Nicolas Mayer-Rossignol

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Nicolas Mayer-Rossignol
Illustration.
Fonctions
Président de la Métropole Rouen Normandie
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 13 jours)
Élection
Prédécesseur Yvon Robert
Maire de Rouen
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 25 jours)
Élection
Coalition PS-EELV-PCF-ND-PP-G.s
Prédécesseur Yvon Robert
Conseiller régional de Normandie

(5 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Seine-Maritime
Groupe politique SRC
Président du conseil régional de
Haute-Normandie

(2 ans, 2 mois et 17 jours)
Élection
Prédécesseur Alain Le Vern
Successeur Hervé Morin[N 1]
Conseiller régional de Haute-Normandie

(5 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection 21 mars 2010
Circonscription Seine-Maritime
Groupe politique SOC
Biographie
Nom de naissance Nicolas Rossignol
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Bordeaux (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de École normale supérieure
Université Stanford
Profession Ingénieur des mines

Nicolas Mayer-Rossignol Nicolas Mayer-Rossignol
Présidents du conseil régional de Haute-Normandie
Maires de Rouen

Nicolas Mayer-Rossignol, né le à Bordeaux (Gironde), est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Proche de Laurent Fabius, il succède en 2013 à Alain Le Vern comme président du conseil régional de Haute-Normandie et devient, à 36 ans, le plus jeune des présidents de régions françaises. Deux ans plus tard, pour les premières élections régionales de la Normandie réunifiée, il conduit une liste de gauche qui échoue face à la coalition dirigée par le centriste Hervé Morin.

À l'issue des élections municipales de 2020, il est successivement élu maire de Rouen, puis président de la Métropole Rouen Normandie.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Nicolas Rossignol, dit Mayer-Rossignol[N 2], naît le à Bordeaux[N 3].

Il grandit au Mali, où sa mère est enseignante en coopération, puis à Bordeaux[1].

Il suit des études de biologie moléculaire à l'École normale supérieure de Paris et Lyon et à l'université Stanford de Californie, aux États-Unis.

Agrégé de sciences de la vie et de la Terre (1999)[2] et titulaire d'un master 2 en génomique[3], il est ingénieur du corps des mines[4].

Il débute sa vie professionnelle dans des entreprises de chaussures pour enfants et de bioinformatique, puis travaille à la Commission européenne, chargé du secteur des médicaments biologiques[1].

Il est recruté par l'entreprise Nutriset, comme directeur du pôle développement puis comme directeur général délégué[5].

Marié, Nicolas Mayer-Rossignol est père de deux filles[6],[7].

Débuts politiques en Haute-Normandie[modifier | modifier le code]

Proche de Laurent Fabius[modifier | modifier le code]

Adhérent du Parti socialiste et militant à Attac, il propose ses services à Laurent Fabius qui l'embauche en 2008 à l'Agglomération de Rouen devenue la Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe en 2010[8].

Il s'installe alors en Haute-Normandie et se présente sur la liste menée par Alain Le Vern lors des régionales de 2010[1]. Élu conseiller régional de Haute-Normandie, il prend la présidence du Groupement d'intérêt public de la Cité des métiers de Haute-Normandie et est nommé vice-président du conseil régional, chargé de l'emploi, de l'économie, des entreprises et des énergies. À ce poste, il remplace Guillaume Bachelay, élu député en 2012[4].

Au sein de la fédération socialiste de Seine-Maritime, il est chargé du rapprochement avec les milieux universitaires[4].

Il intègre ensuite le cabinet de Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères en tant que conseiller chargé du Développement, des Affaires économiques, du G20 et des Entreprises[9]. Son engagement professionnel au quai d'Orsay cesse après son élection à la présidence du conseil régional de Haute-Normandie, en [10].

Lors des élections municipales de 2014, il est élu conseiller municipal de Rouen sur la liste d'Yvon Robert.

Président du conseil régional[modifier | modifier le code]

Après la démission inattendue du socialiste Alain Le Vern, il est élu pour lui succéder à la présidence du conseil régional le [3],[8], par 37 voix sur 50 contre 13 pour le candidat de l'opposition Bruno Le Maire[11]. À 36 ans, Nicolas Mayer-Rossignol est ainsi le benjamin des présidents de régions en France[8]. Sa présidence est largement marquée par le processus de fusion de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie prévu par la réforme territoriale de 2014[12],[13],[14]. Il se déclare alors favorable à la fusion de sa propre région, de la Basse-Normandie et de la Picardie dans le cadre de cette réforme territoriale, mais cette hypothèse — envisagée par le gouvernement — n'est finalement pas suivie d'effet[15],[16],[17].

Préféré à son homologue socialiste bas-normand Laurent Beauvais pour conduire une coalition de gauche au moment des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 de la Normandie réunifiée, il termine à la troisième place en étant devancé par la liste d'union de la droite menée par Hervé Morin et celle du Front national emmenée par Nicolas Bay au premier tour[18]. Une semaine plus tard, à l'issue du second tour, la gauche est battue par la liste d'Hervé Morin, qui recueille 36,4 % des suffrages contre 36 % pour celle du candidat socialiste[19].

Quelques semaines après la défaite de sa liste aux élections régionales, il est élu président du groupe socialiste du conseil régional de Normandie.

Maire de Rouen[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

À partir de , le nom de Nicolas Mayer-Rossignol est mentionné parmi ceux des prétendants possibles à la succession ouverte du maire sortant de Rouen Yvon Robert, qui a décidé de se retirer après les élections municipales prévues en 2020[20],[21],[22].

Le , l'ex-président de région annonce officiellement qu'il brigue la mairie de Rouen. Il vante sa « jeunesse » et son « expérience » comme les atouts de sa candidature[23]. Dans le même temps, il suggère que le maire de la capitale administrative normande soit également le président de la Métropole Rouen Normandie. S'il dit vouloir être un « homme libre », il revendique cependant son obédience socialiste et bénéficie du soutien de son parti[24]. Il reçoit ensuite l'appui des mouvements Nouvelle Donne et Place publique.

Le programme de sa liste, nommée « Fiers de Rouen », comporte plusieurs mesures écologiques : il propose notamment d'accroître le nombre d'espaces verts, d'inciter à la réduction de la circulation automobile pour améliorer la qualité de l'air à long terme et d'expérimenter la gratuité hebdomadaire des transports en commun tels que le TEOR ou le « métro »[25],[26],[27].

Il doit cependant faire face à la concurrence d'une autre liste de gauche conduite par l'écologiste Jean-Michel Bérégovoy, soutenue par les communistes et jouissant d'un meilleur élan selon les enquêtes d'intentions de vote alors que la campagne électorale est marquée par les conséquences de l'incendie de l'usine classée Seveso de Lubrizol, survenu le [28],[29],[30]. Elle aussi divisée, l'opposition sortante de droite est représentée par plusieurs listes dont une ayant reçu l'investiture conjointe de La République en marche et des Républicains[31].

Le , dans un contexte de forte abstention marqué par la pandémie de coronavirus, la liste de Nicolas Mayer-Rossignol arrive en tête du premier tour, devant celle d'Europe Écologie Les Verts. La fusion de ces deux listes pour le second tour est rapidement annoncée[32],[33].

Le , après une longue campagne d'entre-deux-tours marquée par le retrait de la liste centriste de Jean-Louis Louvel et le confinement décrété par le gouvernement, la gauche plurielle qu'il emmène recueille 67,1 % des suffrages contre 32,8 % pour la liste de droite dirigée par Jean-François Bures (dissident des Républicains). Cette ample victoire est toutefois atténuée par un taux d'abstention historiquement élevé[34].

Exercice de la fonction[modifier | modifier le code]

Le , Nicolas Mayer-Rossignol est élu maire de Rouen par le nouveau conseil municipal réuni exceptionnellement dans l'auditorium du conservatoire et non à l'hôtel de ville pour des mesures de sécurité sanitaire. La conseillère départementale socialiste Caroline Dutarte est désignée première adjointe au maire tandis que l'écologiste Jean-Michel Bérégovoy est reconduit comme deuxième adjoint.

Unique candidat à la présidence de la métropole, il est élu à ce poste le 15 juillet suivant[35], par 89 voix sur 125 (35 bulletins blancs et 1 nul)[36].

Plus de cinq mois après son élection à la mairie de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol déclare qu'il ne conduira pas la liste socialiste aux élections régionales normandes de 2021 afin de conserver ses fonctions municipales et métropolitaines[37]. Dans le même temps, une partie de la presse nationale le range parmi les figures montantes de la gauche française aux côtés d'autres jeunes maires socialistes de grandes villes[38],[39],[40], en raison notamment d'une communication très active et potentiellement calculée[41],[42].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Quelques jours après les élections européennes de 2009, il rédige une tribune publiée par le Le Monde dans laquelle il appelle à « un nouvel interventionnisme européen » destiné à agir contre les licenciements abusifs tout en limitant les risques de « dérives nationalistes »[43].

Dans l'essai La Gauche après la crise qu'il a co-écrit avec Guillaume Bachelay en , il se prononce en faveur de l'instauration d'une VIe République pleinement présidentielle mais dotée d'un Parlement suffisamment fort[44],[45].

En , il fait partie des signataires d'une tribune d'élus locaux socialistes appelant à la candidature de la maire de Paris Anne Hidalgo pour l'élection présidentielle de 2022[46], laquelle se déclare candidate à ce scrutin sur le quai de Boisguilbert à Rouen, le [47].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Année Parti Région Position 1er tour 2d tour Sièges (CR)
Voix % Issue Voix % Issue
2015[48] UG Normandie Tête de liste 269 125 23,52 3e 490 840 36,06 Battu
19  /  102

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Année Parti Commune Position 1er tour 2d tour Sièges (CM)
Voix % Issue Voix % Issue
2020[49] UG Rouen Tête de liste 6 144 29,51 1er 10 889 67,12 Élu
46  /  55

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats régionaux[modifier | modifier le code]

Mandats communaux[modifier | modifier le code]

Mandats intercommunaux[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fusion des régions Haute et Basse-Normandie.
  2. Rossignol est le nom de son père, Mayer, celui de sa mère.
  3. Les sources de presse diffèrent sur le lieu de naissance de Nicolas Mayer-Rossignol. Selon Ouest-France, sa mère, qui travaillait au Mali, est revenue accoucher en France. Ainsi, France Bleu et Les Échos parlent de Bordeaux alors que Paris-Normandie et 20 minutes mentionnent Bamako. En 2020, durant la campagne des élections municipales, il confirme lors d'une émission diffusée sur Youtube que sa ville natale est Bordeaux (« Les candidats à la mairie de Rouen côté perso Nicolas Mayer-Rossignol - Liste "Fiers de Rouen" »).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Un jeune fabiusien élu président de la région en Haute-Normandie », 20minutes.fr, 14 octobre 2013.
  2. https://www.lesbiographies.com/Mobile/Biographie/MAYER-ROSSIGNOL,192536.
  3. a et b Simon Pierre, « Coup de jeune en Haute-Normandie avec l'élection du président du conseil régional », Le Figaro, .
  4. a b et c Carole Belingard, « Avec le retrait de la vie politique d'Alain Le Vern, les Haut-Normands découvrent Nicolas Mayer-Rossignol un nouveau visage », France 3 Haute-Normandie, .
  5. Page Linkedin
  6. « Informations sur Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen », site officiel de la municipalité de Rouen.
  7. « Portrait. Qui est Nicolas Mayer-Rossignol, le nouveau maire de Rouen ? », Tendance Ouest, .
  8. a b et c Jacques Trentesaux, avec Manuel Sanson, « Haute-Normandie: l'ascension éclair de Nicolas Mayer-Rossignol », 14 octobre 2013.
  9. « Arrêté du 22 juin 2012 portant nomination au cabinet du ministre », Légifrance, Journal officiel du .
  10. « Nicolas Mayer-Rossignol a bien cessé ses fonctions au Quai d'Orsay », Tendance Ouest, .
  11. « Nicolas Mayer-Rossignol, nouveau président de Haute-Normandie », Tendance Ouest, .
  12. « “Nous allons rapidement travailler à cette fusion” », Ouest-France, .
  13. « La Normandie, laboratoire de la fusion des régions ? », Le Monde, .
  14. « Réunification de la Normandie. La future capitale ? Nicolas Mayer-Rossignol botte en touche », actu.fr, .
  15. « Régions. Et si la Haute-Normandie se rapprochait de la Picardie ? », actu.fr, .
  16. « La Picardie rattachée à une grande Normandie réunifiée ? », France 3 Normandie, .
  17. « Nicolas Mayer-Rossignol : “Je propose une grande Eco-Région” », Paris-Normandie, .
  18. « Résultats des élections régionales (premier et second tours) », sur intérieur.gouv.fr
  19. « Elections régionales et des assemblées de Corse, Guyane et Martinique 2015 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  20. Marion Coquet, Valérie Peiffer, « Rouen, cœur à prendre », Le Point, cahier spécial, n°2389, , pp. VI-VIII.
  21. « Municipales à Rouen. Hervé Morin commande un sondage », Ouest-France, .
  22. « Municipales 2020 : à Rouen, le PS lance un sondage pour préparer sa stratégie électorale», Paris-Normandie, .
  23. « INTERVIEW. Nicolas Mayer-Rossignol candidat à Rouen : “J’ai la jeunesse et l’expérience” », sur actu.fr, 6 septembre 2019 (consulté le 4 juillet 2020).
  24. « Municipales à Rouen : "Les étiquettes, c'est pour les vêtements" assure Nicolas Mayer-Rossignol, candidat », France Bleu, .
  25. « Municipales à Rouen : Nicolas Mayer-Rossignol veut “la ville la plus agréable de France” », sur actu.fr,
  26. « Seine-Maritime. Rouen teste la gratuité de ses transports les samedis », Ouest-France, .
  27. « Gratuité des transports : des métropoles sautent le pas », Objectif Métropoles de France, .
  28. « EXCLU - Sondage municipales à Rouen : Jean-Michel Bérégovoy en tête au premier tour », France 3 Normandie, .
  29. « Municipales : à Rouen, l’écologiste Bérégovoy mise sur l’après-Lubrizol », Le Monde,
  30. « Municipales : Guerre des gauches à Rouen », Paris Match,
  31. « DOSSIER. Municipales à Rouen : une folle campagne… de surprises en coups de théâtre », Ouest-France, .
  32. « Municipales : les écologistes font la course en tête à Rouen », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  33. « Municipales 2020 à Rouen : fusion des listes Bérégovoy et Mayer-Rossignol », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  34. Municipales 2020. « À Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol élu avec “beaucoup de satisfaction et d’humilité” », Paris Normandie, .
  35. Jean-Baptiste Morel, « Nicolas Mayer-Rossignol élu nouveau président de la Métropole Rouen Normandie », sur actu.fr, (consulté le ).
  36. « Nicolas Mayer-Rossignol réussit son pari et devient président de la métropole », sur France 3 Normandie, 16 juillet 2020 (consulté le 16 juillet 2020).
  37. « Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, ne sera pas candidat aux prochaines élections régionales », France 3 Normandie,
  38. « Nicolas Mayer-Rossignol : Maire nouvelle génération », La Revue parlementaire (article consulté ).
  39. « PS : Rolland, Hanotin, Klein... la relève des maires quadras », Le Parisien,
  40. « Municipales 2020 : Nicolas Mayer-Rossignol, un “bébé Fabius” à la tête de Rouen », La Croix,
  41. « A Rouen, le maire est «en direct» chaque vendredi soir », Le Parisien, .
  42. « Nicolas Mayer-Rossignol, un maire de Rouen “pressé” qui impose un “rythme exigeant” », actu.fr, 8 novembre 2020
  43. « Tribune. Pour un nouvel interventionnisme européen, par Nicolas Mayer-Rossignol », Le Monde, .
  44. « "La Gauche après la crise", de Guillaume Bachelay et Nicolas Mayer-Rossignol : le syndrome de Narcisse », Le Monde, .
  45. Fabien Escalona, « Quel socialisme pour 2012 ? », nonfiction.fr, .
  46. « Pour nous, c'est Anne Hidalgo. », Idées en commun, .
  47. « Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo officialise sa candidature à Rouen », France Info, .
  48. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015/(path)/regionales-2015/index.html (consulté le )
  49. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__municipales-2020 (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]