Hervé Morin

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Hervé Morin
Illustration.
Hervé Morin en 2010.
Fonctions
Président des Régions de France
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 27 jours)
Élection
Prédécesseur Philippe Richert
Président du conseil régional de Normandie
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 14 jours)
Élection
Prédécesseur Nicolas Mayer-Rossignol
(Haute-Normandie)
Laurent Beauvais
(Basse-Normandie)
Président des communauté de communes
du canton de Cormeilles puis Lieuvin Pays d'Auge
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 6 jours)
Prédécesseur Pierre Duboc
Président du Nouveau Centre
puis des Centristes[N 1]
En fonction depuis le
(12 ans et 20 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Parti créé
Ministre de la Défense

(3 ans, 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I et II
Prédécesseur Michèle Alliot-Marie
Successeur Alain Juppé
Président du groupe UDF de
l'Assemblée nationale

(4 ans, 10 mois et 29 jours)
Législature XIIe
Prédécesseur Philippe Douste-Blazy
Successeur Disparition du groupe
Député français

(5 ans, 7 mois et 6 jours)
Réélection
Circonscription 3e de l'Eure
Prédécesseur Marc Vampa
Successeur Marie Tamarelle-Verhaeghe

(8 ans, 7 mois et 19 jours)
Circonscription 3e de l'Eure
Prédécesseur Ladislas Poniatowski
Successeur Marc Vampa
Maire d'Épaignes

(20 ans, 6 mois et 16 jours)
Prédécesseur Pierre Duboc
Successeur Marie-Paule Leblanc
Conseiller général de l'Eure

(3 ans et 29 jours)
Circonscription Canton de Cormeilles
Prédécesseur Myrtil Viquesnel
Successeur Claude Hamon

(11 ans, 11 mois et 28 jours)
Circonscription Canton de Cormeilles
Prédécesseur François Thiron
Successeur Myrtil Viquesnel
Biographie
Nom de naissance Hervé Jacques Louis Morin
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Pont-Audemer (Eure)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PR (1989-1997)
UDF (1997-2007)
NC (2007-2016)
UDI (2012-2017)
LC (depuis 2016)
Diplômé de Université de Caen
IEP de Paris
Université Panthéon-Assas
Profession Administrateur des services de l'Assemblée nationale

Hervé Morin, né le à Pont-Audemer (Eure), est un homme politique français.

Député pour la 3e circonscription de l'Eure de 1998 à 2007, il est ministre de la Défense des deux premiers gouvernements François Fillon (2007-2010). Président du parti Nouveau Centre puis Les Centristes, il est élu président du conseil régional de Normandie en 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, études et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Son père, gaulliste[1], dirige une entreprise de maçonnerie en Normandie. Ses grands-pères sont tous deux agriculteurs et maires à tendance mendésiste[1].

Après avoir redoublé sa seconde et sa première, et avoir été renvoyé de l'internat du lycée public de Deauville, puis d'un lycée privé de Caen à deux mois du baccalauréat[1], il abandonne son désir de reprendre la ferme familiale auquel s'oppose son père, et se lance dans des études supérieures à l'université de Caen[2]. Il sort diplômé de l'IEP de Paris, et obtient une maîtrise de droit public à Assas.

Il devient administrateur des services de l'Assemblée nationale (1987-1993 et 1998). Hervé Morin est chargé de cours à Paris Descartes de 1989 à 1995.

En parallèle de son mandat de député dont il a démissionné[3], il est avocat, mais n'ayant pas le temps d'exercer, s'est fait radier du Barreau[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Élu local puis national[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal d'Épaignes en 1989, il est élu au conseil général de l'Eure en 1992 pour le canton de Cormeilles.

Il devient maire d'Épaignes en 1995. Délégué au Sivom de Cormeilles, il préside à partir de 1995 la communauté de communes du canton de Cormeilles. En 2017, il est élu président de la Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge, née de la fusion des intercommunalités de Cormeilles, Thiberville et Vièvre-Lieuvin[5].

Élu au Sénat, Ladislas Poniatowski choisit Hervé Morin en 1998 pour lui succéder comme député dans la 3e circonscription de l'Eure[1]. Il est élu, et prend la présidence du groupe Union pour la démocratie française (UDF) à l'Assemblée nationale de 2002 à 2007[1].

Militant de la réunification de la Normandie, il est président de l'Association pour la réunification de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie de 1999 à 2007, et est à l'origine du serment d'Épaignes prêté le . Il réaffirme régulièrement son attachement à cette question[6].

Concerné par la nouvelle réglementation sur le cumul des mandats, il démissionne de son mandat de maire lorsqu’il est élu président de la Région Normandie, en 2016. Il reste néanmoins conseiller municipal[7].

Conseiller de François Léotard[modifier | modifier le code]

En parallèle, il devient en 1993 conseiller technique chargé des relations avec le Parlement, des affaires domaniales et des questions d'environnement, au cabinet de François Léotard, ministre d'État et ministre de la Défense.

Chargé de mission auprès de François Léotard, député du Var et président de l'UDF entre 1995 et 1997, Hervé Morin devient secrétaire national puis vice-président exécutif de ce parti de 1999 à 2007. Délégué général de l'UDF, chargé du projet en 2000, il est porte-parole de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2002[2].

Présidentielle et législatives de 2007[modifier | modifier le code]

Lieutenant de François Bayrou, il s'implique fortement dans la campagne électorale du candidat centriste pour la présidentielle en 2007. Pourtant, à l'issue du premier tour, il s'oppose à la stratégie de troisième voie du président de l'UDF et appelle à voter pour Nicolas Sarkozy[1], entrainant avec lui les trois quarts des députés centristes[2].

En , pour les élections législatives, Hervé Morin présente sous les couleurs du Parti social libéral européen des membres de sa famille ainsi que ses employés, ce qui suscite la polémique[8],[9]. Pour Hervé Morin : « Tous les partis agissent de la même façon, il ne faut pas être naïf ni hypocrite. Il n'y a aucune combine. Il faut bien savoir que ce sont les législatives qui permettent aux partis politiques de subsister puisque l'État alloue 50 000  par député et par an à chaque parti. Et chaque suffrage rapporte 1,63  par candidat »… à la condition de présenter au moins 50 candidats. Parmi ses proches ainsi présentés figurent : son épouse, Catherine Broussot-Morin, avocate, dans la 3e circonscription des Hautes-Pyrénées, son neveu Julien Morin dans la 4e circonscription de la Seine-Maritime, son frère Philippe Morin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Micheline Morin comme suppléante dans la 2e circonscription de l'Ariège, son attaché de presse, ses secrétaires, sa collaboratrice chargée d'Internet ainsi que son chauffeur.

Seuls 43 candidats du PSLE ont dépassé la barre des 1 %, insuffisant pour obtenir le financement public du parti. Hervé Morin décide de s'affilier à un parti de Polynésie, le Fetia Api, bénéficiant d'une législation propre aux partis ultra-marins, un chèque-emploi permettant de toucher 45 000  annuels pour chaque élu député. Avec 23 parlementaires affiliés, plus de 900 000  seront perçus[10].

Formation du Nouveau Centre[modifier | modifier le code]

Le 29 mai 2007, la création du parti, ainsi que son nom d'usage « Le Nouveau Centre », ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans Le Monde du 30 mai. Du Parti social libéral européen reste la raison sociale mais le parti n'y fait plus référence.

Il contribue ainsi à la fondation d'un nouveau parti de centre-droit, le Nouveau Centre, dont il est élu président avec 87 % des voix, le , lors de son congrès fondateur à Nîmes[11]. Il constitue ainsi le pôle centriste de la majorité présidentielle face au MoDem de François Bayrou[2].

Le 23 juin 2009, Hervé Morin présente, lors d'une conférence de presse, la Déclaration des droits fondamentaux numériques à la Fondation pour l'innovation politique.

Lors du deuxième congrès du Nouveau Centre, qui se déroule les 12 et à Tours, il est réélu président du parti à 93,40 % des suffrages, face à Tayeb Touazi[12]. Les commentateurs politiques le présentent alors comme possible candidat à l'élection présidentielle de 2012. Le 2 décembre 2012, lors du congrès de Valence, il est confirmé dans sa présidence du Nouveau Centre, avec 94,18 % des suffrages.

En 2012, sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo, le Nouveau Centre et Hervé Morin intègrent le parti unificateur UDI afin que ce dernier puisse peser dans l'élection présidentielle de 2012 avec un candidat.

Ministre de la Défense[modifier | modifier le code]

Hervé Morin avec Robert Gates, en 2010.

Le , il est nommé ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon. Dans les câbles révélés par Wikileaks, les diplomates américains de l'ambassade à Paris se félicitent de sa nomination au ministère de la Défense : « Proche de l'ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les États-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés »[13]. Réélu député de l'Eure au premier tour le avec 50,05 % des voix, il démissionne aussitôt, étant reconduit le dans le gouvernement Fillon II.

Son installation à l'hôtel de Brienne est difficile, Libération indiquant que « son manque de tenue, son ton gouailleur, son apparente désinvolture insupportent » les militaires plus habitués au style strict de son prédécesseur, Michèle Alliot-Marie[1].

En décembre 2007, il lance le projet de groupement des trois états-majors dans un seul lieu, Balard[14]. Celui-ci est inauguré en novembre 2015 par François Hollande. Il conduit à partir de 2008 une réforme des structures du ministère permettant de réduire les coûts de fonctionnement pour les consacrer à l'investissement et à l'amélioration de la rémunération des militaires. Il réussit, en multipliant les rencontres européennes, à sauver le programme d'avion de transport militaire A400M[réf. nécessaire].

À la suite de la publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2008, des officiers généraux et supérieurs des armées de terre, mer et air, via le « collectif Surcouf », publient dans Le Figaro du 19 juin 2008 une tribune critique envers les options retenues, annonciatrices d'après eux d'un « déclassement militaire »[15],[16]. Le ministre de la Défense récuse ces accusations[17].

Il engage un plan de réduction des effectifs de 50 000 postes. Il fait fermer les centres chargés de calculer les soldes et engage l'adoption du logiciel de gestion des paies Louvois en dépit « des risques de rupture de continuité de la fonction solde »[18]. Hervé Morin s'en défend en indiquant : « j'ai préparé la décision mais je n'ai pas appuyé sur le bouton ». Son successeur, Gérard Longuet soutient par la suite : « Lorsque je suis arrivé, les appels d'offres étaient passés et le processus était engagé »[18].

Il participe à l'organisation de présidence française de l’UE, de juillet à décembre 2008, avec notamment le lancement d’une initiative de « pooling & sharing » des capacités de défense (idée reprise l’année suivante par l’Allemagne), le lancement en décembre 2008 de l’opération Atalante de lutte contre la piraterie conjointement avec son homologue espagnole Carme Chacon[19], avec la création d’un état-major européen de planification et de conduite ou encore avec le lancement d’un Erasmus de la défense entre écoles militaires et centres de formation[20].

En tant que ministre de la Défense, il fait également voter la loi du , dite « loi Morin », sur la reconnaissance des victimes des essais nucléaires français en Polynésie française et au Sahara algérien. Elle reconnaît de façon historique et officielle les dommages sanitaires causés par les expérimentations nucléaires. Cependant le premier décret d'application se révèle rapidement trop restrictif et le président de la République prend l'engagement début 2011 de publier un nouveau décret élargissant les zones géographiques et la liste des maladies éligibles. Il joue également un rôle, avec son homologue britannique Liam Fox, dans la négociation des traités de Londres le par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron afin de renforcer la coopération franco-britannique dans le domaine de la défense.

Aux côtés de Nicolas Sarkozy, il défend en 2009 le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. À Aujourd'hui en France, il déclare : « nous sommes le quatrième contributeur financier de l'Alliance et le quatrième contributeur en forces. Des généraux français ont commandé des opérations Otan, en Afghanistan en 2005 et au Kosovo en 2007. La vérité, c'est que, jusqu'à présent, nous étions des acteurs, importants certes, mais nous n'écrivions pas le scénario parce que nous n'avions pas de responsabilités au sein des structures de l'Otan. Le retour, dans le commandement, permettra de peser sur les grandes décisions stratégiques de l'Otan. »[21]. Ce retour permet à la France d’obtenir plusieurs postes clés dans la structure de commandement, notamment celui de commandement suprême de la transformation de l’OTAN à Norfolk (SACT) en septembre 2009[22].

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Logotype utilisé dans le cadre de sa campagne.

Le , il annonce officiellement sa volonté d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012[23]. Alors qu'il est crédité de moins de 1 % des intentions de vote en janvier 2012, plusieurs cadres de son parti ne lui apportent pas leur soutien[24]. Le 16 février 2012, il annonce qu'il retire sa candidature et soutiendra Nicolas Sarkozy[25].

Union des démocrates et indépendants[modifier | modifier le code]

Fin juin 2014, il se déclare candidat à la présidence de l'UDI, à la suite de la démission de Jean-Louis Borloo[26]. Il se qualifie pour le second tour mais est battu, à son issue, par Jean-Christophe Lagarde.

Début avril 2015, il prend position contre certaines dispositions du projet de loi relatif au renseignement, dont il juge « le champ d'application beaucoup trop large » car il « couvre la totalité de la vie de la collectivité nationale »[27],[28].

Élection présidentielle de 2017

Il soutient Bruno Le Maire pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[29] puis François Fillon pour le second[30].

Création des Centristes

La semaine suivante, il annonce quitter l'UDI, prévoyant la convocation prochaine d'un congrès pour constituer une nouvelle formation politique de centre droit[31]. Il renomme son parti (composante de l'UDI), le Nouveau Centre en Les Centristes, et pose des conditions quant à son maintien dans l'UDI[32]. Fin 2017, la formation politique quitte l’UDI[33]. Aux élections européennes de 2019, son mouvement politique fait alliance avec Les Républicains[34].

Président du conseil régional de Normandie et président des Régions de France[modifier | modifier le code]

Hervé Morin est partisan de la grande Normandie comme union de la Basse et de la Haute-Normandie. Il s'abstient cependant lors du vote du projet de loi sur la réduction du nombre de régions métropolitaines, qui prévoit notamment la fusion des deux régions normandes tandis que six des sept députés normands votant contre la fusion des régions appartiennent au groupe UMP[35],[36]. Il aurait souhaité que Caen devienne capitale régionale[37] avec une répartition des pouvoirs entre Caen, Rouen et Le Havre. Le gouvernement ayant choisi la métropole rouennaise comme chef-lieu de région[38], il souhaite alors que Caen devienne le siège du conseil régional[39].

Il se présente comme tête de liste aux élections régionales de 2015 dans cette même région. La liste d'union de la droite qu'il conduit l'emporte de justesse au second tour, avec 36,4 % des voix, face à la liste de gauche (36,1 %) et la liste FN (27,5 %)[40]. Il est élu président du tout nouveau conseil régional de Normandie le 4 janvier 2016[41].

S'étant engagé lors de la campagne des élections régionales à démissionner de l'Assemblée nationale s'il était vainqueur, il se maintient néanmoins à son poste jusqu'en juillet 2016 pour bénéficier de l'article LO178 du code électoral et ainsi éviter une législative partielle pouvant faire entrer un opposant politique à l'Assemblée[42].

Le , Hervé Morin est nommé membre du conseil d’administration de la Banque publique d'investissement en remplacement de Jean-Paul Huchon[43].

À la tête de la région Normandie, Hervé Morin met en place une politique d’investissement « volontariste ». En 2018, ces investissements s’élèvent à hauteur de 501,5 millions d’euros[44] alors qu’ils étaient inférieurs à 400 millions avant la fusion des deux anciennes Régions[45]. En 2019, ils devraient dépasser les 750 millions d’euros[46].

Concernant l’accompagnement des entreprises, l’Agence de développement spécialement créée accordé à 850 entreprises des subventions ou prêts, pour un montant de quelque 61 millions d'euros[47]. Selon Hervé Morin, entre 2016 et 2018, 500 entreprises et quelque 15 000 emplois ont été sauvés grâce au dispositif d’aide ARME (Anticipation redressement mutations économiques)[48]. Ces résultats permettent à la Région Normandie d'afficher des résultats au-dessus des moyennes nationales. En effet, entre 2017 et 2018, les créations d'entreprises ont augmenté de 21,4% en Normandie contre 17,1% au niveau national[49]. Dans le même temps, les défaillances d'entreprises ont diminué de 4,3% en Normandie alors qu'elles ont augmenté d'1,7% en France[50]. Enfin, en 2019, les projets de recrutement dans les entreprises normandes sont en augmentation de 21% contre 14,8% dans le reste du pays[51].

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juin 2019)

S’agissant du ferroviaire, Hervé Morin conclut en 2016 un accord avec l’État qui inclut le remplacement des trains des lignes Cherbourg-Caen-Paris et Le Havre-Rouen-Paris[52]. 40 trains offrant un confort digne des TGV seront livrés dès le début de l'année 2020. Dans le même temps, 500 millions d'euros de travaux sont réalisés pour rénover les portions de voies les plus vétustes. Afin que les trains soient préparés et entretenus en Normandie, un nouveau site de maintenance a été construit à Sotteville-lès-Rouen et ceux de Caen, Cherbourg et Le Havre vont être réaménagés. Par ailleurs, depuis 2016, plus de 50 gares ont été rénovées afin d'offrir aux voyageurs des conditions d'accueil optimales.Au total, ces différents investissements représentent un montant d'1,4 milliard d'euros[53]. La ligne Paris-Granville, autre axe ferroviaire structurant, fait également l'objet d'une attention toute particulière. Ainsi, la Région Normandie a obtenu depuis 2017 de la SNCF la mise en œuvre d'un plan d'actions afin d’éradiquer les perturbations qui intervenaient chaque automne à cause des feuilles mortes qui tombaient sur les voies[54]. Toujours sur cette même ligne, d'ici décembre 2019, à la demande de la Région Normandie et comme le souhaitaient les voyageurs, la majorité des trains circulant sur cet axe arriveront et partiront à Paris de la gare Montparnasse et non plus de la gare Vaugirard[55]. Enfin, la gare Saint-Lazare s'est vue "normandiser" grâce notamment à l'installation de portillons de contrôle sur les quais des trains desservant notre Région[56].

Sur le volet routier, Hervé Morin a souhaité financer de nombreuses opérations, une vingtaine au total. Parmi elles, de nombreuses étaient bloquées depuis très longtemps. C'est notamment le cas du chantier du contournement Est de Rouen que la Région a débloqué en 2017 grâce à une contribution d'un montant de 157 millions d'euros[57]. C'est également le cas du chantier de la desserte portuaire ou encore celui de la mise en 2x2 voies de la RN 13 entre Évreux et Chaufour[58].

Le 22 novembre 2017, il est élu président des Régions de France[59].

Pour le congrès des Républicains de 2017, il soutient Laurent Wauquiez[60].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a quatre enfants, deux filles et deux garçons[61],[62]. Passionné de chevaux, il élève des pur-sang dans son haras de l'Eure. Il a publié en 2014 Lettre à Alma, écrit lorsque sa compagne était enceinte de son quatrième enfant.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Hervé Morin, Arrêtez de mépriser les Français ! : Pour une société de la reconnaissance, Paris, Flammarion, (ISBN 978-2-08-124538-9)
  • Hervé Morin, Lettre à Alma sur l'état du monde qui l'attend, Paris, Albin Michel, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du Nouveau Centre jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Nathalie Raulin, « Rire aux armes », Libération, 9 novembre 2007
  2. a b c et d « Hervé Morin », lci.tf1.fr, 21 mai 2008, mis à jour le 15 novembre 2010
  3. « herve morin demissionne de son mandat de depute », sur lepoint.Fr,
  4. « Les déclarations d'intérêts des parlementaires dévoilées », lefigaro.fr, 24 juillet 2014.
  5. « Hervé Morin a été élu à la tête de la Communauté de communes Lieuvin-Pays-d’Auge », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 2 mai 2019)
  6. Entretiens Politiques Normands sur TVNormanChannel, Hervé Morin ».
  7. « Hervé Morin quitte son mandat de maire », sur ouestfrance.fr, quotidien régional, (consulté le 20 avril 2019)
  8. Jacques Hardouin, « Morin présente sa famille, sa secrétaire et son chauffeur », Le Parisien, 31 mai 2007.
  9. François Gaytte, « L'esprit de famille d'Hervé Morin », Libération, 24 mai 2007.
  10. Louis Cabanes, « Nouveau Centre, parti fantôme », Bakchich, 20 mai 2010.
  11. « Hervé Morin élu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 17 mai 2008.
  12. « Hervé Morin réélu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 13 juin 2010.
  13. Rémy Ourdan, « WikiLeaks : Nicolas Sarkozy, "l'Américain" », Le Monde, 30 novembre 2010.
  14. « Défense : projet de regroupement des trois états-majors à Balard », sur RTL.fr (consulté le 9 mai 2019)
  15. « Livre blanc sur la défense : une espérance déçue », sur Le Figaro (consulté le 26 octobre 2015)
  16. « L'embarrassante affaire Surcouf - leJDD.fr », sur LeJDD.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  17. « Morin rappelle à l'ordre les officiers du groupe Surcouf », sur www.lexpress.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  18. a et b « Pourquoi Le Drian a été contraint d'en finir avec Louvois, le logiciel de paie de l'armée », sur Challenges, https://plus.google.com/+challenges (consulté le 26 octobre 2015)
  19. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.defense.gouv.fr/ministre/archives-herve-morin/actualites-du-ministre/lutte-contre-la-piraterie-france-et-espagne-debutent-leur-cooperation, sur www.defense.gouv.fr (consulté le 10 mai 2019)
  20. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.defense.gouv.fr/english/portail-defense/news/erasmus-militaire-echanges-entre-le-ministre-et-les-eleves-officiers-europeens-reunis-a-saint-cyr-coetquidan, sur www.defense.gouv.fr (consulté le 10 mai 2019)
  21. MORIN Hervé, « Entretien de M. Hervé Morin, ministre de la défense, dans "Aujourd'hui en France" du 8 mars 2009, sur la réintégration de la France dans le commandement de l'OTAN. », sur http://www.diplomatie.gouv.fr, le 10 mars 2009, (consulté le 9 mai 2019)
  22. Le JDD, « Otan: Un Français à l'état-major », sur lejdd.fr (consulté le 9 mai 2019)
  23. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/2012-herve-morin-officialise-sa-candidature-a-la-presidentielle_1055462.html
  24. Les cadres du Nouveau centre lâchent Hervé Morin, France Inter le 24 janvier 2012
  25. Lefigaro.fr
  26. Hervé Morin, interviewé par Jean-Baptiste Garat, « Hervé Morin : "Pourquoi je suis candidat à la présidence de l'UDI" », Le Figaro, lundi 23 juin 2014, page 4.
  27. Jacques Follorou, « Renseignement : « On a profité du drame du 7 janvier pour que ce texte arrive au débat » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  28. « Loi Renseignement : la fronde des opposants se propage », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  29. Martine Chevalet, « Primaire à droite : Hervé Morin choisit Bruno Le Maire », leparisien.fr, 4 octobre 2016.
  30. Hervé Morin, interviewé par Caroline Vigoureux, « Hervé Morin : "J’ai décidé de soutenir François Fillon" », lopinion.fr, 22 novembre 2016.
  31. Christophe Forcari, « Hervé Morin largue l'UDI », liberation.fr, 30 novembre 2016.
  32. « "Les Centristes", nouveau nom du Nouveau Centre d’Hervé Morin », lemonde.fr, 11 décembre 2016.
  33. Le JDD, « Après les radicaux, Hervé Morin et ses amis quittent l'UDI », sur lejdd.fr (consulté le 2 mai 2019)
  34. Le Point magazine, « Européennes : Les Centristes confirment l'alliance avec LR », sur Le Point, (consulté le 2 mai 2019)
  35. « Rouen [Infographie] Fusion des Régions : ce qu'ont voté les députés de Normandie », sur Normandie-actu, https://plus.google.com/103413918691202525736 (consulté le 26 octobre 2015)
  36. « Rouen [Réactions] Réunification de la Normandie, c'est voté ! Lever de drapeau, à Rouen », sur Normandie-actu, https://plus.google.com/103413918691202525736 (consulté le 26 octobre 2015)
  37. « Hervé Morin favorable à Caen comme future capitale régionale de Normandie », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 4 août 2015)
  38. « Rouen devient la capitale provisoire de la nouvelle Normandie », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 4 août 2015)
  39. « Redécoupage régionale : Rouen est élue capitale, Caen attend le siège de la région » (consulté le 4 août 2015)
  40. http://elections.interieur.gouv.fr/regionales-2015/28/28.html
  41. « herve morin udi elu president de region normandie », sur europe1.fr,
  42. Morin s'arrange pour quitter l'Assemblée en évitant une législative partielle, lefigaro.fr, 7 avril 2016
  43. Hervé Morin succède à Jean-Paul Huchon au conseil d’administration de Bpifrance
  44. « Morin croit dur comme fer en l’économie normande », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 2 mai 2019)
  45. « Hervé Morin veut délivrer la Normandie libérée », sur ouestfrance.fr, quotidien, (consulté le 24 avril 2019)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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