Bernay (Eure)

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Bernay
Ancien logis abbatial (fin du XVIe siècle).
Ancien logis abbatial (fin du XVIe siècle).
Blason de Bernay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure (sous-préfecture)
Arrondissement Bernay (chef-lieu)
Canton Bernay (bureau centralisateur)
Intercommunalité Intercom Bernay Terres de Normandie
Maire
Mandat
Jean-Hugues Bonamy
22 mai 2016 - 2020
Code postal 27300
Code commune 27056
Démographie
Gentilé Bernayen
Population
municipale
10 435 hab. (2014)
Densité 434 hab./km2
Population
aire urbaine
15 560 hab. (2012[1])
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 22″ nord, 0° 35′ 57″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 173 m
Superficie 24,03 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bernay27.fr

Bernay (Écoutez) est une commune française située dans le département de l'Eure en Normandie.

Elle a reçu le label « Villes et Pays d'art et d'histoire » par signature d'une convention avec l'État le 18 février 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Charentonne à Bernay.

Localisation[modifier | modifier le code]

Bernay se situe dans l'ouest du département de l'Eure. Nichée dans la vallée de la Charentonne (affluent de la Risle) entre Broglie et Serquigny, cette ville se situe à 29 km à l'est de Lisieux, à 33 km au sud de Pont-Audemer, à 47 km à l'ouest d'Évreux et à 60 km au sud-ouest de Rouen.

La commune de Bernay se situe précisément à l'intervalle entre le pays d'Ouche, région caractérisée par de grandes étendues forestières et le Lieuvin, région marquée par un bocage très clairsemé dans cette zone.

La ville compte de nombreux hameaux, certains étant d'anciennes paroisses rattachées à la ville à la Révolution. Le centre-ville est construit à la confluence de la Charentonne et du Cosnier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bernay[2]
Courbépine, Menneval
Saint-Martin-du-Tilleul Bernay[2] Fontaine-l'Abbé
Caorches-Saint-Nicolas Grand-Camp, Saint-Quentin-des-Isles Saint-Aubin-le-Vertueux, Saint-Clair-d'Arcey

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bernay est attesté dès le Xe siècle sous la forme Brenaico dans une copie du XVIIIe siècle (Fauroux 11), puis Bernaicus en 1025, enfin Bernai dès 1032 - 1035, 1047[3].

Il peut être issu d'un type toponymique gallo-roman *BRINNACU (*Brinnacum[3]), et ce, d'après d'autres toponymes analogues comme Brenay à Branville, autre lieu du département de l'Eure mentionné sous la forme Brinnacum au Ve siècle ; Bernay à Batilly, ancienne paroisse de l'Orne, Brinnaicum IXe siècle et Berny, commune de l'Oise sous la forme Brinnacum au VIIe siècle[3]etc.

Ils remontent peut-être tous à une forme celtique hypothétique *Brinnāko(n). En tout cas, les spécialistes identifient clairement un suffixe d'origine gauloise *-āko(n)[4] devenu *ACU (latinisé diversement dans les textes en latin, le plus souvent en -acum) à l'époque gallo-romaine et qui était localisant à l'origine, avant de se référer plus précisément à la propriété[5].

Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent que le premier élément Bern- représente le nom d'homme gaulois Brennos / Brennus, latinisé en Brinnus à l'époque romaine[6],[Note 1]. La métathèse de [r] est un phénomène phonétique fréquent qui est bien attestée dans les formes anciennes Brin- > Bern-.
François de Beaurepaire préfère un thème prélatin bren- / brin- qu'il croit reconnaître dans les différents Brain, Brains, Brin ou le nom de la Brenne, région marécageuse[3]. Ce nom a donc pu signifier « terrain marécageux » ou « terrain fangeux », ce qui est conforme à la situation de Bernay, puisque la rivière Charentonne vient buter sur un coteau (« les Monts ») et reçoit le Cosnier, au débit important.

Pierre-Yves Lambert cite encore le terme bran ou bren « son » au sens de « déjection », d'où les dérivés bréneux, souillé ; embrener, etc. Il n'est cependant pas sûr qu'il s'agisse de la même racine[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Bernay apparaîtrait dans des textes au XIe siècle, « évoquant les zones marécageuses de la vallée ». Quant à l’occupation du territoire de Bernay, elle est très ancienne. Des vestiges d’habitat du néolithique (-3 600 ans) mis au jour « près du hameau des Granges » en attestent.

Entre 996 et 1008, le duc de Normandie, Richard II, offre cette région en douaire à son épouse, Judith de Bretagne, qui fonde aussitôt une abbaye bénédictine : l'abbaye Notre-Dame. Les moines aménagent le site par des travaux hydrauliques importants : assainissement, moulins, pêcheries… et la construction d'une abbatiale qui reste un joyau de l'architecture romane normande. Pour couvrir les frais et assurer leur défense, ils cèdent une partie de leur propriété en 1048.

L'activité commerciale attestée dès 1198 prend son essor sur l'axe principal de la ville, actuellement rue Thiers. L'industrie du drap est réputée[8], les foires sont nombreuses (la Foire Fleurie au moment des Rameaux en est un souvenir), en raison de la diversité et de l'abondance des produits agricoles de la région. Bernay devient d'ailleurs un grand marché chaque samedi.

En 1231, Louis IX (« Saint Louis ») tient dans la ville des Assises de Justice et y fonde en 1250 un Hôtel Dieu en reconnaissance de l'accueil empressé que lui a réservé la population. Cet Hôtel Dieu possède une entrée rue Thiers et s'étend jusqu'à la rue de la Geôle. À la mort de Pierre Ier d'Alençon, Bernay est incorporé au Comté d'Évreux et donné par Philippe le Bel à son frère Louis de France en 1281.

La vénération de Notre-Dame de la Couture dès le XIIIe siècle, est à l'origine de pèlerinages importants qui attirent les foules de toute la Normandie ; le pèlerinage marial diocésain a toujours lieu chaque lundi de Pentecôte.

La ville a connu de nombreuses périodes troubles, notamment durant la guerre de Cent Ans. Bernay changea plusieurs fois de mains pendant le conflit. En 1354, à la suite du traité de Mantes, la ville fut cédée par le roi Jean II le Bon à son gendre le roi Charles II de Navarre, avec de nombreuses autres terres normandes. Mais les deux hommes entrèrent rapidement en conflit. En avril 1356, Bernay fut reprise aux Navarrais après l'arrestation de Charles II, avant de lui être restituée en 1358. Le 19 avril 1378, après un court siège, la forteresse fut prise par Bertrand Du Guesclin contre la promesse faite à son capitaine, Pierre du Tertre d'intercéder en sa faveur auprès du roi de France Charles V[9]. Dans la tour de la forteresse de Bernay, les Français s'emparèrent d'archives secrètes du roi de Navarre qui n'avaient pas été brûlées et qui mirent au jour de nombreuses alliances et complots de Charles II, avec les Anglais notamment[10]. La forteresse fut détruite peu après. Bernay fut un temps restituée au fils de Charles II de Navarre, avant d'être confisquée par le roi Charles VI en 1385.

Par la suite, la ville passa aux mains des Anglais avant d'être reprise par les troupes royales[11].

Si, aujourd’hui, il y a environ 11 000 habitants dans la ville, Bernay comptait, au XVIe siècle, une population « aussi importante qu’à Évreux ou à Lisieux ». Ce sont les guerres de religion, puis la révolte populaire des Gauthiers (du nom du village de La Chapelle-Gauthier) en 1589, contre les taxes, qui « mettent un terme à la quiétude de la ville »[11].

Chef-lieu du département à sa création, Évreux abandonna ce titre au cours de l'année 1793 au profit de Bernay, mais le récupéra avant la fin de cette même année.

Au cours du XIXe siècle, d'importants aménagements de voirie modernisent la ville, et l'évolution de la structure industrielle s'oriente vers le pourtour de la cité. Ce développement continuera au cours du siècle dernier, avec l'arrivée de nouvelles industries et l'extension importante de Bernay sur les coteaux surplombant le centre traditionnel, lequel a su rester fidèle à ses origines.

D'importants combats eurent lieu à Bernay lors de la guerre franco-prussienne, notamment le 21 janvier 1871.

Automne 1939 : des citoyens de Bernay saluent un convoi du Corps expéditionnaire britannique.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville a été occupée en juin 1940 par la Wehrmacht allemande ; l'occupation a duré quatre ans. Le 7 juin 1944, la gendarmerie de Bernay a été bombardé par l’aviation alliée.

Rommel est grièvement blessé le lors du mitraillage de sa voiture sur une route normande par deux avions alliés. Les circonstances et les suites de l'accident ont été rapportées par l'amiral Friedrich Ruge[12], ami et adjoint du maréchal allemand en Normandie. Rommel se rend, le , en passant par Falaise, aux PC des 276e et 277e divisions d'infanterie et constate qu'elles ne sont pas suffisamment soutenues par le IIe corps blindé SS, parce que celui-ci se tient trop en arrière. Là, il apprend que l'ennemi a lancé l'offensive à Saint-Lô. Cela le détermine à rentrer au plus vite à son quartier général. Le ciel s'est complètement dégagé et les avions alliés manifestent une grande activité. Rommel gagne Livarot par des chemins secondaires, où il rejoint la route nationale. Deux pilotes de Spitfire aperçoivent la voiture et l'attaquent entre le village de Sainte-Foy-de-Montgommery[13] et Vimoutiers, au lieu-dit La Gosselinaie[14] où la route présente une assez longue ligne droite. Sérieusement blessé, Rommel est transporté dans le coma dans une pharmacie à Livarot, puis jusqu'à l'hôpital de campagne allemand de Bernay. Le diagnostic tombe dans la soirée : quatre fractures du crâne dont une à la base, des éclats au visage, une très longue indisponibilité. Après quelques jours, le 23 juillet[15], il est très faible mais reconnaît le capitaine Behr qui lui rend visite. Il est évacué vers l'hôpital militaire allemand du Vésinet en région parisienne. Il voudrait revenir sans délai au quartier général, mais il doit rester alité pendant au moins trois semaines.

Le 26 juillet 1944 - pendant la Bataille de Normandie - Bernay a été bombardée deux fois, tuant 29 personnes[16]. En août 1944, la ville échappe aux bombardements des alliés en raison d'une épaisse couche nuageuse, préservant ainsi le centre historique. Le 24 août 1944, Bernay a été libérée par les Forces canadiennes (4e division blindée) sans combat. La Wehrmacht s'était déjà retirée de la ville[17]. Ces divers évènements expliquent pourquoi Bernay est une des rares villes normandes de moyenne importance à ne pas avoir été dévastée par le second conflit mondial.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason actuel de Bernay. Bernay - blason actuel.

« Parti d'azur et de gueules au lion d'or brochant sur le tout »

Ancien blason de Bernay. Bernay - ancien blason, selon Malte-Brun (la France illustrée, 1882)

« De gueules, au lion grimpant d'argent »
Blason douteux, comme souvent ceux de cette source, en tout cas mal blasonné (grimpant se dit "rampant", qui ne se blasonne pas pour le lion: c'est sa position par défaut)

Ancien blason de Bernay. Bernay - ancien blason, selon D'Hozier

« D'azur, à trois besants d'or, 2 et 1, et un lambel de même en chef »
(Rapporté par Malte-Brun).

Transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bernay dispose d'une gare ferroviaire située sur la ligne SNCF Paris-Cherbourg permettant de se rendre à Paris, Caen et également Rouen grâce à une division de la ligne à Serquigny.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le réseau de transport urbain de la ville de Bernay nommé « Bernay Bus » fonctionne par boucle :

  • une boucle bleue qui dessert le quartier de Bourg-Le-Comte et le centre-ville ;
  • une boucle rouge qui dessert le quartier du Stade et le centre-ville.

Ces deux lignes comportent deux arrêts communs : « la Poste » et « Gare SNCF »[18]. Ce système permet d’augmenter la fréquence des passages à chaque arrêt.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La ville de Bernay dispose de l'aérodrome de Bernay-Saint-Martin, composé d'une piste en herbe orientée est-ouest (10/28), longue de 1 200 mètres et large de 80.

L’aérodrome n’est pas contrôlé. Les communications s’effectuent en auto-information sur la fréquence de 119,225 MHz.

La ville dispose aussi d'un tractodrome (Daniel Chauvin) ou il est organisé des compétitions de tracteurs pullings (engins avec des moteurs surdimensionné) chaque années .

Évolution[modifier | modifier le code]

De 2009 à 2011, l'ancien réseau comprenant deux bus desservant chacun les deux principaux quartiers de la ville (le Bourg Lecomte et le Stade) a été remplacé par un réseau où chaque bus serait assigné à l'un des deux quartiers. Ainsi la ligne bleue desservait le Bourg Lecomte et le centre ville tandis que la ligne rouge desservait le Stade, les deux bus se rejoignant à la Poste, rue du Général-de-Gaulle. Le samedi toutefois, chacune des lignes dessert l'entièreté de la ville.

Dans le cadre du renouvellement de son marché d’exploitation du transport urbain, la ville a apporté quelques modifications à ses horaires et circuits de bus urbain afin de mieux répondre aux besoins des usagers. À partir du 14 juin 2011, les horaires et trajets ont été modifiés, la ligne bleue dessert dorénavant la commune de Menneval créant ainsi une liaison entre cette commune et Bernay[18]. Cela fait suite à une demande des usagers du réseau, en grande partie pour se rendre au centre commercial E.Leclerc et au centre Lidl. Malgré cette amélioration, ce changement est très décrié par les usagers et les chauffeurs de bus car, au vu du trajet emprunté par la ligne bleue, aux heures d'affluence, le véhicule est « bondé », occasionnant un réel inconfort[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune de Bernay a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[19].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bernay.

Élection municipale de 2008 - annulation - Élection municipale partielle de 2009[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour de l'élection du 16 mars 2008, la liste de droite conduite par Hervé Maurey l'emporte avec 50,71 % des voix (2 531 voix) contre 49,29 % (2 460 voix) à celle de la gauche[20].

M. Gilles Launay dépose un recours en annulation du scrutin pour non-respect de l'article L-52 du code électoral. Le , le tribunal administratif de Rouen examine le recours. Le 25 septembre 2008, il annule l'élection et déclare M. Maurey inéligible pour un an au motif d'avoir comptabilisé dans son compte de campagne pour un montant très faible l'utilisation de photos du service municipal de communication.

Hervé Maurey interjette appel auprès du Conseil d'État[21]. Le Conseil d'État examine le recours d'Hervé Maurey le . Le rapporteur public requiert l'annulation du scrutin, le maire sortant ayant adressé, à 77 familles d'une école privée, une lettre ayant pu influencer les électeurs mais écarte l'inéligibilité. Le Conseil d'État suit le rapporteur public et annule le scrutin de 2008.

Le , la liste Nouveau Centre de Hervé Maurey obtient 50,97 % des suffrages au premier tour face à la liste conduite par Gilles Launay (PS)[22].

Élection municipale de 2016 - Démission anticipée - élection partielle[modifier | modifier le code]

Le 11 mars 2016, l'élection du président de la Communauté de Communes de Bernay et ses Environs ne se déroule pas comme prévu. Jean-Hugues Bonamy, 1er adjoint de Bernay, se retrouve face à Francis Viez, conseiller municipal de la majorité de Bernay. Francis Viez est élu président à 22 voix contre 10. Cette élection sonnant comme une trahison pour le maire de Bernay et son 1er adjoint, Hervé Maurey décide de démissionner plus tôt que prévu de la mairie de Bernay et de provoquer une élection municipale partielle pour juin 2016. C'est Jean-Hugues Bonamy qui expédie les affaires courantes jusqu'à son élection au fauteuil de maire le 22 mai 2016.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bernay est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[23],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 10 435 habitants, en augmentation de 1,46 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 705 6 271 6 521 6 332 6 605 7 244 6 871 7 512 7 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 237 7 566 7 510 7 281 7 643 7 989 8 310 8 016 7 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 159 8 115 7 883 7 440 7 587 7 700 7 783 8 174 8 798
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
9 349 10 009 10 539 10 548 10 582 11 024 10 635 10 288 10 435
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
  • 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 30,6 %).
Pyramide des âges à Bernay en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,3 
7,7 
75 à 89 ans
13,1 
12,9 
60 à 74 ans
15,2 
22,1 
45 à 59 ans
20,3 
19,4 
30 à 44 ans
17,2 
19,7 
15 à 29 ans
18,0 
17,6 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Collège Le Hameau
  • Collège Jeanne D'Arc (collège privé)
  • Collège Marie-Curie
  • Lycée Saint-Anselme (lycée privé)
  • Lycée Augustin-Fresnel
  • Lycée Clément-Ader dont l’une des particularités est d’être séparé en deux sites situés aux emplacements de deux anciennes propriétés privées. En particulier, sur la commune de Menneval qui jouxte Bernay, le site Éole du lycée occupe le terrain sur lequel Victor Lottin de Laval, archéologue, romancier et peintre orientaliste, possédait sa demeure des « Trois-vals ».
  • Conservatoire de musique à Rayonnement Intercommunal (Communauté de Communes de Bernay et ses Environs).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs équipements sportifs :

  • 6 terrains de football
  • 2 terrains de rugby
  • 9 courts de tennis dont 3 couverts
  • 1 piscine
  • 1 skatepark
  • 2 salles de judo
  • 1 gymnase
  • 1 mur d'escalade

Souvent ces équipements sont gérés en accord avec le Sporting Club de Bernay (SCB).

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historique majeurs[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Notre-Dame de Bernay (place Gustave-Héon) (XIe et XVIIe) Logo monument historique Classé MH (1862)  Inscrit MH (1965)  Inscrit MH (1999)[28]. L'abbaye Notre-Dame de Bernay est un des plus vénérables édifices romans de Normandie. Elle fut bâtie au premier quart du XIe siècle, par Judith de Bretagne, épouse de Richard II, duc de Normandie. Construite en tuf, elle se signale par la beauté de ses élévations dont les grandes arcades ont retrouvé leurs belles proportions. Ses chapiteaux richement sculptés s'apparentent à ceux de l'École de Bourgogne. Le logis abbatial (XVIe et XVIIe siècles) est occupé par le musée des Beaux-Arts. Les bâtiments conventuels, reconstruits par Guillaume de La Tremblaye, servent aujourd'hui d'hôtel-de-Ville, tribunaux et MJC[29].
  • Église Sainte-Croix (XVe), rue Thiers, place Sainte-Croix  Inscrit MH (1927)[30]. Construite pour être l'église paroissiale de la baronnie de Bernay, l'église Sainte-Croix a subi des remaniements réguliers au cours du temps, notamment au XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. Les vitraux proviennent de l'atelier Duhamel Marette à Evreux et le mobilier est originaire de l'abbaye Notre-Dame du Bec, au Bec-Hellouin.
  • Basilique Notre-Dame de la Couture (XVe), rue du Repos Logo monument historique Classé MH (1906)[31]. Selon la légende, un mouton aurait déterré une statuette de la Vierge dans un hameau appelé La Culture (devenu ensuite La Couture). Cette découverte est le début d'un pèlerinage et conduit à la construction d'une chapelle, érigée en église au XIIIe siècle. Cette église est reconstruite aux XIVe et XVe siècles, puis agrandie au XVIe siècle. Elle devient une basilique en 1950 sous Jean XXIII. Elle est ornée de vitraux datant du Moyen Âge au XIXe siècle. Ses murs ont un décor peint de la fin du XIXe siècle.
  • Hôtel de la Gabelle (XVIIIe), rue du général De Gaulle, place de Verdun  Inscrit MH (1928)  Inscrit MH (1964)[32]. Cet hôtel abrita jusqu'en juin 2010 le Conservatoire de musique à Rayonnement Intercommunal de la communauté de communes de Bernay et ses environs (transféré en août 2010 aux anciens abattoirs restaurés).
  • Couvent des Cordeliers, rue de la Comédie (protégé par le périmètre de protection des monuments historiques du centre ville). Ce couvent de l'ordre franciscain fut fondé en 1275. Il se distingue par un hourdis constitué de briques et pierres (silex, calcaire...), disposées en motifs décoratifs avec les monogrammes CF (Cordeliers Franciscains) ainsi que des symboles religieux[33].
  • Hôpital Anne de Ticheville, rue Anne de Ticheville/rue de Lisieux (protégé par le périmètre de protection des monuments historiques du centre ville). Construit entre 1701 et 1706, pour accueillir les indigents de la ville et des environs, il est agrandi aux XIXe siècle (extension du bâtiment principal), XXe siècle (pavillons) et XXIe siècle (bâtiments en béton).
  • Rubannerie Gallant, rue Bernard Gombert. Partiellement réaffectée en logements avec garages et bureaux.

Autres monuments anciens[modifier | modifier le code]

  • voir aussi maisons à pan de bois
  • Musée des Beaux-Arts, place Guillaume de Volpiano. Attenant à l'abbatiale et au jardin public, ce musée fut créé en 1868 à l'occasion d'une exposition d'une importante collection de faïences. Depuis, les collections se sont diversifiées et couvrent de nombreux aspects des Beaux-Arts : faïences du XVIe siècle, mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, peintures et sculptures du XVIe au XIXe siècle, archéologie égyptienne, art gallo-romain, art contemporain, art religieux, etc.
  • La Maison Paquebot, 83 rue Thiers. Dessinée en 1930 par l'architecte André Perrée, pour un notable de la ville, cette maison est la première de Bernay à être construite en béton. Elle est un bel exemple du style « paquebot » caractérisé par des façades épurées, animées par des formes courbes, de longues lignes, des superpositions de balcons et terrasses[34]. L'édifice bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle » [35].
  • Centre culturel multimédia. Cette médiathèque, sur les bords de la Charentonne, occupe l'ancien moulin de la Grosse Tour. Cet édifice a été réhabilité et agrandi, confrontant une architecture du XIXe siècle et son extension en béton et verre. Elle est parée en briques, bois, verre et métal.
  • Théâtre Édith Piaf. Construit en 1872, le théâtre a été successivement une école, un gymnase, une halle au lin et une caserne. En 1889, il devient une salle de spectacles et en 1929, un cinéma-théâtre[36].
  • Temple de style néo-roman du culte antoiniste. Situé 4 rue Anne-de-Ticheville, il fut dédicacé le 16 septembre 1951[37].
  • Cité-jardin dite « de l'Abattoir ». Cité d'habitations à bon marché (HBM) composée d'un immeuble de logements de style Art déco et de pavillons conçus par l'architecte Fernand Rimbert[34]. L'ensemble bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle » [35].
  • Conservatoire de musique. Dans d'anciens abattoirs municipaux construits en 1890-1891, la communauté de communes de Bernay et ses environs a créé un conservatoire intercommunal de musique[34].
Hôtel de la sous-préfecture.
  • Ancienne cidrerie, 25 rue Gambetta. Au XIXe siècle, l'industriel Lecomte construit une cidrerie en briques. Elle est vendue à la ville et transformée en caserne au début du XXe siècle. Elle devient ensuite arsenal des pompiers avant d'être reconvertie en immeuble de logements et boutiques en 2009 [34]
  • Ancien hôtel particulier avec office notarial, actuellement Sous-préfecture, place de Cloppenbourg. XIXe siècle[34].
  • Pont de Boucheville. Pont du XVIIIe siècle construit au-dessus du lit naturel de la Charentonne.
  • Pont de l'abbatiale. Pont créé au XIXe siècle au-dessus d'une dérivation de la Charentonne, pour prolonger la nouvelle rue, dite de l'abbatiale devant l'ancien moulin de l'abbaye (moulin de la grosse tour, actuellement médiathèque).
  • Gare ferroviaire, du milieu du XIXe siècle. Gare de la ligne Paris-Cherbourg, édifice d'origine de la ligne ouverte jusqu'à Bernay en 1855.
  • Lavoir public, rue du chanoine Poree. Lavoir couvert, alimenté par un ruisseau sourdant du plateau du Lieuvin, encore équipé de ses étendoirs à linge. XIXe siècle.
  • Lavoir public, ruelle des lavandières. Lavoir couvert alimenté par une source. XIXe siècle.
  • Tuerie, ruelle du Cagnard. Pavillon d'abattage des animaux pour la consommation alimentaire.
  • Deux lavoirs à plancher ajustable, sur la Charentonne, face à la ruelle des Prés, XIXe siècle.

Maisons à pan de bois[modifier | modifier le code]

La ville de Bernay, relativement épargnée par les bombardements de la seconde guerre mondiale, compte encore environ 350 maisons à colombages dont certaines sont inscrites au titre des monuments historiques. Ces maisons, qui peuvent remonter au Moyen Âge, sont souvent décorées de motifs sculptés ou de personnage et sont, parfois, couvertes par des essentes (tuiles ou lames apposées verticalement sur les façades afin de les protéger des intempéries, généralement en bois puis ardoise).

  • Maison à entresol, 6 rue Auguste-Leprevost : (XVIe siècle)  Inscrit MH (1927) Logo monument historique Classé MH (1957) [38].
  • Maison à portail orné d'un gable à feuillages, 8 rue Auguste Leprevost (XVIe siècle)  Inscrit MH (1927) [39] .
  • Maison à pans de bois, limite XVe-XVIe siècles, rez-de-chaussée remanié, 10 rue Auguste Leprevost.
  • Bâtiment à pans de bois en épis, époque moderne, non numéroté, rue Auguste Leprevost.
  • Maison à pans de bois, 16 rue de Lisieux/rue des Sources (XVIe siècle)  Inscrit MH (1933) [40].
  • Maison à pans de bois, 3 rue des Sources/ruelle Bucaille (XVIe siècle)  Inscrit MH (1933) [41] .
  • Maison dite "du comte d'Alencon", 6 rue Thiers (XVIe siècle)  Inscrit MH (1933) [42] . Décor de colonnettes, engoulants, bustes de femmes et personnages , partiellement conservé.
  • Maison à décor Renaissance, dite "ancien hôtel de Ville", 9 rue Thiers. Décor de feuillages, vases, bustes d'hommes et de femmes, saints.
  • Hôtel de l'engagiste royal, rue Thiers (visible de la place de l'Ancien hôtel-Dieu). Hourdis en tuiles, décor de colonettes.
  • Maison à décor néogothique, 31 bis boulevard Dubus. Décor de personnages.
  • Maison à décor néogothique, 14 rue Albert Glatigny. Décor de personnages.
  • Maison à colombages (époque moderne?) 16 rue Albert Glatigny.
  • Maison 1re moitié du XXe siècle, à l'angle des rues de la Victoire et de la Comédie.
  • Maisons avec boutiques en rez-de-chaussée XVe - XIXe siècles, rue Gaston Follope.
  • Maison à pans de bois, typologie de la fin du Moyen Âge, 3 rue de Geôle.
  • Maison à pans de bois (rez-de-chaussée remanié), à pignon sur rue, XVe - XVIe siècle.
  • Immeubles à colombage, croix-de-saint-André et ailes de moulin, décor sculpté de bustes, atlantes, berger (époque moderne).
  • 26 rue Assegond, maison avec porte cochère pour voiture (modifiée), XXe siècle.
  • Ensemble d'immeubles à pans de bois, XXe siècle, à l'angle des rues Assegond et du Cosnier.
  • Maison à pans de bois, XVIe siècle, façade sur rue reconstruite, 55 rue du Chanoine Porée.
  • Maison à pans de bois à pignon sur rue, fin XVe - début XVIe siècle, 57 rue du Chanoine Porée.
  • Maison à colombages, place Lobrot/rue Judith de Bretagne (visible depuis le pont de la Charentonne), fin de l'époque moderne/ début du XIXe siècle (?).


Autres demeures remarquables[modifier | modifier le code]

  • Villa Hélène, de style anglo-normand, XIXe siècle, rue Kleber Mercier (dans l'enceinte du lycée Augustin Fresnel).

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts communautaire. Monument érigé en 1921 à la mémoire des victimes de la Grande Guerre de l'arrondissement de Bernay. Il est l'œuvre de Louis Aimé Lejeune, sculpteur eurois, grand prix de Rome[43].
  • Monument commémoratif de la bataille de Bernay des 30 et 31 janvier 1871.
  • Notre-Dame du Vœu.
  • Christ du Sacré-Cœur, monument commémoratif de la Deuxième Guerre mondiale, rue de la Victoire.
  • Statue de Jacques Daviel, place Gustave-Héon.
  • Monument à la mémoire de Sylla Lefèvre, boulevard de Normandie.
  • Monument à la mémoire de Paul Derou, résistant, place Paul-Derou.
  • Monument aux morts dans le carré militaire du cimetière de La Couture
  • Monument aux morts dans le cimetière de Sainte-Croix (boulevard des Monts).
Autre statuaire[modifier | modifier le code]
  • Statue de la Vierge à l'Enfant, rue de la Sous-Préfecture ;
  • Statue de Sainte-Anne, rue du Général Leclerc ;

Vestiges[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de bâtiment hydraulique de la filature Delamotte. Chute et murs de ventellerie conservés dans le Cosnier le long du square Delamotte.
  • Vestiges du moulin du Pont de l'étang. Chute et murs de ventellerie d'une minoterie industrielle.
  • Vestiges de la chapelle Saint-Germain d'Auxerre, dans le quartier de La Couture (propriété privée, non visible)[34].
  • Vestiges de l'hôtel-Dieu fondé en 1250, place de l'Ancien hôtel-Dieu et rue de Geôle.

Parcs, jardins et promenades[modifier | modifier le code]

  • Jardin public de l'abbaye. Aménagé sur les vestiges des jardins pré-révolutionnaires de l'abbaye Notre-Dame de Bernay. Parc paysager, petit jardin médiéval pédagogique.
  • Square Gouas, jardin public Art nouveau, créé sur une ancienne propriété privée bourgeoise. Très peu modifié.
  • Square Delamotte, créé à l'emplacement d'une filature détruite (années 2010).
  • Jardin Schuman, contemporain, créé à l'arrière du Centre culturel multimédia.
  • Prairie de la Charentonne, espace vert créé en bordure de la rivière, aménagé en prairie, avec des espaces ludiques (boulodrome, skate-parc...). Son allée termine la voie verte et sert de transition entre le quartier historique de La Couture et l'hyper-centre de Bernay.
  • Boulevard des Monts, promenade créée au XIXe siècle à l'extrémité du plateau du Lieuvin, offrant un panorama sur la ville. Une table d'orientation y a été implantée en 2013.
  • Promenade du Cosnier : des chemins piétonniers ont été créés sur les berges du Cosnier. La promenade Gaston-Lenôtre longe la rivière entre la place Haslemere et la place des Hauts-Penteurs. Elle a été prolongée en 2014 par une passerelle au-dessus de la rivière qui permet de cheminer jusqu'à la place du Moulin du Pont de l'Étang.

Rues et venelles pittoresques[modifier | modifier le code]

  • Rue Gaston Folloppe, rue de Lisieux. Nombreuses maisons à pan de bois.
  • Rue de Geôle. Rue à l'ambiance ancienne avec son pavement et son caniveau central.
  • Rue des Sources, du Chanoine Porée, des Fontaines.
  • Passage de la Cohue. Venelle traversante de la rue Thiers à la rue Michel Hubert Descours.
  • Ruelle des lavandières. Venelle traversante entre la rue du général Leclerc et la rue des Fontaines.
  • Impasse Alexandre. Venelle menant au Cosnier.

Architecture du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • École Jean Moulin. L'ancienne école du quartier du stade ayant été détruite par un incendie en 2009, un nouvel édifice est construit. La nouvelle école est inaugurée en décembre 2012[34].
  • Résidence Guillaume le Conquérant, rue Guillaume le Conquérant.
  • Halle couverte, place Sainte-Croix.
  • Reconversion de maison bourgeoise en clinique vétérinaire, rue Gambetta.
  • Reconversion de l'ancienne minoterie Vivien (également appelé moulin de la grosse tour) en médiathèque. Rue de la Charentonne.
  • Reconversion de l'Arsenal des pompiers en logements et boutiques et construction d'une aile avec des balcons filants. Angle de la rue Gambetta avec le boulevard Dubus[34].
  • Reconversion de l'ancienne usine Caroline Rohmer en espaces administratifs, bureaux et une boutique[34].
  • Reconversion des anciens abattoirs municipaux en conservatoire de musique, rue de Picardie[34].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Site Natura 2000 "Risle, Guiel, Charentonne"[44].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230030039 - Les prairies de Carentonne[45] . Le site de Carentonne se situe dans la vallée de la Charentonne. Il se caractérise par un ensemble de milieux dominés par les mégaphorbiaies. Les espèces déterminantes sont l'achillée sternutatoire (Achillea ptarmica R), la cardère poilue (Dipsacus pilosus AR) et le murin de Natterer (Myotis nattereri R).
  • ZNIEFF 230030042 - Les prairies de la Couture[46]. Le site de la Couture correspond à une mégaphorbiaie eutrophe. La seule espèce végétale déterminante recensée est l'achillée sternutatoire (Achillea ptarmica AR).
  • ZNIEFF 230000262 - Les prairies et l'aulnaie du moulin neuf[47]. Ce site, situé dans la vallée de la Charentonne, est divisé en quatre grands milieux distincts : le cours principal de la Charentonne, une aulnaie humide à hautes herbes sur les bords de la rivière, une friche ponctuée de saules (Salix sp.) de type mégaphorbiaie mésohygrophile, une pâture du Bromion racemosi et des fossés plus ou moins humides. Il se distingue par la présence de plusieurs espèces de plantes déterminantes telles que l'achillée sternutatoire (Achillea ptarmica R), la petite berle (Berula erecta R) ou la cardère poilue (Dipsacus pilosus AR) ainsi que par la présence de criquets ensanglantés (Stethophyma grossum AR)
  • ZNIEFF 230030036 - Les prairies et le bois du bas Bouffey[48]. Ce site, situé dans la vallée de la Charentonne, est constitué de deux grands milieux : une mégaphorbiaie méso- à hygrophile en fond de vallée et un versant boisée de la hêtraie. L'espèce déterminante de cette zone est la cardamine à bulbilles (Cardamine bulbifera, RR).

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230009189 – La moyenne vallée de la Charentonne, le bois de Broglie[49].
  • ZNIEFF 230000764 - La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne[50].

Site classé[modifier | modifier le code]

  • La promenade du mont Milon (partie appartenant à l'hospice de la ville comprenant 184 hêtres et 8 chênes) Logo des sites naturels français Site classé (1926)[51].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Arts et lettres[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

  • Jacques Daviel (1693-1762), chirurgien et ophtalmologue dont la statue se trouve sur la place de la mairie ;
  • Auguste Le Prévost (1787-1859), géologue, philologue, archéologue et historien ;
  • Victorien Lottin de Laval (1810-1903), archéologue orientaliste ;
  • Adolphe-André Porée (1848-1939), archéologue et historien ;
  • Georges Davy (1883-1976), sociologue ;

Autre[modifier | modifier le code]

  • Anne d'Arzac, dame de Ticheville (1661-1747), fondatrice de l'hôpital général ;
  • Jean-Baptiste Huché (1749-1805), général ;
  • Auguste Mudry (1917-2006), constructeur d'avions de voltige aérienne ;
  • Gaston Lenôtre (1920-2009), pâtissier ;

Sports[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Sainte-Anne. Chaque année, le 1er édile fleurit une statue de la sainte patronne de la ville.
  • Marché. Chaque samedi matin, un marché anime la ville, héritage des marchés octroyés par le duc Richard II de Normandie à l'abbaye Notre-Dame de Bernay en 1025[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un Brennus s'est rendu célèbre en pillant le temple de Delphes et un autre en saccageant Rome.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/themes/comparateur.asp?codgeo=au2010-293
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. a, b, c et d François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard, 1981.
  4. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance 1994
  5. Pierre-Yves Lambert, op. cit.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979. Article Bargny.
  7. Pierre-Yves Lambert, op. cit., p. 190.
  8. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis IX, Tours, le 11 novembre 1479, Lettres concernant les marchands drapiers
  9. Bruno Ramirez de Palacios, Charles dit le Mauvais, roi de Navarre, comte d’Évreux, prétendant au trône de France, Paris, 2015, 530 p., (ISBN 978-2-9540585-3-5), pages 368-369.
  10. Ramirez de Palacios, p. 373-376.
  11. a et b http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/2953514/region/une-histoire-des-anecdotes#.VTFof_QkIcY
  12. Amiral Friedrich Ruge, Rommel und die Invasion, Stuttgart, Koehler Verlag, et Paris, Presses de la Cité, 1960.
  13. Beevor 2009, p. 359.
  14. Information de l'Office de tourisme de Vimoutiers.
  15. http://sgmcaen.free.fr/rommel.htm
  16. Raymond Ruffin, Le Prix de la Liberté, (La vie quotidienne des normands après le débarquement de juin 44) , Éditeur: Cheminements, mars 2004, (ISBN 978-2-844-78254-0)
  17. Histoire de Bernay Website Bernay: ville normande. Consultée le 8 septembre 2013.
  18. a et b [PDF]« Dépliant du service de bus »
  19. Benoît Négrier, « Bernay récompensé par le label « Villes internet » », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  20. Élections municipales de 2008 - résultats à Bernay sur le site du Figaro.
  21. Le Figaro
  22. « La droite conserve la mairie de Bernay », France 3, 14 septembre 2009.
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Évolution et structure de la population à Bernay en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  28. « Ancienne abbaye Notre-Dame », notice no PA00099330, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Chloé Pata, L'abbaye Notre-Dame. Bernay, Bernay, Ville de Bernay, .
  30. « Église Sainte-Croix », notice no PA00099332, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Église Sainte-Croix », notice no PA00099331, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Ancien hôtel de la Gabelle », notice no PA00099333, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Bienvenue à Bernay », sur Site de l'office de tourisme de Bernay (consulté le 14 juin 2015).
  34. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Chloé Pata, Bernay Ville d'art et d'histoire. Au fil de la ville., Bernay, Ville de Bernay, .
  35. a et b Le dire de l'architecte des bâtiments de France - Les essentiels - no 119 du 31 juillet 2014.
  36. « Le théâtre Edith Piaf », sur Site de l'office de tourisme de Bernay (consulté le 14 juin 2015).
  37. Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, Belgique, Brepols, (ISBN 2-503-50325-X), p. 137, 168.
  38. « Immeuble », notice no PA00099334, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Immeuble », notice no PA00099335, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Maison à pans de bois », notice no PA00099336, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Maison à pans de bois », notice no PA00099337, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. « Maison », notice no PA00099338, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Chloée Pata, fiche pédagogique "Raconte moi : Le monument aux morts communautaire", Ville de Bernay
  44. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 25 février 2015)
  45. « Les prairies de Carentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  46. « Les prairies de la Couture », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  47. « Les prairies et l'aulnaie du moulin neuf », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  48. « Les prairies et le bois du bas Bouffey », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  49. « La moyenne vallée de la Charentonne, le bois de Broglie », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  50. « La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 juin 2015)
  51. « La promenade du mont Milon », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 17 juillet 2017).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]