Le Trait

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Le Trait
Mairie du Trait.
Mairie du Trait.
Blason de Le Trait
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Barentin
Intercommunalité Métropole Rouen-Normandie
Maire
Mandat
Patrick Callais
2014-2020
Code postal 76580
Code commune 76709
Démographie
Gentilé Traitons
Population
municipale
5 200 hab. (2014)
Densité 297 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 19″ nord, 0° 48′ 22″ est
Altitude Min. 1 m – Max. 117 m
Superficie 17,52 km2
Localisation

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Le Trait

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Le Trait

Le Trait est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).
Les Traitons y habitent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la rive droite de la Seine, en bordure de la forêt domaniale du Trait-Maulévrier.

Elle fait partie de la Métropole Rouen-Normandie ainsi que du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Trait
Notre-Dame-de-Bliquetuit Saint-Wandrille-Rançon Sainte-Marguerite-sur-Duclair
La Mailleraye-sur-Seine (Commune nouvelle d’Arelaune-en-Seine) Trait Duclair
Heurteauville Yainville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Trait est relié à Rouen et au Havre par la route départementale 982.

Le pont le plus proche permettant de traverser la Seine est le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux. Le bac le plus proche est celui de Yainville.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La commune est classée « trois fleurs » au Concours des villes et villages fleuris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Étymologie du toponyme : Le Trait pourrait avoir la même origine que le mot français étroit, et le latin 'strictus' du même sens. On retrouve sur les rives de la Durance un homophone Lettret qui avait été aussi orthographié à la Révolution Le Trait. Le lieu a une configuration similaire. Le village est adossé à une falaise et exposé sud, comme le Vieux Trait. Lettret, en occitan L'estrech, apparaît dans les écrits en 1271 sous le nom latin de Villa strictus et Villa de Strictis. On le retrouve en 1317 en Castrum de Strechis. Ce toponyme va évoluer en Strichti, Estrichti, et L'Etroig dans les archives du château Picomtal des Crots. Il est fort probable que la situation du village, dans ce passage étroit est à l'origine du toponyme. En 1789, comme tant de communes françaises, se retrouve rebaptisé en Le Trait[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présence préhistorique attestée dans la forêt.
  • Place forte au Moyen Âge, son château-fort surplombant la Seine a été délaissé par ses propriétaires, les comtes de Maulévrier (titre alors appartenant à la famille du Fay), au profit d'une nouvelle demeure, le château du Taillis, à la Renaissance. Le château est toujours visible mais désormais situé sur la commune voisine de Duclair.
  • Bombardement du chantier naval par des Boeing B-17 Flying Fortress le  ; le 4 août et le [2], le 25 juin, et fin août 1944[3], le chantier est de nouveau bombardé.
  • En lisant le texte ci-dessous, largement inspiré du livre de Maurice Quemin, Le Trait berceau de 200 navires. Que sont-ils devenus ?, vous saurez pourquoi.

Ancien relais de poste du XVIe siècle, Le Trait, jadis village rural, a été pendant un peu plus d'un demi-siècle une cité industrielle et prospère. Au début du XXe siècle, le modeste village d'environ 400 âmes somnole en bordure de forêt avec la Seine comme décor et seulement traversé par un passage important reliant les abbayes de Saint-Wandrille et de Jumièges. Dès 1917, le Trait, dont la population se compose exclusivement de laboureurs, pêcheurs ou bûcherons, va subir une transformation importante et devenir une ruche industrielle dont le nom va pendant plus de 50 ans rayonner dans le monde entier grâce à ses navires-ambassadeurs. En effet, au cours de la Première Guerre mondiale, le Ministre de la Marine marchande, redoutant la pénurie de navires, s'intéresse à la construction navale et le Trait, de par sa position géographique, retiendra l'attention des bâtisseurs qui dès 1916 transformeront la petite commune rurale en une ville champignon. C'est alors que commencera le recrutement de la main d'œuvre. De Dunkerque à Nantes en passant par Brest, arriveront des professionnels, et de nombreux étrangers polonais, tchécoslovaques, yougoslaves, italiens, etc. s'installeront au Trait y faisant souche pour la plupart. De 1 800 habitants en 1926, la population s'accroît à 3 200 en 1936 pour atteindre plus de 6 000 habitants en 1972, date de la fermeture des chantiers navals. Ainsi, pendant plus d'un demi-siècle les chantiers construisent 200 unités d'une très haute technicité pour la Marine marchande et la Marine nationale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Trait

Les armes de la commune du Trait se blasonnent ainsi :
Taillé d’azur et d’argent au léopard brochant de l’un en l’autre.[4]

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1835 1869 Jean-Baptiste Doucet    
1870 1873 Antoine Gustave Sécard    
1873 1878 Amédée Léon Delametterie    
1878 mai 1900 Adrien Boquet    
mai 1900 mai 1908 Alphonse Leroy    
mai 1908 décembre 1919 Paul Aubert    
décembre 1919 1933 Octave Pestel   Instituteur
1933 1941 Achille Dupuich    
1941 mai 1945 Eugène Hardy    
mai 1945 1974 Raymond Bretéché SFIO  
1974 mars 1977 René Vimbert dvd Directeur d'école
mars 1977 mars 2001 Roland Paris PCF  
mars 2001 mars 2014 Jean-Marie Aline dvg Chef-opérateur
mars 2014 en cours Patrick Callais dvg Électricien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 200 habitants, en diminution de -1,98 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
476 458 448 501 464 517 530 532 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 536 522 465 504 445 466 498 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 392 366 1 570 1 767 2 932 3 200 3 593 4 569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
6 407 6 408 6 321 5 917 5 485 5 397 5 186 5 254 5 200
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas.
  • Église Saint-Nicolas [9].
  • Bibliothèque.
  • Conservatoire de musique et de danse à rayonnement intercommunal Georges-Couvez.
  • Centre de loisirs Robert-Doisneau.
  • Centre social La Zertelle.
  • Urbanisation caractéristique : à l'instar des constructions du type « corons » (bassins miniers du nord de la France), un type d'architecture est notable sur la commune du Trait : les "maisons du chantier", qui ont progressivement remplacé les « baraquements » alors en place à la suite d'un accroissement massif de la population. Dans le quartier de la Neuville, ainsi que de part et d'autre de la voie principale, trois types d'habitations très homogènes ont été construits à l'initiative de la Société des Chantiers du Trait, essentiellement durant la première moitié du XXe siècle, à destination de ses employés. Bâties essentiellement à base de mâchefer et de style "anglo-normand", on dénombre ainsi, par zones urbaines séparées : les maisons dites « des ouvriers » (jumelées, 2 logements peu spacieux, toiture à 2 pans), "des contre-maîtres" (jumelées, 4 logements plus spacieux, toiture à 4 pans), « des ingénieurs » (individuelles), des plus simples aux plus confortables. Ces ensembles forment aujourd'hui autant de quartiers pavillonnaires distincts.
  • Maison métallique " Fillod " Logo label patrimoine XXe siècle.svg bénéficiant du Label « Patrimoine du XXe siècle » [10].
  • Monument aux morts dû à Maurice Ringot
  • Chapelle Saint-Éloi

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Derouard, Simples notes sur l'histoire du Trait, Groupe archéologique du Val de Seine, Le Trait, 1979
  • B. Maheut, « Histoire des chantiers navals du Trait », Musée maritime Rouen, no 7, 1985
  • Maurice Quemin (préf. Henri Nitot), Le Trait, berceau de 200 navires, que sont-ils devenus ?, Le Trait, (ISBN 2-9502241-0-5, OCLC 462156668)
  • Paul Bonmartel, Le Trait, cité nouvelle, 1917-1944, 1995
  • Paul Bonmartel, Histoire du chantier naval du Trait 1917-1972, 1997
  • Paul Bonmartel, Histoire du patrimoine industriel de Duclair-Yainville-Le Trait 1891-1992, 1998
  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair, , 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair, , 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie, (ISBN 2-910316-33-5), p. 84-93
    Sur le chantier naval.
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie, (ISBN 2-910316-33-5), p. 232-233
    Sur la cité du Nouveau Trait.
  • « Le Trait », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 448-449

Le Trait dans la fiction[modifier | modifier le code]

Le Trait est un lieu important dans la série audio Le Signe de l’ogre tirée du roman de Julien Lefebvre qui y a grandi[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Luft, Vocabulaires et toponymie des pays de montagne, Club alpin français de Nice – Mercantour, 2006
  2. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine, , 309 p., p. 168, 172
  3. Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair, , 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1), p. 171
  4. GASO - Banque du blason - 76709
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Église Saint-Nicolas », notice no IA00021724, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Maison métallique " Fillod " », notice no PA76000096, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Un thriller normand à écouter », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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