Conches-en-Ouche

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Conches-en-Ouche
Conches-en-Ouche
Le donjon au centre du bourg Logo monument historique Classé MH (1886).
Blason de Conches-en-Ouche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Conches
(siège)
Maire
Mandat
Jérôme Pasco
2020-2026
Code postal 27190
Code commune 27165
Démographie
Gentilé Conchois
Population
municipale
5 004 hab. (2018 en diminution de 1,82 % par rapport à 2013)
Densité 299 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 41″ nord, 0° 56′ 36″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 173 m
Superficie 16,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Évreux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Conches-en-Ouche
(bureau centralisateur)
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Conches-en-Ouche est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville du département de l’Eure en Normandie, Conches se situe entre plaines et forêts, à mi-chemin entre Paris et la mer. Son site est un éperon dominant la vallée du Rouloir. Les guides touristiques considèrent Conches comme la capitale du pays d'Ouche[1] si tant est qu'on puisse attribuer une capitale à cette contrée. Elle est en tout cas la 2e ville la plus peuplée du pays d'Ouche après L'Aigle et bénéficie d'une forte croissance démographique pendant environ cinquante ans (1954-2006). Elle atteint aujourd'hui 5 000 habitants. La gare de Conches-en-Ouche est à une heure et demie environ de celle de Paris Saint-Lazare.

Cette commune est bordée par la grande forêt de Breteuil. Ses vieilles maisons et ses vestiges du passé qui en font un centre touristique ne l’empêchent pas d’être dynamique. Conches abrite notamment le premier collège et lycée équestre de France, agréé par l’Éducation nationale. Conches accueille aussi de nombreuses entreprises et commerçants et dispose d’équipements publics modernes et de capacités d’hébergement et de restauration.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 682 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Breteuil », sur la commune de Breteuil, mise en service en 1957[9] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 668,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Évreux-Huest », sur la commune de Huest, mise en service en 1968 et à 21 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Conches-en-Ouche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Conches-en-Ouche, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[19] et 6 310 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,4 %), terres arables (18,6 %), zones urbanisées (15,6 %), prairies (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Conchis en 1035, Versus Conches, Conchia en 1200, Apud Conchas en 1207[26].

La commune était simplement désignée sous le nom de Conches, appellation encore fréquemment utilisée dans le langage courant. Nom ancien pour des coquilles en forme de conques, il a sans doute été interprété comme une forme normano-picarde, d'où cet hypercorrectisme en conche.

D'après les registres d'état civil, le déterminant complémentaire -en-Ouche a été officialisé à une date inconnue, estimée entre 1913 et 1943.
Ouche est un pays normand qui comprend le nord-est du département de l'Orne et le sud-ouest de celui de l'Eure.

La commune était autrefois l'exact homonyme de l’actuelle Conches-sur-Gondoire (Seine-et-Marne) qui n’a, quant à elle, reçu un déterminant complémentaire qu’en 1993.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Conches commence vers 1034, lorsque les seigneurs de Tosny, dont l'origine reste obscure[27], héritèrent de ce fief alors appelé Castellio en latin médiéval (Castillon en normand septentrional et occitan, Chastillon en normand méridional et en ancien français, d'où Châtillon).

En ces temps de pèlerinages, les seigneurs de Tosny participèrent à l'un des plus grands : celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. C’est sur le chemin d'un de ces voyages que Roger Ier de Tosny s’arrêta à Conques-en-Rouergue, ville située à la croisée de deux itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle. On y célébrait ardemment le culte de sainte Foy, martyre d’Agen. Roger y aurait obtenu la guérison de sa femme, en aurait rapporté des reliques de la sainte et, en action de grâce, aurait fait construire une église lui étant dédiée à Castellio qui prit alors le nom de « Conches ». Conque est un nom ancien pour coquille et, dans le cas présent, pour coquille Saint-Jacques (saint Jacques le Majeur), la ville de Conques-en-Rouergue étant située sur les routes de Saint Jacques-de-Compostelle. Conque a sans doute été interprété comme une forme normano-picarde, d'où cet hypercorrectisme en conche. Par la suite, elle devint également une étape régionale importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les Tosny construisent la forteresse et son donjon, entourent la ville de murailles et construisent une abbaye bénédictine, Saint-Pierre de Castillon, au modeste rayonnement.

Les armes de la ville seraient celles des seigneurs de Conches : « une bande d’azur chargée de trois coquilles d’argent sur fond or », les coquilles témoignant de leur passage à Compostelle.

Conches-en-Ouche fut un fief de Robert d'Artois, l’homme qui participa avec les Anglais à la guerre de Cent Ans, dont Maurice Druon, dans sa saga historique Les Rois maudits, fait le déclencheur du conflit. La ville subit la chevauchée d'Henri de Lancastre en 1356[28].

En 1354 au traité de Mantes, la ville et sa forteresse furent données par le roi de France Jean II au roi Charles II de Navarre, dit le Mauvais, avec le comté de Beaumont-le-Roger, la vicomté de Pont-Audemer et le Clos du Cotentin[29]. Charles II confia la ville au captal de Buch Jean de Grailly, qui la confia à son tour à son oncle Archambaud. Prétextant du fait que le captal était passé aux Anglais, Bertrand du Guesclin fit le siège de Conches en 1371. Un accord fut signé le et les Navarrais évacuèrent la ville. Cette reddition sept ans avant la conquête des biens du roi de Navarre par Charles V valut à Conches de ne pas être détruite comme les autres forteresses de Charles II de Navarre[30].

Occupée par les Anglais comme le reste de la Normandie, Conches est reprise par les troupes française du roi Charles VII en [31].

Sous l'Ancien Régime, Conches est un petit centre administratif de Normandie puisqu'il est chef-lieu de sous-bailliage, d'élection et accueille un subdélégué et un grenier à sel[28]. Elle dépend du comté et du bailliage d'Évreux. C'est aussi un centre économique grâce notamment à la présence de grosses forges. Un temple protestant est installé à Conches vers 1560[28]. Les Ligueurs s'emparent de la ville.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Montagne-de-Conches[32]. En 1793, les officiers municipaux de la commune sont envoyés devant le tribunal révolutionnaire pour complicité avec les fédéralistes[28].

Le , le train Caen-Paris déraille à Conches-en-Ouche sur le viaduc de Saint-Élier. Des voitures se décrochent et tombent dans la rivière. L'accident fait trente-six morts, dont l'universitaire caennais Pierre Villey, et de nombreux blessés.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands disposent d'un terrain d'aviation à proximité de la ville[28].

C'est notamment à Conches-en-Ouche que furent tournés en 1950 le film Le Rosier de Madame Husson et, du au , le film Le Trou normand, avec Bourvil et Brigitte Bardot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Conches.

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Conches :

« Une main tenant un gonfanon et une bride. »

— tel que rapporté par Malte-Brun, dans Ma France illustrée (1882), qui se garde de remarquer que les usages de l’héraldique sont très « malmenés » dans ce « blasonnement ». Il donnait comme source un abbé de La Porte, qui aurait indiqué deux origines possibles : soit en souvenir de Raoul de Conches, porte-étendard de Normandie et fondateur de la ville, soit en souvenir de Roger de Tosny qui aurait été porte-étendard de Godefroy de Bouillon.

Malte-Brun signalait par ailleurs un autre blasonnement, dont l’énoncé est un peu plus « orthodoxe » :

« D’or, à la bande d’azur, chargée de trois coquilles d’argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1791 Charles Le Sage    
1791 1793 Hyacinthe Nouvel    
1793 1794 Pierre Chartrier    
1794 1795 Louis Brétignières    
1795 Mars-novembre Pierre Dugat    
1795 1796 Pierre Échard    
1796 1797 Jean-Baptiste Saché    
1797 Sept. - octobre Jean-Baptiste Hanquette    
1797 1798 Pierre Collet    
1798 1799 Charles Prévost    
1799 Avril - août Michel Chéron    
1799 1800 Charles Prévost    
1800 1801 Pierre Legendre    
1801 1829 Alexandre Du Fougy    
1829 1833 Pierre Lemenu    
1833 1840 Hyppolite Huet    
1840 1841 Louis Guérin    
1841 1842 Michel Leroux    
1842 1848 Fulgence Lefort    
1848 Mars - août Claude Broutin-Dumanoir    
1848 1850 Christophe Prévost    
1850 1852 Michel Leroux    
1852 Mars Jean-Edmond Laumonier    
1852 1853 Joseph Bucaille    
1853 1855 Joseph Rougedemontant    
1855 1862 Christophe Prévost    
1862 1863 Simon Préaux    
1863 Mai - oct. Jean-Edmond Laumonier    
1863 1868 Émile Réaume    
1868 Mai - août Jean-Edmond Laumonier    
1868 1870 Edme Coin    
1870 1872 Louis Guillot-Raffy    
1872 1873 Edme Coin    
1873 1874 Alfred Payet    
1874 1878 Louis Caille de Saint-Pierre    
1878 1884 George Chignon    
1884 1888 Pierre De Tourlaville    
1888 1891 Paul Létaud    
1891 1894 Pierre Lalonde    
1894 1896 Honoré Dechervois    
1896 1899 Pierre de Tourlaville    
1899 1902 Paul Létaud    
1902 1903 François Leveau    
1903 1908 Paul Létaud    
1908 1914 Léon Robin    
1914 1919 Gustave Anceaume    
1919 1925 Alfred Lepaul    
1925 1944 Pierre Guérin    
1944 Juin - oct. Francis Bigot    
1944 1945 Victor Bellavoine    
1945 Mai - nov. Francis Bigot    
1945 1953 Gaston Leperlier    
1953 1971 Paul Guilbaud Radical Médecin - Conseiller général (1949-1985)
1971 1977 Alain Barrère    
1977 1984 Paul Guilbaud MRG Conseiller général (1949-1985)
Président du Conseil Général (1979-1982)
1984 2020 Alfred Recours PS puis LREM Président de la communauté de communes du Pays de Conches
Conseiller général (1992-2001 et 2012-2015)
Député (1988-1993 et 1997-2002)
2020 En cours Jérôme Pasco LREM, puis SE Fonctionnaire territorial

Député suppléant (2017-...)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 17 septembre 2018, Conches-en-Ouche est jumelée avec[34] :

  • Drapeau de la Grèce Rhodes (Grèce), 6 février 1960 - 26 avril 1961. Ville de 62 000 habitants, chef-lieu de l’île de Rhodes. Nombreuses richesses historiques.
  • Drapeau de l'Allemagne Aulendorf (Allemagne), 28 avril 1960 - 20 août 1961. Ville située à mi-chemin du lac de Constance et du Danube. Nombreux échanges tous les ans avec cette ville.
  • Drapeau du Royaume-Uni Wareham (Royaume-Uni), avril-septembre 1978. Ville de 5 000 habitants, située dans une région très touristique, chargée de souvenirs historiques.
  • Drapeau de la Pologne Człuchów (Pologne), octobre 1995. Ville historique de 1 250 habitants, située dans le Nord de la Pologne, à 100 km de Gdańsk. La communauté de communes est forte de plus de 15 000 habitants. Elle est au centre d’une région de forêts et de lacs.
  • Drapeau de l'Italie Longarone (Italie), depuis 1960. Ville de 4 021 habitants de la province de Belluno dans la région Vénétie.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36]. En 2018, la commune comptait 5 004 habitants[Note 7], en diminution de 1,82 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1181 9181 9521 7252 0562 0742 0942 1352 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9241 9452 4822 0352 1052 0942 2492 2072 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2042 2922 3962 5772 3752 4322 4222 7262 760
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 0283 5343 7853 8544 0094 2804 9824 9785 033
2018 - - - - - - - -
5 004--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 4 344 habitants. En 2005, la population s'élève à près de 5 000 habitants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Foy.
Abbaye de Conches-en-Ouche.
  • L'ancienne abbaye (XIe, XVe et XVIIe siècles) Logo monument historique Inscrit MH (2002)[40]. Il en reste quelques vestiges dans l’hôpital actuel, notamment un bâtiment du XVIIIe siècle auquel sont accolés quatre arcs-boutants et les piliers de l'aile sud de l'ancien cloître, le pressoir et sa cave en colombages XVIe et une galerie souterraine qui servait de cellier XIIIe ;
  • Le Saint-Jacques. Face à l’église, un ensemble de maisons à colombages du XVe siècle correspond à l'ancienne prévôté. On peut y voir des caves à étages. La grande salle des gardes est voûtée avec de petits cachots creusés dans un épais mur. La salle romane, XIIe siècle, donne sur un très long couloir qui aboutit aux anciennes oubliettes datant du XIe siècle ;
  • L'arboretum. Le parc du Rouloir comprend 122 arbres européens, asiatiques et américains. Le « Conservatoire de pommiers » regroupe 92 variétés de pommiers. Le parc, situé en bas du centre-ville accueille tous les ans le festival de la « Fête de la Pomme » ;
  • Le musée du Terroir. Situé au centre de l'arboretum, le musée du Terroir retrace tout ce qui a trait à la vie domestique et artisanale en milieu rural à la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle. Il comporte, notamment, des milliers d'objets se reportant aux métiers d'autrefois dans le pays d'Ouche, un bâtiment consacré à la pomme (pressoir, cidre), un four à pain, etc. ;
  • Le Musée du verre accueille, depuis 1996, une collection d'art verrier, constituée de vitraux réalisés par François Décorchemont, d'objets d'arts décoratifs et de sculptures en verre ;
  • La Maison des arts et du tourisme : cette maison à pans de bois accueille l'office de tourisme.
  • La Statue de Maurice Quentin de La Tour, située dans le parc, réalisée par Firmin Michelet.
Le Rouloir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Étangs du vieux-Conches
- Logo des sites naturels français Site inscrit (1934) -

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • La mare du chemin du marteau[42].
  • Les bords de la RD 830[43].
  • Le pré bourbeux[44].
  • La vallée du Rouloir à Conches-en-Ouche[45].
  • La vallée du Lême[46].

Site classé[modifier | modifier le code]

Sites inscrits[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

wikilien alternatif2

Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le pays d'Ouche », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Breteuil - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  26. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1727.
  27. Venue d'Île de France, selon les uns, elle s'installe en Normandie au Xe siècle, pour collaborer avec les descendants des anglo-danois et des norvégiens. Peut-être descendants de Malahule (Haldrick) (Malahulc) (Tresney) Eysteinsson, (oncle de Rollon ?) Ce Malahulc (Malahulce) est paraît-il inconnu des historiens. Pourtant, on le retrouve dans les Gesta Normannorum Ducum de Guillaume de Jumièges : « Roger du Ternois, de la mauvaise race de Hulce… oncle du duc Rollon, et se battant avec lui contre les Francs avait jadis concouru par sa valeur à la conquête de la Normandie ». Plus tard, Orderic Vitalis se rapporte à lui en tant qu'oncle de Rollo et ancêtre de la famille de Tosny. Né vers 845 dans le comté de Sør-Trøndelag (Sør-Trøndelag fylke en norvégien) au centre de la Norvège, de Eystein "Glumra" Ivarsson et de la comtesse d'Ascrida (Aseda) Rognvaldsdatter, pour les autres, il aurait eu pour enfants Hugh de Cavalcamp (toujours désigné dans les généalogies comme l'ancêtre de l'importante lignée aristocratique des Tosny), né près de Dieppe vers 890, Richard, né en Norvège vers 893 et le comte Ralph de Bayeux, né également en Norvège vers 895.
  28. a b c d et e Bernard Bodinier (dir.), L'Eure, de la Préhistoire à nos jours, éditions Jean-Michel Bordessoules, 2001.
  29. Bruno Ramirez de Palacios, Charles dit le Mauvais, roi de Navarre, comte d'Evreux, prétendant au trône de France, 2015, p. 87.
  30. Bruno Ramirez de Palacios, Charles dit le Mauvais, roi de Navarre, comte d'Evreux, prétendant au trône de France, 2015, p. 311.
  31. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 141.
  32. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. CONCHES-EN-OUCHES L'accomplissement d'une Destinée.
  34. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le ).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  38. « Église Sainte-Foy », notice no PA00099378, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Ruines du donjon », notice no PA00099377, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Ancienne abbaye », notice no PA27000043, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Les étangs et mares des forêts de Breteuil et Conches », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  47. « Le parc du château de Conches-en-Ouche », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).
  48. « Les terrains autour du donjon et de l'église », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).
  49. « Les étangs du Vieux-Conches », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.