Pont-de-l'Arche

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Pont-de-l'Arche
Image illustrative de l'article Pont-de-l'Arche
Blason de Pont-de-l'Arche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Pont-de-l'Arche
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Richard Jacquet
2014-2020
Code postal 27340
Code commune 27469
Démographie
Gentilé Archepontains
Population
municipale
4 176 hab. (2014)
Densité 447 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 12″ nord, 1° 09′ 18″ est
Altitude Min. 2 m – Max. 131 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pontdelarche.fr/

Pont-de-l'Arche est une commune française du département de l'Eure et de la région Normandie. Ses habitants s'appellent les Archépontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont-de-l'Arche se situe sur la rive gauche de la Seine et de l'Eure. Le pont de la ville enjambe les deux cours d'eau. Le confluent de l'Eure et de la Seine se trouve à 10 km en aval au petit barrage de Martot.

Pont-de-l'Arche est à 20 km au sud de Rouen et à 35 km au nord d'Évreux.

Sur le plan géologique, le centre ville est situé sur un coteau bordant l'ancien lit de la Seine.

La forêt de Bord-Louviers permet aux habitants et aux touristes de belles promenades.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Eure, affluent de la Seine.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 176 habitants, en augmentation de 2,33 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 639 1 480 1 514 1 486 1 483 1 674 1 687 1 755 1 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 699 1 661 1 643 1 617 1 618 1 711 1 789 1 752 1 867
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 890 1 859 1 921 1 845 1 808 1 907 1 913 2 025 2 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 308 2 737 2 883 2 456 3 022 3 499 3 898 4 154 4 176
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Autrefois principal pôle normand de fabrication de chaussures avec près de 15 entreprises et 2 000 salariés, Pont-de-l'Arche est devenue une ville résidentielle. Seules subsistent l'une usine de chaussures Marco et Briot International, une entreprise spécialisée dans le matériel pour les opticiens (groupe Luneau Technology Operations). Hormis la commune, les principaux employeurs sont l'Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et le centre-ville avec ses 65 commerces et artisans. Un village des artisans, porté par la Communauté d'agglomération Seine-Eure (CASE), est construit en 2013 le long du contournement sud de la ville. Les actifs archépontains se rendent au bassin Seine-Eure regroupé principalement autour de Louviers et Val-de-Reuil. Ils bénéficient aussi de la proximité de l'autoroute de Normandie (3 km) et se rendent à Rouen, Évreux ou en région parisienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de l'actuelle commune est attesté sous les formes : ad Archas [usque As Danas dicitur] fin du Xe siècle[5] ; Pontem Archas 1025 (Fauroux 36) ; Ad Pont des Arches 1037 et vers 1045 (Fauroux 103) ; el Pont des Arcas vers 1047 (Fauroux 107) ; [apud Hasdans quae] Archas [dicitur] fin du XIe siècle[6] ; [Asdans qui lors] Arches [appelée] au XIIe siècle[7] ; Pons Arche 1180 ; Pons Arcæ vers 1200 (carte de la Normandie), puis sous diverses latinisations : Pons Arcûs, Pons Archæ, Pons Archie, Pons Archas, Pons Arcuatus, Pons Arcatum, Pons Arcis et en français : Pont des Arches ou Pont des Archiers[8].

La forme contemporaine Pont-de-l'Arche ne correspond pas à la plupart des formes anciennes qui donnent le mot Arches (ou Arc[h]as) au pluriel. Quelques formes anciennes attestent d'un emploi du mot Archas sans le mot Pont (Pons), en outre, elles l'identifient aux Damps ([H]asdans). Le terme Pont (Pons) apparaît précocement, peut-être pour lever l'ambiguïté du mot arche, qui pouvait avoir aussi le sens plus général de « pont » au Moyen Âge[9].

Pour une raison inconnue, l'appellation Pont-de-l'Arche s'est donc substituée à celle de « Pont d'Arches » ou « Pont des Arches ». F. de Beaurepaire fait remarquer que la forme -Arches qui s'est imposée, est de type « francienne », c'est-à-dire caractéristique du français central et parisien, et non pas de type normanno-picard *-Arques comme on pourrait l'attendre, alors que la commune est située nettement au nord de la ligne Joret. Arques aujourd'hui Arques-la-Bataille (Arcas en 750 et en 944) dans l'actuel département de la Seine-Maritime représente la version normande du toponyme.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pont-de-l'Arche

Les armes de Pont-de-l'Arche se blasonnent ainsi : De gueules, à un pont de trois arches d'argent, mouvant d'une mer de sinople, chargé d'une croix à tige d'or sur le milieu, et de deux tours d'argent couvertes aux deux extrémités, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882)

Histoire[modifier | modifier le code]

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Création de la ville : raisons militaires[modifier | modifier le code]

Station sur la voie romaine allant de Rouen à Évreux où elle franchissait la Seine, citée dans l'itinéraire d'Antonin, la ville a été créée après la construction de fortifications militaires sur le territoire du village des Dans en amont, c'est-à-dire Les Damps qui signifierait « les Danois »[10], alors que l'abbaye Notre-Dame de Bonport a été construite au lieu-dit Maresdans, « la mare aux Dans » en aval. Un pont de bois a été construit sur la Seine et l'Eure à partir de 862 et protégé par deux forts de part et d'autre. Ces défenses du règne de Charles II ont été décidées lors des plaids de Pîtres. Vers 869, le pont et les deux forts auraient été achevés. Le pont fut renforcé vers 870 par Charles le Chauve pour essayer de contrer l'avancée des Vikings sur la Seine.

Ils ont servi notamment en 885 à l'occasion d'une offensive des Vikings lors du siège de Paris. Le pont « de l'Arche » (c'est-à-dire « de la forteresse ») a retardé l'avancée des Vikings qui ont mis quatre mois pour atteindre Paris à partir de l'embouchure de la Seine. Cependant, les rois francs peinaient à mobiliser les troupes de leurs vassaux. Ainsi, le fort de Pont-de-l'Arche a certainement manqué d'hommes de garnison[11].

La paroisse de Pont-de-l'Arche [12]apparaît dans une charte de Richard, duc de Normandie accordant en 1020 des droits spirituels et surtout financiers (notamment sur le trafic fluvial) à l'abbaye de Jumièges.

La ville s'est développée autour du pont fortifié, ouvrage nécessitant le halage des bateaux et permettant de percevoir des droits de passage. À la fin du XVIIIe siècle, la ville était encore dans la limite des remparts centrés sur le pont comme on peut le voir sur l'atlas de Trudaine[13].

Développement d’une place forte : enjeu de lutte entre rois d’Angleterre et de France[modifier | modifier le code]

Le châtelet de Pont-de-l'Arche

Pont-de-l'Arche apparaît dans les archives des luttes entre Richard Cœur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre et Philippe II dit Philippe Auguste, roi de France. Le roi Richard avait fait rénover le pont et donner des moyens pour fonder l'abbaye Notre-Dame de Bonport (deux kilomètres en aval de Pont-de-l'Arche) peu avant de faire bâtir Château-Gaillard. Dans ce contexte de lutte entre rois, le château du Vaudreuil a été détruit, ce qui, lorsque le roi de France a repris possession de la Normandie, a facilité le choix de Pont-de-l'Arche comme chef-lieu militaire. Philippe Auguste établit à Pont-de-l’Arche son principal lieu de résidence en Normandie. Il fortifia la ville avec des remparts en pierre de taille de Vernon. Il fit de même pour le Fort de Limaie de l’autre côté du pont, rive droite, dont il bloquait l’accès, telle une barbacane. Ce fort avait une tour philippienne constituant un observatoire idéal sur le fleuve et le halage des bateaux. Les atouts géographiques et militaires de la ville lui ont permis de devenir le siège d’un bailliage secondaire de Rouen.

Rôle en maîtrise de territoire et de police intérieure[modifier | modifier le code]

L'assise militaire protégeait le territoire des envahisseurs et assurait la police intérieure du royaume. Pont-de-l’Arche maîtrisait le trafic fluvial et donc l’approvisionnement de Rouen, ville pouvant tomber aux mains ennemies. Elle a été un enjeu de combats entre rois d’Angleterre et de France pendant la guerre de Cent Ans. Ainsi, Henri V, roi d’Angleterre, s'en est rendu maître en 1418 et la ville a été occupée jusqu’en 1449. En 1346, Édouard III n'a pas réussi à la reprendre et a poursuivi vers Mantes. De plus, la ville offrait une base arrière idéale en cas d’attaque de Rouen.

En 1466, luttant contre la Ligue du Bien public, Louis XI a repris le fort de Limaie aux nobles de Louviers. Il a établi un camp en 1481 de près de vingt mille hommes devant constituer, après instruction des bandes suisses, les premiers bataillons de piquiers, les célèbres « bandes de Picardie » à l'origine du 1er régiment d'infanterie de ligne française.

En 1589, les troupes d’Henri IV assiégeant Rouen étaient ravitaillées à partir de Pont-de-l’Arche. Le gouverneur Anne Le Blanc du Rollet avait ouvert la ville à Henri IV, roi contesté qui, en retour, avait donné aux armes de la ville trois fleurs de lys royales.
Bastille excentrée de Rouen, Pont-de-l’Arche serait une base de repli en cas de révolte du peuple normand. Le lieu était sûr car il n’y avait pas assez d’habitants pour fomenter une révolte débordant la police locale. Mais tenir la ville ne suffisait pas et il fallait prendre le fort de Limaie sur l’autre rive de la Seine. Pont-de-l’Arche avait, en police intérieure et en maîtrise de territoire en cas de guerre, un intérêt stratégique.

Ainsi, en 1562, lors des guerres de religions, des protestants rouennais ont assiégé la ville avec six pièces d’artillerie espérant obtenir du butin. Ils s'en sont pris au pouvoir royal mais la ville est restée fidèlement catholique.

En 1650, la Fronde s'est servie des fortifications, le duc de Longueville utilisant la garnison et le château contre le pouvoir royal. Le comte d'Harcourt, protégeant le voyage du roi en Normandie, reçut l’ordre d’attaquer. Il campa près des murs avec l’aide des habitants qui avaient pointé trois canons contre le château de l’autre côté de la Seine. Le duc de Longueville se servit de la place forte comme argument de négociation de la paix avec le roi. Les remparts constituant une arme pour des insurgés, le parlement de Normandie et le peuple de Rouen demandèrent leur destruction. Cependant, les nobles qui percevaient des droits sur la ville négocièrent leur maintien et elles ne tombèrent en désuétude qu’à la fin du XVIIIe siècle.

La convoitise de privilèges royaux sous l’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Les ambitieux regardaient la ville de Pont-de-l’Arche avec intérêt car elle comptait de nombreuses charges :

  • les quatre tribunaux : tribunal de première instance (le bailliage), perception de la taille (le tabellionage), le grenier à sel (monopole d’État) et l’administration des Eaux et forêts. Ils ont attiré des officiers royaux dans la ville.
  • les droits mineurs (droits de passage sur le pont, droit de halle, droit d’octroi…).

Ces charges rapportaient peu : une fabrique de drap ferma rapidement et la ville n'avait pas d'industrie pour faire vivre ses 1 700 habitants à la veille de la Révolution française mais était le chef-lieu de l’administration locale.

La Révolution française et le Premier Empire ou la fin des privilèges[modifier | modifier le code]

L'effondrement du Pont-de-l'Arche, toile de Jacques-Philippe Renout, vers 1850, musée de Louviers.

La Révolution française a fait de Louviers le chef-lieu de l’administration locale car le rôle militaire de Pont-de-l’Arche était dépassé par la prospère industrie manufacturière lovérienne, ville plus peuplée. Déjà en 1790, Elbeuf n'a pas été incluse dans le nouveau département de l’Eure à cause du refus de Louviers de ce concurrent drapier et les deux villes sont devenues chacune des chefs-lieux de circonscription. Hormis un juge de paix et une municipalité, Pont-de-l’Arche a perdu toute fonction administrative. Pendant la Révolution, les nouvelles municipalités ont rencontré des conflits similaires à ceux des nobles mais ils étaient publics. Après 1792, les républicains avancés ont dominé. Alexandre de la Folie, maire de Criquebeuf, est devenu propriétaire de l'abbaye Notre-Dame de Bonport. Il a été déchu après le 9 Thermidor, date de la Chute de Robespierre (1794). Des conflits exacerbés par la famine ont surgi entre les régiments révolutionnaires et les habitants, fervents catholiques. Depuis des siècles, les habitants, le ventre vide, aidaient les bateaux de blé destinés à la population de Paris à franchir le pont barrant la Seine. Aussi ils cessèrent le travail et se servirent en blé jusqu'à ce que l’armée ne les réprime. Napoléon Bonaparte, passé deux fois par Pont-de-l’Arche, comprit le danger pour la sécurité intérieure et fit construire une écluse, inaugurée en 1813, permettant de se dispenser d'aide locale et d'acheminer du pain pour éviter des insurrections parisiennes. Rappelons que le peuple en armes avait changé le cours de la Révolution à plusieurs reprises (déchéance du roi, répression des Girondins, …). Le début du XIXe siècle a été une période de misère avec peu d’événements si ce n’est l'occupation prussienne en 1815, la présence de la Franc-maçonnerie[pas clair] et la création de la gare de Pont-de-l’Arche-Alizay en 1843.

La révolution industrielle : l’industrie du chausson et de la chaussure[modifier | modifier le code]

L’industrie du chausson s’est développée avec du travail faiblement payé. Les chaussons, d’abord réalisés dans les foyers ouvriers, ont ensuite été fabriqués dans des usines construites dans les ruelles médiévales à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. La première raison sociale date de 1833 et a été déposée par Antoine Ouin, cordonnier, dont l'entreprise est devenue la société Marco. Les premières chaussures ont été réalisées à partir de 1899 avec de la mécanisation d'abord à la manufacture Henry et Albert Prieur. L'industrie de la chaussure se développa et, entre les deux guerres, une vingtaine d’usines employaient plusieurs milliers de personnes. Plus de 50 entreprises ont existé à Pont-de-l'Arche et Saint-Pierre-du-Vauvray (Labelle). La concurrence étrangère a provoqué des fermetures après la Libération, hormis l'enseigne Marco.

Guerre et destructions[modifier | modifier le code]

La ville a subi l'occupation prussienne en 1870 à cause du pont qui a failli être dynamité. Elle a abrité un camp de l’armée anglaise de 1915 à 1920. Elle a vécu les combats entre les panzers de Rommel et les armées française et anglaise en 1940. Ses ponts ont été une des principales cibles des bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale mais ils n’ont pas détruit le patrimoine architectural : l’église gothique du XVIe siècle, les maisons à pans de bois de la fin du Moyen Âge et de l’Ancien Régime, l'ancien Bailliage du XVIIIe siècle, la maison du gouverneur (XVe siècle ?), les remparts (XIIIe siècle), le manoir de Manon, …

Développement depuis 1945[modifier | modifier le code]

Depuis la Seconde Guerre mondiale, un fort accroissement démographique est intervenu avec des constructions attirant des personnes cherchant un cadre de vie agréable. Entre l’Eure, la Seine et la forêt de Bord-Louviers, la ville est proche des bassins d’emplois de Rouen, Val-de-Reuil et Paris, faciles d'accès depuis la construction de l’A 13 en 1967. Les municipalités, généralement de gauche, ont accompagné le développement des services publics de l’État en répondant aux besoins locaux (écoles, crèches, infrastructures sportives, voirie). Pont-de-l’Arche, avec plus de 4 000 habitants, est membre, depuis 2001, de la CASE, regroupant des communes des aires de Louviers et Val-de-Reuil.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-des-arts, façade sud
  • Les amateurs de patrimoine religieux apprécieront l'église Notre-Dame-des-Arts [14] (Saint-Vigor jusqu'en 1896) du XVIe siècle. Une grande verrière, créée en 1606 par le peintre verrier rouennais Martin Vérel, présente la pratique du halage des bateaux sous le pont - disparu - de la ville. De belles stalles sculptées XVIIe siècle jouxtent le maître-autel. La façade sud présente une belle illustration des fines ciselures de pierres du gothique flamboyant et l'amateur appréciera les orgues du XVIIe siècle.
  • L'Abbaye Notre-Dame de Bonport offre un contraste entre des salles ayant gardé la rigueur cistercienne de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle et des aménagements, rappelant parfois les châteaux de la Loire. L'église, le cloitre, le bâtiment des convers et l'hôtellerie n'existent plus.
  • L'architecture civile intéressera par ses promenades dans des ruelles sinueuses. Nombreuses sont les demeures des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, parfois parées d'avant-solliers et d'encorbellements.
  • L'architecture militaire est intéressante car composée de beaux vestiges de remparts classés monuments historiques, dont les bases des tours datent de Philippe Auguste (XIIIe siècle) [15].
  • L'ancien Bailliage est en bon état de conservation mais n'est pas accessible à la visite.
  • Le Monument aux morts, daté de 1922, est signé Robert Delandre, sculpteur elbeuvien.
  • Le groupe scolaire Maxime-Marchand, inauguré en 1934, est signé des frères Laquèrière.
  • L'école maternelle, la salle des fêtes et le Bailliage sont enrichis d'œuvres du sculpteur Jean Kerbrat (1939-2013).
  • Le pont actuel a été inauguré en 1955 par Pierre Mendès France.

Un Point Info Tourisme est situé en centre-ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le cœur de ville présente de très belles façades à pans de bois

On discerne nettement trois zones dans l'urbanisme de Pont-de-l'Arche.

  • Tout d'abord, le centre-ville situé à l'intérieur des vestiges des remparts où l'on retrouve l'église et les nombreuses maisons à pans de bois. Cette zone est entourée par les boulevards aménagés à partir de 1782 autour des fossés en arc de cercle (le boulevard de la Marne, la place Aristide-Briand et la rue Henry-Prieur). Quelques maisons autour de la place Aristide-Briand et du bord de l'Eure datent de la Renaissance.
  • La deuxième zone est située autour des boulevards. Elle comprend les maisons en brique du XIXe siècle et du début du XXe siècle. On retrouve les maisons bourgeoises (rue Morel-Billet, le Val des Damps, rue Maurice-Delamare, autour de la place Aristide-Briand, rue Charles-Cacheleux, rue Général-de-Gaulle). On peut adjoindre à cette zone les usines et les quartiers ouvriers issus de l'industrie du chausson et la chaussure (rue Henry-Prieur, impasse de la rue Anthime-Ferrandier, rue Maurice-Hervey, rue du Docteur-Sorel, rue Emile-Lenoble, rue Abbé-de-Lanterie, rue Olivier-des-Bordeaux).
  • La troisième zone fait suite à la Seconde Guerre mondiale. Elle comprend, tout d'abord, les logements d'urgence de la reconstruction, toujours debout, autour de la rue Charles-Michels. Puis elle englobe tous les lotissements privés et les résidences publiques construits depuis les années 1970 sur toute l'étendue ouest de Pont-de-l'Arche, autrefois dévolues aux cultures (Sainte-Anne, Bon-Air, la Pommeraie, Pierre-Mendès-France, l'Oiseau-Blanc, clos de Bonport, Jean-Jaurès, la caserne de gendarmerie, ...) puis, après 2000, au sud de la ville (Chêne-Jaunet, clos des Cerisiers) et à l'Est vers Les Damps (clos de la Borde).

La Ville a travaillé sur la réhabilitation de son centre dans les années 1990 (mandat de Paulette Lecureux) afin de redonner leur place aux piétons, de valoriser l'offre commerciale et de renforcer le caractère patrimonial de ce bel ensemble urbain. Elle a aussi fait raser l'ancienne usine de chaussures de Paul Nion (rue Jean-Prieur) afin de laisser place à l'Espace Jacques-Henri-Lartigue qui rassemble des commerces, des services médicaux et des logements. La Ville s'est dotée d'un plan local d'urbanisme validé en Conseil municipal le 22 février 2010. Elle travaille sur la réhabilitation de l'axe Est-Ouest (rond-point des écoles vers Les Damps jusqu'à l'ancienne abbaye de Bonport) afin de sécuriser la circulation, favoriser les déplacements doux et, in fine, faire la jonction entre le centre-ville et les nouveaux quartiers. Les travaux, réalisés par la CASE, doivent commencer en 2013.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dès que le maire a cessé d'être nommé par le Préfet, en 1882, les républicains de gauche ont le plus souvent reçu les suffrages majoritaires quand bien même de nombreux notables conservateurs siégeaient au sein du Conseil municipal. C'est autour de la Première Guerre mondiale que la bipolarisation droite-gauche s'est nettement imposée avec, d'un côté, les républicains de gauche et radicaux-socialistes (Maurice Delamare) et, de l'autre côté, les conservateurs. Le mouvement socialiste n'a pas réussi à détrôner le radicalisme en raison de la présence de Pierre Mendès-France (conseiller général et député). C'est donc un courant communiste qui a émergé surtout à partir des années 1930. Les divisions des tendances de gauche ont souvent conduit des listes de droite à siéger au Conseil municipal. La perte d'influence des communistes a laissé place aux socialistes à la fin du XXe siècle.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Richard Jacquet PS chargé de mission
mars 2001 mars 2008 Dominique Jachimiak DVG Agent comptable
mars 1989 mars 2001 Paulette Lecureux PS Enseignante
mars 1977 mars 1989 Roger Leroux PCF Agent d'assurances
mars 1959 mars 1977 Rolland Levillain DVD Exploitant de scierie et carrière
1954 mars 1959 Alix Duchemin Rad. Sapeur-pompier (lieutenant)
1953 1954 Didier Simon DVD Assureur
1947 1953 Charles Morel DVD Industriel de la chaussure
1945 1947 André Benet PCF Ouvrier en chaussures
1944 1945 Raymond Rohée Soc.ind. Ingénieur des ponts des chaussées
août 1944 décembre 1944 Roger Tardy
[président du Conseil d’administration
Rad. Ingénieur des ponts des chaussées
1936 1944 Raoul Sergent URD (droite) Clerc de notaire
1930 1936 Charles Morel URD (droite) Industriel de la chaussure
août 1930 octobre 1930 Patrice Girard républicain modéré - droite Serrurier
1924 1930 Maurice Delamare républicains de gauche, voire rad. Industriel en produits pharmaceutiques
1919 1923 Anthime Ferrandier républicain modéré - droite Directeur de la Caisse d'épargne de Louviers
1912 1919 Maurice Delamare républicains de gauche, voire rad. Industriel en produits pharmaceutiques
1908 1912 Henry Prieur républicains de gauche Industriel du chausson
1902 1908 Jules Fromont républicains de gauche  
1900 1902 Léon Bataille républicains de gauche  
1894 1900 Eugène Ferrand républicains de gauche notaire
1892 1894 Adolphe Thomas    
1891 1892 Henry Prieur républicains de gauche industriel du chausson
1890 1891 Achille Fumierre    
1885 1890 Jules Lequeux républicains de gauche pharmacien
1882 1885 Félix Romain   capitaine de sapeurs-pompiers
1871 1882 Alfred Houzard de la Potterie nommé par le préfet rentier
1869 1871 Prosper Morel-Dubosc nommé par le préfet rentier
         
    Jean-Baptiste-Aimé Delaporte    
         
1792 1795 Joseph Alexandre de la Fleurière nommé par le préfet rentier
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Les services de la Ville[modifier | modifier le code]

La mairie[modifier | modifier le code]

Depuis 1968, la mairie est installée dans l'ancien hôtel Alexandre de la Fleurière, au n° 19 de la rue Maurice-Delamare. On y trouve aujourd'hui le service état civil, population, urbanisme, la police municipale, le service gestion du personnel, le secrétariat du Maire et des élus, le bureau du Directeur général des services, le service financier, le service culturel, le service communication, le service entretien des locaux. Depuis 2009, les services sociaux ont intégré Le Tremplin lors de la création de ce service.

Le Tremplin, maison des initiatives et des ressources[modifier | modifier le code]

Créé en 2009, le Tremplin regroupe les services sociaux (CCAS, Banque alimentaire, accompagnement social, assistantes ménagères à domicile, portage de repas), l'accompagnement aux associations, la direction du pôle famille-enfance-jeunesse et près d'une quinzaine de partenaires de la Ville spécialisés dans le domaine de l'emploi et de l'aide sociale.

Le Tremplin, service municipal créé en 2009

Enfance-jeunesse[modifier | modifier le code]

Outre les services périscolaires (ATSEM, restauration, accueil), la Ville propose un accueil de loisirs à chaque vacances scolaires. Destiné aux plus jeunes, il propose un riche programme d'animations au "Château" et ses annexes de la rue Roger-Bonnet en cours de réhabilitation totale depuis 2011. Depuis 2011, les adolescents et jeunes adultes sont accueillis à l'Espace jeunes (ex Mil-clubs) situé au Chemin du Becquet. Il a pour vocation d'offrir des animations et de favoriser l'insertion des jeunes dans la vie active (chantiers jeunes, accompagnement).

Salles[modifier | modifier le code]

En plus des équipements sportifs, la Ville loue ou prête la salle Ambroise-Croizat (60 places) au n° 4 de la place Maréchal-Leclerc et l'Espace des Arts'chépontains (ex salle des fêtes, 300 places) au n° 16 de la rue Maurice-Delamare.

Services techniques[modifier | modifier le code]

Le service entretien des bâtiments, le service des espaces verts et la direction des services techniques sont situés au n° 24 de la rue Olivier-des-Bordeaux.

Associations & sports[modifier | modifier le code]

  • Près de 36 associations font vivre la ville dans de nombreux domaines : festivités, groupements de locataires ou propriétaires, enfance-jeunesse, culture, céramique, lecture, théâtre, peinture, philatélie, pêche, couture, solidarité, anciens combattants, voitures de collection, ...
  • Elles sont nombreuses à promouvoir la pratique d'un sport : rugby, football, gymnastique, hand-ball, basket-ball, full contact, judo, tennis, tennis de table, bujinkan-dojo, karting, yoga, volley-ball, cyclisme et badminton. Elles sont presque toutes adhérentes à l'Office municipal des sports (OMS) qui assure le lien entre elles, la Ville et d'autres partenaires éventuels.

La Ville, outre les subventions, met à disposition du matériel et des équipements tels que le stade Jacques-Havet (football), le stade Max-Fournier (rugby, football), le gymnase du Bon-air, le gymnase du collège (en tant que partenaire du syndicat intercommunal), une salle de l'école élémentaire, la Maison des associations.

Les gradins du stade Jacques-Havet durant les Olympiades 276 (juillet 2012)

Tourisme[modifier | modifier le code]

Si le tourisme est une compétence de la CASE, la Ville joue un rôle en ce domaine, notamment pour soutenir le commerce local. Elle publie des documents et valorise le patrimoine ancien. Depuis les années 1990, elle gère le terrain de camping municipal, Camp'Eure, créé par l'Union commerciale dans les années 1960. Ce terrain de camping, aux portes de Rouen et d'Évreux, attire chaque année plusieurs milliers de touristes européens séduits par les tarifs de cette structure publique, les charmes de ce lieu où les eaux de l'Eure et de la Seine se mêlent, les services publics et les commerces du centre-ville qui le jouxtent.

Loisirs et événements[modifier | modifier le code]

Située entre les berges de l'Eure et de la Seine, d'une part, et la forêt de Bord, d'autre part, Pont-de-l'Arche offre un cadre idéal aux promenades. En plus de son centre-ville patrimonial, de ses boutiques, de ses restaurants et de son marché du dimanche matin, Pont-de-l'Arche propose de nombreux événements festifs et culturels grâce à la Ville, au Comité des fêtes, aux associations, ...

  • Le service culturel de la Ville organise Arts expos, expositions picturales ou sculpturales à la Salle d'Armes qui ont lieu toute l'année.
  • Depuis 2006, événement unique en Normandie, a lieu en octobre le Salon de la céramique contemporaine avec des artistes de renommée nationale.
  • Depuis 2008 ont lieu les Nocturnes du vendredi, rendez-vous organisés par la Ville autour d'animations musicales et de repas concoctés par les restaurateurs du centre-ville.
  • Depuis 2009, la Ville organise un forum autour de l'emploi, de l'insertion et de la formation (en automne).
  • Depuis 2012, en juillet, les Olympiades 276 rassemblent plus de 20 Centres de loisirs de la région autour de l'initiation à plus de 20 épreuves olympiques ; de la sensibilisation à l'hygiène corporelle et une alimentation équilibrée ; et autour de l'éveil à la citoyenneté. Manifestation organisée par la Ville.
  • Différentes manifestations ponctuelles (voir l'agenda sur : www.pontdelarche.fr)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Hays (seconde moitié du XVIe siècle) conseiller et avocat du roi à Rouen et dramaturge, y est né.
  • Eustache-Hyacinthe Langlois (1777-1837), né au pays, archéologue, artiste dessinateur, nouvelliste... qui a participé au lancement de l’étude du patrimoine médiéval normand, a été à l'origine du musée des antiquités de Rouen et était professeur à l’école des beaux-arts. Des amis du monde culturel ont honoré sa mémoire et financé un buste (disparu) et un médaillon à Pont-de-l’Arche. Les élus ont donné son nom à la principale place de la ville.
  • Jules Massenet (1842-1912), compositeur, a habité Pont-de-l'Arche.
  • Octave Mirbeau (1848-1917) a habité une location de la commune voisine des Damps de 1888 à 1892 et a situé deux de ses romans dans la région de Pont-de-l'Arche, Dans le ciel et Le Journal d'une femme de chambre. Il a observé la détresse des ouvriers chaussonniers de Pont-de-l'Arche qui était alors d'autant plus forte que la ville a été touchée pendant trois ans par une épidémie d'influenza. Les chaussonniers ne pouvant travailler, ils en étaient réduits à demander du pain au Bureau de Bienfaisance lequel se trouva vite sans ressources. Le maire demanda une aide exceptionnelle en préfecture. Octave Mirbeau l'appuya en vain et l'écrivain, qui effectuait ses premières armes anarchistes, écrivit la nouvelle Les abandonnés, publiée dans Le Figaro qui critiquait sévèrement le gouvernement républicain opportuniste de Sadi Carnot. Par ailleurs, Octave Mirbeau trouvait aux Damps et à Pont-de-l'Arche à satisfaire son plaisir de flâner dans de charmants décors naturels[16].
  • Jacques Henri Lartigue (1894-1986), photographe, a habité Pont-de-l'Arche.
  • Pierre Mendès France (1907-1982), député de la circonscription de Louviers (1932-1940 et 1946-1958), conseiller général du canton (1937-1940 et 1945-1958).
Ancien pont avec les moulins vu par E.H.Langlois

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Audinet, « Balade à Pont-de-l'Arche », dans Patrimoine normand, no 31, février-mars, 2000.
  • Jean-Marc Derrien, Les Années 1900 à Pont-de-l'Arche dans le canton, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, 1998.
  • Léon Levaillant de Duranville, Essai historique et archéologique sur la ville du Pont-de-l'Arche et sur l'abbaye de Notre-Dame-de-Bonport, Rouen, 1856.
  • Edmond Spalikowski, Pont-de-l'Arche d'autrefois et d'aujourd'hui, Lestringant, Rouen, 1931.
  • Armand Launay, Pont-de-l'Arche, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 127 p. (ISBN 9782849108420, OCLC 272561023)
  • Armand Launay, L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche, éditions Charles Corlet (Condé-sur-Noireau), 2007.
  • Armand Launay, Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIe siècle, Mairie de Pont-de-l'Arche, 2009.
  • Armand Launay, Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial / Pont-de-l'Arche, a medieval gem in the heart of Normandy : a tourist heritage guidebook, Mairie de Pont-de-l'Arche, 2010.
  • Armand Launay, « Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille », dans Patrimoine normand, no 75, automne, 2010, voir pages 32 à 39.
  • Armand Launay, « La Normandie, berceau de l'infanterie française ? », dans Patrimoine normand, no 76, hiver, 2010-2011, voir pages 48 à 52.
  • Guy Pessiot et Béatrice Picard, Pont-de-l'Arche, Val-de-Reuil, Louviers, PTC, Rouen, 2001.
  • Pierre Molkhou, Pont-de-l'Arche, Eure : des rives de la mémoire aux arches de l'avenir, Histoire et municipalités, , 32 p. (OCLC 123537024)
  • Etienne-Albert Sorel, Pont-de-l’Arche pendant la Révolution d’après les registres municipaux : 1789-1804, Rouen : A. Lestringant, 1919, 147 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniæ ducum, éditions J. Lair, p. 153-154.
  6. Guillaume de Jumièges, Historia Nothmannorum, l. II, c. 10, ds Migne, Patr. lat. 149:796 in Ferdinand Lot, Mélanges carolingiens, Le Moyen Âge XVIII, 1905, p.21-27.
  7. Wace, Roman de Rou
  8. L. de Duranville, Essai historique et archéologique sur la ville du Pont-de-l’Arche. Documents supplémentaires. Rouen, Le Brument, 1870:8.
  9. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Editions Picard, 1981. (ISBN 2-7084-0067-3). p. 160.
  10. D'après Marcel Baudot cité par François de Beaurepaire, in Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Editions Picard, 1981. (ISBN 2-7084-0067-3)
  11. Guillaume Caillou, plus connu sous le nom de Guillaume de Jumièges, dit Calculus (Émile-G. Léonard, Histoire de la Normandie, PUF, Paris, 1963), moine qui tenait les chroniques de l'abbaye de Jumièges, rappelait, un siècle et demi plus tard, avec des imprécisions, que des renforts francs étaient venus en vain aux Damps pour renforcer la garnison du Pont de l'Arche
  12. Curieusement dénommée « de l'Arche », au lieu de « de l'Arque » sous sa forme normande comme on s'y attendrait au nord de la ligne Joret - voir Arques-la-Bataille.
  13. Pont de l'arche sur l'Atlas de Trudaine (1745/1785) - Archives nationales
  14. « Notice IA00017893 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2016)
  15. « Notice PA00099521 », sur http://www.culture.gouv.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2016)
  16. Wikisource - La Maison du philosophe, article d'Octave Mirbeau (Le Figaro 1889) où il évoque Les Damps

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]