Tulle

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Tulle
Vue du centre-ville depuis le pont de l'Escurol.
Vue du centre-ville depuis le pont de l'Escurol.
Blason de Tulle
Blason
Tulle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze (préfecture)
Arrondissement Tulle (chef-lieu)
Canton Tulle
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Bernard Combes
2014-2020
Code postal 19000
Code commune 19272
Démographie
Gentilé Tullistes
Population
municipale
14 336 hab. (2012)
Densité 587 hab./km2
Population
aire urbaine
31 800 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 02″ N 1° 45′ 56″ E / 45.267336, 1.76553745° 16′ 02″ Nord 1° 45′ 56″ Est / 45.267336, 1.765537  
Altitude Min. 185 m – Max. 460 m
Superficie 24,44 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Tulle (en occitan Tula [ˈtylɔ], prononciation locale : [ˈtyla]) est une commune du sud-ouest de la France, préfecture du département de la Corrèze dans la région Limousin.

Ses habitants sont les Tullistes.

Surnommée « La ville aux sept collines », la cité a construit sa renommée sur le développement de son industrie et de son artisanat : elle est devenue un des centres de fabrication de la dentelle (avec son festival international), des armes (Manufacture d'armes) et de l'accordéon (fabricant Maugein).

Étirée sur plus de trois kilomètres dans l'étroite et tortueuse vallée de la Corrèze, Tulle étage ses vieux quartiers au flanc des collines dominant la rivière, tandis qu'émerge, du cœur de la cité, l'élégant clocher de pierre de la cathédrale Notre-Dame.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Corrèze à Tulle.

Troisième ville du Limousin, derrière Limoges et Brive, Tulle est située dans une partie très encaissée de la rivière Corrèze, à sa confluence avec plusieurs de ses affluents, la Solane et la Céronne en rive droite, et la Saint-Bonnette ou la Montane en rive gauche[1]. Elle s'étire sur une bande très étroite mais longue de plusieurs kilomètres du nord-est près du stade au sud-ouest au-delà de la gare. Elle est située à la croisée de plusieurs voies de communication :

Point de rencontre entre le sud-ouest de la France et le Massif central, Tulle est la capitale du bas-Limousin quercynois[pertinence contestée].

La ville est située au nord de l'isoglosse du « cha/ca » et au sud de l'isoglosse du « ja/ga », dans une zone de transition progressive du dialecte occitan limousin (rencontré dès Seilhac) au dialecte languedocien (rencontré dès Nonards).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tulle
Naves Gimel-les-Cascades
Tulle Chanac-les-Mines
Chameyrat Sainte-Fortunade Laguenne
Carte de la commune.

Distances des grandes villes françaises[modifier | modifier le code]

Limoges Clermont-Ferrand Bordeaux Toulouse Montpellier Lyon Nantes Paris Marseille Lille Strasbourg
89 km 143 km 230 km 237 km 327 km 336 km 415 km 478 km 497 km 694 km 714 km

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tulle.

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Tulle :

« De gueules, à trois rocs d'or, 2 et 1 ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or », avec la devise : « SUNT RUPES VIRTUTIS ITER. ("Il y a des rochers sur le chemin de la vertu" c'est-à-dire "Les chemins de la vertu sont parsemés de difficultés"). »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Également :

« De gueules, à trois rocs d'échiquier d'or, deux et un. »

— d'Hozier, Armorial Général de France (1696)

La devise ancienne de la ville est : In fide et fidelitate semper immota (Toujours inébranlable dans sa foi et sa fidélité).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Corrèze.

Antiquité et Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville sont encore aujourd'hui sujettes à débat mais il semblerait que l'actuel puy Saint-Clair, un éperon rocheux aux pentes abruptes séparant la vallée de la Corrèze de celle de la Solane, ait constitué un emplacement idéal pour l'établissement d'un oppidum gaulois. Depuis longtemps, il semblerait que la ville ait été un carrefour important sur la route entre Armorique et Méditerranée et sur celle entre Aquitaine et Massif central qui toutes deux franchissaient la Corrèze par un gué en ce lieu.

Avec l'occupation romaine, le lieu aurait été aménagé en nécropole et un temple en l'honneur de Tutela[2], puissance divine romaine à laquelle on confiait la protection des personnes, des choses et surtout des lieux, aurait été bâti. C'est de cette déesse romaine, protectrice des voyageurs qui empruntaient le gué, que proviendrait le nom de la ville. Le temple de Tutela devait se trouver dans le quartier du Trech, dont le nom désigne la traversée d'une rivière. Le réel pôle urbain de la région se déplaça quelques kilomètres au nord, sur la commune de Naves et le site de Tintignac, devenu lieu de croisement entre les voies romaines reprenant les anciens itinéraires de l'époque celte.

Fondation historique[modifier | modifier le code]

L'époque mérovingienne aurait vu la christianisation de la ville et l'établissement de trois lieux de culte dédiés à saint Martin, saint Pierre et saint Julien. La ville n'entre officiellement dans l'histoire qu'avec la transformation au VIIe siècle de l'église dédiée à saint Martin en un monastère sous l'impulsion de Calmine, déjà fondateur du monastère de Mozat en Auvergne. Autour des lieux de culte commencent à se grouper les habitants du pays et Tulle redevient un pôle urbain, un statut perdu depuis la conquête romaine.

La ville est pillée à plusieurs reprises par les Vikings, bien que située à plusieurs centaines de kilomètres de la mer, et c'est à l'occasion de l'un de ces saccages, en 846, que le premier monastère est détruit. Pour prévenir les habitants de la ville de l'arrivée des Vikings, un poste de surveillance est bâti sur un promontoire rocheux à Cornil, à quelques kilomètres en aval de la Corrèze. Le lieu était pourtant considéré comme sûr par beaucoup d'églises de la côte atlantique qui y avaient envoyé leurs reliques pour les préserver des pillages, notamment celles de saint Clair, de saint Lô ou de saint Baumard. Le monastère est par la suite reconstruit mais disparaît au XIe siècle. En 1989, des fouilles entreprises sous la nef de l'actuelle cathédrale ont permis de dégager les vestiges d'une absidiole datant de l'époque carolingienne ainsi qu'un portail polylobé d'influence mozarabe.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tulle.

De nouvelles constructions sont entreprises pour l'abbaye, désormais dédiée à saint Martin et convertie à la règle bénédictine au XIe siècle. En visite à Tulle en 1095, le pape Urbain II lui accorde sa protection. La première pierre de la nouvelle abbatiale est posée en 1130 mais l'édifice ne fut terminé que deux siècles plus tard. La flèche du XIIe siècle culmine à une hauteur de 75 mètres, faisant d'elle la plus haute du Limousin. En 2005, lors de la construction aux abords de la cathédrale, des fouilles ont permis la mise au jour du mur nord de l’église médiévale de Saint-Julien, la découverte d'un cimetière et de 3 sarcophages en granit datant du haut Moyen Âge[3]. Par ailleurs, on peut toujours admirer le cloître gothique, le seul conservé en Limousin.

En 1317, le pape Jean XXII crée le diocèse de Tulle en détachant cinquante-deux paroisses du diocèse de Limoges et l'abbatiale devient cathédrale. Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais prennent la ville en 1346 avant d'en être chassés un mois plus tard par le comte d'Armagnac, subissant coup sur coup deux sièges éprouvants au cours desquels les habitants sont réduits à la famine. En 1370, la ville prend le parti du roi de France, Charles V, ce qui lui vaut une exemption d'impôts et l'anoblissement de plusieurs familles bourgeoises. Mais en 1373, le duc de Lancastre se présente devant la ville et exige qu'on lui en ouvre les portes et en l'absence de quelconque commandement, c'est une assemblée représentative de la population qui est réunie et qui décide de s’exécuter pour se prémunir d'un nouveau saccage. Le pardon du roi de France pour cette trahison a lieu en 1375.

La peste noire touche la ville en 1348 et, le soir du 23 juin, dans le désespoir, les autorités de la ville décident de défiler derrière une statue de saint Jean pour faire cesser ce qui était considéré comme un fléau divin. La peste cessant peu après, les Tullistes promirent de renouveler cette procession tous les ans, elle est encore aujourd'hui perpétuée et appelée "procession de la Lunade".

Au début du XVe siècle, la ville est victime de ceux que l'on appelle les "routiers", des brigands comme Jean de la Roche qui incendia la ville en 1426 ou Rodrigue de Villandrando à qui la ville dû verser d'une forte rançon afin d'être épargnée en 1436. En 1430, l'évêque reconnaît le pouvoir de trente-quatre prudhommes, aussi appelés "boniviri" et dotés de pouvoirs militaires et financiers mais qui s'occupaient en réalité des affaires de la communauté de façon officieuse depuis le XIIIe siècle. En 1443, Charles VII réunit à Tulle les États généraux du Bas-Limousin.

La ville est divisée entre l'Enclos, le quartier autour de l'abbatiale où résident les nobles, les bourgeois et les clercs et la ville haute où réside la plus grande partie de la population, autour du château, située sur le puy Saint-Clair et qui se caractérise, toujours aujourd'hui, par ses ruelles étroites et pentues, parfois en escaliers. Au XIVe siècle, plusieurs familles nobles (Saint-Martial de Puy-de-Val, Rodarel de Seilliac, ...) commencent à étendre la ville sur la rive gauche de la Corrèze, en face de la Cathédrale, dans le quartier de l'Alverge, sur la route de l'Auvergne.Le XVe siècle voit la ville s'étendre à l'extérieur de ses remparts, dans des faubourgs situés le long des routes vers l'Aquitaine et le Midi (la Barrière et le Pilou), vers Limoges et Paris (la Barussie, le Trech, le Fouret, la Rivière) et vers l'Auvergne (l'Alverge et le Canton).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La place de la Cathédrale.

L'abbaye est pratiquement désaffectée avec la sécularisation de 1514. L'évêque se fait construire un château et le réfectoire devient le siège du tribunal. En 1566, le roi Charles X dote la ville d'une mairie et d'un consulat venant définitivement réduire le pouvoir de l'évêque.

Au cours des Guerres de Religion, Tulle tient pour les catholiques ; la ville résiste une première fois aux huguenots en 1577, mais les troupes du vicomte de Turenne prennent une sanglante revanche en 1585. Ils mettent la ville à sac et la dévastent, après un assaut que le poète protestant Agrippa d'Aubigné a relaté.

Au XVIe siècle, les nobles et bourgeois de Tulle se livrent à une véritable compétition architecturale dont subsistent aujourd'hui des bâtiments aux façades finement ouvragées dans un style Renaissance comme l'hôtel de Lauthonye (1551), l'hôtel de Ventadour ou la maison Loyac aussi surnommée "maison de l'Abbé" et décrite par Prosper Mérimée en 1838. Au XVIe siècle, un collège fût créé et en 1620, l'enseignement fût confié aux Jésuites. En 1670, la ville fût dotée d'un hôpital général.

De nombreuses congrégations religieuses s'installent dans la ville, les Récollets (1601), les Clarisses (1605), les Feuillants (1615), les Ursulines (1618), les Bernardines (1622), les Visitandines et les Carmes (1644) ainsi que les Bénédictines en 1650. En 1705, la sœur Marcelline Pauper fonde à Tulle une maison de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers, pour soulager la misère du peuple et apprendre à lire aux enfants.

A partir du XVIIe siècle, de nouvelles activités économiques apparaissent, les moulins sur la Corrèze et la Solane servant ainsi à produire du papier par exemple. L'artisanat de la dentelle se développe et le "poinct de Tulle" se développe jusqu'à voir sa renommée devenir mondiale, le tulle étant fréquemment utilisé pour les robes de mariées notamment. C'est aussi le début de l'industrie de l'armement à Tulle avec l'établissement d'une manufacture en 1691 résultant de la collaboration entre le maître-arquebusier Pauphile et le financier Fénis de Lacombe[4]. La fabrique d'armes à feu deviendra manufacture royale en 1777.

Les mutilations de la cathédrale et des bâtiments abbatiaux seront très importantes pendant la Révolution car, convertis en manufacture d'armes, toutes les ferrures, y compris les fers de soutènement de la coupole, sont arrachés pour récupération, ce qui provoque l'effondrement de la coupole, du chevet, du transept et de la galerie nord du cloître en 1796. Le palais épiscopal, deux églises paroissiales et plusieurs chapelles dans les faubourgs sont détruites au cours de la Révolution. L'église est rouverte au culte en 1803 mais ne retrouvera son titre de cathédrale qu'en 1823 tandis que la coupole ne sera jamais reconstruite, la nef étant simplement close et l'espace dégagé servant à l'aménagement d'une promenade le long de la Corrèze sur l'actuel quai Edmond-Perrier.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du XIXe siècle au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, la physionomie de la ville de Tulle évolue beaucoup. Le quartier de Souilhac accueille la gare en 1871 et la ville est alors reliée au réseau national de chemin de fer via Brive-la-Gaillarde. En parallèle, ce quartier accueille de nouvelles industries, notamment la manufacture d'armes à feu. En 1886, celle-ci est nationalisée et s'installe dans le nouveau quartier de Souilhac, le long de la Céronne, une rivière qui lui fournira de l'électricité avec la construction d'une centrale hydroélectrique en 1888. A partir de 1917, les trains passant sur les voies toutes proches alimenteront la centrale thermique en charbon au niveau de l'actuel Centre socio-culturel. Jusqu'à 5000 employés vont travailler à la "Manu'" comme on la surnomme alors. Véritable poumon économique de la ville, elle influe sur la composition sociale de la population tulliste qui se teinte d'une forte coloration ouvrière.

La jonction urbaine entre le quartier ouvrier de Souilhac et le quartier historique de la Cathédrale se fait par l'urbanisation de l'actuelle avenue Victor-Hugo. Comme dans beaucoup d'autres villes françaises inspirés par les rénovations du baron Haussmann à Paris, la fin du XIXe siècle voit la ville s'ouvrir avec notamment le percement de l'actuelle avenue du Général-de-Gaulle dans le quartier du Trech ou l'agrandissement de la place de la Cathédrale. Des travaux sont entrepris au même moment pour limiter les fréquentes inondations et assainir la ville en enfouissant la Solane[5] qui coulait jusqu'alors aux pieds des bâtisses. La ville se dote aussi de nouveaux bâtiments publics incombant à son rôle de préfecture et de principale ville du département avec par exemple la construction de la Mairie (ancien évêché), de la Préfecture, de l'Hôtel Marbot (ancien Grand Séminaire) de la Poste, de la Halle-Gymnase (actuelle salle Latreille), du Lycée Edmond-Perrier dont beaucoup dans un style Art nouveau. Achevé en 1899, le Théâtre est un monument d'Anatole de Baudot, la première réalisation de ce genre au monde en ciment armé[6]. A partir du début du XXe siècle, la ville commence à s'étendre sur les très escarpés versants de la vallée et l'urbanisation s'étend.

Tulle devient une ville de garnison à partir de 1841 où un régiment d'infanterie s'installe dans l'ancienne caserne située sur le Champ-de-Mars, à l'emplacement actuel de la Cité administrative, le long de la Corrèze. A la fin du XIXe siècle, la caserne de la Botte est construite et le couvent des Récollets est transformé en caserne. En 1912, le Grand Séminaire devient l'Hôtel Marbot (actuel Conseil général) et accueille en son sein l'Ecole des Enfants de Troupe.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Tulle.

Grande terre de résistance, la Corrèze est victime depuis le début de l'année 1944 d'une sévère répression des autorités allemandes dont sont aussi victimes les civils. Le , les FTP dirigent une première attaque sur la ville au cours de laquelle les nazis abattent 18 gardes-voies à la gare. Le , les SS de la division Das Reich commandée par le général Lammerding rentrent dans Tulle, libérée la veille par les FTP, qui ont capturé, exécuté et en partie mutilé environ quarante soldats nazis. Par rétorsion et pour terroriser la population d'une des "capitales du maquis", les SS procèdent à une rafle de 3000 hommes dans la ville qu'ils réunissent dans la manufacture d'armes. 100 hommes sont désignés parmi les raflés, 99 d'entre eux seront pendus aux balcons de la ville. Les nazis désignent ensuite 141 autres hommes qui seront déportés et 101 d'entre eux ne reviendront jamais. Le lendemain, le , cette même division sera l'auteure du massacre d'Oradour-sur-Glane. Lammerding, le général responsable des massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane ne fût jamais inquiété. Tous les 9 juin, une grande procession d'hommage est organisée entre la place de Souilhac autour de laquelle furent pendus les otages et le Champ des Martyrs sur la route de Brive, la décharge où leurs corps furent jetés.

Depuis les années 1960[modifier | modifier le code]

La tour de la cité administrative.

Après le putsch des généraux du 21 avril 1961, la prison de Tulle accueille dix-huit responsables militaires putschistes dont les quatre généraux instigateurs Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Maurice Challe, André Zeller, ceux-ci ayant tenté un coup d'État en réaction à la politique du président Charles de Gaulle et de son gouvernement en réaction à sa politique sur l'Algérie française. Ont également été emprisonnés à Tulle, Hélie de Saint-Marc, Jean-Louis Nicot, Jacques Faure et Pierre Guillaume. Salan, le dernier occupant, est amnistié le 15 juin 1968 par de Gaulle à la suite des événements de mai 68.

Aujourd'hui, Tulle, préfecture de la Corrèze et évêché, n'est plus le siège d'une manufacture d'armes. Jusque dans les années 1980, celle-ci avait été le premier employeur du Limousin mais l'entreprise publique Giat Industries, devenue Nexter, a opéré de multiples restructurations au cours des dernières décennies jusqu'à réduire le site historique de production de Tulle à 120 employés. Un musée des armes a été créé en 1979 par le personnel de la manufacture[7].

Depuis 1973, le centre-ville est doté d'un gratte-ciel, la tour de la cité administrative, composée de 22 niveaux et d'une hauteur de 86 m (côté rivière).

En 1996, Tulle a accueilli l'arrivée d'une étape du Tour de France partie de Super-Besse (Puy-de-Dôme).

Le , le président nouvellement élu, François Hollande, maire de Tulle entre 2001 et 2008, prononça son premier discours en tant que président de la République française sur la place de la Cathédrale auquel ont assisté plusieurs milliers de personnes dont quelques 400 journalistes français et étrangers et plusieurs hélicoptères[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Tulle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1942 Jacques de Chammard Radical Député
1944 1947 Jules Lafue    
1947 1949 Clément Chausson PCF Député
1949 1959 Jean Massoulier    
1959 1971 Jean Montalat SFIO[9]  
1971 1977 Georges Mouly RPR  
1977 1995 Jean Combasteil PCF Député (1981-1986) - conseiller général (1994-2008)
1995 2001 Raymond-Max Aubert RPR Député, ministre
mars 2001 mars 2008 François Hollande PS Député, Premier secrétaire du Parti socialiste jusqu'en 2008, Président de la République Française
mars 2008 en cours Bernard Combes [10] PS Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Tulle fait partie de la communauté d'agglomération de Tulle « Tulle Agglo » dont elle est le siège.

Administration départementale[modifier | modifier le code]

Préfecture.

Tulle est le chef-lieu du département de la Corrèze[11] et abrite le siège du conseil général de la Corrèze [12] ainsi que la préfecture de la Corrèze.
Tulle était jusqu'en 2015 le chef-lieu de quatre cantons mais le territoire de la ville elle-même, après découpage, ne s'est longtemps trouvé compris que dans deux cantons :

Les deux autres cantons dont Tulle était aussi le chef-lieu étaient ceux de Tulle-Campagne-Sud et Tulle-Campagne-Nord, qui ne comprenaient pour autant pas de portion du territoire de Tulle elle-même.

À partir du redécoupage effectif au , la ville de Tulle forme à elle seule un canton, le canton de Tulle, tandis que les communes composant les anciens cantons de Tulle-Campagne-Sud et Tulle-Campagne-Nord sont répartis entre le canton de Naves et le canton de Sainte-Fortunade.

.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 14 336 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 662 9 362 9 153 8 097 8 689 9 700 9 669 10 769 11 895
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 653 12 410 12 606 13 680 15 342 16 196 16 277 18 964 17 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 412 17 245 15 942 13 732 14 349 15 021 15 617 18 202 19 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
19 084 20 016 20 100 18 880 17 164 15 553 15 734 14 666 14 336
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune est la deuxième ville la plus peuplée du département, derrière Brive-la-Gaillarde, sous-préfecture de la Corrèze, mais dont la population était inférieure à celle de Tulle au moment de la constitution des départements, 5847 habitants à Brive en 1793 contre 9662 habitants recensés à Tulle la même année. Le pic de population a été atteint en 1975, avec 20 100 habitants. Depuis la fin des années 1990 la population stagne aux alentours de 15 500 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

L'économie industrielle et artisanale tulliste est en déclin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, très affectée par la concurrence de sa voisine, Brive-la-Gaillarde. Malgré tout, certaines activités perdurent :

  • Dentelles de Tulle. L'association Diffusion et Renouveau du Poinct de Tulle a été créée pour conserver ce patrimoine et le faire connaître en France[15].
  • Manufacture d'accordéons Maugein, la dernière en France. Elle a employé jusqu'à 200 personnes, mais n'en compte plus aujourd'hui que 19, produisant tout de même 600 accordéons par an.
  • Borg-Warner[16] : équipementier automobile américain installé sur la ZAC de la Montane (env. 360 emplois[17]).
  • Manufacture d'armes (manufacture royale créée en 1777[18]) dans le quartier de Souilhac, à proximité de l'usine Maugein. Le site a employé jusqu'à 4 700 ouvriers pendant la Première Guerre mondiale et a fonctionné à plein régime dans l'entre-deux guerres et au début de la Guerre froide. Dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, la « Manu » a fermé ses portes[19], mais le site est toujours consacré à des activités dépendant du ministère de la Défense[20] : l’imprimerie de la Défense, les réparations militaires et la production des armes (Nexter qui emploie actuellement 500 personnes).

Tulle est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel et du service de l'emploi pénitentiaire (chargé de gérer le compte de commerce et les ateliers de la Régie industrielle des établissements pénitentiaires). La CCI gère l’aérodrome d’Ussel-Thalamy, la zone industrielle de Tulle-Est et la Maison du pôle interrégional bois.

Tulle est également le siège de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze laquelle fédère environ 6 200 artisans, en 2013.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Tulle constituait jusqu'en 1970 un nœud ferroviaire local important comme :

Le réseau actuel de transports urbains comporte 4 lignes de bus (ligne A, ligne B, ligne C fonctionnant à la demande ainsi qu'une navette de centre ville) et un service de transports à la demande. Il est nommé TUT (Transports urbains de Tulle[21]).

Zones commerciales[modifier | modifier le code]

  • Zone commerciale de Cueille (à la sortie de la ville direction Brive).
  • Zone commerciale de Citea dans le quartier de l'Auzelou.

Endettement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune est endettée à hauteur de 30,3 millions d’euros, soit 1 834 € par habitant[22].

Patrimoine et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame et cloître (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Tulle.

La cathédrale actuelle a été construite au XIIe siècle, à l’emplacement d’une abbaye mérovingienne dont les titulaires avaient acquis la dignité épiscopale. Les retards pris dans la réalisation de l'édifice firent évoluer les plans par rapport à ceux initialement prévus, passant du plan classique bénédictin et du style roman au style gothique. Le cloître du XIIIe siècle abrite aujourd'hui le Musée des arts et traditions populaires. On peut y voir une intéressante collection de taques de cheminée (XVIe ‑ XVIIIe siècles) et une exposition de sculptures d'art religieux ou populaire sur bois, d'armes à feu, de faïences et de porcelaines.

Musée du cloître[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Cloître de Tulle.

Créé à Tulle dès 1819 en tant que musée départemental, le musée de Tulle, sous cette appellation, est fondé officiellement en 1893 par Émile Fage, président de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze. Situé au cœur de la cité médiévale depuis 1904, le musée devenu municipal abrite des collections variées reflétant la vie, les passions, les découvertes et l'histoire des Tullistes et de leur région. Dénommé depuis mars 2005 « musée du cloître de Tulle André-Mazeyrie », il occupe une partie des bâtiments de l’antique abbaye Saint-Martin et Saint-Michel.

Patrimoine oral[modifier | modifier le code]

  • Enregistrements réalisés sur la commune[23].

Autres lieux d'histoire[modifier | modifier le code]

  • Anciens bains-douches du pont de la Barrière. Inscrits comme Monument Historique par arrêté du 12 février 2013.
  • Ancienne chapelle Notre-Dame de Miséricorde [appelée à tort Saint-Jacques] (XVIIIe siècle)[24]. Façades et toitures inscrites comme Monument Historique par arrêté du 14 juin 1972.
  • Ancienne chapelle de l'École des enfants de troupe.
  • Chapelle du cimetière Le Puy-Saint-Clair [Ancienne chapelle des pénitents bleus].
  • Chapelle de l'Hôpital [Ancienne chapelle de la Visitation] édifiée en 1743[25]. Inscrit comme Monument Historique par arrêté du 20 octobre 1987.
  • Chapelle de l'établissement scolaire Sainte-Marie-Jeanne-d'Arc.
  • Ancien couvent des Bernardines (XVIe siècle), rue du Fouret, aujourd'hui maison particulière. Inscrit comme Monument Historique par arrêté du 19 mars 1927.
  • Église Saint-Jean [Ancienne chapelle des pénitents blancs].
  • Église Saint-Pierre [Ancienne chapelle des Carmes déchaussés] (XVIIe siècle). Classée comme Monument Historique par arrêté du 9 novembre 1987
  • Champ des Martyrs : monument commémorant le massacre par pendaison de 99 hommes les 8 et 9 juin 1944.
  • Hôtel de Lauthonie (XVIe siècle et XIXe siècle)[26]. Classé comme Monument Historique par arrêté du 14 mai 1991.
  • Hôtel de la Préfecture (XIXe siècle). Inscrit dans sa totalité comme Monument Historique par arrêté du 4 mai 2000.
  • Lycée Edmond-Perrier (bâtiments élevés entre 1884 et 1887), réalisation d'Anatole de Baudot. Inscrit comme Monument Historique par arrêté du 6 mai 1996.
  • Maison de Loyac, appelée autrefois maison de l'abbé, (XVIe siècle), c'est l'édifice civil le plus remarquable de Tulle. Façade sur la place classée comme Monument Historique par arrêté du 25 octobre 1927, la maison et son intérieur sont inscrits comme Monument Historique par arrêté du 14 octobre 2003.
  • Maison des Seilhac (XVIIe siècle). Inscrit comme Monument Historique par arrêté du 27 juillet 1932.
  • Monument Charles Lovy.
  • Monument aux Morts de la Grande Guerre.
  • Théâtre municipal L'Eden (actuellement Théâtre Les 7 collines[27]) (XIXe siècle). Façade principale inscrite comme Monument Historique par arrêté du 28 mars 1977.
  • Tour d'Alverge (XVIe siècle). Inscrit comme Monument Historique par arrêté du 19 mars 1927.
  • Tour de la Cité Administrative (1975) d'une hauteur de 86 m (côté rivière).

Autres lieux à voir[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville.

La commune est récompensée par deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[28].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Les Concerts du cloître Tulle[29] : créée en 1967, cette association, plus ancienne structure de spectacle vivant de la Corrèze, donne des concerts au théâtre, dans les églises aux environs de Tulle et participe à la vie culturelle de la cathédrale Notre-Dame et à la mise en valeur de son patrimoine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Georges-Clemenceau ;
  • Collège Victor-Hugo.

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée Edmond-Perrier : héritier du lycée de Tulle, réalisé par l'architecte Anatole de Baudot de 1884 à 1887, le lycée Edmond-Perrier est un établissement d'enseignement secondaire et supérieur, technologique et général pouvant accueillir 1 100 élèves environ ; le nom du lycée a été adopté en 1923 en hommage à un illustre zoologiste tulliste, Edmond Perrier ; le lycée propose des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles, E3A, CCP, Mines Ponts, Centrale-Supélec, ENS, X) section PCSI/PC ouvertes au début des années 2000 ;
  • Lycée professionnel René-Cassin[30] : baccalauréats professionnels Restauration (option cuisine ou commercialisation et services) / Secrétariat et Comptabilité / Sécurité et Prévention / Électrotechnique, Énergie, Équipements communicants ; CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement / Préparation et réalisation d’ouvrages électriques ; BEP Hôtellerie-Restauration ;
  • Lycée agricole de Naves.

Centres de formation des apprentis[modifier | modifier le code]

  • CFA Les 13 Vents[31] (centre de formation interprofessionnel d'apprentis géré par la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze).
  • Centre de formation des apprentis de l'industrie[32].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Art et festivals[modifier | modifier le code]

La salle des Lendemains qui chantent est une des principales infrastructures culturelles de la ville.
  • Festival des Nuits de Nacre: créé en 1982 par Alexandre JUAN, il est aujourd'hui organisé par l'association La Cité de l'accordéon. Il se déroule chaque année durant le mois de septembre.
  • Festival O'les Chœurs: festival de musique, cinéma et d'expositions créé en 1997 et organisé par l'association Elizabeth My Dear. Il se déroule en octobre-novembre. Il se compose d'une partie in (les 1er, 2 et 3 novembre) et d'une partie off.
  • Festival musical Du bleu en Hiver Jazz(s) en Tête : programmation mélangeant le jazz avec le rock, le blues et injecté çà et là d'électro. Il est organisé par la scène conventionnée de Tulle Les 7 Collines et se déroule tous les ans fin janvier[36].
  • Festival International de Dentelle de Tulle en août.
  • Chaque année, le dernier week-end d'octobre, a lieu le Concours International de Photo. Cette manifestation est suivie du Festival d'Art Photographique de Tulle d'une durée de 15 jours en novembre. Ces deux rendez-vous sont organisés par le Photo club ASPTT Tulle[37].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Résistance et de la déportation[38].
  • Musée des armes.
  • Musée du Cloître.

Sports[modifier | modifier le code]

Tulle a mis en place depuis le début des années 2000[39], une politique du sport qui a permis l'amélioration des équipements sportifs existants et la création d’équipements nouveaux : ainsi, la réhabilitation en 2002 d'infrastructures de la ville tels que le gymnase Victor-Hugo ou la plaine de jeux, l'ouverture d'un centre aquarécréatif et d'un boulodrome couvert en 2003, la création d'un skatepark en octobre 2002 et la réhabilitation du centre culturel et sportif l'année suivante illustrent le souffle nouveau qui anime la municipalité afin de promouvoir l'activité sportive.

En 2008, Tulle est candidate au challenge de la ville la plus sportive de France[40]. Le 24 juin, elle a été désignée première ex-æquo avec Tignes[41].

Sporting club tulliste.

Le Sporting club tulliste[42], club de rugby à XV fondé en 1904, demeure emblématique dans le paysage sportif tulliste. Le SCT a évolué pendant 42 années consécutives en Première Division et a compté parmi ses rangs plusieurs internationaux tels que Michel Yachvili, Jean-Claude Berejnoï, Roger Fite et Jean-Pierre Fauvel. Le SCT réalisa l'exploit, durant les matchs de poules du championnat de France 1965/1966 de gagner tous les matchs sur son terrain mais surtout de ne laisser marquer aucun point à ses adversaires.

Le SCT est également à l'origine du Challenge de l'Espérance, compétition lancée en 1955.

De nombreux autres clubs constellent le paysage sportif tulliste, parmi lesquels :

  • Union sportive Tulle Corrèze[43], club de basket-ball
  • Kayak Club Tulliste[44], club très actif auprès des écoles tullistes
  • Club de gymnastique La Tulliste[45]
  • Véloce Club Tulliste[46], club de cyclisme
  • École tulliste de judo[47]
  • Tulle Football Corrèze[48]
  • Tulle Triathlon[49], évoluant en troisième division
  • Volley-Ball Tulle Naves[50], équipe féminine en Division Excellence
  • Tulle roller skating[51]
  • Club des Archers tullistes[52], Club et École de tir à l'arc Salle, Fédéral, Fita
  • Tulle Athlétic Club[53]
  • Union Cycliste Corrèzienne: club cycliste fondé en 1970 organisateur d'épreuves cyclistes et école de VTT pour les jeunes
  • Handball Club Tulle Corrèze

Garnison[modifier | modifier le code]

En 1907, la ville accueille le 100e régiment d'infanterie, auparavant en garnison à Narbonne et déplacé à cause de son soutien à la révolte des vignerons du Languedoc[54].

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,50 euro, représentant la cathédrale de Tulle a été émis le 21 juin 2003[55].

En juin 2014, un nouveau timbre postal d'une valeur de 0,66 € a été émis pour commémorer le 70e anniversaire du massacre par les SS, de 99 victimes par pendaison le 9 juin 1944.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

En 2007, la construction d’une médiathèque est décidée pour 9 millions d’euros[56], somme à laquelle il faut ajouter des dépenses annuelles d’exploitation de 21 personnes[57].

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Tulle[modifier | modifier le code]

Personnalités qui sont nées à Tulle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle

XIXe siècle

XXe siècle

Personnalités liées à Tulle, sans y être nées[modifier | modifier le code]

François Hollande en 2012, maire de Tulle de 2001 à 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Gilbert et Yannick Beaubatie, Tulle de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2009
  • Étienne Baluze : Historiae Tutelensis libri Tres; Paris, 1717 (Traduction de l'Abbé Borie: Histoire de Tulle par Étienne Baluze ; Tulle, 1928)
  • François Bonnelye : Histoire de Tulle et de ses environs ; Tulle, sans date
  • Abbé Bertry : Histoire de la ville de Tulle ; Tulle, 1900
  • Johannès Plantadis : Histoire de Tulle, des origines à nos jours ; Tulle, 1913, Préface d'Edmond Perrier
  • Joseph Nouaillac : Histoire de la ville de Tulle ; S.S.H.A., Brive, 1949
  • Bertrand de Latour : Institutio Ecclesiae Tutelensis ; Tulle, 1963
  • Philippe Wolff : L'histoire de Tulle - Essai bibliographique, in Le Bas-Limousin ; Actes du Congrès des Sociétés Savantes du Centre, Tulle, 1966

Études particulières sur l'histoire de Tulle[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Poulbrière : Histoire du diocèse de Tulle ; Tulle, 1884
  • Gustave Clément-Simon :
    • Tulle et le Bas-Limousin pendant les guerres de religion ; Tulle, 1887
    • Recherches sur l'histoire civile et municipale de Tulle… ; Tulle, 1907
  • René Fage :
    • Un atelier de dentelles à Tulle au XVIIe siècle ; Tulle, 1887
    • Le Vieux Tulle ; Tulle, 1888
  • Maximin Deloche : La procession de la Lunade et les feux de la Saint-Jean ; Mémoire Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, XXXIII, 2e partie, 1890
  • Victor Forot : Épisodes révolutionnaires, l'année de la Peur à Tulle ; Paris, 1906
  • Jean-Baptiste Brunie : Mémoires inédits (vie à Tulle au début du XXe siècle)
  • Johannès Plantadis : Tulle pendant l'année terrible (1870) ; Lemouzi, 1909
  • Bernard Marque : Cantedenum et Tutela (Origines de Tulle) ; Tulle, 1915
  • Martial Marthon : La Ronde des siècles autour du clocher de Tulle ; Tulle, 1959
  • Antoine Soulier : Le Drame de Tulle (Voir Massacre de Tulle) ; Tulle, 2e édition, 1960
  • Jacques Sacquer : Invitation à la découverte de l'abbatiale - Cathédrale de Tulle ; Préface de Robert Joudoux, no 35 bis de Lemouzi, Tulle, 1970
  • Robert Joudoux : Tulle ; SAEP, 1973
  • Maurice Schérer, « Et si Tutela venait de Tulle ? », Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, t. 109,‎ 2007-2008

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon diverses références, la Montane est un affluent de la Saint-Bonnette ou l'inverse.
  2. Tutela était invoquée non seulement à Rome et en Espagne, mais aussi en Gaule, et notamment à Vesunna (Périgueux). Son culte s'est conservé jusqu'au déclin du paganisme. D'après Marcel Villoutreix : Noms de lieux du Limousin ; Paris, Christine Bonneton éditeurs, 1995.
  3. Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, p. 90.
  4. Bernadette Barrière et Claude Andrault-Schmitt, Tulle, Presses Univ. Limoges,‎ 1997 (ISBN 9782842870652, lire en ligne)
  5. « http://culture.ville-tulle.fr/sites/default/files/uploads/culture/Expos/Musee_cloitre/DP_clocher.pdf », sur culture.ville-tulle.fr (consulté le 26 mai 2015)
  6. « http://www.le-cinier.fr/images/le-cinier/documents/TullePromenades_bd.pdf », sur www.le-cinier.fr (consulté le 26 mai 2015)
  7. Présentation du musée des armes sur le site de la ville de Tulle.
  8. « Hollande à Tulle : » (consulté le 26 mai 2015)
  9. En 1969, sous l’impulsion d’Alain Savary, la SFIO fusionne avec l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche pour créer le Parti socialiste, lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux en 1969.
  10. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  11. Préfecture de la Corrèze.
  12. Site du conseil général de la Corrèze.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  15. Voir site de l'association.
  16. Voir sur le site metalcorreze.com.
  17. Voir sur societe.com.
  18. Voir sur crdp-limousin.fr.
  19. Voir sur nouvellelimousine.hautetfort.com.
  20. Voir sur crdp-limousin.fr
  21. Transports urbains de Tulle.
  22. Encours total de la dette au 31/12/11 pour 16 565 habitants
  23. Accès à un des enregistrements, mis en ligne sur le site des archives audio-visuelles de l'I.E.O Lemosin La Biaça.
  24. Salviat, Paul et Quincy, Gilles. « Un édifice religieux de Tulle tombé dans l’oubli : la chapelle Notre-Dame de Miséricorde », Lemouzi, n° 143, juill. 1997, p. 55-76 ; n° 144, p. 119-130, ill.
  25. « Chapelle de l’hôpital. Rue de l’hôpital. », La Gazette de la culture à Tulle, no 18,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  26. http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Limousin/Patrimoine-Architecture/Etudes-et-chantiers/Patrimoine-restaure/Hotel-Lauthonie
  27. Construit de 1899 à 1902 par les architectes Auberty et Anatole de Baudot précurseurs pour la mise en œuvre des voûtes minces en ciment armé (toiture en dôme).
  28. Villes et Villages Fleuris (palmarès 2007 des communes de Corrèze).
  29. Voir sur le site des concerts.
  30. Voir sur le site de la ville.
  31. Site du CFA Les 13 Vents.
  32. CFAI du Bas Limousin.
  33. Site de l'ISMIB.
  34. Site de l'IUT de Tulle.
  35. Présentation et historique de l'école de gendarmerie de Tulle.
  36. Voir sur septcollines.com.
  37. Missions et manifestations sur le site du Photo-Club ASPTT de Tulle. Consulté le 17 août 2011.
  38. Voir sur cheminsdememoire.gouv.fr.
  39. [PDF]Présentation du programme « Vivre le sport ensemble ».
  40. Vidéo de présentation des clubs tullistes.
  41. Une de La Montagne du 25 juin 2008. Voir l'article p. 10 « L'Équipe décerne l'or au collectif tulliste ».
  42. Site officiel du SC Tulle.
  43. Site de l'Union sportive Tulle Corrèze.
  44. Site du KCT.
  45. Site de La Tulliste.
  46. Site du Véloce Club Tulliste.
  47. Site de l'École tulliste de judo.
  48. Site du Tulle Football Corrèze.
  49. Site de Tulle Triathlon.
  50. Volley Ball Tulle Naves.
  51. Tulle roller skating sur le site de la ville de Tulle.
  52. Club des Archers tullistes.
  53. Site du TAC.
  54. G. Guiraudet, « La révolte des vignerons de 1907 », bulletin no 2 de la SSH, 1992, en ligne sur le site Sommieres et son histoire, consulté le 3 août 2008.
  55. Le timbre.
  56. « 9 millions d'euros, une médiathèque employant 21 personnes ».
  57. Les grandes dates et les intervenants du projet.
  58. lamontagne.fr - Tulle.
  59. Voir sur pqr.org.
  60. Voir sur lepopulaire.fr.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]