Annecy

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Annecy
Lac d'Annecy.jpg
Annecy, France (37635411615).jpg Annecy - Chateau 02.jpg
Basilique de la Visitation.jpg Annecy 017.jpg
Imperial Palace, Annecy (48078741997).jpg Annecy 11.jpg
De haut en bas et de gauche à droite : panorama sur le lac d'Annecy, vue sur le vieil Annecy, le château d'Annecy, la basilique de la Visitation, le palais de l'Isle, l'Impérial Palace et le Thiou dans la vieille-ville.
Blason de Annecy
Blason
Annecy
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
(préfecture)
Arrondissement Annecy
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Annecy
(siège)
Maire
Mandat
François Astorg (EELV)
2020-2026
Code postal 74000, 74370, 74600, 74940, 74960
Code commune 74010
Démographie
Gentilé Annéciens, Annéciennes
Population
municipale
130 721 hab. (2019)
Densité 1 953 hab./km2
Population
agglomération
180 796 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 58″ nord, 6° 07′ 59″ est
Altitude Min. 396 m
Max. 1 153 m
Superficie 66,93 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Annecy
(ville-centre)
Aire d'attraction Annecy
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons d'Annecy-1, d'Annecy-2, d'Annecy-3 et d'Annecy-4
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription Deuxième circonscription
Localisation
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Annecy
Liens
Site web www.annecy.fr

Annecy (prononcé /an.si/) est une commune et une ville française, chef-lieu et préfecture du département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Au nord des Alpes françaises, après Genève à 40 km au nord, Annecy fait partie de l'axe des agglomérations du sillon alpin en alignement avec Chambéry puis Grenoble et Valence.

La « Perle des Alpes » de la monographie urbaine de Raoul Blanchard forme une cluse de contact entre la plaine des Fins et les Préalpes contraignant sa population à l'intérieur de sa zone constructible des années 1960 à la fusion communale de 2017. Depuis l'absorption des territoires d'Annecy-le-Vieux, de Cran-Gevrier, de Meythet, de Pringy et de Seynod, Annecy se hisse à la 29e place des villes françaises[1] les plus peuplées avec 130 721 habitants.

Résidence historique des comtes de Genève au XIIIe siècle, puis des comtes de Savoie au XVe siècle, la bourgade devient la capitale de Savoie avec l'apanage de Genevois-Nemours comprenant le Genevois, le Faucigny et le Beaufortain de 1434 à 1659. Son rôle religieux s'intensifie en 1536, lors de la Réforme calviniste ; alors que l'évêque de Genève s'y réfugie, François de Sales en fait une citadelle avancée de la Contre-Réforme catholique, lui valant le surnom de « Rome des Alpes ». Le traité de Turin conduit à l'annexion du duché de Savoie, rattachant la ville à la France en 1860 sous le règne de Napoléon III.

Le surnom de « Venise des Alpes » découle des canaux du Vassé, de Saint Dominique et du Thiou qui protégèrent la cité, puis apportèrent la force hydraulique à l'artisanat textile, laissant progressivement place à l'industrialisation du XIXe siècle subsistant de nos jours à travers la présence de sièges sociaux, tel que Fusalp, SNR, Salomon, Mavic ou Entremont.

Au XXe siècle, le secteur touristique profite de la pureté réputée de l'air alpin et du lac, des sports d'hiver environnants, d'une conservation d'espaces verts et d'un patrimoine culturel en voie de rénovation. Le tournant touristico-culturel s'amorce en 1960 avec l'organisation du festival international du film d'animation d'Annecy et de la fête du lac attirant chacun une centaine de milliers de visiteurs chaque été.

En 1973 ouvre l'Institut universitaire de technologie d'Annecy liée au centre universitaire de Savoie rattaché en 1979 à la nouvelle université de Savoie, devenue en 2015 l'université Savoie Mont Blanc, avec celles des campus de Savoie Technolac et Jacob-Bellecombette.

En 2021, Annecy est élue la ville de France où l'on vit le mieux, un classement établi par l'association Villes et villages à partir de 183 critères[2] mais se fait détrôner en 2022 par Angers à cause des critères d'accession au logement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
'Carte OpenStreetMap'
'Carte OpenStreetMap'
'Carte topographique'
'Carte topographique'
'Localisation dans le département de la Haute-Savoie.'
'Localisation dans le département de la Haute-Savoie.'
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : localisation dans le département de la Haute-Savoie.

Annecy s'encastre dans la cluse formée par un ancien cours de l'Isère au Pléistocène entre le nord de la montagne du Semnoz et l'ouest du mont Veyrier, et à la jonction des grands ensembles géographiques et géologiques suivants[3] :

Le territoire d'Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait une langue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par le Fier, et la colline de Seynod et de Gevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne du Semnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée au XIXe siècle sur le Crêt du Maure. La commune se situe sur une partie des rives nord et ouest du lac d'Annecy[3]. Cette situation lacustre a fortement influencé son émergence avec les canaux du Thiou, du Vassé, de Saint-Dominique, le port de plaisance des Marquisats et les deux plages des Marquisats et de l'Impérial.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En partant du nord vers l'est, on trouve Cuvat, Fillière, Argonay et Villaz. De l'est jusqu'au sud on trouve Nâves-Parmelan, Dingy-Saint-Clair, Alex, Veyrier-du-Lac, et Sevrier. Enfin vers l'ouest et le nord-ouest se trouvent Quintal, Viuz-la-Chiesaz, Chapeiry, Montagny-les-Lanches, Chavanod, Poisy, Epagny Metz-Tessy et La Balme-de-Sillingy. L'une des spécificités des limites du territoire communal de la ville d'Annecy, sur une large part de son flanc est l'existence de limites immergées lacustres avec les communes de Sevrier et Veyrier-du-Lac.

Climat[modifier | modifier le code]

Préfecture d'Annecy sous la neige

Le climat est continental montagnard, caractérisé par une humidité marquée[4]. Les hivers sont froids et neigeux et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne relativement humides. Ces caractéristiques se trouvent sous l'influence des massifs environnants (Semnoz, Mont Veyrier, Bauges et Bornes), quelque peu atténuées par la présence du lac. La station de référence de Météo France, pour la ville d'Annecy, se situe à 455 mètres d'altitude sur la commune déléguée de Meythet[5].

Statistiques 1991-2020 et records Station Meythet 45° 55′ 41″ N, 6° 05′ 38″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −1 1,7 5 9,2 12,7 14,4 14,2 10,7 7,2 2,5 −0,6 6,2
Température moyenne (°C) 2,1 3,3 7 10,6 14,7 18,5 20,5 20,1 16 11,8 6,2 2,8 11,1
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,6 12,3 16,3 20,3 24,2 26,5 26,1 21,3 16,3 10 6,3 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−23
03.1971
−15,5
15.1978
−15
07.1971
−5
19.1974
−2
07.1979
1
05.1975
3
07.1974
4
21.1972
−2,5
29.1972
−5
30.1973
−11,5
30.1973
−16
04.1973
−23
1971
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
10.2015
20,3
24.2021
24,3
31.2021
27,7
21.2018
32,6
25.2009
35,1
27.2019
38
24.2019
38,5
13.2003
30,9
14.2020
26,5
06.1977
22,3
02.2020
19,9
07.2000
38,5
2003
Ensoleillement (h) 88,2 113,1 173,9 191 220 255,8 273,8 249,1 194,7 141 90,6 78,2 2 069,2
Précipitations (mm) 94,2 78,9 89,9 96,1 109,2 95,1 101,1 106,4 108,3 109,8 109,7 112,5 1 211,2
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 11,4 9 9,8 9,8 11,7 9,6 9,6 9,5 8,7 10,8 11 11,3 122,2
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 6,3 5,2 5,9 6 6,9 6,1 5,7 6,1 5,3 6,7 6,5 7,5 74,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 3,6 2,7 3,2 4,1 4,1 3,5 3,8 3,6 3,3 4,1 4,1 4,3 44,4
Source : [MétéoFrance] « Fiche 74182001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/05/2021 dans l'état de la base


Sismicité[modifier | modifier le code]

Annecy est en zone de sismicité moyenne de 4 sur 5 selon la carte de zonage du risque sismique en France de 2011. Les tremblements de terre ayant eu un ressenti en ville et approchant la magnitude de 5±0.8[Quoi ?] sur l'échelle de Richter sont :

  • 12 mars 2022 à 18h03 : Magnitude de 4,2 avec un épicentre au nord d'Albertville[6] ;
  • 8 septembre 2005 à 11h27 : Magnitude 4,9 à proximité de Vallorcine ;
  • 15 juillet 1996 à 02h13 : Magnitude de 5,25[7],[8] avec un épicentre à Épagny, le séisme occasionne des dégâts sur les bâtiments, principalement chutes de cheminées et fissures de murs, estimés à 60 millions d'euros ;
  • 14 décembre 1994 à 8h55 : Magnitude 4,7 provenant de Sallanches avec quelques dégâts matériels ;
  • 2 décembre 1980 à 06h58 : Magnitude 4,7 en provenance de Faverges.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Piste cyclable du Pâquier

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Des locations vélos sont proposées au départ de la gare[9] et des Marquisats, en allant vers Sevrier et Saint-Joriozpiste cyclable achevée en 2005 permet de rejoindre Faverges en longeant le lac d'Annecy sur plus de 20 km par l'ancienne ligne de chemin de fer Annecy-Albertville. D'autres itinéraires aménagés sont disponibles sur la cartographie des itinéraires cyclables du Grand Annecy[10].

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'avenue de Chambéry
L'avenue de Chambéry partant de l'ouest d'Annecy et reliant, entre autres, la rue Royale, puis celle du Pâquier jusqu'au lac

La circulation routière annécienne est complexifiée par l'étau lac-montagne[11] : Les axes du centre-ville vers la rive sud-ouest du lac par les Marquisats[12] et vers la rive sud-est du lac saturent aisément en période de pointe estivale.

Les sorties desservant Annecy

Annecy est desservi par 3 échangeurs autoroutiers de Seynod Sud no 15.1, Annecy Centre no 16 et Annecy Nord no 17). L'autoroute l'A41 (E712) relie Grenoble, Genève, Lyon et Chamonix. L'A410 débute à 7 km de la sortie d'Annecy Nord et se dirige vers le mont Blanc, poursuivant sur Turin et Milan. Depuis 2008, l'A41 conduit à Saint-Julien-en-Genevois puis en Suisse via l'A1, ou vers Paris via l'A40.

Les trois routes départementales D1201 (ex RN 201), D1203 (ex RN 203) et D1508 (ex RN 508) desservent Annecy.

L'itinéraire D3508 contourne l'agglomération par le nord-ouest par une voie rapide connectée aux voies transversales et à deux sorties d'autoroute et la rocade, permet de contourner le centre-ville.

En 2002, un tunnel bi-tube (2 × 2 voies)[12] de 600 mètres, creusé sous le centre commercial Courier[13] de la gare jusqu'au rond-point au nord du centre-ville[13], permet aux bus d'emprunter un sites dédié en 2007. Les parcs relais commencent à voir le jour dans les principaux points de l'agglomération[12].

Stationnement[modifier | modifier le code]

En 2015, le centre-ville dispose de 2 509 places payantes de rue et de 3 324 places dans 10 parkings souterrains ou fermés. Gérés en régie municipale directe, les tarifs des parkings annéciens sont relativement bas par rapport à d'autres villes, de 1,10  à 1,80  de l'heure et la première demi-heure est gratuite. 1 568 places sont encore gratuites.

Transport public[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares d'Annecy transportaient des marchandises jusqu'en 1960 et desservaient l'usine SNR, le Sernam et la zone industrielle de Vovray pour continuer sous le Semnoz et relier Ugine et Albertville par la rive gauche du lac, aujourd'hui reconvertie en piste cyclable. En 2013, la gare multimodale rassembla les guichets ferroviaires, des cars interurbains, la location de vélo et la desserte de taxi.

Arrivée en gare d'Annecy

Le TER Auvergne-Rhône-Alpes relie Paris-Gare-de-Lyon par le TGV qui gagne les voies à grande vitesse à hauteur de Lyon ou Mâcon[14] et continuent en direction de Gare de Lyon-Part-Dieu[15], Grenoble et Valence[16] ; Les trains directs vers Chambéry[17] permettent de prendre des correspondances vers Albertville, Bourg-Saint-Maurice, Modane et Turin.

Gare de Pringy

La gare de Pringy, au nord d'Annecy prolonge ligne L2 du RER franco-valdo-genevoise Léman Express partant de la gare d'Annecy depuis date à laquelle la société Lémanis commence l'exploitation de la ligne ferroviaire vers La Roche-sur-Foron en direction d'Annemasse et continuant vers Genève-Eaux-Vives, Évian-les-Bains[18]. Ce TER rejoint également Saint-Gervais-les-Bains avec une correspondance vers Chamonix et Martigny.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport d'Annecy - Meythet
L'aéroport d'Annecy - Meythet

L'aéroport d'Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc (code IATA : NCY • code OACI : LFLP) est situé à cheval sur la commune déléguée de Meythet et sur la commune voisine d'Épagny-Metz-Tessy[Mairie 1]. Depuis le l'aéroport cesse les liaisons directes avec l'aéroport d'Orly et se concentre sur l'accueil d'hélicoptères, d'aviation d'affaire et de loisir, soutenu par le Conseil général, propriétaire de l'infrastructure[19]. Le transport de voyageur se fait principalement via l'aéroport international de Genève45 km / 45 minutes), en Suisse voisine, ou via l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (145 km et 1 h 30)[20], tous deux reliés par des transports en commun quotidiens.

Transport urbain[modifier | modifier le code]

Bus SIBRA

La Société intercommunale des bus de la région annécienne (SIBRA)[21], réformé le 29 avril 2019, gère les lignes du réseau de transport en commun urbain :

  • 8 lignes principales dont 3 « Rythmo » ;
  • 11 lignes de proximité dont 3 « complémentaires » ;
  • 4 lignes dimanches et jours fériés ;
  • 4 « Noctibus » ;
  • 13 lignes interurbaines vers les bords du Lac et les Pays d'Alby et de la Filière et le plateau des Glières durant l'hiver permet de pratiquer ski nordique.

Certains bus permettent de monter avec un VTT, des skis ou des raquettes au sommet du Semnoz, point de départ de plusieurs sentiers balisés de randonnée et de ski. La communauté d'Agglomération du Grand Annecy vote en janvier 2022 le lancement d'études préliminaires pour la mise en service de 5 branches de Transport en Commun en Site Propre Intégral, dont 3 branches de BHNS vers la zone commerciale d'Épagny, le parc des Glaisins et Duingt, sur la rive ouest du lac, ainsi que d'une ligne entre Seynod et Pringy qui sera équipée d'un Tramway ou d'un BHNS suivant la décision des élus. La branches de BHNS entre Duingt et le Parc des Glaisins (Annecy-le-Vieux) débutent en 2028[22].

Tranport interurbain[modifier | modifier le code]

Transdev Haute-Savoie

Les transporteurs Cars Région Haute-Savoie dont fait partie Transdev Haute-Savoie du groupe Transdev donnent accès rives du lac, à Albertville, à Bellegarde-sur-Valserine, communes non desservies par les voies ferrées[14] ainsi qu'aux stations de ski des Aravis, et à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry[23] et de Genève.

Transport nautique[modifier | modifier le code]

La navigation sur le lac d'Annecy avec le Libellule
La navigation sur le lac d'Annecy avec le Libellule

Le Fier et son affluent, le Thiou, sont non-navigables, contrairement au lac, fréquenté par un bateau restaurant et des bateaux-navettes reliant Annecy aux communes riveraines du lac de Sevrier, Saint-Jorioz, Duingt, Doussard, Talloires, Menthon-Saint-Bernard et Veyrier-du-Lac[24].

Les 2 lignes "Lac Annecy Express" B1 et B2 desservent ces communes pour le compte de l'agglomération du Grand Annecy dans le cadre du plan Mobil'Été pendant la période estivale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Communes fusionnées en 2017

Annecy est une commune urbaine de densité intermédiaire au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[25],[26],[27] et appartient à l'unité urbaine d'Annecy, agglomération intra-départementale regroupant 14 communes[28] et 180 796 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[29],[30].

L'aire d'attraction d'Annecy[Note 2] de 79 communes est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[31],[32].

Son plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares fait d'elle une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[33]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tels que le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[34],[35].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers d'Annecy-centre

L'agglomération d'Annecy est divisée en deux couronnes :

Coeur originel de la ville à Annecy-le-Vieux

Historiquement, la ville est née une première fois sur la colline d'Annecy-le-Vieux (villa Aniciaca) au VIIIe siècle, puis une seconde fois au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz (Annecy-le-Neuf) au XIe siècle et s'est ensuite développée le long des émissaires naturels et canalisés du lac : le Thiou, le principal, et aussi le Vassé. Rempart naturel, moyen de transport, ressource alimentaire et force de travail grâce aux artifices hydrauliques (meules, battoirs, tours, martinets, pilons, soufflets, scies…), le lac et les cours d'eau ont imposé la forme urbanistique contemporaine.

Depuis 2005, le schéma de cohérence territoriale concerne 200 212 habitants[36] répartis sur 63 communes et 7 intercommunalités : le Grand Annecy, le syndicat mixte du lac d'Annecy, les communautés de communes du Pays de Fillière, de la Tournette, de Cruseilles, de Faverges, de la Rive gauche du Lac, et de Fier et Usses.

En octobre 2012, le conseil de la communauté de l'agglomération d'Annecy lance une réflexion sur l'évolution du bassin pour les 20 prochaines années, avec le projet « Agglomération 2030 ». Parmi les objectifs, qui rejoignent ceux du SCOT, l'accueil d'un excédent de population estimé à 18 000 à 22 000 habitants, un gain de 10 000 emplois, une extension des zones d’activités économiques jusqu'à 90 ha[37] et une densification du bâti[38].

Le conseil syndical du [39] porte sur l'accroissement démographique, le développement économique, l'offre de logements locatifs sociaux en souffrance dans l'agglomération en lien avec les problématiques de pression foncière lié au coût de l'immobilier, à la périurbanisation de la banlieue annécienne et aux problèmes d'infrastructure sur les axes de communication routière[36].

La commune déléguée d'Annecy, peut se découper entre 6 et 11 quartiers intra-muros [Mairie 2] en fonction de la circulation automobile a amené la création de grands boulevards grands axes qui délimite les différents quartiers.

Gare[modifier | modifier le code]

Situé au centre ouest, il concentre pôle d'échanges multi-modal de la gare d'Annecy et l'usine historique SNR roulements. Un aménagement du pôle d'échange multimodal du quartier de la gare, approuvé le et modifié à plusieurs reprises depuis[Mairie 3]

Courier[modifier | modifier le code]

L'entreprise Sounis, spécialisée dans la négoce du bois, installée au 59 faubourg du Bœuf, actuelle rue Carnot, fait faillite et se fait racheter en 1880 par la famille Courier. François Courier le débarrasse de ses installations industrielles et y développe une exploitation maraîchère et florale. En 1927, son fils Émile, entrepreneur reconnu, prend la direction de l'entreprise. Après 1945, il est élu président syndical des horticulteurs et pépiniéristes de Haute-Savoie et se fait décoré du Mérite agricole. Il est lié aux acteurs politiques locaux, dont notamment Charles Bosson, maire d'Annecy de 1954 à 1975.

Fin 1960, l'activité horticole du Clos Courier déménage à Annecy-le-Vieux. Débute alors une période d'incertitudes pour cette friche urbaine, qui est dans un premier temps convertie en parking gratuit avec une entrée avenue Berthollet. La mairie s'empare du dossier et une déclaration d'utilité publique est votée en mai 1967. La ville multiplie ensuite les acquisitions de terrains pour la construction du quartier Courier avec le rachat de la marbrerie Tavernier avenue Berthollet en 1967, le Clos Courier en 1971 et l'orphelinat démoli en 1993. C'est en 1996 sous le mandats de Bernard Bosson que le projet de réaménagement du clos Courier entre dans sa phase opérationnelle avec l'ouverture du centre commercial. En 2004 est créée l'association de quartier[40] qui suit son actualité urbanistique[41].

La Vieille Ville[modifier | modifier le code]

Escaliers du château

Partant du pied du château, de part et d'autre du Thiou, le vieux bourg est parcouru d'artères moyenâgeuses appelées autrefois « charrières », bordées d'arcades suivant deux axes est-ouest parallèles au Thiou et un axe nord-sud perpendiculaire. La première voie, anciennement magna carreria ou "grande charrière", relie la porte Perrière à la porte du Sépulcre en longeant le rocher. La deuxième voie, parallèle, sur la rive droite du Thiou, était dénommée charrière de la Halle (rue Grenette), prolongée par la ruale du Four (actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau). La troisième voie, perpendiculaire, part du pont de l'Isle et, par les charrières Filaterie et Notre-Dame, rejoint les anciennes portes de Bœuf au nord (porta nova de Boutz ou Bouz, désignant l'ancien vicus gallo-romain de Boutae fondé en -50 au niveau de la plaine des Fins et non le bœuf, l'animal) et du Pâquier à l'est (porta pascuorum ou « porte des pâturages »), formant ainsi les charrières du même nom.

Canal du Thiou en vieille ville

Le quadrillage interne se trouve complété par des quais, des places, des rues transversales et pléthores de passages couverts semblables aux traboules lyonnaises, qui étaient à l'origine des accès intérieurs aux hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces passages sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certains donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces. Si une grande partie des canaux est aujourd'hui recouverte, certains demeurent toujours à ciel ouvert, tel le Thiou sur toute sa longueur, ainsi que du canal du Vassé jusqu'au pont Albert-Lebrun, puis du passage Gruffaz jusqu'au canal Notre-Dame en surgissant derrière l'église Saint-Maurice, anciennement Saint-Dominique, d'où le nom du canal à cet endroit, et de nouveau près de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse.

La Vieille Ville, son château et les 3 rues piétonnes de la rue Sainte-Claire, rue Carnot et rue Royale constituent le centre historique de la ville.

Port des Marquisats

Les Marquisats[modifier | modifier le code]

Les Marquisats sont occupés par un piscine ouverte, un centre nautique, une plage, le centre culturel du Brise-Glace ainsi que le versant est du Semnoz, couvert par la forêt du Crêt du Maure.

Les Trésums étaient l'emplacement de l'ancien hôpital. Malgré l'opposition d'associations de protection environnementale et patrimoniale, le nouveau complexe des Trésum accueille aujourd'hui 632 logements résidentiels, une résidence pour personne âgée ainsi qu'un hôtel et un parc[38],[42].

La Mandallaz et les Balmettes[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest, ces 2 quartier comprennent le lycées Gabriel-Fauré et Saint-Michel, ainsi que la zone industrielle de Vovray qui s'étend jusqu'à Seynod.

Parmelan - Albigny[modifier | modifier le code]

Albigny

Contient la préfecture, la cité administrative, le centre culturel Bonlieu, le haras national, le lycée Berthollet ainsi que la presqu'île avec le parc Charles Bosson, l'Imperial Palace forment le centre est de la ville.

Les Romains[modifier | modifier le code]

La place des Romains est le tarmac utilisé notamment pendant la fête foraine de la foire de la Saint-André. Le quartier Galbert occupe sa partie ouest entre l'avenue de Genève et la voie ferrée.

Novel[modifier | modifier le code]

Vue de la ville d'Annecy depuis le mont Veyrier
Une vue de la cluse d'Annecy depuis le mont Veyrier

Fin 1960, la ZUP de Novel est créée pour apporter 300 nouveaux logements ainsi que des complexes sportifs au nord d'Annecy. Début 1970, le quartier des Teppes attenant fait son apparition.

Vallin-Fier[modifier | modifier le code]

Depuis 2013[Mairie 4] l'éco-quartier Vallin-Fier précède, en 2020, l'éco-quartier du Parcs des Sports - Fier offre à son tour 1 100 logements, un groupe scolaire et 200 places de parkings[Mairie 5],[43].

Le club de football Football Club d'Annecy s'entraine au stade municipal, à côté du hall des expositions et, l'Arcadium.

Logement[modifier | modifier le code]

Vue sur les toits de la vieille-ville d'Annecy
Vue sur les toits de la vieille ville d'Annecy

Typologie de l'habitat[modifier | modifier le code]

En 2018, L'INSEE recense 70 906 logements[Insee 1] avec une écrasante majorité d'habitats collectifs, à 94,3 % comprenant 12,8 % de T1, 21,8 % de T2, 30,6 % de T3 et 34,8 %[44] de T4 ou plus.

Le parc immobilier de 2009 est vieillissant avec 17,5 % des résidences principales datant d'avant 1949 et un majorité, 57,0 %, ayant vu le jour après la seconde guerre mondiale entre 1949 et 1974. 13,4 % des logements été construits 1975 à 1989 et seulement 12,1 % ont moins de 30 ans.

Confort des résidences principales[modifier | modifier le code]

Commune Annecy fusionnée[45]
2008 2013 2018
douche/bain 98,2 % 97,9 % 97,5 %
chauffage 97,5 % 97,4 % 98,2 %
parking 61,0 % 61,6 % 63,1 %

Sur la commune déléguée d'Annecy en 2009, 0,5 % des logements n'ont toujours pas de salle de bain alors que 6,3 % résidences principales disposent de 2 salles d'eau. 98,2 %, des logements disposent d'u le chauffage central et 44,3 % bénéficient d'un garage ou d'un parking[44]. De 2009 à 2018 la part des résidences principales augmente légèrement de 87,2 % à 87,7 %. Dans le même temps, la part de résidences secondaires grimpe de 4,7 % à 6 % alors que les logements vacants chutent de 8,1 % à 6,3 %, à comparer avec la moyenne nationale de 8,2 %.

Prix du foncier[modifier | modifier le code]

La proximité de la Suisse place Annecy à la 5e place des villes des plus chères de France[46] et l'évolution induite du prix moyen des logements au m² permet de se rendre compte du phénomène, accentué depuis le début du 21e siècle :

  • de 2001 à 2007, les prix de l'immobilier ont augmenté de 75 %[47] ;
  • en 2013, les loyers ont augmenté de 5 %[38] ;
  • en 2014, l'ancien se négocie entre 4 000 et 5 000 €/m2 en hypercentre, et de 4 300 à 4 800 €/m2 dans le neuf[38] ;
  • de 2015 à 2020, on peut constater une progression des prix de l'immobilier de 4 %[48] ;
  • en 2020, 4 500 €/m2 pour les appartements, autour de 5 300 €/m2 pour une maison, et jusqu'à 10 000 €/m2 aux abords du lac ;
  • en 2021, 4 973 €/m2.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom d’Annecy est attesté sous les formes Anericiacum en 867[49],[50]; Anassiacus [fiscus] en 1011; Anassetti variante Annasseu en 1107; [Cura de] Anassiaci [veteris] vers 1344, et aussi Anessy, Anecium, Annecium, Annesium, Anaysiacus, Annassie et Annesiacum [Régeste Genevois]. La localité devient Annecy-le-Vieux après la fondation d´Annecy-le-Neuf vers 1107[51],[52]. Une bulle du pape Pascal II confirme à l'abbaye de Savigny la possession de paroisses autour du lac d'Annecy, dont « ecclesias de Anasseu » (« celles d'Annecy »)[53]. Il faut attendre cependant une bulle papale de 1145 d'Eugène III qui confirme à nouveau la donation faite au prieuré de Talloires, dépendante de Savigny, « les églises d'Annecy-le-Vieux et d'Annecy-le-Neuf »[53]; Ananssiaco [Annecicao] novo; Annasseu [Anassetu, Anasseu]; Anassiaci novi (parfois Anassiaci burgi, Anassiaci); Anasiacensis ou encore Annessiacum[54]; Ananssiaco [Annecicao] novo ; Annasseu [Anassetu, Anasseu] ; Anassiaci novi (parfois Anassiaci burgi, Anassiaci) ; Anasiacensis ou encore Annessiacum de la fin du XIIe siècle-début du XIIIe siècle (cartulaire de l'abbaye de Talloires)[54].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine en -(I)ACU, suffixe d'origine gauloise marquant la propriété, précédé d'une anthroponyme dont l'identification ne fait pas l'unanimité.

La première forme découverte à ce jour Anericiacum de 847[réf. nécessaire] repose sur un radical Aneric-, c'est pourquoi Albert Dauzat suggère, à la suite de Charles Marteaux, le nom de personne germanique Anerīk[49], auquel Ernest Nègre préfère Annarigus (avec la désinence latine -us), d'après le répertoire de Marie-Thérèse Morlet[50],[55]. Celà signifie qu’il prend en compte la forme récurrente An(n)a- des attestations postérieures.

Cependant, Pierre Duparc, archiviste (Ecole nationale des chartes) et historien, rappelle que « l’opinion généralement admise aujourd’hui, après les travaux remarquables de Charles Marteaux, est qu'on fait venir le nom d'Annecy d’Aniciacum, une propriété fondée par Anicius »[56].

De plus, dans l'acte de donation de Lothaire II à son épouse Theutberge, datant de 867[57], on lit, non pas Anericiacum, mais Anesciacum[58], ce qui conforte l'hypothèse selon laquelle le nom Annecy serait issu de la forme gallo-romaine Aniciacum (tirée de villa Aniciaca « propriété agricole d'Anicius »)[59].Selon Sylvie Vilatte, le mot anicium, dont ce gentilice (nom de famille) dérive, serait issu d’un terme grec signifiant, en quelque sorte, « toujours victorieux », et qui, dans la poésie épique, qualifiait souvent certains dieux[60].

N.B. Voici un extrait de la donation de Lothaire II à Theutberge en 867, le document le plus ancien découvert à ce jour qui mentionne Annecy(-le-Vieux) (avec déjà des déformations des noms gallo-romains !) : Proinde noverit omnium fidelium sanctae dei ecclesiae ac nostrorum praesentium videlicet et futurorum noverit sollertia, quia placuit largitati nostrae celsitudinis, Teotbergae dilectissime nostrae quasdam res nostrae proprietatis ad proprium conferremus, id est in pago […] Lugdunense villas, quorum sunt haec vocabula : Cauurnum, Lemningum, Nouelicium, Mariacum, Aquis, Ariacum, Sagenadum, Primiacum et montem sancti Martini, Anesciacum, Belmontem, Talgarium, Dulziadum, Marlindam, Uirilgum, Durelium, Todacium, Columnam, Haltningum, Montiniacum et quicquid ex ipsis rebus in Grosona sitae sunt, quatenus eas perenni iure ad proprium retineat.[61]

En réalité, la forme *Aniciaca n'est pas attestée, et les formes récurrentes sont du type Anassiacus, Anaysiacus, Annassie, Anassiaci, peu compatibles avec cette explication. Cette hypothèse implique de rejeter préalablement la forme primitive Aneric-iacum de 847[réf. nécessaire] et démontrer qu'elle est erronée (mauvaise lecture, mauvaise identification du lieu, etc.), ce qui n'est jusqu'à présent pas le cas.

En francoprovençal, Annecy s'écrit Èneci / Ènneci selon la forme francoprovençale ORB ou In-nsi selon la graphie de Conflans[62].

Boutae[modifier | modifier le code]

Une petite agglomération est mentionnée sous la forme Ad Bautas (de Bautae) dans l'Itinéraire d'Antonin[63],[64]. Le nom de Boutae — « uicani Bo[utarum] » — est retrouvé sur un fragment de texte sur le quartier de Meythet[64],[65]. Selon les auteurs du début du XXe siècle, Charles Marteaux (1861-1956) de l'Académie florimontane, et Marc Le Roux (1854-1933), archéologue, le toponyme pouvait provenir d'un anthroponyme d'origine celtique Boutus[66].

Le nom Boutae disparaît progressivement avec le déplacement urbain du site des Fins vers le site actuel[67], sur l’extrémité du Semnoz. Toutefois, le toponyme s'est maintenu sous la forme Bouz par évvolution phonétique. Un faubourg porte ce nom jusqu'au XIVe siècle avant d'être altéré en bœuf au siècle suivant[68],[67], forme francisée d'après le patois boa. c'est pourquoi les « antiquaires de la Renaissance » ont latinisé en Civitas Bovis, forme qui a inspiré les héraldistes qui ont placé deux taureaux de part et d'autre de l'écu d'Annecy[69].

En francoprovençal, Annecy s'écrit Èneci / Ènneci selon la forme francoprovençale ORB ou In-nsi selon la graphie de Conflans[62].

Histoire[modifier | modifier le code]

Originellement connue comme bourgade gallo-romaine (essor du vicus de Boutae au Ier siècle) dans la plaine des Fins, son implantation s'est poursuivie sur la colline d'Annecy-le-Vieux au VIIIe siècle, puis au pied du Semnoz au XIe siècle (Annecy-le-Neuf). Son rôle dans la Réforme catholique, dite Contre-Réforme, aux XVIe et XVIIe siècles, fait d'elle la « Rome des Alpes ». Résidence des comtes de Genève au XIIe siècle ; capitale du comté de Genevois, puis de l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort, ensuite de Genevois-Nemours dans les États de Savoie ; capitale de la province de Genevois, puis siège de l'une des deux intendances de Savoie dans les États sardes, la ville devient brièvement française de 1792 à 1815 à la suite d'une invasion militaire, puis définitivement le , date de l’Annexion de la Savoie à la France.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Lac d'Annecy depuis les quais Napoléon-III
Vue de l'île des Cygnes, depuis le quai Napoléon-III

Les traces d'un village lacustre datant du IIIe millénaire av. J.-C. ont été trouvées du côté d'Annecy-le-Vieux[70] et il semble également que la station du Port, située à l'est de l'île des Cygnes, ait accueilli un village sur pilotis d'après des découvertes réalisées en 1884[71],[Mairie 6].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire des Allobroges et mentionnant Boutae
Territoire des Allobroges, avec mention de Boutae

Plus tardivement, au début du IVe siècle av. J.-C., des tribus gauloises allobroges s'installent dans l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes[Mairie 6],[72]. Les historiens pensent qu'un village allobroge se développe dans la plaine des Fins au cours du Ier siècle av. J.-C.[68],[73]. Selon une hypothèse non confirmée par l'archéologie[73], ce village aurait succédé à un oppidum juché sur le roc du Semnoz.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Ruine romaines

Les Romains interviennent dans les environs à partir du IIe siècle av. J.-C. et vainquent les Allobroges une première fois en 121 av. J.-C., puis définitivement en -62. Une fois le territoire pacifié, les Romains construisent des routes et des mansions (du mansio, « auberge », « gîte d'étape ») afin de commercer, notamment la route secondaire reliant Turin (Italie) à Genève. Un vicus gallo-romain — Boutae — se développe durant la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C., à l'emplacement de l'ancien village allobroge, sur la voie romaine majeure via Casuaria (Faverges), et d'où part également une voie secondaire vers Aquae (Aix-les-Bains)[68],[63]. La bourgade, d'une superficie de 26 ha, est mentionnée sous la forme Ad Bautas (de Bautae) sur l'Itinéraire d'Antonin[63]. Le vicus connaît une certaine prospérité au cours du Ier siècle jusqu'à la première moitié du IIIe où la petite agglomération dispose d'une place publique — « assimilable à un forum » — mais aussi d'édifices typiques de la romanisation comme une basilique, des temples, des thermes ou encore un théâtre[63],[74]. C'est un véritable petit centre économique où l'on trouve les traces de produits en provenance de tout l'empire : céramiques ou amphores de Bétique, d'Espagne ou encore de Mauritanie[75],[76].

Boutae connaît les ravages des incursions barbares des Alamans en 259 et 278, ou des Bagaudes, et la ville est incendiée à plusieurs reprises au IIIe siècle[75]. Le site semble encore occupé jusqu'au Ve siècle comme le démontrent les dernières découvertes[75].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue du château d'Annecy en 1910
Château début XXe siècle

Vers 443, le général romain Aetius concède la Sapaudia à un peuple germain, les Burgondes, d'après une courte notice du Ve siècle : « La Sapaudia est donnée aux débris du peuple burgonde pour être partagée avec les indigènes »[77]. L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa gallo-romaine et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus, sur le coteau d'Annecy-le-Vieux, vers les VIIe – VIIIe siècles[78]. Ce domaine entre dans le domaine royal au siècle suivant et est mentionné sous le nom Anesciacum au IXe siècle[79] ou Aniciacus ou villa Aniciaca, peut-être du gentilice d'un propriétaire issu de la grande famille des Anicii, connue dans le Bas-Empire[80].

Il faut attendre le XIe siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier de Genève sous l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du XIIe siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins[81], puis le château qu'ils agrandissent au XIIIe siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le XIVe siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon[82]. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant un centre populaire de pèlerinage.

Annecy, ville savoyarde[modifier | modifier le code]

Annecy fin XVIe siècle par Chastillon
Plan de la ville fin XVIIe siècle

Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale[Mairie 6]. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie[83]. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans[81]. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage[81].

En 1491, à la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 1514[83]. En 1514, Charles II de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre, puis deux syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville[Mairie 6].

Annecy « Rome des Alpes »[modifier | modifier le code]

À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses[Mairie 6]. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse.

À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales[84] - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche[85], puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève[86]) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des mœurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes »[83].

Le , à la fin de la guerre franco-savoyarde, Henri IV, après avoir envahi et conquis la Savoie, entre à Annecy, accompagné d'Henri Ier de Savoie-Nemours, qui s'est rallié à lui en 1594. Il reste trois jours dans la ville.

Dès 1606, 28 ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président du Sénat de Savoie, Antoine Favre, créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (fleurs et montagnes). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte 13 maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts[83]. Ces ordres religieux prennent en charge l'éducation, les hôpitaux et font travailler les artisans et les commerçants locaux.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Première rencontre à Annecy de Jean-Jaques Rousseau avec Madame de Warens par Steuben,1830

Les idées de la Révolution gagnent la bourgeoisie annécienne par les Savoyards parisiens, l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens[81].

Dans la nuit du 21 au , les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que les fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des États de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district.

Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des prêtres réfractaires, la politique d'expropriation anti-religieuse par les représentants de la Révolution, la répression d'Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix…) finissent par exaspérer la population qui se révolter en émeutes à Faverges, Thorens, et Thônes où il y eurent 86 morts.

En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés dont 70 sont déportés en Guyane. En revanche, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi des fabriques s'installent au bord du Thiou, notamment en contrebas de la colline de Gevrier, afin profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel annéciens[81]. En effet, dès la fin du XVe siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville, qui avait déjà près de deux mille habitants, affirme son importance administrative, commerciale et artisanale dans le textile et la métallurgie grâce à la manne hydrauliques apportée par le Thiou. À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy si bien qu'en 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers[réf. nécessaire].

Restauration sarde[modifier | modifier le code]

Le Thiou avant la construction des quais de 1854, de Paul Cabaud

En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre et non plus Genève-Annecy.

En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie et en 1860, juste avant l'Annexion, la ville compte environ 10 000 habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme : assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac, création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du Champ de mars, modernisation des réseaux d'eau potable, éclairage au gaz et un essor économique porté en 1850 par l'institution de la Banque de Savoie et en 1858, par la manufacture de coton emploie 2 000 personnes et devient un des centres manufacturiers du royaume.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plan de la ville en 1914
Libération de la ville en 1944

En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet au tourisme de se développer. Un syndicat d'initiative destiné à l'organisation d'événements est créé en 1895. Durant la première moitié du XXe siècle, la ville se développe progressivement grâce à sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif qui contribuent au développement de nouveaux quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray.

Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier[87], Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906 et l'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente, on peut citer Crolard, Dunant, Aussedat[88], Léon Laydernier[89] et Jules Barut. En 1917, à cause de la guerre, on établit une usine de roulements à billes qui deviendra SNR.

Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy est bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, siège d'une centaine d'hommes de la Milice française et de prisonniers de guerre, mais aussi un centre actif de la Résistance avec le Maquis des Glières qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal.

En 1949, Annecy accueille le second tour de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), un cycle de négociation commerciale sur la libéralisation des échanges : 23 délégations viennent à Annecy. Les 4 premiers (Genève en 1947, Annecy en 1949, Torquay en 1951 et Genève en 1956) ont permis de réduire de 40 % à 20 % les droits de douane des pays occidentaux sur les produits importés.

En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le TGV. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique ralentit un rapide développement urbain pour occuper aujourd'hui le centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 habitants avec une politique de développement et d'équipements commune avec son agglomération[90].

Le , les conseils municipaux d'Annecy et de cinq autres communes (Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod) votent favorablement à la création d'une commune nouvelle au [91] de 128 422 habitants pour une superficie de 70 km2, nommée Annecy[92].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie d'Annecy
Mairie d'Annecy

La ville d'Annecy est le chef-lieu du département de la Haute-Savoie[Insee 2] et de quatre cantons, depuis la création de la commune nouvelle et le décret du [93]. Les quatre cantons sont Annecy-1, avec une fraction d'Annecy et neuf communes du bassins annécien, Annecy-2 pour le reste de la commune déléguée d'Annecy associé à Sevrier[94], Annecy-3, avec une fraction correspondant aux communes déléguées d'Annecy-le-Vieux et de Pringy et sept communes, ainsi qu'Annecy-4, avec une fraction correspondant aux communes déléguées de Cran-Gevrier et de Seynod et neuf communes[93]. Annecy fait partie de la Première circonscription de la Haute-Savoie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération Grand Annecy, créée le , compte 34 communes dont les deux communes nouvelles d'Annecy et de Fillière[95],[96]. Elle est issue de la fusion de la communauté de l'agglomération d'Annecy (C2A) et de quatre autres intercommunalités.

Communes déléguées[modifier | modifier le code]

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Annecy
(siège)
74010 CA du Grand Annecy 66,93 52 029 (2013) 777


Annecy-le-Vieux 74011 CA d'Annecy 17,01 20 469 (2014) 1 203
Cran-Gevrier 74093 CA d'Annecy 4,80 17 257 (2014) 3 595
Meythet 74182 CA d'Annecy 3,24 8 325 (2014) 2 569
Pringy 74217 CA d'Annecy 9,06 4 085 (2014) 451
Seynod 74268 CA d'Annecy 19,17 20 955 (2014) 1 093

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement situés au centre droit pendant 60 ans, les électeurs annéciens votent majoritairement pour la liste UMP-UDI en 2014 et centriste pour les élections municipales entre 1954[97] et 2015 : L'ancien député-maire de la ville, Charles Bosson, fut membre du Centre des démocrates sociaux. Bernard Bosson, maire d'Annecy de 1983 à 2007, sous les étiquettes du CDS puis de l'Union pour la démocratie française mieux connu sous le sigle d'UDF[98]. Le maire entre 2007 et 2020, Jean-Luc Rigaut a lui aussi été membre du parti politique de centre droit, l'UDF, qui lors de sa dissolution intégra alors le Nouveau Centre plutôt que le Modem[98].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Annéciens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 60,33 % de Oui contre 39,67 % de Non avec un taux d’abstention de 34,03 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population économiquement privilégiée[99].

Annecy bascule écologiste lors de l’élection municipale de 2020, dirigé par l’écologiste François Astorg.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie d'Annecy
Liste des maires successifs d'Annecy depuis 1944[100]
Période Identité Étiquette Qualité
11 septembre 1944 26 octobre 1946 Albert Lyard   ingénieur aux Ponts et Chaussées
26 octobre 1946 2 novembre 1947 Lucien Boschetti SFIO  
2 novembre 1947 9 mai 1953 Georges Volland CNIP ancien résistant, notaire
9 mai 1953 17 octobre 1954 François-Maurice Ritz   Directeur de la Caisse d'Épargne, ancien premier adjoint du précédent
12 novembre 1954 9 mars 1975 Charles Bosson MRP>CD>CDS Député (1958-1968), Sénateur (1968-1986)
29 mars 1975 mars 1983 André Fumex CD ancien résistant, conseiller général et adjoint du précédent maire
13 mars 1983 (démission) Bernard Bosson UDF-CDS>UDF Ministre (1993-95), secrétaire d'État (1986-88), député (1986-2007)
Jean-Luc Rigaut UDI (NC) Ingénieur à la SNCF
Conseiller général

Nouvelle commune
Jean-Luc Rigaut UDI (NC)  
En cours
(au mars 2021)
François Astorg[101] DVE Consultant en management et développement des entreprises

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Vue du Palais de Justice d'Annecy
Palais de Justice

Annecy accueille un palais de justice abritant un tribunal judiciaire, un conseil de prud'hommes ainsi qu'un tribunal de commerce[102], les chambres départementales des huissiers, des notaires, de commerce et d'industrie ainsi que celle des métiers et de l'artisanat. La ville dispose d'un commissariat de police et d'un peloton de gendarmerie de haute montagne, de sa conservation des hypothèques et de son centre des impôts.

Politique de développement durable et écologie[modifier | modifier le code]

Vue du canal du Vassé
Canal du Vassé

En 1972, la ville reçoit le Prix européen pour la protection de la nature et de l'aménagement du territoire[Mairie 7]. Dans la décennie suivante, elle obtient la Grande médaille d'argent de l'ONU pour l'environnement (1983), la « Marianne d'or » des villes de France pour la qualité de son environnement (1986) ainsi que le 1er prix des villes de France pour la propreté et le nettoiement (Association générale des hygiénistes et des techniciens municipaux) (1987) et également le prix spécial pour l'aménagement des aires de jeux (1989)[Mairie 7].

En 1992, la ville met en place une politique de lutte contre le bruit lui permettant de remporter le "Décibel d'or" dans la catégorie "action silence" (1992) et en 2004, elle obtient le label d'écocertification pour la forêt du Semnoz, garantissant une gestion forestière durable[Mairie 7].

Forêt du Semnoz

En 2001, la ville conçoit le plan septennal Agenda 21, adopté en mars 2007, regroupant 21 actions et 74 engagements environnementaux, sociaux et économiques. Les thèmes abordés s'orientent vers la coresponsabilité politique, l'économie durable, la solidarité, la préservation des ressources naturelles, l'écocitoyenneté et la préservation d'un certain cadre de vie par la gestion raisonnée durable, la meilleure gestion de l'eau, la diminution des produits phytosanitaires et la valorisation des déchets verts[Mairie 7].

En décembre 2007, une thermographie prise de vue aérienne par caméras thermiques permet d'observer les déperditions de chaleur caractéristiques en vue de diminuer la consommation énergétique et de promouvoir une meilleure isolation des habitations de l'agglomération.

Depuis 2016, des familles annéciennes volontaires ont pris part à 9 éditions du concours « Familles à énergie positive »[103] et ont en moyenne dépassé l'objectif d'une baisse de consommation énergétique de 8 % en la réduisant en moyenne de 12 % par rapport à l'année précédente.

Annecy est membre de l'Association des Villes des Alpes de l'année et s'engage à la mise en œuvre de la Convention alpine.

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy est jumelée avec 3 villes étrangères avec lesquelles elle organise des échanges socio-culturels[104],[Mairie 8] :

Pactes d'amitié :

Charte de partenariat :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie antérieure à 2015[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[105],[Note 3].

En 2013, la commune comptait 52 029 habitants, en augmentation de 3,82 % par rapport à 2008 (Haute-Savoie : 7,32 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
4 4405 1305 4675 7248 2528 54710 3749 37011 554
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
11 58110 97611 33411 81711 94712 89413 61114 35115 622
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
15 00417 23320 28923 29326 72233 11443 25554 48453 262
1982 1990 1999 2006 2011 2013 - - -
49 96549 64450 34851 02351 01252 029---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[106] puis Insee à partir de 2006[107].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 24 481 ménages annéciens se répartissent ci dessous en fonction du nombre de personnes par ménage : Répartition du type de ménage

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Annecy 44,4 % 30,1 % 12,9 % 8,8 % 2,7 % 1,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[108]

Positionnée entre 98e et 120e au classement des plus grandes villes de France en nombre d'habitants par commune entre 1990 et 2012, sa croissance en constante augmentation s'est s'accélérée en raison de l'augmentation du taux de natalité, de la diminution du taux de mortalité.

Son solde migratoire pour la période 1990-1999 fut négatif (-0,4 %) puisqu'il a été évalué à moins 1 275 habitants plaçant Annecy au 8 252e rang national. Le solde naturel pour cette même période fut positif de plus de 1 979 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,1 %.

La population légale de 2012 de l'agglomération du bassin annécien est de 145 579 habitants sur le site de L'Agglomération d'Annecy (140 255 sur le site de l'INSEE).

Son aire urbaine avec 221 111 habitants (69 communes) la place en 5e position dans la région en 2012, notamment derrière celle, voisine, de Genève-Annemasse (292 180 habitants), dans le nord du département[Insee 3]. L'étude de l'INSEE montre que la croissance du bassin annécien reste cependant inférieur à l'aire Genève-Annemasse, même si six Haut-savoyards sur dix résident dans l'un de ces deux espaces[Insee 4]. Annecy connaît une légère croissance de 0,8 % entre 2006 et 2011[Insee 4] du fait de la croissance dans les communes déléguées[Insee 4].

Démographie postérieure à 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune absorbe les communes d'Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod ce qui la place en 2019 en 29e place des villes françaises[1] les plus peuplées avec 130 721 habitants, ainsi qu'en 6e position régionale des aires urbaines derrière Annemasse et devant Chambéry.

Évolution de la population  [ modifier ]
2016 2019
126 419130 721
(Sources : Insee à partir de 2014[109].)

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,8 % la même année, alors qu'il est de 22,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 61 617 hommes pour 66 582 femmes, soit un taux de 51,94 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,80 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[110]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,1 
7,2 
75-89 ans
10,8 
14,1 
60-74 ans
16,4 
18,2 
45-59 ans
18,2 
20,7 
30-44 ans
19,6 
21,3 
15-29 ans
17,5 
17,6 
0-14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de la Haute-Savoie en 2018 en pourcentage[111]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,6 
75-89 ans
7,7 
14 
60-74 ans
15,1 
20,8 
45-59 ans
20,3 
21,6 
30-44 ans
21,2 
17,5 
15-29 ans
15,9 
20 
0-14 ans
18,4 

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

La commune d'Annecy, rattachée à l’académie de Grenoble[112], dispose d’un centre d'information et d'orientation installé dans la cité administrative[112],[Mairie 9].

Écoles primaires

Au , la seule commune déléguée d'Annecy compte six écoles maternelles et quatorze écoles élémentaires ou primaires, parmi lesquelles seize établissements publics et quatre écoles primaires privées[112] gérés par la direction de la vie scolaire qui est un des services de la commune en faveur des jeunes annéciens. La commune déléguée de Seynod en compte huit, que sont les écoles de La Jonchère, du Cep, des Muraillons, des Neigeos, de Barral, de Vieugy, de Balmont et des Cordeliers (privé).

D'autres école primaires sont présentes dans les quatre autres communes déléguées d'Annecy-le-Vieux, Meythet, Cran-Gevrier et Pringy.

Collèges

Annecy comporte douze collèges. La commune déléguée d'Annecy dispose des collèges publics des Balmettes et de Raoul-Blanchard, et des collèges privés des Tilleuls et de Saint-Michel[112],[Mairie 9]. Jusqu'en 2013, les collégiens pouvaient également étudier dans le collège privé Saint-François détruit en raison de son ancienneté. Seynod héberge celui du Semnoz, l'un des plus importants de Haute-Savoie (900 élèves) et celui privé de Saint-François-des-Cordeliers. Annecy-le-Vieux a deux collèges public celui des Barattes et d'Évire, et le collège privé de La Salle. Meythet héberge le collège Jaques Prévert, Cran-Gevrier celui de Beauregard et, Pringy, le collège de La Salle.

Lycées

Entrée du Lycée Berthollet

Huit lycées se trouvent sur la commune d'Annecy ainsi que plusieurs centres de formation d'apprentis (CFA)[Mairie 9] :

  • Annecy : les lycées publics Berthollet (général) et Gabriel-Fauré (général et technologique), le lycée professionnel Germain-Sommeiller, auxquels s'ajoute le lycée privé Saint-Michel (général)[112] ;
  • Cran-Gevrier : les lycées Charles-Baudelaire (général) et des Carillons (professionnel) ;
  • Seynod : le lycé Gordini à Vovray (professionnel) et le lycée privé des Bressis ;
  • Annecy-le-Vieux dispose, jusqu'en 2023, de l'École catholique d'apprentissage (ECA).

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Campus de l'Université de Savoie Mont-Blanc à Annecy-le-Vieux
Campus de l'USMB

Selon une étude publiée par l'INSEE en 2012, le pôle d’enseignement supérieur d'Annecy recense environ 7 300 étudiants, répartis entre l'Université Savoie Mont Blanc, les établissements publics d'enseignement supérieur et les établissements privés[Insee 5].

Le campus de l'Université Savoie Mont Blanc sur la commune déléguée d'Annecy-le-Vieux[Mairie 10] comporte :

  • l'IUT d'Annecy propose une quarantaine de formations à environ 2 600 étudiants au niveau DUT, Licence et Licence professionnelle[113] ;
  • l'IAE Savoie Mont-Blanc offre une dizaine de formations de niveau Licence et Licence professionnelle, une quinzaine de Masters professionnalisés, des doctorats et de la formations continue à environ 2 100 étudiants)[114] ;
  • Polytech Annecy-Chambéry est une école d'ingénieurs qui accueille environ 400 étudiants[115], membre du Réseau Polytech ;
  • l'Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie 2 Savoies (ITII 2 Savoie) est issue d'un partenariat avec la Chambre Syndicale de la Métallurgie des deux départements[116] ;
  • Tétras, centre de formation en alternance, en partenariat avec la Chambre Syndicale de la Métallurgie de la Haute-Savoie[117] ;
  • les laboratoires du SYMME (SYstèmes et Matériaux pour la MEcatronique) et le LAPP[Mairie 10].

Les Papeteries[118] hébergent les formations rattachées à la Cité de l'image en mouvement d'Annecy dont l'antenne annécienne de l'école des métiers de l'image des Gobelins et les formations multimédias de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie.

L'enseignement artistique est assuré par le Conservatoire à rayonnement régional d'Annecy pour la musique, et l'École supérieure d'art d'Annecy Alpes à la Maison des jeunes et de la culture des Marquisats[119] pour les arts visuels[Mairie 11].

Le Conservatoire d'Art et d'Histoire d'Annecy accueille l'antenne annécienne de l'Institut d'études politiques de Grenoble ouverte entre 2011[120] et 2018[121].

Le lycée Berthollet propose des classes préparatoires aux grandes écoles dans les filières scientifique, littéraire et économique[Mairie 11]. et les lycées Gabriel-Fauré et Baudelaire offrent des formations BTS[Mairie 11].

L'Institut de formation en soins infirmiers est situé sur le campus du Centre hospitalier Annecy Genevois.

L'établissement privé d'enseignement supérieur IPAC propose des formations en continu ou en alternance, du niveau post-Bac à Bac+5.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2021, l'annuaire santé de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie recense 127 médecins généralistes[122] sur la commune.

Le Centre hospitalier Annecy Genevois[modifier | modifier le code]

L'ancien centre hospitalier d'Annecy, quartier du Trésum
Ex-centre hospitalier des Trésum
Vue du nouveau centre hospitalier de la région d'Annecy
Centre hospitalier d'Annecy

Le vieil hôpital d'Annecy installé en 1822 autour de l'ancien couvent des Capucins (XVIe siècle)[123] avenue du Trésum déménage en au centre hospitalier de la région d'Annecy (CHRA)[124]sur la commune d'Épagny-Metz-Tessy.

Le , le CHRA intègre le centre hospitalier Annecy Genevois (CHANGE) et l'hôpital de Saint-Julien-en-Genevois[125], en développant deux spécificités régionale[124] :

  • une spécialisation en cardiologie avec un centre de cardiologie interventionnelle et un service d'angioplastie coronaire ;
  • une spécialisation sur gestion des grossesses à risques et la création d'un service de néonatalogie, il s'agit du pôle mère-enfant voué à se développer encore davantage dans ce domaine.

Autres établissements de santé[modifier | modifier le code]

La Clinique générale est installée à proximité du château et deux autres cliniques se trouvent dans l'agglomération, à Argonay et Sevrier. Par ailleurs, la commune dispose d'un centre de soins de jour et d'une dizaine de maisons de retraite[126].

Sport[modifier | modifier le code]

Les atouts géographiques de la ville ont donné des aspirations à une vingtaine de sportifs français de haut niveau[127] et la diversité des événements sportifs gratuits et ouverts à tous, ainsi qu'une centaine d'associations sportives[Mairie 12] dans une dizaine de catégories de pratiques sportives différentes ont permis à la ville d'obtenir en 2013 le label des « villes ludiques et sportives »[Mairie 13].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville accueille des tournois et compétitions de niveaux nationaux ou internationaux, dont le triathlon international, le marathon international, le volleyball ou encore le cyclisme. D'ailleurs, Annecy a été ville étape et ville-départ du Tour de France à trois reprises (1959, 2009 et 2013)[133] ou encore du Critérium du Dauphiné (notamment 2006, 2007).

En 1998, la ville a accueilli l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme. En 2013, elle reçoit les seconds Jeux mondiaux militaires d'hiver au mois de mars[134].

Événements sportif Création Dernière en date
Traversée du lac à la nage 1931 15 août 2019
Tournoi de Pentecôte Annecy Volley-Ball 1965

9-10 juin 2019

Ancilevienne (relais vélo/marathon autour du lac) 1985

8 septembre 2019

Triathlon international d’Annecy 1987

30 juin 2019

Les Petits Princes du Lac d'Annecy, tournoi de tennis 1987

27 juillet - 3 août 2019

International jeunes (pétanque) 2008

2 mars 2019

Voiles du Lac d'Annecy (embarcations de tradition) 2011 29 mai - 1er juin 2020

Candidate malheureuse à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2014, Annecy a néanmoins été désigné le au premier tour de vote[135], ville française candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 par le CNOSF[136] puis candidate officielle pour les J.O. d'hiver 2018[137] le . Menée par Edgar Grospiron, directeur général du comité de candidature[138] du 29 janvier 2010 jusqu'à sa démission le 12 décembre de la même année[139], puis par Charles Beigbeder, nommé président du Groupement d'intérêt public constitué le 10 janvier 2011[140], la candidature de la ville a obtenu plusieurs soutiens publics et privés. Cependant, le 6 juillet 2011, Pyeongchang est élue dès le premier tour, alors qu'Annecy ne recueille que 7 des voix des membres du CIO.

Complexes sportifs[modifier | modifier le code]

Le Parc des sports accueille notamment un stade d'une capacité d'environ 15 000 places, la salle omnisports Chatenoud, le complexe Jean-Régis, la patinoire et la piscine des Fins[Mairie 14].

Le stade du Coteau, situé dans le quartier des écoles, hébergeait le FC Annecy lorsqu'il fut champion de France amateur en 1960[Mairie 14].

Dans le quartier des Marquisats, le long du bord du lac, se trouve la piscine des Marquisats (un bassin olympique, 2 piscines de 25 mètres et une pataugeoire[Mairie 14]), la base nautique des Marquisats[Mairie 15] , et la plage gratuite des Marquisats.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios[modifier | modifier le code]

Liste des antennes locales de radios :

Télévisions locales[modifier | modifier le code]

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune. Ces chaînes émettent sur Annecy via le site d'émission du Belvédère de Jeanne[147].

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard. La commune édite un magazine municipal bimensuel, Annecy Magazine, disponible en version PDF et audio sur le site de la ville[Mairie 16].

Internet[modifier | modifier le code]

De 2003 à 2017, l'association Annecy Wireless développe le réseau Wi-Fi métropolitain[148] et la ville est récompensée par le label « Ville Internet @@@ » [Note 4] entre 2006 et 2014.

Depuis 2015, le label « French Tech » réunis 29 entreprises[150] du bassin annécien qui organisent des projets autour de développement du numérique[151].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Le maître-autel de l'église François de Sales
Maître-autel de Saint-François-de-Sales

Liste non exhaustive des lieux de culte chrétiens :

Liste non exhaustive des lieux de culte musulmans[152] :

  • La mosquée d'Annecy, rue des Alpins.

Liste non exhaustive des lieux de culte du Judaïsme :

  • La synagogue d'Annecy, rue de Narvik.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2019, les 14 487 entreprises annécienne offrent un potentiel de tissus favorable[153] maintenant le bassin d'emploi au 2e rang de France (2015)[154] porté par le cadre touristique du lac et des monuments historiques municipaux. La ville est le siège de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie[155], de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie, de l'Agence économique départementale et du Tribunal de commerce de la Haute-Savoie.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage des annéciens était de 27 663 [Insee 6]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 525 Annéciens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Annecy est de 5 060 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables annéciens de l'ISF est estimé à environ 1 454 682 €/an[156]. Le taux de fiscalité directe locale[157] de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 15,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 16,75 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 19,55 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,83 %, au niveau départemental à 7,08 % et au niveau régional à 2,43 %[158].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2005, sur 24 481 ménages à Annecy, 61 % compteur leur personne de référence active, alors qu'en 1999 elle était de 60 %.

Environ 52 % de la population des ménages, de 14 ans ou plus, a un emploi.

En 1999 la commune d'Annecy compte 72 283 emplois[Insee 7] (salarié + non salarié), dont 64 428 emplois salariés.

Entre 1990 et 1999, le taux annuel moyen de variation de l'emploi est de +0,83 %.

Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au était de 4 331 et le taux de chômage de 6,4 %[159]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est proche de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On compte 48,2 % d'actifs, 20,7 % de retraités, supérieur à la moyenne nationale (18,2 %), 21 % de jeunes scolarisés et 10,1 % de personnes sans activité[160]. Cette évolution récente du tertiaire date d'après les années 1960 où 53 % de la population active travaillaient dans l'industrie et que 50 % étaient classés dans la catégorie « ouvrier »[161].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Annecy 0,1 % 6,4 % 14,1 % 24,7 % 31,6 % 23,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[162]

La commune dispose de 4 structures d'aide à la recherche d'emploi, de suivi de parcours professionnel et l'orientation :

  • Une agence nationale pour l'emploi située avenue de Genève
  • Une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi[163] composée de six chargés de Mission Emploi sur l'ensemble de l'agglomération annécienne.
  • Le CIO de l'Éducation Nationale
  • La MIFE à la chambre des métiers.

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Vue du siège social à Annecy de l'entreprise SNR
Siège social de SNR Roulements

En 2012, le nombre total d'entreprises et d'établissements est respectivement de 7 032[Insee 8]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire ne représentent que 0,3 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de 19, les industries des biens de consommation représentent 3,5 % avec 244 établissements[Insee 8]. Le secteur de la construction avec 407 entreprises représente 5,8 % des établissements[Insee 8]. Les entreprises de services (Commerce, transports et services divers) sont majoritaires avec 5 056 établissements (71,9 %)[Insee 8]. Enfin, le service public (Administration publique, enseignement, santé, action sociale) représente 18,6 % des établissements 1 306)[Insee 8].

La prédominance du secteur tertiaire est inférieur aux grandes agglomérations de la région (79 %) mais reste au-dessus de la moyenne régionale (73 %)[Insee 9]. Le secteur offre ainsi 13 493 emplois (sur un total de 29 683), qui représentent 45,5 % des emplois de la ville[Insee 10]. Ces emplois sont majoritairement liés aux petites entreprises[Insee 10]. Lors d'une étude de 2009, l'INSEE observe que le bassin annécien reste cependant un territoire relativement industriel, où le recul du secteur (-11 %) est légèrement moins important que dans le reste de la région (-14 %), au cours de la dernière décennie[Insee 9]. Le nombre de salariés dans le secteur, des grandes entreprises, représente quant à lui 8,5 % des emplois (2 536 emplois)[Insee 10].

Faisant suite aux grandes manufactures du XIXe siècle[164] , l'implantation de la société du Zurichois Jacques Schmid-Roos en 1915 et devenue aujourd'hui NTN-SNR Roulements dont le centre de R&D se trouve toujours à Annecy et emploie environ 2 536 personnes dans le bassin ; le matériel de sport avec les marques Salomon, Millet ou Fusalp ; l'agro-industrie avec Entremont, installée depuis 1948 ; la construction mécanique : Chauvin-Arnoux et Métrix, qui fusionnent en 1997 ; le matériel de bureau avec Maped (en 1946) ; l'emballage et la chimie avec PSB Industries, depuis 1945, ou encore la grande distribution avec à l'origine Groupe Carrefour, dont Annecy est le berceau des Fournier l'une des deux familles fondatrices en 1960[Insee 9],[164],[165]. Si Gillette quitte Annecy en 1999, d'autres grandes firmes possèdent encore des filiales installées sur la commune ou dans le bassin auxquelles s'ajoutent de nouvelles entreprises : Alcatel, Stäubli International AG et ST Dupont (Faverges), l'unité de Dassault Aviation (Argonay depuis 1961), Tefal (Rumilly), Sopra (Annecy-le-Vieux)[164],[165],[166].

Commerce[modifier | modifier le code]

Zones commerciales[modifier | modifier le code]
  • Centre commercial Courier
    la galerie commerciale Courier en centre-ville (croisement de la rue Carnot et l'avenue du Cardinal-de-Brogny, à proximité de la place François-de-Menthon) s'étend sur 35 000 m2 et compte 36 boutiques « haut-de-gamme », un supermarché Monoprix, une FNAC, les 10 salles du cinéma Décavision et dispose d'un parking de 741 places. Inauguré en 2001, il a accueilli en 20 107,7 millions de visiteurs. La mairie en a profité aussi pour revoir complètement le centre de circulation et percer deux tunnels sous le centre commercial pour rejoindre directement l'arrière de la gare au rond point du Lycée ;
  • les Galeries Lafayette, anciennement Nouvelles Galeries, 25 avenue du Parmelan ;
  • Arcal'oz et son Géant Casino à Seynod

L'agglomération possède 2 hypermarchés, Carrefour au nord de la commune, avenue de Genève[167] et le centre Auchan au Grand Epagny, une des plus grandes zones commerciales de la région[168].

Un dynamisme historique[modifier | modifier le code]

Le tissu commercial du bassin annécien a vu naître 2 grands groupes de distribution français :

  • Le Groupe Carrefour, né en 1959 d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey[169], dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’Ain[170]. L’épicier de Landerneau Édouard Leclerc, vint à la bourse du travail d'Annecy en avec l'intention de s’implanter dans la ville[169]. Marcel Fournier, piqué au vif, prend alors rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas[169]. Ce sera un franc succès entraînant l’ouverture d’un supermarché, en , au carrefour de l’avenue Parmelan et de l’avenue André-Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey par leur savoir-faire et leur apport financier. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour, du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin[171].
  • Le groupe Provencia, créé en 1963 par la famille Rosnoblet, siège est aujourd'hui une franchise indépendante du Groupe Carrefour qui entretient de fortes relations commerciales avec le réseau de producteurs locaux.
Les rues commerçantes[modifier | modifier le code]
Rue Carnot

En dehors de la rue Carnot, véritable artère commerciale du centre-ville, les rues piétonnes commerçantes spécialisées sont la rue Royale portée sur le commerce de luxe (joaillerie, salon de thé, haute couture et banque) alors que la rue Sainte-Claire concentre les commerces associés au tourisme (marchands de glace, sandwicheries, magasins de souvenirs, boutiques de vêtements, restauration…). La rue de la République, la rue Sommeiller, la rue Président-Favre et la rue Vaugelas se partagent le reste de la zone commerciale non piétonne du centre-ville.

Les marchés[modifier | modifier le code]
Le marché de la vieille ville

La ville organise sept marchés[Mairie 17]. Traditionnellement, il se tient le mardi, comme au XIIe siècle[Note 5], en matinée (h-13 h) dans la Vieille Ville et place des Romains pour l'alimentation[Mairie 17]. Le marché des Romains, pour le reste des produits, est en place jusqu'à 19 h[Mairie 17]. Viennent ensuite les marchés du jeudi matin dans le quartier de Novel, du vendredi dans la Vieille Ville ainsi que le long du quai de l'Evêché[Mairie 17]. Le week-end, le samedi matin le marché est installé autour des rues du lycée Berthollet et le dimanche matin à nouveau dans la Vieille Ville[Mairie 17]. Il existe un marché des producteurs le dimanche matin dans le quartier Novel-Teppes (place des Rhododendrons)[Mairie 17].

La ville dispose d'un marché de Noël installé dans les rues entre le centre commercial Courier[173], et la vieille ville. On peut en outre y découvrir le Village des Alpes également composé de chalets, d'une patinoire, d'une scène où se produisent des groupes et des DJ[174].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy obtient en 2012 le label officiel « commune touristique » comme 48 communes du département, mais aussi celui de « station classée de tourisme » en 2011[175]. Le développement de l'activité touristique de la ville remonte à 1895, avec la création d'un syndicat d'initiative, le second en France après Grenoble[176]. La valorisation du patrimoine urbain en lien avec la société des Amis du Vieil Annecy permet d'obtenir le label officiel « Ville d'art », en 1978[176],[177].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 10 786 lits touristiques répartis dans 1 504 établissements[Note 6]. Les hébergements se répartissent comme suit : 465 meublés  ; 3 résidences de tourisme ; 31 hôtels ; un camping municipal « le Belvédère » ; 2 centres de vacances/auberges de jeunesse ; 1 refuge et une chambre d'hôtes[178]. La capacité est en légère baisse, depuis ces vingt dernières années, avec une perte de 200 lits[Note 7].

Fin 2010, 1 300 entreprises du bassin annécien et Aravis étaient liées au secteur du tourisme et généraient environ 7 000 équivalent plein emplois pour un chiffre d'affaires global de 719,3 millions d'euros.

Confrontée à la hausse des locations touristiques comme Airbnb, la ville d’Annecy est devenue pionnière dans l’encadrement des plateformes de locations de courte durée. En 2019, 2049 logements étaient disponibles à Annecy sur la plateforme Airbnb et 500 sur celle de Homeaway[180].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Annecy est classée au label officiel « Ville d'art » en 1978[177]. Elle co-signe avec la communauté de l'agglomération d'Annecy, en 2004, une convention « Pays d'art et d'histoire »[177]. Des guides-conférenciers organisent des visites à la découverte du Vieil Annecy, de son patrimoine et de son histoire. L'agglomération annécienne compte neuf édifices distingués par l’attribution du label « Patrimoine du XXe siècle »[Note 8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède vingt-et-un monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[182] et cinq lieux répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[183]. Par ailleurs, elle compte soixante-dix-sept objets à l'inventaire des monuments historiques[184] et dix-huit sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[185]. La vieille ville, traversée par 3 canaux, concentre une part importante des monuments de la ville. Ses rues piétonnes à arcades dont la rue Sainte-Claire, l'une des plus belles avec ses arches romantiques des XVIIe et XVIIIe siècles, est parsemée de fontaines.

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

Le château d'Annecy[modifier | modifier le code]
Château d'Annecy, vu du lac

Surplombant la ville, le château construit du XIIe au XVIe siècle[186],pour les comtes de Genève, puis servi aux ducs de Genevois-Nemours, branche cadette de la Maison de Savoie

Plusieurs fois victime d'incendies, il a été laissé à l'abandon au XVIIe siècle, converti en caserne militaire jusqu'en 1947, pour être finalement racheté par la ville d'Annecy qui le restaure en 1953 avec l'aide des Monuments historiques afin d'en faire le Musée d'art contemporain et d'art régional d'Annecy et, depuis 1993, l'Observatoire régional des lacs alpins[186] dans la Tour et le Logis Perrière.

Le palais de l'Isle[modifier | modifier le code]

Construit au XIIe siècle au milieu du canal du Thiou, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de l'agglomération d'Annecy a eu par le passé des fonctions très diverses : palais du châtelain d'Annecy au XIIe siècle, hôtel administratif pour le comte de Genève, siège de la judicature, hôtel des Monnaies, depuis le règne d'Amédée III de Genève vers 1356, et prison avant d'être classé monument historique[187].

Le manoir de Novel[modifier | modifier le code]
Manoir de Novel

Le manoir est construit dans le quartier nouveau de Novel, au pied de la colline d'Annecy-le-Vieux sur un plan quadrangulaire, avec une tour ronde dans son angle sud-ouest. Il était entouré d'un mur d'enceinte avec fossé, que l'on franchissait par un pont-levis. Au XIIe siècle, il appartient aux comtes de Genève jusqu'en 1219, date à laquelle, ils s'installent au château d'Annecy. Au XIVe siècle, la famille qui en a l'inféodation, prend le nom de celui-ci. Au XVe siècle, il est entre les mains de la famille de Renguins, puis passe à celle de Chenex. Par mariage, il passe en 1512, à la famille de Sales. En 1556, « Novel » est la propriété d'Amédée Viollon. Cette famille l'apporte en dot, au début du XVIIe siècle, aux visitandines, qui le gardent jusqu'à la Révolution française et en font le cœur d'une exploitation agricole. Confisqué et vendu, il gardera cette dernière fonction jusque dans les années 1960. En 1972, il est racheté à la famille Gay par la commune d'Annecy, qui le restaure. En 2008 le jardin du manoir est inscrit en tant que Refuge de la Ligue de protection des oiseaux.

Le Conservatoire[modifier | modifier le code]
Conservatoire de musique

Le Conservatoire à rayonnement régional est hébergé depuis 1970 dans l'ancien palais épiscopal, 10 rue Jean-Jacques Rousseau qui fût construit au XVIIIe siècle à la place du couvent des cordeliers du XVIIe siècle et remanié au XIXe siècle.

Ancien séminaire du diocèse, Jean-Jacques Rousseau y suivit des cours en 1729. Le Département l'a acheté en 1975 pour y abriter les réserves des collections départementales, le Musée du cinéma d'animation et la bibliothèque du Grand séminaire, riche de plus de 60.000 volumes. Certaines parties architecturales ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques en 1983, notamment des trumeaux, l'escalier d'honneur, l'escalier Est, des cheminées, le vestibule d'entrée, les façades et la toiture qui ont fait l'objet d'une réhabilitation à partir de 1995.

Les ponts[modifier | modifier le code]

  • Le pont Perrière est un haut lieu de la photo sur Annecy devant les vieilles prisons et premier pont à l'embouchure du Thiou jusqu'à la construction du nouveau pont de la Halle. Le pont initial est appelé « pont Rollier », lors de sa construction au XIVe siècle, parce qu'ouvert au roulage. Il prend ensuite le nom de « pont Boringe » du nom d'une famille du secteur, puis « pont de la Halle » du fait de sa proximité avec la place aux bois alors située près de l'église Saint-François-de-Sales. Lorsque la halle est déplacée, il prend le nom de « pont Perrière » du nom du quartier auquel il conduit.
  • Le pont de la Halle date de 1822. Il est érigé à l'endroit où l'ancien mur d'enceinte enjambait le Thiou au moment de la construction de la nouvelle route le long du lac vers Albertville. Il donne directement accès à la nouvelle halle aux bois déplacée plus près de l'embouchure de la rivière pour permettre un meilleur accès aux bateaux. Construit d'abord en bois, il est reconstruit en pierre vers 1859 puis élargi en 1929 et à nouveau en 1972.
  • Le pont Morens daterait du début du XIIIe siècle et est le seul pont en pierre à permettre le passage des véhicules; il est alors appelé le « pont de pierre », une chapelle s'élevant à une de ses extrémités. Il prend le nom de « pont Morens » à la fin du XIVe siècle, mot signifiant « fixe ». Il est restauré en 1854 par l'architecte Auguste Désarnod. En 1886, la chapelle est supprimée, menaçant ruine.
  • Le pont de la République enjambe le canal du Thiou près de la manufacture. Donnant accès à la nouvelle rue des Boucheries, actuelle rue de la République, il est initialement appelé « pont des boucheries ». Construit en bois de chêne et en bronze, il est restauré en 1846 par l'architecte Camille Ruphy, en 1872 par l'architecte de la ville d'Annecy Auguste Mangé et à nouveau en 1910 où il est rebaptisé « pont de la République ».
  • Le pont des Amours au-dessus du canal du Vassé et reliant les jardins de l'Europe au Pâquier, bel exemple de l'architecture en fer typique du début du XXe siècle.

Monuments contemporains[modifier | modifier le code]

Le château de Trésum[modifier | modifier le code]

Accolé à la montagne du Semnoz, le château de Trésum surplombe le lac d'Annecy. Il est édifié par Charles-Auguste de Sales entre 1653 et 1656, sur un terrain acheté à la famille Mermillod. À sa mort, survenue en 1660, le château passe à son frère Jean-François de Sales. Il reste dans cette famille jusqu'à la Révolution française. Confisqué, il est loué au citoyen Jean-Claude Burnod. Saccagé lors des émeutes d'août 1793, il est acheté, peu après, par le citoyen Recordon. À la Restauration, il est entre les mains du préfet Félix de Roussy puis, par mariage, il passe à la famille de Pontgibaud. Au XXe siècle, c'est la résidence du baron Bardet de Thieux. Il est achevé à cette époque, légué aux visitandines et devient la résidence des jésuites. Depuis 1993, il est le siège de l'évêché d'Annecy.

Le conservatoire d'Art et d'Histoire[modifier | modifier le code]
Le Conservatoire d'Art et d'Histoire d'Annecy
Conservatoire d'Art et d'Histoire

Ancien Grand Séminaire d’Annecy, construit entre 1684 et 1688 par Jean d'Arenthon d'Alex, évêque de Genève-Annecy, le Conservatoire d’Art et d’Histoire a été agrandi et transformé au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Son architecture conventuelle propre au XVIIe siècle est basée sur la notion d’ordre et de dépouillement. Acquis en 1973 par le conseil général[188], il héberge aujourd’hui un musée au 1er étage en rapport avec le cinéma d'animation, la CITIA (Cité de l’Image en mouvement) et dans une annexe semi-enterré du jardin, l’école des Gobelins. Les archives départementales qui occupaient ce lieu lors de sa création sont maintenant à l'autre bout de la ville au Nord de l'avenue de Brogny.

Liste non exhaustive de bâtiments contemporains[modifier | modifier le code]
  • L'atelier monétaire du Genevois qui abrite aujourd'hui le musée de l'Histoire d'Annecy.
  • L'hôtel de la préfecture, grande bâtisse dans le style composite des bâtiments de l’administration française du XIXe siècle, élevée en 1864 près du lac par l’architecte Charvet.
  • L'hôtel de ville construit entre 1847 et 1855[189]. Le 14 novembre 2019, un incendie se déclare au troisième étage et détruit la toiture du bâtiment. Il n'y a aucun blessé.
  • Le lycée Berthollet de type napoléonien, fondé en 1888.
  • L'hôtel Impérial Palace inauguré en 1913, avec ses jardins publics, sa plage et son casino.
  • Le palais de justice d'Annecy ouvert en 1978, restauré à la suite d'un attentat à la bombe survenu le [190], rouvert au public le [191].
  • Centre culturel Bonlieu
    Le centre culturel de Bonlieu, inauguré en 1981, où sont réunis un théâtre national, une bibliothèque, l'office du tourisme, des commerces et des bureaux.
Liste non exhaustive d'infrastructures contemporaines[modifier | modifier le code]
  • Les canaux par lesquels le lac se déverse et les écluses qui régulent les débits constituent un système de dérivation et de contrôle des eaux conçu par l'ingénieur Sadi Carnot avant qu'il ne devienne président de la République.
  • Le monument aux Haut-Savoyards morts à la guerre, situé place du Souvenir, a été inauguré en septembre 1926. La sculpture, d'environ 2,5 tonnes, représente la victoire avec trompette et la paix ; elle mesure 3,60 mètres et son piédestal mesure 2,30 mètres. Dessinée par l'architecte Decoux, elle a été fondue par Eugène Rudier.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Basilique de la Visitation
Basilique de la Visitation

Liste non exhaustive de monuments religieux :

Fontaines publiques[modifier | modifier le code]

  • fontaine du square des Martyrs-de-la-Déportation ;
  • fontaine du square de Lattre-de-Tassigny ;
  • fontaine Diane-de-Gabies, square de la Victoire-de-Stalingrad depuis 1943, elle se trouvait auparavant devant la mairie ;
  • Fontaine des jardins de l'Europe
    bassin des jardins de l'Europe ;
  • cascade d'eau de Novel ;
  • Fontaine Quiberet, rue Sainte-Claire
    fontaines de la rue Sainte-Claire ;
  • fontaine de la place Notre-Dame, avec son obélisque et ses quatre lions et tortues. Les lions symbolisent le pouvoir et les tortues la longévité. Au XIXe siècle, la place Notre-Dame était une véritable agora politique. La fontaine a été installée en 1859 pour marquer le début de l’installation de l'eau au centre-ville ;
  • carré d'eau devant l'hôtel de ville ;
  • Le puits Saint-Jean a été transféré au croisement de la rue Carnot et de la rue Royale.

Statues[modifier | modifier le code]

  • statue de Berthollet dans les Jardins de l'Europe ;
  • statue de Sommeiller ;
  • statue de François de Sales, devant l'église Saint-Joseph ;
  • statue de Jeanne d'Arc, 6 tonnes, construite en 1942 et placée devant la mairie en mai 1943 sous le régime de Vichy. En octobre 1946, elle est déplacée sur la place du Paradis, route de la basilique de la Visitation ;
  • monument aux Combattants de Haute-Savoie 1926, Victoire ailée sonnant de la trompette, guerre de 1914-1918, place du Souvenir, par le sculpteur Philippe Besnard.

Passages, allées, ruelles et traboules[modifier | modifier le code]

Rue de l'Île

La vieille ville comporte de multiples passages, allées, ruelles et traboules permettant de rejoindre une rue parallèle. Conservés à travers les époques, ces passage de charme font partie de l'histoire de la ville au grand bonheur des locaux et des touristes. Cependant, depuis quelques décennies, certains de ces passages et cours intérieures ont été privatisés, mais un grand nombre reste publics et quelques autres ont été créés. Parmi eux :

  • deux passages entre la rue Filaterie et la rue du Collège-Chapuisien
  • un passage entre la rue Filaterie et la rue Joseph-Blanc
  • le passage de la Cathédrale depuis la rue Filaterie
  • trois passages entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et le quai de l'Évêché
  • un passage entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et le square de l'Évêché
    Rue Basse du Château
  • passage de l'Ile entre le quai des Vieilles-Prisons, le quai de l'Île et la rue Grenette
  • le passage Golliardi entre le quai Perrière et la faubourg des Annonciades
  • la rampe du Château depuis la rue Perrière
  • impasse du Tripoz entre la côte Perrière et la rue de Charmoisy
  • rue basse du Château
  • escaliers du Château
  • passage entre la côte Saint-Maurice et la place du Château
  • chemin des Remparts entre la côte Saint-Maurice et la place du Château
  • quai des Clarisses
  • quai des Cordeliers
  • quai des Vieilles Prisons
  • galerie commerciale des Sorbiers entre la rue Royale et la place des Cordeliers
  • passage des Clercs
  • rue Saint-Maurice
  • passage Gruffaz entre la rue Vaugelas et la rue Royale
  • « grand passage » entre la rue Vaugelas et la rue Sommeiller
  • passage du Pré carré
  • passage Vaugelas
  • passage Notre-Dame entre la rue Notre-Dame et le square de l’Évêché
  • rue de la Providence
  • galerie de l’Émeraude au croisement de la rue Sommeiller et de la rue Jean-Jaurès

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Annecy possède 94 hectares d'espaces verts, soit 18 m2 par habitant auxquels s'ajoutent quelque 500 hectares de forêt communale. Annecy bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris, depuis la première fois en 1967[192],[Mairie 7],[Mairie 13] et la distinction du Grand Prix National des Villes Fleuries en 2005, pour la cinquième fois[Mairie 7]. 142 personnes[réf. nécessaire] sont employées par le service Espaces verts.

Jardins de l'Europe

Les parcs et espaces verts du bord du lac attirent les promeneurs Annéciens en toutes saisons[193] :

  • les Jardins de l'Europe de 3,1 hectares, sont situés sur l'emplacement d'un ancien jardin d'une communauté de religieuses[193], aménagés après l'Annexion en 1863 et offrant une collection variée d'arbres ;
  • Le PâquierPelouse de 4,5 hectares avec une vue dégagée sur le lac qui accueille les gradins temporaires installés pour la fête du lac[194] ;
  • le parc Charles Bosson s'étend sur 6,9 hectares dans le secteur du palace de l'Impérial.
    Parc Charles Bosson

D'autres espaces verts plus petits parsèment la ville : le square Stalingrad en face de la gare, le square des Martyrs-de-la-Déportation, le square Galbert (0,5 hectare), le parc du Manoir-de-Novel (0,3 hectare), le square des Romains et le square des Salomons.

Le parc animalier de la Grande-Jeanne se trouve dans le Semnoz, sur la route menant au sommet. Sur 10 500 m2, il accueille dix-neuf daims, neuf cerfs élaphes et une vingtaine de mouflons corses en semi-liberté[Mairie 18].

Les bords du lac et les quais de la vieille ville offrent de maintes possibilités de promenades sur l'avenue d'Albigny, les quais des Marquisats, les quais bordant les canaux de la vieille ville ou encore la promenade Sainte-Thérèse-du-Québec.


Gastronomie[modifier | modifier le code]

Féra

Quelques pêcheurs professionnels sont encore basés à Annecy et mouillent dans le canal du Vassé. Leur pêche est constituée d'omble chevalier, truite, féra, brochets, perches et perchettes, alimentent la carte des restaurants autour du lac.

Les Roseaux du lac, confiseries à base de chocolat imitant l'inflorescence des massettes, sont une spécialité inventée en 1924 par le confiseur-artisan Pierre Laurent, installé dans la ville[195]. La tradition de chocolaterie de la ville n'est pas neuve : lorsque Brongniart, directeur de la manufacture de Sèvres, décide de la création du grand service des arts industriels, c'est à Annecy qu'il envoie vers 1827 son peintre Jean-Charles Develly pour illustrer sur une assiette de ce service l'art de la chocolaterie avec une représentation de la chocolaterie Au fidèle Berger[196].

Tomme de Savoie

La ville se trouve dans l'aire de production de l'emmental de Savoie, de l'Emmental français est-central, du Gruyère et de la Tomme de Savoie, quatre fromages bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP). Les pommes et poires de Savoie ont également droit, à Annecy, à une IGP[197].

La gastronomie annécienne a été mis en lumière par Marc Veyrat, né au sein de la commune et qui, jusqu'en 2010, a ouvert successivement plusieurs restaurants dans l'agglomération[198].

Culture[modifier | modifier le code]

Agenda culturel[modifier | modifier le code]

Outre les évènements nationaux (Fête de la musique du 21 juin, Journées européennes du patrimoine du 2e we de septembre, Fête nationale française du 14 juillet, Fête de la Saint-Jean), Annecy organise des évènements culturels périodiques spécifiques à la ville :

Evènement culturel Création Dernière en date
Foire de la Saint André (marché d'un millier de commerçants chaque 1er mardi de décembre) 1170 3 déc. 2021
Festival international du film d'animation d'Annecy 1960 15-20 juin 2020
Fête du lac (grand feu d'artifice d'Europe) 1965

6 août 2022

Retour des Alpages (fête folklorique de la transhumance) 1973 12 oct. 2019
Festival du film italien d'Annecy 1982

23-29 sep. 2019

Carnaval Vénitien (mascarade d'environ 300 participants) 1996

15-17 mars 2019

Noël des Alpes (marché de noël)

2003[Mairie 19]

22 nov. - 5 janv. 2022

La liste complète des évènements culturel d'Annecy est disponible sur le site de la mairie[Mairie 19]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy dispose de salles événementielles et culturelles :

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le 7e art est diffusé au travers de 6 salles de cinémas :

  1. Pathé Annecy
  2. Les Nemours
  3. Le Multiplexe de la MJC de Novel
  4. Le Plan large (association de sensibilisation)
  5. La Turbine
  6. L'Auditorium de Seynod
Anecdote de tournage audiovisuel sur Annecy[modifier | modifier le code]
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Film tourné à Annecy.

Annecy et ses alentours ont servi de décor pour les intrigues d'une trentaine de films cinématographiques français.

Parmi ces films, Le Clan devait être initialement tourné à Toulon mais l'organisme financeur du film a imposé une ville de Rhône-Alpes. Le choix d'Annecy avec le lac et les cours d'eau de montagne a imposé la réécriture de la scène du téléphérique et du parapente (remplaçant des scènes d'excursion dans une île au large du Var) mais le réalisateur a pu néanmoins conserver l'importance de l'eau.

Quelques séries audiovisuelles ont été tournées à Annecy :

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

Quatre Maison des Jeunes et de la Culture rattachées au ministère de la Jeunesse et des Sports sensibilisent les citoyens par l'animation socio-culturelle, le sport, la culture, les arts et la formation :

  1. La MJC de Novel
  2. La MJC Centre Social Maison de l'Enfance
  3. La MJC Archipel Sud
  4. La MJC des Romains.

La Société des Amis du Vieil Annecy[203] est une association fondée en 1932 à Annecy et reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre et mettre en valeur le patrimoine annécien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis-à-vis de l'actualité de la ville d'Annecy.

L'Académie florimontane est une société savante fondée en 1606 à Annecy, disparue en 1610, puis réactivée en 1851. En 1607, Antoine Favre, François de Sales, Honoré d'Urfé et Claude Favre de Vaugelas avaient fondé une société savante pour développer l'éducation par l'instruction, dans l'hôtel Bagnorea dans Annecy, puis en 1851, un groupe de notables savoyards créèrent une Société florimontane qui deviendra ensuite une académie.

L'Académie salésienne est la seconde société savante d'Annecy. Fondée en 1878 par un groupe d'ecclésiastiques, parmi lesquels Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, et soutenu par son successeur, Louis-Ernest-Romain Isoard, elle se démarque de sa consœur florimontane par son orientation sur les textes théologiques et la vie de saint François de Sales. Aujourd'hui, l'Académie étudie l'histoire et l'archéologie de la Savoie, particulièrement sous l'ancien diocèse de Genève et ses rapports avec saint François de Sales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Quelques personnalités originaires d'Annecy ou ayant marqué la ville[204] :

Héraldique et Logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Annecy Blason
De gueules à une truite d'argent posée en bande[205],[Mairie 6].
Ornements extérieurs
Écu parfois surmonté d'une couronne murale, représentant les cinq portes de la ville[206]. À partir du XVIIIe siècle, des lions font leur apparition comme supports, puis plus tard des bœufs[Mairie 6].
Détails
On sait peu de chose sur ce blason.

Un inventaire de 1472 (1484 ?) fait mention d'un sceau en laiton utilisé par les marchands d'Annecy. Le plus ancien document connu qui nous soit parvenu est un « sceau de la ville appendu à des lettres de bourgeoisie du  »[207]. L'usage de la truite argentée est attesté durant le XVe siècle[208]. La désignation de la truite provient de la présence de petits points sur le corps de l'animal[207].

Le premier dessin des armes est inscrit dans le Registre des délibérations du [209].

Le registre des Délibérations Municipales de 1551 comporte une œuvre du peintre Catherin Ducrest, dans laquelle apparaissent les armes d'Annecy associées à celles de la maison de Savoie. La couleur rouge, déjà utilisée sur les lettres des bourgeois, tapisse le fond du blason, mais on ne connaît pas non plus sa signification. Au fil du temps, la truite fut associée temporairement à d'autres symboles comme le bœuf, le lion, le feuillage ou une couronne[210].

On peut ajouter à l'ornement, la Croix de Guerre avec étoile de bronze qui a été décernée à la Ville en 1948.

Par délibération du , le conseil municipal officialise son blason[207]. Le nouvel écusson ovale, entouré d'un cartouche stylisé et surmonté d'une couronne à cinq tours, représente une truite d'argent sur fond rouge.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Logotype[modifier | modifier le code]

La ville possède un logotype depuis 1991[Mairie 6]. On observe ainsi en bas une truite avec des reflets surmontés par la silhouette rouge du château d'Annecy[Mairie 6].

Avec la fusion de 2017, la commune s'est dotée d'un nouveau logotype de couleur rouge, en lettres capitales et intégrant la croix de Savoie[211].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur la ville d'Annecy[modifier | modifier le code]

Pour une liste plus complète, Sabaudia.org, site de mutualisation des ressources des archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie propose un moteur de recherche (Consultable ici). La ville fait l'objet d'études pluridisciplinaire par la société savante locale, l'Académie florimontane (Annecy), qui édite la Revue savoisienne (bulletin publié par l'association depuis 1860 - Lire en ligne sur gallica.bnf.fr).

  • Jean-Laurent Del Socorro, Les chevaliers de la raclette T4 : les derniers jours de Boutae, Éd. Actu SF, 2021, (978-2-491708-06-1[212]).
  • François Isler, Annecy : la ville, le lac, le pays, Éd. Cléopas, , 48 p. (ISBN 978-2-91728-308-0).
  • Marie-Claude Rayssac, Le Livre d'or de la ville d'Annecy, Ville d'Annecy, , 161 p. (ISBN 978-2-95061-078-2).
  • Anthony Serex, Antoine Berger, Bertrand Dalin (sous la direction de), Annecy : autour du lac, éd. Déclics, coll. « Tranches de France », , 79 p. (ISBN 978-2-84768-089-8).
  • Sophie Bloch et Annie Crouzet, Annecy une ville, un lac : traces d'histoire, Éd. du Dauphiné Libéré, , 50 p. (ISBN 978-2-9162724-3-6).
  • Michel Germain, La Vie quotidienne à Annecy pendant la Guerre 1939-1945, éd. Déclics, coll. « La chronique de l'autrefois », , 258 p. (ISBN 978-2-84206-298-9).
  • Michel Velay, La Vie quotidienne à Annecy au XVIIe siècle, Michel Velay, , 373 p. (ISBN 978-2-95212-790-5).
  • Gilbert Jond et Michel Germain, La Annecy et son lac autrefois, Michel Germain, , 256 p. (ISBN 978-2-84206-140-1).
  • Elisabeth Chalmin-Sirot, Le Château d'Annecy, Presses universitaires de Lyon, , 76 p. (ISBN 978-2-72970-363-9).
  • Paul Guichonnet (dir.), Histoire d'Annecy, vol. 21, Éditions Privat, coll. « Pays et villes de France » (réimpr. 2000) (1re éd. 1987), 336 p. (ISBN 978-2-70898-244-4). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article (2000 (ISBN 2-70898-244-3))
  • Henri Baud (dir.), Le diocèse de Genève-Annecy, t. 1, Éd. Beauchesne, collection « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 978-2-701-01112-7).
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 21-25, « Les cantons d'Annecy - Annecy-le-Vieux - Seynod », 27-124 « Annecy ».
  • Raoul Blanchard, Naissance et développement d'Annecy, Annecy, Le Vieil Annecy, , 97 p. (ASIN B0000DTPFC).
  • Pierre Duparc, La Formation d'une ville, Annecy jusqu'au début du XVIe siècle, Annecy, Société des Amis du Vieil Annecy, , 164 p. (ASIN B0000DTPKI).
  • Paul Guiton, Les Délices d'Annecy, Annecy, Gardet et Garin, , 256 p. (ASIN B0000DTPFC).
  • Léandre Vaillat, Paysages d'Annecy, Annecy, Éd. Dardel, , 97 p. (ASIN B0000DTPF1).
  • Albert Besnard, Annecy, Paris, Éd. Émile-Paul Frères, , 95 p.

Revues et articles[modifier | modifier le code]

  • Franck Gabayet, « La marge orientale du vicus de Boutae : les fouilles récentes de la ZAC Galbert à Annecy (lots CCI et Halpades) », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 38-39,‎ , p. 131-139 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Jean-Yves Mariotte, « Annecy et ses environs au XIIe siècle d'après le cartulaire de Talloires », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 130, no 1,‎ , p. 30 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Annecy dans les noms de lieux[modifier | modifier le code]

Espaces de circulation[modifier | modifier le code]

  • Les avenue d'Annecy et les rue ou route d'Annecy
On peut trouver des « avenue d'Annecy » à Chambéry (Savoie), à Aix-les-Bains (Savoie) et des « rue d'Annecy » à Illzach (Haut-Rhin), à Strasbourg (Bas-Rhin), à Metz (Morbihan), à Toulouse (Haute-Garonne), à Saint-Jérome (Québec, Canada), ainsi qu'une « route d'Annecy » à Troinex (Canton de Genève, Suisse)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Palmarès d'Annecy sur les Villes Internet depuis 1999[149]
    • 2004 « @ »
    • 2005, 2008, 2015 « @@ »
    • 2006, 2007, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 « @@@ ».
  5. Le marché à Annecy se tient le mardi. Il semble que cette pratique remonte au XIIe siècle[172]. Des chartes monacales de 1132 et de 1170, ainsi qu'une comtale de 1227, confirme l'existence d'un marché, qui se tient notamment le mardi[52].
  6. Les données fournies par l'organisme Tourisme en pays de Savoie prend en compte l'ensemble des établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, ainsi que les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[178].
  7. En 1995, le nombre de lits est de 10 901 lits, il passe à 11 703 en 2009, puis 10 786 en 2014[179].
  8. Le label patrimoine du XXe siècle a été créé en 1999 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Il signale à l’attention du public les édifices et ensembles urbains remarquables de ce siècle en matière d’architecture[181].

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  • Site de la mairie, [lire en ligne (page consultée le 19 mai 2015)]
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  2. « Plan de la ville d'Annecy> le plan des six quartiers d'Annecy », sur annecy.fr (consulté le ).
  3. « Le Plan local d'urbanisme (PLU) », sur annecy.fr (consulté le ).
  4. « Les opérations d'urbanisme, programmes en cours », sur annecy.fr (consulté le ).
  5. « Écoquartier Vallin-Fier », sur annecy.fr (consulté le ).
  6. a b c d e f g h et i « Histoire de la ville et armoiries », sur annecy.fr (consulté le ).
  7. a b c d e et f « Environnement et Annecy, une priorité : Agenda 21 », sur annecy.fr (consulté le ).
  8. « Jumelages, pactes d'amitié et partenariats », sur annecy.fr (consulté le ).
  9. a b et c « Direction de la vie scolaire », sur annecy.fr (consulté le ). Pour les autres rubriques :
  10. a et b « Université Savoie Mont Blanc », sur annecy.fr (consulté le ) accueille
  11. a b et c « Etablissements publics », sur annecy.fr (consulté le ).
  12. « Les clubs sportifs par discipline : de A à B », sur annecy.fr (consulté le ).
  13. a et b « Espaces verts et fleurissement », sur annecy.fr (consulté le ).
  14. a b et c « Parc des sports, salles spécialisées, gymnases, centre équestre, tir à l'arc », sur annecy.fr (consulté le ).
  15. « Base nautique, parking à bateaux », sur annecy.fr (consulté le ).
  16. « Magazine municipal », sur annecy.fr (consulté le ).
  17. a b c d e et f « Marchés, brocante, foire », sur annecy.fr (consulté le ).
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Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Le JDD, « EXCLUSIF. Voici le classement 2022 des villes et villages où l'on vit le mieux en France », sur lejdd.fr (consulté le )
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  7. « Séisme d'Épagny », sur le site sismalp.obs.ujf-grenoble.fr (consulté le ).
  8. « Épagny 96, un séisme qui a marqué les Esprits », sur le site irma-grenoble.com (consulté le ).
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  10. Site officiel de la Communauté de l'agglomération d'Annecy - Le plan vélo.
  11. Question orale à l'Assemblée Nationale - Débat du 2 octobre 2007.
  12. a b et c [PDF] Le Plan de circulation général et Plan de circulation des transports en commun sur le site officiel de la commune d'Annecy.
  13. a et b Site officiel du centre commercial Courier à Annecy - Plans et accès.
  14. a et b En passant par Aix-les-Bains, Culoz, la Cluse des Hôpitaux, Ambérieu et Bourg-en-Bresse - La gare d'Annecy, sur le site officiel Gares & Connexions de la SNCF.
  15. . Un autre ligne rejoint Chambéry.
  16. Une desserte toutes les 2 heures en journée via Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble-Universités-Gières, Grenoble et Valence-TGV.
  17. Une partie des trains allant ou venant de Lyon - par le tunnel de L'Épine - et tous ceux allant ou venant de Grenoble.
  18. « CEVA, train d’union entre la Haute-Savoie et Genève », sur le site du CEVA (consulté le ).
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  22. « Grand Annecy: priorité à l’axe rive Ouest-Glaisins, le choix du tramway / bus à haut niveau de service reporté », sur Le Messager (consulté le )
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  53. a et b Félix Bernard, L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), Imprimerie Allier, , 307 p., p. 128-131, Chapitre VIII « § I. Quand et comment naquit Annecy-le-Neuf. ».
  54. a et b Mariotte 1972, p. 30.
  55. Marie-Thérèse Morlet, NPAG, p. 35b.
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    Dominique Stich, Parlons franco-provençal : Une langue méconnue, L'Harmattan, , 432 p., p. 150. En patois savoyard, Annecy se prononçait « In-nsi » à Annecy et en Albanais, « Ê-nsi » dans les Bauges, « A-nsi » en Faucigny, « Nèssi » à Chambéry.
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  64. a et b Jean Prieur, Aimé Bocquet, Michelle Colardelle, Jean-Pierre Leguay, Jean Loup, Jean Fontanelle, Histoire de Savoie - La Savoie des origines à l'an mil - Histoire et archéologie, Rennes, Ouest France Université, , 442 p. (ISBN 2-85882-495-9, lire en ligne), p. 207. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
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  68. a b et c Guichonnet 2007, p. 66.
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  70. Guichonnet 2007, p. 63.
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