Grand Prix automobile de France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Grand Prix de France
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 53
Longueur du circuit 5,861 km
Distance de course 310,633 km
Conditions de course
Résultats
Vainqueur 2018 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton,
Mercedes,
h 30 min 11 s 385
(vitesse moyenne : 205,983 km/h)
Pole position 2018 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton,
Mercedes,
min 30 s 029
(vitesse moyenne : 233,605 km/h)
Record du tour en course 2018 Drapeau : Finlande Valtteri Bottas,
Mercedes,
min 34 s 225
(vitesse moyenne : 223,202 km/h)

Le Grand Prix automobile de France (officiellement appelé « Grand Prix de l'ACF » jusqu'en 1967 à sa cinquante-troisième édition) est une course automobile sur circuit créée en 1906. Il a figuré au calendrier du championnat du monde de Formule 1 de 1950 à 2008 sur sept circuits différents, exception faite de l'année 1955 où l'épreuve a été annulée à la suite du drame des 24 Heures du Mans. L'épreuve s'est déroulée sur le circuit de Nevers Magny-Cours de 1991 à 2008, avant d'être retirée du calendrier pour une période de dix ans.

Le Grand Prix fait son retour lors de la saison 2018 le 24 juin 2018 sur le circuit Paul-Ricard[1] qui a déjà accueilli l'épreuve à quatorze reprises entre 1971 et 1990. La manche française, doyenne des Grand Prix (puisque le premier fut couru en 1906 au Mans), redevient alors un des Grands Prix les plus anciens du championnat, en compagnie de ceux de Grande-Bretagne, de Monaco, d'Italie et de Belgique, eux aussi disputés lors de la saison inaugurale de la Formule 1 en 1950.

Historique[modifier | modifier le code]

Courses sur routes publiques[modifier | modifier le code]

 phographie de la grille de départ du Grand Prix de France.
Grille de départ du Grand Prix de France 1906.

Créé en 1906 (neuvième édition dite de l'ACF), le Grand Prix de France est le doyen des Grands Prix automobiles. À la suite des accidents qui marquèrent la course automobile Paris-Madrid en 1903, l'Automobile Club de France et les autorités imposent la tenue d'épreuves sur circuit fermé. En 1905 est organisée la dernière Coupe automobile Gordon Bennett car l'ACF décide de ne plus participer à cette épreuve (où chaque nation était représentée par trois voitures), estimant que la France ne possédait pas une chance de vaincre proportionnelle à l'importance de son industrie automobile de l'époque[2]. Le Mans fait rapidement acte de candidature et la ville qui a vu naître la première voiture commercialisée (Amédée Bollée) reçoit, le , trente-deux voitures pour le Grand Prix automobile de France 1906, sur un circuit de 103,16 km constitué presque uniquement de lignes droites. Contrairement aux courses de ville à ville, le secteur routier utilisé pour la course est fermé à la circulation. Pour contourner certains villages, les organisateurs mettent en place des déviations en bois. De plus, on goudronne « à chaud » le revêtement qui forme des escarbilles brûlantes arrivant à s'immiscer jusque derrière les lunettes spéciales des pilotes. Le Hongrois Ferenc Szisz remporte cette course longue de 12 heures sur une Renault. Les travaux coûtent fort cher et le bilan financier est catastrophique. L'année suivante, la longueur du circuit est réduite de moitié. On délocalise ainsi les éditions 1907 et 1908 sur le petit circuit de Dieppe, nettement moins coûteux.

Originellement officiellement dénommé Grand prix de l'ACF, l'appellation « 1er Grand Prix de France » est employée par l'ACSO pour l'édition 1911[3].

La course de 1913 est remportée par Georges Boillot sur un circuit de 31,6 km près d'Amiens. Cinq personnes sont tuées pendant les essais et le weekend de course. L'épreuve de 1914, sur un circuit de 37,6 km près de Lyon, est une bataille âprement disputée entre les Peugeot françaises et les Mercedes allemandes.

En raison de la Première Guerre mondiale et aux dégâts infligés à la France, le Grand Prix ne réapparaît qu'en 1921, remporté par l'Américain Jimmy Murphy sur le circuit du Mans. Bugatti fait ses débuts lors la course de 1922 sur un circuit routier public de 13 km près de Strasbourg proche du siège de Bugatti à Molsheim. Cette course est un duel entre Bugatti et Fiat, vainqueur avec Felice Nazzaro. La course de 1923 près de Tours est remportée par le Britannique Henry Seagrave sur Sunbeam, la dernière voiture britannique à remporter un Grand Prix officiel jusqu'à Stirling Moss sur Vanwall au Grand Prix Britannique de 1957. La course de 1924 se déroule à Lyon, sur une variante raccourcie du circuit utilisé en 1914. La Bugatti Type 35 et l'Alfa Romeo P2 y débutent.

Premiers circuits permanents et autres circuits routiers publics[modifier | modifier le code]

En 1925 fut construit le premier autodrome permanent de France, appelé Autodrome de Linas-Montlhéry, situé à 32 km au sud de Paris. Le circuit de 12,3 km comprenait un talus de béton à 51 degrés, un parcours sur route en asphalte et des installations modernes, y compris des garages et des tribunes. Les Français ont été invités à construire un circuit de course après la construction de Brooklands en Angleterre en 1907 et Indianapolis aux États-Unis en 1908 a incité d'autres nations à construire des circuits de course, et après la Première Guerre mondiale, Monza en Italie et Stiges-Terramar en Espagne fut également ouvert en 1923, suivi de Montlhéry, puis de Miramas au sud, puis du Nürburgring en Allemagne en 1927. Il fut le premier à remporter le Grand Prix de l'ACF en 1925 dans le cadre du premier championnat du monde des constructeurs, les premiers Grands Prix ont été regroupés pour former un championnat. Le circuit a attiré des foules énormes et ils ont été témoins de la vue spectaculaire des voitures rapides qui couraient sur le parcours abrupt des banking et de l'asphalte de Montlhéry, qui avait de nombreux virages rapides et était situé dans une forêt. La première course à Montlhéry a été marquée par l'accident mortel d'Antonio Ascari dans une Alfa P2. Miramas, un autre autodrome permanent achevé en 1926, a accueilli la course cette année-là. Cette course a vu seulement 3 Bugatti se présenter à la course gagnée par le Français Jules Goux, qui avait gagné l'Indianapolis 500 en 1913.

La course de 1927 à Montlhéry a été remportée par le Français Robert Benoist dans un Delage. 1929 a vu un bref retour au Mans, qui a été remporté par William Grover-Williams dans une Bugatti; c'était l'homme qui avait remporté le tout premier Grand Prix de Monaco plus tôt dans l'année. Le Grand Prix de France de 1930 à Pau fut l'un des Grands Prix français les plus mémorables de la période d'avant la Seconde Guerre mondiale. Cette course, qui s'est déroulée en septembre sur un circuit routier public triangulaire de 15,8 km à quelques kilomètres de l'actuelle piste de Pau, a vu un célèbre Blower Bentley disputer la course avec le Britannique Tim Birkin au volant. Les Bentley avaient dominé les 24 Heures du Mans, mais ce souffleur Bentley avait ses phares et garde-boue enlevés, car ils n'étaient pas nécessaires pour cette course; en lui donnant l'apparence d'une voiture à roues ouvertes. La Bentley a bien performé - sur ce circuit très rapide qui convenait en fait à la puissante Bentley, Birkin passait les stands à 130 mi / h (très rapide pour l'époque), et dépassait voiture après voiture - à la stupéfaction de la foule. Mais malheureusement, il a terminé 2e au Français Phillippe Etancelin dans une Bugatti.

Montlhéry fera également partie de la deuxième ère du championnat du Grand Prix, le Championnat d'Europe quand il débutera en 1931. D'autres circuits routiers publics à proximité de villes comme Le Mans, Saint-Gaudens ont également accueilli le Grand Prix de France, comme le rapide circuit de Reims-Gueux, situé près de Reims. Mais de 1933 à 1937, Montlhéry devint le seul hôte de l'événement. Le Grand Prix de France de 1934 marque le retour de Mercedes-Benz au Grand Prix après 20 ans, avec une toute nouvelle voiture, équipe, direction et pilotes, dirigée par Alfred Neubauer. 1934 était l'année où les Flèches d'Argent ont fait leurs débuts (un effort lourdement financé par le Troisième Reich d'Hitler), avec Auto Union ayant déjà lancé sa puissante voiture de Type A à moteur central pour une course à AVUS en Allemagne. Bien que le pilote monégasque Louis Chiron ait gagné dans une Alfa, les Flèches d'Argent ont dominé la course. Les voitures allemandes de haute technologie semblaient flotter sur les bancs de béton à Montlhery où toutes les autres voitures semblaient visiblement affectées par la surface de béton. Les chicanes ont été placées à certains endroits sur le circuit à très grande vitesse dans un effort des Français pour ralentir les voitures allemandes très rapides pour la course de 1935, mais cet effort n'a pas abouti puisque la superstar de Mercedes Rudolf Caracciola a gagné cette année.

Reims, Rouen et Charade[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de France revient sur le circuit de Reims-Gueux en 1938 et 1939 au cours desquels les Flèches d'Argent poursuivent leur domination. Pour l'occasion, les lignes droites du circuit sont élargies et ses installations modernisées. En raison de la Seconde Guerre mondiale la course n'est pas courue entre 1940 et 1946. Le Grand Prix ne revient qu'en 1947 sur le circuit de Parilly près de Lyon. Les années suivantes, le Grands Prix se tint à Reims-Gueux, où un autre constructeur, Alfa Romeo, domina l'événement pendant 4 ans. En 1950, né le première année du Championnat du Monde de Formule 1, où toutes les courses de Formule 1 sont organisées uniquement en Europe. La course fut remportée par l'Argentin Juan Manuel Fangio, qui remporta également la course de l'année suivante, la plus longue course de Formule 1 en termes de distance parcourue, totalisant 601,8km.

Le Grand Prix de France eut lieu pour la première fois sur le circuit de Rouen-Les-Essarts en 1952. Ce circuit était principalement composé de virages à grande vitesse. Mais la course revient à Reims en 1953, où le circuit, composé à l'origine de 3 lignes droites (avec quelques légers replis) et de 3 virages lents, a été modifié afin de contourner la ville de Gueux, ce qui le renda encore plus rapide. Reims avait maintenant 2 lignes droites, 2 virages très rapides et 2 virages lents. Cette course était un classique, avec Fangio dans une Maserati et le Britannique Mike Hawthorn dans une Ferrari ayant une longue course pour la tête, Hawthorn prenant le drapeau à damier. 1954 est un autre événement spécial, qui marque le retour de Mercedes sur les courses de haut niveau pilotées par Alfred Neubauer, 20 ans après leur premier retour en Grand Prix en France. Après deux victoires pour l'équipe Maserati cette année à Buenos Aires et Spa, Fangio pilotait maintenant pour la star à trois branches de Stuttgart et lui et son coéquipier Karl Kling ont dominé la course de bout en bout avec leurs W196 avancés. Ce n'était pas une victoire populaire - Mercedes, un constructeur automobile allemand, avait gagné sur le sol français - seulement 9 ans après la fin de l'occupation allemande de la France. En 1955, le Grand Prix fut annulé à cause de la catastrophe du Mans, et Mercedes s'est retirée de toutes les courses à la fin de cette année. La course se poursuit à Reims en 1956, un autre à Rouen-Les-Essarts rallongé en 1957 et de nouveau à Reims de 1958-1961 à 1963 et un dernier en 1966. La course de 1958 est marquée par l'accident mortel. de l'Italien Luigi Musso, au volant d'une Ferrari de travaux, et c'était aussi la dernière course de F1 de Fangio. Hawthorn, qui comme beaucoup d'autres pilotes de F1 à l'époque, tenait Fangio en très haute estime; et était sur le point de faire un tour à Fangio (au volant d'une Maserati désuète) dans le dernier tour sur la ligne des stands quand il ralentit et laisse Fangio franchir la ligne devant lui pour que le respecté pilote argentin complète la course. Hawthorn a gagné, et Fangio a terminé 4ème.

Rouen-Les-Essarts accueillit le Grand Prix en 1962 et 1964, et l'Américain Dan Gurney a remporté ces deux épreuves, une avec Porsche et une autre avec Brabham. En 1965, la course s'est déroulée sur le circuit de Charade, long de 8 km, dans les collines entourant la ville natale de Michelin, Clermont-Ferrand. Contrairement aux longues lignes droites qui constituaient le circuit de Reims-Gueux et les courbes rapides qui composaient le circuit de Rouen, Charade était connu comme un mini-Nürburgring et était sinueux, ondulant et très exigeant. Le court circuit de Bugatti au Mans a tenu la course en 1967, mais le circuit n'a pas été aimé par la Formule 1, et il n'est plus jamais revenu. Rouen-Les-Essarts a accueilli l'événement en 1968, et c'était un événement désastreux; Le Français Jo Schlesser s'est écrasé et a été tué au virage très rapide de Six Frere dans sa Honda en feu, et la Formule Un n'est pas revenue sur le circuit de la route publique. Charade a accueilli deux autres événements, puis la Formule 1 a déménagé sur le nouveau circuit moderne Paul Ricard sur la rivera française pour 1971. Paul Ricard, situé juste à l'extérieur de Marseille et non loin de Monaco, était un nouveau type d'installation moderne, un peu comme Montlhery avait été dans les années 1920. Il y avait des zones de ruissellement, une piste large et de vastes zones d'observation pour les spectateurs. Charade a accueilli l'événement une dernière fois en 1972; Les Formule 1 étaient devenues trop rapides pour les circuits routiers publics; le circuit était jonché de roches et l'Autrichien Helmut Marko a été frappé dans les yeux par une pierre projetée par le Brésilien Emerson Fittipaldi; cela a mis fin à sa carrière de pilote.

Paul Ricard et Dijon-Prenois[modifier | modifier le code]

La Formule 1 revient sur le circuit Paul-Ricard en 1973. Le circuit dispose d'une école de conduite, dirigée par les frères Knight et Simon Delatour, Winfield. L'épreuve se déroule sur le nouveau circuit de Prenois, près de Dijon en 1974 avant de revenir à Paul Ricard en 1975 et 1976. La course devait se dérouler à Clermont-Ferrand en 1974 et 1975 mais le circuit a été jugé trop dangereux pour la Formule 1. Le "Ricard" organise la course les années paires et Dijon dans les années impaires, sauf en 1983.

1977 voit la construction d'une nouvelle partie du circuit de Dijon (Parabolique) pour augmenter les temps au tour qui étaient presque au-dessous de la minute en 1974 ; Andretti sort vainqueur d'une bataille contre John Watson. Les coéquipiers de Lotus Mario Andretti et Ronnie Peterson dominent l'édition 1978 avec leurs Lotus 79. En 1979, le duel de fin de course pour la seconde place entre René Arnoux dans une V6 Renault turbocompressée de 1,5 litre et Gilles Villeneuve dans une Ferrari Flat-12 de 3 litres est considéré comme l'un des plus fameux. Jean-Pierre Jabouille remporte, sur Renault, la première victoire d'un moteur turbo. En 1980, le débutant Alain Prost remporte sa première victoire en Formule 1. En 1982 quatre Français terminent aux quatre premières places, tous sur une voiture à moteur turbo (Arnoux devance Prost et les pilotes Ferrari Didier Pironi et Patrick Tambay). Prost gagne l'année suivante en battant Nelson Piquet.

Le circuit de Dijon-Prénois est utilisé pour la dernière fois en 1984 ; seule Tyrrell Racing engage encore un moteur Cosworth V8 atmosphérique. La Fédération internationale du sport automobile ayant mis en place une politique de contrats à long terme avec un seul circuit par Grand Prix, le Ricard est choisi pour accueillir la course de 1985 à 1990. À partir de 1986, à la suite de l'accident mortel d'Elio De Angelis aux virages rapides de Verrière, la Formule 1 utilise une version raccourcie du circuit. Prost remporte les trois dernières courses ; en 1988 il dépasse son coéquipier Ayrton Senna et lui tient tête jusqu'à la fin. En 1990, l'Italien Ivan Capelli et le Brésilien Maurício Gugelmin créent la surprise au volant des Leyton-House qui n'avaient pas réussi à se qualifier lors de la course précédente, au Mexique. Prost, sur Ferrari dépasse Capelli à trois tours du terme pour remporter la victoire.

Magny-Cours[modifier | modifier le code]

En 1991, la course est déplacée sur le circuit de Nevers Magny-Cours, où elle se déroula durant 17 ans. Le transfert à Magny-Cours avait pour but de stimuler l'économie de la région, mais beaucoup dans la Formule 1 se sont plaints de la nature éloignée du circuit. Parmi les faits marquants de l'arrivée de Magny-Cours au Grand Prix de France, on peut citer la finale de Prost lors de 6 victoires à domicile en 1993 et la victoire de Michael Schumacher au championnat 2002 après seulement 11 courses. Les courses de 2004 et 2005 ont été mises en doute en raison de problèmes financiers et de l'ajout de nouveaux circuits au calendrier de Formule 1. Ces courses se sont déroulées comme prévu, mais l'avenir était encore incertain.

Le 29 mars 2007, la FFSA, promoteur de la course, a annoncé que le Grand Prix de France 2008 était suspendu pour une durée indéfinie. Cette suspension était due à la situation financière du circuit, connu pour être détesté par beaucoup de F1 en raison de l'emplacement du circuit. Le 31 mai, Bernie Ecclestone a confirmé (à l'époque) que le Grand Prix de France 2007 serait le dernier à avoir lieu à Magny-Cours. Cela n'a pas été le cas, le financement de la course de 2008 a été trouvé, et cette course à Magny-Cours a été l'avant dernier Grand Prix de France avant son retour en 2018 au Castellet.

Retour après dix ans d'absence[modifier | modifier le code]

Le contrat liant la Formula One Management à la société gérant le circuit de Magny-Cours était valide jusqu'en 2009 mais la FFSA (organisateur et promoteur de l'épreuve), estimant que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour le financement de l'événement, renonce au statut de promoteur financier, ce qui provoque l'annulation de l'édition 2009, faute de promoteur[4].

La FFSA a eu pour projet de réorganiser le Grand Prix à partir de 2011, sur un nouveau tracé situé en région parisienne. Après de multiples propositions, dont une au Parc Disneyland, une à Versailles et une autre à Flins-sur-Seine, sur un site situé à côté de l'usine Renault, deux projets restent en lice : Val de France, à Sarcelles près de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle et un projet de modernisation du circuit de Nevers Magny-Cours[5]. Enfin, le circuit Paul-Ricard est également candidat à l'organisation du Grand Prix de France qu'il a accueilli à de nombreuses reprises entre 1971 et 1990[6].

Courant 2011, le gouvernement français se saisit de l'affaire et le Premier ministre François Fillon crée une cellule d'étude du projet dirigée par Gilles Dufeigneux, délégué aux grands événements sportifs. Les efforts se concentrent sur l'idée d'une alternance des Grands Prix de France et de Belgique[7]. Après l'abandon des autres projets, l'épreuve pourrait donc être organisée une année sur deux sur le circuit Paul Ricard. Le Premier Ministre se rend sur le circuit Paul Ricard le 30 mars et annonce le retour du Grand Prix de France au Castellet pour « des raisons techniques, historiques et financières ».

Le , lors d'une conférence de presse organisée au siège de l'Automobile Club de France, la réintégration de l'épreuve au championnat du monde 2018, sur le circuit du Castellet, est officialisée[8]. L'accord, pour cinq ans, est signé avec la Formula One Management par Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui est l'actionnaire principal du Groupement d'intérêt public, organisateur du Grand Prix. Le budget s'élève à 30 millions d'euros : 14 millions d'euros de billetterie (66 500 spectateurs attendus), deux millions d'euros de contrats de partenariats et 14 millions d'euros de subvention des collectivités territoriales. Une étude du cabinet Deloitte estime l'impact économique à 65 millions d'euros[9]. Le retour du Grand Prix de France au calendrier a lieu le 24 juin 2018, pour la 49e édition de la manche française depuis 1950, la quinzième sur la tracé varois depuis 1971.

Les différents circuits utilisés[modifier | modifier le code]

Records du circuit de Magny-Cours[modifier | modifier le code]

Faits marquants[modifier | modifier le code]

  • GP de France 1953 : Présentée par la presse spécialisée de l'époque comme la « course du siècle », l'épreuve est le théâtre d'un affrontement au sommet entre les armadas Ferrari et Maserati. Juan Manuel Fangio (sur Maserati) semble en mesure de faire trébucher les Ferrari pour la première fois depuis près de 18 mois, mais au prix d'une manœuvre de dépassement « virile » dans le dernier virage, le jeune britannique Mike Hawthorn remporte sa première victoire, tout en conservant l'invincibilité de la marque au cheval cabré.
  • GP de France 1954 : L'événement de la course est la présence au départ des « Flèches d'Argent » Mercedes, absente des Grands Prix depuis 1939. Dès leur première apparition, les W196 font preuve de leur supériorité et Fangio remporte facilement la course.
  • GP de France 1957 : Annoncé sur le déclin après une saison 1956 en demi-teinte bien que ponctuée d'un quatrième titre de champion du monde, Fangio (sur Maserati) livre une leçon de pilotage sur le circuit de Rouen-les-Essarts. Obligé de composer avec des pneus à l'agonie, il gratifie notamment les spectateurs de spectaculaires passages tout en glisse dans la descente du « Nouveau Monde ». Sa victoire le rapproche de son cinquième titre mondial.
  • GP de France 1958 : Mike Hawthorn (Ferrari) gagne sa seule course de la saison, ce qui ne l'empêche pas de remporter le titre mondial. Marqué par l'accident mortel de Luigi Musso (Ferrari), le Grand Prix est également celui des adieux à la compétition de Fangio. Obligé de composer avec une Maserati vieillissante, en proie à un embrayage cassé, le pilote argentin est proche de subir l'humiliation de se faire prendre un tour en fin de course par Hawthorn. Par respect, l'Anglais reste derrière lui et en réponse aux interrogations des journalistes sur son attitude, a ce mot resté célèbre : « On ne prend pas un tour à Fangio ».
  • GP de France 1961 : Débutant en championnat du monde (il a déjà disputé et remporté deux Grand Prix de Formule 1 hors-championnat, mais face à une opposition hétérogène), le pilote italien Giancarlo Baghetti s'impose au volant d'une Ferrari privée engagée par la fédération italienne. Si l'on excepte Giuseppe Farina (GP inaugural du championnat en 1950) et Johnnie Parsons (premier Indy 500 comptant pour le championnat), Baghetti est le seul pilote à s'être imposé dès ses débuts en championnat du monde.
  • GP de France 1968 : Disputée dans des conditions météorologiques exécrables, la course est marquée par l'accident mortel du pilote français Jo Schlesser (Honda), dont c'étaient les débuts en Formule 1. Vainqueur de son premier Grand Prix, Jacky Ickx (Ferrari) dépose son bouquet de fleurs sur le lieu de l'accident.
  • GP de France 1979 : Jean-Pierre Jabouille (Renault) remporte son premier Grand Prix mais, surtout, fait triompher pour la première fois une monoplace à moteur turbocompressé. Son succès est pourtant en grande partie éclipsé par le duel que se sont livrés dans les derniers tours pour le gain de la deuxième place Gilles Villeneuve (Ferrari) et René Arnoux (Renault).
  • GP de France 1981 : première victoire en Formule 1 d'Alain Prost, sur le circuit de Dijon-Prenois
Photo de Schumacher sur Ferrari dépassant Räikkönen sur McLaren-Mercedes par l'intérieur du virage.
Kimi Räikkönen part à la faute et se fait déborder par Michael Schumacher ; le tournant de l'édition 2002.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Par année[modifier | modifier le code]

Fiat 130HP Corsa, modèle victorieux en 1907.
La Mercedes GP 140hp de 1908.
La Duesenberg de Jimmy Murphy, victorieuse du GP de France 1921 et de l'Indy 500 1922 (IMS museum).
La Matra MS80-Ford de Jackie Stewart en 1969 (au volant à Goodwood).
La Renault RS01 de Jabouille en 1979.
Michael Schumacher, recordman des victoires au Grand Prix de France, lors du tour d'honneur du GP de France 2006.
Felipe Massa, le dernier vainqueur.
  •      Événements qui ne faisaient pas partie du championnat du monde de Formule 1
  •      Évènements qui faisaient partie du championnat du monde des manufacturiers ou du championnat d'Europe des pilotes avant guerre
  •      Courses Sport en 1936 et 1937
  • Palmarès du Grand Prix de France
    Année Vainqueur Écurie Circuit Résultats
    1906 Drapeau : Autriche-Hongrie Ferenc Szisz Drapeau : France Renault Le Mans Résultats
    1907 Drapeau : Italie Felice Nazzaro Drapeau : Italie Fiat Dieppe Résultats
    1908 Drapeau : Empire allemand Christian Lautenschlager Drapeau : Empire allemand Mercedes Dieppe Résultats
    1909-1910 Non couru
    1911 * Drapeau : France Victor Hémery Drapeau : Italie Fiat Le Mans Résultats
    1912 Drapeau : France Georges Boillot Drapeau : France Peugeot Dieppe Résultats
    1913 Drapeau : France Georges Boillot Drapeau : France Peugeot Amiens Résultats
    1914 Drapeau : Empire allemand Christian Lautenschlager Drapeau : Empire allemand Mercedes Lyon Résultats
    1915-1920 Non couru
    1921 Drapeau : États-Unis Jimmy Murphy Drapeau : États-Unis Duesenberg Le Mans Résultats
    1922 Drapeau : Italie Felice Nazzaro Drapeau : Italie Fiat Strasbourg Résultats
    1923 Drapeau : Royaume-Uni Henry Segrave Drapeau : Royaume-Uni Sunbeam Tours Résultats
    1924 Drapeau : Italie Giuseppe Campari Drapeau : Italie Alfa Romeo Lyon Résultats
    1925 Drapeau : France Robert Benoist
    Drapeau : France Albert Divo
    Drapeau : France Delage Montlhéry Résultats
    1926 Drapeau : France Jules Goux Drapeau : France Bugatti Miramas Résultats
    1927 Drapeau : France Robert Benoist Drapeau : France Delage Montlhéry Résultats
    1928 ** Drapeau : Royaume-Uni William Grover-Williams Drapeau : France Bugatti Saint-Gaudens Résultats
    1929 Drapeau : Royaume-Uni William Grover-Williams Drapeau : France Bugatti Le Mans Résultats
    1930 Drapeau : France Philippe Étancelin Drapeau : France Bugatti Pau Résultats
    1931 Drapeau : Monaco Louis Chiron
    Drapeau : Italie Achille Varzi
    Drapeau : France Bugatti Montlhéry Résultats
    1932 Drapeau : Italie Tazio Nuvolari Drapeau : Italie Alfa Romeo Reims Résultats
    1933 Drapeau : Italie Giuseppe Campari Drapeau : Italie Maserati Montlhéry Résultats
    1934 Drapeau : Monaco Louis Chiron Drapeau : Italie Alfa Romeo Montlhéry Résultats
    1935 Drapeau : Allemagne Rudolf Caracciola Drapeau : Allemagne Mercedes-Benz Montlhéry Résultats
    1936 Drapeau : France Jean-Pierre Wimille
    Drapeau : France Raymond Sommer
    Drapeau : France Bugatti Montlhéry Résultats
    1937 Drapeau : Monaco Louis Chiron Drapeau : France Talbot Montlhéry Résultats
    1938 Drapeau : Allemagne Manfred von Brauchitsch Drapeau : Allemagne Mercedes-Benz Reims Résultats
    1939 Drapeau : Allemagne Hermann Paul Müller Drapeau : Allemagne Auto Union Reims Résultats
    1940-1946 Non couru
    1947 Drapeau : Monaco Louis Chiron Drapeau : France Talbot Lyon-Parilly Résultats
    1948 Drapeau : France Jean-Pierre Wimille Drapeau : Italie Alfa Romeo Reims Résultats
    1949 Drapeau : Monaco Louis Chiron Drapeau : France Talbot Reims Résultats
    1950 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Drapeau : Italie Alfa Romeo Reims Résultats
    1951 Drapeau : Italie Luigi Fagioli
    Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
    Drapeau : Italie Alfa Romeo Reims Résultats
    1952 Drapeau : Italie Alberto Ascari Drapeau : Italie Ferrari Rouen-les-Essarts Résultats
    1953 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Drapeau : Italie Ferrari Reims Résultats
    1954 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Drapeau : République fédérale d'Allemagne Mercedes-Benz Reims Résultats
    1955 Épreuve annulée à la suite de la catastrophe des 24 Heures du Mans
    1956 Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins Drapeau : Italie Ferrari Reims Résultats
    1957 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Drapeau : Italie Maserati Rouen-les-Essarts Résultats
    1958 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Drapeau : Italie Ferrari Reims Résultats
    1959 Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks Drapeau : Italie Ferrari Reims Résultats
    1960 Drapeau : Australie Jack Brabham Drapeau : Royaume-Uni Cooper-Climax Reims Résultats
    1961 Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti Drapeau : Italie Ferrari Reims Résultats
    1962 Drapeau : États-Unis Dan Gurney Drapeau : République fédérale d'Allemagne Porsche Rouen-les-Essarts Résultats
    1963 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Climax Reims Résultats
    1964 Drapeau : États-Unis Dan Gurney Drapeau : Royaume-Uni Brabham-Climax Rouen-les-Essarts Résultats
    1965 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Climax Charade Résultats
    1966 Drapeau : Australie Jack Brabham Drapeau : Royaume-Uni Brabham-Repco Reims Résultats
    1967 Drapeau : Australie Jack Brabham Drapeau du Royaume-Uni Brabham-Repco Le Mans Résultats
    1968 Drapeau : Belgique Jacky Ickx Drapeau : Italie Ferrari Rouen-les-Essarts Résultats
    1969 Drapeau : Royaume-Uni Jackie Stewart Drapeau : France Matra-Ford Charade Résultats
    1970 Drapeau : Autriche Jochen Rindt Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Ford Charade Résultats
    1971 Drapeau : Royaume-Uni Jackie Stewart Drapeau : Royaume-Uni Tyrrell-Ford Paul-Ricard Résultats
    1972 Drapeau : Royaume-Uni Jackie Stewart Drapeau : Royaume-Uni Tyrrell-Ford Charade Résultats
    1973 Drapeau : Suède Ronnie Peterson Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Ford Paul-Ricard Résultats
    1974 Drapeau : Suède Ronnie Peterson Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Ford Dijon-Prenois Résultats
    1975 Drapeau : Autriche Niki Lauda Drapeau : Italie Ferrari Paul-Ricard Résultats
    1976 Drapeau : Royaume-Uni James Hunt Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Ford Paul-Ricard Résultats
    1977 Drapeau : États-Unis Mario Andretti Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Ford Dijon-Prenois Résultats
    1978 Drapeau : États-Unis Mario Andretti Drapeau : Royaume-Uni Lotus-Ford Paul-Ricard Résultats
    1979 Drapeau : France Jean-Pierre Jabouille Drapeau : France Renault Dijon-Prenois Résultats
    1980 Drapeau : Australie Alan Jones Drapeau : Royaume-Uni Williams-Ford Paul-Ricard Résultats
    1981 Drapeau : France Alain Prost Drapeau : France Renault Dijon-Prenois Résultats
    1982 Drapeau : France René Arnoux Drapeau : France Renault Paul-Ricard Résultats
    1983 Drapeau : France Alain Prost Drapeau de la France Renault Paul-Ricard Résultats
    1984 Drapeau : Autriche Niki Lauda Drapeau : Royaume-Uni McLaren-TAG Dijon-Prenois Résultats
    1985 Drapeau : Brésil Nelson Piquet Drapeau : Royaume-Uni Brabham-BMW Paul-Ricard Résultats
    1986 Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell Drapeau : Royaume-Uni Williams-Honda Paul-Ricard Résultats
    1987 Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell Drapeau : Royaume-Uni Williams-Honda Paul-Ricard Résultats
    1988 Drapeau : France Alain Prost Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Honda Paul-Ricard Résultats
    1989 Drapeau : France Alain Prost Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Honda Paul-Ricard Résultats
    1990 Drapeau : France Alain Prost Drapeau de l'Italie Ferrari Paul-Ricard Résultats
    1991 Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell Drapeau : Royaume-Uni Williams-Renault Magny-Cours Résultats
    1992 Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell Drapeau : Royaume-Uni Williams-Renault Magny-Cours Résultats
    1993 Drapeau : France Alain Prost Drapeau : Royaume-Uni Williams-Renault Magny-Cours Résultats
    1994 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Royaume-Uni Benetton-Ford Magny-Cours Résultats
    1995 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Royaume-Uni Benetton-Renault Magny-Cours Résultats
    1996 Drapeau : Royaume-Uni Damon Hill Drapeau : Royaume-Uni Williams-Renault Magny-Cours Résultats
    1997 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    1998 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    1999 Drapeau : Allemagne Heinz-Harald Frentzen Drapeau : Irlande Jordan-Mugen-Honda Magny-Cours Résultats
    2000 Drapeau : Royaume-Uni David Coulthard Drapeau : Royaume-Uni McLaren-Mercedes Magny-Cours Résultats
    2001 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2002 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2003 Drapeau : Allemagne Ralf Schumacher Drapeau : Royaume-Uni Williams-BMW Magny-Cours Résultats
    2004 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2005 Drapeau : Espagne Fernando Alonso Drapeau : France Renault Magny-Cours Résultats
    2006 Drapeau : Allemagne Michael Schumacher Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2007 Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2008 Drapeau : Brésil Felipe Massa Drapeau : Italie Ferrari Magny-Cours Résultats
    2009-2017 Non couru
    2018 Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Paul-Ricard Résultats

    * Le Grand Prix de 1911 a été organisé par l'Automobile Club de l'Ouest et non par l'Automobile Club de France et s'est déroulé comme le « Grand Prix de l'ACO ». Pour cette raison, il n'est pas toujours considéré comme étant un Grand Prix de France. L'épreuve prend alors aussi la dénomination de « Grand Prix des Vieux Tacots »[10], appelé ainsi car précédé d'une parade de voitures anciennes[11].
    ** Le Grand Prix de 1928 n'a pas été organisé par l'ACF mais par la Commission sportive internationale, et portait le nom de « Coupe de la Commission sportive »[12], se déroulant sur voitures de sport[13].

    Par constructeurs[modifier | modifier le code]

    Classement par succès
    Nb de victoires Constructeurs Années
    17 Drapeau : Italie Ferrari 1952 - 1953 - 1956 - 1958 - 1959 - 1961 - 1968 - 1975 - 1990 - 1997
    1998 - 2001 - 2002 - 2004 - 2006 - 2007 - 2008
    8 Drapeau : Royaume-Uni Williams 1980 - 1986 - 1987 - 1991 - 1992 - 1993 - 1996 - 2003
    7 Drapeau : Royaume-Uni Lotus 1963 - 1965 - 1970 - 1973 - 1974 - 1977 - 1978
    6 Drapeau de la France Bugatti 1926 - 1928 - 1929 - 1930 - 1931 - 1936
    Drapeau de l'Italie Alfa Romeo 1924 - 1932 - 1934 - 1948 - 1950 - 1951
    Drapeau de la France Renault 1906 - 1979 - 1981 - 1982 - 1983 - 2005
    Drapeau de l'Allemagne Mercedes 1908 - 1914 - 1935 - 1938 - 1954 - 2018
    5 Drapeau : Royaume-Uni McLaren 1976 - 1984 - 1988 - 1989 - 2000
    4 Drapeau : Royaume-Uni Brabham 1964 - 1966 - 1967 - 1985
    3 Drapeau de l'Italie Fiat 1907 - 1911 - 1922
    Drapeau de la France Talbot 1937 - 1947 - 1949
    2 Drapeau de la France Peugeot 1912 - 1913
    Drapeau de la France Delage 1925 - 1927
    Drapeau : Italie Maserati 1933 - 1957
    Drapeau : Royaume-Uni Tyrrell 1971 - 1972
    Drapeau : Royaume-Uni Benetton 1994 - 1995
    Bilan par nation
    Pos. Nation Victoire(s)
    1er Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 30
    2e Drapeau de l'Italie Italie 28
    3e Drapeau de la France France 20
    4e Drapeau de l'Allemagne Allemagne 8
    5e Drapeau des États-Unis États-Unis 1
    5e Drapeau de l'Irlande Irlande 1

    Par nombres de victoires[modifier | modifier le code]

    Un fond rose indique un événement qui ne faisait pas partie du Championnat du monde de Formule 1. Un fond jaune indique un événement qui faisait partie du championnat d'Europe d'avant la Seconde Guerre mondiale.

    Classement par succès
    Nb de victoires Pilotes Années
    8 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher 1994 - 1995 - 1997 - 1998 - 2001 - 2002 - 2004 - 2006
    6 Drapeau de la France Alain Prost 1981 - 1983 - 1988 - 1989 - 1990 - 1993
    5 Drapeau de Monaco Louis Chiron 1931* 1934, 1937, 1947, 1949
    4 Drapeau de l'Argentine Juan Manuel Fangio 1950 - 1951 - 1954 - 1957
    Drapeau du Royaume-Uni Nigel Mansell 1986 - 1987 - 1991 - 1992
    3 Drapeau de l'Australie Jack Brabham 1960, 1966, 1967
    Drapeau du Royaume-Uni Jackie Stewart 1969, 1971, 1972
    2 Drapeau de l'Allemagne Christian Lautenschlager 1908, 1914
    Drapeau de l'Italie Felice Nazzaro 1907, 1922
    Drapeau de la France Georges Boillot 1912, 1913
    Drapeau de l'Italie Giuseppe Campari 1924, 1933
    Drapeau de la France Robert Benoist 1925, 1927
    Drapeau du Royaume-Uni William Grover-Williams 1928, 1929
    Drapeau de la France Jean-Pierre Wimille 1936, 1948
    Drapeau du Royaume-Uni Mike Hawthorn 1953, 1958
    Drapeau des États-Unis Dan Gurney 1962, 1964
    Drapeau du Royaume-Uni Jim Clark 1963, 1965
    Drapeau de la Suède Ronnie Peterson 1973, 1974
    Drapeau des États-Unis Mario Andretti 1977, 1978
    Drapeau de l'Autriche Niki Lauda 1975, 1984
    Bilan par nation
    Pos. Nation Victoire(s)
    1er Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 20
    2e Drapeau de la France France 17
    3e Drapeau de l'Allemagne Allemagne 15
    4e Drapeau de l'Italie Italie 8
    5e Drapeau des États-Unis États-Unis 5
    6e Drapeau de Monaco Monaco 4,5
    7e Drapeau de l'Australie Australie 4
    8e Drapeau de l'Argentine Argentine 3,5
    9e Drapeau de l'Autriche Autriche 3
    10e Drapeau du Brésil Brésil 2
    12e Drapeau de la Finlande Finlande 1

    * Louis Chiron a gagné la course de 1931, mais a partagé la victoire avec Achille Varzi.

    Huit premiers Grand Prix de l'ACF[modifier | modifier le code]

    Route de ville à ville, et intitulés rétrospectifs.

    Année Épreuve Vainqueur Voiture
    1895 Paris-Bordeaux-Paris Drapeau : France Paul Koechlin Peugeot
    1896 Paris-Marseille-Paris Drapeau : France Émile Mayade Panhard & Levassor
    1897 titre non décerné (rétrospectivement)
    1898 Paris-Amsterdam-Paris Drapeau : France Fernand Charron Panhard & Levassor
    1899 Tour de France automobile Drapeau : Belgique René de Knyff Panhard & Levassor
    1900 Paris-Toulouse-Paris
    (cadre Exposition universelle/Jeux olympiques)
    Drapeau : France Alfred « Levegh » Velghe Mors
    1901 Paris-Berlin Drapeau : France Henri Fournier Mors
    1902 Paris-Vienne Drapeau : France Marcel Renault Renault
    1903 Paris-Madrid
    (Paris-Bordeaux)
    Drapeau : France Fernand Gabriel Mors

    Grands Prix de l'ACF Tourisme[modifier | modifier le code]

    Le Grand Prix de l'ACF s'est également couru en voitures de tourisme en 1922 (Henri Rougier sur Voisin), 1923 (André Boillot sur Peugeot Type 174S, et triplé de la marque), 1924 (Christian Dauvergne sur Peugeot, et Émile Lacharnay sur Cottin-Desgouttes pour les voiturettes avec un doublé de la marque), et 1925 (André Boillot, sur Peugeot 18 CV).

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. Mickael Guilmeau, « Le calendrier 2018 de la F1 dévoilé », sur franceracing.fr, (consulté le 1er septembre 2017)
    2. Journal des débats politiques et littéraires, 3 juillet 1914, no 183, [bpt6k485334k/texteBrut disponible] sur Gallica.
    3. Michel Bonté, François Hurel, Jean-Luc Ribémon, Le Mans - Un siècle de passion, ACO (ISBN 2-9525462-0-7)
    4. « F1 : le Grand Prix de France 2009 annulé », Le Monde,
    5. « GP de France : trois projets en compétition », sur f1-live.com,
    6. (en) « Le circuit Paul Ricard serait-il la solution pour accueillir le Grand Prix de France? » [PDF],
    7. Vers une alternance entre Spa et Magny-Cours ?
    8. « Le retour du Grand Prix de France, au Castellet, confirmé pour 2018 », sur L'Équipe,
    9. Bruno Fraioli, « La région Paca investit dans la F1 », Stratégies,
    10. (en) « 1911 : Grand Prix de France/Grand Prix des Vieux Tacots », TeamDAN.com
    11. « Le Grand Prix de l'ACF », Le Monde illustré,‎ , p. 567 (lire en ligne)
    12. (en) Hans Etzrodt, « The 1928 Automobile World Championship », sur The Golden Era of Grand Prix Racing
    13. « La victoire de Williams au Grand Prix des voitures de sport », Le Miroir des sports, 6 juillet 1928, p. 26 [lire en ligne].

    Liens externes[modifier | modifier le code]