Gaillon

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 Ne pas confondre avec Gaillon-sur-Montcient dans le département des Yvelines.
Gaillon
La ville vue depuis le château
La ville vue depuis le château
Blason de Gaillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Bernard Le Dilavrec
2014-2020
Code postal 27600
Code commune 27275
Démographie
Population
municipale
7 117 hab. (2013)
Densité 698 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 40″ Nord 1° 20′ 12″ Est / 49.1611111111, 1.33666666667
Altitude Min. 8 m – Max. 144 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

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Gaillon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.
Ses habitants sont les Gaillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gaillon est situé en vallée de Seine, qui borde ses zones d'activités industrielles vers Aubevoye puis s'étend jusqu'aux coteaux boisés bordant la vallée.

Gaillon est à 13 km des Andelys, à 14 km de Vernon, à 16 km de Louviers, à 18 km de Val-de-Reuil, à 23 km d'Évreux et à 41 km de Rouen.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gaillon[modifier | modifier le code]

Le nom gaulois du site est inconnu. En tout cas les Romains n'ont jamais nommé, pas plus qu'ils n'ont nommé le moindre lieu dans la région, le lieu Castiliorum, Castilio qui sont des formes médiévales latinisées du français Chastillon / Châtillon, normand Castillon / Catillon qui évoquent la présence d'un château.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gaillo, Guaillum, Wallio au XIIe siècle, Gaallonii en 1195, Gaillonem en 1196[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il s'agit du nom de personne germanique *Wadal[2](Förstemann (de) cite l'anthroponyme Wadilus), suivi du suffixe -o /-one de localisation[3].
Ernest Nègre suggère l'emploi d'un autre nom de personne germanique Gailo pris absolument[4].
Cependant la forme Wallio pour Gaillon et de Wallonio pour son homonyme Gaillon-sur-Montcient dans les Yvelines, ainsi que l'existence du hameau Gailloncel dérivé de Gaillon, désigné Waillonchel en 1231, implique le rejet de cette explication, en effet, elle ne peut pas rendre compte du W- initial.
Le passage de [w] à [g] est un phénomène phonétique régulier en français (voir l'étymologie de gagner, garder, guetter, gué, etc.), elle n'a cependant pas affecté les dialectes d'oïl septentrionaux dans lesquels [w] est resté tel quel, avec cependant une évolution postérieure en [v] en normand septentrional. L'isoglosse [v] / [g(u)] passe légèrement au nord de Gaillon (parallèlement à la ligne Joret), ainsi les communes de l'Eure situées plus au nord ont elles conservé le W- initial devenu V-, comme par exemple dans Verclives (Eure, Warcliva vers 1025) ou Vascœuil (Wascoilus 876, Guascolium XIIe siècle).
François de Beaurepaire indique en outre que le mode de composition avec le suffixe -o / -one de la proposition d'Albert Dauzat est tout à fait inusuel avec un nom de personne germanique[5].
Il suggère donc un rapprochement avec Wail (Pas-de-Calais, Wadhil 1066), Gaël (Ille-et-Vilaine, Wadel 816) que Maurits Gysseling considère comme issus de wadellu(m) « passage à gué ». Il est lui-même dérivé du vieux bas francique *wad que certains spécialistes[6] considèrent aussi comme probable étymologie du terme gué.
Il serait dans ce cas suivi du suffixe -o / -one et signifierait « lieu du gué ». D'ailleurs, Gaillon est traversé par un ruisseau en provenance de Sainte-Barbe-sur-Gaillon[5].
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montagne-sur-Gaillon [7].

Homonymie avec Gaillon-sur-Montcient[5].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

  • Hydrographie : ruisseau de Grammont ; fontaine de la Colonie.
  • Bois : bois de Grammont ; bois de Rouen ; bois Saint-Paul.
  • Hameaux et écarts : Angreville (toponyme du type Angerville, devenu Angreville par métathèse) ; les Artaignes ; l'Aunaie (ferme) ; le Clos Morice ; les Douaires (ferme) ; Gailloncel (forme normande Waillonchel en 1231) ; la Garenne ; les Granges Dîmes ; Mont Martin ; la Muette (ancienne forme de « meute »); Notre-Dame de la Garenne ; les Sables ; le Val d'Any (ferme).
  • Autres toponymes : les Carreaux ; les Crayons ; Croix Gilles Philippe ; les jardins du Bas (ancien parc) ; le Pot à l'Eau ; ravin des Préaux (vallon) ; les Trente Acres (sablière).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une ville gallo-romaine ?[modifier | modifier le code]

La place de l'église Saint-Ouen. En arrière-plan, le château
Façade de l'église Saint-Ouen

Sans remonter à la Préhistoire qui laissa pourtant quelques traces en notre contrée, c’est au cours de l’époque romaine qu’il faut commencer à voir un appréciable regroupement de populations dans la vallée et surtout sur les hauteurs la dominant. En effet, Saint-Aubin-sur-Gaillon est peut-être la ville gallo-romaine des origines. L'archéologie y a exhumé des bains publics et des fana[8]. D'ailleurs avec l’avènement du christianisme, Saint-Aubin fut longtemps paroisse mère de Gaillon. Par contre, l'archéologie moderne n'a pas révélé de trace d'un oppidum celtique sur le site du château de Gaillon. En outre, on ne possède ni information documentaire, ni vestige archéologique sur la présence d'un castrum romain du bas empire sur les sites de Saint-Aubin-sur-Gaillon ou du château de Gaillon.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Un château ducal destiné à défendre la frontière de Normandie contre le roi de France est édifié vers le XIe siècle et il fait alors partie de tout un système de fortifications majoritairement construites le long de l'Epte côté normand (Malassis, Gasny, Baudemont, Écos, Château-sur-Epte, etc.), mais aussi entre Eure et Seine (rive gauche) parmi lesquelles Gaillon.

En 1192, au terme d'un accord conclu entre Philippe Auguste, le roi de France, et Jean Sans Terre, le roi d'Angleterre et duc de Normandie, Gaillon passe sous la domination du roi de France, au même titre que le Vexin normand et quelques autres places fortes, dont Évreux. Jean Sans Terre n'est qu'un roi suppléant pendant la captivité de son frère Richard Cœur de Lion, mais dès sa libération et son retour en terre normande en 1194, ce dernier récupère quelques-unes de ses possessions après avoir défait le Capétien à Fréteval, mais pas Gaillon ni Vernon que Richard perd au terme d'un traité avec Philippe. C'est pourquoi il consolide ses positions en faisant construire Château-Gaillard aux Andelys sur l'autre rive de la Seine. Ce n'est cependant qu'en 1204, après la chute de la place forte et la conquête de toute la Normandie qui s'ensuit, que Gaillon est définitivement rattachée au domaine royal français.

En 1194, Philippe Auguste confie la défense du château de Gaillon au chef mercenaire Lambert Cadoc et à ses troupes. Il lui en fait don en 1197 pour le remercier de ses faits de guerre. Lambert Cadoc est seigneur de Gaillon de 1197 à 1219[9].

En 1207 et 1208, Philippe Auguste rend visite à Lambert Cadoc au château de Gaillon. La forteresse contient à cette époque de nombreuses machines de guerre : 3 balistes à tourniquet, 13 balistes à deux pieds, et 8 balistes à étriers[10].

En 1219 ou 1220, Philippe Auguste reprend le château par la force et jette Lambert Cadoc en prison[11].

L’amitié entre deux hommes va engendrer la célébrité de Gaillon. En effet, saint Louis (Louis IX), roi de France, possède le manoir féodal, vestige de l’ancien château fort des ducs de Normandie, attribué à Lambert Cadoc (ce même Cadoc à l'origine des armes de Gaillon). Le bon roi ne s’intéresse guère à cette propriété et c’est grand plaisir qu’il fait à son ami Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, en lui cédant tours et murailles médiévales contre une rondelette somme d’argent et en échange de viviers et des moulins de Rouen (1262)[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les archevêques se succèdent sur le siège épiscopal de Rouen. En 1453, l’un d’eux, Guillaume d'Estouteville, célèbre bâtisseur normand, entreprend la construction de ce qu’il devient convenable de nommer un château.

En 1494, son successeur, Georges d'Amboise, futur légat du Pape et premier ministre de Louis XII, grand mécène des arts, féru d’Italie, est la chance de Gaillon. Charles II d'Amboise de Chaumont, son neveu, accueille souvent le prélat en sa qualité de vice-roi de Lombardie, et notamment à Gaglianico, où une fresque a pour décor le château normand.

Le cardinal d'Amboise entreprend, dès 1500 jusque vers 1509, la réalisation d’un palais qui devient le premier château de la Renaissance en France : vastes bâtiments accompagnés de galeries et de jardins, dont le Lydieu est alors la perle. Il dépense pour 50 000 livres pour la réalisation du château. Il reçoit en 1508 la visite du roi Louis XII et de son épouse Anne de Bretagne. Gaillon fonctionne comme une cour en miniature.

Les successeurs du cardinal d'Amboise s’efforcent de maintenir le château dans le meilleur état possible, y apportant même des embellissements.

En 1563, Monseigneur de Bourbon fonde la chartreuse "Notre-Dame-de-Bonne-Espérance" dans la plaine d’Aubevoye, en complément logique de son palais. Détruite par un violent incendie le 9 août 1764, elle est reconstruite et reste l'un des nombreux monastères de l’ordre des Chartreux jusqu’en 1790. Sa disparition est signée à partir de 1834, à l’occasion de sa vente à un fermier, sans doute séduit par l'affiche portant la mention : « Ce domaine est des plus beaux de France ».

Pendant ces temps, les visiteurs célèbres se succèdent à Gaillon : Henri III, Henri IV, Louis XIV, le chancelier Séguier, Monseigneur de Harlay (1643-1644), mécène des lettres, auteur du Mercure de Gaillon [12], y sont reçus royalement, accompagnés qu’ils sont de la fine fleur des gentilshommes du moment.

Le fils du ministre Colbert, à son tour archevêque, fait embellir les lieux par les soins qualifiés de Mansart et de Le Nôtre, tandis que le dernier résidant, cardinal de la Rochefoucauld, y reçoit Benjamin Franklin et Louis XVI.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le château, bien de l’Église, devient bien national. Il est mis en vente en 1792. Son nouveau propriétaire le dépèce et met en vente les éléments sculptés. Alexandre Lenoir, conservateur du musée des Petits Augustins de Paris, fait remonter certaines pièces de l’édifice dans la cour des Beaux-Arts (1801). Le reste du château devient sous Napoléon Ier un pénitencier, signant ainsi sa déchéance, ou bien, au contraire, la chance de le léguer aux générations futures.

Le XIXe siècle voit la région bouleversée par des affaires retentissantes secouant le monde de la bourgeoisie locale : affaire Tournebut, relative à la chouannerie normande, ou le drame du château de Jeufosse [13]. En 1840, on rend hommage aux cendres de l’Empereur glissant par la Seine vers Paris.

On accueille Louis-Philippe, mais bientôt, de décembre 1870 à mars 1871, Gaillon subit la botte prussienne. En cette triste occasion, le mot de Victor Hugo resta célèbre : "les Gaillonnais sont à l'Allemagne ce que Cicéron était à Rome : peu d'amour, bien trop de dédain".

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune voit l'installation d'un camp pour les internés politiques et de droit commun, et de transit pour les Juifs raflés.

Au début 1942, Pierre Semard est transféré au camp d'internement de GaillonTpuis Évreuxcmme otage aux autorités allemandes, il est fusillé le 7 mars 1942

.Résumé de l’histoire de la ville en quelques dates[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gaillon

De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
- -      
1832 - Magloire Delamotte    
- -      
1838 - Jean Jacques Christophe Carville    
- -      
- - Adolphe de Dion    
1873 - Lefebvre    
1874 - Armand Augustin Huel    
- -      
mars 2001 mars 2008 Serge Champey UMP  
mars 2008 en cours Bernard Le Dilavrec PS Retraité de l'enseignement

Gaillon est chef-lieu du canton de Gaillon, suivant la réforme territoriale de 2015.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 7 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 925 1 050 1 022 1 143 1 143 2 596 2 856 3 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 578 3 340 3 219 3 335 3 474 3 488 3 198 3 206 3 016
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 769 2 479 2 612 2 622 1 836 2 023 1 968 2 393 2 562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
3 152 3 604 4 318 5 845 6 303 6 861 6 813 7 052 7 224
2013 - - - - - - - -
7 117 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 24,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 25,1 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 18,7 %).
Pyramide des âges à Gaillon en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,3 
75 à 89 ans
7,0 
11,9 
60 à 74 ans
11,0 
17,2 
45 à 59 ans
18,8 
19,6 
30 à 44 ans
18,8 
24,5 
15 à 29 ans
25,1 
22,3 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Statue de Pierre Mendès-France - Gaillon (Eure) - par Barrientos (Chili)
    Statue de Pierre Mendès-France - Gaillon (Eure) - par Barrientos (Chili)
    Château de Gaillon, sur des bases du Xe siècle, remanié plusieurs fois jusqu'en 1707. Le château et une partie du parc sont classés au titre des monuments historiques en 1862 et 1965[20].
  • Maison à pans de bois du XVIe siècle, place de l'église, avec décors sculptés sur bois en façade, classée au titre des monuments historiques en 1943[21].
  • Église Saint-Ouen des XIIIe et XVIIIe siècles, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[22].
  • Chantrerie (ancienne) et collégiale du château de Gaillon, dites Cour Bourdon, place de l'église.
  • Oratoire Saint-Jean-Baptiste des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[23].
  • Colonie pénitentiaire (ancienne) dite des Douaires, de la seconde moitié du XIXe siècle, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[24].
  • Manoir de l'Aunay, ou l'Aunaie, probablement du XVIIe siècle, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[25].
  • Lavoir, probablement de la seconde moitié du XVIIIe siècle, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[26].
  • Maison du XVIe, rue du Four à Baon, avec portail remarquable, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[27].
  • Château du Mont-Martin[28].
  • Nombreuses maisons anciennes.
  • Collégiale Saint-Antoine (ancienne) du XIIIe siècle, détruite au XVIIIe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

L'imprimerie-papeterie Jules Sery (par suite sa veuve) laisse sa trace au travers d'une collection de cartes postales locales mais et aussi d'ouvrages d'instruction.

Centre d'expédition des Belles Lettres.

Festival[modifier | modifier le code]

  • Gaillon organise un festival de peinture, le Festival Aquarell'Eure[29], qui se déroule la première semaine de juin.

Les objectifs de l'ADAGGE [30] (Association pour la Diffusion des Arts Graphiques à Gaillon et ses Environs), organisatrice du festival sont multiples. D’une part, pour les artistes :

  • promouvoir l’aquarelle, faire mieux connaître ce médium
  • disposer d’un événement important dans la moitié Nord de la France. Les grandes manifestations nationales liées à l’aquarelle sont exclusivement organisées dans la moitié Sud.
  • permettre les rencontres entre artistes internationaux et aquarellistes amateurs régionaux

Et d’autre part, pour le public :

  • permettre au public normand, parisien, etc.,… d'avoir des expositions de haut niveau à proximité
  • créer un événement phare afin de faire mieux connaître la ville et la région
  • participer au développement de l’activité touristique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Lemaire (1598 - 1659), dit Lemaire-Poussin, peintre, y est mort.
  • Israel Silvestre (1621 - 1691), dessinateur prolifique ayant laissé nombre d'illustrations de châteaux français, dont celui de Gaillon
  • Noël Argonne, dit Dom Bonaventure d'Argonne (1634-1704), né à Paris, moine chartreux d'Aubevoye, état dans lequel il décède le 28 janvier 1704.

Passé de garnison militaire[modifier | modifier le code]

Un détachement du 74ème régiment d’infanterie caserné à Rouen occupe les lieux en 1901 (quartier Pélissier).

Les hommes de la 8ème compagnie du 28° régiment d'infanterie, stationnés dans l'ancienne maison centrale, assurent le défilé du 14 juillet 1903 dans un uniforme "prototype" proposé pour supplanter la tenue comportant le pantalon "Garance" [31].

A partir de 1915, un centre d’instruction d’officiers sous-lieutenants auxiliaires, infanterie (CISLA I) [32] y est organisé, ayant pour objet la réorganisation de l’armée belge, de la rééquiper et de former les cadres, après les ravages provoqués par les premiers mois de la Première guerre mondiale. Une tombe d'un soldat belge est incorporée au carré militaire du cimetière communal.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Evelyne Thomas, "Gaillon, chronologie de la construction", dans L'architecture de la Renaissance en Normandie, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (30 septembre - 4 octobre 1998), Presses universitaires de Caen, 2003, t.1, p. 153 à 161.
  • Monique Chatenet, Evelyne Thomas, "Le château de Georges Ier d'Amboise à Gaillon", dans L'architecture de la Renaissance en Normandie, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (30 septembre - 4 octobre 1998), Presses universitaires de Caen, 2003, t.2, p. 13 à 30.
  • Élisabeth Chirol, Le Château de Gaillon : un premier foyer de la Renaissance en France, M. Lecerf, Rouen, 1952.
  • Thierry Garnier, Mémoires de deux Cités, Gaillon historique et mystique (t.1 & 2), M2G éd., 2005.
  • Jean Mineray, préface de Michel De Decker, Gaillon, un château, des villages, des histoires ... , éditions Bertout, Luneray, 1984. 311 p. ISBN 2-86743-023-2
  • Jean Mineray, Récits et documents pour servir à l'histoire de Gaillon et d'alentour, éditions Bertout, Luneray, 1991. 255 p. ISBN 2-86743-125-5
  • Yvette Sémard, préface de Gilles Perrault, En souvenir de l'avenir. Au jour le jour dans les camps de Vichy 1942-1944. La Petite Roquette, les camps des Tourelles, d'Aincourt, de Gaillon, de La Lande et de Mérignac, éditions L'Arbre verdoyant, Montreuil, 1991. 197 p. ISBN 9782867180224

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 114
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968.
  3. ibidem
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, p. 842, n° 14695 (lire en ligne) [1]
  5. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  6. Étymologie du terme gué
  7. « Les anciens noms révolutionnaires des communes de l'Eure », sur http://www.eure.gouv.fr,‎ (consulté le 21 juillet 2016)
  8. Revue Persée
  9. Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire - Société des amis de la Bibliothèque nationale et des grandes bibliothèques de France - 1860
  10. Comptes de dépenses de la construction du château de Gaillon - Deville - 1850 - page ii
  11. a et b Comptes de dépenses de la construction du château de Gaillon - Deville - 1850
  12. « Le Mercure de Gaillon », sur Dictionnaire des journaux (1600-1789),‎ édition révisée 1991 (consulté le 12 mars 2016)
  13. « Jeufosse », sur ville-saintaubinsurgaillon.fr (consulté le 12 mars 2016)
  14. « Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur la vie de Pierre Mendès France, Gaillon, mardi 18 octobre 1988 », sur http://discours.vie-publique.fr,‎ (consulté le 2 juin 2016)
  15. Banque du Blason
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
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