Bonsecours (Seine-Maritime)
| Bonsecours | |||||
La basilique Notre-Dame de Bonsecours. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Intercommunalité | Métropole Rouen Normandie | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Grelaud 2020-2026 |
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| Code postal | 76240 | ||||
| Code commune | 76103 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bonauxiliens | ||||
| Population municipale |
6 442 hab. (2023 |
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| Densité | 1 713 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
532 559 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 25′ 43″ nord, 1° 07′ 43″ est | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 157 m |
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| Superficie | 3,76 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Rouen (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Rouen (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Darnétal | ||||
| Législatives | 2e circonscription de la Seine-Maritime | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairie-bonsecours.fr/ | ||||
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Bonsecours est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Elle est connue dans l'agglomération rouennaise pour le panorama qu'elle offre sur la « ville aux cent clochers », ainsi que par son importante basilique.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Bonsecours, situé sur un plateau surplombant la vallée de la Seine, dont le lit tangente au sud-ouest le territoire communal, jouxte par le sud-est la ville de Rouen.
Elle se trouve donc dans l'aire d'attraction de Rouen, ainsi que dans son unité urbaine, dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Amfreville-la-Mi-Voie, Le Mesnil-Esnard, Rouen, Saint-Léger-du-Bourg-Denis et Sotteville-lès-Rouen.
| Rouen | Saint-Léger-du-Bourg-Denis | |||
| Sotteville-lès-Rouen | N | |||
| O Bonsecours E | ||||
| S | ||||
| Amfreville-la-Mi-Voie | Le Mesnil-Esnard |
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 3,76 km2 ; son altitude varie de 2 à 157 mètres[1].
Hydrographie
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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Seine et un bras du Pré au Loup[2],[3],[Carte 1].
La Seine, qui prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres sur son flanc sud et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur[4].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 899 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,7 | 2,6 | 4,4 | 6,2 | 9,5 | 12,6 | 14,5 | 14,2 | 11,5 | 8,9 | 5,5 | 3,1 | 8 |
| Température moyenne (°C) | 5,6 | 6,2 | 8,9 | 11,6 | 15 | 18,2 | 20,2 | 20 | 16,9 | 13,2 | 8,8 | 6 | 12,6 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,6 | 9,9 | 13,4 | 17,1 | 20,5 | 23,9 | 25,9 | 25,9 | 22,3 | 17,4 | 12,1 | 8,9 | 17,2 |
| Record de froid (°C) date du record |
−17 08.01.1985 |
−12,2 07.02.1991 |
−6,1 01.03.05 |
−3,3 06.04.21 |
0 07.05.1979 |
2,3 05.06.1991 |
7,5 12.07.00 |
6 28.08.1979 |
2,5 30.09.18 |
−3,5 30.10.1997 |
−6,6 24.11.1998 |
−11 29.12.1996 |
−17 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
16,9 01.01.22 |
22 24.02.1990 |
27,5 31.03.21 |
29,8 30.04.25 |
33,5 27.05.05 |
39,1 18.06.22 |
43 25.07.19 |
40,5 09.08.20 |
36,3 09.09.23 |
31 01.10.11 |
22,5 07.11.15 |
17,3 30.12.22 |
43 2019 |
| Précipitations (mm) | 76,1 | 63,6 | 58 | 52,5 | 66,5 | 56,8 | 62 | 68,6 | 57,8 | 76,2 | 76,2 | 103,6 | 817,9 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
30,2 21.01.18 |
38,7 14.02.1990 |
34,6 20.03.01 |
25 30.04.18 |
45 21.05.14 |
62,8 16.06.1997 |
71,1 03.07.05 |
70 13.08.15 |
33,8 01.09.1987 |
37 02.10.21 |
35,6 08.11.1979 |
38,4 18.12.1997 |
71,1 2005 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Bonsecours est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[15],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (54,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (48,7 %), forêts (28,5 %), prairies (10,3 %), terres arables (3,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), eaux continentales[Note 7] (1,7 %)[18].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune va des bords de la Seine jusqu'au plateau, ce qui ne lui donne pas de cohérence topographique ; il en résulte des quartiers dont l'aménagement est difficile à organiser.
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 3 388, alors qu'il était de 3 341 en 2016 et de 3 165 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 50,9 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bonsecours en 2022 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (4,2 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Bonsecours[I 3] | Seine-Maritime[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 94,5 | 88 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1 | 4,2 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,5 | 7,7 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Les lignes de bus F5 et 13 desservent Bonsecours.
Ces lignes permettent de rejoindre le centre-ville de Rouen ainsi que les communes voisines (Boos, Le Mesnil-Esnard, Franqueville-Saint-Pierre…).
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le site est attesté sous les formes Blovilla au XIe siècle ; Notre-Dame de Bloville en 1390 et 1393 (Archives départementales de la Seine-Maritime, Tab. Rouen reg. 5 f. 281 v.) ; Notre-Dame de Bloville les Rouen en 1472 (Archives Seine-Maritime, Tab. Rouen reg. 14 f. 64) ; Ecc. Beate Marie de Blovilla en 1502 et 1503 (Arch. S.-M., G 9493) ; Notre Dame de Blosville en 1544 ; Nostre Domine de Bonsecours en 1571 (Arch. S.-M., 32 H.) ; Notre Dame de Blosville dit Bonsecours en 1609 (Arch. S.-M., G Officialité) ; Notre Dame de Blosville dit Bonsecours en 1618 (Arch. S.-M., tab. Rouen m.) ; Blosseville des Bonsecours en 1793, Blosseville dit Bonsecours en 1801[1]. La commune s'est appelée Blosseville-Bonsecours jusqu'en 1958[19].
Le nom de Bloville s'explique probablement comme Blosville (Manche, Blovilla 1157 - 1169). Il s'agit d'une formation toponymique en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé vraisemblablement d'un nom de personne dont l'identification n'est pas assurée.
La plupart des auteurs ont proposé de reconnaître dans ce Blo- (devant -ville) une forme évoluée de l'anthroponyme francique ou plus généralement germanique Bladulfus en se fondant, pour plusieurs d'entre-eux du moins, sur Bloville, nom d'une ferme sur la commune de Boisjean dans le Pas-de-Calais. Ses premières formes sont en effet Bladulfivilla en 853, puis Blovilla en 1165[20],[21],[22]. En réalité, ce nom, possible sous la forme *Bladulf < *Bladwulf, n'est pas attesté[22].
La graphie alternative Blosville note l'allongement et la fermeture du [o], mais elle a été lue de manière erronée « Blosseville » à l'époque moderne[23].
Le qualificatif Bonsecours qui apparait au XVIe siècle, est lié au célèbre pèlerinage de Notre-Dame de Bonsecours, dont le sanctuaire est mentionné comme église parrochiale de Bloville dit Bonsecours[23]. Notre-Dame du Bon Secours est l'un des titres donnés à la Vierge Marie dans l'Église catholique depuis le XIVe siècle. Cette dévotion qui s'est répandue dans le monde entier a donné son nom à de multiples églises, chapelles et autres bâtiments religieux et à certaines localités.
Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Blosseville-Bonsecours, porta provisoirement le nom de Blosseville-la-Montagne[1]. En 1958, le nom de la commune est raccourci en Bonsecours[21]. Déjà Dom Duplessis[24] constatait au XVIIIe siècle que seul Bonsecours était utilisé par la population[23].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
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Bonsecours est construite sur le site de l'ancien monastère Sainte-Catherine qui fut un lieu de séjour des rois notamment pendant les guerres qui opposèrent le roi de France à son vassal, le duc de Normandie.
Hugues de Blosville (actif au XVe siècle) qui est l'un des auteurs préférés de Charles d'Orléans était en fait Hugues de Saint-Maard, vicomte de Blosville[25].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Le camp de Sainte-Catherine, en fait le château de Thuringe[26], est occupé en 1592 par Henri IV.
Le pèlerinage à Notre-Dame de Bonsecours, attesté dès le XIVe siècle, se serait surtout développé après la disparition en 1597 de l'abbaye de Sainte-Catherine.
Époque contemporaine
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La basilique Notre-Dame, siège d'un important et ancien pèlerinage, est reconstruite au XIXe siècle sur les plans de l'architecte : Jacques-Eugène Barthélémy. Pour la desservir, Bonsecours est relié aux « basses terres » grâce à la construction, par deux ingénieurs suisses, MM. Ludwig et Schopfer, d’un funiculaire à contrepoids d’eau inauguré en 1892. Celui-ci, long de 400 m et s’élevant à 132 m au-dessus du fleuve, partait d’Eauplet sur les bords de la Seine pour aboutir sur l’esplanade de la Basilique.
Par ailleurs, la Compagnie du Tramway de Bonsecours met en service en 1899 une ligne de tramway électrique longue de 5 600 m} reliait le pont Corneille de Rouen et le croisement au Mesnil-Esnard de la RN 14 avec le chemin de Belbeuf.
Le funiculaire, durement concurrencé par le tramway, ferme dès 1915, alors que ce dernier est exploité jusqu'en 1953[27],[28].
- Le tramway de Bonsecours
-
Motrice no 6 dans la « Cavée ». On distingue bien la voie ferrée en lacets, avec la même voie à un niveau inférieur sur la droite du cliché.
-
Motrice no 4 au terminus du Mesnil-Esnard.
Le casino est bâti en 1893 par les concessionnaires du funiculaire de Bonsecours et était alors à la fois restaurant, dancing et salle de jeux. En 1905, il est racheté par un restaurateur rouennais, Dieudonné, qui le spécialise dans les noces, les banquets. En 1942, il est cédé à une organisation charitable qui l'aménage en colonie de vacances pour les enfants de Rouen. Le 17 novembre 1964, la commune de Bonsecours en devient propriétaire. En 1970, le casino est restauré, son aspect d'origine lui est restitué, et il est utilisé comme salle de noces ainsi que pour des expositions et de nombreuses manifestations culturelles. Il est détruit par un incendie le .
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Boos[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Darnétal[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Seine-Maritime.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Bonsecours était membre de la communauté d'agglomération dénommée Agglomération de Rouen, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 part transformation d'un district (intercommunalité) préexistant, et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Le , cette communauté de l'agglomération rouennaise a fusionné avec l'Agglo d'Elbeuf et les communautés de communes de Seine-Austreberthe et du Trait-Yainville afin de former la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA), qui a été transformée en métropole (intercommunalité française) sous le nom de Métropole Rouen-Normandie en 2015. et dont est désormais membre la commune[I 1].
Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Maritime, la liste PS menée par le maire sortant Laurent Grelaud obtient une large maorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 092 voix (65,97 %, 24 consielletrs municipaux élus dont 2 communautaitres), devant celle DVD menée par Marc Layet, qui recueille 1 079 voix (34,02 %, 5 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 37,08 % des électeurs se sont abstenus[29]
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Maritime, la liste PS menée par le maire sortant Laurent Grelaud[30] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 204 voix (54,65 %, 23 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant largement les listes menées respectivement par[31] :
- Gwenaël Labarre[32] (DVD, 592 voix, 26,87 %, 4 conseillers municipaux élus) ;
- Marylène Follet, conseillère départementale[33] (PS diss, 407 voix, 18,47 %, 2 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 55,30 % des électeurs se sont abstenus.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune dépend de l'académie de Normandie.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].
En 2023, la commune comptait 6 442 habitants[Note 8], en évolution de −0,31 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]Terrains de tennis, terrains de foot, gymnase, terrain de basketball, tir à l'arc, organisation de la cyclo Robic Bonsecours.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]La basilique Notre-Dame a été reconstruite au XIXe siècle (architecte : Jacques-Eugène Barthélémy) sur un très ancien site de pèlerinage. Elle a été inscrite en 1977 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. José-Maria de Heredia est enterré dans le cimetière qui la jouxte. L'ancienne église, quant à elle, aurait été détruite en 1473.

Situé en face de la basilique, on trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument a été inauguré en 1892.
Un nouveau casino a été reconstruit pour remplacer l'ancien détruit par un incendie en 2006.
Le cimetière particulièrement monumental est aussi un centre d'intérêt à ne pas négliger. Sa situation particulièrement escarpée offre un magnifique panorama à toutes ses sépultures dont certaines sont très anciennes. La tombe de José-Maria de Heredia et de sa famille y est conservée. Un carré est consacré à des sépultures de prêtres du diocèse de Rouen, dont celui du père Jacques Hamel, prêtre assassiné dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016. Non loin du carré des prêtres se trouve la tombe commune de sœurs dominicaines et de Jean Amoudru, « curé de Leningrad », qui subit la persécution en URSS du temps de Staline. Monument à Albert Ier, œuvre du sculpteur Fivet[41].
La proximité du monumental hommage à Jeanne d'Arc en relève encore la grandeur.
La côte Sainte-Catherine offre un panorama sur Rouen et les communes voisines, ainsi qu'un espace naturel abritant des espèces rares à l'échelle de la région : Dactylorhiza praetermissa, Sorbus latifolia, Mantis religiosa[42].
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]- Site classé
- Fragment du chemin de grande communication dit la Vieille-Côte
Site classé (1928).
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Léon-Eugène Méhédin (1828-1905), archéologue, architecte et photographe français a habité Bonsecours.
- Auguste Houzeau (1829-1911), chimiste et agronome français, y est mort. Son nom est attaché à la découverte de la présence de l’ozone dans l'air.
- José-Maria de Heredia (1842-1905), homme de lettres français d'origine cubaine, y est inhumé. Son œuvre poétique fait de lui l'un des maîtres du mouvement parnassien.
- Annie de Pène (1871-1918), écrivaine et journaliste française, y est née.
- Jean Amoudru (1878-1961), dominicain français qui fut curé à Saint-Pétersbourg (devenue ensuite Petrograd, puis Leningrad) et ensuite administrateur apostolique de Leningrad en URSS, y est inhumé.
- Raoul Echard (1888-1922), As de l'aviation français de la Grande Guerre avec 7 combats aériens victorieux, y est inhumé.
- Pierre-René Wolf (1899-1972), journaliste français qui a dirigé le quotidien régional Paris-Normandie, a habité Bonsecours.
- Jean Robic (1921-1980), coureur cycliste français. Il remporte le Tour de France 1947 sans en avoir porté le maillot jaune. Dans la dernière étape, à la suite d'une attaque dans la côte de Bonsecours, il distance le maillot jaune Pierre Brambilla avec l'aide d'Édouard Fachleitner.
- Jacques Hamel (1930-2016), prêtre catholique français de l'archidiocèse de Rouen assassiné par deux terroristes islamistes, y est inhumé. Un procès en béatification est commencé en avril 2017
- Anny Duperey (1947- ), actrice, photographe et romancière française[pourquoi ?].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | ||
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Guy Pessiot, Les communes de l'agglomération de Rouen : d'Amfreville-la-Mivoie à Malaunay, vol. 1, Rouen, éd. des Falaises, , 256 p. (ISBN 978-2-84811-062-2).
- Andrée Philippe, Bonsecours, Luneray, Bertout, , 222 p. (ISBN 2-86743-105-0, BNF 35153008, SUDOC 071613943).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Bonsecours (76103) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 9]
- Bonsecours sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Rouen comprend une ville-centre et 49 communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Bonsecours » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune de Bonsecours ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Bonsecours - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Bonsecours - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Seine-Maritime - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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- ↑ Sandre, « La Seine ».
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- ↑ Isabelle Villy, « Municipales. Le « contrat » municipal de Laurent Grelaud pour Bonsecours, près de Rouen », 76 actu, (lire en ligne, consulté le ) « Laurent Grelaud, maire sortant de Bonsecours (Seine-Maritime), est candidat aux élections municipales pour un 3e mandat, à la tête d’une liste renouvelée de moitié ».
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- ↑ Isabelle Villy, « Municipales 2020. Marylène Follet veut porter « un projet nouveau » pour Bonsecours, près de Rouen », 76 actu, (lire en ligne, consulté le ) « Élue de la majorité municipale de Bonsecours, mais à laquelle le maire a retiré sa délégation d’adjointe quand elle a été élue conseillère départementale du canton de Darnétal, en 2015, la Bonauxilienne estime qu’il est temps de proposer une autre voie pour Bonsecours ».
- ↑ Les maires de Bonsecours de 1790 à aujourd'hui, sur mairie-bonsecours.fr (consulté le 13 octobre 2018).
- ↑ Émilien Jacques, « Presque arrivé au bout de son mandat, le maire de Cléon prend de nouvelles fonctions au Département », Le Journal d'Elbeuf, (lire en ligne, consulté le ) « Sa nomination fait suite à la démission de Laurent Grelaud, le maire de Bonsecours ».
- ↑ Isabelle Villy, « Municipales. Le « contrat » municipal de Laurent Grelaud pour Bonsecours, près de Rouen : Laurent Grelaud, maire sortant de Bonsecours (Seine-Maritime), est candidat aux élections municipales pour un 3e mandat, à la tête d’une liste renouvelée de moitié », 76 actu, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Municipales 2020. À Bonsecours, Laurent Grelaud retrouve son fauteuil de maire : Laurent Grelaud a été réélu maire de Bonsecours près de Rouen. Le 15 mars 2020, il l’avait emporté avec 54,65 % des suffrages loin devant Gwénaël Labarre et Marylène Follet », Paris-Normandie, (lire en ligne, consulté le ) « Une distribution issue du premier tour des élections municipales qui a vu Laurent Grelaud l’emporter avec 54,65 % devant Gwénaël Labarre (26,87 %) et Marylène Follet (18,67 %). (...) C’est Laurent Grelaud qui a emporté les suffrages avec 23 voix, contre quatre pour son challenger et deux pour son ancienne adjointe ».
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « À Bonsecours. Le monument au roi Albert a été inauguré hier par le comte de Kerchove de Denterghem », Journal de Rouen, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ ZNIEFF 230000316 - Côte Sainte-Catherine sur le site de l’INPN..


