Michel Lévy frères
Logo de l'éditeur en 1868. | ||
| Repères historiques | ||
|---|---|---|
| Création | 1836 | |
| Fondée par | Michel Lévy et ses frères Nathan et Kalmus | |
| Fiche d’identité | ||
| Siège social | Paris (France) | |
| Langues de publication | français | |
| modifier |
||
Michel Lévy frères est une maison d'édition fondée en 1836 au 2 bis de la rue Vivienne, dans le 2e arrondissement de Paris, par Michel Lévy et ses frères Nathan et Kalmus (plus tard francisé en Calmann)[1]. La maison devient ensuite les éditions Calmann-Lévy.
Biographie
[modifier | modifier le code]Originaires de Phalsbourg, Michel et Kalmus Lévy sont les fils d’un colporteur juif lorrain, Simon Lévy venu s'installer à Paris en 1825, qui vend des lunettes et des livrets à l'entrée des théâtres de boulevards.
Michel Lévy
[modifier | modifier le code]Michel, le benjamin, né en 1821, prend d'abord une part active au cabinet de lecture ouvert par son père et ses frères rue Marie-Stuart. Puis il se lance très jeune, à 20 ans, dans le métier de l'édition en demandant un brevet de libraire pour éditer Gisèle, livret de Théophile Gautier. Sa première adresse est passage du Grand-Cerf, et 2 bis rue Vivienne, jusqu'en 1871. En 1841, il fonde la librairie Michel Lévy Frères[2].
En 1855, il devient au début du Second Empire un éditeur renommé et à succès en lançant la « Collection Michel-Lévy », à 1 franc le volume, une première[2].
En 1858, il fonde l'hebdomadaire L'Univers illustré dans lequel il peut publier en feuilleton ses auteurs et les promouvoir. Il rachète à Pierre-Jules Hetzel les droits sur Stendhal qui ne se vendait pas et le relance par son journal. Il fait signer à ses auteurs des contrats d'exclusivité, ce qui est assez nouveau. Il est aussi le premier à fabriquer de façon soignée du roman à 1 franc le volume, puis du roman populaire de qualité.
À la fin du Second Empire, la maison d'édition « devient la première en Europe toutes productions confondues ». Elle accueille dans ses rangs des auteurs aussi prestigieux que Honoré de Balzac[3], Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Gustave Flaubert[4], Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, George Sand.
Pour la littérature politique, elle publie Adolphe Thiers, Louis-Philippe Ier[1]…
Le siège passe au 3 rue Auber, en un hôtel particulier de prestige, qu'il fait construire à partir de 1868. La maison possède également la Librairie nouvelle, située au 15 boulevard des Italiens, rachetée en 1862[2].
Michel Lévy meurt en 1875, âgé de 54 ans. Il repose dans le carré juif du cimetière du Père-Lachaise (division 7).
Kalmus dit Calmann Lévy
[modifier | modifier le code]À la mort de Michel Lévy en 1875, son frère, Calmann né en 1819, reprend la maison d'édition à son compte et la rebaptise Calmann-Lévy. Après sa mort, en 1891, sa veuve Pauline lui succède.
Il repose, avec son frère, dans le carré juif du cimetière du Père-Lachaise (division 7).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « La fulgurante saga familiale des frères Levy, inventeurs de l’édition moderne », Noémie Grynberg, Israel Magazine, 2010.
- Valérie Gaudard, « Calmann-Lévy : une maison d'édition de la rive droite dans ses murs », in: Architecture de l'imprimé, 2006 — en ligne sur Persée.
- ↑ Les éd. Michel Lévy publient, en 1868, les œuvres de jeunesse de Balzac en deux volumes comprenant : Argow le pirate, Wann-Chlore, L'Excommunié, Le Centenaire, Dom Gigadas, Falthurne, L'Héritière de Birague, textes illustrés par Beaucé, Eugène Lampsonius (alias Eustache Lorsay), Andrieux, Coppin ; de 1869 à 1876 : les œuvres complètes d'Honoré de Balzac.
- ↑ Yvan Leclerc et Jean-Yves Mollier, Gustave Flaubert et Michel Lévy : un couple explosif, Paris, Calmann-Lévy, , 178 p..