Région de Gendarmerie de Haute-Normandie

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Région de Gendarmerie de Haute-Normandie
Image illustrative de l’article Région de Gendarmerie de Haute-Normandie

Pays Drapeau de la France France
Allégeance Ministère de l'Intérieur
Ministère des Armées
Branche Gendarmerie nationale
Type Région de gendarmerie départementale
Rôle Sécurité publique
Police judiciaire
Effectif ~ 2 000 militaires et civils[1]
Composée de
  • 2 groupements de gendarmerie départementale
  • Section de recherches
Garnison Caserne Hatry, Rouen
Ancienne dénomination Légion de Gendarmerie Départementale de Haute-Normandie
Surnom RGHN
Commandant GBR Bresson[2]

La Région de Gendarmerie de Haute-Normandie (RGHN) est une entité militaire responsable de l'ensemble des unités de la Gendarmerie départementale basée dans l'ancienne région administrative de Haute-Normandie.

Elle est composée de 2 groupements de Gendarmerie départementale (GGD) et d'une section de recherches (SR).

Officiellement fusionnée le 1er janvier 2016 avec la Région de Gendarmerie de Basse-Normandie (RGBN), suite à la réunification de la Normandie, la structure opérationnel de commandement et de gestion du RGBN restent cependant inchangées[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1946, les gendarmes haut-normands étaient subordonnés à un commandement commun. De 1879 à 1943, puis de 1944 à 1946, les compagnies de la Seine-Inférieure et de l'Eure étaient placées sous le commandement de la 3e légion de Rouen avec la compagnie du Calvados[4].

Suite à la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes haut-normands sont séparés. La compagnie de l'Eure est intégrée à la 1re-bis Légion de Gendarmerie Départementale d'Orléans et la compagnie de Seine-Inférieure fait partie de la 2e-bis Légion de Gendarmerie Départementale de Rouen.

En 1955, la Seine-Inférieure est renommée Seine-Maritime.

En 1958, les compagnies prennent l'appellation de groupements, et les sections prennent l'appellation de compagnies.

En 1962, suite à la réorganisation des régions militaires, le groupement de l'Eure est subordonné à la 2e-bis LGD de Rouen.

En 1967, la totalité des formations de la Gendarmerie départementale et mobile stationnées sur le territoire de chaque région administrative est placée sous l'autorité d'un commandement de circonscription régionale. La Circonscription Régionale de Gendarmerie de Haute-Normandie est alors créée et subdivisée au 2e Commandement Régional de Lille. Elle regroupe les Groupements de Gendarmerie départementale de Seine-Maritime (GGD76) et de l'Eure (GGD27) ainsi que le 7e Groupement de Gendarmerie mobile (7e GGM) de Mont-Saint-Aignan.

En 1979, la Circonscription est renommée Légion de Gendarmerie de Haute-Normandie (LGHN).

Le 1er septembre 1991, les légions de gendarmerie mobile sont créées et deviennent alors distinctes des légions de gendarmerie départementale sur l'ensemble du territoire français. Le 7e GGM est dissout et ses escadrons sont transférés dans le GGM II/3 de Mont-Saint-Aignan (76).

En 2005, la légion de Gendarmerie départementale de Haute-Normandie (LGDHN) devient la région de Gendarmerie de Haute-Normandie (RGHN).

En 2016, les régions administratives françaises sont réorganisées. Les régions de Gendarmerie de Haute-Normandie et de Basse-Normandie sont alors fusionnées au sein de la nouvelle région de Gendarmerie de Normandie (RGN). Malgré cette fusion, les missions exercées par les commandants des anciennes régions restent inchangées, de façon transitoire.

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2019, la région de Gendarmerie de Haute-Normandie était composée de 30 Communautés de Brigades (COB) et 11 Brigades Territoriales Autonomes (BTA) répartis dans 11 compagnies. Chaque compagnie possède également une Brigade de recherches (BR) et un Peloton de Surveillance et d'Intervention (PSIG). Traversée par la Seine, la Haute-Normandie possède une brigade fluviale. En raison de la présence des centrales nucléaires de Paluel et de Penly, 2 PSPG sont chargés de la sécurisation de ces lieux.

Son organisation était la suivante :

  • Région de Gendarmerie de Haute-Normandie (RGHN)
    • Groupement de Gendarmerie départementale du Eure (GGD 27)[5]
      • Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile de l'Eure (BPDJ 27)
      • Compagnie de Gendarmerie départementale d'Évreux
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Bernay
      • Compagnie de Gendarmerie départementale des Andelys
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Louviers
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Pont-Audemer
      • Escadron Départemental et de Sécurité Routière de l'Eure (EDSR 27)
    • Groupement de Gendarmerie départementale de la Seine-Maritime (GGD 76)[1]
      • Brigade Fluviale de Rouen
      • Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile de Seine-Maritime (BPDJ 76)
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Rouen
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Dieppe
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Fécamp
      • Compagnie de Gendarmerie départementale du Havre
      • Compagnie de Gendarmerie départementale d'Yvetot
      • Compagnie de Gendarmerie départementale de Neufchâtel-en-Bray
      • Escadron Départemental et de Sécurité Routière de Seine-Maritime (EDSR 76)
      • Peloton Spécialité de Protection de la Gendarmerie de Paluel
      • Peloton Spécialité de Protection de la Gendarmerie de Penly
    • Section de recherches de Rouen

Autres unités[modifier | modifier le code]

Certaines unités stationnées en Haute-Normandie ne relèvent pas de l'autorité de la RGHN. Toutefois, en raison de leurs spécificités, ces unités peuvent être appelées à renforcer les gendarmes départementaux de Haute-Normandie ou des régions limitrophes :

Écusson[modifier | modifier le code]

L'écusson de l'unité représente les deux léopards présents sur le drapeau normand. Il a été utilisé par les 2e-bis LGD de Rouen de 1946 à 1967, et par la Circonscription régionale puis la Légion de Gendarmerie de Rouen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La Région de gendarmerie de Haute-Normandie, le groupement de gendarmerie départementale de Seine-Maritime », sur Préfecture de Seine-Marime, (consulté le 11 janvier 2019)
  2. « Décret du 12 juillet 2017 portant élévation, promotions, nominations et affectations dans la 1re et la 2e section des officiers généraux », sur Legifrance, (consulté le 11 janvier 2019)
  3. « Réunification de la Normandie. Quelle organisation pour la gendarmerie ? », sur Ouest-France, (consulté le 10 janvier 2019)
  4. « Journal officiel du 24 décembre 1887 », sur Gallica, (consulté le 10 janvier 2019)
  5. « Groupement de gendarmerie de l'Eure », sur Préfecture de l'Eure, (consulté le 11 janvier 2019)