[26]. Il est réélu député de la 8e circonscription de l'Essonne avec 61,39 % des suffrages au second tour face à la candidate socialiste lors des élections législatives de 2012.

Parcours à l'UMP[modifier | modifier le code]

Il adhère à l'Union pour la majorité présidentielle lors de sa création formelle, et se présente à la direction avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, le , face à Alain Juppé, Rachid Kaci, Brigitte Freytag et Mourad Ghazli. Il obtient 14,91 % des suffrages des délégués.

Il se présente à nouveau à la présidence de l'UMP, le , face à Nicolas Sarkozy et Christine Boutin, obtenant cette fois 9,7 % des suffrages.

Toujours dans sa ligne du gaullisme républicain, il s'oppose au CPE, et à la privatisation de Gaz de France. Annonçant sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, en octobre 2005, il doit renoncer faute d'avoir pu rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires. Malgré son désaccord avec Nicolas Sarkozy, il appelle finalement à voter pour lui au second tour de l'élection présidentielle de 2007, choix qu'il dira avoir regretté[27]. Il siège depuis sur le banc des non-inscrits.

Campagne pour le non en 2005[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan, lors d'une interview, en 2011.

Il dénonce l'abandon des références gaullistes de l'UMP. En mai 2004, dans la perspective du futur référendum français sur la constitution européenne, il présente une motion intitulée Pour une autre Europe lors d'un conseil national de l'UMP, motion qui obtient près de 20 % des voix.

Il appelle à voter non lors du référendum du , après avoir lancé le Comité pour le non à la constitution européenne. Il est l'un des tenants de droite à faire voter non au référendum du sur le traité constitutionnel européen.

Création de Debout la République[modifier | modifier le code]

En désaccord avec Nicolas Sarkozy, il annonce son départ de l'UMP le [28] et crée le 31 mars 2007 le parti politique Debout la République. Le socle de ce parti, prônant la défense d'une certaine idée de la France, gaulliste et républicaine, est le Pacte pour la France qui résume les idées et les valeurs défendues par ce nouveau parti. Force politique nouvelle, ce parti a pour vocation de rassembler, dans un premier temps, l'ensemble des soutiens de Nicolas Dupont-Aignan à l'élection présidentielle. Dans ce sens, les mouvements « Vive la République », « Cercle Jeune France », « Initiative gaulliste », « Union gaulliste » et « Union du peuple français » s'y étaient associés avant de refuser de suivre « Debout la République » dans la majorité présidentielle[29] et de se regrouper au sein de l'Union du peuple français qui s'est transformée en confédération pour permettre ce rapprochement.

Le , Nicolas Dupont-Aignan est réélu dans la huitième circonscription de l'Essonne au premier tour des élections législatives, avec 57,38 % des suffrages exprimés, face à neuf autres candidats, dont aucun UMP.

Depuis le 9 septembre 2007, Debout la République ne se situe plus dans la majorité présidentielle[30]. En effet, en raison de désaccords avec la politique menée par le président Nicolas Sarkozy (traité simplifié, paquet fiscal, politique étrangère pro-américaine), Nicolas Dupont-Aignan a décidé de rompre les derniers liens de son mouvement avec l'UMP[31]. Il va même jusqu'à voter la motion de censure déposée par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale le 8 avril 2008[32].

Debout la République présente en juin 2009 des listes dans toute la France aux élections européennes. Le député gaulliste est lui-même troisième sur la liste DLR de la circonscription d'Île-de-France. Debout la République obtient 2,04 % en métropole (moins le grand ouest, où des problèmes d'intendance ont empêché l'acheminement de tous les bulletins de vote dans les bureaux), 1,82 % si on inclut le grand ouest.

Nicolas Dupont-Aignan est tête de liste de DLR lors de l'élection régionale de 2010 en Île-de-France celle-ci recueille 4,15 % des suffrages au soir du premier tour, devançant notamment les listes du MoDem et du NPA.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Logotype utilisé par Nicolas Dupont-Aignan dans le cadre de sa campagne.

Le , Nicolas Dupont-Aignan annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle de 2012, pendant le congrès annuel de son parti Debout la République[33], se présentant comme le candidat de la sortie de l'euro[34] monnaie unique, et pour un retour au franc mais intégré au sein d'un euro transformé en monnaie commune. Afin d'illustrer son combat contre l'euro, il tient un faux billet géant de 10 après l'avoir pointé comme la cause de la « misère », des « délocalisations », du « chômage » et de la « pauvreté »[35]. Il parvient à obtenir 708 signatures en , dépassant ainsi les 500 nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle.

Totalisant 643 907 voix au premier tour[36], soit 1,79 % des suffrages exprimés, Nicolas Dupont-Aignan termine septième de cette élection présidentielle devant Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Il arrive en tête à Yerres, dont il est maire (24,88 %)[37]. Il ne donne pas de consigne de vote en vue du second tour[38].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan lors d'un débat en mars 2017

Il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 le 15 mars 2016 sur TF1[39]. Il est alors crédité de 3 à 6 % d'intentions de vote dans les sondages[40].

Il publie en ligne une pétition pour réclamer que trois débats télévisés soient organisés avant le premier tour, le 22 avril[41]. Invité le samedi 18 mars 2017 au journal de 20 heures de TF1, il dénonce le manque de démocratie dont fait preuve la chaîne car sur les onze candidats à l'élection présidentielle, seuls cinq ont été invités au débat organisé le lundi 20 mars 2017. En geste de protestation, il décide de quitter le plateau prématurément et donne deux jours à la chaîne pour inviter tous les candidats[42]. À cette occasion, il enregistre 12 millions de vues sur Facebook et sa page enregistre une augmentation de 2431 % de mentions « j'aime » en un week-end[43].

Dès le 7 mars 2017, il obtient les 500 parrainages des grands élus français afin d'être officiellement candidat à la présidence de la République[44]. Le 8 mars 2017, il sort Mon agenda de président, 100 jours pour tout changer[45] dans lequel il présente aux Français son projet présidentiel sous la forme d'un agenda détaillé.

Lors d'une émission réalisée par France 2 à trois jours du premier tour, il révèle des SMS que lui aurait envoyé Serge Dassault, propriétaire du Figaro, l'invitant à retirer sa candidature au profit de François Fillon sans quoi il se verra censuré dans son journal[46].

Le 23 avril 2017, il arrive à la sixième place (sur onze candidats), en obtenant 1 695 000 voix, soit 4,70 % des suffrages[47]. Il échoue donc de peu à obtenir les 5 % lui permettant de se voir rembourser ses frais de campagne[48]. Il arrive notamment en tête dans sa commune de Yerres, où il réunit 28,62 % des suffrages[49].

Invité au Journal de 20 heures de France 2 du 28 avril 2017, il annonce qu'il soutient Marine Le Pen et qu'il fera « campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi »[50]. Le lendemain, lors d'une conférence de presse commune avec lui, Marine Le Pen annonce que si elle est élue elle fera de Nicolas Dupont-Aignan son Premier ministre[51]. Il rompt ainsi avec le principe du front républicain[52],[53],[54].

Des manifestations contre cette alliance entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen réunissent à Yerres entre 300 et 500 personnes[55],[56],[57]. Une partie de la classe politique se fait par ailleurs très critique sur ce ralliement, Dominique Bussereau le qualifiant de « pétainiste » et Xavier Bertrand le comparant à Pierre Laval[58],[59],[60]. Olivier Clodong, directeur de campagne de Nicolas Dupont-Aignan et son « bras droit » depuis dix ans, quitte ses responsabilités au sein de Debout la France, mais réfute l'argument que ce ralliement soit motivé par une raison financière[61]. Dominique Jamet, vice-président du parti, démissionne. Sur 100 secrétaires départementaux de DLF, cinq font connaître leur opposition au choix de Nicolas Dupont-Aignan[62].

Alors que Marine Le Pen échoue au second tour, les sondages indiquent que 30 % à 36 % de ses électeurs du premier tour ont voté pour Marine Le Pen, contre 27 % à 37 % pour Emmanuel Macron[63],[64]. À Yerres, Marine Le Pen recueille 31,5 % des voix, soit un score trois fois supérieur à celui du premier tour, contre 68,5 % pour Emmanuel Macron[63],[65].

Nicolas Dupont-Aignan est situé à l'extrême droite par Europe 1 avant le premier tour de la présidentielle[66] et par Le Monde à l'occasion des législatives de 2017[67].

Il est réélu député au second tour, le 18 juin 2017, avec 52,05 % des suffrages face au candidat La République en marche ![68]. À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission des Affaires étrangères. En raison de la nouvelle réglementation sur le cumul des mandats, il cède ses fonctions de maire et de président de communauté d'agglomération, mais reste conseiller municipal d'Yerres[69].

Après les législatives, il annonce ne vouloir faire alliance qu'« avec une partie du FN, sans les défauts et les excès du FN »[70]. Il lance une plateforme participative pour élaborer un « programme de gouvernement commun futur » de la droite, et appelle au rapprochement de LR et du FN[71],[72].

Identité politique[modifier | modifier le code]

Gaulliste et souverainiste[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan sur la tombe de Charles de Gaulle le 9 novembre 2014 (Colombey les Deux Eglises).

Nicolas Dupont-Aignan se déclare tout au long de sa vie politique résolument gaulliste, républicain et souverainiste, attaché à l'État-nation français et à la position de la France dans le monde[73]. En écho au célèbre mot « une certaine idée de la France » de Charles de Gaulle, il inscrit son positionnement politique dans l'hostilité à l'euro et aux institutions européennes actuelles (Commission européenne et BCE notamment) qu'il qualifie de « technocratiques » et contraires aux intérêts du pays[73]. S'il déclare ne pas se reconnaître dans l'habituel clivage politique français existant entre la droite et la gauche, Dupont-Aignan se fait l'ardent combattant d'une Union européenne dont il juge qu'elle « impose un modèle fédéral autoritaire, opposé aux nations, anti-démocratique, et composé d'organisations technocratiques non responsables devant le peuple »[73], tout en insistant sur sa volonté à construire « une nouvelle Europe des États et des coopérations, dans le cadre d'un traité simplifié et limité aux questions de l'organisation des pouvoirs »[73]. Son antifédéralisme européen et ses positions souverainistes (proches en substance de certains mouvements, tel celui de Philippe de Villiers, ou de Jean-Pierre Chevènement) qui l'ont poussé à s'opposer à de nombreux traités européens (Traité de Maastricht notamment) et à quitter l'UMP en 2008, se traduisent dans son discours par un farouche rejet de l'Euro, qu'il accuse être un choix politique plus qu'économique et qui, selon lui, étoufferait la compétitivité de l'économie française[74]. Il indique cependant qu'il n'est « pas favorable au Frexit, du moins immédiat », préférant essayer d'abord de « réorienter la construction européenne », et qu'il est en cela « différent de Mme Le Pen »[75].

Le discours souverainiste de Dupont-Aignan (et de son parti politique, Debout la France) est à situer en parallèle de l'héritage gaulliste qu'il revendique fermement. Se définissant avant tout comme « gaulliste social », Dupont-Aignan se veut défendre les grands principes républicains (école publique obligatoire et laïque, laïcité, sécurité, ordre, etc.) ainsi qu'un patriotisme « modéré » à tous les niveaux (économique, politique, etc.)[73]. Refusant toute « tutelle supranationale », il se réclame de l'œuvre du général de Gaulle et, par extension, du gaullisme traditionnel, en centrant son action politique, outre sur la question européenne, autour de thèmes tels que la souveraineté nationale et populaire, la place de la France dans le monde et son rayonnement ou le progrès socio-économique[73]. Si, de par ses positions conservatrices sur les plans sociétal et politique, il peut être classé à la droite de l'échiquier politique français, Dupont-Aignan se définit avant tout au travers de ses convictions patriotiques et non, selon lui, d'un classement politique à droite ou à gauche[76].

Critique du « système »[modifier | modifier le code]

Vœux de Nicolas Dupont-Aignan à la presse, le 22 janvier 2015.

Nicolas Dupont-Aignan se positionne également par ses critiques, parfois virulentes, à l'égard de ce qu'il nomme le « système », c'est-à-dire les partis politiques majoritaires : UMP et PS (et, dans une moindre mesure, UDI et EELV). Il les accuse notamment d'avoir monopolisé des décennies durant le pouvoir à la tête de l'État en n'ayant eu d'autre résultat que celui d'avoir « échoué lamentablement »[77], notamment en ayant, selon lui, encouragé à l'établissement des institutions européennes au travers de plusieurs traités (Traité de Maastricht, Traité de Lisbonne), ce qui aurait, d'après son raisonnement, porté atteinte à la souveraineté nationale française sur de nombreux points (monétaire, budgétaire, financière, etc.). Assimilant le « système » à ce qu'il nomme l'« UMPS »[77], il dénonce fréquemment le chômage, la baisse du pouvoir d'achat des Français, les mauvais résultats économiques ou encore l'insécurité croissante comme étant les résultats des politiques générales des deux grands partis (RPR/UMP et PS) qui se sont succédé au pouvoir depuis les années 1980 et qui ont continuellement, d'après lui, favorisé le renforcement politique et décisionnel de l'Union européenne au détriment de l'indépendance nationale[78]. Dupont-Aignan pense ainsi qu'il n'y a plus de véritable clivage gauche/droite, la gauche (PS) comme la droite traditionnelle (UMP) ne faisant plus actuellement, pour lui, qu'obéir aux directives de l'Union européenne[79], afin de n'appliquer, en définitive, que les mêmes politiques — qu'il juge « désastreuses » — sur le plan intérieur.

Plusieurs médias, tel Les Inrockuptibles[80], se sont interrogés sur la proximité de Dupont-Aignan et de Debout la France avec le Front national, généralement classé à l'extrême droite. Si les idées de Dupont-Aignan, notamment en matière de positionnement face à l'Union européenne, d'immigration ou de valeurs sociales (école, famille, nation, ordre, etc.), rejoignent sur plusieurs points celles du mouvement de Marine Le Pen, le président de Debout la France se défend cependant avec insistance des accusations selon lesquelles il serait à la tête d'un parti d'extrême droite. Jugeant Marine Le Pen plus modérée que son père mais « prisonnière » d'un cadre idéologique hérité de ce dernier, il refuse jusque là toute alliance avec le Front national ou le Rassemblement bleu Marine au motif que le mouvement lepéniste a gardé une tendance qu'il juge peu en accord avec sa ligne gaulliste et républicaine. Ainsi, selon lui, le Front national « reste d'extrême droite puisque son président (d'honneur) reste toujours Jean-Marie Le Pen »[79]. En outre, il juge que Marine Le Pen garde un discours facteur de divisions entre Français et, bien qu'ayant de fortes similitudes sur les questions socio-économiques avec elle, trouve son programme en la matière trop « étatiste »[80], voire à la limite du collectivisme. Surtout, Dupont-Aignan se veut renvoyer l'image d'un « patriote républicain et modéré », aux antipodes d'un quelconque extrémisme, et reproche notamment à l'« UMPS » de se servir du Front national pour se maintenir aux affaires, voyant le paysage politique français comme trompeur en ne proposant qu'une alternative possible au profit des premiers : UMPS ou FN, ce à quoi il refuse de « souscrire » (expliquant son slogan « Ni système, ni extrêmes » utilisé pour les élections européennes 2014). Cependant, il n'exclut aucun rapprochement à terme avec Marine Le Pen s'il perçoit un changement « positif » à ses yeux de la ligne du Front national, dans un sens qu'il estimerait plus modéré et moins extrémiste[79].

Stratégie politique[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan interviewé à l'Élysée

Il est assez ouvert à toutes sortes d'alliances ou de soutiens de droite à gauche. Il dit regarder le bilan lorsqu'il s'agit de sortants avant l'étiquette politique. Ainsi, il soutiendra des candidatures portées par la Ligue du Sud aux élections départementales de 2015 en Vaucluse[81] et dans les Alpes de Haute Provence[82], mais aussi des candidatures communes avec le Mouvement républicain et citoyen ou encore le Mouvement pour la France.

Il apporte son soutien avant le Front national à Robert Ménard pour sa candidature à la mairie de Béziers[83]. Il prendra par la suite ses distances en présentant des candidats face à lui aux élections départementales de 2015 dans l'Hérault[84],[85].

Il salue la victoire de SYRIZA lors des élections législatives grecques de janvier 2015 et se dit alors prêt à une alliance avec le Front de gauche « si c’est pour sauver la France et si c’est sur un programme intelligent de création de richesses »[86].

Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement réunis en aout 2015 aux universités d'été de Debout la France

Il veut aussi dialoguer avec le Front national[87] et n'exclut pas de gouverner avec lui s'il se débarrasse de son arrière-boutique « xénophobe et raciste »[88]. Il déclare en 2012 que Marine Le Pen pourrait être son Premier ministre[89]. À la suite de ces déclarations, Laurent Pinsolle annonce qu’il démissionne de son poste de porte-parole de Debout la République, tout en restant au parti[90].

Nicolas Dupont-Aignan entretient aussi de bonnes relations avec des membres de l'UMP comme Henri Guaino, Jacques Myard, Lionnel Luca, Rachida Dati, Laurent Wauquiez, à qui il tend la main afin que ces derniers le rejoignent[91]. Il joue de ses relations pour faire élire son « poulain » à la présidence du conseil départemental de l'Essonne François Durovray qui fut son directeur de cabinet au sein de la mairie d'Yerres[92],[93].

Il rêve de constituer une alliance gouvernementale souverainiste d'ouverture à des personnes telles que François Delapierre, Henri Guaino, Arnaud Montebourg, Florian Philippot, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers[94],[95].

Lors des universités d'été de Debout la France fin août 2015 à Yerres, Jean-Pierre Chevènement et Charles Beigbeder prononcent un discours[96]. À cette occasion, Chevènement insiste sur l'importance de « fédérer tous les patriotes »[97].

Le 29 avril 2017, pendant l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, il conclut un accord de gouvernement avec Marine Le Pen[98] où il parvient à faire inscrire des propositions de son programme[99].

Idées politiques[modifier | modifier le code]

Participation citoyenne[modifier | modifier le code]

De par l'héritage gaulliste qu'il revendique, Nicolas Dupont-Aignan se montre naturellement très attaché aux institutions de la Ve République, mais aussi aux pratiques et principes politiques du général de Gaulle. Ainsi, Debout la France est un fervent défenseur du référendum : il propose même de le rendre obligatoire pour les questions relevant selon lui de la souveraineté nationale, notamment concernant la ratification de « tout nouveau traité européen »[100], la ratification de « toute nouvelle modification de la constitution »[100], voire de « toute nouvelle privatisation ou cession importante d'actifs nationaux »[100]. En outre, il désire encourager le référendum d'initiative populaire en « abaissant [son] seuil à 2 millions de signatures »[100]. L'une des promesses de candidature de Dupont-Aignan à l'élection présidentielle de 2012 fut également la tenue, en cas d'accession à la présidence de la République du candidat de DLF, de cinq référendums devant porter sur la sortie de l'Euro, une réforme de la Justice en matière de politique pénale, la réforme territoriale, la réforme de l'Éducation nationale et la reprise en main du contrôle des frontières et de la régulation de l'immigration[101].

Le candidat à la présidentielle prévoit une reconnaissance du vote blanc couplée au vote obligatoire. Si le vote blanc est majoritaire, il propose que le scrutin soit reporté et que les candidats battus ne puissent pas se représenter[102]. Cependant, il refuse d'accorder le droit de vote aux étrangers.

Il souhaite introduire « une dose de proportionnelle » pour les élections législatives et réclame une loi interdisant à tout élu condamné pour des faits de corruption de se représenter à une élection. Par ailleurs, il souhaite réduire d'un tiers le nombre de parlementaires.

Euroscepticisme[modifier | modifier le code]

Il véhicule un programme avant tout basé sur une volonté de garantir la souveraineté nationale française, se positionnant très clairement au cœur de la mouvance souverainiste hostile à l'euro et aux institutions européennes[73]. Parti manifestant une franche opposition au fédéralisme européen, il fustige l'organisation supranationale de la construction européenne actuelle, qui serait selon lui « opposé[e] aux nations », « anti-démocratique » et « technocratique »[73].

Debout la France a la volonté de réformer l'Union européenne, qui aurait été, selon lui, dévoyée par rapport aux ambitions originelles. Désirant rompre avec tout fédéralisme aussi bien sur le plan économique que politique, DLF se montre en revanche partisane d'une « Europe des Nations » radicalement opposée au modèle d'actualité incarné par des institutions comme la Commission européenne ou la BCE. Ainsi, le parti milite pour « négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux États-nations leur liberté d'action »[73] et poserait les bases d'une « communauté d'États européens » confédérés, qui serait plus démocratique et plus efficace[73].

Il demande concrètement la suppression de toutes les structures supra-nationales comme la Commission européenne, la Banque centrale européenne... Il propose de les remplacer par des Agences de Coopération Européenne à la carte (avec les États qui le souhaitent) visant à mettre en œuvre des projets européens à l'image d'Airbus (par exemple dans la recherche scientifique, technologique, etc).

Il milite pour la création d'un nouveau système monétaire européen de parités fixes, élargi à des pays comme la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark et la Russie. Dupont-Aignan veut dénoncer l'ensemble des traités européens. Son objectif est de bâtir une nouvelle Europe des États dans le cadre d'un traité simplifié et limité aux questions de l'organisation des pouvoirs.

En mai 2014, pour dénoncer le manque de contrôle aux frontières, il fait passer de l'Italie vers la France une Kalachnikov dans un coffre de voiture pour réclamer un rétablissement des contrôles douanier[103].

Économie[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan en meeting à La Belleviloise, le 20 mai 2014.
Nicolas Dupont-Aignan en meeting à La Belleviloise, le 20 mai 2014.

S'il exprime une forte méfiance, voire un rejet à l'égard du néolibéralisme économique[73], dont il présente l'application totale comme « anarchique », Nicolas Dupont-Aignan porte en réalité l'essentiel de ses critiques autour de la mondialisation, dont il dénonce en particulier l'ouverture excessive des frontières nationales au profit de certains intérêts seulement et non de la nation tout entière[73]. Il pointe notamment comme cause de la misère sociale et du chômage, outre l'Euro qu'il entend « modifier », les délocalisations, la concurrence déloyale des pays à bas coûts de production et salariaux (Chine, Pologneetc.) et le recul, selon lui, du pouvoir des États face aux marchés financiers et aux multinationales (en particulier concernant le sujet de l'endettement public). Mais s'il critique le capitalisme sous sa forme la plus libérale et le libre-échange excessif qu'il veut atténuer en proposant un protectionnisme « ciblé » et « raisonné » (droits de douane, patriotisme économique), il rejette en même temps toute « fermeture » complète du pays aux échanges mondiaux ainsi que toute réponse communiste ou socialiste aux problèmes socio-économiques. Il ne se dit pas hostile à l'économie de marché tant qu'elle se trouve être « raisonnée », « modérée » et, dans une stricte mesure, « régulée ». Se définissant comme pragmatique tout comme novateur et modéré au niveau économique, il préconise des baisses de charges sur les entreprises et une dévaluation monétaire (passant par une sortie de l'euro) ainsi que la tenue de projets de long terme, notamment en matière de nouvelles technologies et de recherche scientifique[104].

Il veut placer la Banque de France sous tutelle politique et lui permettre de monétiser la dette tricolore, c'est-à-dire émettre de la monnaie pour rembourser la dette. Nicolas Dupont-Aignan veut cesser d'alourdir la dette pour les générations futures. Il propose de réformer l'État pour limiter « le gaspillage et la dispersion de l'argent public » : les effectifs de la fonction publique seront redéployés et des contrats d'objectif par ministère instaurés.

Il compte passer en revue l'ensemble des niches fiscales et sociales et supprimer celles qui sont inutiles et coûteuses. Nicolas Dupont-Aignan entend donc réduire drastiquement ces niches. Il veut introduire le prélèvement de l'impôt à la source pour lutter contre la fraude. Il souhaite créer une nouvelle tranche à 50 % pour les revenus supérieurs à 300 000 euros par an. Le souverainiste veut mettre en place un système d'imposition lié à la nationalité sur le modèle des États-Unis. Enfin, il veut exclure la résidence principale du calcul de l'ISF.

S'il concède la nécessité de réformes en matière de dépenses sociales, il se refuse à tout « moins-disant social »[104]. Il reprend l'idée gaulliste de participation des salariés au capital des entreprises, avec un objectif de 15 % d'actionnariat-salarié dans chaque entreprise française[105].

À l'occasion de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il veut réserver une large part des marchés publics aux entreprises françaises. Il propose par exemple de payer les salaires tous les 15 jours afin de réduire les découverts des Français et voudrait nommer un dirigeant de PME au poste de ministre de l'Économie[106].

Immigration[modifier | modifier le code]

Il veut « réduire de 50 % le nombre d'immigrants (hors étudiants) - regroupement familial, travail, droit d'asile » sur un quinquennat[100], dénoncer les accords de Schengen[100], renforcer la lutte contre le travail clandestin (renforcement des contrôles, durcissement des peines à l'encontre des employeurs fautifs)[100] et allonger à cinq ans la période ouvrant l'acquisition de la nationalité française par mariage pour lutter contre les mariages blancs[100].

Soutenant qu'une politique efficace en matière d'immigration doit passer autant par la régulation intérieure que par le développement des pays ou régions géographiques étant sources des flux, Nicolas Dupont-Aignan veut « relancer et intensifier l'aide au développement en faveur des pays d'émigration, notamment africains » (investissements directs, échanges universitaires, etc.)[100] ainsi que « lier [cette aide aux pays d'émigration] à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires »[100]. Le parti, s'il se montre donc ambitieux en matière d'immigration, considère toutefois l'« immigration zéro » impossible et chimérique, voire peu souhaitable, s'en tenant à une plus stricte politique d'intégration. Face à l'afflux de migrants fin 2015, il lance un référendum d'initiative populaire afin que les français se prononcent pour un rétablissement des frontières face à Schengen[107].

Durant sa campagne présidentielle de 2017, en s'appuyant sur les statistiques démographiques publiées par l'INSEE pour l'année 2016 en France et « des écrits de la Commission européenne », il reprend la théorie du grand remplacement, issue de l'extrême droite et de type conspirationniste[108],[109],[110].

Affaires internationales[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan demande la sortie de la France du commandement intégré de l'OTAN[111]. Il demande un soutien particulier à l'Afrique en défendant la protection de l'économie africaine contre la concurrence mondiale afin de lui permettre d'atteindre l'autosuffisance alimentaire et de développer une économie résidentielle en dehors de la simple exploitation de ses ressources naturelles[112]. Il demande un « Plan Marshall » pour l'Afrique[113] et propose de développer une politique de la Méditerranée[114].

Après la mort du président vénézuélien Hugo Chávez, le 5 mars 2013, il déclare « Ce soir, un lourd silence s'étend depuis le cœur du Venezuela. Une des grandes voix du monde libre s'est éteinte »[115].

Il soutient le régime syrien lors de la guerre civile syrienne et déclare que Bachar el-Assad est « le seul président légitime en Syrie »[116],[117]. Contre l'État islamique, il demande d'« arrêter de combattre Bachar el-Assad »[118].

En 2014, il soutient un vote à l'Assemblée nationale pour reconnaître un État palestinien ; il s’est aussi prononcé pour la reconnaissance unilatérale par Paris et par anticipation de l’État palestinien[119]. The Times of Israel met en cause un double discours de sa part au sujet d'Israël et du conflit israélo-palestinien : « Quand il s’exprime à Yerres devant un parterre d’électeurs Loubavitch, il proclame son amour pour Israël et son souci pour la sécurité du pays. Pourtant, il a tenu à plusieurs reprises des propos douteux, frisant l’antisémitisme, sur la question proche-orientale »[119]. Durant la guerre de Gaza de 2014, il condamne les actions « disproportionnées » d’Israël pendant l’opération militaire et appelle François Hollande à obliger Israël, avec le concours des Nations unies, à « se retirer des territoires qu’il occupe » ; il estime que « certains dirigeants israéliens et palestiniens sont co-responsables du [conflit] »[119].

Défense de la méritocratie[modifier | modifier le code]

Dépôt des 750 parrainages au Conseil constitutionnel en 2012.

Il défend des positions se voulant à la fois claires et strictes en matière d'Éducation nationale. Considérant que « c'est […] l'école de la République qui [doit permettre] à chacun de devenir un citoyen capable, par l'effort et le travail, de trouver des opportunités pour s'insérer dans la société »[100], Nicolas Dupont-Aignan valorise tout particulièrement l'école comme entité factrice d'intégration nationale. Tout en se disant véhiculer l'éloge d'une éducation citoyenne fondée sur l'école publique, universelle, obligatoire, laïque et exigeante, il pointe en même temps « trois carences majeures » dont « souffre » celle-ci[100] : des conditions de travail jugées « de plus en plus difficile[s] pour enseigner »[100], un « manque d'incitation au travail des élèves »[100] et une « vraie carence dans l'enseignement des fondamentaux »[100], conjuguée à « une mauvaise articulation entre les études secondaires et les études supérieures[100]. Voulant « reconstruire l'école »[100], il ambitionne de mener à bien cet objectif en agissant simultanément sur plusieurs points jugés prioritaires: « remotiver les enseignants »[100], « restaurer l'autorité dans l'éducation »[100], « réhabiliter l'effort et le mérite »[100] ainsi que consolider et « améliorer » les différentes filières et leurs résultats[100]. Outre renommer le ministère de l'Éducation nationale en « ministère de l'Instruction publique »[100] et réaffirmer l'apprentissage des fondamentaux comme mission première de l'école, son parti propose notamment d'encourager les heures supplémentaires au profit du soutien scolaire[100], de revenir sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans l'Éducation nationale[100], de mettre en place des « programmes de réorientation des enseignants qui souhaitent changer d'administration »[100], de restaurer le vouvoiement obligatoire dans le secondaire[100], d'élargir les pouvoirs des professeurs dans la convocation de conseils de discipline[100], de conditionner le « versement des allocations familiales à l'assiduité scolaire »[100] ou encore de restaurer la possibilité de redoubler dans toutes les classes[100]. L'une des mesures phares de Debout la France consiste en outre à vouloir « créer des établissements pour élèves difficiles, avec des conditions disciplinaires plus dures, uniformes et encadrement de type militaire », dont le but serait de « désengorger les établissements scolaires des éléments les plus perturbateurs et rééduquer ces jeunes »[100]. De plus, le mouvement de Dupont-Aignan entend consolider l'apprentissage de la langue française, développer les filières dites « en déficit d'image » en France (technologique et professionnelle notamment) ainsi que rendre le niveau d'apprentissage plus exigeant[100].

Nicolas Dupont-Aignan dans son bureau de maire

Pour l'enseignement supérieur, il estime que « la loi sur l'autonomie des universités a eu l'avantage d'ouvrir les universités aux financements privés et à la réalité du monde professionnel ». Il dénonce par ailleurs une « uniformisation de notre système sur le modèle anglo-saxon, avec un renchérissement du coût des études » et « une stagnation du niveau d'accès d'une génération aux études supérieures autour de 25 % contre 40 à 50 % » dans d'autres pays. Nicolas Dupont-Aignan propose, en conséquence, de relever l'effort budgétaire en faveur de l'enseignement supérieur à 2 % du PIB. Il espère ainsi que la France rattrapera son retard et verra le partenariat entre écoles, universités et IUT se renforcer. L'objectif affiché est de permettre « un accès plus démocratique à l'enseignement supérieur par des bourses au mérite, et la réduction des frais d'inscription ». Enfin, pour éviter les erreurs d'orientation, il propose également « une vraie sélection au mérite à l'entrée de l'université, pour les filières qui ont des problèmes de débouchés ». Le parti souhaite que l'État garantisse « la gratuité des concours pour les grandes écoles », qui « rackettent », selon lui, les étudiants qui souhaitent y entrer. En dehors de cela, il ne remet pas en cause le système des grandes écoles en lui-même. Preuve de son soutien aux grandes écoles, Nicolas Dupont-Aignan défend les classes préparatoires. Elles ont « fait leurs preuves et apportent au système pédagogique à la mode depuis 20 ans la preuve que le travail et l'effort sont les garantis d'une bonne réussite scolaire », affirme-t-il. En revanche, il remet en question le système de sélection à l'entrée en prépa, en invoquant « un objectif de justice sociale ». « Le filtrage doit se faire aux concours préparés plus qu'à l'entrée de la classe prépa car des lycéens, même de niveau moyen, peuvent trouver dans le rythme des prépas l'encadrement et l'engouement nécessaire à la réussite de leurs études. » En résumé, tout lycéen devrait avoir la possibilité d'intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles. Seule mesure en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes de son programme de 2012, « le capital-formation, une seconde chance pour les jeunes sans diplôme ». Ce capital serait destiné aux jeunes qui sortent sans formation du système scolaire, qui ont du mal à se former et qui souhaitent se réorienter. Ils pourraient en disposer tout au long de leur vie, mais le candidat ne précise pas s'il y a d'éventuelles règles à respecter pour l'utiliser. Nicolas Dupont-Aignan résume sa mesure de manière ambitieuse, en déclarant qu'il ne souhaite rien de moins qu'offrir aux jeunes « la sécurité professionnelle ». Concernant la vie étudiante, Nicolas Dupont-Aignan met l'accent sur l'amélioration des conditions de vie des étudiants. Il propose notamment de « diminuer de 50 % le coût de scolarité des écoles de commerce », et « d'imposer aux banques de délivrer des prêts à taux 0 % à destination des étudiants pour financer leurs études ». Quant aux bourses, le candidat dénonce le retard de versement des bourses délivrées par le Crous. Il propose en conséquence de « mettre en place un plan de financement validé par les associations étudiantes permettant, d'assurer le versement en temps et en heure des bourses ». Mais aussi de les étendre sur 12 mois, afin de permettre aux étudiants de payer leur loyer durant l'été en vue de conserver leur logement. Enfin, sur la question des stages, il souhaite « augmenter de 50 % le montant minimal de rémunération »[120].

Combat contre le « laxisme »[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan s'insurge contre ce qu'il considère être le « laxisme judiciaire », il déclare soutenir l'Institut pour la justice, association qui affirme œuvrer pour une justice plus protectrice vis-à-vis des victimes. Il se montre très critique face au bilan de Christiane Taubira et a régulièrement demandé sa démission[121].

Il propose dans son programme de 2012 de construire dans les casernes désaffectées 20 000 places de prison, instaurer la « perpétuité réelle », supprimer les remises de peines automatiques[122].

Face au terrorisme, il fait parler de lui notamment lorsqu'il propose de rouvrir le bagne de Cayenne pour les djihadistes français[123]. Il modifia en 2016 son idée en proposant une peine de prison sur l'archipel des Kerguelen. Il demande après les Attentats de janvier 2015 en France l'instauration de l'état d'urgence, la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux qui combattent dans les rangs ennemis, le placement en centres de détention isolés les nationaux qui reviennent du djihad, la suspension des accords de Schengen et le rétablissement des contrôles fixes aux frontières pour entraver les mouvements des djihadistes comme la circulation des armes[124].

Sujets sociétaux[modifier | modifier le code]

Il est opposé à la légalisation de la PMA, de la GPA, de l'euthanasie ou de l'adoption homoparentale. En outre, il refuse toute abolition de la notion de « filiation » dans le cadre de cette dernière. Néanmoins, il se dit favorable à une « union civile » entre personnes de même sexe et ne s'est pas élevé contre le remboursement de l'IVG[réf. nécessaire].

Internet[modifier | modifier le code]

En 2009, Nicolas Dupont-Aignan prend parti contre la loi Hadopi proposée par le ministre de la Culture Christine Albanel. Au même moment, avant les élections européennes, il publie son Petit livre mauve[125] aux éditions in Libro Veritas mais aussi en libre circulation sur Internet. Ainsi, le 11 mars 2009 il défend à l'Assemblée nationale la licence globale[126], jugeant internet comme « un formidable moyen de diffusion de la culture » qui « change la démocratie dans le bon sens »[127].

Environnement et agriculture[modifier | modifier le code]

Parmi ses propositions lors de l'élection présidentielle de 2017, Nicolas Dupont-Aignan veut interdire les OGM sans en interdire la recherche. Il souhaite aussi déposer un projet de loi reconnaissant la sensibilité des animaux dans le Code pénal et développer le haut-débit sur tout le territoire[128].

Religions[modifier | modifier le code]

The Times of Israel le juge contradictoire au sujet des religions : « champion national de la lutte contre le communautarisme » et se présentant comme « ultra-laïc », il entretiendrait des pratiques contraires à « l’esprit de la loi de 1905 sur la séparation des cultes et de l’Etat » en tant que maire de Yerres[119].

Entourage[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan et Nigel Farage à Strasbourg, le 6 décembre 2013.

Sur le plan européen, il est l'allié de l'UKIP de Nigel Farage en Grande-Bretagne, du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo en Italie et des Grecs indépendants du ministre de la Défense Pános Kamménos en Grèce[129]. En mai 2013, son parti tient un meeting sur l'Europe regroupant des personnalités eurosceptiques (Nigel Farage, Timo Soini, Slavi Binev) issus : de l'UKIP, des Vrais Finlandais, de l'Union nationale Attaque[130].

Nicolas Dupont Aignan accompagné de Philippe Olivier (ex-FN) et Eugène-Henri Moré (ex-PCF).

Parmi les économistes, il s'entoure d'experts dans l'élaboration de son programme et de ses « plans alternatifs » comme Jacques Sapir, Jacques Nikonoff, Gérard Lafay, Jean-Jacques Rosa, Jean-Pierre Gérard et Jean-Pierre Vesperini[131],[132].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • Maire :
    • [133] -  : maire d'Yerres (Essonne), la liste RPR l'ayant emporté dès le premier tour, avec 51,85 % des suffrages ;
    • -  : maire d'Yerres (sa liste l'emporte au premier tour, avec 76,15 % des voix exprimées) ;
    • -  : maire d'Yerres (sa liste l'emporte au premier tour, avec 79,70 % des voix exprimées) ;
    • [134],[135] - [136] : maire d'Yerres (sa liste l'emporte au premier tour, avec 77,14 % des voix exprimées).

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Il devient en 1997 l'un des plus jeunes députés de l'Assemblée nationale ; à la suite de la dissolution de l'Assemblée par Jacques Chirac, il est le seul à faire basculer une circonscription de gauche à droite. Il est ensuite réélu au premier tour en 2002 et en 2007 dans cette circonscription.

À l'Assemblée nationale, il défend une ligne gaulliste sur les bancs du RPR puis de l'UMP.

Depuis 2007, date de sa rupture avec l'UMP, il siège sur les bancs des députés non-inscrits.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Séance de dédicaces au Salon du livre le 17 mars 2012.

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Europe & Orient, no 2 : Chaos, de Jean-Varoujan Sirapian, Roger Akl, collectif, éditions Sigest (2006) (ISBN 2-951218-76-1)
  • L'Afrique du Sud, en territoire xhosa, de Guillaume Chassang, Paris, Éditions La Société des Écrivains, (2007), (ISBN 978-2-7480-3642-8)

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman de politique-fiction de Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente (2016), où cette dernière gagne l'élection présidentielle de 2017, il devient ministre de la Défense[143].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le parti Debout la République est renommé Debout la France le .
  2. Lui-même, chef du courant au sein de l'UMP.
  3. Lieutenant André-Georges Aignan, ingénieur, né à Châlons-en-Champagne en 1888 et décédé à Neuilly-sur-Seine en 1974 (registre matricule de l'arrondissement de Fontainebleau (Seine-et-Marne), classe 1908, no 980).
  4. La communauté d'agglomération du Val d'Yerres fusionne avec la communauté d'agglomération Sénart Val de Seine pour former, le , la communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Comment Nicolas Dupont est devenu Nicolas Dupont-Aignan », sur LCI, (consulté le 26 mai 2015)
  2. Nicolas Dupont-Aignan avait un camarade de classe homonyme, et il fut décidé, pour les distinguer, d'adjoindre au nom des deux garçons celui de leur mère, selon Dupont-Aignan dans la matinale du 13 octobre 2016 sur Europe1
  3. « Nicolas Dupont-Aignan », sur Huffington Post (consulté le 26 mai 2015)
  4. « Nicolas Dupont-Aignan en deuil », sur Orange Actualités (consulté le 29 avril 2017).
  5. Le Point, magazine, « Nicolas Dupont-Aignan en deuil », sur Le Point (consulté le 3 mai 2017)
  6. Maëlle Brun, « [Interview] Nicolas Dupont-Aignan : "Le harcèlement des femmes est mon cheval de bataille parce que j'ai deux filles" », closermag.fr, 26 novembre 2015.
  7. « Nicolas Dupont-Aignan », sur sciences-po.asso.fr.
  8. a, b et c http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-02-14/nicolas-dupont-aignan/917/0/113466
  9. « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt », Huffington Post, le 10 avril 2013.
  10. Les Décodeurs, « La déclaration de patrimoine de Nicolas Dupont-Aignan », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  11. Service politique, « Nicolas Dupont-Aignan, le candidat souverainiste, propose une Europe alternative », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  12. Le CV de Nicolas Dupont-Aignan Le JDD, 16 février 2012
  13. Franck Johannès, « Yerres, combats sous-marins pour une mairie. La droite part divisée mais le RPR a des chances sérieuses d'inquiéter le maire PS », sur liberation.fr, .
  14. a et b Victor Dhollande-Monnier, « Les incohérences de Nicolas Dupont-Aignan sur son passé socialiste », sur lelab.europe1.fr, .
  15. a et b Christelle Bertrand, « Secrets de candidats : l'europhilie inavouable de Nicolas Dupont-Aignan », sur leparisien.fr, (consulté le 21 avril 2017).
  16. « Debout la République », sur lepoint.fr, (consulté le 28 mars 2012)
  17. (en) « Past Classes », sur French American Foundation,
  18. du Monde du 03/03/2008 sur la gestion de la ville de Yerres
  19. Le magazine, « Municipales: à Yerres, la pression fiscale ne nuit pas à Dupont-Aignan #91330 », sur lepoint.fr (consulté le 25 mai 2015)
  20. Sonia Gravel (intérim)-EVRY CORRESPONDANCE, « Comment Yerres a redressé des finances en perdition », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  21. « A Yerres, la revanche de Dupont-Aignan », sur lexpress.fr (consulté le 25 mai 2015)
  22. « Insee - Chiffres clés : Commune d'Yerres (91691) », sur insee.fr (consulté le 25 mai 2015)
  23. Grand prix de l'environnement, sur environnement-villes.com de 2009, consulté le 29 avril 2017
  24. « Chiffres délinquance Yerres (91330) », sur linternaute.com (consulté le 22 avril 2017)
  25. Le maire qui voulait devenir président , leparisien.fr, publié le 7 avril 2012.
  26. Nicolas Dupont-Aignan : le dernier des opposants ? , marianne.net, publié le 23 avril 2008.
  27. Référendum : « pathétique » (Dupont-Aignan) Le Figaro, le 10 février 2012.
  28. Nicolas Dupont-Aignan quitte l'UMP, sur LeMonde.fr
  29. Dupont-Aignan, rallié à la majorité présidentielle, déçoit certains mouvements gaullistes, sur Revue-républicaine.fr
  30. Le discours de clôture de NDA aux universités de rentrée de DLR - Debout la République
  31. Dupont-Aignan veut rassembler les gaullistes, les républicains, sur 20Minutes.fr
  32. Motion de censure du 8 avril 2008
  33. « Dupont-Aignan candidat en 2012 », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 21 novembre 2010.
  34. Dailymotion.com
  35. Dupont-Aignan candidat en 2012 pour la «souveraineté» de la France, sur liberation.fr du 21 novembre 2010, consulté le 29 avril 2017
  36. Décision Déclaration premier tour présidentielle 2012 du 25 avril 2012, consulté le 26/04/12
  37. Essonne : François Hollande et Nicolas Dupont-Aignan en vedette, sur Lemonde.fr, du 23 avril 20152, consulté le 29 avril 2017
  38. Dupont-Aignan : « pas de consigne de vote », sur europe1.fr, du 3 mai 2012
  39. Nicolas Dupont-Aignan candidat à la présidentielle en 2017, sur lefigaro.fr du 16 mars 2016, consulté le 29 avril 2017.
  40. Dupont-Aignan, l'étoile du perché, Libération.fr.
  41. Olivier Faye, « La voie étroite de Nicolas Dupont-Aignan », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  42. « VIDÉO - Nicolas Dupont-Aignan claque la porte du JT de TF1 », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  43. BFMTV, « 12 millions de vues pour la vidéo de Dupont-Aignan quittant le plateau de TF1 », sur BFMTV (consulté le 20 mars 2017)
  44. « Dupont-Aignan dépasse largement les 500 parrainages », sur www.elections-presidentielles.com
  45. Nicolas Dupont-Aignan, Mon agenda de président, 100 jours pour tout changer, Flammarion,
  46. « Nicolas Dupont-Aignan dévoile des SMS de pression de Serge Dassault, propriétaire du Figaro », Marianne,‎ (lire en ligne)
  47. résultats au 1er tour, sur elections.interieur.gouv.fr, consulté le 29 avril 2017
  48. Présidentielle : et Nicolas Dupont-Aignan échoua aux portes du remboursement de ses frais de campagne, sur europe1.fr du 24 avril 2017, consulté le 29 avril 2017
  49. « Yerres (91330) : résultats élection présidentielle 2017 », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  50. « EN DIRECT. "Je soutiendrai Marine Le Pen" annonce Nicolas Dupont-Aignan », sur lepoint.fr, (consulté le 28 avril 2017)
  51. Nicolas Dupont-Aignan nommé Premier ministre en cas de victoire du FN, La Libre Belgique, 29 avril 2017
  52. Romain Herreros, « La mort du "front républicain" résumée en une infographie », sur Le Huffington Post.fr, (consulté le 29 avril 2017).
  53. Paul Cholet, « Après la défaite de Le Pen, l'avenir en pointillés de Dupont-Aignan », sur L'Express.fr, (consulté le 9 mai 2017).
  54. Robert Navarro, « A la Une: Dupont-Aignan - Le Pen, le glas du front républicain », sur rfi.fr, (consulté le 9 mai 2017).
  55. Romain Herreros et Paul Guyonnet, « Manifestation à Yerres, ville de Nicolas Dupont-Aignan, après son soutien à Marine Le Pen », Huffington Post,
  56. « "Dupont démission", "Dupont la haine" : les habitants de Yerres manifestent contre l'alliance de leur maire avec Marine Le Pen », Orange avec AFP,
  57. Florian Loisy, « La mobilisation à Yerres, ville de Nicolas Dupont-Aignan, contre son ralliement à Marine Le Pen », Le Parisien,
  58. « L’« immense honte » du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen », lemonde.fr, 29 avril 2017.
  59. « VIDEO. Xavier Bertrand compare Nicolas Dupont-Aignan à Pierre Laval après son ralliement à Marine Le Pen », francetvinfo.fr, 30 avril 2017.
  60. « L'immense honte du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen », sur lemonde.fr, .
  61. « "Le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen n'est pas une histoire d'argent" », Challenges,‎ (lire en ligne)
  62. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/apres-la-defaite-de-le-pen-l-avenir-en-pointilles-de-dupont-aignan_1905473.html
  63. a et b Liv Audigane, « Nicolas Dupont-Aignan, l’autre perdant de la soirée électorale », sur bfmtv.com, (consulté le 9 mai 2017).
  64. https://www.publicsenat.fr/article/politique/reports-des-voix-age-revenus-la-sociologie-du-vote-au-second-tour-60214
  65. http://elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2017/011/091/091691.html
  66. Antonin André, « Nicolas Dupont-Aignan, de la droite décomplexée à l’extrême-droite », sur europe1.fr, (consulté le 12 juin 2017).
  67. Maxime Vaudano, « Législatives 2017 : les vingt circonscriptions où le Front national peut encore gagner », sur lemonde.fr, (consulté le 12 juin 2017).
  68. http://elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2017/091/09108.html
  69. http://www.leparisien.fr/yerres-91330/yerres-olivier-clodong-succede-a-nicolas-dupont-aignan-dans-le-fauteuil-de-maire-23-07-2017-7152054.php
  70. Marc de Boni, « Entre Nicolas Dupont-Aignan et le FN, les relations se dégradent », sur lefigaro.fr, (consulté le 22 août 2017).
  71. « La rentrée offensive de Nicolas Dupont-Aignan », sur lepoint.fr, (consulté le 18 octobre 2017).
  72. « FN et LR doivent se rapprocher selon Dupont Aignan, qui lance une plateforme participative », sur publicsenat.fr, (consulté le 18 octobre 2017).
  73. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l [1].
  74. [2].
  75. « Dupont-Aignan pas favorable au Frexit », sur lefigaro.fr, (consulté le 26 octobre 2016).
  76. [3].
  77. a et b [4].
  78. [5].
  79. a, b et c [6].
  80. a et b [7].
  81. Dupont Aignan en Avignon en soutien aux candidats Debout la France
  82. de Haute-Provence : la Ligue du Sud et Debout la France font alliance pour les départementales
  83. Aignan "Ménard c'est Jeanne d'Arc"
  84. la France remercie Luc Zenon
  85. Beziers, une seule liste Debout la France
  86. Rémi Clément, « Nicolas Dupont-Aignan prêt à s’allier avec le front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon "si c’est pour sauver la France" », sur Le Lab, (consulté le 29 avril 2017).
  87. Dupont-Aignan veut dialoguer avec le Front National
  88. Dupont Aignan l'union des patriotes se fera lorsque le FN aura vraiment changé
  89. pourrait choisir Le Pen comme Premier Ministre
  90. Quentin Laurent, « Dupont-Aignan : l'étrange main tendue au FN », sur liberation.fr, (consulté le 29 avril 2017).
  91. Aignan propose un partenariat à Wauquiez, Guaino et Dati pour les européennes
  92. Matthieu Goar, « François Durovray, celui qui a fait tomber Georges Tron en Essonne », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  93. « Biographie de François Durovray », sur jaimemontgeron.fr (consulté le 18 mai 2015)
  94. main tendue de Dupont Aignan au Front National
  95. Aignan veut un gouvernement qui aille de Montebourg au FN
  96. lefigaro.fr, « Chevènement et Dupont-Aignan réunis à Yerres pour fédérer tous les «patriotes» », sur lefigaro.fr (consulté le 1er septembre 2015)
  97. « Le rapprochement Chevènement - Dupont-Aignan annonce-t-il un front des souverainistes? », sur Le Huffington Post (consulté le 1er septembre 2015)
  98. « Dupont-Aignan : son soutien à Marine Le Pen divise », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  99. « Euro, éthique, handicap... Ce qu'il faut retenir de l'accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  100. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae [8].
  101. [9]
  102. « La reconnaissance du vote blanc - propositions des candidats à l'élection présidentielle 2017 », sur Le Monde.fr (consulté le 5 avril 2017)
  103. « Dupont-Aignan passe la frontière franco-italienne avec une kalachnikov », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  104. a et b [10].
  105. « La souveraineté au cœur du programme de Dupont-Aignan », sur europe1.fr (consulté le 31 mai 2016)
  106. Laurent Maurel, « Nicolas Dupont-Aignan : "Mon ministre de l'économie sera un dirigeant de PME ou TPE" », Boutique2Mode,‎ (lire en ligne)
  107. « Retour des frontières : Dupont-Aignan veut un référendum d'initiative populaire », sur Le Figaro (consulté le 10 octobre 2015)
  108. http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/17/35003-20170117ARTFIG00319-nicolas-dupont-aignan-reprend-a-son-compte-le-grand-remplacement.php
  109. Pauline Moullot et Vincent Coquaz, « Dupont-Aignan rejoint la vague du «grand remplacement» », sur liberation.fr, (consulté le 29 avril 2017).
  110. « Immigration : "Il y a l'amorce d'un remplacement", selon Nicolas Dupont-Aignan », sur Europe 1.fr, (consulté le 29 avril 2017).
  111. Service politique, « Asselineau, Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon… quatre nuances de souverainisme », sur lemonde.fr, (consulté le 14 mars 2017).
  112. Programme Debout la France "Pour une France Libre au service de l'intérêt général"
  113. « Nicolas Dupont-Aignan 2017 - Grand partenariat entre la France et l'Afrique », sur Nicolas Dupont-Aignan 2017 (consulté le 17 avril 2017)
  114. « Nicolas Dupont-Aignan 2017 - Affaires étrangères », sur Nicolas Dupont-Aignan 2017 (consulté le 17 avril 2017)
  115. « Mélenchon :après la mort de Chavez : "Ce qu'il est ne meurt jamais" », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  116. Lénaïg Bredoux, Ces candidats à l'Élysée qui défendent le régime syrien, Mediapart, 6 avril 2017.
  117. Théophile Simon, Syrie : les contorsions des candidats sur Bachar al-Assad, L'Obs, 7 avril 2017.
  118. lefigaro.fr, « Dupont-Aignan: «arrêter de combattre Assad» », sur lefigaro.fr (consulté le 1er septembre 2015)
  119. a, b, c et d Olivier Chalautre, « Dupont-Aignan, Israël et les Juifs : l’ambiguïté permanente », sur The Times of Israel.com, (consulté le 19 juillet 2017).
  120. « Nicolas Dupont-Aignan : « démocratiser l'accès à l'enseignement supérieur », sur e-orientations.com (consulté le 31 mai 2015)
  121. Dupont-Aignan demande la démission de Taubira: "rendez-vous pour nos résultats"
  122. Aignan fait l'éloge de la prison contre le laxisme de Taubira
  123. Dupont-Aignan propose de rouvrir Cayenne pour les djihadistes français
  124. Aignan : « Il faut suspendre immédiatement l'espace Schengen »
  125. « Nicolas Dupont-Aignan publie son nouveau livre sous licence libre » sur Numerama
  126. Intervention à l'Assemblée nationale
  127. Numerama.com
  128. Rédaction, « Nicolas Dupont-Aignan : son programme dans le détail - leJDD.fr », LeJDD.fr,‎ (lire en ligne)
  129. « Qui est Panos Kammenos, l'allié de droite de Syriza ? », sur francetvinfo.fr (consulté le 10 août 2015)
  130. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections-europeennes-dupont-aignan-reve-du-modele-ukip_1251767.html
  131. Des économistes de tous bords pour un plan B
  132. [11]
  133. Sonia Gravel, « Comment la Ville de Yerres a redressé des finances en perdition », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  134. Laurent Degradi, « Municipales à Yerres : Dupont-Aignan vise la passe de quatre : L'ancien candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan (DLR), espère un nouveau plébiscite dans son fief où il avait récolté près de 80 % au premier tour en 2008. Mais pour la première fois, il aura trois listes face à lui », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne)
  135. L.D., « Municipales : Yerres, Dupont-Aignan et « le contrat de confiance », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne)
  136. Elie Julien et Nolwenn Cosson, « Yerres-Etampes : réélus députés, ils laissent les clés de leurs mairies à contrecœur : Yerres, le 18 juin. Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a attendu le mois réglementaire pour laisser son fauteuil de maire. Un conseil municipal extraordinaire est organisé dimanche », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).
  137. « Compte-rendu sommaire du conseil communautaire du 8 avril 2014 » [PDF], Comptes rendus du Conseil Communautaire, sur http://www.levaldyerres.fr (consulté le 19 mai 2015).
  138. L.D., « Essonne : Nicolas Dupont-Aignan prend la tête de la nouvelle agglomération », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).
  139. E.J., « Le Val d’Yerres - Val de Seine choisit son nouveau président mercredi soir », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne) « Après la démission de Nicolas Dupont-Aignan de la présidence de la collectivité, en raison de la loi sur le non-cumul des mandats, les 70 élus de la VYVS sont appelés à élire un nouveau président, ce mercredi soir, à Draveil ».
  140. Résultats des élections législatives 2002 pour la 8e circonscription de l'Essonne : site du ministère de l'Intérieur
  141. Résultats des élections législatives 2007 pour la 8e circonscription de l'Essonne : site du ministère de l’Intérieur
  142. Résultats des élections législatives 2012 pour la 8e circonscription de l'Essonne : site du ministère de l'Intérieur
  143. Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente, Robert Laffont, 2016, pages 66-70.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :