Haute-Marne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Haute-Marne
Blason de Haute-Marne Drapeau de Haute-Marne
Haute-Marne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Chaumont
Sous-préfectures Langres
Saint-Dizier
Président du
conseil départemental
Nicolas Lacroix (LR)
Préfet Joseph Zimet[1]
Code Insee 52
Code ISO 3166-2 FR-52
Code Eurostat NUTS-3 FR214
Démographie
Gentilé Haut-Marnais, Haut-Marnaise
Population 175 640 hab. (2017)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Superficie 6 211 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 17
Intercommunalités 8
Communes 426
Liens
Site web haute-marne.com

La Haute-Marne (/ot.maʁn/[Note 1]) est un département formant la partie méridionale de la région Grand Est. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 52. La ville la plus peuplée de la Haute-Marne est Saint-Dizier. Sa préfecture est Chaumont.

Géographie et milieu naturel[modifier | modifier le code]

Le département tire son nom de la Marne, rivière qui prend sa source près de Langres. Cette rivière le parcourt sur plus de 120 kilomètres.

Il est situé à l’est du Bassin parisien et est caractérisé par une suite concentrique de cuestas.

L'extrême sud du département correspond au centre du Seuil morvano-vosgien : plateau de Langres, où se trouve le point culminant de la Haute-Marne (le Haut de Baissey – 523 mètres), Barrois champenois et Apance-Amance. L'orographie s'abaisse au nord vers les plaines du Perthois et du Pays du Der, où se situent ses points les plus bas (Puellemontier – 117 mètres).

Les 175 640 habitants sont appelés Haut-Marnais. On retrouve la trace dans certains ouvrages du gentilé Alto-Marnais, qui semble aujourd'hui désuet[2].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur au pal d'argent côtoyé de deux doubles vergettes potencées et contre-potencées d'or. »
Commentaires : Proposé par l'héraldiste Robert Louis, le blason a été approuvé au début des années 1950. Il s'inspire du blason de la province de Champagne, la bande d'argent devenant un pal pour rappeler le sens d'écoulement de la Marne[3].

Histoire du territoire du département de la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Au , la région Champagne-Ardenne, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions région Alsace et Lorraine pour devenir la nouvelle région administrative Grand Est.

Habitat-humain[modifier | modifier le code]

Urbanisation & infrastructures urbaines[modifier | modifier le code]

Habitat-humain rural traditionnel[modifier | modifier le code]

Patrimoine-bâti remarquable[modifier | modifier le code]

Villes et villages remarquables : Arc-en-Barrois - Bourbonne-les-Bains - Bourmont - Châteauvillain - Chaumont - Colombey-les-Deux-Églises et son nouveau mémorial Charles de Gaulle inauguré en par le Président de la République et la Chancelière allemande - Voisey - Condes - Joinville - Langres - Rosoy-sur-Amance - Saint-Dizier - Vignory - Wassy.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du , 7,5 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Marne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2017, le département comptait 175 640 habitants[Note 2], en diminution de 3,57 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-226 655237 785233 258244 823249 827255 969257 567262 079
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
268 398256 512258 501259 096251 196252 448254 876247 781243 533
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
232 057226 545221 724214 765198 865195 370189 791188 471181 840
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
197 147208 450214 336212 304210 670204 067194 873187 652182 375
2016 2017 - - - - - - -
178 084175 640-------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[4] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[5] puis population municipale à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des 15 communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Saint-Dizier 52448 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 47,69 24 012 (2017) 504 modifier les donnéesmodifier les données
Chaumont 52121 CA de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles 55,26 21 945 (2017) 397 modifier les donnéesmodifier les données
Langres 52269 CC du Grand Langres 22,33 7 731 (2017) 346 modifier les donnéesmodifier les données
Nogent 52353 CA de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles 54,63 3 752 (2017) 69 modifier les donnéesmodifier les données
Joinville 52250 CC du bassin de Joinville en Champagne 18,94 3 069 (2017) 162 modifier les donnéesmodifier les données
Wassy 52550 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 33,82 2 905 (2017) 86 modifier les donnéesmodifier les données
Chalindrey 52093 CC des Savoir-Faire 20,50 2 407 (2017) 117 modifier les donnéesmodifier les données
La Porte du Der 52331 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 47,23 2 278 (2017) 48 modifier les donnéesmodifier les données
Bourbonne-les-Bains 52060 CC des Savoir-Faire 64,93 2 073 (2017) 32 modifier les donnéesmodifier les données
Eurville-Bienville 52194 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 20,73 2 065 (2017) 100 modifier les donnéesmodifier les données
Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière 52182 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 54,24 2 019 (2017) 37 modifier les donnéesmodifier les données
Bologne 52058 CA de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles 31,26 1 899 (2017) 61 modifier les donnéesmodifier les données
Val-de-Meuse 52332 CC du Grand Langres 92,56 1 861 (2017) 20 modifier les donnéesmodifier les données
Bettancourt-la-Ferrée 52045 CA de Saint-Dizier Der et Blaise 5,38 1 697 (2017) 315 modifier les donnéesmodifier les données
Châteauvillain 52114 CC des Trois Forêts 106,37 1 584 (2017) 15 modifier les donnéesmodifier les données

Ressources économiques[modifier | modifier le code]

L'économie de la Haute-Marne est marquée par plusieurs caractéristiques essentielles.

La première est l'importance des massifs forestiers du département, l'un des plus boisés de France, qui trouve illustration dans l'existence d'une activité importante de travail du bois, et constitue, pour un certain nombre de communes rurales un élément important de ressources. Comme précisé dans l'article sur la géographie locale, près de 40 % du territoire départemental est couvert de bois et de forêts. Sur les 245 000 hectares (environ) occupés par les boisements, 40 % appartiennent aux collectivités territoriales, et un peu moins de 13 % sont du domaine de l'Office national des forêts. Cette situation fait de la Haute-Marne l'un des rares départements français où la propriété forestière est d'abord publique avant d'être privée.

La seconde caractéristique essentielle de l'activité économique du département est l'activité agricole, notamment dans le domaine de l'élevage, ceci conduisant notamment le département à disposer d'une industrie agroalimentaire relativement développée. Saint-Dizier abrite ainsi les usines de la marque Miko, tandis que deux groupes laitiers importants (Entremont et Bongrain) ont une unité de transformation importante dans le département, fabriquant à la fois des fromages de marque et des fromages destinés à être commercialisés sous marques de distributeur. Ensuite, le vin qui a été jadis une production notable du département est en train de retrouver son lustre. Le champagne, produit actuellement (2010) sur 80 ha, va s'étendre sur 200 ou 300 autres hectares, dans les années à venir. En outre, les agriculteurs de deux terroirs produisant du vin tranquille prospèrent dans le sud du département : coteaux-de-coiffy et Domaine montsaugeonnais.

L'industrie haut marnaise est d'abord liée à la métallurgie, et notamment au secteur de la fonderie, le département étant l'un des plus pourvus en emplois sur ce secteur. C'est ainsi que les fonderies haut-marnaises ont, dans le passé, fabriqué les fameuses entrées Guimard du métro de Paris, et tous les produits de fonte que l'on puisse rencontrer, notamment dans le mobilier urbain. Cette industrie connaît cependant de longue date une réduction de ses effectifs, du fait des stratégies des groupes auxquels les entreprises locales sont rattachées.

La Haute-Marne a également une industrie du matériel agricole, qui a connu ces dernières années une réduction sensible de ses effectifs, à la suite du rachat de McCormick France par des investisseurs étrangers.

Les activités industrielles comprennent également historiquement la coutellerie (dans le secteur de Nogent), la production de pièces en plastique (notamment dans le secteur de l'optique) mais l'ensemble des secteurs industriels du département ont, depuis trente ans, été affectés par les réductions d'effectifs et les fermetures d'entreprises, notamment dans le textile qui a quasiment disparu de la carte économique du département.

Depuis 2000, le département a ainsi perdu plus de 2 000 emplois industriels et le plan social prévu chez Miko en ce début 2008 va sans doute encore dégrader la situation. Au total, le département a perdu, dans l'ensemble des activités, plus de 1 450 emplois, les créations d'emplois dans le champ des services ne compensant pas l'évolution générale à la baisse des effectifs salariés.

Le département souffre par ailleurs d'un certain enclavement. Bien que traversé par deux autoroutes (A5 et A31), les principaux axes routiers (comme celui entre Saint-Dizier et Chaumont, une nationale dévolue au département) n'ont souvent pas le gabarit requis. Au niveau ferroviaire, le département n'est ainsi pas desservi par une ligne de train à grande vitesse. Cette faible intégration du département au maillage de nos réseaux de transport nuit manifestement à son développement, et explique entre autres la poursuite du processus d'émigration de la population.

Les activités commerciales et de services, présentes comme partout en France, constituent les principaux pourvoyeurs d'emploi dans le département, sans toutefois permettre d'éviter une forme d'exode rural, qui affecte singulièrement les cantons les plus dépeuplés du département, ou le déclin démographique de certaines villes, l'exemple le plus net étant fourni par Saint-Dizier, qui a perdu plus de 10 000 habitants en trente ans.

Au demeurant, l'analyse des données en termes d'emplois et d'établissements dans le secteur du commerce et des services présente des caractéristiques fréquemment rencontrées, ailleurs en France. Les emplois du secteur du commerce sont en contraction globale sur le département, et les commerces de proximité continuent de se raréfier, supplantés notamment par les grandes surfaces implantées dans les villes les plus importantes.

Dans le secteur des services, le vieillissement de la population entraîne une demande nouvelle sur l'aide à domicile comme sur l'accueil des personnes âgées qui constituent les principaux vecteurs de création d'emplois en ce domaine.

Pour les autres segments du secteur des services, la tendance est à la stabilisation des effectifs, sinon leur contraction.

La quasi absence d'offre de formation supérieure dans le département et le fait que la plupart des jeunes entrent précocement dans la vie active ne risquent pas, à moyen terme, d'inverser la tendance.

Pour développer le commerce local, la CCI de Haute-Marne développe de nombreuses actions comme en 2009 avec la mise en place d'un « portail e-commerçants »[7] pour permettrede générer une activité plus forte sur le web et en magasin. Avec cette nouvelle plateforme, les professionnels du commerce du département peuvent ainsi tirer profit des avantages de ce média et développer leur activité sur une structure dynamique et efficace.

Administration-politique[modifier | modifier le code]

Patrimoines artistique, artisanal, industriel et gastronomique[modifier | modifier le code]

Logo.

Patrimoines artistique, artisanal et industriel[modifier | modifier le code]

Le Sud de la Haute-Marne est réputé pour la vannerie à l'ancienne. Se trouvent en effet à Bussières-les-Belmont et Fayl-Billot les 20 derniers vanniers de la Haute-Marne. L’osier qui y est cultivé est toujours travaillé manuellement, il donne naissance à des objets traditionnels (paniers, présentoirs, hottes, huches à pain…), mais également à des œuvres d’art.

L’art de la coutellerie est vivant en Haute-Marne depuis le XIVe siècle, notamment dans le bassin de Nogent. Le pays comptait plus de 10 000 ouvriers-paysans couteliers. Le musée de la Coutellerie de Nogent valorise les fabrications du XVIIe siècle à nos jours.

Grâce à ses richesses naturelles : l’eau, le bois, le minerai de fer, mais aussi le sable, la Haute-Marne a vu son territoire se couvrir d’établissements métallurgiques. C’est un maître de forges de la vallée de la Blaise qui sera retenu en 1681 pour fournir au château de Versailles des plaques de cheminées (400) et des tuyaux d’amenée d’eau. Vers 1830, afin de se diversifier, la Haute-Marne s’engage dans de la fonte d’art. Parmi les réalisations les plus connues figurent les fontaine Wallace qui ornent les petites places de Paris, les statues majestueuses qui trônent dans les principales villes du département, les ferronneries « Art nouveau » d'Hector Guimard qui décorent les entrées des bouches du métro de Paris et les lampadaires des Champs-Élysées.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Personnalités natives de la Haute-Marne ou liées à la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Statue de Denis Diderot à Langres.

Personnalités natives de la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France standardisé retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire topographique du département de la Haute-Marne, par Alphonse Roserot, Imprimerie nationale, 1903 (notice BnF no FRBNF31246836)
  • Haute-Marne, mille visage à découvrir, par Henri-Pierre Jeudy, Éditions le Martinère, 2002.
  • Haute-Marne, l'encyclopédie, par Jean Berton et Martine Guyot, Éditions Crépin-Leblond, 2004.
  • Haute-Marne, le guide complet de ses 423 communes, par Michel de La Torre, Éditions Delogis-Lacoste.
  • L'Atlas historique et politique de la Haute-Marne, par Stéphane Lahierre, Édition Le Pythagore, 2005.
  • La Haute-Marne ancienne et moderne, par Émile Jolibois, 1858 (réédition Lorisse 2004).
  • La formation du département de la Haute-Marne en 1790, par Henri Maitrier.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]