Bonsecours (Seine-Maritime)

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Bonsecours
La basilique Notre-Dame de Bonsecours.
La basilique Notre-Dame de Bonsecours.
Blason de Bonsecours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Darnétal
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Laurent Grelaud
2014-2020
Code postal 76240
Code commune 76103
Démographie
Gentilé Bonauxiliens
Population
municipale
6 474 hab. (2014)
Densité 1 722 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 43″ nord, 1° 07′ 43″ est
Altitude Min. 2 m – Max. 157 m
Superficie 3,76 km2
Localisation

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Bonsecours
Liens
Site web mairie-bonsecours.fr

Bonsecours est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.

Elle est connue dans l'agglomération rouennaise pour son panorama qu'elle offre sur la ville aux cent clochers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bonsecours fait partie de l'agglomération de Rouen qui compte 45 communes et 405 392 habitants. Bonsecours est située entre Rouen et Le Mesnil-Esnard.

Le territoire de la commune va des bords de la Seine jusqu'au plateau, ce qui ne lui donne pas de cohérence topographique ; il en résulte des quartiers dont l'aménagement est difficile à organiser.

Carte de la commune.
Légende

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouen Saint-Léger-du-Bourg-Denis Rose des vents
Sotteville-lès-Rouen N
O    Bonsecours    E
S
Amfreville-la-Mi-Voie Le Mesnil-Esnard

Transports[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus  13  et F5 desservent Bonsecours.

Ces lignes permettent de rejoindre le centre-ville de Rouen ainsi que les communes voisines (Boos, Le Mesnil-Esnard, Franqueville-Saint-Pierre…).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le site est attesté sous la forme latinisée Blovilla au XIe siècle. La commune s'est appelée Blosseville-Bonsecours jusqu'en 1958[1].

Le qualificatif Bonsecours qui apparait au XVIe siècle, est lié au célèbre pèlerinage de Notre-Dame de Bonsecours, dont le sanctuaire est mentionné comme église parrochiale de Bloville dit Bonsecours. Déjà Dom Duplessis[2] constatait au XVIIIe siècle que seul Bonsecours était utilisé par la population[3].

Le nom de « Bloville » s'explique probablement comme Bloville à Boisjean (Pas-de-Calais, Bladulfi villa 858) par l'anthroponyme germanique Bladulfus. À l'origine, la graphie alternative Blosville note l'allongement et la fermeture du [o], mais elle a été lue de manière erronée "Blosseville" à l'époque moderne[4].

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Blosseville-Bonsecours, porta provisoirement le nom de Blosseville-la-Montagne[5].

En 1958, le nom de la commune est raccourci en Bonsecours[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bonsecours est construite sur le site de l'ancien monastère Sainte-Catherine qui fut un lieu de séjour des rois notamment pendant les guerres qui opposèrent le roi de France à son vassal, le duc de Normandie.

Le camp de Sainte-Catherine, en fait le château de Thuringe, fut occupé en 1592 par Henri IV. Le pèlerinage à Notre-Dame de Bonsecours, attesté dès le XIVe siècle, se serait surtout développé après la disparition en 1597 de l'abbaye de Sainte-Catherine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833   Le Bourgeois    
1936   Georges Loquet    
1951   Cdt Ledru    
1953 1959 Raymond Jullien    
1959 1971 Lucien Aubert   Comptable
1971 1989 Guy Eliot   Médecin
1989 mars 2008 Max Martinez UMP  
mars 2008 en cours Laurent Grelaud PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 474 habitants, en diminution de -2,91 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 647 752 1 071 1 044 1 106 1 316 1 223 1 231
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 307 1 411 1 406 1 512 1 497 1 549 1 551 1 724 1 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 872 1 957 2 379 2 365 2 562 2 952 2 685 3 098
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 686 3 806 5 435 6 108 6 898 6 853 6 867 6 469 6 474
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Terrains de tennis, terrains de foot, gymnase, terrain de basketball, tir à l'arc, organisation de la cyclo Robic Bonsecours.

Économie[modifier | modifier le code]

Bonsecours possède des commerces : quatre boulangeries, une boucherie, un pressing, un supermarché Super U, une supérette, un fruitier, deux magasins de presse, fleuristes, banques, bars restaurants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique Notre-Dame de Bonsecours.

La basilique Notre-Dame a été reconstruite au XIXe siècle (architecte : Jacques-Eugène Barthélémy) sur un très ancien site de pèlerinage. Elle a été inscrite en 1977 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. José-Maria de Heredia est enterré dans le cimetière qui la jouxte. L'ancienne église, quant à elle, aurait été détruite en 1473.

Monument à Jeanne d'Arc.

Situé en face de la basilique, on trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument a été inauguré en 1892.

Portail de l'ancienne église de Bonsecours.

Le casino fut bâti en 1893 par les concessionnaires du funiculaire de Bonsecours qui reliait alors le quartier d'Eauplet à la basilique par la colline. Il était alors à la fois restaurant, dancing et salle de jeux. En 1905, il fut racheté par un restaurateur rouennais, qui le spécialisa dans les noces, les banquets. En 1942, il fut cédé à une organisation charitable qui en fit un lieu de vacances pour les enfants de Rouen. Le 17 novembre 1964, la commune de Bonsecours devient propriétaire du casino. En 1970, le casino est restauré, son aspect d'origine lui est restitué. Il était alors utilisé pour les noces mais aussi pour des expositions et de nombreuses manifestations culturelles. Le 3 janvier 2006 à 2 h 30, un incendie le réduisit en cendres.

Un nouveau "casino" a maintenant été reconstruit pour remplacer l'ancien.

Le cimetière particulièrement monumental est aussi un centre d'intérêt à ne pas négliger. Sa situation particulièrement escarpée offre un magnifique panorama à toutes ses sépultures dont certaines sont très anciennes. La tombe de José-Maria de Heredia et de sa famille y est conservée. Un carré est consacré à des sépultures de prêtres du diocése de Rouen, dont Mgr Amoudru qui subit la persécution en URSS et Jacques Hamel, prêtre assassiné dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 alors qu'il y disait la messe.

La proximité du monumental hommage à Jeanne d'Arc en relève encore la grandeur.

La côte Sainte-Catherine offre un panorama sur Rouen et les communes voisines, ainsi qu'un espace naturel abritant des espèces végétales rares à l'échelle de la région : Dactylorhiza praetermissa, Sorbus latifolia, Mantis religiosa[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bonsecours

Les armes de la commune de Bonsecours se blasonnent ainsi :

D'or à trois croisettes de sable enfermées dans un orle de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 47
  2. Description géographique et historique de la Haute-Normandie, Paris, 1740.
  3. François de Beaurepaire, op. cit., p. 47 -48.
  4. François de Beaurepaire, op. cit., p. 48.
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/230000316/tab/especes