Évreux

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Évreux
Évreux
Le théâtre d'Évreux Logo label patrimoine XXe siècle.svgPatrimoine du XXe siècle.
Blason de Évreux
Blason
Évreux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure (préfecture)
Arrondissement Évreux (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de trois cantons : Évreux-1, Évreux-2 et Évreux-3
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
(siège)
Maire
Mandat
Guy Lefrand (LR)
2014-2020
Code postal 27000
Code commune 27229
Démographie
Gentilé Ébroïcien
Population
municipale
48 899 hab. (2016 en diminution de 0,93 % par rapport à 2011)
Densité 1 849 hab./km2
Population
aire urbaine
113 916 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 37″ nord, 1° 09′ 05″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 146 m
Superficie 26,45 km2
Localisation

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Liens
Site web evreux.fr

Évreux est une commune française, préfecture du département de l’Eure en Normandie.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Évreux est une commune du département de l'Eure. Située au cœur de la vallée de l’Iton, elle borde une forêt à laquelle elle a donné son nom.

Elle est située au sud-est de la Normandie à quelque 96 kilomètres de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Évreux[1]
Gauville-la-Campagne
Parville
Aviron
Gravigny
Huest (par un angle)
Saint-Sébastien-de-Morsent Évreux[1] Fauville
Le Vieil-Évreux
Arnières-sur-Iton Arnières-sur-Iton Guichainville, Angerville-la-Campagne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Canards barbotant dans l'Iton.
Canards barbotant dans l'Iton.

L'agglomération, initialement construite dans la vallée de l'Iton, s'étend vers le sud-est, sur le plateau de craie sénonienne, recouvert de silex, et saupoudré de sables de Lozère[2].

En direction d'Arnières-sur-Iton, on trouve une carrière ouverte dans les sables stampiens. L'ensemble est recouvert de sables de Lozère. Il s'agit d'une poche karstique remplie de sable[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par l’Iton[3].

Sa dérivation, l'Espringale, court le long des remparts de la ville[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d’Évreux est tempéré océanique. Les précipitations sont comprises entre 600 mm et 700 mm par an.

Relevé météorologique d’Évreux
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 0,9 2,7 4,1 7,7 10,3 12,4 12,3 9,9 7,1 3,3 1,8 6,2
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,4 10,8 13,4 17,4 20,3 23,3 23,6 20 15,2 9,9 7,1 14,6
Record de froid (°C)
date du record
−18,6
1985
−15
2012[7]
−10,2
1971
−4
1975
−1,8
1979
−0,6
1991
4,9
1979
2,7
1974
−0,7
1971
−4,6
1997
−7,8
1989
−14
1970
Record de chaleur (°C)
date du record
15,1
2003
19,2
1990
22,3
1989
26,7
2018
30
2005
35,8
2017
38
2015
38,4
2003
31,5
1982
28,3
1985
19,7
1971
16
1989
Ensoleillement (h) 69 79 119 153 198 203 216 225 163 124 79 56 1 684
Précipitations (mm) 49 43 46 46 59 54 53 37 56 56 53 60 611,6
Source : L'Internaute - Météo-France[5],[6]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Évreux et ses communes limitrophes sont reliées par les routes suivantes :

Au-delà de ces communes du Grand Évreux Agglomération, les communes plus lointaines sont accessibles par les routes suivantes :

toto

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare d'échange multimodal.

La gare d'Évreux-Normandie fait partie du réseau de la SNCF[8].

Les principales lignes de desserte sont Évreux - Bueil - Paris Saint-Lazare et Caen - Bernay - Évreux - Paris Saint-Lazare.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Arrêt rue de la Harpe.
Article détaillé : Trans Urbain.

Le système de transport urbain est ouvert aux habitants de la communauté d'agglomération pour leurs déplacements quotidiens urbains et interurbains. Ce réseau, géré par Trans Urbain, dessert 8 communes (Aviron, Angerville-la-Campagne, Arnières-sur-Iton, Évreux, Gravigny, Guichainville, Normanville et Saint-Sébastien) sur les soixante-deux que comporte l'agglomération.

Le réseau est constitué depuis septembre 2015 de 9 lignes de bus fonctionnant en semaine, de 4 lignes de bus les dimanches et jours fériés et d'une navette « T9 » circulant en centre-ville. Le transport à la demande a fait son apparition en 2002.

En outre, la gare routière est le point de connexion du réseau interurbain de l'Eure.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La base aérienne 105 Évreux-Fauville « Commandant Viot » de l'Armée de l'air française est située à sept kilomètres environ à l'est d'Évreux, sur la commune de Fauville. Créée en 1952, elle accueille principalement des unités affectées au transport aérien militaire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'aspect de la ville actuelle doit son origine à la reconstruction d'après-guerre 1939-1945, dont les travaux ont été conduits par l'architecte Pierre Bailleau[9],[10], qui eut pour collaborateur Albert de Brettes[11].


Cette ville se compose de treize quartiers : La cavée rouge, clos au duc, Nétreville, Saint Léger, Saint Michel, Navarre, Cambole, La Madeleine, La censuriere, La Ronde, La filandière et Panette. Saint Michel, l'un de ses quartiers situé au Nord-ouest sur un promontoire calcaire, est un quartier d'Évreux depuis 1921, auparavant commune indépendante[réf. nécessaire]. Ce quartier est résidentiel périurbain profondément remanié par les urbanistes de la reconstruction des trente-glorieuses.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le maire de la reconstruction fut Georges Bernard. Il fait obtenir à la ville la Légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945 avec palme[12].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le maire d'Evreux Guy Lefrand prévoit de réaffirmer le caractère Normand d'Evreux en créant un parc Viking en s'inspirant de ce qui ce fait en Belgique.[13] Ce projet, jugé compromettant à de nombreux aspects, est finalement abandonné en janvier 2019 [14]. Dans la même optique de faire d’Évreux une ville d'art et d'histoire, le projet d’aménagement des remparts médiévaux autour de la porte peinte ancienne place sepmanville participe au même élan[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Etymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Μεδιολάνιον (Médiolanion) dans la Géographie de Ptolémée vers 150, Mediolanum au IVe siècle (Ammien Marcellin, Itinéraire d'Antonin), Ebrocas à la fin du Xe siècle (Richer de Reims), Ebroas en 1024 et en 1034 (Fauroux 87), Ebroys en 1055 - 1066 (Fauroux 208)[16].

L'attestation Mediolanum renvoie au nom primitif de l'établissement gaulois : Mediolanon, qui est un des toponymes les plus fréquents en zone celtique et mentionné généralement sous sa graphie latine Mediolanum (cf. Meillant, Mesland, Meylan, Molain, Milan, etc.)[17].

Ce nom de lieu a été interprété comme un « au milieu de la plaine » par la plupart des linguistes et des toponymistes. Ils y voient un composé gaulois des termes medio- « milieu » (semblable au latin medium et au vieil irlandais mide « centre, milieu ») et lanon « plaine », semblable au latin planum[18] (cf. chute du [p] initial indo-européen en langue celtique). La situation d'Évreux au débouché de la forêt pourrait justifier une acception particulière du mot lanum comme étant plus précisément un « défrichement »[19]. Pourtant d'autres recherches, souvent plus contemporaines, proposent une hypothèse alternative « plein-centre », c'est-à-dire « centre sacré », idée reposant sur une analogie avec Medionemeton (composé sur nemeton « temple ») et le germanique *media-gardaz « enclos du milieu » (cf. vieux norrois miðgarð, gotique midjun-gards « monde »)[20]. De plus, les Mediolanum se trouv(ai)ent parfois excentrés, retirés et parfois même sur des hauteurs[20].

Article détaillé : Aulerques Éburovices#Étymologie.

Evolution Phonologique[modifier | modifier le code]

Évreux représente une évolution phonétique à partir du nom de la tribu gauloise des Éburovices, qualificatif attribué à une fraction du grand peuple des Aulerques (latin Aulerci) qui occupait un important territoire situé à l'ouest - nord-ouest de la Gaule. La forme initiale devait être *Eburovicas / *Eburicas[18] que François de Beaurepaire[18] cite cependant sans l'astérisque caractérisant une forme hypothétique. L'abandon du toponyme celtique antique répond à un processus commun en Gaule. En effet, de nombreuses cités gallo-romaines perdent leur nom d'origine au Bas Empire pour adopter celui du peuple dont elles étaient la civitas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Celtes ()[modifier | modifier le code]

Mur d’enceinte et chaussée romaine d’Évreux, IIIe siècle, musée d'Évreux.

Dans l'antiquité romaine, Évreux est identifiée par le nom de Mediolanum Aulercorum ; elle était la capitale du peuple des Aulerques Éburovices et fut fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C.[21]. Au début du Haut-Empire, ces derniers honoraient les dieux gallo-romains dans le sanctuaire de Gisacum à cinq kilomètres de la cité.

Les Gallo-romains (-52 - 313)[modifier | modifier le code]

Située sur un carrefour de voies terrestres (Rouen - Chartres et Évreux - Paris), la cité a développé un commerce florissant. Les vases déposés dans la nécropole du Clos au Duc témoignent d’échanges avec le centre de la Gaule[21]. Une inscription (CIL 3202) atteste d’une activité textile dès l’Antiquité gallo-romaine. Une autre inscription épigraphique sur bronze (L-16) se trouve au Musée d'Évreux, elle est rédigée en langue gauloise, mais elle est partielle et sa signification incertaine. Elle a été découverte en 1836 au Vieil-Évreux et se présente ainsi :

« -S, CRISPOS BOU--RAMEDON , -- AXTAC BITI EU ,--DO CARAθIIONU-- N IASELANISEBOθθU, --REMI FILIA , -- DRUTA GISACI CIVIS, SU-- »

L'antiquité tardive (313 - 496)[modifier | modifier le code]

À la fin du IIIe siècle, dans le contexte des raids barbares, la ville s’entoure d’un rempart que l’on peut voir aujourd'hui en partie dans le Musée d'Évreux. Ce contexte de protection est aussi marqué par l'enfouissement d'un trésor monétaire découvert à Évreux en 1890. Après avoir été conservé au Musée d'Évreux, il a été déposé au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Ce trésor de 340 kg de monnaies romaines comporte environ 110 000 antoniniens, dont environ 15 500 antoniniens à l'effigie de l'empereur Gallien. En 1985, près de cent ans après sa découverte, seulement 73 373 pièces avaient été inventoriées[22].

Elle fut le siège à partir du IVe siècle de l'évêché d'Ebroicensis.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'arrivée des Francs et les mérovingiens (496 - 752)[modifier | modifier le code]

Châsse de saint Taurin, XIIIe siècle.

Taurin, mort vers l'an 410, est le premier évêque d’Évreux.

Les carolingiens (752-843)[modifier | modifier le code]

En 755 , première mention officiel attesté du diocèse d'Évreux l’évêque Maurin se rend au concile d'Attigny sous l'ordre du nouveau roi Pepin le bref. [23]

En 775 , première grande crise des vocations dans le diocèse d'Évreux , le diocèse manque de prélat par rapport au nombre de fidèle[23].

En 801 , L'abbé de Fontenelle évêque d’Évreux

Les raids Normands (843-911)[modifier | modifier le code]

En 886 , les vikings assiègent , saccagent et incendient la ville d'Évreux , qui tombe sous leur main .Leur chef Rollon s'illustre par sa cruauté

En 911 , Charles III le simple , roi de Francie Occidentale future France , donne la Normandie à Rollon en échange d'une conversion au catholicisme , Évreux devient Normande[23].

La Normandie ducale (911 - 1204)[modifier | modifier le code]

Évreux devint en 989 le siège du comté d'Évreux. Lothaire la pilla en 962. Le droit d'organiser une foire liée à l'abbaye de Saint-Taurin fut accordée par son fondateur le duc de Normandie Richard II. Ce droit fut confirmé plus tard sous Philippe Auguste et allongé à plusieurs jours[24]. La ville fut saccagée en 1120 par Henri Ier d'Angleterre en 1120, alors en guerre contre son frère.

Les ducs de Normandie se distinguent, à l'époque féodale, par leur tolérance envers les minorités religieuses. Pour preuve la rue des lombards constitue le quartier Juif où officient les philosophes Juifs Moise et Issac d'Evreux.[25]

La période capétienne (1204 - 1328)[modifier | modifier le code]

En 1194, Philippe-Auguste confie la garde de la ville à Jean sans Terre. Mais ce dernier le trahit pour se faire pardonner auprès de son frère Richard Cœur de Lion. Pour cela, il fait massacrer par traîtrise 300 chevaliers fidèles au roi de France et s'empare de la ville au nom de l'Angleterre. En représailles, Philippe-Auguste brûle la ville[26].

Il est à remarquer que la famille Dévereux que l'on retrouve en Angleterre (notamment en Essex dont plusieurs comtes étaient des Devereux) et en Irlande tire son nom de la ville. Originellement d'Évreux, l'article s'est agglutiné et une voyelle e caractéristique de l'anglo-normand s'est développée dans le groupe consonnantique vr d'où Devereux.

La guerre de Cent Ans (1328 - 1440)[modifier | modifier le code]

La famille d'Évreux-Navarre[modifier | modifier le code]

Durant le XIVe siècle et la première moitié du XVe siècle, la maison d'Évreux, branche cadette de la dynastie capétienne, connut son apogée. Avec le mariage de Philippe d’Évreux avec Jeanne II de Navarre, fille de Louis X le Hutin, des d’Évreux régnèrent sur le royaume de Navarre. La famille d'Évreux-Navarre possédait un manoir à Saint-Germain-lès-Évreux, dans le quartier aujourd'hui encore appelé Navarre[27]. Le futur roi Charles II de Navarre, dit le Mauvais, y naquit en 1332. Capitale du comté d'Évreux, la ville eut à souffrir des combats entre troupes françaises et navarraises en 1356-1358, 1364 et 1378[28]. Prise en avril 1378, la ville fut définitivement confisquée par Charles VI au roi de Navarre en 1385[29].

La lignée principale de la famille d'Évreux s'éteignit en 1400 avec la mort de Charles d’Évreux, cousin de Charles II, tandis que la lignée navarraise (la maison capétienne d'Évreux-Navarre) persista jusqu'en 1441.

La rivalité Franco-Anglaise sur la Normandie et le comté d'Évreux en vue de la couronne de France[modifier | modifier le code]

La tour de l'horloge est construite de 1408[30] à 1410.

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville est prise en 1418 par le roi anglais Henri V[31]. Elle retourne à la souveraineté du roi de France en 1440 grâce à l’action de Robert de Flocques, dont la dalle funéraire se trouve dans l'église de Boisney.

Le Moyen Âge tardif (1440 - 1515)[modifier | modifier le code]

Maison du XVe siècle style gothique flamboyant située rue Charles Corbeau

Au XVe siècle, le palais épiscopal est construit sous Raoul du Fou.

Le Moyen Âge tardif voit aussi le réaménagement de la cathédrale d'Évreux avec la consécration de la chapelle mère de Dieu par Louis XI rivale de Raoul du Fou.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La Renaissance (1515 - 1610)[modifier | modifier le code]

Urbanisme à la renaissance[modifier | modifier le code]

En 1537, l'auberge du lion d'Or est construite ainsi l'hôtel de la biche (aujourd'hui disparu)[pas clair]

La reforme et la contre reforme à Evreux[modifier | modifier le code]

La réforme protestante à Évreux est essentiellement calviniste. Le musicien et compositeur Guillaume Costeley est une figure emblématique de cette époque tant du point de vue stylistique que dans le rôle qu'il joue dans l'histoire de la réforme protestante à Évreux. Il fut par ailleurs maître d'orgue du roi de France Charles IX. [32]En ce sens il contribua à la diffusion des poèmes de Ronsart en les mettant en musique: "Mignonne allons voir si la rose."[33]

Sous le règne de Louis XIII (1610 - 1643)[modifier | modifier le code]

En 1643, en pleine guerre de Trente Ans, Louis XIII est sans enfant car son épouse Anne d'Autriche apparaît stérile. Priant la Vierge Marie, elle aurait eu dit-on un enfant par miracle. La reine et Louis XIII consacrent alors la France à la Vierge, en faisant du 15 août un jour chômé.

À Évreux, Louis XIII procède à de grands aménagements à l'intérieur de la cathédrale, créant des chapelles auxquelles s'ajoutent la reconstruction du couvent incendié des Capucins et la création de la place de la Vierge dans le faubourg Saint-Léger, donnant lieu à des processions[réf. souhaitée].

Sous le règne de Louis XIV (1643-1715)[modifier | modifier le code]

En 1656, lors de la Fronde des princes, succédant à celle des parlementaires (contestant la régence d'Anne d'Autriche), un tir d'arquebuse cause des impacts de balle sur la tour de l'Horloge, pour forcer Évreux, fidèle au roi, à capituler[34]

En 1680, saint Jean Eude crée, après avoir fondé un séminaire, un oratoire sur la colline de saint Michel-les vignes devenue plus tard église paroissiale[35]

En 1709, cambriolage violent des moniales de saint Sauveur par le diacre Bagnolet, premier événement de fait divers couvert par la presse régionale [36]

Sous la régence d'Orléans (1715 - 1723)[modifier | modifier le code]

En 1716, Jean Le Normand évêque d'Évreux supprime un certain nombre de fêtes ebroïciennes qu'il juge inutile. Début de la remise en cause du primat du spirituel sur le temporel à Évreux[37].

En 1718, Marie Angélique de Guéné, soeur à l'abbaye saint Sauveur guérit miraculeusement, son cas fut passionnément étudié l'année précédente par la faculté de médecine de Paris, et constitue le premier cas clinique avéré de névrose dont elle souffre depuis l'adolescence[38]

En 1722, Pierre Brasseur écrit la première histoire d'Évreux dite histoire civile et ecclésiastique du comté d'Évreux[39]

Sous le règne de Louis XV (1723-1774)[modifier | modifier le code]

Le couvent des Capucins à Évreux est l'actuelle école de musique, elle date du XVIIIe siècle. C'est un ancien monastère franciscain

Au XVIIIe, sous l'impulsion des comtes d'Évreux, la ville connaît un important renouvellement urbain avec la construction du château de Navarre en style rococo. Dans la cathédrale est construit la grille de style Louis XV séparant les fidèles du clergé. À l'époque, les messes se disent Ad Orientem, c'est-à-dire « vers l'orient ». Une grand orgue est construit au XVIIIe siècle mais il brûla en 1940, lors des bombardements allemands de la Luftwaffe.

C'est sous le règne de Louis XV que Simon Passot aurait fondé sa manufacture, future « Manufacture royale de coutil » et plus récemment « Manufacture Passot et Thirouin » qui inaugure la phase florissante de l'industrie textile d’Évreux.

Le règne de Louis XVI et le crépuscule des lumières (1774-1789)[modifier | modifier le code]

En 1775, achèvement de la construction du séminaire des Eudistes. Le budget est dépassé. Il se chiffre financièrement 60 000 livres - en sachant que 1/2 livre correspond au salaire d'un ouvrier textile[40]

La Révolution (1789 - 1799)[modifier | modifier le code]

Les États généraux et la constituante (1789-1790)[modifier | modifier le code]

Au printemps 1789 sont élus des députés des États généraux selon les ordres (noblesse, clergé et tiers état) et selon les circonscriptions. Le tiers état représente la majeure partie de la population mais est discriminé dans les faits et sous-représenté. Évreux ne se distingue en rien de la majeure partie de la France hormis une faiblesse relative de la noblesse et une hormnie[pas clair] présence du clergé.

Le 14 août, "serment de la place saint Léger" à Évreux à l'angle de l'actuelle place Dupont-de-l'Eure et de la rue du Colonel-Beltrame selon la dénomination actuelle. Les conventionnels ébroïciens prêtent serment au Roi, à la nation et à la Loi.

Le 28 octobre 1789, le duc de Bouillon donne une quantité d'armement provenant du château de Navarre (à l'emplacement de l'actuelle hippodrome et de la ferme pédagogique). C'est l'acte majeur de la déclinaison local de ce qu'Augustin Thierry, l'un des historiens du XIXe siècle, socialiste de la Révolution française, appelle la révolution aristocratique succédant à la révolution royale des États généraux et précédent la révolution bourgeoise (les girondins) et la révolution populaire (la terreur robespierriste). Il y a donc bien eu à Évreux si l'on peut dire sans redondance "révolutions dans la révolution". Tant du point de vue des sensibilités politiques et doctrinales que du point de vue d'enchaînement fortuit des événements[41].

Les girondins au pouvoir (1790-1792)[modifier | modifier le code]

Le pouvoir de la gironde au pouvoir coïncide avec la révolution bourgeoise, cette dernière conçoit la monarchie et la religion catholique comme des morales opposables dans le but de contenir des masses tout en la surveillant étroitement. D'un point de vue intellectuel, ils sont pour une foi sans charité, la foi c'est la morale, la charité l'entraide envers les pauvres, la pauvreté est considérée comme nécessaire tant qu'elle est surveillée et soumise à la force publique. Ainsi les ordres contemplatifs sont opposés aux ordres mendiants dans cette logique, les franciscain (ordre mendiants) furent mieux traités que les ordres contemplatifs (les bénédictins). Or traditionnellement le christianisme ne les oppose pas dans un but dialectique mais les considère comme complémentaire voire tente à considérer la contemplation dans un but eschatologique comme plus importent. C'est donc un reversement des valeurs après le renversement des institutions de la révolution aristocratique. Ce recensement de valeurs est la suite logique. Le clergé se coupe en deux entre le clergé réfractaire (fidèle au pape mais pas à la constitution civile du clergé) et le clergé assermenté (fidèle à la constitution mais pas au pape). Ainsi dans le temps longts on voit respectivement la coupure entre la gauche catholique héritière des prêtres assermentés et de Thomas Lindet[42], tendance majoritaire à Évreux et la droite catholique héritière de la contre-révolution, de la chouanerie et des prêtres réfractaires. Dans cette logique, les bénédictines furent bannies de leur monastère Saint-Sauveur à l'emplacement de l'ancienne morgue rue Saint-Sauveur courant 1792[43].

Évreux et la terreur robespierriste (1793-1794)[modifier | modifier le code]
Le soulèvement féderaliste[modifier | modifier le code]
Vue d'Évreux en 1882, gravure d'Hubert Clerget

En 1793, François Buzot essaya vainement de faire de cette ville un centre de résistance contre la Convention.

La première chouannerie (1793)[modifier | modifier le code]

Quelques mois plus tard, la chute des Girondins à Paris voit la mort de Madame Roland, maîtresse de François Buzot et l'arrivée au pouvoir des montagnards dont le représentant à Évreux est le châtelain du hameau de Garambouville à Aviron, Thurau de Lignerer, qui installe son quartier général dans le couvent des Ursulines, qui deviendra par la suite la gendarmerie. C'est de là qu'il décide, sous l'ordre de la convention, le massacre des colonnes infernales[44], afin de mettre fin à la Chouannerie en Vendée Militaire. Fin 1793, après avoir mis fin à une première chouannerie la convention à Évreux, les montagnards furent chassés du pouvoir par les Thermidoriens en 1794.

Des thermidoriens au Directoire (1794-1799)[modifier | modifier le code]

Un peu plus tard, sous le Directoire, Évreux reprend lentement le calme d'une vie provinciale, les sociétés savantes se multiplient alors dont la société libre de l'Eure en 1798.

Le Consulat et le Premier Empire (1799 - 1814)[modifier | modifier le code]

Le consulat (1799-1804)[modifier | modifier le code]

En 1800, vente à l’horloger Rouillon de l’église Saint-Léger avec l'obligation d’aménager le cimetière affin d’enterrer convenablement les morts sous l'ordre du nouveau maire Dureau de la Buffardiere[45].

En 1801, sur la route de Bellangreville à Évreux, découverte de tombeaux médiévaux fortuitement par un paysan, début de l’archéologie sur le territoire ébroïcien.

La même année au théâtre-opéra de Rouen, Évreux est l’honneur avec la représentation du locataire, sur le fond mariage contraint, il célèbre la bravoure des soldats de la garnison ébroïcienne.

Au tournant de l'année 1802, la prison rue Chartraine disparait, la municipalité vend les locaux, la prison s’installe désormais rue de Verdun près du palais de justice avant de déménager à la Madeleine alors en plein champs en 1911 après l'incendie de cette dernière causé par un détenu.

Le Premier Empire (1804-1814)[modifier | modifier le code]

En 1810, Joséphine de Beauharnais s'installe brièvement à Évreux après avoir été répudiée par Napoléon Ier, empereur des Français, pour ne pas avoir eu de descendance en lignée masculine. Elle a une passion débordante pour le théâtre et l'architecture. Elle fait transformer le château de Navarre, ancienne demeure de campagne des Ducs de Bouillon, comte d'Évreux. Il sera abattu en 1839, pour bâtir l’hippodrome et les usines de Navarre. Néanmoins, son passage ne fut pas vain car elle contribua au financement de la construction du premier théâtre (qui s'effondra à cause d'un glissement de terrain à la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire] lié à sa trop grande proximité avec l'Iton - le sol était trop meuble).

La Restauration bourbonienne (1814 - 1830)[modifier | modifier le code]

Le règne de Louis XVIII et les cents-jours de Napoléon (1814-1824)[modifier | modifier le code]

En 1814, les Prussiens venus de Koenisberg à la suite de la défaite de Napoléon, occupent Évreux une première fois, ils se montrent assez impitoyables. Ils installent leur quartier général Rue Cathédrale (actuellement rue Charles Corbeau). Louis XVIII devient roi de la monarchie constitutionnelle. Pour l'occasion un début d'urbanisme raisonné se fait jour avec l’élargissent du Boulevard Chambaudoin. En France le coût de la main-d'œuvre ouvrière est moindre qu'en Grande-Bretagne, c'est pourquoi des entrepreneurs presbytériens venus d'Écosse délocalisent leur filature de Manchester à Évreux, c'est le début de ce qui sera la révolution industrielle.

Le règne de Charles X (1824-1830)[modifier | modifier le code]

En 1824, l'Iton sort de son lit entraînant d'important dégâts dans la ville[réf. nécessaire].

En 1828, les sujets du roi indélicats sont éloignés un temps de Paris pour le couronnement de Charles X à Reims, d'après le journal d'un bourgeois d'Évreux[réf. nécessaire].

La monarchie de Juillet (1830 - 1848)[modifier | modifier le code]

La révolution de 1830[modifier | modifier le code]

En 1830, le successeur de Louis XVIII, son frère Charles X jugé trop réactionnaire par les Parisiens bien qu'aimé des Ébroïciens, est chassé du trône au profit de Louis-Philippe dans sa longue errance, comme le raconte le romancier Jean de La Varende, il passa par Évreux où les troupes légitimistes se battent contre les troupes orléanistes[46]. Les combats ont lieu sur les hauteurs de Netreville.

Le regne de Louis-Phillipe I (1830-1848)[modifier | modifier le code]
Il s'agit d'un hôtel particulier du style néoclassique de l'époque de la Monarchie de Juillet

En 1839, le château de Navarre laisse place, près de l'hippodrome, aux usines de Navarre, spécialisées dans le textile. Elle est créée par des entrepreneurs anglais. Un culte presbytérien y est installé un temps.

En 1843, la veuve de l'Académicien Jules Janin fit don à la mairie d'un important legs pour bâtir une fontaine monumentale qui représente de manière allégorique les cours d'eau de l'Eure.

La IIe République (1848 - 1852)[modifier | modifier le code]

En 1848, la révolution parisienne propulsa brièvement Jacques Dupont de l'Eure qui devient président de la commission consultative de la République, originaire d'Évreux mais député du Neubourg. La même année aux côtés de Victor Schoelcher, un natif des environs d’Évreux, le père Jacques-Désiré Laval contribue à l'abolition définitive en droit dans les colonies de l'esclavage pour les gens de couleur.

Le Second Empire (1852 - 1870)[modifier | modifier le code]

Dès 1855, la mise en service de la ligne de chemin de fer Mantes - Lisieux impose l’ouverture d’un « embarcadère » qui, vite insuffisant, fut remplacé par la nouvelle gare, laquelle fut mise en exploitation le [47].

En 1865, la Caisse d'épargne est construite ainsi que la maison des arts contrairement à d'autres villes de France, le développement urbanistique sous le second empire fut relativement modeste, étant donné la taille encore réduite de la municipalité.

La IIIe République (1870 - 1940)[modifier | modifier le code]

L’affermissent de l'idée républicaine (1870-1914)[modifier | modifier le code]

En 1870-1871, l'occupation prussienne s'accompagne de massacres de population civile à Pacy-sur-Eure, proche d’Évreux. Évreux se livre sans combattre et la population est épargnée.

Le théâtre d’Évreux, dit théâtre Legendre, construit en 1906, remplace l'ancien théâtre voulu et financé par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier en 1810

En 1875, commencent les travaux de construction de l'hôtel de ville, après avoir abattu l'ancien château des comtes d'Évreux.

En 1906, le théâtre est inauguré. On joue, au grand dam du public parisien, des pièces identiques à celles qu'on monte dans la capitale, essentiellement des pièces de boulevard.

D'une guerre à l'autre (1914-1940)[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, bon nombre de prisonniers de guerre allemands sont retenus en prison. Certains décéderont de la grippe espagnole et seront enterrés à Évreux. L'hôpital psychiatrique qui vient d'ouvrir est en pointe dans le traitement des séquelles de guerre. Il accueille brièvement le docteur Petiot qui a décidé de passer pour malade afin d'éviter de combattre à Verdun.[réf. nécessaire]

En 1924, Aristide Briand, président du conseil, fait une halte à Évreux après s’être entretenu dans sa résidence de Cocherel près d'Évreux avec le chancelier allemand Gustave Streseman.

En 1938, l'école normale de jeunes filles se crée dans la foulée du Front populaire.

Les années 1940 - 1944[modifier | modifier le code]

Les rigueurs de l'occupation[modifier | modifier le code]
En arrière plan, un immeuble des années 1990, et au premier plan, une statue de saint Michel des annés 1900 témoignant de la ferveur des habitants au début du XXe siècle, cote Henri-Monduit Saint Michel des Vignes Évreux
Article détaillé : Marcel Baudot.

À partir de juin 1940, les Allemands occupent Évreux. Jean Moulin, dans sa cavale de Chartres, fut aidé par une prostituée ébroïcienne[réf. souhaitée] en allant vers Lyon. Les juifs et les gens du voyage sont déportés à Louviers, Gaillon et Saint-André-de-l'Eure.

La résistance ébroïcienne[modifier | modifier le code]

En 1942, la résistance s'organise autour du directeur des archives départementales Marcel Baudot. Pierre Semard, syndicaliste et dirigeant du PCF dans les années 1920, est fusillé par les Allemands à la prison d'Évreux, le .

Maison à colombage datant du XXe siècle, quartier de la Filandière à Évreux, tentative de restitution dans le style régional normand, à l'époque de la reconstruction de 1946 à 1955

La Reconstruction et la IVe République (1944 - 1958)[modifier | modifier le code]

La ville a subi de forts dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale, par les bombardements allemands de 1940 puis ceux des Alliés en 1944. La plus grande partie de son centre a ensuite été reconstruit.

En 1952, une base aérienne de l'OTAN[48] est utilisée par l'armée de l'air américaine, à sept kilomètres à l'est d'Évreux, dans le territoire de la commune de Fauville ; elle deviendra la base aérienne 105 Évreux-Fauville de l'armée de l'air française en 1967.

La Ve République (depuis 1958)[modifier | modifier le code]

L'époque Gaulliste (1958-1974)[modifier | modifier le code]
La Façade est du Cadran (salle de spectacle) vue général inauguré en 1991 par le Maire Roland Plaisance elle témoigne de l'architecture ebreuicienne des annés 1990

Le musée d'Évreux ouvre ses portes en 1961. La ville connaît une croissance rapide au cours des années 1970, avec l’implantation d’industries de transformation et la création du quartier de la Madeleine situé au sud de la ville. L’amélioration des conditions de transport vers Paris permet à une importante population d’employés parisiens de s’implanter à Évreux.[réf. nécessaire]

Évreux contemporain (depuis 1974)[modifier | modifier le code]

En 1995, l’architecte Paul Chemetoff construit la médiathèque sur le modèle d'un plan novateur en forme de drakkar symbolisant la Normandie[réf. nécessaire].

Évreux se voit consacrer deux timbres-poste en moins de quinze ans : le pour la châsse de saint Taurin, chef-d’œuvre de l’orfèvrerie française du XIIIe siècle[49] ; le 2 juin 2008 pour la tour de l'Horloge, un beffroi normand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le président de la République Alexandre Millerand choisit cette ville, en octobre 1923, pour sortir de la réserve habituelle des chefs d’État de la Troisième République et ose un discours très orienté, fustigeant les fonctionnaires, les syndicalistes. Le maire, Léon Oursel, entend bien, à sa façon, contribuer à l’échec politique de Millerand : aucun discours d’accueil, marquant ainsi son hostilité en ne respectant pas les usages républicains.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Évreux.
Hôtel de ville.

Le maire actuel, médecin de profession, est Guy Lefrand, membre du parti Les Républicains et ancien suppléant du député de l'Eure Bruno Le Maire.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[50].

Politique du handicap[modifier | modifier le code]

La ville d’Évreux est désignée 2e d’Europe pour "Accessibilité et Handicap" en 2018 dernière Breda (Pays-Bas)[51]

Politique envers les personnes âgées dépendantes[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le tribunal de grande instance occupe l'ancienne église des Eudistes[52].

Le tribunal de commerce est accessible par la rue de la Petite Cité[53].

La maison d'arrêt, mise en service en 1912, est sise 92, rue Pierre-Semard.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Un programme associatif en partenariat avec la municipalité d'Evreux a vu le jour : « les incroyables comestibles » dont le but est de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux et la nécessité d'une agriculture urbaine[54]

Politique sociale[modifier | modifier le code]

La politique sociale de la ville d'Évreux, dit juridiquement « politique en faveur des quartiers », fut pionnière en France dès 1977 avec l'équipe de Roland Plaisance. Elle se caractérise par de grands aménagements urbains et de rénovation de bâti ancien.[55]

Politique Culturelle[modifier | modifier le code]

La ville d'Évreux a inauguré en 2016 la salle des Musiques actuelles (Smac) logée dans le bâtiment du Kubb (orthographié à l'anglaise) ainsi que le cabaret équestre en 2017 répondant à une priorité depuis les années 1980 de la municipalité d’œuvrer pour démocratisation de la culture au nom du vivre ensemble et de la citoyenneté.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[56],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 48 899 habitants[Note 2], en diminution de 0,93 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 0008 4269 5119 7289 96310 28711 70611 80212 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 22712 26512 32013 35014 62715 84716 75516 93217 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 29218 97118 95718 23418 84119 31520 11620 43623 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
36 69542 55047 41246 04549 10351 19851 23949 35948 899
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 25,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 24,1 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 19,8 %).
Pyramide des âges à Évreux en 2007 en pourcentage[59]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
4,6 
75 à 89 ans
8,3 
9,2 
60 à 74 ans
10,4 
18,0 
45 à 59 ans
17,8 
20,5 
30 à 44 ans
19,0 
25,6 
15 à 29 ans
24,1 
21,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[60]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 


Démographie familiale[modifier | modifier le code]

La situation familiald'e Evreux témoigne de la solidité de structure familiale traditionnelle qui sont relativement nombreuses ce qui contraste avec le reste de la France [6]

La structure traditionnelle de la famille ébroïcienne telle que l'on aperçoit dans le graphique ci-contre vient de plusieurs facteurs : la relative jeunesse de la population ébroïcienne, due à la forte présence de jeunes actifs liés à la proximité avec Paris et ne pouvant s'y loger en raison du coût de l'immobilier. Mais aussi au caractère longtemps rural de la population, or les structures familiales traditionnelles pour des raisons économiques et éthiques favorisent une forte natalité. Mais aussi de manière plus immédiate la forte implication de la municipalité dans l'aide à l'enfance et l'aide aux familles. Néanmoins depuis 2017 on constate une baisse de la natalité qui devrait impacter sa structure.[61]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Évreux est située dans l’académie de Rouen.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Collèges :

Lycées :

Enseignement universitaire[modifier | modifier le code]

Enseignement de musique, danse et art dramatique[modifier | modifier le code]

La commune est dotée historiquement d'une école de musique, obéissant aux règles d'organisation et fonctionnement des conservatoires à rayonnement départemental (CRD). C'est l'ancien couvent des Capucins qui héberge cette entité indépendante de la commune.

Il existe depuis 2015 un Manège équestre dans l'ancienne caserne du Septième Chasseurs dite communément Tilly dans le quartier Saint-Léger près de l'ancienne abbaye bénédictine détruite pendant la Révolution française en 1793. Cette abbaye eut pour novice sœur de l'Incarnation qui inspira George Bernanos pour le dialogue des Carmélites. Mise en musique par le compositeur Francis Poulenc

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs évènements ont lieu à Évreux chaque année, le plus souvent sur la place devant la mairie ou le long des berges de l’Iton :

Depuis 2017, la ville accueille le festival « Rock in Évreux » succédant au Rock dans tous ses états. De 1983 à 2016, la ville d'Évreux a accueilli ce festival de musique qui se déroulait le dernier week-end du mois de juin[63].

L'hippodrome de la ville est en outre construit sur le site de l'ancien château de Navarre.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Autres clubs[modifier | modifier le code]

  • ALM Évreux Judo Jujitsu ;
  • Évreux Bridge Club ;
  • ALM Évreux Muay Thaï ;
  • Évreux Football Club 27 ;
  • Associations Sportives d’Évreux ;
  • Jeanne-d'Arc Escrime ;
  • Évreux AC Rugby (Fédérale 3) ;
  • Évreux AC Haltérophilie - Musculation - Force Athlétique ;
  • Dojo Club d’Évreux ;
  • Ichi no Senshi, club de kendo.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Les médias locaux sont Paris Normandie ou encore les hebdomadaires Eure-Infos/la Dépêche de Normandie.

Radios[modifier | modifier le code]

  • France Bleu Normandie (89.5 FM)[64] : radio locale publique de la Normandie. Ses studios sont à Rouen.
  • Principe Actif (102.4 FM)[65] : première radio FM ébroïcienne autorisée en 2008, elle prône « Le mix des cultures » depuis 2002. Elle intervient dans une majorité d'événements dans l'Eure, comme des concerts ou festivals de l'agglomération. En 2015, le CSA lui accorde une seconde fréquence : 95.9 FM à Verneuil-sur-Avre[66].
  • Radio Cristal (102.9 FM) : radio locale commerciale de la Normandie. Elle appartient au groupe Précom qui est détenu par Ouest France. Ce groupe est aussi propriétaire de la radio Hit West qui émet dans le Grand Ouest.

RMC et Virgin Radio ainsi que tout le groupe NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons) n'ont pas de fréquence propre sur Évreux, leur réceptibilité étant assurée par leur fréquence rouennaise (NRJ 100.5, Nostalgie 105.3 et Rire et Chansons 103.3).

Télévision[modifier | modifier le code]

Outre les chaînes diffusées en France métropolitaine, France 3 Normandie et La Chaîne normande sont recevables sur l'agglomération ébroïcienne grâce au site TDF du château d'eau de Nétreville situé rue Jean-Bart. Celui de Grand-Couronne est moyennement reçu. Un bureau local de France 3 se trouve au 3 bis, rue de Verdun.

Cultes[modifier | modifier le code]

Évreux est le siège d'un évêché depuis le milieu du IVe siècle, fondé par saint Taurin, premier évêque d'Évreux. Le diocèse d'Évreux fut remodelé à la suite du Concordat de 1801, correspondant désormais au département de l'Eure. La cathédrale Notre-Dame, où se trouve la cathèdre, siège de l'évêque, est la marque visible de la capitale du diocèse.

Tandis que le palais épiscopal du XVe siècle est reconverti en musée en 1961, le centre diocésain Saint-Jean regroupe les services du diocèse, no 11bis, rue Jean-Bart, dans le quartier de Nétreville.

La ville d'Évreux est aujourd'hui découpée en deux paroisses principales, ce à quoi il faut ajouter que deux quartiers de la ville sont rattachés à des paroisses comprenant d'autres villes et villages, à savoir :

  • Paroisse Notre-Dame/Saint-Taurin :
    • Cathédrale Notre-Dame d'Évreux :
    • Église abbatiale Saint-Taurin d'Évreux.
  • Paroisse La Madeleine/Nétreville :
    • Église Sainte-Marie-Madeleine d'Évreux ;
    • Église Sainte-Thèrèse-de-l'Enfant-Jésus de Nétreville.

À cela s'ajoutent :

  • Église Saint-Michel d'Évreux Logo label patrimoine XXe siècle.svg[67], pour le quartier Saint-Michel, comprise dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste-du-Val-Iton ;
  • Église Saint-Germain de Navarre (ca 1896), pour le quartier de Navarre, comprise dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Alliance ;
  • Église évangélique d'Évreux, rue Maréchal-Joffre ;
  • Centre évangélique d'Évreux, rue Georges-Bernard.

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, branche (sorte de paroisse) d'Évreux, a sa chapelle rue Isambard.

Le culte antoiniste dispose d'un temple de style néo-gothique, situé 3 rue de Dreux, et qui fut inauguré le 12 décembre 1948.

Pour le culte musulman, la ville d'Évreux dispose de plusieurs salles de prière dans le quartier de la Madeleine, notamment rue de la Forêt (salle Assalam, salle chemin de la Réussite) et une autre dans le quartier de Nétreville.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 097 €[68]

Emploi[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, l'industrie textile est une importante source de revenus. La manufacture de coutil fondée par Passot emploie à elle seule 1500 personnes au début du XIXe siècle.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Évreux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Palais de justice, ancien séminaire eudiste
Palais de justice, ancien séminaire eudiste.

Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, il subsiste quelques monuments notables ; dix d'entre eux sont classés ou inscrits aux Monuments historiques :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le théâtre : travaux en octobre 2017.
  • La Maison des Arts Solange-Baudoux organise des ateliers d'expression dans le domaine des arts plastiques et des expositions d'art contemporain.
  • Théâtre municipal : détient, conjointement au théâtre de Louviers, le label de scène nationale. En son temps, Charles Baret en fut le directeur[9]. Ce théâtre est en cours de travaux depuis le mois d'
  • Médiathèque Rolland-Plaisance, inaugurée en juin 2017
  • Bibliothèque municipale : Alphonse Chassant (1808-1907), bibliothécaire de la ville en 1838 puis archiviste en 1873, est une référence incontournable de l'histoire de la ville qui a baptisé l'une de ses rues en hommage au lithographe de formation qu'il était en outre[9]
  • Archives départementales, où s'est illustré Marcel Baudot
  • Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure
  • Cinéma Gaumont-Pathé (ex-Ciné Zénith)
  • Trois salles de concert, dont l'Abordage, le Cadran et le Kubb Club.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'érable sycomore situé au square Georges-Brassens est labellisé arbre remarquable depuis 2013.

Sites classés[modifier | modifier le code]

  • Pour mémoire : le jardin de l'Évêché Logo des sites naturels français Site classé (1933)[87] or les 47 tilleuls, marronniers et charmes ont tous été abattus en janvier 2016 ; deux ans plus tard, le terrain est toujours vague ; des fouilles archéologiques préventives y ont été menées, le jardin constituant un site antique.
  • Le boulevard Chambaudoin (partie) et l'allée des Soupirs avec leurs arbres Logo des sites naturels français Site classé (1937, 1949)[88] ; site dénaturé avec les dommages de la guerre 1939-1945 ;
  • La place Saint-Taurin avec ses arbres Logo des sites naturels français Site classé (1937)[89].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs d'Évreux[modifier | modifier le code]

Louis Marie Turreau.
François Buzot.
Lucien Saint.
Léon Walras.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Jusque vers la fin du XVe siècle, armes de Louis, comte d’Évreux († 1319) :

Blason Blasonnement :
D’azur, semé de fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.

Depuis le XVIe siècle, armes actuelles de la ville d’Évreux :

Blason Blasonnement :
D’azur, à trois fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.
Commentaires : Ces armes, dites d’Évreux moderne, à trois fleurs de lis au lieu d’un semé de fleurs de lis, sont attestées au moins à partir de Jean III de Navarre (Jean II d’Albret) (1469-1516), comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Tartas et de Limoges et roi de Navarre (du chef de sa femme, descendante de la maison d’Évreux), qui les arborait sur une partie de son écu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. a et b Francis Doré et G Bignot, Normandie, Maine, Paris, Dunod, , 216 p. (ISBN 978-2-100-50695-8), p. 181
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Iton (H43-0400) » (consulté le 11 septembre 2017).
  4. L'espringale, n° de nomenclature 146 sur un plan de la ville d'Évreux établi en 1845.
  5. « Climat d’Évreux », sur Internaute (consulté le 14 août 2011)
  6. « Normales mensuelles pour Évreux », sur le site de Météo-France (consulté le 14 août 2011)
  7. « Meteociel - Climatologie mensuelle d'Évreux en février 2012 » (consulté le 15 mars 2012)
  8. http://www.ter-sncf.com/Region/haute_normandie/gare/EVREUX.aspx
  9. a b c d et e Sources fascicule 20 personnalités qui ont fait Évreux édité à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010 par les Archives municipales d'Évreux.
  10. Éléments biographiques concernant Pierre Bailleau, en ligne sur l'institut national d'histoire de l'art [1].
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  92. Israel Gutman et Lucien Lazare, Dictionnaire des Justes de France, Jérusalem et Paris, Yad Vashem et Arthème Fayard, (ISBN 2-213-61435-0), p. 195-196.