Hervé Morin

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Hervé Morin
Hervé Morin au Pentagone, le 31 janvier 2008.
Hervé Morin au Pentagone, le 31 janvier 2008.
Fonctions
Président du conseil régional de Normandie
En fonction depuis le
Élection
Prédécesseur fusion des régions Haute-Normandie et Basse-Normandie
Laurent Beauvais (intérim)
Président du Nouveau Centre
En fonction depuis le
Prédécesseur Parti créé
Député de la 3e circonscription de l'Eure
En fonction depuis le
Réélection
Groupe politique UDF, NC
Prédécesseur Ladislas Poniatowski
Successeur Marc Vampa
Ministre de la Défense
19e ministre de la Défense de la Ve République
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Michèle Alliot-Marie
Successeur Alain Juppé
Maire d'Épaignes
En fonction depuis le
Prédécesseur Pierre Duboc
Conseiller général de l'Eure
(élu dans le canton de Cormeilles)
Prédécesseur Myrtil Viquesnel
Successeur Claude Hamon
Prédécesseur François Thiron
Successeur Myrtil Viquesnel
Biographie
Nom de naissance Hervé Jacques Louis Morin
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Pont-Audemer (Eure)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF-PR, UDF, NC, UDI
Diplômé de Université de Caen
IEP de Paris
Université Panthéon-Assas
Profession Administrateur des services de l'Assemblée nationale

Hervé Morin, né le à Pont-Audemer (Eure), est un homme politique français.

Député de la 3e circonscription de l'Eure de 1998 à 2007 et président du Nouveau Centre depuis 2008. Il est aussi maire en fonction d'Epaignes. Il est ministre de la Défense des deux premiers gouvernements François Fillon (2007-2010). Il a souhaité se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012, puis s'est rallié à Nicolas Sarkozy. Il est élu président du conseil régional de Normandie en janvier 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Son père, gaulliste, dirige une entreprise de maçonnerie en Normandie. Ses grands-pères sont tous deux agriculteurs et maires à tendance mendésiste[1].

Après avoir redoublé sa seconde et sa première, et avoir été renvoyé de l'internat du lycée public de Deauville, puis d'un lycée privé de Caen à deux mois du baccalauréat[1], il abandonne son désir de reprendre la ferme familiale auquel s'oppose son père, et se lance dans des études supérieures à l'université de Caen[2]. Il sort diplômé de l'IEP de Paris, et obtient une maîtrise de droit public à Assas.

Il devient administrateur des services de l'Assemblée nationale (1987-1993 et 1998). Hervé Morin est chargé de cours à Paris Descartes de 1989 à 1995.

En parallèle de son mandat de député, il est avocat, mais n'ayant pas le temps d'exercer, s'est fait omettre du Barreau[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Élu local puis national[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal d'Épaignes en 1989, il est élu au conseil général de l'Eure en 1992 pour le canton de Cormeilles.

Il devient maire d'Épaignes en 1995. Délégué au Sivom de Cormeilles, il préside la communauté de communes du canton de Cormeilles à partir de 1995.

Élu au Sénat, Ladislas Poniatowski choisit Hervé Morin en 1998 pour lui succéder comme député dans la 3e circonscription de l'Eure[1]. Il est élu, et prend la présidence du groupe Union pour la démocratie française (UDF) à l'Assemblée nationale de 2002 à 2007[1].

Militant de la réunification de la Normandie, il est président de l'Association pour la réunification de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie de 1999 à 2007, et est à l'origine du serment d'Épaignes prêté le . Il réaffirme régulièrement son attachement à cette question[4].

En 2014, il est réélu maire d'Épaignes dès le premier tour avec 71,97 % des voix.

Conseiller de François Léotard[modifier | modifier le code]

En parallèle, il devient en 1993 conseiller technique chargé des relations avec le Parlement, des affaires domaniales et des questions d'environnement, au cabinet de François Léotard, ministre d'État et ministre de la Défense.

Chargé de mission auprès de François Léotard, député du Var et président de l'UDF entre 1995 et 1997, Hervé Morin devient secrétaire national puis vice-président exécutif de ce parti de 1999 à 2007. Délégué général de l'UDF, chargé du projet en 2000, il est porte-parole de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2002[2].

Présidentielle et législatives de 2007[modifier | modifier le code]

Lieutenant de François Bayrou, il s'implique fortement dans la campagne électorale du candidat centriste pour la présidentielle en 2007. Pourtant, à l'issue du premier tour, il s'oppose à la stratégie de troisième voie du président de l'UDF et appelle à voter pour Nicolas Sarkozy[1], entrainant avec lui les trois quarts des députés centristes[2].

En , pour les élections législatives, Hervé Morin présente sous les couleurs du Parti social libéral européen des membres de sa famille ainsi que ses employés, ce qui fait polémique[5],[6]. Pour Hervé Morin : « Tous les partis agissent de la même façon, il ne faut pas être naïf ni hypocrite. Il n'y a aucune combine. Il faut bien savoir que ce sont les législatives qui permettent aux partis politiques de subsister puisque l'État alloue 50 000 € par député et par an à chaque parti. Et chaque suffrage rapporte 1,63 € par candidat »… à la condition de présenter au moins 50 candidats. Parmi ses proches ainsi présentés figurent : son épouse, Catherine Broussot-Morin, avocate, dans la 3e circonscription des Hautes-Pyrénées, son neveu Julien Morin dans la 4e circonscription de la Seine-Maritime, son frère Philippe Morin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Micheline Morin comme suppléante dans la 2e circonscription de l'Ariège, son attaché de presse, ses secrétaires, sa collaboratrice chargée d'Internet ainsi que son chauffeur.

Seuls 43 candidats du PSLE ont dépassé la barre des 1 %, insuffisant pour obtenir le financement public du parti. Hervé Morin décide de s'affilier à un parti de Polynésie, le Fetia Api, bénéficiant d'une législation propre aux partis ultra-marins, un chèque-emploi permettant de toucher 45 000 € annuels pour chaque élu député. Avec 23 parlementaires affiliés, plus de 900 000 € seront perçus[7].

Formation du Nouveau Centre[modifier | modifier le code]

Le 29 mai 2007, la création du parti, ainsi que son nom d'usage « Le Nouveau Centre », ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans Le Monde du 30 mai. Du Parti social libéral européen reste la raison sociale mais le parti n'y fait plus référence.

Il contribue ainsi à la fondation d'un nouveau parti de centre-droit, le Nouveau Centre, dont il est élu président avec 87 % des voix, le , lors de son congrès fondateur à Nîmes[8]. Il constitue ainsi le pôle centriste de la majorité présidentielle face au MoDem de François Bayrou[2].

Le 23 juin 2009, Hervé Morin présente, lors d'une conférence de presse, la Déclaration des droits fondamentaux numériques à la Fondation pour l'innovation politique.

Lors du deuxième congrès du Nouveau Centre, qui se déroule les 12 et à Tours, il est réélu président du parti à 93,40 % des suffrages, face à Tayeb Touazi[9]. Les commentateurs politiques le présentent alors comme possible candidat à l'élection présidentielle de 2012. Le 2 décembre 2012, lors du congrès de Valence, il est confirmé dans sa présidence du Nouveau Centre, avec 94,18 % des suffrages.

En 2012, sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo, le Nouveau Centre et Hervé Morin intègrent le parti unificateur UDI afin que ce dernier parti soit candidat aux élections présidentielles.

Ministre de la Défense[modifier | modifier le code]

Hervé Morin avec Robert Gates, en 2010.

Le , il est nommé ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon.

Dans les câbles révélés par Wikileaks, les diplomates américains de l'ambassade à Paris se félicitent de sa nomination au ministère de la Défense : « Proche de l'ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les États-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés »[10].

Il conduira une réforme des structures considérable du Ministère présentée en 2008 permettant de réduire les coûts de fonctionnement pour les consacrer à l'investissement et à l'amélioration de la rémunération des militaires. Il réussira, en multipliant les rencontres européennes, à sauver le programme d'avion de transport militaire A400M.

Réélu député de l'Eure au premier tour le avec 50,05 % des voix, il démissionne aussitôt, étant reconduit le dans le gouvernement Fillon II.

Son installation à l'hôtel de Brienne est difficile, « son manque de tenue, son ton gouailleur, son apparente désinvolture insupportent », irritant les militaires plus habitués au style strict de son prédécesseur, Michèle Alliot-Marie[1].

Lors de la publication en juin 2008 du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, des officiers généraux et supérieurs des armées de terre, mer et air via le collectif Surcouf avaient publié dans le Figaro du 19 juin 2008 une tribune très critique contre les options retenues, annonciatrices selon eux d'un « déclassement militaire »[11],[12]. Le ministre de la Défense a vigoureusement récusé ces accusations[13].

Il a engagé un plan de réduction des effectifs de 50 000 postes. Il a fait fermer les centres chargés de calculer les soldes et a engagé l'adoption du logiciel de gestion des paies Louvois en dépit « des risques de rupture de continuité de la fonction solde »[14]. Hervé Morin s'en est défendu en indiquant : « j'ai préparé la décision mais je n'ai pas appuyé sur le bouton ». Son successeur, Gérard Longuet soutiendra : « Lorsque je suis arrivé, les appels d'offres étaient passés et le processus était engagé »[14]. Une question ultérieure d'Hervé Morin, redevenu député à son lointain successeur socialiste à propos du système Louvois provoquera des moqueries à l'Assemblée nationale[15].

En tant que ministre de la Défense, il prépare et fait voter la loi du , dite « Loi Morin », sur la reconnaissance des victimes des essais nucléaires français en Polynésie française et au Sahara algérien. Elle reconnaît de façon historique et officielle les dommages sanitaires causés par les expérimentations nucléaires. Cependant le premier décret d'application se révèle rapidement trop restrictif et le président de la République prend l'engagement début 2011 de publier un nouveau décret élargissant les zones géographiques et la liste des maladies éligibles. Il joue également un rôle, avec son homologue britannique Liam Fox, dans la négociation des traités de Londres le par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron afin de renforcer la coopération franco-britannique dans le domaine de la défense.

Il a été mis en cause en juillet 2014 par son successeur socialiste, Jean-Yves Le Drian, qui, en réaction aux prises de position soutenues par Hervé Morin, a répondu « Quand je suis arrivé, j’ai pris son héritage […]. Et qu’est ce qu’il y avait dans l’héritage de M. Morin ? Il y avait d’abord le système des soldes des soldats, qu’on appelle le système Louvois, un système invraisemblable qui faisait que ce système des soldes était fait pour payer les soldats alors qu’il ne les payait pas et si vous parlez du moral des troupes aujourd’hui, c’est en partie parce qu’il y a ce système de fabrication Morin. Et puis, les drones dont on avait tant besoin qu’il n’a pas achetés. Et puis les avions ravitailleurs, dont on a tant besoin et qu’il n’a pas commandé. Et puis les bases de défense qu’il a organisées de manière invraisemblable avec une complexité administrative »[16].

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Logotype utilisé dans le cadre de sa campagne.

Le , il annonce officiellement sa volonté d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012[17]. Alors qu'il est crédité de moins de 1 % des intentions de vote en janvier 2012, plusieurs cadres de son parti ne lui apportent pas leur soutien[18]. Le 16 février 2012, il annonce qu'il retire sa candidature et soutiendra Nicolas Sarkozy[19].

Union des démocrates et indépendants[modifier | modifier le code]

Fin juin 2014, il se déclare candidat à la présidence de l'UDI, à la suite de la démission de Jean-Louis Borloo[20]. Il se qualifie pour le second tour mais est battu, à son issue, par Jean-Christophe Lagarde.

Début avril 2015, il prend position contre certaines dispositions du projet de loi relatif au renseignement dont il juge « le champ d'application beaucoup trop large » car il « couvre la totalité de la vie de la collectivité nationale »[21],[22].

Président du conseil régional de Normandie[modifier | modifier le code]

Hervé Morin est partisan de la grande Normandie comme union de la Basse et de la Haute-Normandie. Il s'abstient cependant lors du vote du projet de loi sur la réduction du nombre de régions métropolitaines, qui prévoit notamment la fusion des deux régions normandes tandis que six des sept députés normands votant contre la fusion des régions appartiennent au groupe UMP[23],[24]. Il aurait souhaité que Caen devienne capitale régionale[25] avec une répartition des pouvoirs entre Caen, Rouen et Le Havre. Le gouvernement ayant choisi la métropole rouennaise comme chef-lieu de région[26], il souhaite alors que Caen devienne le siège du conseil régional[27].

Il se présente comme tête de liste aux élections régionales de 2015 dans cette même région. La liste d'union de la droite qu'il conduit l'emporte de justesse au second tour, avec 36,4 % des voix, face à la liste de gauche (36,1 %) et la liste FN (27,5 %)[28].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a quatre enfants, deux filles et deux garçons[29],[30]. Passionné de chevaux, il élève des pur sangs dans son haras de l'Eure. En 2007, il vend l'un deux, Literato, à l'émir de Dubaï. Il a publié en 2014 - Albin Michel - Lettre à Alma écrit lorsque sa compagne était enceinte de son quatrième enfant.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Nathalie Raulin, « Rire aux armes », Libération, 9 novembre 2007
  2. a, b, c et d « Hervé Morin », lci.tf1.fr, 21 mai 2008, mis à jour le 15 novembre 2010
  3. « Les déclarations d'intérêts des parlementaires dévoilées », lefigaro.fr, 24 juillet 2014.
  4. Entretiens Politiques Normands sur TVNormanChannel, Hervé Morin ».
  5. Jacques Hardouin, « Morin présente sa famille, sa secrétaire et son chauffeur », Le Parisien, 31 mai 2007.
  6. François Gaytte, « L'esprit de famille d'Hervé Morin », Libération, 24 mai 2007.
  7. Louis Cabanes, « Nouveau Centre, parti fantôme », Bakchich, 20 mai 2010.
  8. « Hervé Morin élu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 17 mai 2008.
  9. « Hervé Morin réélu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 13 juin 2010.
  10. Rémy Ourdan, « WikiLeaks : Nicolas Sarkozy, "l'Américain" », Le Monde, 30 novembre 2010.
  11. « Livre blanc sur la défense : une espérance déçue », sur Le Figaro (consulté le 26 octobre 2015)
  12. (fr) « L'embarrassante affaire Surcouf - leJDD.fr », sur LeJDD.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  13. « Morin rappelle à l'ordre les officiers du groupe Surcouf », sur www.lexpress.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  14. a et b (fr) « Pourquoi Le Drian a été contraint d'en finir avec Louvois, le logiciel de paie de l'armée », sur Challenges, https://plus.google.com/+challenges (consulté le 26 octobre 2015)
  15. « Quand Hervé Morin découvre le scandale Louvois… », sur Armée Média (consulté le 26 octobre 2015)
  16. « M. Le Drian répond vertement à Hervé Morin, son prédécesseur au ministère de la Défense », sur Zone Militaire (consulté le 26 octobre 2015)
  17. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/2012-herve-morin-officialise-sa-candidature-a-la-presidentielle_1055462.html
  18. Les cadres du Nouveau centre lâchent Hervé Morin, France Inter le 24 janvier 2012
  19. Lefigaro.fr
  20. Hervé Morin, interviewé par Jean-Baptiste Garat, « Hervé Morin : "Pourquoi je suis candidat à la présidence de l'UDI" », Le Figaro, lundi 23 juin 2014, page 4.
  21. Jacques Follorou, « Renseignement : « On a profité du drame du 7 janvier pour que ce texte arrive au débat » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. « Loi Renseignement : la fronde des opposants se propage », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  23. (fr) « Rouen [Infographie] Fusion des Régions : ce qu'ont voté les députés de Normandie », sur Normandie-actu, https://plus.google.com/103413918691202525736 (consulté le 26 octobre 2015)
  24. (fr) « Rouen [Réactions] Réunification de la Normandie, c'est voté ! Lever de drapeau, à Rouen », sur Normandie-actu, https://plus.google.com/103413918691202525736 (consulté le 26 octobre 2015)
  25. « Hervé Morin favorable à Caen comme future capitale régionale de Normandie », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 4 août 2015)
  26. « Rouen devient la capitale provisoire de la nouvelle Normandie », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 4 août 2015)
  27. « Redécoupage régionale : Rouen est élue capitale, Caen attend le siège de la région » (consulté le 4 août 2015)
  28. http://elections.interieur.gouv.fr/regionales-2015/28/28.html
  29. Clara Baillot, « Hervé Morin, papa pour la quatrième fois », sur gala.fr, Gala,‎ (consulté le 4 mars 2014).
  30. « Hervé Morin écrit à sa fille », in Le Figaro, encart « Culture », lundi 30 septembre 2013, page 49.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]