Grand-Couronne

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Grand-Couronne
Grand-Couronne
Le quartier des Essarts.
Blason de Grand-Couronne
Blason
Grand-Couronne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Elbeuf
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Patrice Dupray
2014-2020
Code postal 76530
Code commune 76319
Démographie
Gentilé Couronnais
Population
municipale
9 758 hab. (2015 en augmentation de 0,46 % par rapport à 2010)
Densité 576 hab./km2
Population
aire urbaine
532 559 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 30″ nord, 1° 00′ 29″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 139 m
Superficie 16,93 km2
Localisation

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Liens
Site web grand-couronne.com

Grand-Couronne est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Curtehulm, Curtehulmi, Curte hulmi vers 1025[1], Curthelmi[2], Corhulma entre 1032 et 1035, Corolme vers 1040 et 1050[3].

À l'origine le nom de Couronne s'appliquait à une île située en face de Petit-Couronne et rattachée depuis à cette commune. Voir Petit-Couronne.

L'élément Milthuit contenu dans le nom Bois de Milthuit est un composé anglo-scandinave, puisqu'il contient l'élément -thuit Ce lien renvoie vers une page d'homonymie signifiant « essart », appellatif toponymique issu du vieux scandinave tveit de même sens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un menhir dans le bois de Milthuit, ainsi que de nombreuses découvertes de matériel lithique au XIX° et au XX° siècles, attestent de la présence d'une population néolithique. A signaler la découverte (Olivier Douard, 1986; coll. Muséum du Havre) d'un fragment de gaine de hache en bois de cervidé, présentant des lignes doubles de pointillés, en croix, d'influence maglemosienne (mésolithique nord européen)[4].

Des sarcophages mérovingiens ont été découverts sous la cour du foyer municipal. Avant le IXe siècle, il y avait de grands domaines agricoles monastiques sur le site de Couronne.

La scission entre Grand et Petit-Couronne a dû se produire vers le XIIe siècle.

Il y eut un manoir royal propriété de Philippe le Bel, détruit par Charles VII.

Au cours de la Révolution française[5], la commune porta provisoirement le nom de La Réunion[6].

Le hameau des Essarts, dépendant précédemment de la commune de Petit-Couronne, fut rattaché à Grand-Couronne en 1844.

Le bombardement du 24 juin 1944 fit 128 morts et vit la destruction du centre ville (mairie, gendarmerie, poste, écoles, près d'une centaine de maisons touchées...).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1821 1830 Antoine de Boishebert    
1830 1848 Pierre-Augustin Duclos    
1848 1859 Louis-Paul Lefort    
1859 1892 Pierre-Alexandre Duclos    
1892 1896 Amédée Lefebvre    
1896 1904 Bougon    
1904 1944 Théophile Lambert    
3 novembre 1944 26 novembre 1944 Gaëtan Raullet    
1944 1950 Jean Morel    
1950 1965 Camille Robert    
1965 mars 1989 Jean Salen PCF  
mars 1989 juin 1995 Bernard Frau PS puis  
juin 1995 août 2012[8] Patrice Dupray PCF  
septembre 2012 20 juin 2015 Michel Lamazouade PCF  
3 juillet 2015 en cours Patrice Dupray PCF  

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec[10],[11] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 9 758 habitants[Note 1], en augmentation de 0,46 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1121 1301 1471 0301 1651 0901 1161 5811 574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4781 5521 5371 3591 4031 5191 4401 4631 395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4191 3881 4292 0252 3642 5613 1283 8344 899
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
6 1186 7897 7499 4729 7929 4429 3469 8369 758
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Sur la commune était située une partie de l'ancien circuit de Rouen-les-Essarts, sur lequel se disputèrent les Grand Prix en nom propre de la commune notamment.

La commune dispose d'un club omnisports, le COC (club omnisports couronnais), d'un club de tennis affilié à la fédération française de tennis (FFT), d'un club de natation et d'un club de foot.

Économie[modifier | modifier le code]

  • papeterie (UPM) ;
  • automobile (Renault) ;
  • pétrochimie (Grande Paroisse) ;
  • trituration (SAIPOL) ;
  • distribution de boissons aux professionnels (France Boissons).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émetteur de Grand-Couronne.
  • L'hôtel de ville, reconstruit après la Seconde Guerre mondiale, est orné sur sa façade d'un décor du sculpteur Raymond Delamarre, dont les études sont conservées au musée d'Elbeuf.
  • Le monument aux morts situé dans le cimetière de Grand-Couronne est l’œuvre du sculpteur Paul Landowski (1875-1961), qui fit par ailleurs le Christ rédempteur du Corcovado à Rio de Janeiro.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Max Pinchard (1928 au Havre - 2009 à Rouen), compositeur français, Directeur de L’École Nationale de Musique et de Danse de Grand-Couronne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Grand-Couronne

Les armes de la commune de Grand-Couronne, que l'on doit à André Hardy, se blasonnent ainsi :

coupé : au premier mi-parti au I de gueules au léopard d’or et au II d’azur à la couronne d’or, au deuxième mi-parti au I d’azur à la barque d’or sur trois ondes d’argent avec une chaîne du même en barre mouvant du flanc dextre et au II de gueules à la roue dentée d’argent mouvant du chef.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Pessiot, Histoire de l’agglomération rouennaise : la rive gauche, Rouen, éd. du P’tit Normand, , 287 p. (ISBN 978-2-906258-22-8, OCLC 463515558)
  • Édouard Turgis, Souvenirs de l'occupation allemande. Oissel et le canton de Grand-Couronne , Éditions Bertout, Luneray, Réimpression de l'édition de 1874
  • Charles Schneider, Le fief de l’Épinette du Grand-Couronne , Caron et Cie, Caen, 1971
  • Jean-Pierre Watté, Le néolithique en Seine-Maritime , Éditions du Muséum du Havre, 1990 (3 tomes)
  • Olivier Douard, Les Francas. 50 ans d'action en Haute-Normandie , Édition Corlet, Condé-sur-Noireau, 1997
  • René Lefebvre et alii, Le Frais et Charmant Village de Grand-Couronne, Société d'Histoire de Grand-Couronne, 1997
  • André Guérard, René Lefebvre, Charles Schneider, Histoire des églises de Grand-Couronne , Éditions Bertout, Luneray, 1998
  • Nicolas Wasylyszyn, L'architecture de bois à Grand-Couronne, XVI° - XVIII° , Mairie de Grand-Couronne, Service Archives/Documentation/Patrimoine, 2001, 19 p.
  • Roger Biot, Rouen-Les-Essarts 1950-1998 , Soleils Diffusion, 2001, 190 p.
  • René Lefebvre, 120 ans de chemin de fer à Grand-Couronne (1883-2003), Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2004
  • Pascal Creoff, Grand-Couronne dans la guerre de 1870-1871, Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2007
  • Christian Stéphan, Chapelle-Darblay, chronique d'un combat victorieux, Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2008
  • Enguerrand Lecesne, Circuit de Rouen-Les Essarts , Éditions Techniques pour l'Automobile et l'Industrie, 2009, 175 p.
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie, , 264 p., broché (ISBN 2-910316-33-5)
  • Xavier Boutigny, 1870-1930, un peintre de Grand-Couronne , Catalogue de l'exposition, Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2011
  • Grand-Couronne pendant la Première Guerre mondiale à travers la correspondance des familles , Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2015, 80 p.
  • Olivier Douard, Les Corholm. Groupe laïque, folklorique et artistique de Grand-Couronne. 1965-2015, 50 ans d'animation culturelle, d'éducation populaire et de sociabilité juvénile, Société d'histoire de Grand-Couronne, 2016, 282 p.
  • René Lefebvre, Grand-Couronne pendant la Révolution française , Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2017, 286 p.
  • Jean-Pierre Dugard, Alain Lamazouade, Christian Stéphan, Mai 68 Grand-Couronne , Société d'histoire de Grand-Couronne, 2018, 69 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les archives de la Seine-Maritime, H 26.
  2. Dans une charte de Richard II de Normandie.
  3. Jean Adigard des Gautries, Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite) [article] page 240.
  4. Jean-Pierre Watté, Le néolithique en Seine-Maritime, Éditions du Muséum du Havre, 1990
  5. René Lefebvre, Grand-Couronne pendant la Révolution française, Société d'Histoire de Grand-Couronne, 2017
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Guy Pessiot, Histoire de l’agglomération rouennaise : la rive gauche.
  8. Le maire démissionne
  9. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Grand-Couronnes, consultée le 26 octobre 2017
  10. Jumelage
  11. Jumelages de Grand-Couronne sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du ministère des Affaires étrangères
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.