Bihorel

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Bihorel
Bihorel
La mairie.
Blason de Bihorel
Blason
Bihorel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Pascal Houbron
2020-2026
Code postal 76420
Code commune 76095
Démographie
Gentilé Bihorellais
Population
municipale
8 398 hab. (2017)
Densité 3 346 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 19″ nord, 1° 07′ 01″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 160 m
Superficie 2,51 km2
Élections
Départementales Bois-Guillaume
Législatives 2e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Liens
Site web http://www.ville-bihorel.fr

Bihorel est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située sur le plateau nord de Rouen, Bihorel est une ville comportant trois quartiers :

  • le Vieux Bihorel : limitrophe de la ville de Rouen, à mi-pente, et sur le début du plateau ;
  • le plateau des Provinces : le quartier d'immeubles collectifs derrière le vieux Bihorel ;
  • le Chapitre : le quartier résidentiel plus au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bihorel
Bois-Guillaume Saint-Martin-du-Vivier
Bihorel Rouen
Rouen Rouen Rouen

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne T2 du TEOR, le réseau du bus à haut niveau de service rouennais, permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en moins de trente minutes à partir du plateau des Provinces, via le quartier de la Grand'Mare. Les lignes régulières F1, 40 et 20 permettent de se rendre dans le centre ville de Rouen en dix minutes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bihorellum en 1277[1]; Bois de Bihorel en 1312[2]; Edefice de Bihorel vers 1360; Manoir et clos de Bihorel en 1394[3]; Clos de Bihorel en 1460[4]; Seigneurie de Bihorel en 1640; Biorel en 1715 (Frémont); Biorel en 1757 (Cassini)[5].

Le sens du toponyme est assez incertain, mais un rapprochement semble possible avec le mot bihorage, désignant en Normandie un « lieu mal cultivé ».

Albert Dauzat et Marie-Thérèse Morlet le rattacheraient au mot buhoreau (variété de héron).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée le 13 avril 1892. Auparavant, Bihorel était un quartier de Bois-Guillaume.

Le 4 juillet 2011 a été votée en conseil municipal la fusion de Bihorel et Bois-Guillaume, malgré les résultats de la consultation organisée par les maires de ces deux villes montrant une très large opposition de la part de la population (66,43 % s'y sont opposés)[6],[7],[8].

Du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2013, la commune a donc été fusionnée avec sa voisine, Bois-Guillaume, sous le régime des communes nouvelles pour former Bois-Guillaume-Bihorel[9].

La création de cette commune a été invalidée par le tribunal administratif de Rouen[10], décision contre laquelle ni la préfecture[11] ni la municipalité n'ont interjeté appel[12],[13]. Les deux communes sont donc recréées le 1er janvier 2014[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime.

Elle faisait partie de sa création en 1892 à 1982 du canton de Darnétal, année ou elle intègre le canton de Bois-Guillaume[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bois-Guillaume

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Seine-Maritime.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté d'agglomération dénommée Agglomération de Rouen (CAR), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1995 par transformation de l'ancien SIVOM de l'agglomération rouennaise institué en 1974.

Cette intercommunalité fusionne avec ses voisines le pour former la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA), qui se transforme en métropole le sous le nom de Métropole Rouen Normandie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1896 Dr Alfred Caron[Note 1]   Médecin
1896 1910 Georges Liot    
1910 1911 Philibert Caux    
1911 1914 Pierre Maridort    
1914 1942 Albert Malle    
1942 1944 Albert Legrand    
1944 1944 Jules Wicke    
1944 1945 Lecointe PRSRF Député
1945 1968 René Tamarelle    
1968 mars 1983 Claude Leveau    
mars 1983 mars 2001 Jean Fréret DVD Chef d'entreprise
mars 2001 2011 Pascal Houbron app. UDF (NC) Cadre supérieur
Devient maire délégué à la fusion d'avec Bois-Guillaume en 2012.
Réélu au 1er tour après la dé-fusion d'avec Bois-Guillaume en mars 2014.
mars 2014 En cours
(au 10 août 2020)
Pascal Houbro> UDI (NC) Cadre supérieur
Conseiller régional de Normandie (2015 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[16]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2017, la commune comptait 8 398 habitants[Note 2], en augmentation de 1,57 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
2 5642 6932 6713 0533 3923 1043 2613 3613 982
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
3 9684 0727 0099 38210 1219 3589 0578 4838 461
2012 2017 - - - - - - -
8 2688 398-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

On retrouve une répartition équilibrée sur les trois quartiers précités :
  • le Vieux Bihorel : environ 3 000 habitants ;
  • le plateau des Provinces : 3 000 habitants ;
  • le Chapitre : 3 000 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de la commune relèvent de l'académie de Rouen.

Enseignement public
  • École maternelle Jean-Macé ;
  • École primaire Raymond-Larpin ;
  • École maternelle Georges-Méliès ;
  • École primaire Georges-Méliès ;
  • École maternelle René-Coty ;
  • École primaire René-Coty ;
  • Collège Jules-Michelet.
Enseignement privé ;
  • Le Globe coloré - École Montessori - Avenue des Hauts-Grigneux
  • École Notre-Dame-des-Anges - 1 rue Joseph Roy
  • Institution Saint-Victrice (école et collège) - 15 rue Philibert Caux.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le Foyer Municipal : il accueille régulièrement des représentations théâtrales, festivals et autres.
  • La Grange (de la Petite Madeleine) : elle accueille notamment de nombreuses expositions picturales.
  • Le Centre Gascard (anciens laboratoires pharmaceutiques) : Il accueille la Bibliothèque pour tous, et les activités de l'association Carrefour Culture et Loisirs.
  • École René Coty (local culturel) : il accueille des activités poterie, terre, dessin et peinture.
  • Espace Corneille : aménagé dans l’ancienne école maternelle Pierre Corneille fermée depuis juin 2008, on y trouve la crèche municipale "les p’tits loups", une salle associative, l'accueil ados et le local de l’association Fer faire.

Il existe aussi deux autres salles municipales mises à disposition pour des activités diverses : le Foyer Pierre Devieilhe, et la Salle Polyvalente du Chapitre

L'aAssociation Carrefour Culture et Loisirs a son siège au Centre Gascard, place Saint Louis, et regroupe une vingtaine d’associations et activités différentes : Pilates, relaxation, danse classique et contemporaine, Zumba, tricot, broderie, scrabble, dessin, peinture, atelier terre, art floral, réfection fauteuils.

Enfance[modifier | modifier le code]

La crèche municipale Les p’tits loups exerce son activité sur deux sites, au 4 rue de Verdun dans le vieux Bihorel, et au 4 rue Pierre Corneille, au rez-de-chaussée de l’Espace Corneille.

Le Centre Social Etienne Pernet regroupe une structure Multi-Accueil (crèche et halte-garderie), une structure d'accueil pour enfants (aide à la scolarité et centre de loisirs sans hébergement), et des activités sociales pour les familles. Il héberge également l'association sportive Bihorel-Echecs.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque pour Tous,
  • École de musique de Bois-Guillaume – BihoreI – Isneauville,
  • Groupe d’histoire et d’études de Bihorel,
  • Tarot,
  • La Ronde - danse,
  • À Cœur Joie - chorale,
  • Chœur Harmonia de Bihorel - chorale,
  • Chorale Mélodia
  • Chez maman - activités couture et chant,
  • ADTR - activité radio-amateurs,
  • Présence radioamateur,
  • Archimède-films - initiation aux techniques du cinéma et de l'audiovisuel,
  • Porte Voix - création cinématographique,
  • AFIFUNOR – dentelle aux fuseaux,
  • Brodons médiéval - broderie,
  • ACADRAMA - théâtre,
  • Parfums passion,

En matière de solidarité, on note :

  • Aide et solidarité
  • Association familiale de Bihorel
  • Association Fer Faire
  • Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement C.C.F.D
  • Comité d’entraide de Bihorel
  • La Conférence St Vincent de Paul de Bihorel, Bois-Guillaume et Hauts de Rouen
  • Les Aînés du Bihoreau’club

Sport[modifier | modifier le code]

Le Gallia club omnisports Bihorel - Football (GCO Bihorel), fondé en 1920 remplace l'association sportive de Bihorel (fondée en 1910). En 1924, il a fusionné avec le club de Bois-Guillaume. Après la guerre, il a accédé à la promotion d'honneur et en division d'honneur en 1951 disputant une finale de coupe de Normandie en 1948 perdue 0-1 face au SPN Vernon. Il a cessé son activité jusqu'en 1960 et a repris en promotion d'honneur. En 1979, il a accédé à la division d'honneur et a disputé en 1984 une finale de coupe de Normandie perdue 1-2 face à l'AM Neiges.

En 1986, champion de division d'honneur, le GCO Bihorela accédé à la division 4 (Groupe B) et y est resté deux saisons avant de revenir en division d'honneur. Remportant le championnat de division d'honneur en 2001, il a joué en CFA 2 (groupe A) pendant deux saisons.

On note également la présence de :

  • GCOB Handball
  • GCOB Basket
  • GCOB Gymnastique Volontaire
  • GCOB Yoga
  • GCOB Tir à l’Arc
  • GCOB Tennis de table
  • GCOB Tennis
  • GCOB Roller
  • GCOB Randonnée pédestre
  • GCOB Plongée Apnée
  • GCOB Pétanque
  • GCOB Natation
  • GCOB Modern Jazz
  • GCOB Judo
  • USCBB Cyclisme
  • Bihorel Boxing Club
  • Bihorel Echecs

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Bihorel compte à l'heure actuelle[Quand ?] deux centres commerciaux :

  • centre commercial Kennedy (plateau des Provinces) ;
  • centre commercial du Chapitre (Le Chapitre).

Les 2 magasins appartenant à la grande distribution présents à Bihorel sont :

Le marché se tient Place du Général de Gaulle (place de l'église) le mercredi matin et le samedi matin, au centre commercial Kennedy (plateau des Provinces) le vendredi matin, et au centre commercial du Chapitre le mercredi matin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-des-Anges peinte par Paul Gauguin en 1884.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-des-Anges (1865 - 1868) est due à l'architecte Émile Janet[20].
  • Les anciens laboratoires pharmaceutiques Gascard où était produit l'élixir dénommé « Eau des Jacobins » abritent aujourd'hui le centre culturel et la médiathèque[21].
  • Four de la briqueterie de la Madeleine au parc de l'Argilière[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bihorel

Les armes de la commune de Bihorel se blasonnent ainsi :

De gueules à la barre accompagnée en chef d’une ruche et en pointe de deux léopards passant l’un sur l’autre, le tout d’or ; au chef d’azur chargé d’un cavalier contourné adextré d’un archer contourné et senestré de deux footballeurs contournés, celui de senestre ayant un ballon au pied, le tout aussi d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Sueur et Alfred Morel (préf. Jean Fréret et René Seille), Du Bois-Guillaume d'hier au Bihorel d'aujourd'hui : une commune centenaire, au passé millénaire, Luneray, Groupe d'histoire et études de Bihorel, , 334 p. (ISBN 2-86743-129-8, OCLC 463702806)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le docteur Caron a donc été le premier maire de la jeune commune née de la scission d'avec Bois-Guillaume. Son buste est présent dans le parc de l'hôtel de ville
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Seine-Maritime, 14 H cart. in 4 f. 100.
  2. Archives de Seine-Maritime, 14 H 371.
  3. Archives de Seine-Maritime, tab. Rouen, reg 6 f. 16 v. et 14 H 372.
  4. Archives de Seine-Maritime, G 8034.
  5. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 82.
  6. http://mairiebihorel.free.fr/resultats_consultation.pdf
  7. http://mairiebihorel.free.fr/fusion/resultats_consultation_bois-guillaume.pdf
  8. http://www.place-publique.fr/spip.php?article6341
  9. Arrêté du 29 août 2011 portant création de commune.
  10. Article 2 du jugement du 18 juin 2013 rendu par le tribunal administratif de Rouen annulant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 août 2011, [lire en ligne]
  11. Florestan, « Annulation de la fusion Bois-Guillaume/Bihorel : la préfecture ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  12. Florestan, « Bois-Guillaume- Bihorel: laboratoire du crétinisme territorial? », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  13. « Défusion de Bois-Guillaume-Bihorel : la Ville ne fera pas appel », sur le site tendanceouest.com, (consulté le 6 janvier 2014).
  14. Florestan, « Bois-Guillaume-Bihorel : le maire ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. « Municipales 2020. Pascal Houbron entame son 4e mandat de maire à Bihorel : À 53 ans, le centriste Pascal Houbron entame officiellement son quatrième mandat de maire, aux côtés de huit adjoints », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2020).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. Notice no IA00021928.
  21. Notice no IA76001756.
  22. Notice no IA76001755.
  23. Archives départementales du Nord, registre matricule n°1546