Philippe Poutou

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Philippe Poutou
Illustration.
Philippe Poutou en 2020.
Fonctions
Conseiller municipal de Bordeaux
En fonction depuis le
(1 an et 5 mois)
Élection 28 juin 2020
Maire Pierre Hurmic
Conseiller métropolitain de Bordeaux Métropole
En fonction depuis le
(1 an et 5 mois)
Élection 28 juin 2020
Président Alain Anziani
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Villemomble (France)
Nationalité Française
Parti politique LO (1985-1997)
VdT (1997-2000)
LCR (2000-2009)
NPA (depuis 2009)
Syndicat CGT
Profession Ouvrier d'usine

Philippe Poutou [filip putu][a] Écouter, né le à Villemomble (ex-département de la Seine, actuelle Seine-Saint-Denis), est un ouvrier, syndicaliste et homme politique d'extrême gauche français.

Ouvrier dans une usine Ford, il milite dans les rangs de la CGT contre la fermeture de celle-ci, qui a finalement lieu en 2019.

Candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle de 2012, il recueille 1,15 % des voix. Il est à nouveau candidat au scrutin présidentiel de 2017, où il obtient 1,09 % des voix.

Tête de la liste « Bordeaux en luttes » soutenue par le NPA, La France insoumise et des Gilets jaunes aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il est élu conseiller municipal à l'issue du second tour.

En 2021, il est investi une troisième fois par son parti pour la présidentielle de 2022.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Philippe Poutou est le fils d'un père postier et d'une mère femme au foyer[1].

Pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique vivre en concubinage[2].

Situation professionnelle[modifier | modifier le code]

Sans diplôme, après avoir échoué au bac mécanique, Philippe Poutou a d'abord enchaîné les emplois précaires, comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d'être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils[3].

Il est ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort en Gironde[4], usine qui fabrique principalement des boîtes automatiques[5] et dont il est l'un des responsables syndicaux de la CGT. Il s'est fait connaître pour son implication dans le mouvement contre la fermeture de l'usine de Blanquefort, qui a permis de maintenir 955 emplois[6].

Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2017, il indique posséder une Peugeot 3008 de 2012 mais aucun bien immobilier, et aucun autre bien[7],[2].

En 2019, avec la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, Philippe Poutou est licencié[8],[9]. À partir de juin 2020, il touche 1 000 euros en tant que conseiller métropolitain de Bordeaux Métropole et 300 euros en tant que conseiller municipal de Bordeaux[10],[11].

Militantisme politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Philippe Poutou en 2011.

Philippe Poutou commence à militer au lycée en 1984, se disant à l'époque « anarchiste, anti-Pinochet, pour Mandela, contre l'apartheid, antinucléaire, baba-cool ».

L'année suivante, il entre avec plusieurs amis à Lutte ouvrière, où il est militant avant d'en être exclu avec une grande partie des militants de Bordeaux et de Rouen en 1997, à la suite d'une crise interne du parti[1],[12]. Ceux-ci forment alors en 1997 la Voix des travailleurs, qui intègre en 2000 la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Militant de la LCR devenue ensuite le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), il est candidat pour ce parti aux élections législatives de 2007 en Gironde[13], puis conduit la liste du NPA aux élections régionales de 2010 en Aquitaine, qui recueille 2,52 % des suffrages exprimés[14][source insuffisante].

Candidature à l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Il est désigné candidat du NPA à l'élection présidentielle de 2012 le 25 juin 2011[15] par les délégués à la conférence nationale[16], lançant la course aux 500 parrainages. Il en dépose finalement 572 au Conseil constitutionnel le 16 mars 2012, officialisant ainsi sa candidature[17],[18].

Le slogan de la campagne est « Aux capitalistes de payer leurs crises ». Remarqué durant la campagne pour son franc-parler et son naturel, il déclare ne pas souhaiter faire une carrière politique[19].

Totalisant 1,15 % des voix au premier tour[20], Philippe Poutou termine huitième (sur dix candidats) de cette élection présidentielle, réalisant un score inférieur à ceux d'Olivier Besancenot pour la LCR en 2007 (4,08 %) et 2002 (4,25 %).

Après l'élection présidentielle de 2012, Philippe Poutou reste membre des instances dirigeantes du NPA. Il est candidat, comme en 2007, aux élections législatives dans la cinquième circonscription de la Gironde où il obtient 2,12 % des suffrages exprimés[21].

Il conduit la liste du NPA aux élections municipales de 2014 à Bordeaux, où il recueille 2,50 % des suffrages[22], puis aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest[23], où il recueille 0,54 %.

Le 8 octobre 2014, il annonce qu'il quitte le comité exécutif du parti, selon lui trop « parisien »[24]. D'une part, il vit à Bordeaux et estime que la distance l'empêche de s'intégrer, d'autre part, il critique le fonctionnement du comité exécutif, qui d'après lui peine à instaurer une démocratie et où se multiplient les conflits interpersonnels. Cependant, il indique que ces désaccords ne sont pas politiques[25].

Candidature à l'élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Clip de campagne de Philippe Poutou à l'élection présidentielle de 2017.

Le 20 mars 2016, il est investi candidat par le NPA en vue de l'élection présidentielle de 2017[26]. Conformément à la tradition de son parti, qui ne présente pas plus de deux fois le même candidat à une élection présidentielle, Philippe Poutou annonce qu'il s'agit de sa dernière candidature à une élection présidentielle[27]. Son slogan de campagne est « Nos vies, pas leurs profits », un slogan proche de celui utilisé par Olivier Besancenot en 2007 (« Nos vies valent plus que leurs profits »)[28]. Il entend capitaliser sur la mobilisation contre la loi travail et le mouvement Nuit debout[29].

Il fait part de sa difficulté à réunir le nombre de parrainages exigé pour se présenter au scrutin présidentiel[b]. Malgré ces difficultés, Philippe Poutou refuse de recourir à l'aide que lui propose le Front national[32]. Il fait finalement partie de la liste des candidats participant à l'élection présidentielle, ayant réussi à obtenir 573 soutiens, après avoir reçu l’appui de la trotskiste Nathalie Arthaud et la signature du centriste Jean Lassalle, tous deux candidats au scrutin[33].

Durant le débat télévisé du 4 avril 2017, qui rassemble pour la première fois les onze candidats, Philippe Poutou dénonce les « politiciens corrompus, déconnectés de la réalité ». Il attaque François Fillon et Marine Le Pen sur les affaires judiciaires dont les deux font l'objet, interpellant la candidate du Front national par la phrase choc « Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va[34] », en référence à la décision de cette dernière de ne pas se rendre à une convocation des juges en invoquant son immunité parlementaire[35]. Il refuse également d'apparaître avant le débat sur la photo rassemblant l'ensemble des candidats[36]. Plusieurs observateurs, y compris étrangers[c],[39], estiment qu'il est le candidat qui s'est le plus démarqué lors de cette émission[40],[41],[42].

Par la suite, il est critiqué pour ses propos suivant l'assassinat d'un policier sur les Champs-Élysées : lors de l'émission politique 15 minutes pour convaincre, quelques minutes après l’attentat, il appelle en effet à « désarmer les policiers car ils agressent dans les manifs, les jeunes et les quartiers populaires », ce qui lui vaut de vives critiques[43].

À l'issue du premier tour, il recueille 1,09 % des voix, soit un score en léger repli par rapport à 2012[44]. Il ne donne pas de consigne de vote pour le second tour[45]. Il refuse ainsi de participer au « front républicain » contre Marine Le Pen, considérant qu'Emmanuel Macron est, comme sa concurrente, un avatar indésirable du capitalisme et qu'il a récupéré « tous les tocards de la politique »[46]. Il annonce ensuite ne pas se représenter en 2022[47].

Participation au mouvement des Gilets jaunes[modifier | modifier le code]

Philippe Poutou lors du mouvement des Gilets jaunes (Bordeaux, ).

Philippe Poutou participe au mouvement des Gilets jaunes, qui est selon lui « l'expression d'un ras-le-bol contre une société qui est profondément injuste »[48]. En 2018 et 2019, il milite contre la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, où il est salarié[49],[50],[51]. Mais l'usine ferme en octobre 2019 et Philippe Poutou voit rejetée sa demande que l'État récupère les 15 millions d'euros d'aides publiques versés à Ford[8],[9],[52].

Élection au conseil municipal de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Il est candidat aux élections municipales de 2020 à Bordeaux comme tête de liste du collectif « Bordeaux en luttes » avec le soutien du NPA, de La France insoumise et de Gilets jaunes[53]. Il axe sa campagne sur la contestation sociale[54], et propose notamment la gratuité des transports et la réquisition des logements vides[55]. Parvenant à créer une dynamique de campagne[56], il voit les sondages le placer avec les trois principaux candidats (Nicolas Florian pour Les Républicains, Pierre Hurmic pour Europe Écologie Les Verts et Thomas Cazenave pour La République en marche)[57], alors qu'il avait obtenu 2,5 % des voix en 2014.

Au premier tour, sa liste réunit 11,8 % des suffrages exprimés — un point derrière celle de Cazenave —, ce qui lui permet de se maintenir au second tour[58]. Au second tour, dans le cadre d'une triangulaire, sa liste arrive en dernière position avec 9,4 %, obtenant trois sièges au conseil municipal et un au conseil communautaire[59]. À la suite du scrutin, il déclare : « On a réussi à faire entendre la colère sociale et faire la démonstration que Bordeaux n'est pas qu'une ville bourgeoise »[60]. C'est ainsi la première fois que Philippe Poutou obtient un mandat électif[60].

Candidature à l'élection présidentielle de 2022[modifier | modifier le code]

Après avoir déclaré dès 2017 qu'il ne souhaitait pas être candidat à un troisième scrutin présidentiel[27], il est finalement investi en juin 2021 par le NPA pour l’élection présidentielle de 2022, menant donc une troisième campagne consécutive[61].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Parti 1er tour
Voix % Rang
2012[62] NPA 411 160 1,15 8e
2017[44] 394 505 1,09 8e

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année Parti Circonscription 1er tour
Voix % Rang
2007[13] LCR 5e de la Gironde 1 582 2,70 8e
2012[21] NPA 5e de la Gironde 1 264 2,12 8e

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Circonscription Voix % Rang Sièges obtenus
2014[63] NPA Sud-Ouest 15 799 0,54 14e
0  /  10

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Région 1er tour Sièges obtenus
Voix % Rang
2010[14] NPA Aquitaine 27 290 2,52 7e
0  /  85

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang
2001 LCR Bordeaux 1 431 2,43 7e
0  /  61
2014[22] NPA Bordeaux 1 914 2,51 6e
0  /  65
2020[59] NPA-LFI Bordeaux 6 470 11,77 4e 5 357 9,39 3e
3  /  65

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. À un mois et demi de la date limite de dépôt des signatures, le NPA affirme avoir rassemblé 250 promesses de signatures sur les 500 requises[30],[31].
  3. Le New York Times indique que Philippe Poutou « fait éclater la bulle de l'élite politique française » et qu'il a, avec sa rhétorique anti-corruption, « exprimé en toute franchise ce que pensent de nombreux Français »[37],[38].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Philippe Poutou - Biographie - Le Parisien », sur pratique.leparisien.fr (consulté le )
  2. a et b « Déclaration de situation patrimoniale en tant que candidat à l'élection présidentielle, Philippe Poutou », sur www.hatvp.fr (consulté le )
  3. « Philippe Poutou, l’ouvrier qui voulait devenir président », Ava Djamshidi, Le Parisien, 17 juillet 2011.
  4. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Philippe Poutou (NPA) candidat à la présidentielle : « Le plus simple, c’est que ce soit moi qui y retourne » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. « Inquiétudes pour l'usine Ford de Blanquefort », lefigaro.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Présidentielle 2012. Philippe Poutou, facteur remplaçant », sur leprogres.fr, (consulté le )
  7. « Présidentielle : cinq choses que vous ignorez sur Philippe Poutou, la star du débat », sur LCI, (consulté le )
  8. a et b « Philippe Poutou : avec l'usine Ford de Blanquefort, "Bruno Le Maire et l'Etat ont lâché prise" », sur lejdd.fr, (consulté le )
  9. a et b « Philippe Poutou déclare avoir été licencié de l'ex-usine Ford près de Bordeaux », sur BFMTV.com, (consulté le )
  10. Barthélémy Philippe, « Philippe Poutou et Pierre Hurmic se clashent sur leurs indemnités au conseil municipal de Bordeaux », sur Capital.fr, (consulté le )
  11. « Zone libre : Alain Anziani demande "plus d'humanité" à la préfète de la Gironde », sur Rue89 Bordeaux, (consulté le )
  12. « Présidentielle : cinq choses que vous ignorez sur Philippe Poutou, la star du débat », sur LCI, (consulté le )
  13. a et b Résultats des élections législatives de 2007 dans la cinquième circonscription de Gironde, ministère de l'Intérieur.
  14. a et b Résultats des élections régionales 2010, ministère de l'Intérieur.
  15. 2012 : le NPA mise sur l’ouvrier Philippe Poutou - Le Parisien, 25 juin 2011
  16. « Le NPA se choisit un candidat pour 2012 mais ne s’épargne pas les doutes », Le Monde, 26 juin 2011.
  17. « Philippe Poutou dépose 572 parrainages », sur Libération, (consulté le )
  18. « Liste des 572 parrains de Philippe Poutou - Élection présidentielle 2012 », Le Figaro, 31 mars 2012
  19. Et Philippe Poutou creva soudain l'écran… - Raphaëlle Bacqué, Le Monde, 12 avril 2012
  20. Décision déclaration premier tour élection présidentielle 2012 du 25 avril 2012, consultée le 26/04/2012
  21. a et b Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le )
  22. a et b Résultats des élections municipales 2014, ministère de l'Intérieur.
  23. « Philippe Poutou candidat aux européennes », sur sudouest.fr, (consulté le ).
  24. « NPA: Philippe Poutou annonce sa démission », sur Le Figaro,
  25. « Philippe Poutou quitte l'exécutif du NPA, évoquant des "désaccords" », sur LExpress.fr, (consulté le )
  26. Sébastien Tronche, « Philippe Poutou sera de nouveau le candidat du NPA à la présidentielle de 2017 », Le Lab, 20 mars 2016.
  27. a et b Clarisse Martin, « Philippe Poutou ne sera pas candidat à la présidentielle de 2022 », sur rtl.fr, (consulté le ).
  28. « Philippe Poutou, le porte-voix girondin de l’anticapitalisme », sur SudOuest.fr, (consulté le ).
  29. « Pour Philippe Poutou : « Mélenchon, c'est "moi, je"» », ouest-france.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. Voir sur francetvinfo.fr.
  31. Voir sur lesinrocks.com.
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  34. « "On n'a pas d'immunité ouvrière" : la tirade de Philippe Poutou qui a marqué le "Grand Débat" présidentiel BFMTV CNews », sur Le Huffington Post (consulté le )
  35. « Marine Le Pen refuse la convocation des juges », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  36. « Le Grand débat: Philippe Poutou refuse de poser sur la photo de classe », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. Adam Nossiter, « Disrespect Intended: Mechanic-Candidate Bursts French Political Elite’s Bubble », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  38. « "New York Times", "Guardian" : Philippe Poutou séduit la presse étrangère », sur L'Obs (consulté le )
  39. « Présidentielle. La presse étrangère contaminée par la “Poutoumania” », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le )
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  62. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 / Présidentielles / Les résultats / Elections - Ministère de l'Intérieur », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  63. « Résultats des élections européennes 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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