Bois-Guillaume

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Bois-Guillaume
Bois Guillaume depuis Mont-Saint-Aignan. En contrebas, Rouen.
Bois Guillaume depuis Mont-Saint-Aignan. En contrebas, Rouen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Bois-Guillaume
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Gilbert Renard
2014-2020
Code postal 76230
Code commune 76108
Démographie
Population
municipale
12 847 hab. (2012)
Densité 1 452 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 41″ N 1° 06′ 33″ E / 49.4613888889, 1.1091666666749° 27′ 41″ Nord 1° 06′ 33″ Est / 49.4613888889, 1.10916666667
Altitude Min. 52 m – Max. 173 m
Superficie 8,85 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bois-guillaume.fr

Bois-Guillaume est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bois-Guillaume se trouve sur les hauteurs de Rouen, à cinq minutes du centre-ville et de la gare de Rouen, et à proximité de la forêt Verte, rattachée à la commune d'Houppeville, via le hameau de la Bretèque.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bois-Guillaume
Houppeville Houppeville Isneauville
Mont-Saint-Aignan Bois-Guillaume Saint-Martin-du-Vivier
Bihorel
Rouen Rouen
Bihorel
Bihorel

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bois-Guillaume est desservi par trois lignes de bus régulière : le F1, le 11 et le 40, les trois lignes allant à Rouen. D'autres lignes comme le 96 ou le 71 desservent les établissements scolaires. Bois-Guillaume est traversée par une voie rapide qui descend à Rouen et passe par le tunnel de la Grand-Mare, et qui va vers Maromme dans l'autre sens.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est la gare de Rouen-Rive-Droite, située à 3 kilomètres du centre de la commune et à 600 mètres de la limite communale avec Rouen.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Trois lignes de bus du réseau TCAR desservent Bois-Guillaume : F1, 11 et 40 dont une à haute fréquence (ligne F1). Ces lignes permettent de rejoindre le centre-ville de Rouen ainsi que les autres communes voisines telles Mont-Saint-Aignan, Isneauville et Grand-Quevilly.

Le métro de Rouen ne dessert pas la commune de Bois-Guillaume, mais deux de ses stations sont situées à proximité : Gare-Rue Verte et Beauvoisine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bois-Guillaume est la forme francisée de Bosc-Williame, forme normande (Bosc-Guérard a par contre conservé son phonétisme normand, la forme française étant Bois-Gérard). Le nom du lieu est attesté en 1180 sous la forme latinisée Bosco Willelmi[1].

Elle doit son nom, selon une légende, à une maison de plaisance qui fut bâtie en ce lieu vers l’an 1040 par Arlette de Falaise, la mère de Guillaume Le Conquérant. Ce dernier aurait apprécié la chasse dans les bois alentours et le lieu-dit aurait pris son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bois-Guillaume était située sur le territoire de la tribu gauloise des Véliocasses. Le site était sans doute habité à l'époque gallo-romaine, puisqu’il y fut trouvé des monnaies de bronze et or, et des monnaies d’or et d’argent romaines. Deux voies romaines traversaient la commune : Rouen-Dieppe par le Chemin de Clères et le Chemin de la Bretèque et Rouen-Amiens par l'actuelle Route de Neufchâtel[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Bois-Guillaume figurent dans l’histoire. D’abord lors de la première croisade en 1096. Un Geoffroy de Bois-Guillaume est mentionné dans un procès au Parlement de Paris en 1259[3]. Lors de la guerre de Cent Ans, Mathieu de Bois-Guillaume, écuyer, était l’un des compagnons de Du Guesclin.

Un lieu de culte existait déjà au XIIIe siècle, mais il fut détruit par les Anglais qui donnèrent Bois-Guillaume à Guy Le Bouteiller qui s'était résolu à leur livrer Rouen en 1419.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les bois qui avaient donné leur nom au village sont progressivement rasés jusqu'à la limite des communes voisines, comme le montre la carte de Cassini du XVIIIe siècle, où l'on voit déjà la forêt dans ses limites actuelles.

L’église paroissiale de la Sainte-Trinité fut construite à la fin du XVe siècle sur l'emplacement qu'elle occupe actuellement.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La loi du 14 décembre 1789 crée la commune de Bois-Guillaume dans les limites des actuelles communes de Bois-Guillaume et Bihorel. C'est à l'époque une commune rurale dévolue à l'agriculture et à l'élevage.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les parties de la commune situés à proximité de Rouen, dont le quartier de Bihorel, sont rattrapées progressivement par l'urbanisation de la ville.

La population augmente et l'église paroissiale devient trop petite. Des travaux sont menés de 1869 à 1871 pour l'agrandir et la désorienter. .

Des tensions apparaissent entre les "urbains" et les "ruraux" et en 1892, les habitants de Bihorel obtiennent la création d'une commune à part entière. Cette scission ampute la commune de Bois-Guillaume de 22% de son territoire et 38% de sa population.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'activité économique de Bois-Guillaume reste très centrée sur l'agriculture. On y pratique l'élevage et la culture céréalière, activités encore présentes aujourd'hui à une échelle très réduite, ainsi que la culture maraichère et fruitière. Une variété de pomme y a été inventée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle que l'on appelle la transparente de Bois-Guillaume. Les fraises de Bois-Guillaume étaient parait-il exportées jusqu'en Angleterre. La présence de vignobles sur les pentes de Bois-Guillaume est attestée du début du XVIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Bois-Guillaume fut desservie par l'ancien tramway de Rouen dès 1911

En 2010, les municipalités de Bois-Guillaume et Bihorel engagent un rapprochement en vue d'une fusion, afin de revenir à la commune d'avant 1892. Ce projet provoque des réactions négatives d'une partie de la population des deux communes. Une consultation des habitants est réalisée le 26 juin 2011. 26,8% des Bois-Guillaumais et 44,7% des Bihorelais participent au scrutin. Le "non" à la fusion l'emporte dans les deux communes, avec 59% à Bois-Guillaume et 66% à Bihorel.

Le maire de Bois-Guillaume, Gilbert Renard, estime alors que "les opposants au projet se sont plus mobilisés que les partisans du oui lors de la consultation."[4]. Le 4 juillet 2011, le conseil municipal vote la fusion des deux communes sous l'entité de la commune nouvelle de Bois-Guillaume-Bihorel[5], effective au .

La création de cette commune a été invalidée par le tribunal administratif de Rouen[6], décision contre laquelle ni la préfecture[7] ni la municipalité ont fait appel[8],[9]. Les deux communes sont donc recréées le 1er janvier 2014[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Bois-Guillaume a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1826 1828 Pierre Périaux SE Imprimeur
1870   Avenelle    
1884   A. Girot    
1936   Edmond Blondel   Industriel
1942 1944 Roland Rénier    
  1962 François Codet   Ingénieur des Mines, député
1967 1987 Pierre Quintard   Pharmacien
1987 juin 2006 René Seille DVD  
6 juillet 2006 en cours
(au avril 2014)
Gilbert Renard UMP Directeur de société retraité, conseiller général

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Bois-Guillaume est le chef-lieu du canton de Bois-Guillaume, représenté par le conseiller général Gilbert Renard (UMP), ce canton est intégré à la deuxième circonscription de la Seine-Maritime représentée par la député Françoise Guégot (UMP).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 12 847 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 731 1 612 1 838 1 800 1 928 2 048 2 164 2 370 2 465
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 779 3 120 3 578 4 046 4 239 5 021 5 460 5 510 3 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 441 3 455 3 632 3 916 4 192 4 729 5 304 6 261 6 887
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
7 253 8 782 9 590 9 323 10 159 11 968 13 013 12 872 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'Académie de Rouen.

Liste des établissements scolaires
Primaire Collèges Lycées
  • École maternelle des Bocquets
  • École maternelle des Clairières
  • École maternelle Germaine-Coty
  • École maternelle Georges-Pompidou
  • École élémentaire Bernanos
  • École élémentaire François-Codet
  • École élémentaire Les Portes de la Forêt
  • École privée Sainte-Thérèse d'Avila
  • Collège Léonard de Vinci
  • Lycée privé Rey

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Bois-Guillaume héberge plusieurs clubs d'équitation, un club de football, un club de tennis, un club de rugby, de volley-ball, de tennis de table, de judo, d'aikibudo et un terrain d'entrainement au golf.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Sainte-Trinité (fin XVe siècle). Son chœur a changé d'orientation au XIXe siècle[13]. Une partie importante de l'édifice d'origine subsiste encore de nos jours, notamment l’ancienne nef et la tour-lanterne. Les vitraux du maître verrier Boulanger datent de 1871
  • Chapelle du Carmel : ancienne chapelle de la Purification (fin XIXème) du monastère des Carmélites servant aujourd’hui aux manifestations culturelles. Le monastère a été détruit en 1983. On y trouvait un artisanat d’hosties, de livres et d’images.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bois-Guillaume

Les armes de la commune de Bois-Guillaume se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'azur à la gerbe de blé d'or, au second de gueules aux deux lions d'or rangés en pal ; au filet d'or brochant sur la partition

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Sueur et Alfred Morel (préf. Jean Fréret et René Seille), Du Bois-Guillaume d'hier au Bihorel d'aujourd'hui : une commune centenaire, au passé millénaire, Luneray, Groupe d'histoire et études de Bihorel,‎ , 334 p. (ISBN 2-86743-129-8, OCLC 463702806)
  • « Bois-Guillaume », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Pierre-Côme Duval, « Rouen et les voies antiques de Haute-Normandie », Annales de Normandie, no 34-1,‎ (lire en ligne)
  3. Olim, t. I, p. 99, XV, Saint-Martin d’hiver 1259
  4. « Fusion Bois-Guillaume/Bihorel : ça chauffe », sur Coté Rouen,‎ (consulté le 2 octobre 2014)
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bihorel.
  6. Article 2 du jugement du 18 juin 2013 rendu par le tribunal administratif de Rouen annulant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 août 2011, [lire en ligne]
  7. Florestan, « Annulation de la fusion Bois-Guillaume/Bihorel : la préfecture ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie,‎ (consulté le 6 janvier 2014).
  8. Florestan, « Bois-Guillaume- Bihorel: laboratoire du crétinisme territorial? », sur le site du quotidien Paris-Normandie,‎ (consulté le 6 janvier 2014).
  9. « Défusion de Bois-Guillaume-Bihorel : la Ville ne fera pas appel », sur le site tendanceouest.com,‎ (consulté le 6 janvier 2014).
  10. Florestan, « Bois-Guillaume-Bihorel : le maire ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie,‎ (consulté le 6 janvier 2014).
  11. [PDF]Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Yvon Pailhès, Rouen : du passé toujours présent… au passé perdu : les églises, les monuments, rues et places, Luneray, Bertout,‎ , 230 p. (ISBN 2-86743-539-0), p. 122-123
  14. « Bernard Émile Pluchet », sur Site de l'assemblée nationale