Touques

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Touques
Touques
L'église Saint-Pierre.
Blason de Touques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Côte Fleurie
Maire
Mandat
Colette Nouvel-Rousselot
2020-2026
Code postal 14800
Code commune 14699
Démographie
Gentilé Touquais
Population
municipale
3 731 hab. (2019 en diminution de 3,37 % par rapport à 2013)
Densité 459 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 33″ nord, 0° 06′ 07″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 149 m
Superficie 8,13 km2
Unité urbaine Dives-sur-Mer
(ville-centre)
Aire d'attraction Trouville-sur-Mer
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Honfleur-Deauville
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mairiedetouques.fr

Touques est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 3 731 habitants[Note 1]. Elle fait partie de la communauté de communes Cœur Côte Fleurie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Touques se situe dans le nord-est du département du Calvados, sur le bord de la Touques, juste avant Deauville et Trouville-sur-Mer qui lui sont limitrophes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 12,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 762 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Deauville », sur la commune de Deauville, mise en service en 1973 et qui se trouve à 3 km[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[9] à 10,7 °C pour 1981-2010[10], puis à 11 °C pour 1991-2020[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Touques est une commune urbaine[Note 6],[12]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dives-sur-Mer, une agglomération intra-départementale regroupant 24 communes[15] et 36 564 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Trouville-sur-Mer, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (66,8 %), zones urbanisées (24,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), forêts (1,3 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Toucqua en 1063 (pouillé de Lisieux, note 3), Tolca en 1087 (chr. de Robert de Thorigny), Tolcha au XIIe siècle (Orderic Vital, ad annum 1138, t. V, liv. viii, p. 117), Touke en 1155, Toulca en 1198 (magni rotuli, p. 322), Touques en 1320 (rôles de la vic. d’Auge), Touque en 1325 (charte de l’évêque de Lisieux), Touqua vers 1350 (pouillé de Lisieux, p. 37)[22], Toucq en 1421 (rôles de Bréquigny)[23].

Selon Charles Rostaing[22], ce toponyme représente la fixation de l’appellation du fleuve côtier du même nom (voir Touques). Ce processus est courant en Normandie et ailleurs, par exemple : Veules-les-Roses; Fécamp; Eu; etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fragments de céramiques datant du Ier siècle apr. J.-C. ont été retrouvés lors des travaux sur le parvis de l'église Saint-Pierre.

Sa situation privilégiée, sur l'estuaire de la Touques, lui a permis aussi loin que l'on puisse remonter dans le temps de confirmer la prédominance de ce qui fut son caractère politique, maritime et économique jusqu'au début du XIXe siècle où le développement de Trouville puis Deauville amena à la construction d'une ligne de chemin de fer qui détourna le cours de la Touques devenue de moins en moins praticable pour les gabarres de par son ensablement.

En 1096, Guillaume II le Roux s'y embarque pour aller se faire sacrer roi d'Angleterre. Guillaume le Conquérant, devenu roi d'Angleterre, y débarque pour venir inspecter son duché normand. Le 1er août 1417, Henri V d'Angleterre, y débarque pour reprendre le château de Bonneville situé sur la commune voisine de Bonneville-sur-Touques.

Un des grands talmudistes du Moyen Âge, Eliezer de Touques, vécut à Touques dans la seconde moitié du XIIIe siècle (il est entré dans les archives juives sous cette appellation, ce qui semble indiquer que le nom «Touques» était déjà en usage).

Le 28 juin 1788, une importante inondation affecte le bourg[24].

Sous l'Ancien Régime, Touques est formée de deux paroisses, Saint-Pierre (300 habitants), qui dépend du bailliage de Honfleur, et Saint-Thomas (700 habitants), qui dépend du bailliage d'Auge[25]. Le ruisseau des Ouïes les sépare. Touques devient chef-lieu de canton en 1790, lequel comprend les communes de Saint-Arnoult, Benerville, Cricquebœuf, Daubeuf, Deauville, Englesqueville, Hennequeville, Tourgéville, Trouville, Vauville et Villerville[25]. Elle perd ce titre en 1878[25]. En 1827, elle absorbe Daubeuf (84 habitants en 1821[26]), au nord-est de son territoire.

En 1838, le steamer Le Gaulois débarque à Touques un chargement de briques et ramène quelques passagers à Trouville-sur-Mer. La compagnie Rilloise annonce son intention de créer une ligne régulière avec Le Havre. Le projet ne verra pas le jour.

Touques connaît un regain de dynamisme depuis les années 1970, sous la mandature de Charles Roffé, avec la construction de nombreux lotissements à caractère social, aménagement d'une importante zone commerciale et d'aménagements sportifs.

Le , une importante inondation due à deux gros orages successifs dans la même journée cause de graves dégâts dans le bourg.

Le , se tient une rencontre prémonitoire de la réunification de la Normandie (2016), entre les présidents respectifs des conseils régionaux de Basse-Normandie et Haute-Normandie pour développer la coopération entre les deux instances.

Olivier Dassault meurt le à Touques peu après 18 h, dans un accident d'hélicoptère, qui s'est produit au moment du décollage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Élections municipales

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Charles Lainé    
1959 1967 André Baup    
1968 1974 Pierre Wacogne -  
1974 1989 Charles Roffé    
1989[27] mars 2008 Gilbert Hurel PS Enseignant
mars 2008 En cours Colette Nouvel-Rousselot[28] DVD Chef d'entreprise, conseillère départementale depuis 2015
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[28].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont nommés les Touquais. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2019, la commune comptait 3 731 habitants[Note 8], en diminution de 3,37 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1009651 1251 1041 1221 1091 1201 0741 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0591 1631 2501 1051 1081 2201 3101 2871 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2171 1491 1371 2221 3001 5111 4711 3961 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4691 5871 5612 2373 0703 5003 8483 8983 920
2017 2019 - - - - - - -
3 6793 731-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les Médiévales, spectacle de rue créé en 2010, en juin
  • Saison théâtrale : de septembre à juin, tous les quatrièmes vendredis du mois, à la salle des fêtes
  • Les apéros jazz du vendredi : tous les vendredis, en juillet-août, de 19 h à 21 h. Ce festival accueille des artistes de jazz.
  • Nombreuses expositions d'art et d'artisanat d'art dans l'église Saint-Pierre toute l'année.
  • Ateliers d'art, derrière l'église Saint-Pierre, situés dans les anciennes écuries de Guy de Rothschild. cinq ateliers hébergent cinq artistes et artisans d'art et du patrimoine dont le céramiste d'art David Guzman Escalona.
  • Galerie des créateurs.
  • Bibliothèque municipale, 2 rue de Verdun
  • Espace multimédia, rue Aristide-Briand
  • Un festival de musique gratuit dénommé Les Tréteaux du Vendredi avait lieu de 1991 à 2008, l'été, en plein air. Il accueillit de nombreux artistes dont le chanteur Pierpoljak (1998), Geoffrey Oryema, le bluesman américain John Lee Hooker Jr (2005), le groupe Pow Wow (2006) et Steve Waring (2007). On lui adjoint, en 2004, un complément pour les enfants dénommé Les P'tits tréteaux.
  • Un festival choral dénommé À toutes voix avait lieu tous les ans, en été, de 1998 à 2008. Il célèbre les « Voix de femmes » (2003), les « Voix d'Afrique » (2004) et les « Voix méditerranéennes » (2005).
  • Un festival de guitare intitulé Ah, ça gratte ! avait lieu tous les ans, en été, de 2002 à 2008. Il accueillit Biréli Lagrène (2003), Sylvain Luc (2006) et Angelo Debarre (2006).
  • Les Brunchs en musique ont eu lieu jusqu'en 2015 tous les dimanches, en juillet-août, dans le jardin du presbytère de l'église Saint-Pierre au son des musiques anciennes

Sports[modifier | modifier le code]

Les disciplines suivantes sont pratiquées localement : basket-ball, tennis, athlétisme, tir à l'arc, gymnastique et football.

  • Tennis
    • De 1995 à 2008, un tournoi masculin a eu lieu chaque année. Il était doté de 10 000 $. Il a accueilli notamment Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Nicolas Escudé. Vainqueurs : Paul-Henri Mathieu, France (2001), Jean-Christophe Faurel, France (2004), Steve Darcis, Belgique (2005), Jordane Doble, France (2006), Matwé Middelkoop, Pays-Bas (2007), Niels Desein, Belgique (2008).
    • De 1997 à 2007, un tournoi féminin WTA, l'Open Waterford Wedgwood, a eu lieu chaque année, en novembre, au Tennis-club de l'Amirauté. Depuis 2003, il était doté de 50 000 $ (25 000 $ en 2002 et 10 000 $ auparavant). Vainqueurs : Gabriela Kucerova, Allemagne (1997), Lioubomira Batcheva, Bulgarie (1998), Virginie Razzano, France (1999), Nathalie Vierin, Italie (2000), Sophie Erre, France (2001), Julia Vakulenko, Ukraine (2002), Eva Birnerová, République tchèque (2003), Květa Peschke, République tchèque (2004), Viktoriya Kutuzova, Ukraine (2005, 2006), et Aravane Rezaï, France (2007).
    • En 2016, ouverture du Lawn tennis club Deauville-Normandie (11 courts) : premier et unique enceinte de tennis sur gazon naturel en France et seul en Europe à accueillir tous les joueurs (professionnels, espoirs français, licenciés FFT et pratiquants occasionnels)[34]. L'Open Deauville-Trouville y est organisé chaque année. Le , le tribunal de commerce de Lisieux prononce la liquidation judiciaire de la société exploitante, Law Tennis Marketing [35].
  • Escrime : un tournoi international de fleuret a lieu tous les ans, depuis 1996.
  • Union sportive Touques Basket.
  • L'Entente footballistique de Touques-Saint-Gatien fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[36].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Marché : le jeudi matin
  • Zone artisanale, route de Paris : Carrefour, Leclerc, Mr Bricolage, Lidl, Aldi, La Grande Récré
  • Hôtel de l'Amirauté (3 étoiles) : 225 chambres
  • Les Marianik's (chocolaterie)
  • La Routière Morin
  • Cemex (centrale à béton), depuis 1977 (17 000 m³/an)
  • Houssaye Fleurs (horticulteur)
  • Escandre-Sorel (imprimerie)
  • Chez Gustave (restaurant)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre (XIe siècle).
L'église Saint-Pierre et son presbytère.
L'église Saint-Thomas.
Le manoir du Grenier à sel en 2013.
  • Église Saint-Pierre (XIe siècle), classée en totalité au titre des Monuments historiques dès 1840[37] : considérée comme la plus belle église romane du pays d'Auge[réf. nécessaire], elle est mentionnée en 1026 dans un acte de Richard II. Désaffectée depuis la Révolution, l'église présente une nef romane réduite à deux travées au XVIIe siècle parfaitement significative de l'école romane de l'aurore du XIe siècle, une tour lanterne octogonale surmontant la croisée du transept et un chœur à chevet plat, flanqué de deux absidioles. Elle conserve des chapiteaux aux décors sculptés d'inspirations mystérieuses symboliques qui en font sa curiosité.
  • Manoir du Grenier à sel (fin XVIe siècle), 47, rue Louvel-et-Brière : classé au titre des Monuments historiques en 1969 pour ses façades, sa toiture et sa grande cheminée de la salle du rez-de-chaussée[38]. Il existait cinquante-deux salines sur Touques au XIIIe siècle et il fut construit pour abriter l'administration de la gabelle sachant que Touques faisait partie des rares pays de quart bouillon. Cette taxe fut abolie à la Révolution et le manoir devint la première mairie. Aucuns travaux n'y ont été faits depuis que la ville l'a racheté en 2001.
  • Église Saint-Thomas (XIIe siècle), inscrite au titre des Monuments historiques en 1926, est la seule église ouverte au culte : nef romane, chœur flamboyant, portail Louis XIII. Si l'imposante tour clocher date du XIe La construction aurait reçu la visite de Thomas Becket. Une sculpture du XVIIIe siècle, Saint Joseph et l'Enfant Jésus, est classée à titre d'objet[39].
  • Manoir du haras de Méautry (XVIe siècle), inscrit en partie au titre des monuments historiques[40] : portail monumental (inscrit en 1933), façades et toitures des bâtiments attenant au manoir (inscrites en 1948), jardin dessiné par Page Russel. Propriété privée.
  • Deux autres manoirs, no 46 et 50, rue Louvel-et-Brière, inscrits au titre des monuments historiques en 1967 et 1975[41],[42].
  • Anciens quais bordant la Touques (disparus à la suite du détournement du fleuve) : emplacement symbolisé par des maquettes de bateaux stylisées.
  • Ensemble typique de maisons à pans de bois ou en briques (dans le bourg).
  • Halles : construites en 1996 en remplacement de celles détruites en 1910.
  • Rives de la Touques.
  • Ancienne église Saint-Just de Daubeuf (fin XIIe siècle). Il ne reste que le chœur transformé en chapelle. Désacralisée dans les années 1950, elle est actuellement une propriété privée qui ne se visite pas.
  • Ruisseau des Ouïes, affluent de la Touques, traverse la commune d'est en ouest, séparait anciennement les paroisses Saint-Pierre et Saint-Thomas.
  • Ruisseau de l'Épinay, affluent de la Touques.
  • Ruisseau des Vallasses (anciennement de Fleurigny), affluent de la Touques.
  • Manoir de l'Épinay (Renaissance et XVIIe siècle).
  • Manoir de Fleurigny (XVIIIe siècle).
  • Manoir du Mesnil-Saint-Germain (route de Honfleur, La Croix Sonnet).
  • Pont Ox and Bucks : liaison avec Saint-Arnoult en enjambant la Touques, libéré par les Canadiens et les Anglais le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Peintres[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Legrip (1817-1871) peintre rouennais, qui a une rue sur l'ancien port
  • Eugène Boudin (1824-1898), le peintre consacre de nombreuses toiles à Touques dont plusieurs portes de l'église Saint-Thomas de Touques Musée Malraux du Havre et « Le vieux port à marée basse » 1890
  • François Ferdinand Moutier (1831-1903), artiste peintre et statuaire, a fait de nombreuses aquarelles des églises, du vieux pressoir et des rues de Touques de 1860 à 1890
  • Claude Monet (1840-1926), le peintre immortalise la commune.

Autres[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Touques

Les armes de la commune de Touques se blasonnent ainsi :
de gueules au drakkar d'or sur une mer d'argent, surmontée d'un léopard aussi d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une tête de crosse accostée de deux fleurs de lys, le tout d'or[44].


* Ces armes emploient le terme « cousu » dans le seul but de contrevenir à la règle de contrariété des couleurs : elles sont fautives : le chef n'est pas le Chef de France, et donc rend les armes fautives.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livres
    • De la Rouvraye de Sapandre, Notice sur Touques,
    • Jean Bureau, Jean Chennebenoist et Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé. Le château de Bonneville, Trouville,
    • Colette Gueudelot, Deauville, Saint-Arnoult, Saint-Pierre et Saint-Thomas de Touques, mémoire de maîtrise d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines de Caen, 1969
    • Jacques Sellier, Françoise Surcouf, Touques d'antan à travers la carte postale ancienne, HC Éditions, Paris, 2013
  • Articles
    • Jean Bureau, « À propos de attribution de la forêt de Touques à la commune de Saint-Gatien-des-Bois en l'an VI », Le Pays d'Auge,‎
    • Jean Chennebenoist, « Des bourgeois de Touques à la veille de la Révolution », Athéna sur la Touques, vol. 24,‎
    • Joachim Darsel, « L'amirauté de Touques », Annales de Normandie,‎
    • Georges Bernage, « Touques et Bonneville », Patrimoine normand, no 16,‎
    • Baylé, Maylis, « L'église Saint-Pierre de Touques », Art de Basse Normandie, no 93 bis,‎ nd

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Touques et Deauville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Deauville - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Dives-sur-Mer », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
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  24. Jean Bureau, Jean Chennebenoist, Gérard Léo, Touques, ses monuments, son passé, Trouville, 1968, p. 33-34.
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  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  40. « Manoir de Méautry », notice no PA00111756, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  42. « Manoir », notice no PA00111757, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Bernard Gourbin, Les Inconnus célèbres de Normandie, éd. Albin Michel, 1995, p. 247-253.
  44. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2462.

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