Malaunay

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Malaunay
Le viaduc de Malaunay.
Le viaduc de Malaunay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Notre-Dame-de-Bondeville
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Guillaume Coutey
2014-2020
Code postal 76770
Code commune 76402
Démographie
Gentilé Malaunaysiens
Population
municipale
5 902 hab. (2014)
Densité 638 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 37″ nord, 1° 02′ 28″ est
Altitude Min. 34 m
Max. 169 m
Superficie 9,25 km2
Localisation

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Malaunay est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Elle est Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte et labellisée ville Cit'ergie. Elle est engagée dans de nombreuses actions de transition énergétique et continue d'être soutenue et récompensée, comme en juin 2017 lorsqu'elle a été lauréate des Trophées du Développement Durable. Malaunay est également Ville amie des Enfants avec l'Unicef.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Cailly (l'antique maronna des Romains).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Malaunay - Le Houlme, de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située à proximité sur le territoire de la commune du Houlme.

  • le F4 (ligne FAST), anciennement la ligne 16, qui relie le hameau de Frévaux (Malaunay) jusqu'au Mont-Riboudet-Kindarena (Rouen).
  • le 29, qui relie route de Montville (Malaunay) vers la gare routière (Rouen).
  • les différentes lignes à vocation scolaire qui déversent les écoles et le collège Jean-Zay. (Réseau Astuce).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Malaunay a pour origine le mot latin alna ou alnus, qui rappelle la présence sur ce site d'aunes, arbres qui poussent en zones très humides. Le préfixe mal précise la caractéristique du lieu que l'on peut ainsi interpréter comme « le mauvais site planté d'aunes ». On retrouve ce type de toponyme dans le Calvados avec un suffixe de présence « aunay », et dans la Manche Laulne.

Malaunay vient apparemment de « Malaineit » mentionné vers 1040.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville comprenait avant la Révolution les trois paroisses de Saint-Nicolas, Saint-Maurice et Notre-Dame-des-Champs.

Hugues de Malaunay signa le 1er juin 1204 la convention des Bourgeois de Rouen avec Philippe Auguste ; il combattit près de ce prince à Bouvines (1214). Tout comme à Montville, la tornade de 1845 causa des destructions. Le développement industriel de Malaunay est lié à la présence de la rivière du Cailly dont la puissance motrice est utilisée dès le milieu du XVIe siècle pour alimenter les premiers moulins. En 1550, deux moulins à papier sont construits, l'un dans la paroisse de Notre-Dame-des-Champs, l'autre dans la paroisse Saint-Maurice. Jusqu'au début du XIXe siècle, ces moulins sont destinés à l'activité meunière ou papetière. Leur succéderont ensuite les premières filatures. En 1805, on dénombre à Malaunay, une filature de coton, un moulin à blé, et encore six moulins à papier. En 1812, il n' y a plus que trois moulins à papier, les trois autres ayant été reconvertis en filature. Pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet, Malaunay connaît une industrialisation effrénée, où l'activité cotonnière prédomine : en 1836, on comptera jusqu'à neuf filatures de coton, une indiennerie, un moulin à papier et une briqueterie. En 1856, l'industrie cotonnière emploie un total de 1 004 personnes. En 1870, sur dix établissements cotonniers, trois seulement sont mixtes, c'est-à-dire pourvus d'une roue hydraulique et d'une machine à vapeur. L'énergie thermique ne supplante définitivement l'énergie hydraulique qu'au début du XXe siècle, lorsque parallèlement se développe le phénomène de concentration des entreprises. La crise qui touche l'activité cotonnière, à partir des années 1860, accentue la précarité des conditions de vie et de travail des ouvriers. Afin de juguler la misère, diverses organisations associatives sont fondées : la Solidarité de Malaunay en 1891, la Solidarité Enfantine en 1897, la Mutuelle Féminine en 1909. Entre temps est créé le syndicat des Travailleurs de l'Industrie Cotonnière de Malaunay (1903). Devant les crises structurelles et conjoncturelles que subit l'activité cotonnière, l'industrie malaunésienne se diversifie : la margarine, le rotin, la ramie, la laine sont les nouveaux produits qui s'implantent dans les filatures désormais désaffectées. Enfin les années 1970 voient la fermeture des derniers sites cotonniers établis sur la commune.

Une histoire digne des plus grands films frappe la petite commune de Malaunay, en 1887, au café Druaux, Poline trouve son mari et son frère morts, elle est suspectée de les avoir empoisonnés. Arrêté et condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Un an plus tard, dans la même pièce on trouve la femme des successeurs morte, les seconds successeurs ont à leur tour des malaises. Le doute s’installe, on s’intéresse au four à chaux accolé à la maison et l’on constate des fissures dans le mur : le monoxyde de carbone est la cause de ces décès ! Elle fut réhabilitée et elle put récupérer sa fille. Ce fait divers a été utilisé par Jules Mary pour son roman La Pocharde, son livre a eu un énorme succès, de nombreuses éditions ont été publiées, un film en a été tiré.

Deux soldats canadiens meurent pendant la libération de Malaunay en 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ville au passé industriel, ville rurale-urbaine de 6000 habitants, Malaunay suit depuis plusieurs années une trajectoire particulière de reconversion en territoire durable, par une politique de transition étoilée en volets managérial, énergétique, thermique, socioculturel, d’éducation à l’environnement et enfin citoyen.

Malaunay en transition(s)[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 2014, Ségolène Royal signe avec Guillaume Coutey, maire de Malaunay, la convention d’appui financier au programme d’action « TEPCV ».

Le plan d’action malaunaysien fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des différents acteurs de la transition de par son ambition et sa capacité d'essaimage.

Pour cette première convention, les opérations suivantes sont programmées :

  • Installation de toitures solaires photovoltaïques en auto‐consommation pour le groupe scolaire Olivier-Miannay et pour divers bâtiments et espaces publics (actions 1 et 2).
  • Remplacement de l’ensemble des systèmes d’éclairage intérieur du groupe scolaire Olivier-Miannay par des systèmes à LED (action 3)
  • Mise en place d’un service municipal d'accompagnement à la maîtrise de l'énergie et de lutte contre la vulnérabilité énergétique (action 4)
  • Création et animation d'un club des entreprises et artisans locaux engagés dans la transition énergétique et lancement d’une politique active d'installation d'entreprises et activités liées (action 5)
  • Acquisition de matériels et déploiement de moyens techniques pour éliminer l'utilisation de produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts et des voiries (action 6)
  • Plantation d’un arbre fruitier par jour (ou arbuste ou plante purificatrice d’eau), soit 365 par an, sur le territoire de la commune (action 7)
  • Organisation d’actions de mobilisation des habitants autour de la transition énergétique et de la COP 21 de Paris (action  8)
  • Soutien aux projets d'éco-mobilité (pédibus) et acquisition de véhicules utilitaires électriques ou fonctionnant au gaz naturel de ville (action 9)
  • Soutien aux actions de substitution anticipée des sacs plastiques à usage unique utilisés par les commerces de la commune par des sacs en matériaux « biosourcés » ou compostables en compostage domestique (action 10).

Le coût total de ces actions est de 871 300 euros, financées à hauteur de 500 000 euros par le MEDDE (ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l'Énergie).

La ville va mobiliser d’autres partenaires tels le département, le conseil régional, la métropole Rouen Normandie, l'Union européenne

Très vite, la commune sollicite la signature d'un avenant pouvant porter la contribution du ministère jusqu'à 2 millions €, ces financements étant réservés aux projets les plus ambitieux et les plus en phase avec les objectifs de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte.

Défi relevé puisque Guillaume COUTEY signe le jeudi 12 mai 2016 avec la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer Ségolène ROYAL, la seconde convention d'appui financier au programme d'actions Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte (TEP-CV), comme les autres territoires exemplaires reçus qui ont été qualifiés de pionniers.

Après l'aide d'État de 500 000 € obtenue en juin 2015, Malaunay bénéficie avec cette nouvelle convention de 1,5 million € pour mettre en œuvre les nombreux engagements proposés :

- le projet « École de la sobriété » (390 K€ dont 50 % TEP-CV) : rénovation du groupe scolaire Miannay en norme BBC-rénovation incluant l'installation de panneaux solaires en toiture, avant son raccordement au futur réseau de chaleur avec récupération et injection des eaux pluviales pour les usages sanitaires de l'école. Ce projet qui vise une forte baisse de la consommation globale des bâtiments, est inspiré du «triptyque Negawatt (efficacité-sobritété-renouvelable) et prévoit en phase 2 une dimension participative avec implication de parents d'élèves ;

- le projet « Malaunay ville solaire » (330 K€ dont 70 % TEP-CV) : installation de deux centrales photovoltaiques sur le patrimoine de la ville (atelier municipaux et école Brassens) en « autoconsommation » d’énergie produite, entrant dans l'objectif de couvrir à l’horizon 2020, 20 % de la demande électrique du territoire grâce aux énergies renouvelables. Les projets “citoyens” ou “coopératifs” de production d’énergie seront aussi accompagnés, en lien avec Énergie partagée et Enercoop Normandie, avec les entreprises et artisans de Malaunay, les bailleurs public et des citoyens. La participation financière des partenaires privés est estimée à 1 460 000 € sur la base d'une couverture de 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques (soit 775 KWc) installés en toitures, en prévoyant l'accompagnement des acteurs (aide à la décision, groupement de commande, structure juridique en SEM ou SCIC) ;

- le projet «  Lumières pour une énergie durable » (215 K€ dont 57 % TEP-CV) : atteindre l'objectif du « 3x20 » pour le patrimoine d’ici à 2017 avec des solutions à base de LEDs pour l’ensemble des systèmes d’éclairage intérieur de divers bâtiments communaux : hôtel de ville, groupe scolaire Brassens, salle de tennis, via un partenariat avec des entreprises régionales (LUCIBEL). Ce projet inclut notamment une campagne de sensibilisation des usagers des bâtiments aux économies d'énergie ;

- le projet « Malaunay territoire de l'économie positive » (15 K€ dont 73 % TEP-CV) : initiation d'un club éco-entreprises & artisans engagés dans la transition énergétique, avec l'objectif de fédérer les acteurs autour des enjeux de la transition énergétique et de la croissance verte et d'animer la thématique en lien avec la Métropole et les propriétaires de zones d'activités ;

- le projet « Malaunay ville comestible » (20 K€ dont 75 % TEP-CV) : soutien à la promotion de l'agroforesterie et du maraichage citoyen, en poursuivant la reconquête verte des espaces publics, favorisant la biodiversité, pouvant accueillir des projets de ruches, agroforesterie, agriculture urbaine, en lien avec l'AREHN, la Métropole, l'association les incroyables comestibles, les bailleurs sociaux et l'entreprise NUTRISET. Ce projet vise notamment à lutter contre la vulnérabilité alimentaire sur le territoire et encourager la création de lien social ;

- le projet « Bougeons-nous autrement » (148 K€ dont 77 % TEP-CV) : transition du parc de véhicules municipal vers l'électrique et le gaz naturel de ville (GNV), avec l'objectif de 50 % de véhicules propres d’ici 2020 en faisant l’acquisition de trois nouveaux véhicules. Ce projet, dont l'objectif est d'encourager le changement de paradigme établi autour des véhicules à carburant fossile et encourager une transition du parc automobile, prévoit en outre des opérations de démonstrations et essais ;

- le projet «  Qui tourne avec le soleil » (2.180 K€ dont 37 % TEP-CV) : restructuration exemplaire de la piscine municipale « tournesol » au niveau BEPOS (Bâtiment à énergie positive) dans l'objectif de réduire les besoins énergétiques (-40 %) et l’empreinte carbone de cet équipement énergivore et couvrir au moins 100 % des besoins énergétiques futurs par des ENR ;

Cet appel à projet permet à la commune de porter un projet de transition énergétique et écologique très ambitieux qui va structurer fortement le plan d'action CIT'ERGIE 2016-2019.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1864 Emile Delahalle    
1884 1892 Henri Offroy    
1892 1919 Georges Pellerin    
  1956 Olivier Miannay    
1956 1989 Pierre Nehoult SE  
1989 27 mai 2009 Joël Clément PS  
juillet 2009 Septembre 2012 Stéphane Deschamps PS  
6 septembre 2012 en cours
(au 28 avril 2017)
Guillaume Coutey PS Conseiller départemental (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en [3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 902 habitants, en augmentation de 0,15 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : Erreur d’expression : caractère de ponctuation « [ » non reconnu, % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
2014
5 902
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • manoir Gresland.
  • ancienne margarinerie.
  • l'usine Offroy (XIXe siècle), ancienne filature de coton fermée en 1969.
  • château du domaine au Loup.
  • viaduc de Malaunay, (1845-1846), il est édifié par les Anglais pour le passage de la ligne de chemin de fer Rouen-Le Havre. Bombardé en 1944, la construction est relevée en 1945.
  • ruines du château de Frevaux (près du centre équestre).
  • église Saint-Nicolas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Normand, Le Prieuré des deux amants, 1890[7]
    Conte de Noël utilisant la ville de Malaunay comme décor et le compte de Frévaux comme antihéros.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]