Nicolas Mayer-Rossignol

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Nicolas Mayer-Rossignol
Illustration.
Fonctions
Président de la Métropole Rouen Normandie
En fonction depuis le
(21 jours)
Élection
Prédécesseur Yvon Robert
Maire de Rouen
En fonction depuis le
(1 mois et 2 jours)
Élection
Prédécesseur Yvon Robert
Conseiller régional de Normandie
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 1 jour)
Élection 13 décembre 2015
Président Hervé Morin
Groupe politique PS
Conseiller municipal de Rouen
En fonction depuis le
(6 ans, 4 mois et 1 jour)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Maire Yvon Robert
Lui-même
Groupe politique PS
Président du conseil régional de Haute-Normandie

(2 ans, 2 mois et 17 jours)
Prédécesseur Alain Le Vern
Successeur Hervé Morin[N 1]
Conseiller régional de Haute-Normandie

(5 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Alain Le Vern
Lui-même
Groupe politique PS
Biographie
Nom de naissance Nicolas Rossignol
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Bordeaux (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de École normale supérieure
Université Stanford
Profession Ingénieur des Mines

Nicolas Mayer-Rossignol Nicolas Mayer-Rossignol
Présidents du conseil régional de Haute-Normandie
Maires de Rouen

Nicolas Mayer-Rossignol, né le à Bordeaux, est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Né en Gironde, il grandit au Mali. Après des études scientifiques menées en France puis aux États-Unis, il intègre le Corps des mines et travaille notamment à la Commission européenne. Il se rapproche ensuite de Laurent Fabius, qui l'embauche à la Communauté de l'agglomération rouennaise.

Il commence son parcours politique après avoir été élu conseiller régional de Haute-Normandie, sur la liste du socialiste Alain Le Vern. En 2013, il succède à celui-ci comme président du conseil régional et devient, à 36 ans, le plus jeune des présidents de régions françaises. Deux ans plus tard, après la réunification de la Normandie, il conduit la liste socialiste pour les élections régionales mais est devancé, de justesse, par le centriste Hervé Morin qui devient le président de la nouvelle région.

Candidat aux élections municipales de 2014 à Rouen, il est élu conseiller sur la liste du maire socialiste sortant, Yvon Robert. Six ans plus tard, il conduit la liste socialiste, qui arrive en tête au premier tour ; après une alliance conclue avec les écologistes, il remporte le scrutin, puis est désigné maire de Rouen. Peu après, il est élu président de la Métropole Rouen Normandie.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Nicolas Rossignol, dit Mayer-Rossignol[N 2], naît le à Bordeaux[N 3].

Il grandit au Mali, où sa mère est enseignante en coopération, puis à Bordeaux[1].

Il suit des études de biologie moléculaire à l'École normale supérieure, puis à Lyon et à l'université Stanford.

Agrégé de sciences de la vie et de la Terre (1999)[2] et titulaire d'un diplôme en génomique[3], il a également étudié l'économie et le droit[réf. souhaitée]. Il est ingénieur du corps des mines[4].

Il débute sa vie professionnelle dans des entreprises de chaussures pour enfants et de bioinformatique, puis travaille à la Commission européenne, chargé du secteur des médicaments biologiques[1].

Il est recruté par l'entreprise Nutriset, comme directeur du pôle développement puis comme directeur général délégué[réf. nécessaire].

Marié, Nicolas Mayer-Rossignol est père de deux filles[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts en Haute-Normandie[modifier | modifier le code]

Adhérent du Parti socialiste et un temps militant à Attac, il propose ses services à Laurent Fabius qui l'embauche en 2008 à l'Agglomération de Rouen qui devient la Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe en 2010[6].

Il s'installe alors en Haute-Normandie et se présente sur la liste menée par Alain Le Vern lors des régionales de 2010[1]. Élu conseiller régional de Haute-Normandie, il prend la présidence du Groupement d'intérêt public de la Cité des métiers de Haute-Normandie et est nommé vice-président du conseil régional, chargé de l'emploi, de l'économie, des entreprises et des énergies. À ce poste, il remplace Guillaume Bachelay, élu député en 2012[4].

Au sein de la fédération socialiste de Seine-Maritime, il est chargé du rapprochement avec les milieux universitaires[4].

Il suit Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères, en tant que conseiller chargé du Développement, des Affaires économiques, du G 20 et des Entreprises au sein du cabinet[7]. Lors des élections municipales de 2014 à Rouen, il est élu conseiller municipal sur la liste d'Yvon Robert.

Président du conseil régional[modifier | modifier le code]

Après la démission inattendue d'Alain Le Vern, il est élu pour lui succéder à la présidence du conseil régional[3],[6]. À 36 ans, il devient le benjamin des présidents de régions en France[6].

En , il est tête de liste pour les élections régionales pour la région Normandie. Il est battu de peu au second tour par la liste d'union de la droite menée par Hervé Morin avec 36,08 % des suffrages contre 36,42 % pour son adversaire[8].

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

Confirmant les rumeurs qui le donnaient candidat, Nicolas Mayer-Rossignol déclare le qu'il brigue la mairie de Rouen à l'occasion des élections municipales de 2020. Il vante, comme atouts, sa « jeunesse » et son « expérience »[9]. Dans le même temps, il suggère que le maire de la capitale administrative normande soit également le président de la Métropole Rouen Normandie. S'il dit vouloir être un « homme libre », il revendique cependant son obédience socialiste et jouit du soutien de son propre parti. Il reçoit le soutien des mouvements Nouvelle Donne et Place publique.

Le programme de sa liste, nommée « Fiers de Rouen », comporte plusieurs mesures destinées à répondre aux problématiques sociales et environnementales de la ville : ainsi, il propose la gratuité – chaque samedi – des transports en commun tels que le TEOR ou le « métro ». La propreté, l'éducation, la culture et la promotion du sport féminin sont également mentionnées parmi ses priorités.

Bien qu'étant l'un des favoris du scrutin qui s'annonce, il est devancé par les écologistes que conduit l'adjoint sortant Jean-Michel Bérégovoy dans les enquêtes d'intentions de vote. Il est également concurrencé par une liste centriste dirigée par l'entrepreneur Jean-Louis Louvel et soutenue par La République en marche ; le parti présidentiel ambitionne de conquérir Rouen comme d'autres grandes villes de France. La campagne électorale est notamment marquée par les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol, survenu le , et les interrogations suscitées par cet événement.

À l'issue du premier tour, le , dans un contexte de forte abstention marqué par la pandémie de coronavirus, la liste de Nicolas Mayer-Rossignol arrive en tête, devant celle d'Europe Écologie Les Verts ; la fusion de ces deux listes de gauche est annoncée dans la perspective du second tour[10],[11].

Le , après une longue campagne prolongée à cause du confinement décidé par le gouvernement et le retrait de la liste centriste de Jean-Louis Louvel, la gauche emmenée par Nicolas Mayer-Rossignol recueille 67,12 % des suffrages contre seulement 32,87 % pour la liste de droite dirigée par Jean-François Bures. Le taux d'abstention enregistré est historiquement élevé.

Maire de Rouen[modifier | modifier le code]

Le , Nicolas Mayer-Rossignol est logiquement élu maire de Rouen par le nouveau conseil municipal exceptionnellement réuni dans l'auditorium du conservatoire et non à l'hôtel de ville pour des mesures de sécurité sanitaire. Âgé de 43 ans lors de son installation, il est l'un des plus jeunes maires de l'histoire de la capitale régionale. Sa première adjointe est la conseillère départementale Caroline Dutarte tandis que l'écologiste Jean-Michel Bérégovoy est reconduit à la charge de deuxième adjoint au maire.

Dans la foulée, conformément à l'une de ses promesses de campagne, il annonce sa candidature à la présidence de la métropole[12]. Seul candidat, il est élu sans surprise à ce poste le 15 juillet suivant[13], après avoir recueilli 89 voix sur 125 contre 35 bulletins blancs[14].

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fusion des régions Haute et Basse-Normandie.
  2. Rossignol est le nom de son père, Mayer, celui de sa mère.
  3. Les sources de presse diffèrent sur le lieu de naissance de Nicolas Mayer-Rossignol. Selon Ouest-France, sa mère, qui travaillait au Mali, est revenue accoucher en France. Par exemple France Bleu et Les Échos parlent de Bordeaux alors que Paris-Normandie et 20 minutes mentionnent Bamako. En 2020, durant la campagne des élections municipales, il confirme que sa ville natale est Bordeaux à l'occasion d'une émission diffusée sur Youtube (« Les candidats à la mairie de Rouen côté perso Nicolas Mayer-Rossignol - Liste "Fiers de Rouen" »).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Un jeune fabiusien élu président de la région en Haute-Normandie », 20minutes.fr, 14 octobre 2013.
  2. https://www.lesbiographies.com/Mobile/Biographie/MAYER-ROSSIGNOL,192536.
  3. a et b Simon Pierre, « Coup de jeune en Haute-Normandie avec l'élection du président du conseil régional », Le Figaro, .
  4. a b et c Carole Belingard, « Avec le retrait de la vie politique d'Alain Le Vern, les Haut-Normands découvrent Nicolas Mayer-Rossignol un nouveau visage », France 3 Haute-Normandie, .
  5. « Qui est Nicolas ? », nmrrouen2020.fr (site de campagne pour les élections municipales rouennaises).
  6. a b et c Jacques Trentesaux, avec Manuel Sanson, « Haute-Normandie: l'ascension éclair de Nicolas Mayer-Rossignol », 14 octobre 2013.
  7. Sur le site du gouvernement.
  8. « Elections régionales et des assemblées de Corse, Guyane et Martinique 2015 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 16 décembre 2015).
  9. « INTERVIEW. Nicolas Mayer-Rossignol candidat à Rouen : “J’ai la jeunesse et l’expérience” », sur lactu.fr, 6 septembre 2019 (consulté le 4 juillet 2020).
  10. « Municipales : les écologistes font la course en tête à Rouen », sur lesechos.fr, (consulté le 21 mars 2020).
  11. « Municipales 2020 à Rouen : fusion des listes Bérégovoy et Mayer-Rossignol », sur francetvinfo.fr, (consulté le 21 mars 2020).
  12. Delphine Letainturier, « Municipales 2020. Nicolas Mayer-Rossignol vise le doublé avec la Métropole de Rouen », sur Paris-Normandie, (consulté le 4 juillet 2020)
  13. Jean-Baptiste Morel, « Nicolas Mayer-Rossignol élu nouveau président de la Métropole Rouen Normandie », sur 76actu, (consulté le 15 juillet 2020).
  14. « Nicolas Mayer-Rossignol réussit son pari et devient président de la métropole », sur France 3 Normandie, 16 juillet 2020 (consulté le 16 juillet 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]