Gaillon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Eure
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Eure.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

 Ne pas confondre avec Gaillon-sur-Montcient [1] dans le département des Yvelines.
Gaillon
La ville vue du château.
La ville vue du château.
Blason de Gaillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Bernard Le Dilavrec
2014-2020
Code postal 27600
Code commune 27275
Démographie
Gentilé Gaillonnais
Population
municipale
7 059 hab. (2014)
Densité 693 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 38″ nord, 1° 20′ 01″ est
Altitude Min. 8 m – Max. 144 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Gaillon

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Gaillon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gaillon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gaillon

Gaillon est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Ses habitants sont les Gaillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Gaillon est située en vallée de Seine, qui borde ses zones d'activités industrielles vers Aubevoye puis s'étend jusqu'aux coteaux boisés bordant la vallée.

Gaillon est à 13 km des Andelys, à 14 km de Vernon, à 16 km de Louviers, à 18 km de Val-de-Reuil, à 23 km d'Évreux et à 41 km de Rouen.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gaillon[2]
Le Val d'Hazey (comm. dél. de Sainte-Barbe-sur-Gaillon) Le Val d'Hazey (comm. dél. d'Aubevoye) Port-Mort
Gaillon[2]
Saint-Julien-de-la-Liègue Saint-Aubin-sur-Gaillon Saint-Pierre-la-Garenne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le « ru du canal » ou « ravine du Hazey », affluent de la Seine.

Économie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gaillon[modifier | modifier le code]

Le nom gaulois du site est inconnu. En tout cas, les Romains n'ont jamais nommé, pas plus qu'ils n'ont nommé le moindre lieu dans la région, le lieu Castiliorum, Castilio qui sont des formes médiévales latinisées du français Chastillon / Châtillon, normand Castillon / Catillon qui évoquent la présence d'un château.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gaillo, Guaillum, Wallio au XIIe siècle, Gaallonii en 1195, Gaillonem en 1196[3].

Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il s'agit du nom de personne germanique *Wadal[4]. Ernst Förstemann (de) cite l'anthroponyme Wadilus, suivi du suffixe -o /-one de localisation[5].

Ernest Nègre suggère l'emploi d'un autre nom de personne germanique Gailo pris absolument[6].

Cependant, la forme Wallio pour Gaillon et de Wallonio pour son homonyme Gaillon-sur-Montcient dans les Yvelines, ainsi que l'existence du hameau Gailloncel dérivé de Gaillon, désigné Waillonchel en 1231, implique le rejet de cette explication, en effet, elle ne peut pas rendre compte du W- initial. Le passage de [w] à [g] est un phénomène phonétique régulier en français (voir l'étymologie de gagner, garder, guetter, gué, etc.), elle n'a cependant pas affecté les dialectes d'oïl septentrionaux dans lesquels [w] est resté tel quel, avec cependant une évolution postérieure en [v] en normand septentrional. L'isoglosse [v] / [g(u)] passe légèrement au nord de Gaillon (parallèlement à la ligne Joret), ainsi les communes de l'Eure situées plus au nord ont-elles conservé le W- initial devenu V-, comme dans Verclives (Eure, Warcliva vers 1025) ou Vascœuil (Wascoilus 876, Guascolium XIIe siècle).

François de Beaurepaire indique en outre que le mode de composition avec le suffixe -o / -one de la proposition d'Albert Dauzat est tout à fait inusuel avec un nom de personne germanique[1].
Il suggère donc un rapprochement avec Wail (Pas-de-Calais, Wadhil 1066), Gaël (Ille-et-Vilaine, Wadel 816) que Maurits Gysseling considère comme issus de wadellu(m) « passage à gué ». Il est lui-même dérivé du vieux bas francique *wad que certains spécialistes [7] considèrent aussi comme probable étymologie du terme gué.

Il serait dans ce cas suivi du suffixe -o / -one et signifierait « lieu du gué ». D'ailleurs, Gaillon est traversé par le ruisseau du Hazey en provenance de Sainte-Barbe-sur-Gaillon[1].

Antérieurement à la Révolution française, on rencontre l'appellation de Gaillon-l'Archevêque, ce qui entraîne peu après 1789 le changement (provisoire) de nom en Montagne-sur-Gaillon[8].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

  • Hydrographie : ruisseau de Grammont ; fontaine de la Colonie.
  • Bois : bois de Grammont ; bois de Rouen ; bois Saint-Paul.
  • Hameaux et écarts : Angreville (toponyme du type Angerville, devenu Angreville par métathèse) ; les Artaignes ; l'Aunaie (ferme) ; le Clos Morice ; les Douaires (ferme) ; Gailloncel (forme normande Waillonchel en 1231) ; la Garenne ; les Granges Dîmes ; Mont Martin ; la Muette (ancienne forme de « meute ») ; Notre-Dame de la Garenne ; les Sables ; le Val d'Any (ferme).
  • Autres toponymes : les Carreaux ; les Crayons ; Croix Gilles Philippe ; les Jardins de Bas (ancien parc du Château) ; le Pot à l'Eau ; ravin des Préaux (vallon) ; les Trente Acres (sablière).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une ville gallo-romaine ?[modifier | modifier le code]

Temple gallo-romain (fanum) d'Oisseau-le-Petit (Sarthe), dont des vestiges semblables ont été mis au jour à Saint-Aubin-sur-Gaillon.
Château de Gaillon - entrée.
La place de l'église Saint-Ouen. En arrière-plan, le château.
La tour-clocher en façade de l'église Saint-Ouen.

Sans remonter à la Préhistoire qui laissa pourtant quelques traces en notre contrée[9], c’est au cours de l’époque romaine que l'on peut apprécier un regroupement de populations dans la vallée et surtout sur les hauteurs : en effet, Saint-Aubin-sur-Gaillon est peut-être la ville gallo-romaine des origines.

Alphonse-Georges Poulain y a exhumé des bains publics et des petits temples gallo-romains[10],[11]. D'ailleurs, avec l'avènement du christianisme, Saint-Aubin fut longtemps paroisse mère de Gaillon. Par contre, l'archéologie moderne n'a pas révélé de trace d'un oppidum celtique à l'endroit du château local. En outre, on ne trouve aucun vestige archéologique qui ait pu être documenté relatif à la présence d'un castrum du Bas-Empire romain sur les sites de Saint-Aubin ou du château de Gaillon.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Un château ducal destiné à défendre la frontière de Normandie contre le roi de France est édifié vers le XIe siècle et il fait alors partie de tout un système de fortifications majoritairement construites le long de l'Epte côté normand (Malassis, Gasny, Baudemont, Écos, Château-sur-Epte, Gamaches, etc.), mais aussi entre Eure et Seine (rive gauche) parmi lesquelles Gaillon.

En 1192, au terme d'un accord conclu entre Philippe Auguste, le roi de France, et Jean Sans Terre, le roi d'Angleterre et duc de Normandie, Gaillon passe sous la domination du roi de France, au même titre que le Vexin normand et quelques autres places fortes, dont Évreux. Jean Sans Terre n'est qu'un roi suppléant pendant la captivité de son frère Richard Cœur de Lion, mais dès sa libération et son retour en terre normande en 1194, ce dernier récupère quelques-unes de ses possessions après avoir défait le Capétien à Fréteval, mais pas Gaillon ni Vernon que Richard perd au terme d'un traité avec Philippe. C'est pourquoi il consolide ses positions en faisant construire Château-Gaillard aux Andelys sur l'autre rive de la Seine. Ce n'est cependant qu'en 1204, après la chute de la place forte et la conquête de toute la Normandie qui s'ensuit, que Gaillon est définitivement rattachée au domaine royal français.

Article détaillé : Lambert Cadoc.

En 1194, Philippe Auguste confie la défense du château de Gaillon au chef mercenaire Lambert Cadoc et à ses troupes. Il lui en fait don en 1197 pour le remercier de ses faits de guerre. Lambert Cadoc est seigneur de Gaillon de 1197 à 1219[12].

En 1207 et 1208, Philippe Auguste rend visite à Lambert Cadoc au château de Gaillon. La forteresse contient à cette époque de nombreuses machines de guerre : 3 balistes à tourniquet, 13 balistes à deux pieds, et 8 balistes à étriers[13].

En 1219 ou 1220, Philippe Auguste reprend le château par la force et jette Lambert Cadoc en prison[14].

L’amitié entre deux hommes va engendrer la célébrité de Gaillon. En effet, saint Louis (Louis IX), roi de France, possède le manoir féodal, vestige de l’ancien château fort des ducs de Normandie, attribué à Lambert Cadoc, à l'origine des armes de Gaillon. Le bon roi ne s’intéresse guère à cette propriété et c’est grand plaisir qu’il fait à son ami Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, en lui cédant tours et murailles médiévales contre une rondelette somme d’argent et en échange de viviers et des moulins de Rouen (1262)[14].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les archevêques se succèdent sur le siège épiscopal de Rouen. En 1453, l’un d’eux, Guillaume d'Estouteville, célèbre bâtisseur normand, entreprend la construction de ce qu’il devient convenable de nommer un château.

En 1494, son successeur, Georges d'Amboise, futur légat du Pape et premier ministre de Louis XII, grand mécène des arts, féru d’Italie, est la chance de Gaillon. Charles II d'Amboise de Chaumont, son neveu, accueille souvent le prélat en sa qualité de vice-roi de Lombardie, et notamment à Gaglianico, où une fresque a pour décor le château normand.

Le cardinal d'Amboise entreprend, dès 1500 jusque vers 1509, la réalisation d’un palais qui devient le premier château de la Renaissance en France : vastes bâtiments accompagnés de galeries et de jardins, dont le Lydieu est alors la perle. Il dépense pour 50 000 livres pour la réalisation du château. Il reçoit en 1508 la visite du roi Louis XII et de son épouse Anne de Bretagne. Gaillon fonctionne comme une cour en miniature.

Les successeurs du cardinal d'Amboise s’efforcent de maintenir le château dans le meilleur état possible, y apportant même des embellissements.

En 1563, Monseigneur de Bourbon fonde la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance dans la plaine d’Aubevoye, en complément logique de son palais.

Pendant ces temps, les visiteurs célèbres se succèdent à Gaillon : Charles IX et sa mère Catherine de Médicis, Henri III, le fils de cette dernière, Margot, prétendante d'Henri IV [15], Henri IV, plus tard Louis XIV, le chancelier Séguier, monseigneur de Harlay (1643-1644), mécène des lettres, auteur du Mercure de Gaillon [16], y sont reçus royalement, accompagnés qu’ils sont de la fine fleur des gentilshommes du moment.

Quant à l'archevêque fils du ministre Colbert, Jacques Nicolas, il fait adjoindre les lieux d'une orangerie par les soins qualifiés de Jules Hardouin-Mansart et remodeler les jardins par Le Nôtre, tandis que le dernier résidant (contemporain de la Révolution), le cardinal de La Rochefoucauld, y reçoit, le 14 juillet 1785, Benjamin Franklin en chemin vers Le Havre d'où il doit s'embarquer pour définitivement s'en retourner, malade et âgé, vers son pays et, le 28 juin 1786, le roi Louis XVI, de retour de Cherbourg.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le château, bien de l’Église, devient bien national. Il est mis en vente en 1792. Son nouveau propriétaire le dépèce et met en vente les éléments sculptés. Alexandre Lenoir, conservateur du musée des Petits Augustins de Paris, fait remonter certaines pièces de l’édifice dans la cour des Beaux-Arts (1801). Le reste du château devient sous Napoléon Ier un pénitencier, signant ainsi sa déchéance, ou bien, au contraire, la chance de le léguer aux générations futures ... tandis que le 11 décembre 1840, on rend hommage aux cendres de l’Empereur glissant par la Seine vers Paris.

Le XIXe siècle voit la région bouleversée par des affaires retentissantes secouant la bourgeoisie locale : affaire Tournebut, relative à la chouannerie normande (1809), ou le drame du château de Jeufosse (1856-1857) [17] qui a défrayé la presse régionale dans ses chroniques judiciaires [18].

On accueille Louis-Philippe, mais bientôt, de décembre 1870 à mars 1871, Gaillon subit la botte prussienne. En cette triste occasion, le mot de Victor Hugo resta célèbre : « les Gaillonnais sont à l'Allemagne ce que Cicéron était à Rome : peu d'amour, bien trop de dédain »[réf. nécessaire].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune voit l'installation d'un camp pour les internés politiques et de droit commun, et camp de transit pour les Juifs raflés.

Au début 1942, Pierre Semard est transféré au camp d'internement de Gaillon puis à Évreux où, comme otage des autorités allemandes, il est fusillé le 7 mars.

Résumé de l’histoire de la ville en quelques dates[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gaillon

De gueules à la tour d'or ouverte et maçonnée de sable[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 - Pierre Bisson de la Roque   seigneur des Rotoirs
- -      
ca 1830 - Victor Rusé   filateur
1832 - Magloire Delamotte    
- -      
1838 1851 Jean Jacques Christophe Carville   médecin
1851        
         
1856   François Prosper Anquetin   comm. spéciale
  - François Prosper Anquetin   comm. spéciale
  13/12/1862 François Prosper Anquetin   comm. spéciale
16/12/1862 10/02/1871 (†) Félix Marie Leblanc   directeur de la maison centrale
11/02/1871 06/1871 Pierre Eugène Lefebvre   interim
20/06/1871 04/02/1874 Pierre Eugène Lefebvre    
02/1874 04/1874 Jacques Riberpray   interim
17/04/1874 17/02/1878 Armand Augustin Huet [24]   notaire, conseiller général
04/03/1878 19/06/1879 Adolphe Théophile Léopold Percepied   nommé par décret
06/1879 08/1879 Etienne Parfait Bourdon   intérim
09/08/1879 07/02/1881 Etienne Parfait Bourdon    
24/03/1881 17/02/1882 Henri Alexandre Cartier   Louis Ferdinand Renard
02/1882 11/1882 Louis Ferdinand Renard   intérim
30/11/1882 06/09/1883 François Anselme Berthon    
09/1883 05/1884 Louis Ferdinand Renard   intérim (°28/08/1824-†30/12/1912)
22/05/1884 31/05/1900 (†) Jacques Riberpray Républicain  
05/1900 29/03/1912 Léon Monnier Républicain  
22/05/1912 ... Jean-Charles Pareau    
1914 1918 Camille Rouen    
- -      
1967 1992 Maurice Maire PSU puis PS conseiller général
- -      
mars 2001 mars 2008 Serge Champey UMP  
mars 2008 en cours Bernard Le Dilavrec PS Retraité de l'enseignement

Gaillon est chef-lieu du canton de Gaillon, suivant la réforme territoriale de 2015.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 059 habitants, en diminution de -2,28 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 925 1 050 1 022 1 143 1 143 2 596 2 856 3 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 578 3 340 3 219 3 335 3 474 3 488 3 198 3 206 3 016
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 769 2 479 2 612 2 622 1 836 2 023 1 968 2 393 2 562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 152 3 604 4 318 5 845 6 303 6 861 6 813 7 224 7 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006 [28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 24,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 25,1 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 18,7 %).
Pyramide des âges à Gaillon en 2007 en pourcentage[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,3 
75 à 89 ans
7,0 
11,9 
60 à 74 ans
11,0 
17,2 
45 à 59 ans
18,8 
19,6 
30 à 44 ans
18,8 
24,5 
15 à 29 ans
25,1 
22,3 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gaillon est située dans l’académie de Rouen.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Lycée public André Malraux (1990)

Collège :

  • Georges d'Amboise (1967)
  • Simone Signoret (commune : Le Val d'Hazey)

Écoles :

  • groupe scolaire Paul Doumer (Jules Duboc architecte - 1937)
  • école des Tourterelles (maternelle) (1960)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue de Pierre Mendès-France, par Barrientos (Chili)
  • Château de Gaillon, sur des bases du Xe siècle, remanié plusieurs fois jusqu'en 1707, ensemble Logo monument historique Classé MH (1862)) et Logo monument historique Classé MH (1965) (le parc en partie) [31].
  • Maison à colombages du XVIe siècle, place de l'église, avec décors sculptés sur bois en façade, ensemble Logo monument historique Classé MH (1943) [32].
  • Église Saint-Ouen des XIIIe et XVIIIe siècles, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel [33]. On peut y regarder La Crucifixion, vitrail en pâte de verre commandé à François Décorchemont, daté de 1954, et remonté après restauration fin 2015 par les ateliers Vincent Jaillette de Bayeux.
  • Chantrerie (ancienne) et collégiale du château de Gaillon, dites Cour Bourdon, place de l'église.
  • Oratoire (non visible) Saint-Jean-Baptiste des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel [34].
  • Colonie pénitentiaire (ancienne) dite des Douaires, de la seconde moitié du XIXe siècle, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel [35],[36].
  • Manoir de l'Aunay, ou l'Aunaie, probablement du XVIIe siècle, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel [37].
  • Lavoir, probablement de la seconde moitié du XVIIIe siècle, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel [38].
  • Maison du XVIe, rue du Four à Baon, avec porche remarquable, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel [39].
  • Château du Mont-Martin[40].
  • Nombreuses maisons anciennes.
  • Collégiale Saint-Antoine (ancienne) du XIIIe siècle (1205), détruite au XVIIIe siècle (1772) [41], à l'emplacement de laquelle se situe l'église Saint-Ouen.

Équipements culturels et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Golf de Gaillon ;
  • Aquaval, complexe aquatique construit au début des années 2000 ;
  • Grand Forum, complexe de 4 salles construit en 2004-2005.

Économie[modifier | modifier le code]

L'imprimerie-papeterie Jules Sery (par suite sa veuve) laisse sa trace au travers d'une collection de cartes postales locales mais et aussi d'ouvrages d'instruction.

Centre d'expédition des Belles Lettres.

Festival[modifier | modifier le code]

  • Gaillon organise un festival de peinture, le Festival Aquarell'Eure[42], qui se déroule la première semaine de juin.

Les objectifs de l'ADAGGE [43] (Association pour la Diffusion des Arts Graphiques à Gaillon et ses Environs), organisatrice du festival sont multiples. D’une part, pour les artistes :

  • promouvoir l’aquarelle, faire mieux connaître ce médium ;
  • disposer d’un événement important dans la moitié Nord de la France. Les grandes manifestations nationales liées à l’aquarelle sont exclusivement organisées dans la moitié Sud ;
  • permettre les rencontres entre artistes internationaux et aquarellistes amateurs régionaux ;

Et d’autre part, pour le public :

  • permettre au public normand, parisien, etc. d'avoir des expositions de haut niveau à proximité ;
  • créer un événement phare afin de faire mieux connaître la ville et la région ;
  • participer au développement de l’activité touristique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Lemaire (1598 - 1659), dit Lemaire-Poussin, peintre, y est mort.
  • Israel Silvestre (1621 - 1691), dessinateur prolifique ayant laissé nombre d'illustrations de châteaux français, dont celui de Gaillon.
  • Noël Argonne, dit Dom Bonaventure d'Argonne (1634-1704), né à Paris, moine chartreux d'Aubevoye, état dans lequel il décède le 28 janvier 1704.
  • Jean-Baptiste Gauthier (né à Louviers en 1685), théologien [44],[45], y est décédé en 1755.
  • Henri Périer de Lahitolle (1832-1879), polytechnicien, inventeur du modèle de canon qui porte son nom, y est né.
  • Jacques Riberpray (1832-1900), maire, conseiller général, député de l'Eure. Chevalier de la Légion d'honneur du 14 juillet 1891 - Membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.
  • Léon Lindet (1857-1929), chimiste, y est décédé.
  • Henri Anatole Colin (1860-1930), docteur en médecine, aliéniste, en poste à Gaillon, entre 1894 et 1901 [46], notamment auprès des aliénés de la maison centrale. Médecin en chef des asiles de la Seine (asile de Villejuif) au moment où il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1920.
  • Alphonse-Georges Poulain (1875-1966), écrivain, peintre, archéologue, sculpteur - a fréquenté les sous-sols du château.
  • Albert Demangeon (1872-1940), géographe, né à Cormeilles, a passé son enfance à Gaillon. Il a poursuivi ses études à Évreux puis à Paris. Élève de l'École normale supérieure, professeur à la Sorbonne, il est mort à Paris en 1940.
  • Georges Wakhévitch (1907-1984), du 16 juin au 16 septembre 1984, une exposition lui rend hommage au château de Gaillon, intitulée l'univers magique de Wakhévitch.

Passé de garnison militaire[modifier | modifier le code]

Un détachement du 74e régiment d’infanterie caserné à Rouen occupe les lieux en 1901 (quartier Pélissier).

Les hommes de la 8e compagnie du 28e régiment d'infanterie, stationnés dans l'ancienne maison centrale, assurent le défilé du 14 juillet 1903 dans un uniforme « prototype » proposé pour supplanter la tenue comportant le pantalon « Garance »[47].

À partir de 1915, un centre d’instruction d’officiers sous-lieutenants auxiliaires, infanterie (CISLA I) [48] y est organisé, ayant pour objet la réorganisation de l’armée belge, de la ré-équiper et de former les cadres, après les ravages provoqués par les premiers mois de la Première Guerre mondiale.

Le comte Pierre Ryckmans fait un passage par Gaillon. En juillet 1917, René Glatigny sollicite et obtient son passage à l'infanterie. Le premier octobre 1917, il est envoyé à Bayeux (Calvados) pour y suivre les cours du centre d'instruction des sous-officiers d'infanterie (CISOI) de l'armée belge. Le 24 février 1918, il est nommé sous-officier et est envoyé au CISLA. La session de Gaillon se termine le 31 juillet. Sorti breveté, René Glatigny retourne au front où il décède des suites de blessures les jours suivant le 28 septembre 1918.

Une plaque commémorative témoigne de ce centre de formation militaire historique ; elle est visible à l'entrée du château. Par ailleurs, la tombe d'un soldat belge est incorporée au carré militaire du cimetière communal.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Évelyne Thomas, « Gaillon, chronologie de la construction », dans L'architecture de la Renaissance en Normandie, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (30 septembre - 4 octobre 1998), Presses universitaires de Caen, 2003, t.1, p. 153 à 161.
  • Monique Chatenet, Evelyne Thomas, « Le château de Georges Ier d'Amboise à Gaillon », dans L'architecture de la Renaissance en Normandie, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (30 septembre - 4 octobre 1998), Presses universitaires de Caen, 2003, t.2, p. 13 à 30.
  • Élisabeth Chirol, Le Château de Gaillon : un premier foyer de la Renaissance en France, Rouen, M. Lecerf, 1952.
  • Thierry Garnier, Mémoires de deux Cités, Gaillon historique et mystique (t.1 & 2), M2G éd., 2005.
  • Thierry Garnier, Gaillon, collection Mémoire en Images, éditions Allan Sutton, avril 2004, (ISBN 978-2842539436).
  • Jean Mineray, préface de Michel de Decker, Gaillon, un château, des villages, des histoires…, Luneray, éditions Bertout, 1984, 311 p. (ISBN 2-86743-023-2)
  • Jean Mineray, Récits et documents pour servir à l'histoire de Gaillon et d'alentour, Luneray, éditions Bertout, 1991, 255 p. (ISBN 2-86743-125-5)
  • Yvette Sémard (préface de Gilles Perrault), En souvenir de l'avenir. Au jour le jour dans les camps de Vichy 1942-1944. La Petite Roquette, les camps des Tourelles, d'Aincourt, de Gaillon, de La Lande et de Mérignac, Montreuil, éditions L'Arbre verdoyant, 1991, 197 p. (ISBN 978-2867180224)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 114
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968.
  5. ibidem
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, p. 842, no 14695 (lire en ligne) [1]
  7. Étymologie du terme gué
  8. « Les anciens noms révolutionnaires des communes de l'Eure », sur http://www.eure.gouv.fr,‎ (consulté le 21 juillet 2016)
  9. Comme l'ont montré des fouilles réalisées à Saint-Pierre-d'Autils
  10. Alphonse-Georges Poulain - Campagne de fouilles des années 1910-1911 - Revue Persée -
  11. Alphonse-Georges Poulain - Campagne de fouilles des années 1912-1913 - Revue Persée suite-
  12. Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire - Société des amis de la Bibliothèque nationale et des grandes bibliothèques de France - 1860
  13. Comptes de dépenses de la construction du château de Gaillon, Deville, 1850, page 11
  14. a et b Comptes de dépenses de la construction du château de Gaillon, Deville, 1850
  15. En souvenir de laquelle une sente porte le nom de Reine Margot.
  16. « Le Mercure de Gaillon », sur Dictionnaire des journaux (1600-1789),‎ édition révisée 1991 (consulté le 12 mars 2016)
  17. Hameau de la commune de Saint-Aubin-sur-Gaillon - L'historien Michel de Decker a consacré un ouvrage à cette affaire en 1996 : La Bête Noire du Château de Jeufosse, éditions Bertout, La Mémoire Normande (ISBN 2-86743-256-1)
  18. « Jeufosse », sur ville-saintaubinsurgaillon.fr (consulté le 12 mars 2016).
  19. Adolphe Thiers Histoire de la Révolution française, Paris, Lecointre et Durey, 1823-27, volume 2, pages 206-207) [2]
  20. Jean Étienne Beaunier (5 février 1846 à Château-Renault-18 janvier 1933, 88 rue du Bac à Paris), nommé chevalier de la Légion d'honneur à 80 ans passé en 1927 « Notice LH/156/72 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  21. Notice sur la maison centrale et l'asile des aliénés de Gaillon, par Étienne Beaunier,… souvenir offert à MM. les membres du Congrès pénitentiaire international, à l'occasion de leur visite à Gaillon, le 7 juillet 1895.
  22. « Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur la vie de Pierre Mendès France, Gaillon, mardi 18 octobre 1988 », sur http://discours.vie-publique.fr,‎ (consulté le 2 juin 2016)
  23. Banque du Blason
  24. « notice LH/1318/69 », base Léonore, ministère français de la Culture
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  29. « Évolution et structure de la population à Gaillon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  30. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  31. « Château de Gaillon », notice no PA00099427, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Maison à colombages », notice no PA00099428, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Église paroissiale Saint-Ouen », notice no IA00017633, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Oratoire Saint-Jean-Baptiste », notice no IA00017638, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Prison dite colonie pénitentiaire », notice no IA00017636, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Enfants en Justice, la colonie des Douaires, lire en ligne [3]
  37. « Manoir », notice no IA00017635, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Lavoir », notice no IA00017639, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Maison », notice no IA00017648, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Carte postale du château », sur http://images.google.fr,‎ non daté (consulté le 25 mars 2016)
  41. « Collégiale Saint-Antoine », notice no IA00017634, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. http://aquarelle-eure-festival.over-blog.com
  43. « Association Pour La Diffusion Des Arts Graphiques À Gaillon Et Ses Environs », sur http://adagge.fr/ (consulté le 11 mai 2016)
  44. Notamment au service de Mgr Colbert, évêque de Montpellier
  45. Denis Diderot, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers, sociétés typographiques, (lire en ligne), p. 417 (tome 20 - LIG/MAQ)
  46. « notice n° 19800035/265/35400 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  47. « Gaillon : La vie de château... pas pour tout le monde », sur http://www.limpartial-andelys.fr,‎ (consulté le 21 juillet 2016)
  48. « Tombe belge dans le carré militaire français », sur http://www.bel-memorial.org (consulté le 21 juillet 2016)