Louis VII le Jeune
Louis VII, dit « le Jeune » puis « le Pieux », né en 1120 et mort le à Paris, est roi des Francs de 1137 à 1180.
Biographie
[modifier | modifier le code]Second fils de Louis VI, dit « le Gros », roi des Francs, et d'Adélaïde de Savoie (v. 1092-1154)[1], Louis VII est le sixième souverain de la dynastie des Capétiens directs. Il épouse successivement Aliénor d'Aquitaine, Constance de Castille puis Adèle de Champagne. Son fils, Philippe Auguste, lui succède.
Début du règne
[modifier | modifier le code]Le , l'héritier du trône de France, Philippe de France, fils aîné de Louis VI « le Gros », meurt des suites d'une chute de cheval provoquée par un cochon errant rue Saint Antoine à Paris[2].
C'est alors le second fils du souverain Louis, à peine âgé de 11 ans et destiné au sacerdoce ecclésiastique, qui devient l'héritier[3] : il est sacré « roi associé » et est couronné le [1] par le pape Innocent II à Reims, où le pontife préside alors un concile général[4]. Malade, vieillissant et vraisemblablement atteint par la perte de son aîné, Louis VI semble, dans les années qui suivent, délaisser la formation du nouvel héritier, formation qui, pour des raisons peu claires, ne semble guère davantage prise en charge par le conseiller Suger[5].
Louis VI le Gros meurt le d'une dysenterie, mal qui avait déjà emporté son propre père, probablement due à une obésité congénitale et une malnutrition endémique[6]. Louis le Jeune (Louis VII) est alors de nouveau couronné à Bourges, le [7], en compagnie de sa jeune épouse[8] : en effet, avant de mourir son père, à la demande du duc d'Aquitaine, avait organisé son mariage avec Aliénor d'Aquitaine (1124-1204), fille du duc Guillaume X d'Aquitaine, et d'Aénor de Châtellerault[9]. Louis épouse Aliénor le 25 juillet 1137, en la cathédrale Saint-André de Bordeaux, et est ensuite couronné duc d'Aquitaine à Poitiers, le [10].
La jeune duchesse apporte en dot le duché d'Aquitaine (Gascogne, Limousin, Angoumois, Saintonge et Périgord) et le comté de Poitou, c'est-à-dire une partie du sud-ouest et de l'ouest de la France, qui couvre aujourd'hui 19 départements (donc l'Aquitaine). Une spécification avait été faite lors du mariage : le duché aquitain ne serait pas absorbé dans le domaine royal ; l'union devrait rester purement personnelle, car en vertu des dispositions retenues, Aliénor demeure duchesse en titre de ses terres héréditaires[11]. Cependant Louis agit bel et bien en duc en Aquitaine[12] et soumet le duché. Comme le rapporte Orderic Vital : « Guillaume, duc des Poitevins [...], ordonna qu'on mariât sa fille à Louis le Jeune, roi des Francs, qu'il constitua en héritier de tous ses droits». La Chronique de Saint-Maixent précise même : « En prenant pour femme la fille aînée, Louis obtint la domination sur sa terre [...], qu'il parcourut avec tout son cortège pour y nommer des prévôts. » La Chronique de Morigny stipule néanmoins : « Tous les deux devaient jouir ensemble (ambo) de la terre selon la coutume. »[13]
De son propre aveu, le jeune souverain est peu préparé à l'exercice du pouvoir royal, d'autant moins que s'il est extrêmement pieux, il est de nature triste et molle, maladroit, naïf et velléitaire mais aussi obstiné, autant de traits qui le poussent dès le début de son règne à commettre plusieurs erreurs politiques qui entament son prestige et son autorité[5].
Âgés tous deux de moins de vingt ans, ils forment un jeune couple royal dont les premières années de règne ne laissent apparaître, dans les sources contemporaines, aucun conflit conjugal manifeste. Les chroniques proches du pouvoir capétien demeurent silencieuses sur d’éventuelles tensions personnelles durant cette période initiale[14].
Sur le plan politique, Louis VII s’inscrit dans la continuité du règne de son père, Louis VI. Il conserve auprès de lui les principaux conseillers hérités du règne précédent, notamment Suger, abbé de Saint-Denis, dont l’influence est attestée par ses écrits et par les actes royaux du début du règne[15],[16].
Le renforcement du domaine royal demeure un objectif central. Louis VII confirme et développe une politique favorable aux communautés rurales et urbaines, déjà engagée sous Louis VI, en encourageant les défrichements et en accordant ou confirmant des chartes de franchises dans plusieurs villes du domaine royal, notamment à Étampes et à Bourges. Cette politique vise à affaiblir les pouvoirs seigneuriaux locaux et à s’appuyer sur des communautés directement liées à l’autorité monarchique[17]. Hors du domaine royal, le roi soutient ponctuellement certaines autonomies urbaines lorsque celles-ci servent ses intérêts politiques, sans que l’on puisse toutefois parler d’une politique urbaine systématique à l’échelle du royaume[18].
Les relations entre la monarchie et l’Église constituent un aspect majeur du règne. En 1138-1140, Louis VII entre en conflit avec Thibaut IV de Blois, comte de Champagne, et avec le pape Innocent II à propos de l’investiture de l’évêché de Bourges. Le roi impose un candidat issu de l’abbaye de Cluny, en opposition à celui soutenu par Bernard de Clairvaux, comme en témoignent la correspondance de ce dernier et les sources ecclésiastiques contemporaines[19],[20].
En juin 1141, Louis VII intervient militairement dans le Toulousain afin de faire valoir les droits successoraux revendiqués par Aliénor d’Aquitaine sur l’héritage de sa grand-mère, Philippa de Toulouse[21],[22]. Le siège de Toulouse échoue face à la résistance d’Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, bénéficiant du soutien pontifical, ce qui met en évidence les limites du pouvoir capétien hors du domaine royal malgré le prestige de l’alliance aquitaine[23].
À la suite de ces événements, un vase précieux entre dans le trésor royal[24]. Cet objet, probablement réalisé en Perse avant l'an mil, taillé dans un bloc de cristal de roche et orné ultérieurement d'une riche monture en argent doré rehaussée de pierres précieuses et de perles, est mentionné dans les inventaires médiévaux de l’abbaye de Saint-Denis parmi les objets précieux de la monarchie capétienne. Donné vers 1120 au grand-père d'Aliénor, Guillaume IX d'Aquitaine, par l'émir de Saragosse, Imâd al-Dawla, ce vase est plus vraisemblablement un présent de mariage d'Aliénor à Louis, qui en fera lui-même don à l'abbé Suger[25],[26],[27],[28],[29].

La même année, en 1141, Louis VII s'oppose de nouveau au pape et tente d'imposer son candidat sur le siège de l'évêché de Bourges, contre Pierre de La Châtre soutenu par le pape Innocent II, si bien que ce dernier finit par l'excommunier alors que Pierre de La Châtre trouve refuge en Champagne[30]. La reine arrange aussi la dissolution du mariage de Raoul de Vermandois et d'Éléonore de Blois, afin que sa sœur Pétronille d'Aquitaine, amoureuse, puisse épouser Raoul de Vermandois. Cela cause un grave conflit entre le roi de France et son vassal Thibaut IV de Blois, comte de Champagne et oncle de l'épouse délaissée[31],[32] : Thibaut IV attaque Raoul de Vermandois et l'ost royal envahit la Champagne[1] en décembre 1142. Lors de son avancée l'ost royal incendie le village de Vitry-en-Perthois et son église (en janvier 1143), dans laquelle se sont réfugiés les habitants. Cela marquera à jamais le jeune souverain[33].
Dans un contexte de recherche d’apaisement après les tensions opposant la monarchie capétienne à la papauté et au comte de Champagne, Louis VII conclut à l’automne 1143 le traité de Vitry avec Thibaut IV de Blois, comte de Champagne. Cet accord met fin au conflit ouvert depuis l’affaire de l’évêché de Bourges et marque un tournant dans les relations entre le roi et ses adversaires politiques et ecclésiastiques[34],[35].
Dans le cadre de cette réconciliation, Louis VII accepte l’élection de Pierre de La Châtre à l’archevêché de Bourges, mettant ainsi un terme à l’interdit qui pesait sur le royaume de France depuis 1140 à la suite du conflit avec le pape Innocent II[36]. Cette décision constitue un recul significatif du pouvoir royal dans le domaine des investitures épiscopales et traduit la volonté du roi de normaliser ses relations avec la papauté.
Le 22 avril 1144, Louis VII participe à la conférence de Saint-Denis, au cours de laquelle le règlement du conflit est définitivement entériné. Cette réunion solennelle marque la réconciliation officielle entre le roi de France et la papauté, et rétablit pleinement Louis VII dans la communion ecclésiastique[37],[38].
La deuxième croisade
[modifier | modifier le code]
À la suite de la chute du comté d'Édesse en 1144, événement majeur pour les États latins d’Orient, le pape Eugène III adresse une bulle à Louis VII le 1er décembre 1145 afin de l’exhorter à prendre la tête d’une nouvelle expédition en Orient. Cet appel s’inscrit dans un contexte de mobilisation générale de la chrétienté latine face à l’avancée des puissances musulmanes au Proche-Orient[39].
Louis VII accepte de participer à la croisade, prêchée en France par Bernard de Clairvaux. Cette décision intervient après la normalisation de ses relations avec la papauté, consécutive au règlement du conflit de Langres et à la levée de l’interdit frappant le royaume. Le pape Eugène III autorise le roi à percevoir le décime, impôt exceptionnel prélevé sur les biens ecclésiastiques, afin de financer l’expédition, mesure attestée par les sources pontificales et diplomatiques[40]. À Pâques 1146, lors de l’assemblée de Vézelay, le roi et de nombreux barons prennent solennellement la croix[41].
Le 15 juin 1147, à Metz, ville impériale, l’armée française est rassemblée avant le départ pour la deuxième croisade. Les effectifs exacts demeurent difficiles à établir, les sources médiévales offrant des chiffres très variables, mais l’expédition est progressivement rejointe par un grand nombre de pèlerins. Aliénor d’Aquitaine accompagne son époux[42]. Louis VII confie alors le gouvernement du royaume à Suger, abbé de Saint-Denis, assisté de son frère Henri, archevêque de Reims, et de son cousin Raoul, comte de Vermandois[43].
L’armée française emprunte la vallée du Danube et rejoint les forces de l’empereur Conrad III. Les deux armées prévoient de traverser l’Asie Mineure après avoir rejoint Constantinople, où les croisés arrivent le 4 octobre 1147[44].
La traversée de l’Anatolie se révèle particulièrement éprouvante pour les croisés occidentaux. Les sources contemporaines attestent de lourdes pertes infligées par les forces turques seldjoukides, ainsi que de difficultés logistiques majeures. Louis VII parvient à rejoindre Antioche en mars 1148, ville alors gouvernée par Raymond de Poitiers, oncle d’Aliénor d’Aquitaine[45]. Les chroniqueurs rapportent des désaccords stratégiques entre le roi et le prince d’Antioche, Louis VII privilégiant la poursuite du pèlerinage vers Jérusalem plutôt qu’une campagne militaire locale, choix conforme à la conception pénitentielle de la croisade qui prévaut alors[46].
Après avoir quitté Antioche, Louis VII se rend à Jérusalem, puis participe en juin 1148 à l’expédition contre Damas. Le siège se solde par un échec rapide, largement attribué par les historiens modernes à des rivalités internes entre chefs croisés et à une mauvaise coordination stratégique[47]. Le couple royal séjourne encore plusieurs mois en Terre sainte avant d’entreprendre le voyage de retour vers l’Occident.
Au cours du trajet, Louis VII et Aliénor voyagent sur des navires distincts et rejoignent séparément l’Italie méridionale en 1149. Le roi débarque en Calabre le 29 juillet 1149, tandis que la reine arrive à Palerme. Louis séjourne ensuite dans le royaume de Sicile et rencontre le roi normand Roger II de Sicile, avant de s’entretenir avec le pape Eugène III à Tusculum, les 9 et 10 octobre 1149. Cette entrevue vise notamment à apaiser les tensions apparues au sein du couple royal et à examiner les conséquences politiques de l’échec de la croisade[48],[49].

Louis VII est le premier roi capétien à diriger personnellement une croisade, ce qui lui confère un prestige certain au sein de la chrétienté occidentale, bien que celui-ci soit atténué par l’échec militaire de l’expédition[50]. Les historiens soulignent toutefois que la deuxième croisade a des conséquences négatives durables : elle pèse lourdement sur les finances royales, affaiblit temporairement l’autorité monarchique en raison de la longue absence du roi, et contribue à la dégradation des relations entre Louis VII et Aliénor d’Aquitaine. Malgré la naissance de leur fille Marie en 1145, avant le départ en croisade, l’expédition marque une étape décisive dans l’éloignement progressif du couple royal[49].
La séparation de Louis VII et Aliénor
[modifier | modifier le code]Malgré les conseils du pape Eugène III, rencontré à Tusculum les 9 et 10 octobre 1149, qui réussit à les rapprocher provisoirement, ou ceux de l'abbé Suger dès leur retour au royaume de France en , ou même en dépit de la naissance en 1150, de leur seconde fille, Alix de France (1150-1195), Louis VII et Aliénor ne réussissent pas vraiment à se réconcilier[49].
Après le décès de Suger, le 13 janvier 1151, l'idée d'une séparation, par consentement mutuel cette fois, s'impose à nouveau. L'incapacité apparente d'Aliénor à lui donner un héritier décide finalement Louis à demander la dissolution de son mariage[51]. Le second concile de Beaugency trouve finalement une faille pour prononcer l'annulation du mariage le , au motif que l'arrière-grand-mère d'Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert le Pieux, arrière-arrière-grand-père de Louis VI (cousinage au 9e degré civil, mais au 4e, 5e et 6e degrés canoniques). Aliénor reprend sa dot, et moins de deux mois plus tard, le , épouse en secondes noces Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et duc de Normandie, qu'elle a rencontré pour la première fois à la cour de France en septembre 1151. Il a avec elle un degré de parenté encore plus proche que Louis. Aliénor est alors âgée d'environ 28 ans, et le prétendant au trône d'Angleterre de seulement 19 ans[52],[53],[54].
Ce mariage ne constitue pas un « apport territorial » automatique à un vassal du roi de France, mais associe juridiquement les possessions propres d’Aliénor — le duché d’Aquitaine — aux domaines déjà détenus par Henri à titre personnel. L’ensemble demeure soumis à des statuts féodaux distincts, notamment pour les terres relevant du royaume de France[55].
Lorsque Henri Plantagenêt devient roi d’Angleterre en 1154 sous le nom d'Henri II d’Angleterre, il cumule des titres et des territoires très étendus : le royaume d’Angleterre, l’Anjou, le Maine, la Normandie et, par son mariage, l’Aquitaine. Cette configuration politique, souvent qualifiée par l’historiographie moderne d’« ensemble angevin » ou d’« empire Plantagenêt », ne correspond toutefois ni à un État unifié ni à une entité administrée de manière centralisée. Chaque territoire conserve ses institutions, ses usages et ses obligations féodales propres[56].
La puissance ainsi acquise par Henri II modifie profondément l’équilibre politique entre les rois de France et les souverains anglo-angevins. Cette rivalité, déjà ancienne au milieu du XIIe siècle, s’inscrit dans une logique féodale et dynastique complexe, et non dans une opposition nationale au sens moderne. Les tensions qui en résultent s’exacerbent progressivement sous les règnes suivants, sans pour autant constituer une guerre continue ou un conflit unique s’étendant sur plusieurs siècles[57].
L’idée selon laquelle la séparation de Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine serait à l’origine d’une « première guerre de Cent Ans » relève d’une interprétation historiographique aujourd’hui largement abandonnée. Les historiens contemporains soulignent au contraire la discontinuité des conflits, la diversité de leurs causes et l’anachronisme qu’il y a à projeter sur le XIIe siècle un schéma explicatif forgé à partir de la guerre du XIVe siècle[58]. Louis VII et ses successeurs n'auront alors de cesse de batailler sans relâche contre l'Angleterre et l'empire Plantagenêt, pendant près de cent ans. Ils récupéreront finalement la plupart des territoires perdus lors du divorce de Louis VII avec Aliénor, et scelleront la paix avec l'Angleterre lors du traité de Paris de 1259[59].
L'ascension des Plantagenêts
[modifier | modifier le code]
Lettrine du Lancelot-Graal, vers 1301-1400, BnF, département des manuscrits, ms. Français 123, fo 129.
Vers 1150, Geoffroy d'Anjou, dit Plantagenêt, est alors un des principaux vassaux du roi des Francs. Fin stratège, il se marie avec Mathilde, petite-fille de Guillaume le Conquérant. En plus de l'Anjou, il pourra alors revendiquer la Normandie et le trône d'Angleterre, si le roi Étienne de Blois venait à mourir sans descendance. Geoffroy conquiert progressivement la Normandie, mais il meurt en 1151, laissant derrière lui trois fils. L'aîné, Henri se marie avec Aliénor d'Aquitaine, après son divorce du roi de France, en 1152. Ce mariage lui ouvre alors un domaine plus grand que celui de son suzerain, domaine qui s'agrandit avec la mort d'Étienne, qui le désigne successeur à la couronne d'Angleterre, en 1153, lors du traité de Wallingford. Par ce traité, Henri est couronné roi d'Angleterre, en 1154.
Louis VII va alors tout faire pour affaiblir son puissant vassal, reprenant une stratégie qui avait fait merveille lors du règne de son grand-père Philippe Ier, il soutient les révoltes de Bretagne et du Poitou contre le Plantagenêt, mais aussi celles des fils d'Henri II contre leur père dans lesquelles il est aidé :
- par les manœuvres d'Henri II Plantagenêt qui poussent à la révolte ses grands vassaux ;
- par le soutien du clergé au royaume de France, du fait de la piété de Louis VII et des liens historiques étroits entre l'épiscopat et la royauté capétienne ;
- et par la révolte des fils d'Henri II qui exigent des apanages et trouvent refuge et protection auprès de Louis VII, appuyés également par leur mère, Aliénor d'Aquitaine.
Principaux événements de son règne
[modifier | modifier le code]En 1158, Louis VII et Henri II Plantagenêt se réconcilient avec la promesse d'un mariage entre Marguerite de France et Henri le Jeune. Apaisement de courte durée, car dès mars 1159, Henri II s'en prend au comté de Toulouse. Mais durant l'été, Louis VII contraint le roi d'Angleterre à lever le siège de la ville. En 1160, Louis VII épouse en troisièmes noces Adèle de Champagne, consolidant ainsi son alliance avec la Flandre et le comte de Champagne, et renforçant aussi son influence tournée contre Henri II Plantagenêt. En novembre 1160, l'union de sa fille Marguerite avec Henri le Jeune est célébrée avec une dispense papale, compte-tenu du très jeune âge des fiancés. La jeune fille apporte le Vexin en dot[60]. Lors de l'année 1163, Henri II rend à nouveau hommage à Louis VII, pour la Normandie au nom de son fils Henri le Jeune. Louis VII fait alliance avec les comtes de Flandre et de Champagne. À la même époque, on pose la première pierre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sous les honneurs du pape Alexandre III. Louis VII offre la somme de deux cents livres pour la construction de l'édifice, dirigée par Maurice de Sully, évêque de Paris.
Lors du conflit qui oppose Henri II Plantagenêt à Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry, Louis VII offre sa protection à l'archevêque et conseiller du roi d'Angleterre. Cela n'empêche pas son assassinat par quatre chevaliers fidèles à Henri II.
Louis VII fait, entre-temps, bâtir les fortifications de Villa franca devenue Villa nova regis (Villeneuve-sur-Yonne) qui devait servir de bastion avancé à plusieurs provinces, et devint une des huit résidences royales, à qui il donne les privilèges de Lorris pour qu'elle s'accroisse rapidement.
Le , naît Philippe Auguste, unique héritier mâle de Louis VII. Le , le traité de mariage d'Adèle avec Richard Cœur de Lion est signé.
En 1172 et 1173, Louis VII pousse Henri et Richard, les enfants d'Henri II Plantagenêt, à entrer en conflit avec leur père. Fin 1173, Louis VII et Henri II concluent à Caen une trêve provisoire et réaffirment au printemps 1174 l'intention de marier leurs enfants Adèle et Richard.
En 1177, le pape impose à Henri II la conclusion du traité d'Ivry, signé le , et par lequel les deux rois se jurent amitié ; traité suivi, le , par la signature d'un pacte de non-agression, le traité de Gisors. Il marque la fin de cette série de guerres continuelles entre le Capétien et le Plantagenêt.
Le , Louis VII fait sacrer son fils Philippe Auguste. Épuisé par la maladie, il lui abandonne le pouvoir l'année d'après, le .
En 1180 est conclu le mariage de sa fille Agnès de France (neuf ans) et du fils de l'empereur byzantin Manuel Ier Comnène, Alexis II Comnène (12 ans).
Louis VII meurt le , d'une cachexie paralytique dans son palais royal de la Cité à Paris. Le lendemain, il est inhumé à l'abbaye royale Saint-Port de Barbeau qu'il a fondée près de Fontaine-le-Port, en bord de Seine entre Melun et Fontainebleau. Son fils Philippe Auguste lui succède.
Charles IX (r. 1560-1574), qui réside à Fontainebleau, a la singulière curiosité de faire ouvrir le tombeau de Louis VII. On y trouva le corps presque en son entier ; mais les ornements royaux dont on l'avait revêtu étaient à demi consumés ; cependant on voyait encore sur la tête une couronne d'or, à ses doigts des anneaux, dans ses mains un sceptre d'or, et la grande croix en filigrane enrichie d'émeraudes qu'on avait placée sur sa poitrine.
Cet ancien tombeau ayant été détruit, fut reconstruit avec plus de magnificence par le cardinal Guillaume-Egon de Fürstenberg, abbé du monastère, en 1685. Le nouveau mausolée ne put échapper au vandalisme révolutionnaire de 1793 ; mais M. Lejeune, curé de Chartrettes, alors procureur de l'Abbaye, parvint à préserver les restes de Louis VII de la violation en les recueillant avec soin. Il les trouva enveloppés dans un linceul de soie, les transporta chez lui où il les garda pendant vingt ans. Il les fit replacer le dans la maison de Barbeau[61].
À la suite de l'abandon de l'abbaye de Barbeau, Louis XVIII fait transporter les cendres de Louis VII à la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, le . Il est, de fait, le seul roi de France antérieur à la Révolution à reposer réellement dans le tombeau qui porte son nom à Saint-Denis[62].
Bilan du règne
[modifier | modifier le code]

Bien qu'éduqué pour être clerc ou moine plutôt que roi, Louis VII a joué un rôle important dans l'histoire de France :
- il consolide le pouvoir royal dans les provinces sous son influence et combat le pouvoir féodal ;
- il s'entoure de conseillers de qualité et promulgue des ordonnances importantes pour la gestion du royaume comme celle de la paix de 1155 :
« Moi, Louis, par la grâce de Dieu roi de France. Afin de réprimer la fièvre des méchants et d'arrêter les mains violentes des pillards, à la demande du clergé et avec l'accord du baronnage, nous décrétons la paix dans tout le royaume. Pour cette raison, l'année du Verbe incarné 1155, le 4 des ides de juin, nous avons réuni un concile à Soissons. Y furent présents les archevêques de Reims et de Sens, ainsi que leurs suffragants, tout comme les barons, les comtes de Flandre, de Troyes et de Nevers, et d'autres très nombreux, et le duc de Bourgogne. Par leur volonté, nous prescrivons qu'à partir de la prochaine fête de Pâques, et pour dix ans, toutes les églises du royaume et l'ensemble de leurs possessions, tous les paysans, le gros et le petit bétail également, et, pour ce qui est de la sécurité des chemins, tous les marchands où qu'ils se trouvent et tous les hommes quels qu'ils soient — tant qu'ils seront prêts à venir en justice devant ceux qui doivent leur rendre justice —, aient absolument tous la paix et pleine sécurité. Nous avons dit en plein concile et devant tous, par le verbe royal, que nous observerions cette paix sans la briser et que, s'il s'en trouvait pour violer la paix prescrite, nous ferions justice d'eux selon notre pouvoir. Ont juré cette paix le duc de Bourgogne, le comte de Flandre, le comte Henri [de Troyes], le comte de Nevers, le comte de Soissons et le reste du baronnage présent. Le clergé également, les archevêques et les évêques, les abbés ont promis, devant les reliques sacrées et au vu de tout le concile, d'observer cette paix, de leur côté, de toutes leurs forces ; et pour que justice soit faire des violences, ils ont promis de nous aider selon leur pouvoir et ils ont proclamé dans la stabilité de la parole consacrée. Pour que la chose soit entendue plus largement et qu'on n'en perde pas le souvenir, j'ai confié à la mémoire des lettres la stipulation de la chose faire et la teneur de la paix, et nous avons ordonné de les fortifier de l'autorité de notre sceau[63]. »
- il montre une relative tolérance envers la communauté juive, à l'exception des Juifs convertis puis relaps, vis-à-vis desquels il fait preuve d'une extrême dureté[64] ;
- sous son règne, le royaume de France s'enrichit, l'agriculture se transforme et gagne en productivité, la population augmente, le commerce et l'industrie se développent, une véritable renaissance intellectuelle apparaît et le territoire se couvre de châteaux forts construits en pierre.
Cependant, la deuxième croisade fut calamiteuse, et la séparation d'avec Aliénor d'Aquitaine est une erreur lourde de conséquences, car elle fournit à un vassal mineur l'opportunité de s'imposer, en plaçant le roi des Francs en infériorité territoriale pendant près d'un demi-siècle. Il fallut l'action de trois rois illustres, Philippe Auguste, Louis VIII le Lion et Louis IX, dit Saint Louis, pour redresser la situation et réduire les conséquences de cette décision.
La monarchie, jusque-là itinérante, s'est fixée à Paris car la présence du roi dans tout son domaine n'est plus nécessaire. Un embryon d'administration centrale et locale s'est formé. Autour de lui, des familiers lui ont donné des conseils politiques, et vont former le Conseil du roi, les services centraux de la monarchie regroupent les chefs des services domestiques du palais. En province, des prévôts ont été chargés par le roi de collecter les revenus, de lever des contingents militaires et de rendre la justice. Comme son père, le roi va soutenir le mouvement d'émancipation des communes, va accorder des privilèges aux communautés rurales et émanciper des serfs.
Ascendance
[modifier | modifier le code]Unions et descendance
[modifier | modifier le code]Avec Aliénor d'Aquitaine, marié de 1137 à 1152 :
- Marie de France (1145 - ), épouse en 1164 Henri Ier de Champagne, comte de Troyes, dit « Le Libéral ». Régente du Comté de Champagne de 1190 à 1197 ;
- Alix de France (1150-1197), elle épouse en 1164[65] Thibaut V de Blois dit « Le Bon » (1129 - 1191), comte de Blois 1152 - 1191.
Avec Constance de Castille (v. 1136 - 1160), fille d'Alphonse VII de Castille, marié de 1154 à 1160 :
- Marguerite de France (1158 - 1197), épouse en 1160[66] le prince d'Angleterre Henri le Jeune, duc de Normandie (mort en 1183), et en 1185/1186, le roi de Hongrie Béla III ;
- Aélis de France (1160 - apr. 1213) (ou Adélaïde), épouse en 1195, Guillaume II de Ponthieu (ou de Montgomery).
Avec Adèle de Champagne (ou Adèle de Blois), fille de Thibaut, Comte de Champagne, marié de 1160 à 1180 :
- Philippe Auguste (1165 - 1223), roi de France ;
- Agnès ou Anne de France (1171 - 1240), impératrice byzantine par son mariage avec Alexis II Comnène en 1180, empereur de Constantinople (1169-1183). Puis par un autre mariage en 1183 avec Andronic Ier Comnène, empereur de Constantinople (1183-1185). Vers 1204, elle épouse Théodore Branas, seigneur d'Andrinople.
Dans la culture
[modifier | modifier le code]Cinéma
[modifier | modifier le code]Bande dessinée
[modifier | modifier le code]- Histoire de France en bande-dessinée, tome 2, De Hugues Capet à Bouvines, 1977.
- Jean-Marie Ruffieux et Jean-Claude Perrier, avec une préface de Georges Duby, Guillaume le Maréchal, Dargaud Histoire, 1987.
- Arnaud Delalande, Simona Mogavino et Carlos Gomez, Aliénor la légende noire, tomes 1 à 6, Delcourt, coll. « Reines de sang », 2012-2017.
- Mathieu Gabella, Étienne Anheim, Valérie Theis, Mickael Malatini, Philippe Auguste, Glénat, coll. « Ils ont fait l'Histoire », 2018.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Notes
- Références
- Louis de France (1120-1180), sur MedLands, dans « France, Capetian kings ».
- ↑ Michel Pastoureau, Les animaux célèbres, Bonneton, Paris, 2002, p. 94-98.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, (ISBN 978-2-213-67001-0, lire en ligne), Pt9.
- ↑ Julia Exarchos, « Les ordine pour le couronnement du roi et l'empereur dans la province ecclésiastique de Reims et leur dimension locale aux XIe et XIIe siècles », dans Jean-François Gicquel, Catherine Guyon et Bruno Maes (dirs.), Sacres et couronnements en Europe : Rite, politique et société, du Moyen Âge à nos jours, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-9414-2), p. 38.
- Michel Pastoureau, Le Roi tué par un cochon : Une mort infâme aux origines des emblèmes de la France ?, Seuil, (ISBN 978-2-02-129641-9, lire en ligne), Pt6.
- ↑ Éric Bournazel, Louis VI le Gros, Fayard, (ISBN 978-2-213-64822-4, lire en ligne), Pt37.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, (ISBN 978-2-213-67001-0, lire en ligne), Pt37.
- ↑ Pernoud 1965, p. 41.
- ↑ (en) Charles Cawley, « Eleonore d'Aquitaine (1122-1204) », dans « Aquitaine, dukes », ch. 6 : « Dukes of Aquitaine, comtes de Poitou 902-1137 », section A : « Dukes of Aquitaine, comtes de Poitou 902-1137 », sur fmg.ac, MedLands – Foundation for Medieval Genealogy (consulté en ).
- ↑ Flori 2004, p. 44 et 50.
- ↑ Flori 2004, p. 44.
- ↑ Flori 2004, p. 50.
- ↑ Aurell 2024, p. 86-87.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 78-80
- ↑ Suger, Vie de Louis VI le Gros, Les Belles Lettres, , p. XLV-LII
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 83-92
- ↑ Jean Dunbabin, France in the Making, 843–1180, Oxford University Press, , p. 270-275
- ↑ Georges Duby, Le temps des cathédrales, Gallimard, , p. 181-183
- ↑ Flori 2004, p. 58-59.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 119-125
- ↑ Aurell 2024, p. 31.
- ↑ Flori 2004, p. 58.
- ↑ Jean Dunbabin, France in the Making, 843–1180, Oxford University Press, , p. 286-288
- ↑ Pernoud 1965, p. 34.
- ↑ Jules Viard, « Inventaires du trésor de Saint-Denis », Bibliothèque de l’École des chartes, , p. 345-347
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 141
- ↑ Aurell 2024, p. 85.
- ↑ George Beech, « Le vase d'Aliénor d'Aquitaine », dans Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine, Nantes, Revue 303, HS n° 81, , 247 p., p. 92-97
- ↑ Martin Aurell, « Guillaume IX et l'Islam », Cahiers de Carrefour Ventadour, 12-13 septembre 2015, p. 69-125 (lire en ligne)
- ↑ Aurell 2024, p. 32.
- ↑ Flori 2004, p. 59.
- ↑ Pernoud 1965, p. 35.
- ↑ Flori 2004, p. 60.
- ↑ Flori 2004, p. 63.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 127-129
- ↑ Jean Dunbabin, France in the Making, 843–1180, Oxford University Press, , p. 289-290
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 130-132
- ↑ Georges Duby, Le temps des cathédrales, Gallimard, , p. 184
- ↑ Jonathan Phillips, The Second Crusade: Extending the Frontiers of Christendom, Yale University Press, , p. 53-55
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 135-138
- ↑ Georges Duby, Le temps des cathédrales, Gallimard, , p. 185-186
- ↑ Jonathan Phillips, The Second Crusade: Extending the Frontiers of Christendom, Yale University Press, , p. 86-89
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 140-141
- ↑ Joshua Prawer, « La seconde croisade : croisade du salut des âmes », dans Histoire du royaume latin de Jérusalem, t. I, CNRS Éditions, , p. 343-348
- ↑ Jonathan Phillips, The Second Crusade: Extending the Frontiers of Christendom, Yale University Press, , p. 164-170
- ↑ Jean Flori, La guerre sainte : la formation de l’idée de croisade dans l’Occident chrétien, Aubier, , p. 221-224
- ↑ Jonathan Phillips, The Second Crusade: Extending the Frontiers of Christendom, Yale University Press, , p. 190-195
- ↑ Ferdinand Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, vol. 2, Picard, , p. 401-405
- Flori 2004, p. 79-80.
- ↑ Yves Sassier, Louis VII, Fayard, , p. 150-152
- ↑ Flori 2004, p. 82.
- ↑ Flori 2004, p. 83-84.
- ↑ Pernoud 1965, p. 91.
- ↑ Aurell 2024, p. 40 et 57.
- ↑ Martin Aurell, L’Empire des Plantagenêts, 1154-1224, Tempus, , p. 47-52
- ↑ John Gillingham, The Angevin Empire, Arnold, , p. 1-9
- ↑ Georges Duby, Le Moyen Âge : l’âge féodal, Hachette, , p. 187-190
- ↑ Jean Favier, La guerre de Cent Ans, Fayard, , p. 15-18
- ↑ Jacques Le Goff, Saint Louis, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », (ISBN 978-2-07-073369-9), p. 257-264
- ↑ Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine, Souveraine femme, Paris, Flammarion, Grandes Biographies, , 503 p. (ISBN 978-2-0804-6324-1), p. 94-95
- ↑ « Notice historique de Omer THIENLOUP 1894 », sur www.ville-fontaineleport.fr/histoire.
- ↑ Alexandre Lenoir, « Le cercueil intact de la reine Louise de Lorraine, épouse du roi Henri III », sur saintdenis-tombeaux.1fr1.net (consulté le ).
- ↑ éd. Rec. des hist. des Gaules, p. 387-388, trad. Brunel-Lalou, Sources d'hist. médiévale, p. 142-143.
- ↑ Académie des inscriptions et belles-lettres, Histoire littéraire de la France, 1817, [lire en ligne], p. 85.
- ↑ Martin Aurell, « Aliénor d'Aquitaine en son temps », Aliénor d'Aquitaine, Revue 303, n° 81, Nantes, Conseil Régional, 2004, p. 6-17, p. 15.
- ↑ Flori 2004, p. 112.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Sources primaires
[modifier | modifier le code]- Suger, Vie de Louis le Gros, suivie de l'histoire du roi Louis VII, publiée par Auguste Molinier, Paris, Alphonse Picard, 1887, 195 p. [lire en ligne].
- Eudes de Deuil, La croisade de Louis VII, roi de France, publiée par Henri Waquet, (Documents relatifs à l'histoire des Croisades, publiés par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, III), Paris, Geuthner, 1949, [compte rendu en ligne]. Autre édition (sans notes ni appareil critique) : Paleo, coll. « Sources de l'Histoire de France », 154 p., 2004 (ISBN 2849090816).
- Jules Viard (éd.), Les Grandes Chroniques de France : publiées pour la Société de l'Histoire de France par Jules Viard, t. 6 : Louis VII le Jeune et Philippe II Auguste, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, , XV-394 p. (lire en ligne).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Pierre Aubé, Thomas Becket, Paris, Fayard, , 360 p. (ISBN 2-213-02094-9).
- Pierre Aubé, Saint Bernard de Clairvaux, Paris, Fayard, , 735 p. (ISBN 2-213-61539-X).
- Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine Souveraine femme, Paris, Flammarion, Grandes biographies, , 503 p. (ISBN 9782080463241)
- Éric Bournazel, Le gouvernement capétien au XIIe siècle, 1108-1180 : structures sociales et mutations institutionnelles, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Publications de la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Limoges » (no 2), , 199 p. (présentation en ligne).
- Jean Yves Copy, La Revendication bretonne du trône de France. 1213-1358, Paris, Alain Baudry, 2016, 310 p.- Extr. de Thèse d'Etat : Histoire de l'art, Rennes 2, 2010, présentation en ligne.
- Patrick Demouy, « Henri de France et Louis VII : l'évêque cistercien et son frère le roi », dans Les Serviteurs de l'État au Moyen Âge : XXIXe Congrès de la SHMES, Pau, mai 1998, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale » (no 57), , 308 p. (ISBN 2-85944-381-9, présentation en ligne, lire en ligne), p. 47-61.
- Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine, La reine insoumise, Paris, Payot, , 546 p. (ISBN 2-228-89829-5)
- André Gouron, « L'entourage de Louis VII face aux droits savants : Giraud de Bourges et son ordo », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris / Genève, Librairie Droz, t. 146, , p. 5-29 (lire en ligne).
- Aryeh Graboïs, « Louis VII pèlerin », Revue d'histoire de l'Église de France, Paris, Société d'histoire religieuse de la France, t. 74, no 192, , p. 5-22 (lire en ligne).
- François Menant, Hervé Martin, Bernard Merdrignac et Monique Chauvin, Les Capétiens : histoire et dictionnaire, 987-1328, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , LXXIX-1220 p. (ISBN 2-221-05687-6, présentation en ligne).
- Marcel Pacaut, « Louis VII et Alexandre III (1159-1180) », Revue d'histoire de l'Église de France, t. XXXIX, no 132, , p. 5-45 (lire en ligne).
- Marcel Pacaut, Louis VII et les élections épiscopales dans le royaume de France, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, coll. « Bibliothèque de la société d'histoire ecclésiastique de la France », , 167 p. (présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Marcel Pacaut (préf. Robert Fawtier), Louis VII et son royaume, Paris, S.E.V.P.E.N., Bibliothèque générale de l'École pratique des hautes études, VIe section, , 258 p. (présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Régine Pernoud, Aliénor d'Aquitaine, Albin Michel, .
- Emmanuel Poulle, « La date de naissance de Louis VIII », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris / Genève, Librairie Droz, t. 145, no 2, , p. 427-430 (DOI 10.3406/bec.1987.450478, lire en ligne).
- Yves Sassier, Louis VII, Paris, Fayard, , 500 p. (ISBN 978-2-213-02786-9, présentation en ligne).
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Charles Cawley, « Louis de France (1120-1180) », dans « France, Capetian kings », ch. 1 : « Kings of France (Capet) », section C : « Kings of France 987-1328 », sur fmg.ac, MedLands – Foundation for Medieval Genealogy (consulté en ).
- « L'abbaye de Barbeau, joyau du Moyen Âge », sur foyer.rural.fontaine.free.fr (consulté en ).
- Naissance à Paris au XIIe siècle
- Roi de France du XIIe siècle
- Capétien direct
- Enfant de Louis VI le Gros
- Croisé du XIIe siècle
- Personnalité de la deuxième croisade
- Personnalité récipiendaire de la Rose d'or
- Monarque excommunié par l'Église catholique
- Louis VII le Jeune
- Personnalité inhumée dans la basilique Saint-Denis
- Naissance en 1120
- Décès en 1180
- Décès à Paris
- Décès à 60 ans
