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Jean-Marc Morandini

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Jean-Marc Morandini
Image illustrative de l'article Jean-Marc Morandini
Jean-Marc Morandini le 8 avril 2009 à l'inauguration de la Foire du Trône à Paris en tant que parrain de l'édition 2009.

Surnom JMM
Naissance (50 ans)
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste, animateur de radio et de télévision et producteur
Médias
Télévision NRJ 12
Radio Europe 1

Jean-Marc Morandini, né le à Marseille[1], est un journaliste, animateur de radio et de télévision et producteur français.

Après avoir notamment animé l'émission Tout est possible sur TF1 de 1993 à 1997, il se spécialise dans la couverture de l'actualité des médias. Outre l'animation d'un blog depuis 2005, il travaille sur la station de radio Europe 1 entre et . Après six ans sur Direct 8 de 2006 à 2012 avec son émission Morandini !, il arrive sur NRJ 12 pour animer quotidiennement l'émission Vous êtes en direct d' à , puis brièvement #Morandini: télé, people, buzz, à la rentrée 2013.

Biographie

Famille, formation et débuts

Jean-Marc Morandini est né d'un père ingénieur en télécommunications d'origine corse, Laurent Morandini, et d'une mère secrétaire d'origine sarde[2].

Dès l'âge de 10 ans, le métier de présentateur de télévision l'intéresse. À la fin de sa scolarité, il obtient son bac S et poursuit en réussissant son BTS commercial. Sa mère l'inscrit en école de journalisme. Pendant son service militaire, il intègre le Service d'informations et de relations publiques des armées (SIRPA)[3] comme agent administratif.

Diplômé de l'École de journalisme et de communication de Marseille[4], il fait ses débuts à la radio dans les années 1980 à Radio Star à Marseille[5], puis travaille comme reporter de 1986 à 1987 pour le journal Le Méridional, et présente le journal de 13 h sur FR3 Midi-Pyrénées[6].

Carrière

En 1988, Jean-Marc Morandini devient journaliste et envoyé spécial sur la nouvelle chaîne La Cinq, où il sera ensuite présentateur et rédacteur en chef[6]. En 1992, il anime une chronique « Consommation » dans Télématin sur France 2 et présente les journaux de la matinale sur NRJ[6].

Tout est possible

De à , Jean-Marc Morandini anime l'émission Tout est possible sur TF1[7],[8]. Il essuie des critiques véhémentes (en particulier de la part de Libération et de l'émission satirique Les Guignols de l'info), son émission, aux procédés jugés « racoleurs » et « voyeurs »[9] et dont la « veulerie » intellectuelle est dénoncée [10], devenant un symbole de la télé poubelle. TF1 met un terme à l'émission en déclarant que ses programmes sont « en quête de sens »[11].

Radio et site web

Jean-Marc Morandini relance sa carrière en 1998 en rejoignant le groupe NRJ pour animer une émission sur la radio musicale Chérie FM[12], dont il prendra la direction d'antenne ainsi que celle de Nostalgie[13].

Quittant le groupe en [14], il lance en le portail internet « toutestnet.com »[15]. En [16], il rejoint le groupe LV&Co de Gérard Louvin, propriétaire des radios Voltage et MFM. En , il remplace au poste de directeur général Christophe Sabot, qui rejoint le groupe Lagardère[17], avant de quitter le groupe LV&Co en pour se concentrer sur l'animation au sein de la radio RMC Info.

À partir d', il anime la tranche de la mi-journée sur RMC[18]. En , il est licencié par la station à la suite d'une interview parue dans Le Parisien, dans laquelle il critiquait sévèrement la politique menée par les dirigeants de NextRadioTV, le qualifiant de « financiers » et non de « journalistes »[19]. En , le tribunal de grande instance de Paris déboute la station qui réclamait 1,5 million d'euros de dommages et intérêts à son ancien animateur pour ses propos[20].

En , il rejoint Europe 1, pour animer une émission consacrée aux médias du lundi au vendredi entre 10 h 30 et 12 h[21].

Retour à la télévision et nouvelles émission à la radio

À partir du , parallèlement à son émission sur Europe 1, Jean-Marc Morandini anime Ça reste entre nous, un talk-show quotidien sur l'actualité people sur Match TV[22]. La chaîne disparait en .

À partir du , toujours parallèlement à son émission sur Europe 1, il présente Morandini !, une émission quotidienne d'une heure consacrée aux médias diffusée chaque soir en direct sur la chaîne de télévision Direct 8[23]. À partir de , dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007, son émission est provisoirement rallongée pour durer 90 minutes[24].

En , il reprend la tranche 11 h - 14 h sur Europe 1 avec Le Grand Direct[25]. Son émission consacrée à la télévision est réduite à une heure, mais suivie d'un talk-show de deux heures consacré à l'actualité[26],[27].

Au printemps 2008, après avoir — avec la productrice Catherine Barma — proposé une émission pour l'access prime-time de France 2 puis un magazine hebdomadaire sur les médias sur France 5[28], il choisit finalement de rester sur Europe 1 et Direct 8[29],[30] et de poursuivre ses chroniques dans Télé 7 Jours et France-Soir[précision nécessaire].

Fin 2008, ses différentes activités lui rapportent officiellement 15 000 euros par mois, voire le triple selon son entourage[4].

En , Morandini arrête sa collaboration avec France-Soir après 600 chroniques[31] pour proposer début une chronique dans Direct Soir, le quotidien gratuit du groupe Bolloré, qui contrôle également la chaîne Direct 8[32].

À partir de , tous les derniers lundis du mois en première partie de soirée sur Direct 8, il présente également Présumé Innocent, un magazine sur des faits de société[33]. En , Le Grand Direct, toujours diffusé du lundi au vendredi sur Europe 1, voit sa durée réduite de trois à deux heures trente de 11 h à 13 h 30[34].

À partir de , il ne présente plus Le Grand Direct des Médias qu'entre 11 h et 12 h, tandis que Patrick Roger reprend la présentation de la tranche de 12 h à 13 h 30, en baisse d'audiences de 8 % sur un an[35]. Désormais, il intervient également dans la matinale vers h 20 pour notamment évoquer les audiences de la veille[36]. En , l'émission consacrée aux médias sur Europe 1 voit son horaire avancé pour être diffusée de h 30 à 10 h 30[37].

Pendant l'été 2012, il quitte Direct 8, chaîne rachetée par le groupe Canal+. La dernière émission de Morandini ! est diffusée le [38]. Il rejoint NRJ 12 pour animer et produire, via sa société de production, « Ne zappez pas productions »[39], le magazine quotidien Vous êtes en direct, diffusé à partir du du lundi au vendredi en access prime-time[40],[38] à 18h30.

Morandini: télé, people, buzz

En 2013, Jean-Marc Morandini anime sur NRJ 12 #Morandini: télé, people, buzz, toujours en access prime-time du lundi au vendredi à partir de 18 h 55[41], du au , l'émission étant déprogrammée par la chaine, faute d'audience[42].

Scandales

À partir du , Jean-Marc Morandini anime sur NRJ 12 Scandales, une émission décryptant des évènements médiatiques, à l'instar de l'affaire François Hollande-Julie Gayet, la vie sentimentale de Lady Di et l'affaire de dopage concernant Lance Armstrong[43].

À la rentrée 2014, Jean-Marc Morandini comptabilise désormais 3 heures d'antennes sur Europe 1. En effet, son émission Le Grand Direct des Médias est divisée en trois parties d'une heure : Le Grand direct des médias, Le Grand direct de l'actu et Le Grand direct de la santé[44],[45].

Annonce pour I-Télé

En juin 2016, Jean-Marc Morandini est annoncé sur I-Télé pour la rentrée pour présenter la tranche info du 18 h-19 h[46], tout en restant sur NRJ12[47].

Accusations autour de sa web-série Les Faucons

Cette section est liée à un événement en cours (juillet 2016).

Les informations peuvent fréquemment changer suivant l'évolution des évènements et de l'actualité.
 

Le , Les Inrockuptibles publient une enquête[48] portant sur les castings de la web-série Les Faucons, produite par Jean-Marc Morandini. Selon l'hebdomadaire, les jeunes acteurs, âgés de 17 à 25 ans, qui postulaient pour la série, ont eu de nombreux échanges par courriel avec une certaine « Catherine Leclerc », censément la directrice de casting, qui leur demandait de fournir des photos ou des vidéos les montrant nus ou se masturbant, et suggérant même à l'un d'eux de fournir des faveurs sexuelles à Jean-Marc Morandini[48]. De plus, cette identité de « Catherine Leclerc » recouvrerait plusieurs membres de la société de production de l'animateur, la photo utilisée sur le site du casting serait en réalité celle de Sophie Junker, une chanteuse soprano belge[48]. L'animateur aurait notamment reçu lui-même un comédien dans les locaux d'Europe 1 et lui aurait demandé de se mettre nu pour le prendre en photo[48]. Les acteurs cités par l'enquête regrettent avoir participé à ce tournage, où la nudité était presque omniprésente[48]. Leurs contrats de travail font par ailleurs polémique, de nombreuses heures n'ayant pas été correctement déclarées ni payées[48],[49]. Dans la presse, Marianne parle de « proximité plus que malsaine »[50] et Télérama de « pratiques douteuses »[51]. À la suite de la publication de l’enquête, l'animateur annonce porter plainte pour diffamation[52],[53]. Contacté par Closer, il se dit également « sous le choc » devant de telles accusations, dénonçant « un papier à charge, fait pour le descendre »[54].

À la suite de ces témoignages, une autre personne déclare avoir subi en 2012 le même comportement de la part de Jean-Marc Morandini et de son assistant Kévin Vatant, affirmant avoir été, après une séance de photos réalisée au domicile de Vatant, victime d'attouchements de la part de l'animateur[55],[56].

En réaction à ces accusations, le directeur d'Europe 1, Fabien Namias, demande à Jean-Marc Morandini de rentrer de ses congés pour s'expliquer. La station demanderait sa démission, ainsi que la chaîne NRJ12, où l'animateur présente l'émission Crimes[57]. Sa rentrée médiatique sur I-Télé est également compromise par cette affaire[57].

Le , Jean-Marc Morandini organise une conférence de presse où il conteste les faits qu'on lui reproche, expliquant qu'« évidemment il y a eu des maladresses et [qu'il est] en train de [s]'en occuper, mais franchement tout cela est monté en épingle de façon pitoyable pour faire du sensationnel »[58]. Par ailleurs, il affirme avoir été victime de menaces et dénonce un chantage de la part de Marc-Olivier Fogiel, car selon lui ce dernier n'aurait pas apprécié ses articles concernant les audiences de ses émissions[59] ; il annonce qu'il va porter plainte contre lui, Matthieu Delormeau[60] et Les Inrockuptibles[61],[62]. Peu après, Marc-Olivier Fogiel annonce de son côté porter plainte contre Morandini pour « dénonciation calomnieuse et diffamation »[63], affirmant notamment que cette charge contre lui est « un écran de fumée, une tentative de diversion classique et pathétique »[64]. Matthieu Delormeau nie également être lié à cette affaire et annonce porter plainte lui aussi[59].

Dans le numéro suivant daté du , Les Inrockuptibles publie de nouvelles révélations[65], à partir de nouveaux témoignages, concernant notamment un comédien mineur sans autorisation parentale et un jeune de 15 ans avec qui Jean-Marc Morandini aurait eu des échanges inappropriés[65],[66].

L'association La Voix de l'enfant déclare se constituer partie civile dès qu'elle aura reçu les plaintes des différentes victimes[66], et sera défendue par Francis Szpiner et François Baroin[67].

Le , Europe 1 précise dans un communiqué que « d'un commun accord » l'animateur se met « provisoirement en retrait de l’antenne », tout en restant salarié de la station[68] ; il est remplacé pendant son absence par Thomas Joubert[69]. Le lendemain, L'Obs publie une enquête, révélant que les méthodes de castings reprochées à Jean-Marc Morandini avaient déjà cours en 2006[70].

Émissions télévisées en tant qu'animateur

Site internet sur l'actualité des médias

Historique

Logo de Jean-Marc Morandini
Logo de jeanmarcmorandini.com

Adresse jeanmarcmorandini.com
Description site d'actualités médias
Slogan « Toutes l'actu médias ... et bien plus encore ! »
Publicité Oui
Langue Français
Inscription Facultative
Propriétaire 100 % Jean-Marc Morandini
Lancement été 2006
État actuel actif

En , Jean-Marc Morandini crée un blog, morandini.canalblog.com[71], consacré à l'actualité des médias[72].

Ce site est l'objet de vives critiques pour avoir repris sans citer ses sources des informations et images issus d'autres blogs[73]. Fin , quelques jours avant son arrivée sur Direct 8, Jean-Marc Morandini ferme alors son blog, s'estimant attaqué par « une presse déchaînée et mal intentionnée »[74],[75].

Durant l'été 2006, Jean-Marc Morandini lance une nouvelle version de son blog à l'adresse jeanmarcmorandini.com[76].

En , Jean-Marc Morandini annonce[77] qu'il donnera sur son blog les résultats de l'élection présidentielle française dès 18 heures, soit avant l'heure légale de 20 heures[78]. Cependant, après avoir déclenché une campagne médiatique pour expliquer sa démarche, Jean-Marc Morandini renonce finalement, officiellement pour ne pas interférer avec les résultats du vote qui risquaient d'être serrés[79]. Publier les résultats de l'élection avant l'heure officielle constitue une infraction pénale passible de 75 000 euros d'amende[80].

En , présentant son blog comme « le premier site média de France »[81], il noue un partenariat avec le portail Tele7.fr, site officiel de Télé 7 Jours[82]. Ce partenariat prend fin d'un commun accord en 2009[83].

En , le site revendique un million de visiteurs uniques mensuels et plus de 25 millions de pages visitées, soit une audience quadruplée en un an[84].

En , un jury de personnalités réuni par l'hebdomadaire Challenges désigne le blog de Jean-Marc Morandini comme meilleur blog médias de France[85],[86].

Condamnations

En , Ozap.com (nouveau nom d'Imedias.biz à partir d'avril 2008[87]) annonce avoir attiré 909 000 visiteurs uniques au mois de selon Médiamétrie/Nielsen[88], ce qui place le site derrière Programme-tv.net et Programme.tv mais devant le blog de Jean-Marc Morandini dont il est le principal concurrent. Évoquant des « informations erronées » bien que confirmées par d'autres médias[89],[90], Jean-Marc Morandini affirme quant à lui être toujours « le premier blog média de France »[91]. Médiamétrie précise que l'animateur « mélange [...] des chiffres qui ne sont pas comparables »[92] en utilisant à son avantage deux chiffres calculés selon des méthodes différentes[93] et en septembre 2009, convaincue en première instance de « concurrence déloyale » pour utilisation « [d']affirmations inexactes et de chiffres mensongers »[94], la société éditrice de son blog est condamnée à verser 5 000 euros à Ozap.com pour couvrir les frais de justice[95],[96]. Jean-Marc Morandini fait appel de cette décision[94]. Fin 2009, il affirme être « très largement numéro un face à [se]s concurrents », avec près de 1,4 million de visiteurs uniques par mois[83]. En janvier 2012, peu avant le jugement en appel, un accord à l'amiable est trouvé entre les deux sites. Le blog de Jean-Marc Morandini publie un communiqué « Nous avions à l'époque commis une confusion involontaire entre les chiffres [de] deux interfaces, et rectifions aujourd'hui notre erreur, à la demande de notre concurrent, auquel nous présentons nos excuses » et verse 5 000 euros de dommages et intérêts au propriétaire d'Ozap.com[97],[98].

Après une première condamnation pour « concurrence déloyale » envers Ozap.com en 2009, le blog de Morandini est de nouveau condamné pour le même motif en novembre 2012. Le préjudice porte sur plusieurs articles signés par Emmanuel Berretta pour le site internet du Point où la Cour d'appel de Paris parle d'un « pillage quasi systématique » des informations et de « comportement parasitaire » lui ayant permis de tirer profits de ces informations sur le plan publicitaire. Il est condamné à verser 50 000 euros de dommages et intérêts au magazine[99].

La société éditrice du site Internet de Jean-Marc Morandini a été condamnée le 1er mars 2013 par la cour d'appel de Paris à verser 171 000 euros à son ancien prestataire technique, selon un arrêt consulté lundi 4 mars par l'AFP. Cette somme correspond aux recettes publicitaires que The Web Family, la société éditrice de Jean-Marc Morandini, devait reverser à son ancien prestataire entre 2010 et 2011. Interrogé par l'AFP, Jean-Marc Morandini a indiqué qu'il comptait se tourner vers la Cour de cassation[100].

Critiques contre ce blog

Selon certains internautes[101],[102], la modération des commentaires sur le site de Jean-Marc Morandini ne consiste pas seulement à supprimer les messages illégaux, mais également certains commentaires jugés trop critiques envers l'animateur ou s'opposant à ses vues[103]. « Les blogueurs peuvent nous attaquer mais si c'est du style le site est à chier, on se permet de retirer le commentaire. On ne force personne à venir consulter nos pages », explique Kévin Vatant, l'assistant de Jean-Marc Morandini chargé du blog fin 2007[104].

Le manque de modération des commentaires pose au contraire problème à certaines personnalités tel Patrick Sébastien qui déclare en 2010 : « si tu vas sur le blog de Morandini, c'est à gerber ! ». Jean-Marc Morandini lui répond : « le principe est la modération a posteriori car j'estime que les visiteurs sont des gens raisonnables. »[105].

En , l'animateur annonce sur son blog qu'il engage une action en justice contre Raphaëlle Ricci[106], professeur de Star Academy ayant eu sur W9 des mots très durs à l'encontre de l'animateur, qui l'avait critiquée à de multiples reprises sur son blog. Par ailleurs, Jean-Marc Morandini réclame 20 000 euros à imedias.biz, qui a mis en ligne une vidéo de cette intervention, pour les « préjudices moral et professionnel subis », alors que dans le même temps il n'attaque ni la chaîne qui a diffusé les propos de Raphaëlle Ricci ni l'ensemble des sites internet qui ont repris l'intervention[107]. Également spécialisé sur les informations sur les médias, Imedias.biz est le principal concurrent du blog de l'animateur[108].

Par ailleurs, le site est régulièrement accusé de plagier des articles ou des photos d'autres sites internet. Le blog a ainsi copié sans mentionner la source et sans autorisation une photo du site GuiM.fr en (enlevée ensuite à la suite d'une réclamation du site)[109], un article du site Zataz en (avec l'insertion des images hébergées sur ce site par simple copier-coller)[110], un article de MediaBB en [111] ou encore un billet de BlogiPhone en (légèrement modifié quelques heures après sa mise en ligne)[112]. Il a également plagié de petits blogs comme celui de Tux.fr[113] qui avait alors réagit sur une bourde commise lors d'une émission de TF1.

À l'été 2008, scooppeople.fr, un nouveau site consacré à l'actualité des peoples, est fermé alors que le site, « en phase de test pour quelques jours », reprenait sans autorisation des photos de diverses agences de presse[114]. Gérant de la société The People Family[115] qui édite le site[116],[117], Jean-Marc Morandini précisera à la réouverture que « ce site est tenu par des amis qui m'ont demandé de les aider financièrement pour monter leur projet, ce que j'ai fait. Mon rôle s'arrête là. Je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'impliquer dans la rédaction ou la ligne éditoriale de ce site »[118].

En mai 2011, ce blog fait l'objet de plusieurs attaques : le site est envahi de plusieurs centaines de messages d'insultes proférées à l'encontre de l'animateur[119]. En août 2011, des pirates parviennent à bloquer totalement l'accès au site pendant plusieurs jours[120],[121].

En 2012, Jean-Marc Morandini et Cyril Hanouna s'invectivent par médias interposés au sujet de la programmation de leurs émissions respectives[122],[123],[124].

Offres de rachat et vente

Propriétaire de son blog via la société The Web Family[125], Jean-Marc Morandini a refusé plusieurs offres de rachat de son site.

Ainsi en , alors qu'une insistante rumeur annonçait une offre d'achat pour un million d'euros de la part du groupe Lagardère (dont fait partie Europe 1) et que Jean-Pierre Elkabbach, à l'époque président d'Europe 1, a publiquement souhaité que le blog soit intégré au site internet de la station[126], l'animateur a indiqué que son blog n'était pas « à vendre » et annoncé qu'il recrutait un collaborateur pour alimenter le site, qui, selon lui, reçoit à l'époque 150 000 visiteurs uniques par jour[127].

En , lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes médias, Jean-Pierre Elkabbach a affirmé qu'Europe 1 percevait « une quote-part sur les recettes publicitaires du blog », ce qu'a démenti Jean-Marc Morandini, qui évoque régulièrement les articles de son site lors de son émission sur la station[128]. Selon le président d'Europe 1, il est par ailleurs nécessaire que Jean-Marc Morandini « améliore la qualité » de son blog, qui revendique 500 000 visiteurs uniques chaque mois et emploie trois salariés, mais est accusé de reprendre les informations parues dans d'autres médias.

Fin 2009, Jean-Marc Morandini indique avoir (au cours de l'année) « refusé à deux reprises de vendre le blog, en totalité ou en partie, en échange de plusieurs millions d'euros »[83].

En octobre 2011, Jean-Marc Morandini vend son blog au groupe Bolloré Médias[129]. En novembre 2011, la rédaction du blog intègre la tour Bolloré.[réf. souhaitée]

Le 21 janvier 2013, Bolloré Média vend ses parts à Jean-Marc Morandini qui redevient seul propriétaire du site jeanmarcmorandini.com [130].

Critiques

Depuis 2002 et sa reconversion dans la couverture de l'actualité des médias, Jean-Marc Morandini fait l'objet de plusieurs critiques.

L'indépendance de Jean-Marc Morandini a été contestée dans la mesure où il travaille pour des groupes partiellement spécialisés dans les médias : le groupe Lagardère sur Europe 1 et le groupe Bolloré sur Direct 8 (où son émission est produite par la société Endemol[131]). « Ma liberté de parole est totale. Mais de toute façon, à la télévision comme sur cette station, je n'ai jamais reçu le moindre coup de fil... », affirmait toutefois l'animateur en [132], avant de préciser en  : « quand j'ai une info sur Lagardère ou Bolloré, je demande l'autorisation avant de la sortir »[4].

« Il préfère le scoop à la précision », estime Télérama[4]. « Au fond, il n'a pas l'esprit journalistique, ce respect sacré de la vérité, analyse une reporter d'Europe 1. C'est plutôt un bateleur qui sait vendre une info, sinon la survendre. ». Sur son blog, certaines informations ont été présentées comme exclusives bien que plusieurs autres médias les aient relayées auparavant[133]. Télérama le qualifie d'« expert médias le plus douteux du secteur »[134].

Jean-Marc Morandini s'entoure de journalistes peu expérimentés ou de simples stagiaires[132]. « Les stagiaires, c'est la base du système Morandini. Sans ces petites mains, il ne pourrait pas cumuler autant d'activités. » souligne l'un de ses anciens collaborateurs interrogé par Télérama. Le responsable du blog est un « type charmant qui passe systématiquement tous les communiqués qu'on lui envoie », ajoute une attachée de presse de France Télévisions[4]. Fin 2009, Jean-Marc Morandini précise qu'aucun stagiaire ne travaille pour son blog, alimenté par une équipe de salariés[83].

Jean-Marc Morandini a transformé son nom en une marque utilisée par exemple dans le nom de son émission sur Direct 8 et le titre de ce blog, ce qui amène certains à juger que l'animateur a « un ego surdimensionné ». « Son blog ne fonctionne qu'autour de son nom, visible absolument partout. Rien que sur la page d'accueil, on trouve plus de quinze fois le mot « Morandini » et cinq photos de lui », s'est ainsi agacé le blogueur Luc Mandret[135]. « Sur MON blog, je parle de moi... Vous imaginez le scandale ! » ironise en réponse l'animateur[136].

La présence de Jean-Marc Morandini sur quatre supports (télévision, radio, presse écrite et internet) lui permet d'utiliser et de recycler plusieurs fois une même information. « Morandini relaie une rumeur sur son blog, la dément sur Europe 1 puis résume toute la polémique sur Direct 8. À lui seul, il fait l'actu. » explique Télérama[4].

Interventions du CSA

En , certains médias accusent l'animateur de « bidonnage » : dans le cadre d'une émission spéciale présentée par Jean-Marc Morandini sur Direct 8, à l'occasion des funérailles de Michael Jackson, deux journalistes semblent en duplex depuis Los Angeles, alors qu'ils se trouvent dans un autre studio de la chaîne à Puteaux[137],[138]. L'animateur reconnait « une connerie », qu'il attribue à une erreur d'incrustation de la part du réalisateur, tandis l'un des deux journalistes, Jean-Luc Geneste, regrette d'avoir participé à l'émission, estimant s'être fait berner[139]. En décembre 2009, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) indique être intervenu auprès de Direct 8, car « ces images, de nature à abuser les téléspectateurs, sont en contradiction avec [...] l'exigence d'honnêteté dans la présentation et le traitement de l'information »[140].

En mars 2011, le CSA adresse de nouveau une mise en garde à Direct 8 pour avoir diffusé dans l'émission Morandini ! un vidéoclip sexuellement explicite sans aucune signalétique « en méconnaissance des règles d'apparition de la signalétique jeunesse »[141].

En juillet 2013, le CSA rappelle NRJ 12 à ses obligations déontologiques, à la suite de la diffusion le 17 mai d'un reportage présenté avec la mention « en direct » alors qu'il était enregistré quelques jours plus tôt[142].

Caricatures

À l'époque de l'émission Tout est possible, de 1993 à 1997, Le Nouvel Observateur surnomme l'animateur « Morazizi » tandis que le journal télévisé satirique Les Guignols de l'info présente sa marionnette comme la « créature crétinisante » des dirigeants de la chaîne TF1[143].

Le , la marionnette de Jean-Marc Morandini a exceptionnellement remplacé celle de PPD à la présentation des Guignols de l'info[144]. La caricature de Patrick Poivre d'Arvor ne voulait pas évoquer l'actualité people (notamment la rencontre entre le président de la République française Nicolas Sarkozy et la chanteuse et ancienne mannequin italienne Carla Bruni), contrairement au personnage de l'ancien animateur de Tout est possible. En mai 2009, l'émission satirique consacre un sketch à l'animateur : à travers ses « émissions ravioli » et son blog, son personnage utilise des rumeurs pour les transformer sans vérification en informations[145].

En , l'imitateur Laurent Gerra qualifie l'animateur de « fosse septique d'Europe 1 (normal, il ramasse toutes les merdes !) » et son blog de « site de délateur, Morandini point Kommandantur ». Le site scooppeople.fr, dont l'animateur est actionnaire, a comparé en retour l'humoriste à la « dame pipi-caca de RTL »[146].

En , Le Petit Journal s'amuse sur Canal+ du rachat de Direct 8 par la chaîne cryptée et parodie Jean-Marc Morandini comme un adepte du bronzage par lampe à rayons ultraviolets, du blanchiment des dents et des implants capillaires, obsédé par le clash, le buzz et la télé-réalité[147],[148].

Depuis le début de l'année 2013, Jean-Marc Morandini est régulièrement imité par Nicolas Canteloup dans La revue de presque sur Europe 1 et dans l'émission Après le 20H c'est Canteloup sur TF1[149],[150].

Revenus

En 2011, Jean-Marc Morandini déclare gagner pour toutes ses activités audiovisuelles près de 19 000 euros par mois[151].

En 2014, invité de l'émission C à vous sur France 5, il confie à Anne-Sophie Lapix gagner 9 000 euros bruts par mois à la radio. En revanche, il ne dévoile pas les revenus qu'il tire de ses prestations sur NRJ 12.

Le , dans son émission Le grand direct, face à Samuel Étienne, il donne son salaire mensuel de 19 000 euros en tant qu'animateur radio et télé[152].

Publications

  • Le Bal des faux-culs, Paris, Éditions L'Archipel, , 258 p. (ISBN 2-84187-572-5)
  • L'enfer du décor, Paris, Éditions L'Archipel, , 325 p. (ISBN 2-84187-678-0)
  • Télé-vérité : Parents, vos enfants sont en danger !, Paris, Éditions L'Archipel, , 232 p. (ISBN 2-84187-799-X)
  • Télé, l'implosion : Chronique d'un désastre annoncé, Paris, Éditions L'Archipel, , 305 p. (ISBN 2-84187-988-7)

Notes et références

  1. (en) Jean-Marc Morandini sur l’Internet Movie Database
  2. « Les stars: Jean-Marc Morandini », sur Gala.fr (consulté le 10 février 2011)
  3. Matthias Gurtler, « Jean-Marc Morandini », sur VSD,‎
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