Alexandre Falguière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Alexandre Falguière
Alexandre Falguière ( à Rome).jpg
Alexandre Falguière vers 1860.
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris
Sépulture
Nom de naissance
Jean-Alexandre-Joseph Falguière
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Lieu de travail
Mouvement
Conjoint
Blanche Falguière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Maurice-Alexandre-Alfred Falguière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix de Rome de sculpture

Alexandre Falguière né à Toulouse (Haute-Garonne) le et mort à Paris le est un sculpteur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Falguière naît le , au domicile de ses parents, no 5 rue Valade. Son père, Joseph, est ébéniste[1].

Élève d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse et de François Jouffroy, Alexandre Falguière est lauréat, avec Léon Cugnot, du premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 avec son bas-relief Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus[2].

En 1882, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris et élu membre de l'Académie des beaux-arts. Parmi les élèves de Falguière, on compte Antonin Mercié, Laurent Marqueste, Gaston Schnegg, Camille Crenier, Achille Jacopin, Maurice Bouval et Jean-Marie Mengue, le plus célèbre d'entre eux étant Antoine Bourdelle.

En 1898, Falguière reçoit la commande du Monument à Balzac après le refus de celui d'Auguste Rodin par la Société des gens de lettres, ses commanditaires. L'affaire provoque un scandale que la presse qualifie de « deuxième affaire Dreyfus » parce qu'Émile Zola soutient Rodin[3]. Pour faire la preuve que cet épisode n'a en rien entamé leur amitié, Falguière réalise le buste de Rodin pour l'exposition de 1897 et de son côté Rodin sculpte un buste de Falguière[4].

Parmi les commandes publiques, on peut distinguer le Monument au cardinal Lavigerie pour Bayonne, dont le plâtre est exposé à Toulouse au musée des Augustins, le Monument à Goudouli de Toulouse, le Monument à Gambetta de Cahors, le Monument à La Fayette de Washington[5].

Affaibli par la maladie, il se rend à Nîmes pour la mise en place de son Monument à Alphonse Daudet et meurt à son domicile du 68, rue d'Assas, dans le 6e arrondissement de Paris, quelques heures après son retour précipité[6].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le peintre[modifier | modifier le code]

Caïn portant le corps d'Abel (1876), musée des Beaux-Arts de Carcassonne.

Parallèlement à son œuvre de sculpteur, Alexandre Falguière pratique aussi la peinture. Dans les années 1870, il réalise des toiles de grands formats comme l'étude préparatoire Diane assise (1878) actuellement conservée au musée Rodin à Paris[7]. Il compose Les Lutteurs (1875), conservée à Paris au musée d'Orsay[8] qui s'inscrit dans l'esthétique du réalisme. Il expose Madeleine, une composition religieuse, au Salon de 1887[9].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

États-Unis
France
Triomphe de la Révolution, groupe monumental représentant un char tiré par des chevaux s’apprêtant à « écraser l’Anarchie et le Despotisme », est installé au sommet de l’arc de triomphe de l'Étoile à Paris de 1882 à 1886. Il est visible sur cette photographie prise durant les funérailles de Victor Hugo, le 31 mai 1885.
La maquette du groupe monumental Triomphe de la Révolution, installée au sommet de l’arc de triomphe de l'Étoile, est visible sur cette photographie prise durant les funérailles de Victor Hugo, le .
Viêt Nam

Élèves[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, vol. 1, éd. Milan, Toulouse, 1989, p. 456.
  2. biographie d'Alexandre Malguière sur duvert.buscot.free.fr.
  3. Gérard 2004, p. 65.
  4. Monneret 1987, p. 776.
  5. /Quelques maîtres de la sculpture à Toulouse. XIXe siècle : Alexandre Falguière, Musée des Augustins.
  6. Archives de Paris 6e, acte de décès no 885, année 1900 (p. 2/26).
  7. Achat de Rodin, Diane assise.
  8. Les Lutteurs de Falguière.
  9. Madeleine de Falguière.
  10. insecula.com.
  11. Notice de l'œuvre sur le site du musée de Cahors Henri-Martin.
  12. Notice de l'œuvre sur le site du musée de Cahors Henri-Martin.
  13. les-apn-belgique.webnode.fr.
  14. notesdemusees.blogspot.com.
  15. Le sujet proposé pour le concours aux étudiants était ainsi intitulé : « Énée lance alors sa javeline, de la raideur du coup elle perce toute l'épaisseur du bouclier de Mézence, le blesse au niveau de l'aine et manque de force pour pénétrer plus avant. Aussitôt Énée, ravi de voir couler le sang du Tyrrhénien, met l'épée à la main, profite de son trouble et fond sur lui avec furie. À la vue du péril d'un père qu'il aime tendrement, Lausus pousse un cri de douleur et des larmes s'échappent de ses yeux. Mézence hors de combat, embarrassé dans ses armes, cédait et se retirait en arrière, traînant après son bouclier son dard funeste. Lausus s'élance et se jette entre les deux rivaux ; et lorsqu'Énée levant le bras allait porter le coup mortel, il se présente lui-même au glaive du héros, détourne son attention et détourne sa furie. Les compagnons de Lausus par de grands cris à ce fils généreux, qui ménage une retraite à son père à l'abri de son faible bouclier. En même temps, ils lancent leurs javelots ». Virgile, Énéide, livre X.
  16. Marc Gaillard, Paris à la Belle Époque au temps de Proust, Presses du village, 2003.
  17. Vainqueur au combat de coqs.
  18. Tarcisius, martyr chrétien.
  19. Le peintre américain Kehinde Wiley s'inspire de l'œuvre de Falguière dans son tableau Christian Martyr Tarcisius (2008).
  20. culture.gouv.fr Notice du musée d'Orsay sur la base Joconde.
  21. Notice base Joconde.
  22. nemours.fr.
  23. N° inv. 1910.107.4, « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur www.photo.rmn.fr (consulté le 7 juin 2018).
  24. N° inv. 1910.107.5, photo.rmn.fr.
  25. « Vainqueur au combat de coqs - Toulose », notice no 05620002488, base Joconde, ministère français de la Culture.
  26. « La Suisse accueille l'armée française », notice no 05620002493, base Joconde, ministère français de la Culture.
  27. (en) « Icons of old Saigon, the Gambetta monument » sur le site Historicvietnam.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, vol. 2, t. 1, Paris, Robert Laffont, , 997 p. (ISBN 2-22105412-1).
  • Les « Toulousains » plâtres originaux et sculptures du XIXe siècle, Toulouse, Musée des Augustins, 1991, 51 p.
    Catalogue de l'exposition du 1er octobre 1991 au 6 janvier 1992 au musée des Augustins de Toulouse.
  • Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, Paris, ENSBA, 2003.
  • Serge Gérard, Rodin, l'homme d'airain, Paris, Cheminements, (ISBN 2-84478-312-0, lire en ligne).
  • Benoit Noël et Jean Houmon, Paris capitale des peintres du XIXe siècle, Paris, Presses franciliennes, (ISBN 2-95272140-8).
  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll. « Format no 71 », , 559 p. (ISBN 978-2-7355-0780-1, OCLC 828238758, notice BnF no FRBNF43504839), p. 233-244.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]