Liste des maires de Rouen

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Maire de Rouen
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Armoiries de Rouen

Image illustrative de l’article Liste des maires de Rouen
Titulaire actuel
Yvon Robert
depuis le

Création 1177
Mandant Suffrage universel
Durée du mandat 6 ans
Premier titulaire Barthélémy Fergant
Dernier titulaire Valérie Fourneyron
Résidence officielle Hôtel de ville
Site internet Conseil municipal rouennais

Le premier maire de Rouen fut Barthélémy Fergant, premier magistrat de la ville à plusieurs reprises entre 1177 et 1182, tandis que l'actuel titulaire de la fonction, le socialiste Yvon Robert, déjà maire entre 1995 et 2001, l'occupe depuis 2012.

Entre les XIIe et XIVe siècles, la fonction de maire a été occupée par plusieurs titulaires dont l'identité complète demeure encore incertaine de nos jours. À partir de cette époque, toutefois, quelques illustres Rouennais, comme Martin des Essars, le poète Jacques Le Lieur ou l'archevêque Eudes Clément, ont été désignés pour gérer les affaires municipales.

Par le passé, la ville a été administrée par des hommes politiques qui, forts de leur ancrage local, ont laissé leur empreinte sur la « ville aux cent clochers », tels qu'Henry Barbet ou Charles Verdrel, respectivement maires de la ville de 1830 à 1847 et de 1858 à 1868. Le premier, initiateur du système éponyme, a promu une politique sociale remettant les pauvres et les assistés au travail tandis que le second s'est fait le maître d'œuvre d'un plan d'urbanisation ayant transformé Rouen.

À partir du XXe siècle, la ville de Rouen a eu pour maires trois personnalités, de bords politiques différents, ayant détenu des fonctions gouvernementales plus ou moins éminentes au cours de leur mandat municipal ou à l'issue de celui-ci : le républicain indépendant Jacques Chastellain, le centriste et libéral Jean Lecanuet et, plus récemment, la socialiste Valérie Fourneyron.

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Période Identité Parti Qualité
1177 1179-1180 Barthélémy Fergant[1]
1181 Robert du Châtel
1182 Barthélémy Fergant
1186 Jean Fessart[2]
1189 Lucas du Donjon
1190 Durand de la Porte-Turende
1194 Lucas du Donjon
1195 Mathieu Le Gros
1198 Raoul de Cailli
1199-1200 Mathieu Le Gros Sieur de Heudebouville

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Période Identité Parti Qualité
1200-1202 Raoul Groignet
1202-1203 Raoul de Cotevrard
1203-1204 Robert de Malpalu
1204-1205 Enard ou Evrard de la Rive[3]
1205-1206 Nicolas de Dieppe
1206-1207 Jean Luce
1207-1208 Nicolas de Dieppe
1208-1209 Silvestre Le Changeur
1210-1212 Jean Luce
1212-1213 Odard de Sahurs
1213-1218 Jean Luce
1218-1219 Geoffroi Trenteguerons
1219-1220 Nicolas Pigache
1220-1221 Robert du Chatel
1221-1222 Jean Fessart
1222-1223 Pierre de Quevilly
1223-1224 Raoul de Boes ou du Bosc
1224-1225 Guillaume de Cailly
1225-1227 Jean de Caudebec
1227-1228 Roger, fils d’Agnès
1228-1229 Laurent du Long
1229-1230 Robert du Chatel
1230-1231 Nicaise de Carville
1231-1232 Isembert de Long-Vieux
1232-1233 Geoffroi Gigan
1233-1234 Marc Le Gablier
1233-1234 Geoffroi du Val-Richer
1234-1235 Raoul Amiot
1235-1236 Enguerrand Filleul
1238-1239 Nicaise de Carville
1239-1240 Nicolas Giboin
1239-1240 Robert, fils d’Alain
1240-1241 Frehier du Neumarché
1241-1242 Geoffroi Gigan
1242-1243 Vincent Hurtet
1243-1244 Raoul Moustarde
1244-1246 André dit Le Vicomte
1245-1246 Jean Le Vicomte
1246-1247 Frehier du Neumarché
1248-1249 Pierre, fils de Michel
1249-1250 Nicolas de Dieppe
1250-1252 Geoffroi du Val-Richer
1252-1253 Geoffroi Gigan
1253-1254 Raoul Moustarde
1254-1255 Philippe d’Orléans
1255-1256 Jean Pigache
1256-1257 Geoffroi du Val-Richer
1259-1260 Guillaume de Gisors
1260-1261 Nicolas Fessart[2]
1263-1264 Vincent du Val-Richer
1264-1265 Guillaume de Batencourt ou Betencourt
1265-1266 Frehier du Neumarché,
Guillaume du Grosset ou de Croisset
1266-1267 Bertin du Chatel
1267-1268 Durand Filleul
1268-1269 Jean du Change
1269-1270 Jean de Saint-Léonard
1270-1271 Nicolas Naguet
1271-1272 Marc Le Gablier
1272-1273 Jean Pigache
1274-1275 Guillaume de Gisors
1276-1277 Jean du Change
1279-1280 Nicolas Naguet
1280-1281 Durand Filleul
1281-1282 Pierre de Carville
1282-1283 Jean Orbec[4]
1282-1283 Jacques Le François
1283-1284 Mathieu de la Ferrière
1284-1285 Jean de Saint-Léonard
1285-1286 Jacques du Châtel
1286-1287 Thomas Naguet[5]
fin 1287 Mathieu de la Ferrière
1287-1288 Jacques du Châtel
1288-1289 Robert du Châtel
1289-1290 Guillaume de Saint-Léonard
1290-1291 Jean Naguet[6]
fin 1291 Thomas Naguet
1291-1292 Jean Filleul
1292-1293 Geoffroy Avisse[7]
1295-1296 Pierre de Carville
1296-1298 Jacques du Châtel
1298-1299 Robert du Châtel
1299-1300 Jean Loquetier
1300-1301 Nicolas d’Orbec

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Période Identité Parti Qualité
1301-1302 Guillaume de Saint-Léonard
1302-1303 Pierre de Carville[8]
1303-1304 Jacques du Chatel
1304-1305 Vincent du Chatel
1305-1306 Jean de la Porte
1306-1307 Robert du Chatel
1307-1308 Guillaume de Saint-Léonard[9]
1307-1308 Nicolas d’Orbec
1308-1309 Raoul Filleul
1309-1310 Martin des Essars Conseiller de Philippe IV le Bel
1310-1311 Jean Cabot
1311-1312 Jacques du Chatel
1312-1313 Jean Cabot
1313-1314 Guillaume de Launoy
1314-1315 Vincent Michel
1315-1319 Vincent du Chatel
1319-1320 Jean Cabot[10]
1320-1321 Guerout de Maromme
1321-1322 Guillaume des Essarts
1322-1323 Jean Potel
1323-1324 Jean de la Porte
1324-1325 Vincent du Chatel
1325-1326 Jean de Saint-Léonard
1326-1327 Jean de la Ferrière
1327-1328 Jean Cabot
1328-1329 Vincent d’Orbec
1329-1330 Godefroy Lallemant
1330-1331 Jean de Carville
1331-1332 Jean Fileul
1332-1333 Jean Naguet[11]
1333-1334 Guillaume des Essarts
1334-1337 Robert du Chatel
1337-1338 Jean Cabot
1338-1339 Godefroy Lallemant
1339-1340 Robert de Launoy
1340-1341 Jean Filleul
1341-1342 Roger Mustel
1342-1343 Guillaume Le Grand
1343-1344 Jean Lefebvre
1344-1345 Jacques Barré[12]
1345-1346 Thomas Dubosc
1346-1347 Jean Cabot
1347-1348 Vincent du Val-Richer
1348-1349 Robert d'Allorge[13]
1349-1350 Robert Lemaistre
1350-1351 Simon du Bosc[14]
1351-1352 Roger Mustel
1352-1353 Amaury Filleul Seigneur de Freneuse
1353-1354 Jean Lefebvre
1354-1355 Jacques du Chatel
1355-1356 Jean Mustel
1356-1357 Guillaume de Sihierville
1357-1358 Jacques Le Lieur Un des capitaines des châteaux de Rouen en 1358
Gouverneur du fort Sainte-Catherine
Grand-maître des Eaux et Forêts de Normandie
Chevalier.
1358-1359 Jean d'Orléans
1359-1360 Antheaulme de Maromme
1360-1361 Guillaume Le Grand
1361-1362 Gilles Daniel[3]
1362-1363 Symon du Broc
1363-1364 Jacques Filleul
1364-1365 Nicole Le Couete
1365-1366 Pierre de la Ferrière
1366-1367 Jean Filleul
1367-1368 François Torel
1368-1369 Godefroy ou Geoffroy du Réaulme
1369-1372 Eudes Clément[15]
1372-1373 Robert d'Alorge
1373-1374 Roger Louvet
1374-1375 Jean de Gisors
1375-1376 Guillaume d'Alorge[16]
1376-1378 Jehan Le Treffilier[3] Capitaine de la ville
1378-1380 Pierre de la Ferrière
1380-1381 Guerout de Maromme
1381-1382 Robert des Champs[17] Capitaine de Rouen, seigneur de Tourville

La Commune est abolie en avril 1382, suivant une ordonnance de Charles VI. Les affaires de la ville sont jusqu'en 1692 dirigées par 6 conseillers-échevins: 2 anciens et 4 nouveaux.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi crée à la fin de l'année 1692 des offices de maire dans toutes les villes du royaume.

Période Identité Parti Qualité
- Le sieur de Corneville Premier échevin
1693 - Brunel Procureur du roi au bailliage

Le roi, par un arrêt du 1er février 1695, déclare nulles toutes les commissions de maire. Les lettres patentes qui établissent la mairie de Rouen datent de juin 1695.

Période Identité Parti Qualité
1695 - 1698 Marc-Antoine Hellouin Premier avocat du roi au Parlement de Rouen, seigneur de Ménilbuse
1698 - 1701 Raoul de Mouchy Seigneur de Moisemons

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Période Identité Parti Qualité
1701 - 1704 Louis Baudouin Sieur de Talvenne
1704 - 1707 Charles Baudry Conseiller au Parlement, seigneur d'Imbleville
1707 - 1710 François Le Cordier de Bigars Seigneur et marquis de la Londe
1710 - 1713 Jean-Baptiste Guillot de la Houssaye Armateur, sieur de Fourmetot
1713 - 1716 Michel de Baumer Conseiller de la Cour des comptes, aides et finances[18]
1716 - 1719 Léonor du Bosc Seigneur de Radepont
1719 - 1722 Jacques Mouchard Secrétaire du roi
1722 - 1725 M. Hubert Conseiller au Parlement
1725 - 1728 M. de Houdetot Comte de Houdetot
1728 - M. de la Rue Secrétaire du roi[19]
1749 Jean Georges de Cavelande Conseiller à la cour des comptes,
aides et finances de Normandie,
seigneur de Caudemuche
1752 Antoine de Gaugy Seigneur de la Roseraie
1755 Étienne Nicolas André Marye
1758 Nicolas Laurent de la Bunaudière
1761 Léon Thomas Duval de Lescaude
1764 Antoine Le Couteulx de La Noraye
1769 Jean-Louis Gallois de Maquerville
1770 André-Michel du Poerier
1774 - 1776 Antoine Le Couteulx de Verclives Négociant
1776 Jacques de Lannoy de Bellegarde
1779 - 1782 Nicolas Alexandre Bigot de Sommesnil Seigneur de Sommesnil
1782 Richard-Gontran Lallemant Imprimeur-libraire
1785 Jean-Baptiste Duperré du Veneur Maître à la Cour des comptes, aides et finances
1788 Charles-Guillaume du Bosc de Radepont Comte de Radepont
- 1791 Pierre Le Pelletier d'Estouteville
- Pierre Nicolas de Fontenay Négociant
- Charles Rondeaux de Montbray Fabricant
- Pierre Nicolas de Fontenay Négociant
1793 - 1794 Jean-Pierre Pillon
1794 - 1795 Le Boucher du Tronché Avocat
1795 Brémontier Négociant
1795 G. A. Lequesne (fils) Administrateur de l'Hôpital général
1795 Ignace Casimir Goube Avocat

À partir du 25 brumaire an IV (16 novembre 1795) jusqu'au 10 prairial an VIII (30 mai 1800), la commune est dirigée par des présidents de l'administration municipale[20].

Période Identité Parti Qualité
1795 - 1797 Louis Lézurier de La Martel Négociant
1797 Huger
1797 - 1798 Beauvais
1798 - 1800 Lelièvre fils

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait Période Identité Parti Qualité
Pierre Nicolas de Fontenay.JPG - Pierre Nicolas de Fontenay Négociant
No image.svg - Pierre Prosper Demadières Négociant
No image.svg - Rémy Taillefesse Pharmacien
No image.svg - Alexandre Hellot
Louis Lézurier de la Martel.JPG - Louis Lézurier de la Martel Négociant
No image.svg - Jean-Baptiste Curmer Négociant
Ribard.jpeg - Vincent Prosper Ribard Négociant
Louis Lézurier de la Martel.JPG - Louis Lézurier de la Martel Négociant
Ribard.jpeg - Vincent Prosper Ribard Négociant
No image.svg - Charles Louis Élie Lefebvre Négociant
No image.svg - Adrien Charles Deshommets de Martainville
Henrybarbet.jpg - Henry Barbet Filateur
Détail tombe Ambroise Fleury 2.JPG - Ambroise Fleury Architecte
No image.svg - Guillaume Ferry Négociant
Buste de Charles Verdrel.JPG - Charles Verdrel Négociant
No image.svg - Victor Rolet Négociant
Buste tombe Etienne Nétien.JPG - Étienne Nétien Négociant
No image.svg - Alexandre Barrabé Notaire
No image.svg - Charles Dieutre Avoué
Ricard, Louis Pierre Hippolyte.jpg - Louis Ricard Avocat
No image.svg - Gustave Leroy-Petit
No image.svg - Maurice Lebon Avocat
No image.svg - Charles Dieutre Avoué
No image.svg - Valérius Leteurtre
No image.svg - Théophile Laurent Avoué
No image.svg - Marcel Cartier

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Début du
mandat
Fin du
mandat
Appartenance politique Notes
Auguste Leblond
(29 février 1856 – 18 février 1934)
30 mai
1902
12 juillet
1914
Modéré
Conseiller municipal de Rouen à partir de 1900, cet entrepreneur de peinture et de vitrerie introduit à Rouen les fameuses poubelles du début du XXe siècle tout en faisant construire une usine d'incinération, ce qui fait de lui l'un des protagonistes de premier ordre de l'aménagement urbain de la ville aux débuts des années 1900. Réélu en 1908, il voit son mandat s'achever quelques semaines avant que ne débute la Première Guerre mondiale.
Lucien Valin
(12 septembre 1867 – 16 juin 1923)
12 juillet
1914
4 août
1914
Modéré
À peine son mandat municipal entamé, Lucien Valin se soustrait à ses fonctions après avoir été mobilisé au sein du 43e régiment d'artillerie, dès les premières heures de la Première Guerre mondiale.
Entre le 4 août 1914 et le 3 janvier 1919, le premier adjoint, Jean-Baptiste Morel, assure la fonction de maire à titre provisoire.
Lucien Valin
(12 septembre 1867 – 16 juin 1923)
3 janvier
1919
21 avril
1922
Modéré
De retour du front, Lucien Valin retrouve le fauteuil de maire de Rouen, qu'il dut quitter quelques semaines seulement après sa première élection alors que commençait la Première Guerre mondiale. Grand érudit, il mène une politique culturelle très ambitieuse, concrétisée notamment par la création du musée Le Secq des Tournelles, unique en son genre en Europe, et le transfert de la bibliothèque municipale des archives anciennes à l'hôtel de ville. Gravement malade, il démissionne et se retire de la vie publique.
Entre le 21 avril et le 3 novembre 1922, le premier adjoint, Arsène Néel, assure l'intérim à la mairie après la démission de Lucien Valin.
Louis Dubreuil
(30 décembre 1873 – 27 novembre 1943)
3 novembre
1922
24 avril
1928
Union républicaine et nationale
Très impliqué dans la vie culturelle et scientifique rouennaise, il est brillamment élu maire de Rouen en 1922, cumulant cette fonction municipale avec ses mandats de député et conseiller général. À partir de 1925, il doit faire face à l'opposition virulente des radicaux menés par Georges Métayer. En 1928, mis en cause dans l'incendie de l'hôtel de ville, il démissionne après les élections législatives.
Alfred Cerné
(7 avril 1856 – 31 août 1937)
24 avril
1928
17 mai
1929
Union républicaine et nationale
Médecin émérite et particulièrement érudit pour ce qui a trait à l'histoire de la cité normande, sa place de premier adjoint lui vaut d'être désigné maire de Rouen après la démission de Louis Dubreuil ; d'abord chargé d'un intérim, il demeure finalement en fonction jusqu'aux élections municipales de l'an suivant, lors desquelles il est battu par le radical Georges Métayer. Promoteur actif des transports collectifs, c'est sous mandat qu'est inaugurée, le , la gare de Rouen-Rive-Droite.
Georges Métayer 1933.jpg Georges Métayer
(29 décembre 1869 – 6 mars 1945)
17 mai
1929
17 mai
1935
Radical
Vainqueur des élections municipales face au maire sortant Alfred Cerné, Georges Métayer, jusqu'alors chef des radicaux rouennais, devient le premier magistrat de la « ville aux cent clochers », tout en demeurant conseiller général de Seine-Inférieure. Comme ses prédécesseurs, il assume une ambitieuse politique d'embellissement de la ville et préside, en 1931, les grandioses cérémonies destinées à célébrer le cinq-centième anniversaire de la mort de Jeanne d'Arc ; il œuvre, par ailleurs, à la continuité de l'essor des transports publics. À l'issue de son mandat lui succède un autre radical, Eugène Richard.
Eugène Richard
(7 novembre 1867 – 25 septembre 1935)
17 mai
1935
25 septembre
1935
Radical
Comptant parmi les notables de Rouen, Eugène Richard détient, à son actif, une riche carrière politique locale comme de nombreux maires rouennais avant lui, ayant été notamment premier adjoint de Georges Métayer et conseiller général de Seine-Inférieure. Élu maire de Rouen grâce à l'appui d'une large coalition de gauche très hétéroclite s'étendant des radicaux aux communistes, il meurt quelques mois plus tard.
Entre le 25 septembre et le 4 novembre 1935, le premier adjoint, Gaston Le Batteux, assure l'intérim à la mairie après la mort d'Eugène Richard.
Georges Métayer 1933.jpg Georges Métayer
(29 décembre 1869 – 6 mars 1945)
4 novembre
1935
9 juin
1940
Radical
Georges Métayer retrouve la fonction de maire de Rouen quelques semaines après la mort d'Eugène Richard, lequel lui avait succédé quelques mois plus tôt. L'année suivante, il concourt aux élections législatives, pour lesquelles il mène campagne sous les couleurs du Front populaire, coalition qui suscitait pourtant en lui de profondes réserves, notamment à l'égard des communistes, qui ont pourtant contribué à la victoire de son prédécesseur, lui-même radical. Après l'arrivée des Allemands au mois de , il quitte Rouen et délaisse définitivement ses fonctions municipales au profit d'un de ses adjoints, Maurice Poissant.
Maurice Poissant
(20 août 1883 – 9 octobre 1969)
9 juin
1940
29 avril
1943
Radical
Désigné adjoint au maire à partir de 1935, Maurice Poissant est investi maire de Rouen le 9 juin 1940 et est confirmé dans ses fonctions municipales à partir du 1er mars 1941 ; les autorités allemandes lui délèguent un pouvoir d'autorité sur Rouen et sur une vingtaine d'autres communes rattachées à l'espace rouennais. Il démissionne le 29 avril 1943, quelques mois avant d'être arrêté, puis déporté par la Gestapo.
Entre le 29 avril et le 31 mai 1943, le conseiller municipal, Louis Née, assure l'intérim à la mairie après la démission de Maurice Poissant.
René Stackler
(10 janvier 1900 – 27 juillet 1984)
1er juin
1943
30 août
1944
Petit-fils de Jean-Baptiste Curmer, lui-même maire de Rouen au XIXe siècle, René Stackler est élu maire de Saint-Aubin-Épinay en 1926, fonction qu'il ne quitte que brièvement lorsqu'il est appelé sur le front. Blessé en , il retrouve ses fonctions municipales jusqu'à ce qu'il soit chargé, par le gouvernement vichyste de Pierre Laval, d'assumer la fonction de maire de Rouen. Il est destitué lors de la Libération.
Guy Montier
(26 octobre 1905 – 27 mai 1995)
30 août
1944
18 mai
1945
Agréé, il est approché par les Résistants, dont Henri Bourdeau de Fontenay, dit « Seguin », pour être le premier maire de Rouen libérée, afin que la ville ne soit pas placée sous la tutelle administrative des Alliés. Ses fonctions provisoires cessent quelques mois plus tard.
Jacques Chastellain
(7 juin 1885 – 30 novembre 1965)
18 mai
1945
6 mai
1958
CNI
Armateur de profession, cet ancien soldat impliqué dans la Résistance siège au sein des deux assemblées nationales constituantes, avant de devenir député de la Seine-Inférieure, fonction qu'il occupe jusqu'en 1956. Partisan convaincu d'une participation de l'État dans le redressement, à ses yeux fondamental pour le pays, de la Marine française, il est l'un des artisans les plus actifs de la reconstruction de Rouen dans l'après-guerre. Parallèlement à ses mandats locaux de maire et conseiller général, il est nommé ministre à deux reprises, entre 1949 et 1950 puis de 1953 à 1954, étant d'abord sous-secrétaire d'État à la Marine marchande, puis sur deux périodes distinctes, ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme.
Bernard Tissot
(19 juin 1902 – 21 décembre 1968)
6 mai
1958
3 avril
1968
CNI
Ancien adjoint au maire chargé des beaux-arts, il est l'initiateur d'une politique d'embellissement culturel illustrée notamment par la création du conservatoire de Rouen et l'aménagement d'une bibliothèque moderne. Réélu maire en 1959 et 1965, il démissionne pour des raisons de santé.
Jean Lecanuet.jpg Jean Lecanuet
(4 mars 1920 – 22 février 1993)
4 avril
1968
22 février
1993
CD (1966-1976)
UDF (1978-1993)
Ayant gagné une réelle notoriété à partir de sa candidature à l'élection présidentielle de 1965, durant laquelle il contribua à la mise en ballottage du général de Gaulle, Jean Lecanuet mène, à partir de son élection, une politique locale ambitieuse destinée à faire de Rouen la « capitale du Grand-Ouest ». Réélu sans discontinuer en 1971, 1977, 1983 et 1989, il promeut le patrimoine historique de la capitale haut-normande tout en menant, essentiellement sur la rive gauche, une politique de réaménagement urbain, surtout dans le quartier Saint-Sever ; il est, avec Patrick Herr, l'initiateur de l'Armada, éminent événement maritime prenant place à Rouen. Parallèlement, il continue à mener une carrière politique nationale surtout marquée par ses nominations successives de ministre de la Justice, puis de l'Aménagement du Territoire sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing ; il est, en outre, l'une des figures tutélaires du mouvement centriste français. Homme fort de la capitale régionale, il meurt dans l'exercice de ses fonctions, sans avoir désigné de successeur parmi les membres de son entourage, ce qui fragilisera durablement sa majorité municipale de centre-droit.
Entre le 22 février et le 8 mars 1993, la première adjointe, Jeanine Bonvoisin, assure l'intérim à la mairie après la mort de Jean Lecanuet.
François Gautier
(né le 23 avril 1940 à Paris)
8 mars
1993
23 juin
1995
UDF
Précédemment adjoint au maire chargé des finances, François Gautier est désigné maire de Rouen quelques jours après la mort de Jean Lecanuet, qui n'avait cependant pas choisi son « héritier » pour la mairie. Sa désignation génère de fortes tensions dans la majorité municipale de centre-droit, qui conduisent à des divisions favorisant le succès de la gauche aux élections de 1995.
Yvon Robert.jpg Yvon Robert
(né le 10 novembre 1949 à Fort-de-France)
24 juin
1995
25 mars
2001
PS
Proche de Laurent Fabius et chef de file d'une coalition de gauche victorieuse aux élections municipales de 1995, Yvon Robert devient, à 45 ans, le premier édile socialiste de la ville de Rouen notamment grâce à l'appui des communistes et des écologistes. Héritant d'une situation financière très dégradée, il se voit contraint d'augmenter les impôts locaux tout en menant à bien les projets entamés sous « l'ère Lecanuet », tel que le « métro » ; il se fait, en outre, le promoteur d'une politique favorisant les transports en commun. Critiqué pour sa gestion municipale par l'opposition de droite qui lui reproche une sévère politique fiscale et son effacement dans l'ombre de Fabius, sa liste est battue lors des élections municipales de 2001.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Début du
mandat
Fin du
mandat
Appartenance politique Notes
Pierre Albertini
(né le 22 novembre 1944 à Batna, en Algérie)
25 mars
2001
15 mars
2008
UDF (jusqu'en 2007)
Divers centre
(à partir de 2007)
Maire de Mont-Saint-Aignan depuis 1980, il parvient à battre la gauche, profondément divisée, lors des élections municipales de 2001, à l'issue desquelles il devient le premier maire centriste de Rouen depuis François Gautier en 1995, la cité normande revenant dans le giron du centre. Les divisions minant sa propre majorité durant la mandature, son soutien controversé à la candidature de Nicolas Sarkozy dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2007 et la contestation de la politique municipale (logement, transports, projets d'urbanisme…) lui coûtent néanmoins sa réélection au profit de la gauche, en 2008.
Valérie Fourneyron (2).jpg Valérie Fourneyron
(née le 4 octobre 1959 au Petit-Quevilly)
15 mars
2008
27 juin
2012
PS
Proche d'Yvon Robert, dont elle fut la première adjointe à la mairie de Rouen jusqu'en 2001, Valérie Fourneyron, à la tête d'une coalition de gauche s'étendant des socialistes aux écologistes, parvient à battre le maire sortant lors des élections municipales de 2008, devenant ainsi la première femme édile de la « ville aux cent clochers » et l'une des rares femmes première magistrate d'une ville française de plus de 100 000 habitants. Elle mène à bien plusieurs projets lancés par son prédécesseur ou promis durant sa propre campagne municipale, visant à faire de Rouen une métropole attractive ; c'est, notamment, sous son mandat qu'est construit, puis inauguré le Kindarena. Nommée ministre des Sports et de la Jeunesse par le président François Hollande après la victoire de celui-ci lors de l'élection présidentielle de 2012, elle quitte ses fonctions municipales en conformité avec la règle du non-cumul imposée aux ministres du nouveau gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault.
Entre le 27 juin et le 6 juillet 2012, le premier adjoint, Yvon Robert, assure l'intérim à la mairie après la démission de Valérie Fourneyron.
Yvon Robert.jpg Yvon Robert
(né le 10 novembre 1949 à Fort-de-France)
6 juillet
2012
en cours PS
Déjà maire de Rouen entre 1995 et 2001, Yvon Robert retrouve cette fonction après la démission de Valérie Fourneyron, nommée ministre, dont il était le premier adjoint ; il est, depuis le radical Georges Métayer, le premier à redevenir maire de la ville de façon non-consécutive. Soucieux de s'inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs et de poursuivre le travail entrepris par Fourneyron, il concourt aux élections municipales de 2014 à l'issue desquelles il est réélu après le second tour, malgré une progression de l'opposition de droite menée par Jean-François Bures, l'entrée du Front national au sein du conseil municipal et un contexte national difficile pour la gauche. À partir de 2018, il impulse de grands travaux d'aménagements pour embellir le centre-ville, jugé vieillissant. Lors de ce deuxième mandat, la ville de Rouen devient le chef-lieu de la région Normandie.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a et b [2]
  3. a b et c [3]
  4. Jean Orbec, mort en exercice en 1282, a été remplacé par Jacques Le François
  5. Il a été emprisonné sur ordre de Philippe le Bel, pour ne pas avoir levé un impôt sur la commune.
  6. Mort en cours d’exercice, Jean Naguet est remplacé par son frère Thomas.
  7. À la suite d'une émeute pendant son mandat, Philippe le Bel supprime temporairement la Commune.
  8. Pierre de Carville meurt en 1307.
  9. Il semble mourir en cours de mandat.
  10. À la fin de l’année 1320, la Commune est mise sous la main du Roi.
  11. [4]
  12. Suspension temporaire de la mairie.
  13. [5]
  14. [6]
  15. [7]
  16. [8]
  17. Il épouse Thomasse de Maudetour et aura 2 enfants dont Gilles, évêque de Coutances puis cardinal.
  18. « Cour des aides (1440-1790) - page 140 », sur http://www.archivesdepartementales76.net, (consulté le 5 juin 2018)
  19. François Farin, Histoire de la ville de Rouen, Volume 1, Rouen: Louis du Souillet, 1731.
  20. Revue de Rouen et de Normandie, Volume 8, Rouen, E. Le Grand, 1840, lire en ligne.