Doubs (département)

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Doubs
Doubs (département)
Doubs (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Besançon
Sous-préfecture(s) Montbéliard
Pontarlier
Président du
conseil général
Claude Jeannerot (PS)
Préfet Stéphane Fraticci
Code Insee 25
Code ISO 3166-2 FR-25
Code Eurostat NUTS-3 FR431
Démographie
Gentilé Doubien ou Doubiste
Population 529 103 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Superficie 5 234 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 35
Intercommunalités 30
Communes 594

Le département du Doubs [du][1] est un département français de la région Franche-Comté qui tient son nom de la rivière Doubs. Son chef-lieu est la ville de Besançon, qui est également la préfecture de région, et il dispose de deux sous-préfectures, les villes de Montbéliard et de Pontarlier. Les habitants du Doubs sont appelés les Doubien(ne)s ou les Doubistes, les deux termes étant utilisés. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 25.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Doubs.
Le Doubs, premier cours d'eau du département

Situation[modifier | modifier le code]

Le Doubs fait partie de la région Franche-Comté, dont il occupe le centre et l'est: il est bordé au sud et à l'ouest par le département du Jura, au nord par les départements de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort et à l'est par les cantons suisses de Vaud, de Neuchâtel et du Jura. Il s'étend sur une superficie de 5 234 km2, soit environ un tiers de la superficie totale de la région. Le Doubs appartient au Massif du Jura, massif calcaire d'altitude moyenne, et présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien: monts, vaux, cluses, combes bordées de crêts. Son point culminant est le Mont d'Or qui culmine à 1 463 mètres d'altitude ; l'autre point majeur est le Morond à 1 419 m. On peut distinguer trois régions. À l'ouest, la plaine de la Haute-Saône et son relief accidenté façonné par les eaux. Le centre est, lui, principalement une région de hauts plateaux calcaires ; quant à l'est, la montagne domine le département ; elle est composée de hauts plateaux mais cependant ses sommets restent modestes. Du point de vue hydrographique, le Doubs cumule 1 645 kilomètres de cours d'eau dont les principaux sont le Doubs, l'Ognon, la Loue, l'Allan, le Dessoubre et le Lison, et 718 hectares de plans d'eau dont le Lac de Saint-Point, le Lac de Remoray et le Lac de Chaillexon.

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Doubs.

Éloigné de l'influence régulatrice de l'océan, le département possède une forte influence continentale, neige et fortes gelées l'hiver, sècheresses et chaleur l'été ponctués par des pluies pouvant être orageuses. Les orages sont particulièrement fréquents et violents dans le Haut-Doubs.

La principale particularité du climat de ce département de vallées, plateaux et montagne est sa grande variabilité aussi bien au cours d'une saison que d'une année sur l'autre.

Le Doubs est un des départements les plus froids de France, mais aussi l'un des plus chauds à altitude comparée. L'amplitude entre la température annuelle la plus froide et la plus chaude atteint plus de 70° : 76,7° à Mouthe, 71,2° à Pierrefontaine-les-Varans, 60,9° à Besançon. Le climat est donc plus continental que montagnard sur le Massif du Jura.

Records mini: -41° à Mouthe (936 m), -32,0° à Pontarlier (830 m), -32,0° au Russey (885 m), -31,9° à Pierrefontaine-les-Varans (709 m), -20,7° à Besançon (307 m).

Records maxi: 40,2° à Besançon (307 m); 39,6° à l'Isle-sur-le-Doubs (292 m); 39,3° à Pierrefontaine-les-Varans (709 m) ; 36,7° à Pontarlier (830 m) ; 35,7° à Mouthe (936 m).

Ville Record mini (°C) Record maxi (°C) Temp. moyenne (°C) Quantité de pluie et neige par an Nb de jours avec > 2,5L/m² par an
Besançon -20.7 40.2 10.2 1109 108
Isle-sur-le-Doubs -25.0 39.6 9.2 1110 107
Le Russey -32.0 36.0 6.1 1347 114
Montbéliard -23.8 36.5 9.6 1036 99
Mouthe -41 35.7 5.7 1706 117
Pierrefontaine-les-Varans -31.9 39.3 7.9 1319 116
Pontarlier -32.0 36.7 7.5 1471 123
Source: Météo France

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Doubs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Coupé ondé, en 1 d'azur semé de billettes d'or au lion couronné du même, armé et lampassé de gueules, issant de la partition et brochant sur le tout, et en 2 d'or à la fasce ondée d'azur. »

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Jadis peuplé par les Séquanes, peuple celtique de l'est de la Gaule, le territoire du Doubs fut sous domination romaine jusqu'au Ve siècle avec pour métropole Vesontio. Le christianisme a très tôt été introduit dans la région par le premier évangélisateur de Franche-Comté : Saint-Ferréol et son frère le prêtre Saint Ferjeux, fondateurs de l'Église de Besançon. Ils furent martyrisés en 212.

Maximilien Ier conquit par le mariage la province en 1477

Envahie ensuite par les Burgondes, la région fut rattachée au royaume d'Arles lors de l'établissement de la féodalité. C'est au XIe siècle qu'est fondée le comté palatine de Bourgogne, à la fois convoité par le roi de France et l'Empereur. Puis le comté fut rattaché à la France au XIVe siècle lors du mariage de Philippe V avec la comtesse de Bourgogne Jeanne II. C'est ainsi qu'elle partagera alors son histoire avec le Duché de Bourgogne, gardant néanmoins une autonomie certaine.

Plus tard, le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien de Habsbourg, fit tomber en 1477 la région sous les mains des rois d'Espagne de la maison d'Autriche, cela malgré l'intervention militaire du roi Louis XI. Arrivé au XVIe siècle et XVIIe siècle du protestantisme malgré le très fort ancrage du catholicisme à la région qui sera ravagée par les Suédois de Saxe-Weimar pendant la Guerre de Trente Ans mais finalement, en 1678, le Comté redevient français après signature du Traité de Nimègue, cédée par l'Espagne. Il va connaître alors une prospérité économique de par son autonomie relative.

Le département du Doubs a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793, et la principauté de Montbéliard (qui avait précédemment fait partie du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin) en 1816.

Le Consulat installe le Conseil général et le préfet en 1800 puis 48 ans plus tard, en instaurant le suffrage universel, la Seconde République permet à chaque canton d'élire son conseiller.

La commune du Cerneux-Péquignot est annexée par le canton de Neuchâtel en application du Traité de Paris en 1814. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes et suisses de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Durant la Seconde Guerre mondiale, les maquis du Lomont jouèrent un rôle important dans la Résistance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Le département du Doubs, terre de tradition catholique, a longtemps été marqué à droite de l'échiquier politique français, avant que la gauche n'exerce une influence de plus en plus grande à partir de la deuxième moitié du XXe siècle dans les espaces urbanisés de Besançon et Montbéliard, tandis que les régions montagneuses du Haut-Doubs restent fortement ancrées à droite. Ainsi, le conseil général dirigé par la droite sans discontinuer de 1913 à 2004 a basculé la gauche depuis cette date.

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Le Doubs a donné plusieurs hommes politiques de premier rang à la France, parmi celles qui sont nées dans le département on peut citer Yves Jégo (1961- ), Secrétaire d'État à l'Outre-Mer de 2008 à 2009, Dominique Voynet (1958- ), Ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de 1997 à 2001, Paulette Guinchard-Kunstler (1949- ), secrétaire d'État aux personnes âgées de 2001 à 2002, Jules Jeanneney (1864-1957), président du Sénat de 1932 à 1940, Jules Viette (1843-1894), Ministre de l’Agriculture de 1887 à 1889 et des Travaux Publics de 1892 à 1893.

Parmi les personnalités ayant été élues ou nommées dans le Doubs, on peut citer Pierre Moscovici, Claude Guéant, Huguette Bouchardeau, Edgar Faure, Jean Minjoz, Roland de Moustier.

Le conseil général[modifier | modifier le code]

La gestion du département du Doubs est assurée par le conseil général, placé sous l'autorité de son président élu par les trente-cinq conseillers généraux, eux-mêmes élus dans chaque canton.

Administration[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

L'État est représenté dans le Doubs par le préfet du département, département divisé depuis 1800 en trois arrondissements, respectivement de Besançon, de Montbéliard et de Pontarlier, dans chacun desquels se trouve un sous-préfet, chargé d'assister le préfet de département.

Les arrondissements sont respectivement divisés en 15, 12 et 8 cantons. En zone urbaine, une commune recouvre parfois plusieurs cantons, alors qu'en zone rurale, un canton comprend plusieurs communes et au chef-lieu duquel se trouvent localisés un certain nombre de services administratifs (gendarmerie, trésorerie, etc.).

Le département comporte 594 communes.

Enfin, de nombreuses communes se réunissent dans 30 intercommunalités, afin de coopérer dans un ou plusieurs domaines comme l'eau, les ordures, les infrastructures, les transports, le développement économique, l'aménagement du territoire ou l'urbanisme, sous l'autorité d'un conseil communautaire, élu par les conseils municipaux parmi les conseillers municipaux concernés, lequel élit ensuite son président.

Les trois sénateurs du Doubs sont élus par les représentants des conseils municipaux, par les conseillers généraux, conseillers régionaux et députés, élus dans les cinq circonscriptions législatives du département.

Enfin, à l'échelon local, chaque maire et son conseil municipal gèrent la commune correspondante, et les intercommunalités sont gérées par les conseils communautaires et leur président.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Doubs.

Le Doubs a une population de 522 685 habitants et une superficie de 5 234 km². La capitale, donc préfecture, est Besançon et ses deux sous-préfectures sont Montbéliard et Pontarlier. Le département concentre la population, l'emploi et les services de la Franche-Comté. En effet, deux des trois plus grandes agglomérations régionales sont situées dans le Doubs : Besançon (254 000 habitants) et Montbéliard (150 000).

Les habitants du Doubs sont les Doubistes ou les Doubiens. Cependant, le conseil général du département opte pour Doubiens

Évolution de la population
1801 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
216 226 291 331 306 176 310 895 311 056 303 156 302 123 298 953 298 517
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
300 019 285 086 296 663 305 576 304 892 298 342 327 268 384 968 426 458
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
471 082 477 163 484 770 499 062 516 157 529 103 - - -
(Sources : INSEE et cassini)
Évolution démographique du département du Doubs entre 1872 et 2005 (source:Insee)
Ville Population (2010)
Besançon 116 914
Montbéliard 25 875
Pontarlier 18 456
Audincourt 14 825
Valentigney 11 388
Morteau 6 700
Bethoncourt 5 971
Seloncourt 5 922
Baume-les-Dames 5 315
Grand-Charmont 5 194
Valdahon 5 088
Mandeure 4 933
Saint-Vit 4 707
Pont-de-Roide 4 468
Villers-le-Lac 4 435
Maîche 4 355
Ornans 4 188
Sochaux 4 060
Hérimoncourt 3 750
Bavans 3 573
Étupes 3 564

De 1990 à 1999, la population du département a cru à un rythme annuel de 3,23 ‰ (3 % au total). Pendant la même période, le nombre de logements s’est accru au total de 12 % et la population active de 3,7 %. Ces évolutions ne sont pourtant pas uniformes ; le dynamisme touche notamment les bassins d'emploi et la zone frontalière à la Suisse. Au travers de quelques difficultés économiques entre 1990 et 1999, le Doubs a vu ses emplois offerts en zones urbaines et en Suisse-même devenir déterminants.

L’accroissement démographique du Doubs est le plus fort de tous les départements français. On y trouve près de 3 % d’habitants supplémentaires et a dépassé les 500 000 habitants. La longévité et l'affaiblissement de la natalité tendent cependant à changer la structure de la population puisque la proportion des moins de 20 ans a fortement chuté ces 10 dernières années. À l'inverse, les personnes âgées ont fortement augmenté en nombre et représentent une personne sur cinq de la population doubiste alors qu'ils ne représentaient qu’une personne sur sept en 1975. La population la plus jeune se concentre autour des villes, en particulier Pontarlier et Besançon, qui accueille de nombreux étudiants. Le statut de ville universitaire de Besançon joue très fortement sur la migration intra comme extra-régionale et accueille des jeunes d'autres départements de la région. Cependant, les jeunes diplômés quittent souvent leur lieu d'études, ce qui explique le déficit des 18/24 ans.

Sur la période 1999-2006, la croissance est encore plus rapide, avec un taux d’accroissement annuel moyen de 4,8 ‰.

Éducation et société[modifier | modifier le code]

Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La faune du Doubs est relativement riche et jouit notamment du retour du lynx. Les autres principales composantes de la faune sont la vache montbéliarde, le cheval comtois, le tétras, le chamois, le faucon pèlerin et l'hermine. Il existe aussi deux plantes très présentes sur le territoire du département, la gentiane jaune et l'orchis.

Sites et espèces protégées[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Fort de son industrie, le Doubs est le premier département de Franche-Comté pour le commerce en cumulant à lui seul plus de la moitié des exportations ainsi que des importations franc-comtoises. Le taux de chômage y est de 8,9 % et on dénombrait en 2005 pas moins de 19 795 entreprises et établissements[2]. Le Doubs est aussi le 18e département français (sur 100) à l'échelle nationale pour son PIB de 23 386 par habitant.

En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevait à 19 019 euros, cachant des disparités importantes des Terres-de-Chaux (13 260) aux Hopitaux-Neufs (31 709).

Emploi, chômage et entreprises[modifier | modifier le code]

Le poids du pôle urbain Montbéliard-Belfort, essentiellement dédié à l'automobile et au TGV, est fondamental dans l'économie du département. Le site industriel Peugeot-Citroën de Sochaux est le premier (toutes industries confondues) de France avec 13 841 salariés en septembre 2006.

Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, un pôle de compétitivité national y a pris son siège, le Pôle des microtechniques.

Emploi et chômage[3]
Emploi total (salarié + non salarié) au lieu de travail en 1999 204 219
Dont emploi salarié 181 979
Variation de l'emploi total taux annuel moyen entre 1990 et 1999 + 0,39
Emploi total estimé au lieu de travail au 31 décembre 2004 214 332
Nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au 31 décembre 2005 20 639
Taux de chômage (au sens du BIT) au 31 décembre 2005 8,9 %
Entreprises[4]
Nombre d'établissements au 1er janvier 2005 19 795
Industrie 2 697
Construction 2 437
Commerce et réparations 5 276
Services 9 385

Activité[modifier | modifier le code]

La population active a connu une hausse plus importante que celle de la population. Le taux d’activité s’établit désormais à 45 % de la population totale contre 44 % en 1990. Il est le résultat d'une croissance élevée du taux d'activité des femmes entre 25 et 59 ans mais aussi d'une baisse pour les hommes et les femmes de 15 à 24 ans. Le fait que les femmes ont conservé leur activité a contribué à réduire l’écart avec le taux d’activité des hommes, toujours supérieur. Le taux de salariat s'est vu renforcé pour atteindre 90 % des actifs occupés, soit 10 points de plus que les autres départements de la région. Cette population active est essentiellement concentrée autour des pôles urbains (Besançon, Montbéliard...) mais beaucoup trouvent aussi en Suisse un débouché intéressant et la bande frontalière jouit d'un taux d’activité très élevé. Le nombre d’actifs avec un emploi et résidant dans les communes péri-urbaines a augmenté de plus de 15 % alors qu'il baisse de plus de 3 % pour les habitants des villes de plus de 10 000 habitants.

Commerce[modifier | modifier le code]

Taux de couverture
Doubs Franche-Comté France
2000 2,11 2,21 0,95
2001 2,10 2,03 1,07
2002 2,28 2,27 0,98
2003 2,31 2,22 1,05
2004 1,99 1,92 ND
Échanges commerciaux du Doubs (en millions d'€)[5]
2001 2002 2003 2004
Importations 2 085 2 153 2 178 2 309
Exportations 4 373 4 923 5 032 4 590

Le Doubs est le premier département commercial extérieur de Franche-Comté[6]. À lui seul il représente 55 % des exportations de la région contre 21 % par la Haute-Saône, 13 % par la Territoire de Belfort et 11 % par le Jura. Il en va de même des importations puisque 52 % d'entre elles sont du Doubs, 19 % de Haute-Saône, 15 % du Territoire de Belfort et enfin 14 % du Jura.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans le Doubs.

Le tourisme dans le Doubs est essentiellement familial. On y trouve quelques pôles sportifs, comme la station de Malbuisson au bord du lac Saint-Point, dédiés notamment au VTT, au ski de fond, à l'équitation, au kayak, à la pêche... De plus, le relief karstique du département offre des opportunités à la spéléologie. Le seul point de ski alpin notable se situe à Métabief, même si beaucoup de communes rurales ont leurs propres infrastructures constituées de petites remontées mécaniques à vocation familiale.

Métabief, station de montagne du Doubs

L'activité touristique du Doubs représente près de 40 % de celle de la région et 1 % à l'échelle nationale. Avec plus de 15 000 emplois liés à cette activité et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, le tourisme et les loisirs ne constituent pour autant que 5 % du produit brut départemental. Le Conseil régional, conscient de l'enjeu qu'apporte le développement touristique dans le Doubs, a entrepris sur la période 2003 - 2006 une stratégie de développement du tourisme.

Conscient de l'enjeu du développement de l'économie touristique, le Conseil général a engagé une réflexion avec le Comité départemental du tourisme du Doubs afin de construire une stratégie de développement pour la période 2003-2006, notamment à travers:

  • la constitution d'un pôle touristique pour structurer la vallée du Haut-Doubs autour du lac Saint-Point et Malbuisson, et de la station de ski de Métabief.
  • un soutien spécifique à chaque projet qui apporterait une retombée économique locale directe.
  • un renforcement concernant l'hébergement avec une montée en gamme.
  • une dynamique de développement concernant les produits sports et loisirs.
Le village de Lods, l'un des plus beaux de France

Le département offre aussi de nombreux sites et monuments d'exception dont les plus remarquables sont la Citadelle de Besançon, la Saline royale d'Arc-et-Senans, le Château de Joux, le village de Lods, le Château de Montbéliard, etc...

Dans un cadre plus naturel, le département n'est pas en reste et propose aux visiteurs de nombreux détours:

  • Lacs et rivières

on note en particulier la Vallée des deux lacs (Lac Saint-Point, et Lac de Remoray) et leurs nombreuses plages telle la plage des Perrières et la plage des Landes à Malbuisson, le village phare touristique du lac Saint-Point, et les plages de plage de Remoray, la plage du Port, celle des Grangettes et enfin la plage de Chaon.

  • Grottes

on y trouve de nombreuses grottes dont certaines aménagées spécialement pour les visiteurs, les plus notables étant le Gouffre de Poudrey, la Grotte de la Glacière et la Grotte d'Osselle.

  • Espaces naturels

il y a aussi de nombreux espaces naturels puisque le Doubs reste un département très vert: il existe la Réserve naturelle du Lac de Remoray, le Val de Consolation, le Saut du Doubs qui reste le premier site naturel mais aussi les Échelles de la Mort. Le Haut-Doubs assure lui aussi de très belles échappées naturelles comme son point culminant, le Mont d'Or ou la source de la Loue.

D'un point de vue plus global et sommaire, le Doubs possède[7]:

  • 1150 km de pistes de ski nordique
  • 60 km de ski alpin
  • 2300 km de sentiers de petite randonnée
  • 850 km de sentiers de grande randonnée
  • 1600 km de sentiers VTT balisés
  • 50 musées et expositions permanentes
  • 13 châteaux et monuments
  • 3 grottes
  • 25 églises remarquables

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 4,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Doubs dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Culture[modifier | modifier le code]


Arts[modifier | modifier le code]


Patrimoine[modifier | modifier le code]


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]


Personnalités liées au département[modifier | modifier le code]

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Personnages historiques

Artistes et intellectuels

Scientifiques, inventeurs et industriels

Sportifs

Cinéma

Musique

Personnages fictifs

En relation avec le département

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Le Doubs, quelques points générauxINSEE
  3. Source INSEE
  4. Source INSEE
  5. Économie du Doubs
  6. Commerce Extérieur
  7. Le Doubs, Tout savoir sur le département Site officiel du conseil régional

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hoffmann, Michael, Die französischen Konservativen in der katholischen Provinz. Parteigenese und politische Kultur im Doubs (1900-1930) (Frankfurt am Main u.a., Peter Lang, 2008) (Moderne Geschichte und Politik, 22).
  • Fumey, Gilles, Le Doubs est pour moi une idée plus qu'un paysage, in Libération, 16 août 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]