Mâcon

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Mâcon
Mâcon, le pont Saint-Laurent franchissant la Saône.
Mâcon, le pont Saint-Laurent franchissant la Saône.
Blason de Mâcon
Blason
Mâcon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Mâcon (chef-lieu)
Canton Mâcon-1
Mâcon-2
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Patrick Courtois
2014-2020
Code postal 71000
Code commune 71270
Démographie
Gentilé Mâconnais, Mâconnaise
Population
municipale
33 456 hab. (2014en diminution de -1.99 % par rapport à 2009)
Densité 1 239 hab./km2
Population
aire urbaine
100 768 hab. (2013[1])
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 22″ nord, 4° 49′ 53″ est
Altitude Min. 167 m – Max. 347 m
Superficie 27 km2
Localisation

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Liens
Site web macon.fr

Mâcon est une commune française, capitale du Mâconnais, préfecture du département de Saône-et-Loire, dans la région Bourgogne-Franche-Comté.

Au dernier recensement de 2014, la commune comptait 33 456 habitants tandis que son aire urbaine, qui s'étend sur trois départements, rassemble 100 172 habitants.

Il s'agit de la 7e plus grande ville de Bourgogne-Franche-Comté derrière la capitale et chef-lieu régional Dijon, Besançon, Belfort, Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre et devant la ville de Sens. La population de son aire urbaine est celle qui croît le plus vite de la nouvelle région (+ 8,8 % entre 1999 et 2012).

Les habitants de la cité Lamartine sont appelés les Mâconnais et les Mâconnaises.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Mâcon et la vallée de la Saône depuis le chemin d'accès à la roche de Solutré.

La ville s'étend sur la rive occidentale de la Saône, entre la Bresse à l'est et les monts du Beaujolais au sud. Mâcon est la ville la plus méridionale de la région Bourgogne-Franche-Comté, ce qui lui donne avec ses toits de tuiles romanes et ses façades colorées un petit air de ville du sud.

Entourée par les vendanges du Mâconnais, la plaine dans laquelle se trouve Mâcon est coincée entre le massif du Jura et le Massif central, ce dernier étant proche de la commune (Pierreclos, Serrières et Cenves forment la frontière nord-est du massif).

Elle est située à 35 kilomètres à l'ouest de Bourg-en-Bresse (préfecture du département de l'Ain dont la commune est limitrophe), à 60 kilomètres au sud de Chalon-sur-Saône (sous-préfecture de la Saône-et-Loire), à 65 kilomètres au nord de Lyon, à 400 kilomètres au sud de Paris, à 150 kilomètres à l'ouest de Genève.

Le territoire de Mâcon est formé de deux parties depuis 1972, la partie nord constitue les communes associées de Saint-Jean-le-Priche et de Sennecé-lès-Mâcon et la partie sud est formée par la partie historique de la ville et par la commune associée de Loché. La superficie de la commune est 2 699 hectares dont 580 hectares d’espaces verts[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Partie nord de la commune (communes-associées de Sennecé-lès-Mâcon et Saint-Jean-le-Priche)
Rose des vents Laizé Charbonnières Saint-Martin-Belle-Roche Rose des vents
Hurigny N Vésines (Ain)
O    Mâcon    E
S
Sancé
Ville et commune-associée de Loché
Rose des vents Hurigny Sancé Feillens (Ain) Rose des vents
Charnay-lès-Mâcon N Saint-Laurent-sur-Saône (Ain),
Replonges (Ain)
O    Mâcon    E
S
Fuissé,
Vinzelles
Varennes-lès-Mâcon Grièges (Ain)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours et plans d'eau[modifier | modifier le code]

La Saône borde la ville et marque la frontière avec le département de l'Ain. La ville s'est développée sur la rive droite de la rivière, qui reste encore aujourd'hui un élément structurant la cité.

D'autres cours d'eau sillonnent la commune comme l'Abyme qui traverse l'ancienne commune de Flacé ou bien la Petite Grosne qui sépare Loché du reste de Mâcon. Dans la commune associée de Sennecé-lès-Mâcon, on trouve le ruisseau Bonnetin. Les trois cours d'eau se jettent à Mâcon dans la Saône.

Concernant les plans d'eau, il en existe quelques-uns dont deux qui forment les deux ports de la ville. De plus, trois étangs dédiés aux loisirs ont été construits en 2014 au sud de la ville autour de la RCEA[3]. Ces trois plans sont les étangs du Cèdre, de Beaulieu et des Noyerats.

Crues de la Saône[modifier | modifier le code]

Hauteur des eaux durant les crues les plus importantes de la Saône.

Les inondations de la Saône sont fréquentes. En conséquence, les prairies inondables du val de Saône, situées sur l'autre rive, se trouvent régulièrement sous les eaux. Quelquefois, lorsque les crues sont plus importantes, les rues de Mâcon se trouvent elles aussi sous les eaux. Ce fut notamment le cas en 1840, année à laquelle les eaux ont atteint le plus haut niveau connu, en 1955 ou en 2001. Entre 580 et 2001, on dénombre 34 crues importantes[4]. Pour limiter les dégâts générés par les crues, les bords de Saône ont fait l'objet de lourds aménagements depuis les années 1950.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique tempéré à tendance continentale : les précipitations sont régulières tout au long de l'année avec une hausse de celles-ci durant le printemps et l'automne, durant l’été les précipitations sont peu fréquentes mais sous formes d’orage parfois violents engendrant d’importants cumuls de pluie. Le climat mâconnais est caractérisé par des hivers froids et humides principalement dus aux bancs de brouillards et au froid continental, et des étés chauds et secs liés à l’influence méridionale (vent du midi). Le Mâconnais se situe juste en dessous de la zone dite de « rupture climatique » entre le nord, l’ouest et le sud. Les monts du Sud Mâconnais sont marqués par cette croisée des climats (océanique, continental et méditerranéen) et bénéficient d’une faune et flore remarquable (plantes méditerranéennes et insectes résistant à une latitude élevée).

Pour la ville de Mâcon, les valeurs climatiques de 1981 à 2010 sont les suivantes :

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[5]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication de Mâcon :
  •       Autoroutes
  •       RCEA (N79)
  •       Routes principales (D 906, D 1079)
  •       Routes secondaires
  •       Routes tertiaires
  •       Voies ferroviaires
  •       Voies fluviales

Mâcon est reliée aux grandes agglomérations voisines par différentes voies de communication. La plaine de Saône étant un lieu d'échanges national et même européen privilégié, la ville de Mâcon dispose d'un maillage exceptionnel, elle est desservie par la plupart des axes nord-sud (Paris-Lyon-Marseille) et est au centre des échanges est-ouest (Bordeaux-Nantes-Genève).

Routes[modifier | modifier le code]

Carrefour de l'Europe, rond-point traversé par la route D906.

Trois autoroutes encerclent Mâcon dont la plus importante est l'autoroute A6. Reliant les villes de Paris et Lyon, l'axe de communication permet aussi de se diriger vers Chalon-sur-Saône, Beaune et Dijon par le nord mais aussi Belleville et Villefranche-sur-Saône par le sud. Même si la voie s'arrête officiellement Lyon, elle est prolongée jusqu'à Marseille en prenant le nom d'autoroute A7.

À hauteur de Sennecé, la route est rejointe par l'autoroute A40 qui vient de Genève. Gratuite dans entre les gares de péage de Mâcon-Nord et de Feillens, la voie est principalement empruntée lors de la saison hivernale du fait qu'elle permet de se diriger vers les stations de ski.

Dans le but de relier les deux voies précédemment citées, l'autoroute A406 définit le contournement sud de Mâcon. Inaugurée en 2011, elle termine dans la commune, continue vers l'ouest par l'intermédiaire de la route nationale 79 (RCEA) et permet de gagner environ 15 minutes pour ceux qui désirent relier le sud du Mâconnais à la Bresse.

La route nationale 6 aujourd'hui déclassée en route départementale porte le nom de D 906. Elle traverse Mâcon du nord au sud en emprunte les quais de Saône, c'est le long de cet axe que les principales zones économiques et commerciales se sont installées au fil des années.

À proximité des quais, un pont faisant la renommée de la ville, le pont Saint-Laurent, permet aux véhicules de traverser la Saône pour se diriger dans l'Ain et sa capitale Bourg-en-Bresse. Pour cela, il suffit de circuler sur la route D 1079. Cet axe de communication faisait partie de la route nationale 79 avant son déclassement en route départementale en 2006. Le pont François-Mitterrand est le deuxième ouvrage d'art reliant Mâcon à la rive gauche de la Saône. Il permet de contourner le centre de Saint-Laurent-sur-Saône et de réduire la circulation sur le pont Saint-Laurent.

Enfin, la Route Centre-Europe Atlantique, plus connue sous le sigle RCEA, permet une circulation directe d'Annemasse à Nantes ou Bordeaux, elle emprunte à Mâcon par l'intermédiaire de la route nationale 79.

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Les cyclistes bénéficient d'un réseau étoffé dans la ville puisqu'il existe 30 kilomètres d'itinéraires cyclables en plus des 3,6 kilomètres de voies dans les zones de rencontre[6]. Parmi ces voies cyclables, Mâcon est au carrefour de la voie bleue qui la relie à la ville de Tournus et de la voie verte de Bourgogne du sud qui la relie à Chalon-sur-Saône. Afin de relier ces deux voies, une liaison a été réalisée et passe par les quais de Saône.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Ligne PLM en direction de Dijon.

Trois différentes lignes se rencontrent à Mâcon à différents endroits. La plus ancienne et la ligne PLM reliant la capitale à Lyon et Marseille, elle sépare la ville en deux, séparant notamment le centre-ville des quartiers des Neuf-Clés et de Bioux. Suite à la construction d'une autre ligne durant les années 1980 reliant ces grandes lignes, cette voie est principalement utilisée par les TER Bourgogne et Rhône-Alpes qui assurent respectivement les liaisons vers Dijon et Lyon.

La ligne édifiée durant les années 1980 est la LGV Sud-Est qui traverse seulement Loché et sa gare ferroviaire, elle rejoint les mêmes villes que la ligne PLM mais traverse le bocage bressan avant de rejoindre Lyon. Elle permet une liaison directe vers Paris en environ 1 h 35, contre 3 h 30 auparavant avec l'ancienne ligne.

La ligne de Mâcon à Ambérieu est une autre voie qui traverse la Saône, elle a été mise en service en 1856, peu après la fin de mise en service de la ligne PLM. Elle assure des communes bressanes de l'Ain dont Bourg-en-Bresse et Ambérieu-en-Bugey grâce au réseau TER Rhône-Alpes.

L'arrêt Place de la Barre avec un train à l'approche.

Auparavant, au début du XXe siècle, il existait une ligne longue de 35 km gérée par la compagnie des chemins de fer d'intérêt local de Saône-et-Loire relaint la gare PLM et celle de Fleurville. Inaugurée en 1900 mais fermée en 1935[7], la voie ferroviaire passait par les villages viticoles du Mâconnais dont Igé, Azé et Lugny. Il existait cinq arrêts sur le territoire communal actuel, tous les trains partaient de la gare historique, puis s'arrêtaient sur la Place de la Barre et à Chailly-Guéret. Ensuite, deux arrêts se situaient à Flacé dont un facultatif. En 1923, l'arrêt de la Place de la Barre n'existe plus suite à des travaux d'embellissement effectués dès 1921 qui a vu la statue des Porteurs de Bennes remplacer l'ancien bâtiment indiquant la halte[8].

De l'autre côté de la Saône, à Saint-Laurent, un réseau ferroviaire analogue à celui de la Saône-et-Loire existait et concernait le département de l'Ain. Il s'agissait des Tramways de l'Ain et un projet abandonné en 1902 avait pour but de relier les deux réseaux à Mâcon en passant par le pont Saint-Laurent[9].

Gares ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare de Mâcon-Ville.

Deux gares se répartissent les voyageurs à Mâcon. Celle de Mâcon-Ville, l'infrastructure historique, a été inaugurée en 1854 et fait partie des axes Dijon-Lyon et Dijon-Marseille). Située au centre-ville, elle est desservie par la ligne PLM et celle de Mâcon à Ambérieu. Durant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment principal est détruit puis un autre a été reconstruit par la suite, ce qui explique l'architecture moderne de la gare en comparaison des gares de centre-ville qu'on peut trouver notamment à Bourg-en-Bresse ou Chalon-sur-Saône.

Dans la commune associée de Loché, la gare de Mâcon-Loché-TGV permet aux Mâconnais de rejoindre la LGV Sud-Est. À l'origine, cette infrastructure ne devait pas exister du fait que la SNCF voulait assurer une liaison directe entre Lyon et Paris mais les collectivités locales se sont mobilisées pour l'installation de la gare afin de développer l'économie locale. C'est alors que le que la gare ainsi que celle du Creusot-TGV furent inaugurées.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Bateau faisant escale au quai des Marans.

La Saône qui permet via le Rhône un accès à la mer Méditerranée est un axe fluvial important pour Mâcon puisqu'elle possède au nord un port de plaisance avec 420 anneaux. De plus, le quai des Marans, 1er port de Mâcon[10], accueille aujourd'hui près de 70 000 touristes qui font escale le long des quais de Saône par l'intermédiaire de bateaux-hôtels[11].

Ce quai servait de port jusqu'au début du XXe siècle, époque à laquelle une gare d'eau est construite à l'extrémité sud du quai, le long de l'actuelle rue du Port. Cependant, durant les années 1960-1970, la zone portuaire grande de 28 hectares[12], concentre principalement son activité autour de l’agroalimentaire, des produits manufacturés, des conteneurs et du vrac.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Mâconnais.

Mâcon est desservie par le réseau de transports urbains Tréma, dont l'autorité organisatrice est le SITUM (Syndicat intercommunal des transports urbains du Mâconnais - Val de Saône). Le SITUM est constitué actuellement de trois membres : la CAMVAL (26 communes) et les communes de Chaintré et Crêches-sur-Saône. Le PTU du SITUM s'étend donc sur 28 communes au total.

Le au soir, Mâcon Bus a cessé d'exploiter le réseau. En effet, le contrat de délégation de service public entre le SITUM et la société Mâcon Bus (filiale de Transdev), exploitant le réseau depuis 1987, n'a pas été renouvelé lors du dernier appel d'offres et depuis le , c'est la société CarPostal Mâcon (filiale de CarPostal France) qui assure les transports urbains sur le réseau, renommé Tréma. Le , Transdev reprend la gestion et l'exploitation du réseau[13].

Bus du réseau Tréma.

Le réseau Tréma, restructuré le 31 août 2009, propose l'offre suivante :

  • des lignes régulières urbaines (A à G) desservant Mâcon, Crêches-sur-Saône, Sancé, Saint-Laurent-sur-Saône, le centre de Charnay-lès-Mâcon et la gare de Mâcon-Loché-TGV ;
  • un service de transport à la demande TrémA'Fil pour desservir les autres communes du périmètre du SITUM, densifier l'offre sur les lignes régulières les moins fréquentées (F et G) et offrir une desserte d'arrêt urbain à arrêt urbain le matin avant le début des services sur les lignes régulières et le soir après la fin des services.
  • Des lignes scolaires baptisées TrémA'Scol.

Transports interurbains départementaux[modifier | modifier le code]

Mâcon est desservie par le réseau Buscéphale du conseil général de Saône-et-Loire. Deux lignes débutent dans la cité et vont en direction de Chalon-sur-Saône. La ligne 7 passe par Cluny et dessert les deux gare de la commune[14] alors que la ligne 14 passe par Tournus après avoir desservi les arrêts Gare SNCF, Place de la Barre et Théâtre[15].

En outre, la gare du centre ville est reliée au réseau TER de la région Rhône-Alpes par l'intermédiaire de la ligne 30 la reliant à Bourg-en-Bresse en passant dans le bocage bressan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Mâcon compte plusieurs quartiers et communes associées.

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Rue Carnot.
L'Hôtel-Dieu construit au XVIIIe siècle par Melchior Munet, élève de Soufflot.

Le centre-ville de Mâcon s'étend de la place Gardon au nord, jusqu'au rond-point de l'Europe au sud ; et de la place de la Barre à l'ouest, jusqu'aux quais bordant la Saône à l'est de la ville. C'est le centre commerçant de la ville, la plupart des commerces se trouvant près de la mairie (rue Carnot, rue Dufour, rue Sigorgne, rue Philibert-Laguiche, rue Dombet, rue Franche, quai Lamartine, esplanade Lamartine et rue de la Barre). C'est aussi le centre historique, abritant la plupart des monuments historiques (cathédrale Saint-Vincent, église Saint-Pierre…) ainsi que les deux musées de la ville.

Différents quartiers composent le centre-ville. Le quartier Saint-Antoine, est, avec la place aux Herbes, le cœur historique de Mâcon, malgré son relatif éloignement de la mairie. Ce quartier couvre la partie nord du centre-ville ; il est traversé par la rue de Strasbourg et constitué de petites ruelles. On y trouve la préfecture de Saône-et-Loire ainsi que l'ancienne cathédrale Saint-Vincent communément appelée le Vieux Saint-Vincent.

Plus à l'ouest se trouve le square de la Paix, bordé par l'Hôtel-Dieu, le palais de Justice, l’église Saint-Vincent ainsi que le Vallon des Rigolettes et le quartier de l'Héritan.

Immeuble au quartier de Bioux.

Bioux, le quartier ouvrier historique de Mâcon, forme le sud-ouest du centre de Mâcon et est isolé des autres quartiers à cause de la voie ferroviaire qui la sépare de l'hypercentre. Construit après la Seconde Guerre mondiale dans pour répondre aux besoins de logements, le quartier forme un petit village avec des commerces et l'école au centre, des immeubles et des habitations en périphérie.

Sur les bords de Saône, entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, l'esplanade Lamartine a subi de profonds travaux de réaménagement et d'embellissement. Au parking tortueux et aux pavés abîmés ont succédé un parc de stationnement souterrain de trois niveaux, une esplanade agrandie et plus claire, des bars, une scène sur l'eau pouvant accueillir toutes sortes de manifestations, concerts et spectacles et installée sur la Saône. La statue de Lamartine, qui trône sur l'esplanade, a été entièrement rénovée. Des petits jardins agrémentent maintenant l'immense espace que représente l'esplanade Lamartine de Mâcon. De part en part on y trouve également en lettres d'argent gravées dans le sol un extrait du fameux poème de Lamartine Le Lac : « Ô temps suspend ton vol… »

Durant les années 2010, les places de la ville ont été réaménagées en ajoutant de la verdure et en trouvant une meilleure cohérence entre l'usage automobile et piétonnier. Les commerces, qui avaient tendance à se déplacer auparavant en périphérie, retrouvent le centre-ville. Les halles de Saint-Pierre, aménagées dans une partie de ce qui fut un couvent jusqu'à la Révolution[Note 1], en sont le meilleur exemple.

Nord de Mâcon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flacé-lès-Mâcon.
Musée du souvenir français.

Le nord de Mâcon correspond quasiment à l'ancienne commune de Flacé-lès-Mâcon. Il s'agit aujourd'hui d'un quartier résidentiel de la ville dont le cœur villageois est encore bien visible. Le territoire du nord de Mâcon correspond environ à celui de Flacé qui occupait 508 hectares avant la fusion. On a des traces de l'ancienne commune de l'époque gallo-romaine, et est dénommée Villa Flaciaco. Deux secteurs forment le nord de Mâcon, l'un est composé de résidences et l'autre est dominé par les HLM.

Le secteur nord-ouest correspond au cœur de Flacé avec son bourg qui comporte une mairie annexe, une église et un petit centre-ville. Il est principalement composé de zones résidentielles de type pavillonnaire. On y trouve aussi les lycées mâconnais (René-Cassin, Alphonse-de-Lamartine, Alexandre-Dumaine) ainsi que la plupart des collèges, quelques zones résidentielles se confondant avec celles de Charnay-lès-Mâcon, le centre hospitalier de Mâcon.

Le nord-est de Mâcon est, quant à lui, composé de diverses zones résidentielles ainsi que du centre sportif de la ville (parcours P.A.P.A, piscine municipale, C.R.E.P.S, clubs d'aviron, de voile, de kayak et de ski nautique, plusieurs terrains et clubs de football, le Palais des Sports).

Les zones résidentielles sont quant à elles dominées par des HLM avec des quartiers tels que la ZUP de Mâcon ou le boulevard des États-Unis (appartenant administrativement au quartier des Saugeraies). Depuis le , les quartiers des Saugeraies et de Martbé ont été classés « Quartiers prioritaires »[16].

Un programme de réhabilitation du quartier de Marbé a commencé en 2007 après les premières démolitions. Ensuite, le dimanche 28 juin 2009, trois immeubles du quartier Marbé ont été détruits par implosion[17]. Puis, le 27 juin 2010, de nouveaux bâtiments ont été détruits. Enfin, le 30 juin 2013, la dernière démolition du quartier a eu lieu avec celle de la barre des Perrières. Le programme a été achevé en 2016[18].

Sud de Mâcon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Clément-lès-Mâcon.

Le sud de Mâcon est composé de trois zones majeures dont une zone industrielle et commerciale.

La première zone, située au sud-est et aussi appelée Percée Sud, est l'ensemble Saint-Clément / Les Blanchettes. Ce secteur est bordé à l’est par la Saône, et au nord par la rue Gambetta qui rejoint la gare au droit de l'esplanade[19]. Saint-Clément, autrefois Saint-Clément-lès-Mâcon, a été rattaché à Mâcon en 1856[20]. Saint-Clément ne représente qu'une petite partie mais constitue la zone commerciale du sud de Mâcon avec le rond-point de l'Europe. C'est à Saint-Clément que se trouve l'église romane du même nom. Les Blanchettes est un quartier de HLM datant des années 1950-1960[19], traversé par l'avenue Édouard-Herriot. C'est un quartier très boisé, avec notamment le parc des Allumettes et ses nombreux jeux pour enfants. Les Blanchettes est classé Quartier prioritaire[16].

La seconde zone est la plus étendue de cette partie de la ville, il s'agit de la zone industrielle sud de Mâcon (la plus importante de l'agglomération) qui est composée du Port Fluvial de Mâcon (6e de France).

La troisième et dernière zone du sud de Mâcon est La Chanaye / Fontenailles et se situe au sud-ouest de la ville. Fontenailles est une zone résidentielle constituée de maisons individuelles. La Chanaye (prononcer « Chanai ») est une zone de HLM bordée par les Serres Mâconnaises. Ce quartier fait partie, avec le boulevard des États-Unis et la ZUP de Mâcon des Quartiers prioritaires[16].

Les communes associées[modifier | modifier le code]

Loché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loché.

Loché est une commune associée de Mâcon dont la fusion-association date de 1972. Elle est située au sud-ouest du centre de Mâcon, les deux territoires sont séparés par la Petite Grosne. C'est sur le territoire de ce bourg viticole qu'est implantée la gare de Mâcon-Loché-TGV.

Le village est mentionné dès l'époque gallo-romaine, un certain Lopchius installa sa villa sur le territoire actuel de la commune qui prit le nom de Lochiacus.

Saint-Jean-le-Priche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Jean-le-Priche.

Saint-Jean-le-Priche est une commune associée de Mâcon, la fusion-association date de 1972. Son territoire est séparé du reste de Mâcon, la commune de Sancé sépare les deux territoires.

Le village était lié à la commune bressane de Vésines jusqu'à la Révolution française puisque cette dernière était rattachée à l'église de Saint-Jean.

On a des traces de la commune dès le Xe siècle, où elle était nommée Sanctus Joannès Priscius et appartenait aux domaines de l’église de Saint-Vincent de Mâcon.

Sennecé-lès-Mâcon[modifier | modifier le code]

Tour de Sennecé, vestige d'un château médiéval.
Article détaillé : Sennecé-lès-Mâcon.

Sennecé-lès-Mâcon est une commune associée de Mâcon dont la fusion-association date de 1972. Tout comme Saint-Jean-le-Priche, la commune associée est séparée du reste de Mâcon du fait de la présence de Sancé entre les deux. Sennecé et Saint-Jean forment l'enclave nord de Mâcon.

Les premiers écrits mentionnent le village dès le IXe siècle sous le nom Villa Senisciacus. C'est dans ce village qu'a été implanté le parc d'activité Mâcon Nord localisé à proximité de la gare de péage de Mâcon Nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Jules César mentionne la ville de Mâcon sous la forme Matisco qui est formé du préfixe « Mat » qui désigne une colline boisée et du suffixe hydronymique « -isco »[21]. Il décrit ainsi l'oppidum éduen installé près de la Saône comme étant une colline boisée au bord de l'eau.

Anciens noms[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans Mâcon depuis le pont Saint-Laurent.

Le nom de la cité est attesté pour la première fois par Jules César, au milieu du Ier siècle av. J.-C., dans la Guerre des Gaules, sous la forme Matisco ou Matiscone[22].

Au VIe siècle, Grégoire de Tours mentionne la ville sous le nom de Matescense, Matacense, Matiscone ou Matiscensim.

En 842, le chroniqueur Nithard fait référence à Mâcon sous la forme Madasconis alors qu'en 887, c'est Masconis qui est évoqué.

Au début du Xe siècle, Matisconum est utilisé pour parler de la commune et au milieu du XIe siècle, on utilise Matisconis ou Masconus.

Ce n'est qu'à partir de 1478 qu'on trouve le nom de la commune sous sa forme actuelle : Mascon qui deviendra Mâcon au milieu du XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

L'agglomération mâconnaise tire son origine de l'établissement d'un oppidum et d’un port fluvial par le peuple celte des Éduens. Elle est citée par Jules César[22] au Ier siècle av. J.-C.[23].

Les découvertes archéologiques n’ont pas permis de dresser un plan de la ville antique de Matisco. Cependant, nous pouvons en esquisser l’organisation. Un axe routier principal, appelé voie d’Agrippa arrivait de Lyon et remontait vers la Germanie et l’océan. Des voies secondaires se dirigeaient vers l’ouest et l’est. Au sud et au sud-ouest, s’étendait la nécropole.

Au nord se trouvaient les quartiers d’habitations avec sans doute de nombreux artisans. À proximité du plateau de la Baille, étaient probablement érigés des monuments publics et des temples.

En 2005, une fouille d’archéologie préventive menée rue Tilladet a permis de découvrir les restes d’une domus (demeure résidentielle urbaine).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'amphores trouvés à Mâcon datant d'environ -120. Le mur contre lequel elles sont adossées est un vestige des anciens remparts romains[24].

Connue alors sous le nom de Matiscone, la ville se développe rapidement au cours des deux premiers siècles de notre ère.

Au cours du IVe siècle, la ville se fortifie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Vieux Saint-Vincent en hiver, construite au Moyen Âge.

En 1239, Mâcon entre dans le domaine royal par voie d'achat[25].

Au Moyen Âge, Mâcon est le chef-lieu d'un comté rattaché au duché de Bourgogne, sis à l'extrémité du pont sur la Saône menant aux domaines de Bresse du duché de Savoie. La ville commandait l'accès à l'actuel Val Lamartinien, où l'extrémité sud de la Côte de Bourgogne rejoint les premiers contreforts des monts du Beaujolais, ouvrant la voie aux riches plaines de la Loire.

En 1471, Louis XI est en guerre contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, le roi de France tente de s'emparer de la ville, mais cette dernière résiste et les troupes françaises lèvent le siège[26]. Toutefois, en 1477, à la suite de la mort de Charles le Téméraire, Louis XI confirme par lettres patentes les privilèges de la ville et du comte de Mâcon[27].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1500, Mâcon est une petite ville de 4 000 habitants environ, ville commerçante en raison de sa situation sur les bords de la Saône, ville riche de nombreuses églises et de monastères, ville fortifiée faisant frontière entre la France et la Savoie. Les ordonnances de l'évêque de Lyon François de Rohan en 1529, de l'évêque de Mâcon Louis de Chantereau en 1530, du roi Henri II lui-même en 1551 dans une lettre adressée à l'évêque de Mâcon sur l'inconduite des religieux dans cette ville, sont des signes révélateurs de l'état moral et spirituel d'un certain nombre d'ecclésiastiques à cette époque. C'est en 1533 que les doctrines de Calvin sont répandues à Mâcon par un ecclésiastique, Alexandre Canu, qui avait fait un séjour à Neuchâtel et à Genève où il avait pris contact avec Farel ami et disciple de Calvin. Ces doctrines furent favorablement accueillies à Mâcon, surtout au début, dans les milieux bourgeois et commerçants, ainsi que par certains membres du clergé. L'un des plus anciens historiens de Bourgogne, le R. P. Fodéré a écrit ceci : « L'hérésie de Calvin ayant déjà pullulé sourdement par dedans presque toutes les villes du Royaume, depuis 1554, elle se glissa dans l'entendement des plus relevés de Mâcon, lesquels néanmoins à ce commencement se tenaient secrets ; or, pour se bien instruire aux dogmes de cette nouvelle hérésie, ils envoyaient souvent des plus capables d'entre eux à Genève. » Nous connaissons effectivement le nom d'un de ces Mâconnais, Antoine Bouvet, qui alla à l'Académie de Genève et revint quelques années plus tard à Mâcon pour exercer les fonctions de pasteur de la nouvelle Église. Les événements à Mâcon sont complexes pendant toute cette période, le culte réformé sera plusieurs fois supprimé puis restitué[28].

Charles IX, venant de Chalon, s’arrête le 3 juin 1564 dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[29]. La ville est stratégique : c’est une porte d’entrée du royaume potentielle pour les Suisses ou les mercenaires allemands dans le contexte des guerres de religion. Il y est accueilli par la reine Jeanne de Navarre, dite la « reine des Protestants », et mille-cinq-cents huguenots. Vingt-neuf ans plus tôt, le 7 janvier 1535, le roi François Ier était entré dans la ville[30].

De cette époque date la plus ancienne représentation intégrale de la ville : Le Pourtraict de la ville de Mascon de Raymond Rancurel, publié en 1575 dans la sixième édition de la Cosmographie universelle de tout le Monde de Belleforest[31],[32]. 179 ans plus tard, Mâcon se dotera de son premier plan topographique : le plan dit « de Du Bois », dressé par le sieur Du Bois, sous-ingénieur des Ponts et chaussées, à la demande de l'intendant de Bourgogne Jean-François Joly de Fleury[33].

Du au , il y eut des pluies continuelles dans la région : « La Saône déborda en septembre 1602 avec une si grande inondation, que de mémoire d'homme on n'en avait jamais vu de pareille[Note 2]. Le faubourg Saint-Jean de Maiseau en fut plus inondé que les autres et on y allait partout en bateau, même au-delà des Tours des Carmes quoiqu'elles soient assez avancées dans la ville. L'eau dégorgea en cet endroit-là par le vieux fossé, avec tant de furie qu'elle faisait plus de bruit qu'une écluse de moulin[34]. »[35].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La place de la Barre, dans l'entre-deux-guerres.

En 1790, la ville devint chef-lieu du département de Saône-et-Loire nouvellement créé.

En 1814, la ville fut envahie par les armées autrichiennes puis libérée deux fois par les troupes françaises avant d'être définitivement occupée jusqu'à la chute de l'Empire. Après le retour de Napoléon et les Cent-Jours, Mâcon et le Mâconnais furent à nouveau pris par les Autrichiens.

À cette période, le territoire s'agrandit. Par ordonnance du 27 juillet 1832, le faubourg de la Barre quitte la commune de Charnay-lès-Mâcon[22] et une partie de Saint-Clément-lès-Mâcon intègre le chef-lieu départemental par ordonnance du . Le gain territorial le plus important du XIXe siècle se fit par l'intégration totale de la commune de Saint-Clément ainsi que l'intégration partielle du quartier de Saint-Martin-des-Vignes situé alors à Charnay[36].

IIIe République[modifier | modifier le code]

Le début de ce régime est marqué par deux nouveaux gains territoriaux. Le décret du permet l'intégration de parcelles de Saint-Martin-des-Vignes[36]. La même année, Flacé cède une parcelle de 33 ha afin que Mâcon puisse construire une caserne conçue pour accueillir près de 2 400 hommes que sera la caserne Duhesme[37],[38].

Le 1er juillet 1891, Mâcon entre dans la modernité en mettant officiellement en service son réseau téléphonique urbain (61 abonnés en 1894, 100 en 1900)[39]. C'est en mars 1852 qu'avait été mise en service la ligne télégraphique de Paris à Mâcon (prolongée jusqu'à Lyon quelques semaines plus tard), ligne de 440 kilomètres de longueur grâce à laquelle la ville-préfecture s'était connectée au tout nouveau système de transmission par télégraphie électrique des dépêches[40].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux victimes de l'Occupation allemande et de la Milice française dans le square de la Paix.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Mâcon était la première ville en zone libre entre Paris et Lyon. Le , près de huit cents soldats allemands s'installent dans la ville après avoir franchi la ligne de démarcation[41]. Située sur la place de la Barre, l'hôtel des Champs-Elysées devient le siège de la Kommandantur, structure de commandement de l’armée allemande. D'autres bâtiments sont réquisitionnés dont l'école de la place Carnot où s'installe la Feldgendarmerie. Par la suite, les casernes de la ville rendent les armes et les officiers commandant la subdivision militaire sont arrêtés.

À partir de cette date, la Résistance est présente à Mâcon mais est marquée par la date du où cinq personnes sont tuées par la milice pour venger l'exécution du ministre Philippe Henriot. D'autres personnes ont été abattues dans la ville dont Armand Veille, Adrien François Guyennet et Éloi Pichon. Ces derniers, alors qu'ils allaient chercher de l'essence le maquis, ont été contrôlés par la Feldgendarmerie en face de l'église Saint-Clément le [42]. Éloi Pichon tire les gendarmes allemands mais les manque, ces derniers vont abattre les trois personnes.

Le , des groupes de maquisards encerclent la ville[41]. Le 3 septembre, l'armée allemande et les miliciens détruisent la gare, le pont de Genève et une arche du pont Saint-Laurent. Le lendemain à quatre heures du matin, les maquis de Cluny qui étaient au nombre de 1500 reprirent possession de Mâcon. Durant cette journée, les troupes débarquées en Provence arrivent dans la ville et sont accueillis comme des héros[43]. Les véhicules blindés et les hommes de l'armée de Lattre de Tassigny sont ovationnés, le 2e régiment algérien de reconnaissance entre le premier dans le quartier de Saint-Clément qui est suivi par le 2e corps d'armée, la 13e demi-brigade de la Légion puis le 1er régiment de fusilliers-marins. Autour des 18 heures, deux cents Mâconnais envahissent la caserne Duhesme pour fêter la libération de leur ville[41].

Après être arrivé le 6 septembre, le général de Lattre de Tassigny et son état-major passent en revue les maquisards de Cluny sur le quai Lamartine le 8 septembre. La cérémonie s’achèva par un défilé dans les rues Gambetta, Victor-Hugo, de la Barre et Philibert-Laguiche.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Ancienne commune indépendante, Flacé a été rattachée à Mâcon en le après la signature de l'acte de fusion par Louis Escande et Jules Révillon, dernier maire de Flacé. La fusion entre la préfecture et ce village fut tentée dès 1773[37] et a été tentée plusieurs fois. Ces tentatives ont été plusieurs fois repoussées par des Flacéens notamment celle de 1941 lorsque le conseil municipal de Mâcon se donnait pour objectif d'améliorer les conditions de vie des Flacéens, de permettre à Mâcon de se développer économiquement et démographiquement, faute de terrains.

En 1972, trois communes des environs intègrent Mâcon pour devenir communes associées. L'arrêté préfectoral du indique l'absorption de Saint-Jean-le-Priche et de Sennecé-lès-Mâcon dès le . Celui du fait de même avec Loché pour le de la même année.

En 1974, le Conseil de l'Europe lui remet le Prix de l'Europe[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Mâcon comporte 39 sièges. Le conseil municipal de 2014 est composé de 33 élus de droite, 5 élus de gauche (4 élus socialistes et 1 élu du Front de Gauche) et 1 élu d’extrême droite.

Partage des sièges au sein du conseil municipal de Mâcon, mandature 2014-2020[45]
Groupe Président Effectif Statut
UMP/UDI Jean-Patrick Courtois 33 majorité
PS Jacques Boucaud 4 opposition
FG Eve Comtet Sorabella 1 opposition
FN Corinne Mossire 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Mâcon.
Mairie située dans l'Hôtel de Montrevel (XVIIIe siècle), vue depuis l'esplanade Lamartine.
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1950 Pierre Denave    
1950 1953 Charles Gardenet    
1953 1977 Louis Escande DVG  
1977 2001 Michel-Antoine Rognard PS  
2001 En cours Jean-Patrick Courtois RPR, UMP, puis LR Sénateur (1995-2015)

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Préfecture de la Saône-et-Loire.

Lors de la création des départements par la Révolution française, Mâcon est intégrée au département de Saône-et-Loire. La commune abrite la préfecture du département depuis sa création.

Entre 1790 et 1795, elle devient une municipalité du canton dont elle était le chef-lieu qui appartenait au district du même nom. Après la fin de cette période, elle reste dans le même canton mais devient le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom.

En 1801, le territoire communal est séparé deux cantons avec Mâcon-Nord et Mâcon-Sud. En 1973, le canton de Mâcon-Centre est créé et implique la réorganisation cantonale locale. En mars 2015, à l'occasion des élections départementales, le décret du 13 février 2014[46] portant sur le redécoupage cantonal des cantons de Saône-et-Loire entre en vigueur. La commune est séparée dans deux cantons seulement que sont ceux de Mâcon-1 et Mâcon-2.

Depuis l'instauration de la Ve République, Mâcon appartient à la première circonscription de Saône-et-Loire.

Du point de vue judiciaire, la commune relève du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce et du tribunal paritaire des baux ruraux de Mâcon[47]. Un autre tribunal, celui des affaires de la Sécurité sociale est située à Mâcon. La commune relève aussi de la cour d'assises de Saône-en-Loire, localisée située à Chalon-sur-Saône. Enfin, elle dépend de la cour d'appel, du tribunal administratif de Dijon mais de la cour administrative d'appel de Lyon. 

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Du jusqu'au , la ville de Mâcon était membre de la CAMVAL (communauté d'agglomération du Mâconnais - Val de Saône), dont le siège était situé dans la commune. Depuis cette date, elle fait partie de Mâconnais Beaujolais Agglomération née de la fusion de la CAMVAL et de la communauté de communes du Mâconnais Beaujolais[48].

Numérique[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune de Mâcon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[49].

Les particuliers et les entreprises seront reliés à la fibre optique à partir de mi-2016. Les travaux commenceront au nord et au sud de la ville. La couverture devrait être totale en 2020. Les services de la ville, quant à eux, son déjà fibrés depuis 2005[50]. La ville a également obtenu une aide du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance pour relier les caméras de vidéosurveillance à la fibre en 2015[51].

Économie municipale[modifier | modifier le code]

La gestion économique de la ville par la municipalité a été récompensée en 2013 par l'obtention d'un triple A (20/20), qui place Mâcon à la première place au niveau de la Bourgogne pour sa gestion exemplaire[52] et ce, malgré la politique de très importants investissements lancée par la Ville, afin de dynamiser Mâcon et le Mâconnais.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées en Europe.
Panneau indiquant la distance entre Mâcon et ses villes jumelées.

Les jumelages et partenariats ont débuté à Mâcon en 1955. Cette année-là, le maire Louis Escande établit des relations avec la ville allemande Neustadt an der Weinstraße grâce à l'Union internationale des maires[53]. C'est ainsi que le fut signé le jumelage entre les deux villes par Louis Escande et son homologue allemand Edwin Hartmann. La même année, le comité de jumelage est créé et le désir de la municipalité de se jumeler avec une ville britannique naît. Ainsi, Mâcon est jumelée avec Crewe en 1957 qui sera jointe à Nantwich en 2009[54]. Trois années plus tard, le , c'est au tour de la ville belge d'Overise d'être jumelée à Mâcon.

Plus tard, la municipalité commence à établir des liens avec le Comté de Macon aux États-Unis dès l'automne 1972 grâce à des contacts avec les deux chambres de commerce[53]. Le jumelage n'est officiel que le .

L'année suivante, le , Louis Escande et son homologue italien Guido Puccio, alors maire de Lecco, signent le serment de jumelage[53]. L'histoire entre les deux villes naît quatre ans plus tôt en 1969 lorsque que l'équipe d'aviron de Lecco participe à des régates sur la Saône. L'année suivante, une professeur de la ville italienne nommée Maria Gnecchi organise les premiers échanges scolaires entre les deux villes, ce qui concrétisera par la suite les relations établies en 1973.

Durant les années 1980, deux actes de jumelages sont signés. Le premier date du avec Alcázar de San Juan qui est situé en Espagne tandis que le second date du avec la ville hongroise d'Eger.

Au début de la décennie suivante, la ville possède des liens privilégiés avec la commune finlandaise de Pori dès le . C'est pas le comité de jumelage qui prend en charge les relations mais l'association Mâcon Pori[55]. En raison du nombre important de ressortissants portugais venant de Santo Tirso qui s'étaient établis à Mâcon, un jumelage est établi le .

Enfin, le , une charte de partenariat est signée avec Hammana, une ville libanaise proche de Beyrouth. Les deux villes sont liées à Alphonse de Lamartine, ce dernier ayant séjourné dans la ville libanaise en mars 1833 durant une dizaine de jours et une maison du cette ville présente une médaille à son effigie[56].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Panneau Commune vigilante à Saint-Jean-le-Priche.

Les communes associées telles que Loché, Sennecé-les-Mâcon et Saint-Jean-le-Priche ont pris part au dispositif « participation citoyenne », dérivé des « voisins vigilants ». Ce dispositif encourage les dénonciations des riverains auprès des forces de l'ordre[57].

Au niveau des équipements, la gendarmerie dispose de véhicules LAPI qui relèvent et enregistrent les plaques d'immatriculation croisées sur leur trajet[58]. En 2015, la police municipale s'équipe de sept gilets pare-balles[51]. Les policiers, quant à eux, réclament des Tasers[59].

Vidéosurveillance[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, la ville disposait de 70 caméras de vidéosurveillance[60]. En 2015, elle s'équipe de 16 caméras supplémentaires pour un montant de 218 924 euros[51].

Le syndicat de police FO demande une augmentation des effectifs de police[59]. La mairie estime que le budget de la ville est trop faible pour augmenter les effectifs de la police municipale[61], et qu'il est préférable d'investir dans la vidéosurveillance, suivant l'exemple de la Communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency qui a fait le choix de s'équiper d'un outil de vidéosurveillance plutôt que de multiplier les effectifs de la police municipale par deux[62].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[63],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 33 456 habitants, en diminution de -1,99 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 000 10 807 10 653 10 411 12 384 13 515 14 466 15 112 16 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 546 18 765 19 175 18 239 17 570 19 567 19 669 19 573 18 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 928 19 059 19 779 18 207 18 427 18 496 19 324 21 073 22 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
25 714 33 445 39 344 38 404 37 275 34 469 34 171 33 730 33 456
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'influence de Mâcon semble s'intensifier. C'est un des grands bassins d'emploi du département qui est de loin le plus dynamique (+13,5 % de hausse entre 1999 et 2006) par rapport aux villes telles que Chalon-sur-Saône ou Montceau-les-Mines qui perdent des emplois. Ce dynamisme est favorisé en particulier par les voies de communications nombreuses et la proximité de Lyon.

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2013, la population de 33 350 habitants, comprenait 15 494 hommes et 17 856 femmes :

Pyramide des âges de Mâcon en pourcentage (2013)[66].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
2,0 
7,6 
75 à 89 ans
11,8 
15,0 
60 à 74 ans
16,8 
17,1 
45 à 59 ans
18,3 
19,5 
30 à 44 ans
16,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
19,8 
0 à 14 ans
15,9 

Il est à signaler que la baisse de la population de la ville se fait au profit d'un phénomène de périurbanisation sur les communes du Mâconnais mais aussi de l'Ain limitrophe. C'est pour cela que l'aire d'influence de Mâcon, le « Grand Mâconnais », se concentre sur trois départements : la Saône-et-Loire, l'Ain et le Rhône. Ainsi, parmi les quarante-sept communes de moins de dix mille habitants de l'aire urbaine, quarante-et-une sont en voie de croissance et six sont stables ou en très légère baisse.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ancien lycée Lamartine, aujourd'hui annexe de la mairie.

En 789, l’Admonitio generalis de Charlemagne qui prône la restauration des écoles permet l'instauration de l'enseignement dans les monastères et les évêchés[67]. L'évêque de Mâcon Léduard aurait ainsi mis en pratique cette directive mais aucun document ne l'atteste. Au début du XIIe siècle, on trouve l'existence d'un scholastique où les enfants y étaient admis à l'âge de 10 ans.

On retrouve les premières traces de l'enseignement public en 1435[68], année à laquelle est attestée la présence d'un maître d'école rémunéré par la municipalité.

Au XVIIe siècle, les Jésuites installent le premier collège en 1627 à l'hôpital Saint-Jacques mais devient vite trop petit. C'est alors qu'avec l'autorisation des échevins, ils font construire un nouveau collège en 1670 sur la place de la Porcherie qui continuera à accueillir des élèves jusqu'en 1959, année à laquelle le lycée Lamartine déménage près de la caserne Duhesme.

À la même époque, on trouvait aussi l'école d'oratoire installée en 1613 située près du palais épiscopal où est installée aujourd'hui la préfecture. Le bâtiment, démoli au XIXe siècle, était une école normale.

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Localisation des établissements scolaires.

Aujourd'hui, la ville de Mâcon compte cinq collèges, quatre lycées et un centre de formation d'apprentis dédié aux métiers de l'automobile (géré par la Chambre de commerce et d'industrie). Ces établissements sont réunis dans le même quartier à l’ouest de la ville à l’exception des collèges Schuman (au nord) et Saint-Exupéry (au sud).

Collèges
  • A : Collège Louis-Pasteur
  • B : Collège Bréart
  • C : Collège Schuman
  • D : Collège Saint-Exupéry
  • E : Collège Notre-Dame (privé)
Lycées
  • 1 : Lycée Lamartine
  • 2 : Lycée René-Cassin
  • 3 : Lycée hôtelier Dumaine
  • 4 : Lycée Ozanam (privé)
Enseignement supérieur
  • I : Institut universitaire de formation des maîtres
  • II : SUPINFO École Supérieure d'Informatique (privé)

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital des Chanaux.

Le domaine de la santé est depuis longtemps présent dans la ville, l'Hôtel-Dieu ou l'hospice de la Charité peuvent en témoigner. En 1908 naît la première clinique privée mâconnaise fondée par Jean-Baptiste Denis[69]. Soixante années plus tard, les docteurs André Lapras et Claude Gabrielle créèrent à leur tour la clinique du Val Fleuri. Même si elles étaient concurrentes, les deux sociétés commencent à travailler ensemble en 1988 pour la construction en commun d'un centre de médecine nucléaire. En 1997, elle fusionnent et édifient en 2007 la polyclinique du Val de Saône.

Dans le domaine public, Mâcon et son agglomération sont pourvus en établissements de santé. Une de ces structures est le centre hospitalier de Mâcon qui possède plusieurs unités d'hospitalisation dont la plus importants de l'agglomération qu'est l'hôpital des Chanaux, inauguré en 1975 par Simone Veil[70]. On peut aussi mentionner les sites de Bel-Air et de l'Hôtel-Dieu en plus de structures extra-hospitalières de psychiatrie, d'EHPAD et d'établissements d'enseignements[71].

Culture[modifier | modifier le code]

Cinémas[modifier | modifier le code]

Le Cinéma Pathé, tout premier cinéma de Mâcon, redevenu aujourd'hui une brasserie.

En 1907 s'ouvre la première salle de cinéma mâconnaise sous le nom de Cinéma Pathé lorsque Cinéma-Exploitation reprend la salle de l'Eden-Concert, une brasserie-théâtre située sur le quai Lamartine (quai Sud) et voisine de l'hôtel de ville. La première séance a lieu le . Cette salle unique fonctionne jusqu'à ce qu'elle devienne un bal public en 1930. Après être devenu un temps un restaurant chinois (Le Lotus bleu), le lieu fait l'objet fin 2014 de travaux de rénovation. Le , il rouvrira à nouveau en tant que brasserie sous le nom de Au Comptoir des Halles[Note 4],[72],[73],[74].

En 1913 s'ouvre une deuxième salle de cinéma, le cinéma Le Royal, rue Victor-Hugo. La première séance a lieu le 1er novembre 1913. Tenu par différents exploitants successifs (le dernier étant CinéAlpes), devenu par la suite « deux salles », le cinéma (aux quelque 500 places et au célèbre balcon) fonctionne jusqu'en juin 1990. Après quatre années dédiées au culte évangélique au moment de sa fermeture, le cinéma reste inoccupé à partir de 1994, laissant un sentiment d'abandon du bâtiment. En mars 2017, près de 27 années après sa dernière séance et au grand soulagement de nombre de mâconnais, l'imposant bâtiment est enfin détruit. Avec la disparition de cet immeuble, c'est un pan de l'histoire culturelle de Mâcon qui disparaît à tout jamais. Mais c'est également une "verrue" qui va s'effacer de la vue des usagers qui fréquentent quotidiennement cette rue passante. Avec le rachat du site et des locaux attenants par l'investisseur Valéry Moret, le cinéma laissera la place à une résidence composée de 16 logements allant du T2 au T4, baptisée « Le Royal » (avec un lancement des travaux en juillet 2017 et une livraison définitive du projet en juillet 2018). La Drac de Bourgogne - Franche-Comté a émis le souhait de réaliser un diagnostic archéologique de l'ensemble du dallage et de la moitié du bâtiment situé au fond de la cour. La zone est sensible d'un point de vue archéologique, ainsi que l'ont confirmé des sondages des sols (qui se sont, en effet, révélés positifs) réalisés en juin 2016 sur les lieux par l'équipe de l'Inrap. Ces sondages ont ainsi révélé des zones d'occupations de l'époque antique, les éléments s'échelonnant de la fin de la période gauloise, 50 ans avant J.-C., jusqu'à l'ère 200 après J.-C.[75],[76],[77],[78].

En 1920 s'ouvre une troisième salle de cinéma, rue de Lyon, qui propose également un programme de music-hall et de théâtre. D'abord connue sous le nom de Salon de Flore, elle devient Salle Marivaux. La première séance cinématographique a lieu le . En 1981, Le Marivaux est transformé en cinéma trois salles pour 710 fauteuils par le groupe CinéAlpes à la suite de l'agrandissement de la Chambre de commerce, l'entrée se faisant dorénavant du côté de la place Genevès.

En 1941 s'ouvre une quatrième salle de cinéma sous le nom de Rex, salle qui changera de nom plusieurs fois : Lux en 1958, Duo en 1968 et enfin Les Cordeliers en 1980, une fois reprise et transformée en cinéma trois salles par le groupe CinéAlpes. Située le long de la rue Loché près de la place des Cordeliers, elle était composée de trois salles pour un total de 342 fauteuils.

Le Cinémarivaux, tout premier cinéma multiplexe de Saône-et-Loire.

Ces deux derniers cinémas, Le Marivaux et Les Cordeliers, fermeront tous deux en 2013 à la suite de leur remplacement (par le même exploitant CinéAlpes) par le Cinémarivaux, tout premier cinéma multiplexe à ouvrir à Mâcon et en Saône-et-Loire. Depuis le 6 mars 2013, cet équipement de 11 salles et 2 124 sièges (dont 60 emplacements handicapés)[79] marque le passage à la projection tout numérique.

Du fait de l'ouverture et de la fermeture successives de ces quatre cinémas au fil des années, il n'y a jamais eu dans l'histoire de Mâcon (en un peu plus d'un siècle, de 1907 à 2013) plus de trois cinémas (situés dans des lieux différents) qui aient fonctionné simultanément.

Lieux de spectacles[modifier | modifier le code]

Couverts[modifier | modifier le code]

Le Spot.
Le Théâtre Louis Escande.
  • Le Spot est une salle événementielle de 5 000 m2, d'une capacité d'accueil maximale de près de 5 000 spectateurs en intérieur et 10 000 spectateurs en extérieur, proposant de nombreux spectacles et des dizaines d'activités en quatre configurations : « concerts et spectacles », « rencontres sportives », « séminaires et congrès », « foires et salons ». Ouverte le 1er avril 2012, cette nouvelle structure présente en configuration « concerts et spectacles » une jauge variable de 1 000 à 3 000 places assises et 4 800 places en version assis/debout. La configuration avec scène attenante façade nord permet d'organiser des concerts en extérieur de grande ampleur (10 000 spectateurs). Le nom de la salle a été choisi par les Mâconnais eux-mêmes via une consultation publique. Le Spot a coûté 15 548 000 TTC[80],[81],[82].
  • Le Théâtre, centre culturel Louis-Escande héberge la Scène nationale de Mâcon (cofinancée par l’État et la CAMVAL) qui offre tout au long de l'année des spectacles et animations variés, axés sur la création contemporaine, à l'initiative de la Ville. Construit à partir de 1973 à l'initiative du maire Louis Escande et inauguré en 1975, anciennement nommé Saônora, ce lieu (situé 1511 avenue Charles-de-Gaulle) héberge le théâtre (grande salle, petite salle, espace cabaret) mais aussi des studios de danse du Conservatoire à rayonnement départemental. La plus grande des deux salles permet de recevoir jusqu'à 897 spectateurs tandis que la seconde, aux dimensions plus modestes, présente une capacité d'accueil de 270 places pour des spectacles plus intimistes[83],[84].
  • La Cave à Musique est une salle de musiques actuelles d'une capacité de 400 places gérée depuis 1992 par l'Association Luciol[85]. Elle est située 119 rue Boullay, du côté du quartier Saint-Clément. Première salle bourguignonne à avoir obtenu le label SMAc (scène de musiques actuelles), elle propose une programmation variée de musiques actuelles en trois trimestres : septembre-décembre, janvier-mars et avril-juin.
  • Le Crescent Jazz Club est une scène jazz et de musiques improvisées créée en 1995 à Mâcon (pour et) par les musiciens du Collectif Mu pour promouvoir le jazz. Installée depuis ses débuts (et pour les dix-neuf années suivantes) au 83 rue Rambuteau, l'association du même nom qui la dirige comprend alors une salle de concerts (équipée d'un bar) d'une capacité de 50 places. Le 3 février 2014[86] ont débuté les premiers travaux d'un vaste chantier de rénovation des caves (et de la petite chapelle) de l'ancienne coopérative agricole de Mâcon (située au cœur de la ville, derrière la place Saint-Pierre) en vue d'accueillir l'association dans un nouveau lieu pensé dans les moindres détails par l'association et la ville de Mâcon dont l'investissement sur ce projet constitue une initiative rare et exceptionnelle[87],[88]. Le 31 octobre 2014, après des travaux d'aménagement d'un coût de 1 470 000 , le Crescent Jazz Club a rouvert place Saint-Pierre dans de nouveaux locaux comprenant notamment une salle de concert (avec bar ouvert) de 300 m2 d'une jauge de 290 places en version mixte (debout/assis) et 160 places en version cabaret (places assises seulement)[86],[87].
  • L'Orphée Théâtre est un petit théâtre « à l'italienne » indépendant d'une capacité de 50 places situé 2 rue de Senecé, en plein centre-ville. Créé par Olivier Sandler (négociant en vin à la ville et artiste passionné de théâtre et de chant à la scène), il propose depuis la rentrée 2003 des pièces classiques et contemporaines (comédies, drames, vaudevilles) mais aussi des créations, des spectacles musicaux (récitals de chansons, pièces musicales, biographies en chansons), des lectures et de la poésie. Une quinzaine de comédiens amateurs bénévoles forme la troupe de l'Orphée Théâtre[89],[90].
  • L'Auditorium de Mâcon est la salle de concerts de l'école de musique de Mâcon[91]. Elle est située au n° 3 de la rue de la Préfecture, dans le quartier du Vieux Saint-Vincent.
  • La cathédrale Saint-Vincent est le lieu de concerts de musique classique, notamment ceux donnés par l'orchestre symphonique de Mâcon[92].

En plein air[modifier | modifier le code]

La scène sur l'eau de l'Esplanade Lamartine.
  • L'esplanade Lamartine est le lieu de concerts de tous genres lors du festival estival "Été frappé".
  • La place Saint-Pierre est le lieu de concerts de musique classique, notamment ceux donnés par l'orchestre symphonique de Mâcon[92].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • L'Été frappé, un festival gratuit consacré aux arts et à la musique a lieu chaque été de fin juin à fin août dans toute la ville (en particulier sur l'esplanade Lamartine en bordure de Saône) proposant de nombreux concerts de différents genres musicaux (classique, chanson française, jazz, rock, folk, hip-hop, rap) mais aussi de nombreux spectacles (danse, comédie), des projections cinéma en plein air, des pièces de théâtre en plein air, des manifestations sportives… En 2011, le festival a attiré 48 000 spectateurs. Un chanteur ou une chanteuse "grand public", le plus souvent français, "tête d'affiche" du festival, donne un concert chaque année fin juillet ou début août[Note 5].
    • Chaque année fin juillet, le Crescent Jazz Club organise pendant trois jours son propre festival de jazz, le Crescent Jazz Festival, partie intégrante du festival Été frappé, invitant à se produire des musiciens de jazz de renommée internationale.
    • Autre événement faisant partie intégrante du festival L'Été frappé : le festival Les Nuits d'Été de Mâcon. Pendant une semaine, fin juillet l'association Art en Liberté propose des concerts gratuits de musique classique dans les écrins de la Ville de Mâcon (Cloître du Musée des Ursulines, Cour de l'Hôtel Sénécé, Place de l'Église Saint-Pierre, Salle du Conseil de l'Hôtel de Ville). Chaque année, Les Nuits d'Été font le plein des 600 à 700 places mises à disposition du public.
  • La Cave à Musique propose au tout début de l'été (juste avant la clôture estivale) une programmation spéciale en extérieur appelée Apéros dans la cour.
  • La ville est également un vivier de groupes musicaux parmi lesquels Broussaï dont l'album Perspectives a été désigné « meilleur album reggae français » de l'année 2009 par les professionnels et le public.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Les médias locaux présents à Mâcon sont sur tous les supports et à différentes échelles géographiques. En premier lieu, Le Journal de Saône-et-Loire, paru pour la première fois le , est aujourd'hui la version départementale du Progrès. Ce journal quotidien paraît dans les environs sous l'édition de Mâcon. La Renaissance est un journal hebdomadaire d'information locale et régionale.

Sur le web, Mâcon Infos est un média indépendant et gratuit qui traite des informations du Mâconnais. La Scène Mâconnaise traitre depuis 2012 de l'actualité musicale de la ville.

Télévision locale[modifier | modifier le code]

Au niveau télévisuel, France 3 Bourgogne est l'une des antennes régionales de France 3, émettant sur la Bourgogne. Elle a un bureau sur Mâcon et les mâconnais peuvent la capter grâce au site de diffusion TNT du Bois de Cenves, situé à la limite du Rhône et de la Saône-et-Loire.

Radios locales[modifier | modifier le code]

  • Aléo est une radio locale et musicale spécialisée dans la chanson française[93]. Elle émet avec une forte puissance sur 104.8 FM.
  • Jusqu'en 2016, il existait une seconde radio locale, Club Altitude, qui a fermé par manque de subventions[94]. Elle émettait sur 105.7 à Mâcon et 94.3 à Cluny. Elle avait commencé ses émissions en 2008.
  • Nostalgie émet à Mâcon sur 98.2 FM avec un décrochage local mâconnais qui vise aussi Bourg-en-Bresse (93.1 FM) depuis 2011.
  • Chérie FM est aussi présente à Mâcon sur 99.4 FM avec un programme local réalisé depuis Villefranche-sur-Saône et des décrochages publicitaires sur Mâcon, indépendants de la fréquence caladoise.
  • Virgin Radio est diffusée sur 95.5 FM et est rattachée à Virgin Radio Bourgogne (programme réalisé depuis Dijon) mais des écrans publicitaires sont proposées sur Mâcon.

Liste des radios FM[modifier | modifier le code]

Radio numérique terrestre[modifier | modifier le code]

Prochainement, quelques stations arriveront en numérique à Mâcon et à Cluny[97] grâce à l'allotissement 7 de la prochaine bande RNT lyonnaise[98].

Nom de la radio Catégorie
Radio Scoop B
La Radio Plus B
Radio Espace B
Vibration B
Melody Radio D
Radio Pitchoun[99] D
Jazz Radio D
Virage Radio D

Sport[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Mâcon compte 73 clubs dont 55 associations, 40 sports pratiqués, 14 506 licenciés sportifs (soit 42 % de la population). Elle est élue ville la plus sportive de France en 2001.

  • Le club de rugby de l'A.S Mâcon évolue actuellement en Fédérale 1 (troisième échelon de la hiérarchie) et avait atteint le plus haut niveau en 1987-1988 (l'ASM figurait dans la poule O avec le Biarritz olympique de Serge Blanco, l'US Dax, Montpellier et Lavelanet).
  • La ville possède plusieurs clubs de foot dont l'UF Mâcon qui a vu passer Antoine Griezmann de 1999 à 2005. Il évolue en division d'honneur (6e division) et a aussi évolué en CFA 2 (5e division).
  • Le tennis club de Mâcon est un club fondé en 1908. Depuis 2011, la ville accueille les Engie Open de Mâcon, tournoi féminin où participent des joueuses du Top 200.
  • Le club d'aviron, les Régates mâconnaises, est l'un des principaux clubs sportifs de la ville. Il organise chaque année de grandes manifestations (championnats de zone, de France…) et envoie de nombreux rameurs dans les plus grandes compétitions. De même, le Stade Nautique Mâconnais place chaque année des nageurs aux championnats de France N1.
  • Un Grand Prix motonautique est organisé chaque année fin septembre (compte pour le championnat de France de vitesse en catégories S2000 et S3000).
  • L'harmonie municipale de Mâcon.
  • L'académie de Mâcon est d'envergure et de renommée nationale.
  • Club de ski et barefoot de Mâcon.
  • Club d'escrime.
  • Le club de handball de Mâcon (MHB) place en 2011 une équipe de -16 ans 1re de leur classement régional, une équipe de -18 en Inter-régional (Bourgogne-Franche-Comté), et des séniors 1er régional qui sont désormais en Prenationale pour les masculins. Les -16ans filles sont en régional tout comme les -18ans qui font une très belle saison alors que les séniors féminines sont en Régional Excellence. Un club en devenir donc qui a déjà formé plusieurs professionnels dont Benjamin Massot-Pellet (Chambéry Savoie Handball/D1) et Laetitia Benouamer (Cercle Dijon Bourgogne/D1).
  • Le club de boxe anglaise des Saugeraies à Mâcon « Akabar Wadir Boxing Academy Mâcon » a vu le jour en 2011. On peut y pratiquer en toute sérénité et sécurité de la boxe éducative, loisir, amateur et professionnelle.
  • La MJC Héritan, une des premières MJC de France, elle a vu le jour en 1955. À ce jour, c'est environ 2 000 adhérents qui fréquentent les activités de cette structure associative d'éducation populaire ; elle est affiliée à la FFMJC (Fédération française des MJC) et à la Fédération Régionale de MJC de Bourgogne. La MJC Héritan propose plus de 60 activités et clubs.
  • Les marshals de Mâcon, club de football américain fondé en 2014, évolue en division régionale. En 2015, il compte une trentaine de licenciés.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Tribune du stade Pierre Guérin.

Les infrastructures sportives de Mâcon sont nombreuses et concentrées dans des lieux précis. La Saône en fait partie puisqu'elle est le lieu privilégié des rameurs.

Entre le quartier de Marbé et la Saône, le parc nord regroupe diverses infrastructures dont le palais des sports. Près de ce gymnase, le parcours d’activités physiques aménagé, communément appelé parcours PAPA, fait le bonheur des promeneurs de Mâcon et de ses alentours. On y trouve aussi cinq terrains de football dont un en revêtement synthétique et un skatepark inauguré en 2014[100]. Au sud de ce parc, on trouve 9 courts de tennis en résine dont 4 sont couverts, il y a aussi deux courts en terre battue. Enfin, de l'autre côté de la rue Pierre de Coubertin, le centre aquatique accueille les Mâconnais en été comme en hiver et comporte un bassin olympique.

À Champlevert, au sud-ouest de la ville, le quartier concentre les infrastructures des clubs importants de Mâcon. En effet, on trouve le stade Pierre Guérin qui accueille l'UF Mâcon et l'équipe féminine du RC Flacé Mâcon ainsi que le stade Émile Vanier qui reçoit les rencontres de l'AS Mâcon. Ce stade est aussi utilisé pour l'athlétisme.

Au nord-ouest, le complexe de la Grisière est en cours d'aménagement. En plus d'un site d'escalade[101], le complexe accueillera un stade d'athlétisme avec huit couloirs de course, un stade de football pour le RC Flacé Mâcon, un autre pour le Sporting Club de Mâcon. Enfin, un boulodrome sera composé de quatorze terrains de pétanque[102].

Économie[modifier | modifier le code]

Catégories socio-professionnelles des ménages[modifier | modifier le code]

Le tableau renseigne les données selon la personne de référence. Les sources tirées de l'INSEE et datant de 2013 montrent que la première catégorie des ménages est celle des retraités : 5 601 ménages sur un total de 15 994, soit 35 %.

catégorie socio-professionnelle nombre de ménages  % population des ménages  %
Ensemble 15 994 100,0 % 32 342 100,0 %
Agriculteurs exploitants 30 0,2 % 96 0,3 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 589 3,7 % 1 646 5,1 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 1 088 6,8 % 2 460 7,6 %
Professions intermédiaires 2 363 14,8 % 4 809 14,9 %
Employés 2 053 12,8 % 3 895 12,0 %
Ouvriers 3 232 20,2 % 8 675 26,8 %
Retraités 5 601 35,0 % 8 801 27,2 %
Autres personnes sans activité professionnelle 1 038 6,5 % 1 959 6,1 %

Source : INSEE, RP2013 exploitation complémentaire.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire.

L'économie de la région mâconnaise est organisée autour de plusieurs domaines :

Plusieurs zones concentrent de nombreuses entreprises. Au sud de la commune, les zones industrielles sud et du stand accueillent commerces, industries ainsi que le port fluvial. C'est dans ces zones que se trouve le siège social de Joker, entreprise spécialisée dans les jus de fruits qui possèdait la plus grande part de marché en France dans le secteur en 2011 avec 11,8 %[103].

À l'ouest de ces zones, autour de la gare TGV de Loché, se sont implantées diverses entreprises. Censée attirer les entreprises, l'implantation de cette gare n'eut pas l'effet attendu, la première zone créée n'attire aucune entreprise. En 1987, la zone d’activités des Berthillets située à proximité à Charnay-lès-Mâcon attira davantage les entreprises du fait des avantages financiers qu'offrait la commune. Avec la création de la communauté d'agglomération, les deux zones fusionnent[104].

Vers la gare de péage de Mâcon-Nord qui donne un accès à l'A6, des entreprises spécialisées dans l'industrie légère, la logistique, les services, l'hôtellerie et la restauration sont installées dans le parc d'activités de Mâcon-Nord depuis 1977[105].

Au nord de l'ancienne commune de Flacé, à la frontière avec Sancé, la ZAC des Platières regroupe en majorité des commerces sur les deux territoires. Durant la seconde partie du XXe siècle, le centre ville avait tendance à se vider de ses commerces. Toutefois, le tendance est à la réimplantation des commerces de proximité dont les halles de Saint-Pierre près de l'église du même nom.

Mâcon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire qui gère le port fluvial de Mâcon à travers Aproport, le CFA Automobile et l'aérodrome de Mâcon-Charnay. Elle est également le siège de la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire.

Patrimoine local[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville possède un patrimoine important avec 24 édifices protégés aux monuments historiques avec 6 bâtiments classés et 18 inscrits[106]. De plus, parmi ces édifices, quatre sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques avec cinq autres bâtiments dont trois lavoirs.

En 2015, le théâtre Louis Escande, la tour des archives, le quartier de Bioux, l'immeuble curviligne de Bioux et le centre nautique Paul-Bert ont été labellisés Patrimoine du XXe siècle.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vincent.

Mâcon comporte de nombreux sites religieux dont le Vieux-Saint-Vincent. Situé en centre-ville, cette cathédrale du XIe siècle est classée monument historique depuis 1862. Autrefois cathédrale de la ville, cette dernière a perdu ce statut au début du XIXe siècle suite à la construction de l'église cathédrale Saint-Vincent faisant face au square de la Paix et financée par Napoléon. Elle fut bâtie sur l'emplacement d'un ancien temple romain et c'est dans cet édifice qu'eurent lieu le les obsèques de Lamartine[107].

Église Saint-Pierre.

D'autres églises arpentent Mâcon dont l'église Saint-Clément qui était celle du village de Saint-Clément, aujourd'hui quartier de la ville. Désaffectée en 1973, des fouilles menées entre 1985 et 1993 ont permis la découverte de sarcophages, de fondations d'une église du VIe siècle ainsi que des murs des cinq bâtiments construits successivement au fil des années. Menacée de destruction avant ces découvertes archéologiques, la bâtiment a été inscrit monument historique en 1993. Dans la commune associée de Loché, l'église Saint-Jean-l'Évangéliste est un monument historique inscrit en 1926.

En face de l'hôtel de ville trône l'église Saint-Pierre sur la place éponyme, bâtie entre 1859 et 1865. Elle est la plus grande église de la commune avec ses 75 mètres de long, ses 30 mètres de large, et ses deux tours culminant à 53 mètres[108]. D'autres églises peuvent être mentionnées comme celle de Flacé placée sous le vocable de Sainte-Eulalie, l'église Saint-Didier de Sennecé ou encore l'église Notre-Dame-de-la-Paix. En plus des églises, il existe de nombreuses chapelles, à commencer par celles situées dans les anciens couvents de Mâcon. On trouve aussi l'ancienne chapelle des Récollets devenue aujourd'hui une maison de l'archéologie, ou encore une chapelle le long du cours Moreau à l'école privée Jeanne-d'Arc. Le long de la rue Saint-Antoine, au nord du centre ville, un temple protestant a été construit entre 1963 et 1967.

Couvent des Ursulines.

Plusieurs couvents étaient installés dans la ville-préfecture mais sont aujourd'hui presque tous vidés de leurs occupants. En premier lieu, l'ancien couvent des Ursulines datant de 1680 est installé sur le plateau de la Baille. À partir de la Révolution, le couvent est utilisé pour occuper diverses fonctions dont une maison d'arrêt où le père de Lamartine y sera incarcéré. En 1796, les lieux deviennent la caserne Puthod et ce jusqu'en 1929, année durant laquelle l'édifice fut désaffecté et rétrocédé à la Ville. Inscrit aux titres des monuments historiques depuis 1929[109], l'ancien couvent accueille depuis 1968 le musée des Ursulines.

Entrée du couvent des Cordeliers.

Un autre couvent porta le nom des Ursulines, celui situé place des Carmélites. Plus connu sous le nom de couvent de la Visitation[110], cet ensemble fut construit au XVIIe siècle et y accueillait des religieuses jusqu'en 1995. L'ancien couvent des Cordeliers, vidé de ses occupants à la Révolution[111], est devenu une maison de retraite, une gendarmerie puis une intendance militaire avant de devenir la maison des syndicats dans les années 1960. Derrière l'église Saint-Pierre, l'ancien couvent des Minimes a fait l'objet de plusieurs aménagements durant les années 2010 avec notamment l'implantation des halles Saint-Pierre en 2015[112].

Il existait aussi un couvent pour les Jacobins qui fut fondé par Saint Louis en 1255[113]. Autrefois l'un des domaines les plus vastes de France[114], ce lieu est chargé d'histoire car il a été le siège de l’inquisition, les États du Mâconnais y tenaient réunion en 1433 et il fut pillé par les Protestants en 1562. Il fut reconstruit en 1621 mais les religieux ont dû céder des parcelles pour la construction de l’actuel palais de justice et de l’ancienne prison. Vendu à la Révolution, les locaux resteront inoccupés jusqu'à l'installation de la fondatrice des Saints-Anges. Dans l'ancienne commune de Saint-Clément, on y trouve l'ancienne abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur près de la rue des Trappistines.

Le temple protestant, situé rue Saint Antoine, bâti entre 1963 et 1967, sur les plans de l'architecte suisse Oskar Bitterli. Il est souvent considéré comme l'un des plus beaux temples contemporains de France. La salle peut recevoir jusqu'à 200 personnes et le bâtiment est surmonté d'un clocher à trois cloches.

Enfin, deux mosquées ont été établies à Mâcon, toutes les deux situées dans le quartier sud de la Chanaye.

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Hôtel Senecé.

Outre les monuments religieux, Mâcon est composée de nombreux lieux non dédiés à la religion. L'hôtel Senecé, autrefois appelé hôtel de Marnay, abritait jusqu'en 2016 le musée Lamartine dédié au poète mâconnais. Toutefois, il accueille toujours l'académie de Mâcon, société des arts, sciences et belles-lettres fondée en 1805. Il fut classé aux titres des monuments historiques en 1962 mais n'est pas le seul hôtel particulier à avoir obtenu cette distinction puisque les hôtels Vantey, de Lamartine et de Rossan de Davayé ont été inscrits en tant que monuments historiques.

Maison de bois.

En plus de ces hôtels, divers immeubles ou maisons font l'objets de protections ou de curiosités. Par exemple, la maison de bois, construite entre 1490 et 1510[115], est certainement la plus ancienne maison de la ville. Le long de la rue Saint-Nizier, une maison comporte une fenêtre datant de la Renaissance tandis qu'on trouve la maison du bailli près de la rue du Paradis avec une tour gallo-romaine.

Monument aux morts.

L'hospice de la Charité, œuvre de Jacques-Germain Soufflot, est située le long de la rue Carnot. Elle était l'une des premières charités, institution chargée de soigner les indigents et les déficients mentaux, de France[116]. Autre lieu dédié à la santé, l'Hôtel-Dieu fut construit dans la seconde moité du XVIIIe siècle par Melchior Munet, élève de Soufflot. Le 1er mars 1764, le creusement des fondations valut la découverte du « trésor de Mâcon », fait de 30 000 pièces de monnaie d'or, de nombreuses pièces d'argenterie et de statuettes datées des années 260-270. Ce qu'il reste de ce trésor est conservé aujourd'hui au British Museum[117]. Il reste une apothicairerie aux céramiques conservées dans des boiseries de style Louis XV[118]. Face à l'entrée de l'édifice se trouve le square de la Paix, ex-place d'Armes et de Fêtes[119], où est installé le monument aux morts qui honore l'ensemble des victimes des conflits des Grandes Guerres.

Dans un désir de communiquer avec la Bresse séparée par la Saône, des ponts ont dû être érigés. Le plus ancien est le pont Saint-Laurent et est aussi le plus connu. Dans le passé, il fut une frontière entre le royaume de France et les états qui prirent possession de la Bresse. Menacé de destruction dans les années 1980 car il empêchait les plus gros bateaux de passer, il fut protégé grâce à la construction d'un canal de dérivation à l'est de Saint-Laurent-sur-Saône au début des années 1990[120]. Malgré le maintien du pont dans le paysage mâconnais, la circulation automobile importante imposa la construction d'un autre pont qui fut concrétisé en 2009 avec le pont François-Mitterrand imaginé par l'architecte Alain Spielmann.

Château Saint-Jean.

D'autres bâtiments ont des rôles administratifs, notamment l'hôtel Montrevel qui est aujourd'hui l'hôtel de ville. La caserne Duhesme, construite sur le territoire de Flacé en 1877 face à la menace de l’armée de partir à Chalon[121], est aujourd'hui occupée par le département de Saône-et-Loire. L'hôtel de préfecture de Saône-et-Loire, datant du XVIIe siècle, était à l'origine le nouvel hôtel épiscopal[122], l'ancien ayant souffert des guerres de religion. L'hôtel des Postes, construit entre mars 1911 et mai 1914 par les architectes Choquin et Jules Lavirotte, fut destiné à l'origine à la ville d'Alger, mais les autorités coloniales ont refusé le projet[123]. Les plans n'ont pas été grandement modifiés, ce qui explique que le style soit plus oriental que bourguignon[124]. Il fut inauguré le .

Le théâtre Louis Escande (scène nationale), nommé en l'honneur du maire de la ville lors de l'inauguration du théâtre, est situé non loin de la Maison des vins, sur l'esplanade des Droits-de-l'Homme. Le château Saint-Jean est situé sur l'ancienne commune de Saint-Jean-le-Priche, annexée à Mâcon en 1972.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La vallon des Rigolettes.

Quelques parcs, jardins et squares sont dispersés dans la ville. Parmi eux, on peut citer la prairie Saint-Nicolas, le vallon des Rigolettes, le square de la Paix, le parc de l'Abîme ou le jardin Pierre Sémard. Ces lieux font partie des 6 000 m2 des surfaces végétalisées et fleuries[2].

La ville a été récompensée en 2007 par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[125]. En 2010, elle reçoit une Fleur d’or, plus haute distinction nationale en matière de fleurissement et d’embellissement du cadre de vie[126]. En 2016, elle reçoit sa seconde Fleur d'or, ce qui fait d'elle la 4e ville de France à obtenir cette double distinction[127]. Pour assurer ces récompenses, 300 000 fleurs sont plantées chaque année dans les serres municipales avant d'être plantées dans les espaces verts et les rond-points de la cité.

Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

Parmi les spécialités mâconnaises, on peut citer l'andouillette mâconnaise avec sa sauce au vin rouge ou blanc, les œufs en meurette ou les grattons. D'autres spécialités caractérisent la gastronomie locale dont l'idéal mâconnais, un gâteau à base de meringue fourrée de crème au beurre ou la gaufrette mâconnaise qui est une pâtisserie sucrée constituée d'une gaufre très fine roulée en cigarette, d'où le nom.

La cité est entourée d'un vignoble de 5 000 ha qui produit 49 millions de bouteilles parmi lesquelles des crus fameux comme le saint-véran ou le pouilly-fuissé.

Le Mâconnais possède différentes spécialités de fromage de chèvre dont le Mâconnais, appelé aussi le chèvreton de Mâcon, bénéficiant d'une AOC et s'accordant merveilleusement bien à la dégustation des vins blancs du Mâconnais.

À l'ouest de Mâcon se trouve le pays Charolais, fameux pour ses bovins de race charolaise à robe blanche. À l'est de Mâcon, de l'autre côté de la Saône se trouve la Bresse réputée pour ses volailles blanches, les seules à bénéficier d'une AOC.

Lieux en Bourgogne du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

En Bourgogne du Sud[Note 6], on trouve de nombreux sites à visiter qui se trouvent plus ou moins loin de Mâcon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Mâcon[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mâcon

Le blason de Mâcon a pour définition héraldique : « De gueules à trois annelets d'argent ».
Ce blason serait utilisé depuis la Renaissance.

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Goujon (éd.), Histoire de Mâcon, Toulouse, 2000. Il est composé de :
    • Jean Combier, « De la préhistoire aux Burgondes », p. 17-44
    • Alain Guerreau, « Mâcon, 380-1239 : la cité épiscopale », p. 45-79
    • Isabelle Vernus, « Prospérités et affrontements, 1239-1600 », p. 81-112
    • Christine Lamarre, « De l'époque classique aux transformations révolutionnaires. La ville classique des XVIIe et XVIIIe siècles », p. 113-139
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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce couvent fut occupé par des frères Minimes jusqu'à sa vente en tant que bien national en 1791. Il fut propriété privée pendant 160 ans puis appartint à un syndicat agricole qui devint la Coopérative agricole du Mâconnais-Beaujolais. Le bâtiment est, depuis, 2010, propriété de la Ville de Mâcon. Voir : « Le devenir d'un patrimoine immobilier à Mâcon », article de Georges Bellicot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 181 de mars 2015, pages 18 et 19.
  2. Sur la place Saint-Pierre du côté de la mairie on peut lire sur une pierre scellée dans un mur à environ 1,75m du sol : En l'année 1602 l'eau a esté de cestes auteur le 25 septembre 1602. Il est toutefois à supposer que cette pierre fut relevée au fur et à mesure de l'exhaussement du terrain
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Sous-titré : "Le rendez-vous des amateurs de viandes - bar, glacier, salon de thé".
  5. Exemples des "têtes d'affiche" invitées aux dernières éditions de l'Été frappé : Alan Stivell (2000), Sheila (2008), Michel Fugain (2009), Alain Chamfort (2010), Michel Delpech (2011), Philippe Lavil (2012), Hugues Aufray (2013), Christophe (2014), Michel Jonasz (2015), Axelle Red (2016), Yuri Buenaventura (2017).
  6. Nom donné au département de Saône-et-Loire pour le tourisme.

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