Malaunay

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Malaunay
Le viaduc de Malaunay.
Le viaduc de Malaunay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Notre-Dame-de-Bondeville
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Guillaume Coutey
2014-2020
Code postal 76770
Code commune 76402
Démographie
Gentilé Malaunaysiens
Population
municipale
5 902 hab. (2014)
Densité 638 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 37″ nord, 1° 02′ 28″ est
Altitude Min. 34 m – Max. 169 m
Superficie 9,25 km2
Localisation

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Malaunay est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Cailly (l'antique maronna des Romains).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Malaunay - Le Houlme, de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située à proximité sur le territoire de la commune du Houlme.

  • le F4 (ligne FAST), anciennement la ligne 16, qui relie le Hameau de Frévaux (Malaunay) jusqu'au Mont-Riboudet-Kindarena (Rouen).
  • le 29, qui relie Route de Montville (Malaunay) vers la Gare routière (Rouen).
  • les différentes lignes à vocation scolaire qui déversent les écoles et le collège Jean Zay. (Réseau Astuce)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Malaunay a pour origine le mot latin alna ou alnus, qui rappelle la présence sur ce site d'aunes, arbres qui poussent en zones très humides. Le préfixe mal précise la caractéristique du lieu que l'on peut ainsi interpréter comme « le mauvais site planté d'aunes ». On retrouve ce type de toponyme dans le Calvados avec un suffixe de présence « aunay », et dans la Manche Laulne.

Malaunay vient apparemment de « Malaineit » mentionné vers 1040.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville comprenait avant la Révolution les trois paroisses de Saint-Nicolas, Saint-Maurice et Notre-Dame-des-Champs.

Hugues de Malaunay signa le 1er juin 1204 la convention des Bourgeois de Rouen avec Philippe Auguste ; il combattit près de ce prince à Bouvines (1214). Tout comme à Montville, la tornade de 1845 causa des destructions. Le développement industriel de Malaunay est lié à la présence de la rivière du Cailly dont la puissance motrice est utilisée dès le milieu du XVIe siècle pour alimenter les premiers moulins. En 1550, deux moulins à papier sont construits, l'un dans la paroisse de Notre-Dame des Champs, l'autre dans la paroisse Saint-Maurice. Jusqu'au début du XIXe siècle, ces moulins sont destinés à l'activité meunière ou papetière. Leur succéderont ensuite les premières filatures. En 1805, on dénombre à Malaunay, une filature de coton, un moulin à blé, et encore six moulins à papier. En 1812, il n' y a plus que trois moulins à papier, les trois autres ayant été reconvertis en filature. Pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet, Malaunay connaît une industrialisation effrénée, où l'activité cotonnière prédomine : en 1836, on comptera jusqu'à 9 filatures de coton, une indiennerie, un moulin à papier et une briqueterie. En 1856, l'industrie cotonnière emploie un total de 1 004 personnes. En 1870, sur 10 établissements cotonniers, trois seulement sont mixtes, c'est-à-dire pourvus d'une roue hydraulique et d'une machine à vapeur. L'énergie thermique ne supplante définitivement l'énergie hydraulique qu'au début du XXe siècle, lorsque parallèlement se développe le phénomène de concentration des entreprises. La crise qui touche l'activité cotonnière, à partir des années 1860, accentue la précarité des conditions de vie et de travail des ouvriers. Afin de juguler la misère, diverses organisations associatives sont fondées : la Solidarité de Malaunay en 1891, la Solidarité Enfantine en 1897, la Mutuelle Féminine en 1909. Entre temps est créé le syndicat des Travailleurs de l'Industrie Cotonnière de Malaunay (1903). Devant les crises structurelles et conjoncturelles que subit l'activité cotonnière, l'industrie malaunésienne se diversifie : la margarine, le rotin, la ramie, la laine sont les nouveaux produits qui s'implantent dans les filatures désormais désaffectées. Enfin les années 1970 voient la fermeture des derniers sites cotonniers établis sur la commune.

Une histoire digne des plus grands films frappe la petite commune de Malaunay, en 1887, au café Druaux, Poline trouve son mari et son frère morts, elle est suspectée de les avoir empoisonnés. Arrêté et condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Un an plus tard, dans la même pièce on trouve la femme des successeurs morte, les seconds successeurs ont à leur tour des malaises. Le doute s’installe, on s’intéresse au four à chaux accolé à la maison et l’on constate des fissures dans le mur : le monoxyde de carbone est la cause de ces décès ! Elle fut réhabilitée et elle put récupérer sa fille. Ce fait divers a été utilisé par Jules Mary pour son roman La Pocharde, son livre a eu un énorme succès, de nombreuses éditions ont été publiées, un film en a été tiré.

Deux soldats canadiens meurent pendant la libération de Malaunay en 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1864 Emile Delahalle    
1884 1892 Henri Offroy    
1892 1919 Georges Pellerin    
  1956 Olivier Miannay    
1956 1989 Pierre Nehoult SE  
1989 27 mai 2009 Joël Clément PS  
juillet 2009 Septembre 2012 Stéphane Deschamps PS  
6 septembre 2012 en cours
(au 28 avril 2017)
Guillaume Coutey PS Conseiller départemental (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en [3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 902 habitants, en augmentation de 0,15 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : Erreur d’expression : caractère de ponctuation « [ » non reconnu, % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
2014
5 902
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • manoir Gresland
  • ancienne margarinerie
  • l'usine Offroy (XIXe siècle), ancienne filature de coton fermée en 1969.
  • château du domaine au Loup
  • viaduc de Malaunay, (1845-1846), il est édifié par les Anglais pour le passage de la ligne de chemin de fer Rouen-Le Havre. Bombardé en 1944, la construction est relevée en 1945.
  • ruines du château de Frevaux (près du centre équestre)
  • église Saint-Nicolas

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Normand, Le Prieuré des deux amants, 1890[7]
    Conte de Noël utilisant la ville de Malaunay comme décor et le compte de Frévaux comme antihéros.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]