Auxerre

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Auxerre
La tour de l'Horloge au centre-ville.
La tour de l'Horloge au centre-ville.
Blason de Auxerre
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne (préfecture)
Arrondissement Auxerre (chef-lieu)
Canton Auxerre-1
Auxerre-2
Auxerre-3
Auxerre-4
Intercommunalité Communauté de l'Auxerrois
Maire
Mandat
Guy Férez (PS)
2014-2020
Code postal 89000, 89290
Code commune 89024
Démographie
Gentilé Auxerrois
Population
municipale
34 869 hab. (2013)
Densité 698 hab./km2
Population
aire urbaine
92 307 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 55″ Nord 3° 34′ 02″ Est / 47.7986, 3.5672
Altitude Min. 93 m – Max. 217 m
Superficie 49,95 km2
Localisation

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Auxerre
Liens
Site web auxerre.com

Auxerre (prononcé [o.sɛʁ]) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située au nord-ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de l'Yonne dont elle est le chef-lieu. Également chef-lieu de canton et siège de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois, elle comptait 34 869 habitants au dernier recensement en 2013 (population légale en vigueur au 1er janvier 2015), ce qui en fait la première commune icaunaise et la sixième commune de Bourgogne-Franche-Comté en nombre d'habitants. Son aire urbaine totalise plus de 92 000 habitants la même année. L'unité urbaine d'Auxerre est la 146e unité urbaine la plus peuplée de France avec 42 432 habitants.

Auxerre est une capitale culturelle et touristique, au cœur de la Bourgogne, dans la vallée de l'Yonne. La ville offre aux touristes un patrimoine historique médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire depuis 1995, Auxerre possède 35 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France.

En matière économique, Auxerre constitue le principal bassin d'emploi du département. Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est aussi réputée pour le vignoble auxerrois, les vignobles AOC de Chablis étant également à quelques kilomètres de la ville. Elle est aussi connue pour son club de football, l'Association de la jeunesse auxerroise (AJA), et son ex-entraîneur Guy Roux.

Ses habitants sont appelés les Auxerrois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Auxerre se trouve au nord-ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, au centre du département de l'Yonne. Elle est traversée par l'Yonne, un affluent de la Seine qui parcourt le département du sud vers le nord. La commune se situe dans la Basse-Bourgogne, une région de plaines sédimentaires, et à l'extrémité du Bassin parisien.

Auxerre est entourée par de nombreuses communes. Augy, Champs-sur-Yonne, Chevannes, Monéteau, Perrigny, Quenne, Saint-Georges-sur-Baulche, Venoy, Villefargeau, Villeneuve-Saint-Salves sont incluses dans la communauté d'agglomération de l'Auxerrois. Escolives-Sainte-Camille et Jussy sont dans la communauté de communes du Pays coulangeois.

Rose des vents Auxerre - Saint-Siméon
Perrigny
Auxerre - Les Conches/Les Clairions
Monéteau
Auxerre - Saint-Gervais/Brazza
Villeneuve-Saint-Salves
Rose des vents
Auxerre - Sainte-Geneviève
Saint-Georges-sur-Baulche
Villefargeau
N Auxerre - Rive-Droite
Venoy
Quenne
O    Auxerre - Centre    E
S
Auxerre - Les Brichères
Chevannes
Auxerre- Saint-Julien/Saint-Amâtre
Vallan, Jussy, Escolives-Sainte-Camille
Auxerre - Augy
Les Piédalloues
Champs-sur-Yonne
Ville Dijon Paris Lyon Lille Strasbourg Rennes Nantes Bordeaux Montpellier Marseille Toulouse Nice
Distance 165 km 164 km 296 km 378 km 391 km 433 km 448 km 526 km 584 km 606 km 610 km 704 km

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville d’Auxerre est établie en partie sur une butte de faible hauteur surplombant l'Yonne affluent de la Seine.

La superficie de la commune est de 4 995 ha, dont une partie n'est pas construite ; son altitude varie entre 93 et 217 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Ancien Centre Météo-France de l'Yonne situé à Saint-Georges-sur-Baulche, près d'Auxerre, fermé en 2013.

Au cœur du Bassin parisien, située au cœur d’une vallée de part et d’autre de la rivière Yonne, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Pour la ville d’Auxerre (207 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Auxerre 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,9 3,3 5,3 9,2 12,3 14,4 14,1 11 8,2 4 1,6
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,9 12,1 15,6 19,8 23 26 25,8 21,4 16,6 10,2 6,7
Précipitations (mm) 56 47 49 55 69 61 53 59 61 70 61 61 692
Source : METEO FRANCE


Nuvola apps kweather.png Relevés Auxerre Saint-Georges-sur-Baulche (Météo France) 1961-2007[2]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Ensoleillement (heure) 63 87 142 166 212 206 236 244 171 111 68 51 1757
Données climatiques[3] Auxerre Moyenne nationale
Ensoleillement 1758 h/an 1973 h/an
Pluie 657 mm/an 770 mm/an
Neige 19 j/an 14 j/an
Orage 22 j/an 22 j/an
Brouillard 61 j/an 40 j/an

Les records climatiques qu’a connus Auxerre sont de -20,2 °C le 16 janvier 1985 pour la température la plus froide, de 41,1 °C le 6 août 2003 pour la température la plus chaude.

Transports[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables urbaines[modifier | modifier le code]

Véloroute du canal du Nivernais à Auxerre

Depuis 2002, la ville d'Auxerre tente quelques aménagements cyclables.

15 km ont déjà été dessinés pour rouler à vélo dans les rues d’Auxerre[4].

On trouve ainsi des pistes cyclables :

  • sur trottoir : avenues Yver, Pierre de Courtenay, et de la résistance, boulevards Gallieni et Lyautey.
  • sur chaussée avec bordure de protection béton sur l’avenue de la Tournelle et en partie rue de Brazza
  • sur chaussée matérialisées par une bande blanche : boulevard de la Chaînette, rues de Preuilly, Max Blondat, de la Maladière, et Guynemer, avenues Foch et Joffre, quais du Batardeau et de la marine…
  • sur contre-allée des boulevards du 11 novembre et de Vauban
  • sur le chemin de halage

La grande diversité des types d'aménagements sur un même trajet et leur interruption parfois brutale rendent difficile le choix d'un itinéraire sécurisé pour les cyclistes. Pour remédier à ce problème, la mairie a lancé en 2010 l'étude d'un « schéma directeur cyclable » préalable à la réalisation de nouveaux aménagements.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Onze lignes de bus composent le réseau Vivacité desservent Auxerre et certaines villes de son agglomération (Monéteau, Perrigny, Saint-Georges-sur-Baulche, Villefargeau, Chevannes, Augy, Vallan) :

Le point de concordance des lignes est situé sur l’Arquebuse près de la Porte du Temple et sur la Porte de Paris.

La gare routière des Migraines est située à la Porte de Paris, divers lignes du réseau TransYonne[5] permettent la desserte dans tout le département de l’Yonne ainsi que ceux de la Nièvre, de l’Aube et de Seine-et-Marne. De nombreuses ligne

Gare d’Auxerre-Saint-Gervais
Articles détaillés : Auxerre-Saint-Gervais et Laroche-Migennes.

La gare SNCF d’Auxerre-Saint-Gervais est située sur une ligne secondaire non électrifiée qui se raccorde via la Gare de Laroche - Migennes à la ligne ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles.

Depuis 2008, la moitié du trafic est assuré par des Autorail grande capacité (AGC) à propulsion mixte électrique et diesel. Avec ces AGC, les liaisons vers la Gare de Paris-Bercy s’effectuent en 1H35mn et vers la gare de Dijon en 1H55mn, tout ceci sans changement de train à Laroche-Migennes.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

A6

Auxerre est desservie par l’autoroute A6 et bénéficie des deux échangeurs

  • sortie 19 Auxerre-Nord sur la RN6
  • sortie 20 Auxerre-Sud sur RN65

Un réseau de routes nationales existe pour la desserte routière d’Auxerre vers Troyes : RN77, vers Bourges : RN151, ainsi que pour la rocade ouest de la ville : RN6.

Un projet de contournement sud d'Auxerre est à l'étude ; il aura pour but de dévier de l'agglomération le flux routier de la RN77 et de la RN151.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

L'Yonne à Auxerre

Longtemps plaque tournante du trafic de bois en provenance du Morvan et à destination de Paris, qui a donné le nom de « quartier de La Marine », l’activité fluviale sur l’Yonne et le canal du Nivernais demeure aujourd’hui exclusivement touristique (péniches, croisière, restaurant…). Le port de plaisance est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne.

Au XVIIe siècle l’Yonne servait pour transporter les vins jusqu’à Paris ; on disait : « Le Roi boit l’Auxerrois »[réf. souhaitée]. La manifestation « Fleurs de vigne », organisée conjointement par le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne et la Ville d’Auxerre et qui a lieu annuellement le troisième dimanche de mai depuis 2005, vise à commémorer cet usage de la rivière. Les quais et le port ont fait l’objet d’une rénovation importante lors de travaux qui ont duré de février 2012 à décembre 2013[6].

Le port de plaisance d'Auxerre est le plus important de l'Yonne parmi les neuf que compte le département. Il est fréquenté par près de 3 500 bateaux chaque année[7].

Le canal du Nivernais relie la Loire à Saint-Léger-Des-Vignes, à l'Yonne à Auxerre[8].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport d'Auxerre - Branches.

Le trafic aérien s’effectue à partir de l’aéroport Auxerre-Branches. L'activité de celui-ci est fortement limitée par la démographie d’une part, mais aussi par la proximité des aéroports de Paris. Cet aéroport est notamment utilisé par l’équipe de football de l’AJ Auxerre. Il permet également l'aviation d'affaire. La gestion de la plate-forme aéroportuaire a été confiée à la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hauts d'Auxerre et Liste des rues d'Auxerre.
Quartiers d’Auxerre
La Poste d'Auxerre au centre-ville
Centre-ville d'Auxerre

La ville d’Auxerre est divisée en onze quartiers[10] :

Sur la rive gauche :

Sur la rive droite :

  • Rive Droite :Les Plattes, Les Vauviers, Croix du Sud, Cité d’Egriselles, Hameau du Coteau, Mignottes (3656 habitants)
  • Saint-Gervais/Brazza (2326 habitants)

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, on dénombre un total, pour Auxerre, de 19 997 logements. La répartition se fait comme suit : 17 541 résidences principales (87,7 %) ; 428 résidences secondaires (2,1%). Les logements vacants sont au nombre de 2 028, soit 10,1. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 7 227 maisons soit 36,1 % et 12 611 appartements soit 63,1 %[11].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

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Outre la réhabilitation des quartiers périphériques de la ville et des grands ensembles, la ville d’Auxerre a, dans sa prospective urbaine, divers projets. La Rive Droite est en cours de redynamisation avec la construction de divers bâtiments d'habitation ou publics, tels que la salle des musiques actuelles (SMAC), destinée à accueillir les jeunes Auxerrois et les jeunes artistes. La piétonisation hebdomadaire de l’artère principale d’Auxerre, la rue du Temple, a lancé le débat sur l'aménagement du centre-ville en zone piétonne.

Aux Clairions, un nouveau centre de psychiatrie plus performant a remplacé l’ancien établissement qui a été soumis à une réhabilitation urbaine.

L’ouverture à l’urbanisation de la Porte de Paris créera un quartier visant la mixité sociale et économique. Le projet urbain mettra en commun des zones d’activités et résidentielles aux portes du centre-ville.

Le centre hospitalier d'Auxerre est lui aussi en travaux quasi-constants. Les gros travaux entrepris en 2010 feront sortir de terre un nouveau pôle mère/enfant ainsi qu'une partie Urgence d'ici 2012. Le futur bâtiment sera plus grand et plus moderne que le bâtiment originel.

Les quais et le port de la ville ont fait l’objet d’une rénovation importante lors de travaux qui ont duré de février 2012 à décembre 2013[6].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Auxerre est exposée au risque d'inondation, ainsi qu'aux risques de ruissellement et de retrait-gonflement des argiles[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Auxerre est issu du gaulois latinisé Autissiodorum ou Autessiodorum[13].

En vertu d’une exception de la langue française, son nom se prononce [o'sɛːʁ][14] (Ausserre : le « x » se prononce « ss »). En effet l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s » par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au « x » du grec ancien, n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification ne change l’usage[15]. Il existe d’autres exceptions telles qu’Auxonne (Aussonne), Semur-en-Auxois (Semur-en-Aussois) ou Bruxelles (Brusselles) - et soixante. Néanmoins, de nombreux médias et journalistes se trompent et prononcent encore le son « x ». Un autre exemple est celui de Metz, prononcé « mess ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il reste quelques traces de l'occupation de la Protohistoire. Du Bronze final ont été trouvés un enclos circulaire de 20 m de diamètre marqué par un fossé en « V » dans la rue des Montardoins[16] et des vestiges d'un bâtiment important avec fossé circulaire dans la rue Gérot qui a aussi révélé des structures de bâtiments de la Tène[17].

Auxerre, sous forme de simple bourgade, prit naissance au point d’élargissement définitif de la vallée de l’Yonne. L’endroit était favorable : proximité de trois fontaines et facilités pour franchir la rivière. La majeure partie de la bourgade s’étala rive gauche, dans la partie sud-ouest de la ville actuelle (quartiers Saint-Pierre, Saint-Pèlerin et du pont aujourd’hui).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Statue équestre Ier s.
Fouilles, ancienne crypte de l'abbaye de Saint-Germain

Naissance et développement de la ville gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Après la conquête de la Gaule, la ville romaine s’agrégea à la ville gauloise ou, ce qui n’est pas établi, s’y juxtaposa à l’ouest, jusqu’au mont Autric (place de l’arquebuse).

Du nom d’Autricum ou Autricus selon les sources[18], les Romains firent celui d’Autessiodurum qu’ils donnèrent à la localité. Après avoir pris diverses formes latines, le nom évolua selon des formes françaises, parmi lesquelles Autcedre, Auceurre (XIVe siècle) et finalement, Auxerre (XVIe siècle).

Auxerre est relativement pauvre en vestiges de l’époque romaine. Il reste peu de vestiges apparents de la cité gallo-romaine qui posséda un temple de Phoebus, un amphithéâtre, des monuments publics et des statues. Par contre les traces discrètes sont bien présentes et nombreuses[19],[20]. Citons par exemple les fouilles de l'abbé Merlange de 1968 à 1971 préalables à la démolition de la « maison Saint-Martin » en vue de son remplacement par un ensemble résidentiel au début de la rue de l'Ocrerie, révélant des céramiques du Ier siècle dans les murs de l'église du Haut Moyen Âge[21],[22] ; les céramiques résiduelles à l'hôpital de la Madeleine boulevard Davout (Ier-IIIe s.)[23] et à l'église Saint-Pierre-en-Château place de l'Abbé Deschamps (IVe-Ve s.)[24] ; les remblais gallo-romains boulevard Davout[24] ; les habitats antiques rue des Sénons et rue Louis-Richard, ceux de la rue du Viaduc (Ier-IIIe s.), le site notablement riche de la rue Gérot[16] et du boulevard Vaulabelle[24] avec une grande diversité d'habitats des Ier-IIIe s. dont certains luxueux, des puits, silos, colonnades, portiques, jardins, cours et voie de passage[17] ; ou les habitations au lieudit Sainte-Nitasse près de la N6 (IIIe-IVe s.)[16].

La présence des légions romaines assure la paix. Pendant les deux premiers siècles de l’ère chrétienne, les échanges commerciaux sont actifs. Le peuplement de la région s’accentue.

Par sa rivière et ses routes, Auxerre exporte ses vins et ses grains. La ville accède à la prospérité.

Les voies de communication se font plus nombreuses. La grande voie d’Agrippa de l'Océan (Rome-Boulogne-sur-Mer) traverse Auxerre.

La christianisation de la ville au Bas-Empire[modifier | modifier le code]

Vers 258, le pape envoie Pèlerin, citoyen romain de noble famille, évangéliser l’Auxerrois.

Avant de subir le martyre à Entrains (Nièvre), en 303, Pèlerin avait élevé à Auxerre une église primitive (église Saint-Pèlerin), là où existe l’église reconstruite au XVIe siècle qui lui est dédiée, dans la rue qui porte son nom.

Selon la tradition, il faut voir dans le puits de Saint-Jovinien, qui existe dans le sous-sol de l’édifice, le baptistère des premiers chrétiens d’Auxerre.

Sous Dioclétien (284-305), Auxerre, détachée de la civitas de Sens, fut érigée en chef-lieu de civitas, circonscription administrative soumise à l’autorité administrative d’un comte. Cependant il est incertain qu’Auxerre ait été érigé en diocèse avant l’édit de Milan (313), instituant la liberté des cultes.

Le premier évêque résident est saint Amatre (?-418). C’est le signe que les chrétiens sont suffisamment nombreux pour avoir besoin de les encadrer. La présence chrétienne à Auxerre est donc relativement précoce.

Déclin de la ville au Bas-Empire[modifier | modifier le code]

À la fin du IVe siècle, Auxerre se relève à peine de l’incendie et du pillage que les Alamans et les Francs lui avaient fait subir en 275-276, que de fortes menaces se précisent aux frontières de l’Empire où s’agitent des peuplades barbares attentives à la décadence romaine.

Conscients de la menace d’un plus grand danger, les habitants s’emploient alors à édifier des fortifications derrière lesquelles ils seraient alors à l’abri des incursions.

Ils choisissent pour emplacement de défense l’élévation de terrain que domine aujourd’hui la cathédrale, surplombant l’Yonne, défense naturelle (4 ha ; celles de Paris ne faisaient que 9 ha). Les limites sont la rue des Boucheries et la rue Lebeuf.

Dans cet enclos s’élevait la résidence des comtes, protégée par cinq tours. La base de la tour Saint-Alban et le soubassement de celle de l’Horloge sont les seuls restes que l’on puisse apercevoir de cette enceinte restée visible jusqu’au XVIIe siècle.

La solidité des murailles assura l’intégrité de la ville pendant les grandes invasions germaniques de 407. Elle semble ne pas avoir échappé au saccage des Huns en 451, dont les dévastations la privent d’évêque pendant dix ans. Les territoires passent alors sous le commandement militaire des comtes, les évêques partageant leur activité entre les préoccupations guerrières et l’organisation de leur diocèse.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut-Moyen Âge : période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Les IVe et Ve siècles sont marqués par les évêques saint Amatre et surtout par saint Germain, qui fait à l’église d’Auxerre d’importantes libéralités. Le nom de Germain ne cesse donc de grandir après sa mort. La légende vient entourer son nom de merveilleux. Clothilde (l’épouse de Clovis) substitue à l’oratoire où Germain avait choisi de reposer, une basilique qu’elle lui dédie. Ces pieuses dispositions sont à l’origine de l’abbaye de Saint-Germain, centre intellectuel éminent de l’époque carolingienne au IXe siècle où l’enseignement bénédictin qu’y dispensent les clercs atteint une grande réputation dans toute l’Europe.

Pendant les trois siècles troublés qui suivent, l’église d’Auxerre, à la main de ses évêques, fait du monachisme la base de sa floraison spirituelle et artistique dont le Moyen Âge consacrera l’épanouissement.

Les rivalités guerrières, l’insécurité généralisée, l’esprit de corruption, la faiblesse mérovingienne ouvrent au VIe siècle une ère de dérèglements et d’anarchie où sombrent les idées d’humanisme et de religion. Charles Martel s’empare des richesses de l’église et confisque l’Auxerrois ; ce n’est qu’au IXe siècle que l’évêque d’Auxerre recouvrera la souveraineté qu’il a perdue sur les établissements religieux de la ville.

Mais entre-temps l’épiscopat auxerrois n’a pas négligé sa mission. Dès le VIe siècle, Auxerre possédait neuf églises et monastères en sus des oratoires : Saint-Étienne, Saint-Germain et Saint-Pierre dont les églises, reconstruites, sont parvenues jusqu’à nous ; saint Amatre, Saint-Martin dont il subsiste quelques vestiges de la reconstruction ; Saint-Marien, Saint-Valérien, Saint-Julien, Notre-Dame-de-la-Cité[25], disparues ; oratoire Saint-Symphorien sur le Mont-Artre

Le VIIe siècle voit s’élever, hors de l’enceinte, de nouveaux monastères. Vers 634, l’évêque Pallade transfère le monastère de Saint-Julien qui plus tard s’enorgueillira de trois basiliques juxtaposées et de deux oratoires. Il fonde aussi le monastère Saint-Eusèbe, qu’il peuple de religieux. Vigile, son successeur, fait édifier l’abbaye disparue de Notre-Dame-la-d'Hors (hors les murs) qu’il destine à sa sépulture.

Haut-Moyen Âge : période carolingienne[modifier | modifier le code]

Il appartient à l’évêque Humbaud, au IXe siècle, de parachever l’œuvre de ses prédécesseurs en fondant les monastères de Saint-Marien, de Saint-Père, de Saint-Gervais et des Îles.

L’étendue de la ville monastique coïncide, alors, avec celle de la ville actuelle telle que la délimite sa ceinture de boulevards intérieurs. Une première urbanisation se dessine, les communautés religieuses attirant peu à peu une population de marchands, d’artisans, d’habitants. Faisant leur apparition à l’époque carolingienne, les paroisses, à leur tour, viennent se superposer aux domaines monastiques.

Au IXe siècle, Auxerre est le siège d'une école monastique autour de l'abbaye Saint-Germain, qu'illustrent des érudits comme Murethach, Haymon d'Auxerre, Heiric d'Auxerre et Remi d'Auxerre. Son rayonnement intellectuel touche tout l'Occident chrétien.

Les invasions normandes ont épuisé le pays. Abbés et prélats ont ceint l’épée. En 912, Saint Géran, évêque d’Auxerre, défait les Normands à Saint-Florentin.

Moyen Âge classique : féodalité et mouvement communal[modifier | modifier le code]

Place St-Nicolas
Saint-Nicolas Patron des Flotteurs

L’Auxerrois et le Sénonais sont réunis à la Bourgogne de Boson et de Richard le Justicier. En 1015, le concile d'Héry attribue la Bourgogne au roi Robert II et soumet l’Auxerrois à la double souveraineté du comte-évêque Hugues de Chalon et du comte Otte-Guillaume, divisant le comté en trois baronnies.

Outre la famine qui règne vers l’an 1030, Auxerre subit deux grands incendies. Seule l’église de Saint-Alban martyr, que saint Germain avait bâtie dans le haut de la cité, échappe au premier incendie : la cathédrale est réduite en cendres. L’évêque Hugues de Châlon, au lieu de la rebâtir de moellons, comme auparavant, en jette les fondements sur le roc avec des pierres de taille ; il demande une enceinte d’une plus grande étendue, et il y fait faire les grottes ou cryptes telles qu’on les voit encore aujourd’hui sous le sanctuaire et sous la moitié du chœur. L’ouvrage était déjà bien avancé lorsqu’arriva un second incendie ; mais l’église fut indemne, et le feu ne toucha que quelques maisons.

1039 voit renaître les guerres de Bourgogne. L’évêque devient indépendant du comte Renaud sur arbitrage de Saint Bernard, et suzerain d’une partie de la ville.

Les différends qu’il soutient, notamment en 1166 contre le comte de Chalon, incitent le comte Guillaume III à protéger les faubourgs de la ville. Vers 1171, une deuxième enceinte fortifiée est hâtivement construite (sur 4 km), appuyée à la rive gauche de l’Yonne, comme la première, mais englobant largement abbayes et monastères. Les boulevards, aujourd’hui séparant les villes ancienne et moderne, en figurent exactement le tracé.

Le fait que la ville ait pu se satisfaire de ses limites médiévales pendant près de six siècles est caractéristique de l’absence de vigueur de l’économie rurale confinée qui était celle de la région.

En 1183, l’évêque de la ville, Hugues de Noyers, prend la tête de la répression armée du mouvement égalitaire des Capuchonnés[26].

En 2005 et 2006, des campagnes de fouilles effectuées dans le quartier des Brichères ont permis de délimiter plus précisément l’occupation médiévale du XIIe siècle[27].

Il revient à Pierre de Courtenay, le plus illustre des comtes d’Auxerre, cousin germain de Philippe Auguste, d’achever la deuxième enceinte de la ville. À peine élu au trône de Constantinople, il meurt en 1218.

Sa fille, Mathilde, attache son nom à l’octroi des franchises communales. L’une des filles de Mathilde, par mariage, fait passer le comté d'Auxerre de la famille des Courtenay à celle des Chalon.

Bas Moyen Âge : Rattachement d'Auxerre au royaume de France[modifier | modifier le code]

Le centre d'Auxerre conserve de nombreuses maisons remontant au Moyen Âge (place de l'Hôtel de Ville)
La tour de l'Horloge remonte à la fin du Moyen Âge

Lors de la guerre de Cent Ans, en janvier 1358, Anglais et routiers attaquent Auxerre et s’emparent de la ville par surprise le , la mettant en pillage. En 1348 et 1361, la peste noire ajoute ses ravages aux excès de brigandage.

Le vieux comte Jean IV de Chalon vend le comté au roi Charles V, par acte du , moyennant 30 000 francs d’or. Par cette première réunion à la couronne, les Auxerrois deviennent bourgeois du roi. Mais la guerre des Armagnacs et des Bouguignons survenant, Auxerre prend le parti du duc de Bourgogne, Jean sans Peur. Une paix, plus ostentatoire que sincère, est signée à Auxerre le . C’est Louis XI qui obtient la cession du comté d’Auxerre, cession régularisée en 1490. Entre-temps, les Auxerrois font leur soumission au roi, et Charles le Téméraire périt à Nancy en 1477. Le rattachement du comté d'Auxerre à la France est devenu cette fois définitif[28],[29]. Louis XI confirme également en janvier 1477 les privilèges de la ville[30] et ordonne la création d'un bailliage[31],[32].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Renaissance : embellissement d'Auxerre[modifier | modifier le code]

La guerre passe les Alpes. Avec éblouissement, les nobles découvrent l’Italie d’où ils rapportent une conception nouvelle de la vie et, choc décisif, une idée de l’art.

Villes et campagnes pansent alors leurs plaies. On relève partout les églises. Auxerre, pour son alimentation, dérive les abondantes eaux de Vallan (1495). On y achève la cathédrale.

L’imprimerie est florissante (surtout à Joigny) et l’évêque Jean III Baillet fait exécuter les tapisseries fameuses de l’invention des reliques de saint Étienne dont il orne la cathédrale.

Mais c’est sûrement le portail de l’évêché qui est considéré comme le plus intéressant des monuments auxerrois de la Renaissance. Il est l’œuvre de François II de Dinteville que des missions en Italie avaient familiarisé avec l’art nouveau. Il faut aussi ajouter la reconstruction de l’église Saint-Pierre et de la porte de la même abbaye, ouvrant sur la rue Joubert avec sa belle arcade Renaissance.

N’oublions pas le style des hôtels privés auxerrois du XVIe siècle qui est celui de la seconde période de la Renaissance : l’hôtel de Crole, l’hôtel Amyot ou encore l’hôtel du Cerf-Volant, qui passe pour être le plus ancien édifice civil d’Auxerre (XIVe ‑ XVe siècles).

L'essor urbain du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La fin des guerres de France-Bourgogne a apporté à l’Auxerrois une ère de sécurité et de prospérité au cours de laquelle le chef-lieu va se façonner au monde moderne. L’affranchissement fait de rapide progrès dans les campagnes, le commerce est actif. Auxerre s’enrichit de l’exportation de ses vins. L’aisance grandit parmi les vignerons, les voituriers par eau, et les propriétaires.

Dès le début du siècle, le développement de la construction entraine le recul des clos monastiques au profit des lotissements. Les règlements de voirie font leur apparition. Le réseau des voies urbaines prend peu à peu la physionomie qu’il conservera jusqu’à l’époque contemporaine.

Dotée d’un maire par Charles IX, la municipalité se consacre aux tâches d’édilité, construit ou reconstruit les bâtiments publics (hôtel de ville, pont, horloge, palais de Justice, hôpital de la Maladière…).

Auxerre, ville ligueuse[modifier | modifier le code]

La seconde moitié du XVIe siècle ramène les troubles. Les idées issues de la Réforme ont pénétré dans l’Auxerrois par l’Yonne et la Loire.

L’édit de 1562 interdit le culte protestant dans les villes. Les protestants auxerrois se retrouvent alors à Cravant (20 km). Aidés par le gouverneur, ils s’emparent de la ville le . Ils s’y livrent incontinent au pillage et à la dévastation des églises.

Les catholiques récupèrent la ville l’année suivante et massacrent environ 150 réformés. Mais les querelles des princes viennent s’ajouter aux passions locales. La majorité des habitants d’Auxerre se déclare pour la Ligue contre le roi. Il faudra l’abjuration d’Henri IV et surtout la présence des troupes royales aux portes d’Auxerre pour que la ville, le , fasse sa soumission à Henri IV.

Auxerre sous l'Ancien Régime, de la Fronde à Port-Royal[modifier | modifier le code]

Les abus de la fiscalité, les intempéries, la peste et la réapparition de la lèpre, avaient éprouvé les Auxerrois depuis le début du siècle. D’inspiration médiocre, la municipalité s’épuisait en procès multipliés.

Les troubles armés réapparaissent avec la Fronde. Auxerre tient pour le roi et résiste à l’assaut de Condé. Mais le va-et-vient des troupes des deux partis, le brigandage, laissent le pays ravagé. Économiquement, le XVIIIe siècle sera décevant. Lors de la famine de 1709, on dénombre à Auxerre 3 000 pauvres. Aussi la fin du siècle accusera-t-elle un sérieux recul démographique.

Cependant vers 1750, le pouvoir se préoccupe de l’extension et de la restauration des voies de communication dont l’état est lamentable. L’éclairage public fait une timide apparition en 1788 avec deux lanternes. Aussi l’aménagement des anciennes fortifications en promenades publiques débute en 1732.

La grande querelle des théologiens sur la prédestination et la grâce, après avoir opposé les catholiques aux protestants, vient à diviser les catholiques eux-mêmes. Fidèle aux idées de Port-Royal, Mgr de Caylus, évêque d’Auxerre, entraîne avec lui la majorité de son clergé.

Le diocèse d’Auxerre, « refuge des pécheurs », accueille les prêtres persécutés, s’attire les foudres du gouvernement pour son action clandestine. Les séquelles du jansénisme marqueront durablement l’Auxerrois. L’ostracisme contre les prêtres jansénistes, la défiance des populations contre leurs successeurs, la pénurie de prêtres après la Révolution, favoriseront, jusqu’à la Restauration, le développement d’un « culte laïcal » déchristianisateur et d’un anticléricalisme qui ne faiblira qu’au XXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La convocation des États généraux, l’élection des députés du Tiers (), se font, à Auxerre, dans l’enthousiasme. En 1790, le découpage administratif du pays entraîne la laborieuse création du département de l’Yonne. Peu après, le diocèse d’Auxerre est supprimé.

L’histoire révolutionnaire auxerroise sut éviter d’être sanglante excepté le meurtre accidentel de deux gardes nationaux en 1792. Les passions, sans doute, ne donnèrent le cours qu’elles eurent ailleurs : incarcérations, persécution du clergé, fermeture, démolition des églises (Saint-Loup, N.D.-la-d’Hors, Saint-Regnobert…), leur affectation au culte révolutionnaire, aux clubs, à des services publics. Sur l’air de Jean de Nivelle, les Auxerrois ont popularisé la figure pittoresque et agitée de Guillaume Roussel (le fameux Cadet Roussel), Auxerrois d’adoption, que ses attitudes dans les manifestations et cortèges révolutionnaires avaient rendu célèbre.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Auxerre en 1854

L’invasion de 1814 amène les Autrichiens à Auxerre, reprise par les troupes françaises, occupée à nouveau après les adieux de Fontainebleau. Retour de l’île d'Elbe, Napoléon arrive à Auxerre le , loge deux jours à la préfecture auprès du préfet Gamot, beau-frère du maréchal Ney. L'empéreur et le maréchal se rencontrent le 18 mars. L'Empéreur passe en revue les troupes de Ney venues se joindre à lui.

Enfant d’Auxerrois, né à Annoux, écolier du collège d’Auxerre, volontaire de 1792, Davout fut l’un des meilleurs lieutenants de Napoléon (statue Davout érigée sur les promenades). La ville a montré de nombreuses sympathies bonapartistes pendant plusieurs décennies. La célébrité du capitaine Jean-Roch Coignet y a sans doute été pour beaucoup. Natif de l’Yonne, Coignet fut aussi un véritable héros des guerres de l’Empire (il meurt en 1860).

L’histoire d’Auxerre se poursuit, au XIXe siècle, à l’unisson de l’histoire nationale.

En 1838, la ville est l’une des deux seules villes de garnison du département avec Joigny. Elle héberge la 15e Compagnie de fusiliers vétérans[33].

En 1848, la ville se tient au bord des manifestations séditieuses. L’opinion républicaine libérale et socialiste a de vigoureuses racines dans la région. La répression politique de 1852 y sera sévère.

Entre temps, la ville a fait toilette. On pousse au pavage des rues et l’aménagement des promenades s’achève. En 1866, Napoléon III est accueilli en visiteur à l’occasion d’un concours agricole régional. À la charnière des siècles, les promenades publiques vont se garnir de vastes demeures agrémentées de parcs et de jardins.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Nouvelle gare d'Auxerre

Les guerres apportent à Auxerre leurs émotions et leurs deuils. Le , le drapeau blanc est hissé au sommet de la cathédrale après un bombardement. Les bombardements allemands de 1940 entraînent la destruction d’une partie du quartier du Pont. En août 1944, la ville est libérée par les troupes du maréchal Leclerc. Deux monuments commémorent les morts et victimes de ces périodes néfastes (place de l’arquebuse et place Saint-Amatre). En août 1945, la 101e division aéroportée américaine (Screaming Eagles) y installe un camp (ainsi que dans les villes de Sens et de Joigny). Elle y restera jusqu'au 30 novembre de la même année, jour de sa démobilisation.

La commune de Vaux a fusionné avec Auxerre en 1972.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Auxerre

Situation administrative[modifier | modifier le code]

D'un point de vue administratif, Auxerre est la préfecture et le chef-lieu du département de l'Yonne. Elle est aussi chef-lieu de l'arrondissement d'Auxerre et est le centre de plusieurs cantons qui s’étendent également sur les communes voisines :

Auxerre est membre de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois, dont elle est le siège, et qui compte vingt-et-une communes[34]. Cette intercommunalité a été créée en 2005.

Auxerre relève de la première circonscription législative de l'Yonne, dont le député est Guillaume Larrivé depuis les élections législatives de 2012[35].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 30 000 et 39 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 39[36].

Depuis les élections municipales de 2014, trente sièges sont pourvus par les élus de la liste PS-divers gauche « L'avenir en confiance », qui a recueilli 51,13 % des suffrages au second tour[37]. Le groupe d'opposition « Ensemble, construisons l'avenir d'Auxerre », liste Union de la droite (LR-UDI-DVD), compte neuf élus. Dix-neuf femmes sont actuellement membres du conseil municipal[37].

Groupe Nom Président Pourcentage Effectif Statut
PS-DVG « L'avenir en confiance » Guy Férez (maire) 51,13 % 30 Majorité
LR-UDI-DVD « Ensemble, construisons l'avenir d'Auxerre » Guillaume Larrivé 48,86 % 9 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Guy Férez, maire actuel d'Auxerre

Six maires différents se sont succédé à Auxerre depuis 1945. Parmi eux, trois ont effectué plusieurs mandats. Un maire a effectué cinq mandats de suite, il s'agit de Jean-Pierre Soisson, en poste de 1971 à 1998. Jean Moreau a lui aussi assuré cinq mandats mais à trois périodes différentes (de 1941 à 1944, de 1947 à 1959 et de 1959 à 1971). Guy Férez, le maire actuel, est le troisième à être élu trois fois à cette fonction, en 2001, 2008 et 2014.

Liste des maires d'Auxerre[38],[39]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Guy Férez PS Président de la communauté de l’Auxerrois et 3e vice-président du conseil régional chargé de la formation professionnelle et de l’apprentissage
05.04.1998 01.03.2001 Jean Garnault RPR  
14.03.1971 05.04.1998 Jean-Pierre Soisson RI, puis UDF-PR, puis MDR député, ministre, président du conseil régional de Bourgogne
21.03.1959 14.03.1971 Jean Moreau CNI député, ministre
12.02.1959 20.03.1959 Jeanne Herold    
26.10.1947 11.02.1959 Jean Moreau CNI Député, ministre
19.08.1945 25.10.1947 Henri Martineau ,  

Auxerre est considérée en matière électorale comme la ville-type française en matière d’élection[réf. nécessaire]. Ce particularisme a valu à la ville diverses attentions, notamment le réseau France Inter et le New York Times[43].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Les quais d'Auxerre

Auxerre est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au Concours des villes et villages fleuris[44].

  • Les jardins de l’abbaye Saint-Germain : Autrefois, lieu de méditation et de repos dans l’ancienne abbaye, ancien verger et potager. Les jardins balisent désormais l’entrée du musée. La présence d’une terrasse permet des animations d’été où le public découvre l’art de la botanique.
  • Les Promenades : C’est sous la pression des Auxerrois frustrés de ne pas pouvoir accéder au jardin du Chevalier de l’Arquebuse qu’est créé ce « boulevard vert » en lieu et place des anciennes fortifications du centre-ville. Rangées de parterres fleuris, de pelouses et de tilleuls, les Promenades offrent également un jardin à la française sur le site de l’Arquebuse.
  • Jardin du Muséum : Sur le site du Muséum d’Histoire naturelle de la ville d’Auxerre est créé un magnifique jardin à la française aux espèces aussi superbes qu’exotiques. Situé sur les boulevards périphériques du centre-ville, le jardin du muséum offre au public de nombreuses animations et expositions.
  • Parc des Maréchaux : Parc privé situé dans un hôtel proche du Muséum, son nom est tiré de l’avenue Foch sur laquelle il est installé.
  • Square Leblanc-Duvernoy : Square situé dans l’hyper-centre d’Auxerre, le square Leblanc-Duvernoy est un corridor vert qui mène au musée de la Faïence.
  • Arboretum Darnus-Rantheaume : grand de 3 ha, cet espace naturel offre, à deux pas du centre-ville, une flore magnifique et variée ainsi qu’un espace de jeux et de détente pour le public.
  • Les Plaines de l’Yonne : Promenade de plus d’1,5 km allant de l’Île aux Plaisirs jusqu’au site d’Auxerrexpo, cette promenade offre au visiteur une faune et une flore riche le long de la rivière.
  • Le chemin de Halage : Autrefois, les chevaux tiraient les péniches. Désormais, ce chemin qui longe l’Yonne et le canal du Nivernais est un endroit envahi par les joggers, les promeneurs, les vététistes. À partir du parc de l’Arbre-Sec, on peut longer la rivière jusqu’au département de la Nièvre, 60 km plus au sud.
  • Parc de l’Arbre-Sec : Plus grand espace vert de la ville, le parc de l’Arbre-Sec est « le » poumon vert de la ville. Situé au bord de l’Yonne, on y accède par une allée de platanes. Outre ses espaces de loisirs, l’Arbre-Sec contient plus de 300 arbres et 28 000 plantes.
  • Le square de Roscoff : Sur l’emplacement d’un ancien monastère, le square de Roscoff est bordé par l’Yonne. Situé sur la rive droite, il offre sans doute l’une des plus belles vues sur les monuments d’Auxerre. On y accède depuis le quartier de « La Marine » par une passerelle. Le square Roscoff est le lieu qui accueille les manifestations du 14 juillet autour du port de plaisance.
  • Coulée verte : Une promenade sur un chemin naturel préservé où la flore est très riche et la vue imprenable, chemin d’agrément de 4 km qui emprunte l’ancienne ligne de chemin de fer Auxerre-Gien et qui va de la gare SNCF à la route de Toucy. À terme il fera le tour de la ville, en passant derrière les Brichères, les quartiers Sainte-Geneviève et Saint-Siméon, avant de redescendre le long des quais de l’Yonne, côté rive droite, et rejoindre la gare SNCF. La Coulée verte traversera également les Îles du Moulin du Président, un vrai parc naturel de quatre hectares que la Ville vient d’acquérir. Une fois terminée, c’est une promenade de 15 kilomètres qui s’offrira aux Auxerrois, soit quatre heures de marche en pleine nature, à deux pas de chez eux.
  • Campagne auxerroise : À quelques kilomètres de la ville, la campagne auxerroise offre de multiples paysages naturels, des vignobles du Chablisien en passant par les berges de l’Yonne à Vaux, de la forêt de Branches aux plaines céréalières.

Instances judiciaires et sécurité[modifier | modifier le code]

Le palais de justice est connu pour avoir accueilli des affaires criminelles aux forts échos médiatiques (affaire dite des disparues de l'Yonne, affaire Géraldine Giraud et Katia Lherbier, etc.).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Auxerre est jumelée avec[45]:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 34 869 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 000 12 047 12 044 12 065 11 439 12 326 12 326 13 968 14 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 119 15 081 15 497 15 631 16 239 16 986 17 456 18 036 18 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 901 20 931 21 929 21 203 21 978 22 900 24 282 24 052 26 583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
31 178 35 784 38 342 38 741 38 819 37 790 37 419 36 856 35 534
2013 - - - - - - - -
34 869 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2004[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Malgré la démographie limitée de la ville, Auxerre bénéficie d’un réseau d'établissements scolaires non négligeable, de l’enseignement du premier degré jusqu’à l’enseignement supérieur. La décentralisation de certaines formations permet aujourd’hui à la ville d’émerger en matière de formations professionnelles.

Enseignement du premier degré[modifier | modifier le code]

La ville d’Auxerre dispose d’une trentaine d’établissements scolaires de premier degré dans le public et deux dans le privé. Ces écoles sont situées dans l’ensemble des quartiers et dans le hameau de Laborde.



Enseignement du second degré[modifier | modifier le code]

Lycée Jacques Amyot d'Auxerre

Collèges

  • Collège Albert Camus
  • Collège Bienvenu-Martin
  • Collège Denfert-Rochereau
  • Collège Paul Bert
  • Collège privé Saint-Joseph

Lycées

  • Lycée agricole Auxerre-La Brosse
  • Lycée Joseph Fourier
  • Lycée Jacques-Amyot
  • Lycée professionnel Saint-Germain
  • Lycée privé Saint-Joseph
  • Lycée professionnel Vauban

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Même si la majorité de l'Institut Universitaire Technologique de Bourgogne est concentrée sur Dijon, il existe une annexe à Auxerre dans le but de décentraliser l'Université de Bourgogne de la capitale régionale.

IUT Université de Bourgogne

Diverses formations peuvent être suivies à Auxerre :

  • Le Centre départemental de l’IUFM
  • Le CIFA (Centre interprofessionnel de formation d’apprentis) qui prépare aux métiers de la gestion, de la vente, de l’esthétique, de l’immobilier et de l’hôtellerie/restauration.
  • Chambre de commerce et de l’industrie avec des formations en management, commerce, gestion et forces de vente.
  • Institut de formation des soins infirmiers
  • Lycée Jacques Amyot, lycée Fourier, lycée Saint-Joseph. Formations aux classes préparatoires aux grandes écoles à Jacques Amyot (PCSI -PSI) et BTS : en comptabilité, gestion et force de vente; analyse agricole biologique et biotechnologique, commerce international.
  • IUT d’Auxerre. Il existe 3 DUT : techniques de commercialisation ; réseaux et télécommunications ; qualité logistique industrielle et organisation. Cette antenne de l’université de Bourgogne accueille aussi une antenne de la Faculté des Sciences et Techniques, offrant 5 licences professionnelles en alternance.
  • Maison de l’entreprise : formation en alternance d’ingénieurs (ITII Bourgogne) et de commerce et gestion. Les locaux de la Maison de l’entreprise sont également occupés par l’Institut de formation aux affaires et à la gestion, école de commerce et de management qui forme des jeunes à partir de bac + 2 jusqu’à bac + 5.
  • LEGTA et CFPPA Auxerre-La Brosse : BTSA ACSE, APV...

Autres établissements[modifier | modifier le code]

  • Le Centre interprofessionnel de formation d'apprentis (C.I.F.A.)
  • Le centre du bâtiment et des travaux publics (C.F.A.)
  • L'Association pour la formation permanente icaunaise (A.F.P.I.)
  • Le Centre de formation des apprentis de l'industrie (C.F.A.I.)
  • Le Conservatoire national des arts et métiers (C.N.A.M.)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Théâtre - Scène Conventionnée d'Auxerre
Auxerrexpo

Le 22 janvier est célébrée la Saint Vincent tournante du grand Auxerrois, dans une ville des environs ou à Auxerre même. À cette occasion est organisé un défilé des confréries vineuses, une messe et un baptême du Saint Vincent du Grand Auxerrois, ainsi que des dégustations. Les rues sont par ailleurs ouvertes à des animations musicales et artistiques, ainsi qu’à des expositions d’artisanat.

Depuis 2005, le 3e dimanche de mai, la manifestation Fleurs de Vigne réunit une centaine de viticulteurs de Chablis et du Grand Auxerrois sur les quais de l’Yonne, lieu de départ historique des vins vers Paris. La manifestation a lieu à présent tous les deux ans, prochaine édition en 2012.

Le Festival International Musique & Cinéma organisé de 2000 à 2008[48] se déroulait mi-novembre et mettait en vedette la musique de film.

Le Festival Aux Zarbs, qui se tenait chaque année en juillet au parc de l’Arbre-Sec, a accueilli entre 2003 et 2010 pendant trois jours des artistes. Le Catalpa Festival a depuis pris la relève en proposant trois soirées de concerts gratuits entre musiques actuelles et musiques du monde le dernier week-end de juin avec un peu plus de 35 000 spectateurs pour sa 4ème édition en 2015. Une quinzaine de concerts de groupes internationaux, nationaux et régionaux sont présentés au parc de l’Arbre-Sec.

Chaque été depuis 2001 « Le festival Garçon, la Note ! » anime la ville d'Auxerre avec un concert gratuit dans un café du lundi au samedi de 21h à 23h30. Une programmation variée, allant du jazz au rock en passant par la musique celtique, est proposée chaque année sur les mois de juillet et d'août. Les concerts s'étendent depuis quelques années à Auxerre et l'Auxerrois. Fort du succès de l'opération, Auxerre (l'office de tourisme et la municipalité) a exporté son festival à Cosne-sur-Loire, Dijon et Sens.

Au mois de décembre se tient en centre-ville un marché de Noël.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville d’Auxerre reste une ville très dynamique en matière de sport. Derrière son club de football professionnel (AJ Auxerre), de nombreuses autres activités sportives peuvent être pratiquées sur la ville. 125 associations sportives offrent la possibilité de pratiquer 60 disciplines.

La ville d'Auxerre sert de « ville-arrivée » à l'épreuve de cyclisme sur route Paris-Auxerre, dont le départ est donné à Varennes-sur-Seine depuis les années 1970.

Éric Cantona, ancien joueur à l'AJA, démarqua la ville avec ces propos : « La France ne mérite pas Auxerre, l'Angleterre sans doute, mais pas la France. »

Principales équipes[modifier | modifier le code]

Supporters de l’AJA

Principales installations sportives[modifier | modifier le code]

Stade Abbé-Deschamps

Principaux équipements socio-éducatifs[modifier | modifier le code]

  • Cinq centres de loisirs municipaux permanents pour l’accueil des enfants de 3 à 11 ans : Rive droite, Saint-Siméon (Maison des enfants), Rosoirs, Brichères, Sainte-Geneviève
  • Deux centres de loisirs associatifs pour l’accueil des enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires : les Gulliverts (route de Vaux) et le centre aéré du Moulin rouge géré par le Patronage Laïque Paul Bert, route de Vallan.
  • Cinq maisons de quartier municipales proposant des activités de toute nature pour tous les âges et louant leurs locaux : Rive droite, Rosoirs, Sainte-Geneviève, Saint-Siméon, Piédalloues

Médias[modifier | modifier le code]

Annexe de l'Yonne Républicaine au Centre Ville, rue du Temple, à Auxerre
Bureaux de France 3 Bourgogne d'Auxerre

Auxerre est le siège du journal local d’information l'Yonne républicaine. Journal créé le , le jour de la Libération d’Auxerre, le journal est diffusé dans l’ensemble du département mais aussi dans le Nord de la Nièvre, le Sud de la Seine-et-Marne. Le journal est publié à plus de 44 000 exemplaires et dans 500 points de vente. Le siège du journal est situé sur l’avenue Jean Moulin. Le journal, qui arborait fièrement la mention « Quotidien régional d'information issu de la Résistance », a dû l'abandonner à la suite de l'absorption du périodique par le groupe de presse « Centre France ».

Auxerre bénéficie aussi du décrochage des informations de France 3 pour le 12/13 et le 19/20, un journal local de France 3 Bourgogne est assuré. La ville abrite également les locaux de la station de radio France Bleu Auxerre, rattachée au groupe Radio France.

La ville abrite également les locaux de la revue Sciences Humaines[49].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre d'Auxerre
Chapelle des Visitandines

Avant la révolution, la ville comptait 27 églises dont celles des communautés religieuses et une synagogue. Certaines sont toujours consacrées, d'autres ont été transformées, et il ne reste que quelques vestiges de la plupart d'entre elles. Certains édifices religieux sont de construction plus récente.

  • Abbaye Saint-Germain[50] : datant de l’an 800, elle se présente comme une salle divisée en trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes qui portent la voûte en architrave de chêne. L’extrémité de la nef centrale s’ouvre sur la confession, elle-même entourée d’un couloir qui débouche dans les collatéraux. L’ensemble fut augmenté entre 841 et 854 par des cryptes latérales prolongées vers l’est et réunies par un couloir, par lequel on accédait à la rotonde qui avait également un étage au niveau de l’église. En 1277 on commença la construction de l’église dont certains détails sont copiés sur la cathédrale. C'est aujourd'hui un musée.
  • Cathédrale Saint-Étienne : cette cathédrale fut construite sur les fondations d’un bâtiment construit par l'évêque Saint-Amâtre au IVe siècle dont il ne reste aucune trace. L'évêque Guillaume de Seignelay jeta les fondements de l'actuelle cathédrale en 1215. L’édifice actuel est essentiellement celui hérité de l’époque des guerres de religion restauré dans la seconde moitié du XIXe siècle par Viollet-le-Duc. La crypte du XIe siècle abrite une fresque du Christ à cheval, représentation unique au monde.
  • Chapelle de la Madeleine : située au 2, rue Germain Bénard, cette ancienne chapelle du XIIe siècle faisait partie de l'ancien hôtel-Dieu de la Madeleine, également nommé Hôpital des Grandes Charités, qui fut transféré dans les bâtiments de l’abbaye Saint-Germain en 1826.
  • Chapelle des petits Pères : située au coin d’une ruelle dans la rue de la Liberté, cette chapelle construite en 1718, faisait partie du couvent des augustins déchaussés. Elle fut vendue comme bien national en 1791 et a depuis reçu différentes affectation.
  • Chapelle des Visitandines : située au 98, rue de Paris, cette chapelle de l’ancien couvent de la Visitation a été construite en 1714. C’est à présent une annexe du musée d’Auxerre.
  • Chapelle du couvent des Ursulines : située au 2, rue du Nil, cette ancienne chapelle a été achevée en 1636. On y distingue encore sur la façade sainte Ursule entourée de ses religieuses à genoux.
Chapelle du séminaire
  • Chapelle du Séminaire : située rue Michelet, elle fut édifiée de 1706 à 1709 et consacrée en 1710. Anciennement dénommée chapelle Sainte-Marie, cette chapelle a été construite grâce à un legs d’André Colbert, ancien évêque d’Auxerre.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Lorette : construite en 1761 sur l’emplacement d’une première chapelle appartenant aux Prémontrés, ce monument jouxte l’hôpital psychiatrique d’Auxerre dont elle était destinée à accueillir les malades aux offices.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Vertus : on trouve trace de cette chapelle dont il ne reste que son abside qui abritait la statue de Notre-Dame-des-Vertus, dans le jardin du presbytère de la cathédrale. Construite dès 1558 à la suite de l’apparition d’une image miraculeuse de la Vierge sur les murs de la cathédrale, cette chapelle s’y adossa. Menaçant ruine, elle fut détruite en 1780.
  • Chapelle Saint-Clément et Saint-Michel : construite sur les bases d’une première église Saint-Clément d’avant le IXe siècle où l’évêque Wibaud avait été inhumé, cette double chapelle fut édifiée au XIIe siècle et XIIIe siècle. On en aperçoit un haut édifice en pierres, bordé d’un cordon de modillons antiques, percé d’une longue baie face est en descendant la rue Leboeuf sur la gauche.
  • Église Saint-Amatre : l'église Saint-Amatre était située aux 3 et 5 rue d’Eckmühl. Le corps de saint Amatre y reposa jusqu’au XIIs siècle avant d’être transporté dans la cathédrale. Détruite en 1791, il subsiste de cette église une crypte préromane du XIIs siècle où l’on peut apercevoir un tombeau de pierre encastré dans un mur.
  • Église Sainte-Geneviève : construite dans le quartier des Brichères dans les hauts d'Auxerre, la première pierre de cette église fut posée le 23 octobre 1966. Elle fut consacrée en 1968.
  • Église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus : construite dans le quartier des Rosoirs par l'architecte Pierre Brunet et le sculpteur auxerrois François Brochet, cette église en grande partie en bois a été consacrée en 1959.
  • Église Saint-Eusèbe : sa plus ancienne fondation remonte au VIIe siècle. La nef, remaniée au XIIIe siècle-XVe siècle, s’appuie à un clocher roman du XIIe siècle, similaire à celle de l’abbaye Saint-Germain. Elle précède un chœur reconstruit au XVIe siècle, plus haut que la nef. Elle conserve les reliques d'une étoffe byzantine du IXe siècle appelée « suaire de saint Germain », ainsi que des peintures sur bois de l’école italienne des XVe siècle au XVIIIe siècle.
  • Église Saint-Loup : construite entre le Xe siècle et le XIIe siècle, cette église se trouvait dans le haut de la rue Cochois et s’orientait parallèlement à celle de Saint-Germain. Il en reste un pan de mur et une feuille d’acanthe visibles depuis la ruelle Saint-Loup.
  • Église Saint-Mamert : cette ancienne église construite à partir de 1535, occupait le côté de la place du même nom entre la rue Martineau-Des-Chesnez où se trouvait la porte et la rue Paul Bert où se trouvait son chevet. Vendue en 1792 comme bien national, elle fut démolie. On distingue encore rue Saint-Mamert les restes d’un clocher ainsi qu’une sculpture et un pan de mur rue Paul Bert.
  • Église Saint-Marse : église construite en 1964 dans le quartier rive droite et dédiée à saint Marse, fondateur avec saint Pèlerin de la première communauté chrétienne d’Auxerre.
  • Église Saint-Martin-lès-Saint-Marien : les vestiges de cette église située au cœur d’une résidence privée près du pont de la Tournelle, sont les seuls restes de l’abbaye de Saint-Marien du XIIe siècle. Il subsiste encore un pilier très élevé formé d’un faisceau de colonnes de style renaissance. Au pied de celui-ci fut enterré en 1806 le chanoine Villetard, l’un des derniers survivants de la coterie janséniste du chapitre.
  • Église paroissiale Saint-Pèlerin : située au 31, rue Saint-Pèlerin, elle fut reconstruite au XVIe siècle sur l'emplacement d'une église construite vers l'an 260. Restaurée en 1866, elle devint église réformée évangélique. Elle abrite une crypte du VIe siècle.
  • Église Saint-Pierre : anciennement appelée Saint-Pierre-en-vallée par distinction de l’ancienne église Saint-Pierre proche de la cathédrale, cette église a été construite au XVIe siècle et XVIIe siècle. Elle fait partie de l'ancienne abbaye Saint-Pierre fondée à cet endroit au VIe siècle. La tour fut édifiée de 1536 à 1577 et la façade fut achevée en 1658.
  • Mosquée Khadija : inaugurée en 2007, cette mosquée est la première construite à Auxerre, à la suite de la signature d'un bail emphytéotique avec la mairie en 1999. Elle se situe dans le quartier Sainte-Geneviève.
  • Palais de l'ancien évêché : préfecture de l'Yonne depuis la révolution, il a été construit par François de Dinteville, évêque d'Auxerre au XVIe siècle, mais sa partie Nord est constituée de l’ancien palais construit par l’évêque Hugues de Montaigu vers 1130. Il fut restauré par Viollet-Le-Duc vers 1840, conservant néanmoins presque intacte sa façade extérieure.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2012, le revenu disponible médian par unité de consommation (UC) est de 17 769 € et 59,4% des ménages fiscaux sont imposés. À titre de comparaison, le revenu disponible médian en France métropolitaine est en 2012 de 19 786 € et 64% des ménages fiscaux sont imposés[51]. Les revenus de la population d’Auxerre sont ainsi plus faibles que la moyenne nationale.

Les disparités de revenus sont mesurées et égales à la moyenne nationale : le rapport interdécile entre les 10 % de revenus disponibles les plus élevés (33 548 € par UC) et les 10 % de revenus disponibles les plus faibles (9 538 € par UC) atteint 3,5[52] (3,5 également pour l'ensemble de la France métropolitaine[53]).

En 2013, la ville compte 123 contribuables redevables à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour un patrimoine moyen de 2 365 008 €[54].

Le salaire net horaire moyen est en 2012 de 12,3 €, inégalement réparti entre hommes (13,2 €) et femmes (11 €)[55].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2010, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 23 340 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,7 % d'actifs dont 59,7 % ayant un emploi et 10,9 % de chômeurs. Parmi les actifs ayant un emploi, les employés sont la catégorie professionnelle la plus représentée, avec 32,9 % du total. Suivent les professions intermédiaires, 30,4 %, les ouvriers, 19,5 %, les cadres et professions intellectuelles, 12,9 %, les commerçants, artisans et chefs d'entreprise, 4,1 %, et les agriculteurs, 0,3 %[56].

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

La ville est située en plein cœur d’une région viticole (Chablis, Saint-Bris-le-Vineux, Irancy, Coulanges-la-Vineuse…) La ville repose essentiellement sur l’activité tertiaire.

Cette ville est également connue pour son équipe de football, l’AJ Auxerre, fondée en 1905 par l’abbé Ernest Deschamps.

Le Parc des Expositions Auxerrexpo accueille de nombreuses manifestations organisées tout au long de l’année.

Auxerre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne. Elle gère l’aéroport Auxerre-Branches et le port fluvial de plaisance.

Auxerre dispose également de zones industrielles et commerciales parmi lesquelles :

  • ZI de la Plaine des Isles
  • ZI des Plaines de l’Yonne
  • Centre commercial Fontaines des Clairions (Géant Casino et 50 boutiques)
  • Centre commercial Saint-Siméon (Intermarché)
  • Centre commercial Rive-Droite (E. Leclerc)

L'enseigne Monoprix est installée en centre-ville.

Plusieurs entreprises de dimension internationale disposent de filiales, d’usines ou de sièges sociaux dans la zone auxerroise :

  • Blackmer/Mouvex (groupe Dover), siège européen du constructeur mondial de pompes pour la région Europe/Afrique/Moyen-Orient
  • Groupe Casino (plate-forme logistique)
  • Groupe Hermes-Metal (leader européen dans l’aménagement pour la grande distribution)
  • Fruehauf (groupe General-Trailers)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville a reçu le label Ville d’Art et d’Histoire[57] en 1995. Son centre historique est classé comme secteur sauvegardé en quasi-totalité (67 hectares). Il comporte de très nombreuses maisons du Moyen Âge - notamment dans les quartiers les plus proches de l’Yonne, qui sont les plus anciens, de la Renaissance ainsi qu’un grand nombre de remarquables hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècle (vers l’église Saint-Eusèbe). D’après l’office de tourisme, l’impact des rencontres européennes footballistiques de l’AJA est notable. Beaucoup de touristes étrangers ont déclaré s’être arrêtés à Auxerre parce qu’ils avaient entendu parler de l’équipe de foot.

Depuis 2013, Auxerre est le siège de la maison de la francophonie de Bourgogne[58].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le passage couvert du centre ville
Le Palais de justice d'Auxerre
Le pont Paul Bert

Le centre-ville est jalonné de sculptures en bois peintes par l’artiste François Brochet. L’une d’elles représente la poétesse auxerroise Marie Noël. D’autres représentent des scènes inspirées d’œuvres de l’écrivain Restif de la Bretonne, originaire des environs. Ces œuvres sont régulièrement victimes de dégradations et les originaux ont dû être remplacés. À noter aussi la présence d’une fontaine surmontée d’une statue de Cadet Roussel, personnage originaire d’Auxerre. Un grand nombre de maisons conservées dans cette partie de la ville sont à colombages

La tour de l’Horloge présente un modèle à deux faces (dont l’une est une copie d’après original) du XVe siècle aux couleurs rosées et dorées.

La statue de Paul Bert du sculpteur Émile Peynot, inaugurée le 7 juillet 1889, sur le pont du même nom a failli disparaître au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, cette dernière avait été réquisitionnée par les Allemands dans le but de la fondre afin de fournir du matériau supplémentaire pour l'armement de la Wehrmacht. Cependant, le maire d'Auxerre de l'époque a réussi à faire croire aux occupants que ladite statue était creuse et de ce fait peu rentable si fondue, ce qui a permis de préserver celle-ci jusqu'à la libération d'Auxerre, le 24 août 1944.

Musées[modifier | modifier le code]

Muséum

Le Musée Saint-Germain, installé dans l'ancienne abbaye du même nom, abrite les collections préhistoriques, gallo-romaines et médiévales de la ville d’Auxerre, ainsi que des expositions temporaires[59].

Le Musée Leblanc-Duvernoy, maison familiale réhabilitée en musée, présente des tapisseries de Beauvais ainsi qu'une importante collection de grès de Puisaye et de faïences régionales ainsi que nationales[60]. Le Muséum présente des collections de paléontologie locale et des expositions temporaires. Le musée est consacré à Paul Bert[61].

La Maison de l'Eau et de l'Environnement, installée dans une ancienne usine élévatoire des eaux construite en 1882 et remaniée en 1914, se consacre à des opérations de sensibilisation du grand public pour la préservation de l’environnement.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Bibliothèque municipale d'Auxerre

La ville comporte divers lieux de loisirs :

  • Le Bowling à Monéteau, neuf avec 20 pistes, pouvant accueillir près de 700 personnes au maximum.
  • La Patinoire à Monéteau ouverte à tous avec parfois des shows organisés.
  • Foot in-door : près du kart propose des terrains synthétiques couverts. (avec des championnats)
  • Laser-Game : lui aussi près du kart in door avec 14 places disponibles au maximum.
  • Clubs de nuit : plusieurs clubs sont ouverts certains soirs et le week end : Le Styliss (à Rouvray), le Glam's (Auxerre), le Kitch Club (Monéteau), lavida loca (Venoy) etc.
  • Le Mega CGR Ciné Casino, seul cinéma de la ville mais doté de huit salles (équipées de projecteurs numériques 3D) dont une de 560 places et une autre consacrée à l'opéra et au théâtre. Si l'entreprise CGR est satisfaite de la fréquentation, un agrandissement pourrait se faire.
  • La bibliothèque municipale d'Auxerre.

Spectacles vivants[modifier | modifier le code]

Le Silex, SMAC

La ville dispose de structures culturelles notamment en matière de diffusion de spectacles vivants:

  • Le Silex, scène de musiques actuelles (SMAC) de l'Yonne. Salle de concerts composée de 2 salles (500 pl. et 200 pl.) proposant près de 60 concerts par saison.
  • Le Jazz-Club d'Auxerre, scène consacrée aux esthétiques jazz, blues et musiques du monde proposant une quinzaine de rendez-vous par saison.
  • Le Théâtre - Scène Conventionnée d'Auxerre est composé de 2 salles (555 pl. et 122 pl.) proposant une quarantaine de spectacles et 120 représentations par saison.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Patrimoine viticole
Article détaillé : Vignoble auxerrois.

Auxerre dispose d’un patrimoine viticole réputé dans le monde entier. Outre les vignes du Clos de la Chaînette, au centre de la ville, Auxerre est entouré de vignobles bourguignons. Du vin d’Auxerre était offert aux fêtes du tournoi de Chauvency, en 1285.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Auxerre :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des évêques d'Auxerre.

Personnalités nées à Auxerre[modifier | modifier le code]

Émile Peynot, Monument à Paul Bert (1889)[62].

(Par ordre alphabétique) :

Auxerre fut aussi un bon vivier du cyclisme régional et national avec entre autres : Gabriel Mathonat (1883-1914) qui participe au tour de France de 1907 et 1910[64], René Tissier (1889), Marcel Tissier (1903), Alexandre Druhot (1904), Jean Tissier (1920), Jacques Guercio (1925), Nicolas Dumont (1973).

Personnalités ayant étudié à Auxerre[modifier | modifier le code]

Grâce à l'implantation d'une école royale militaire sur son territoire à la suite de l'ordonnance de 1776, Auxerre est la ville de formation de plusieurs stratèges et chefs militaires français, le plus illustre étant le maréchal d'Empire Davout, seul maréchal d'Empire à être resté invaincu en 1815[65].

Personnalités ayant vécu à Auxerre[modifier | modifier le code]

(Par ordre alphabétique) :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D’azur semé de billettes d’or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 2, , 569 p. (présentation en ligne)
  • [Sapin 1998] Christian Sapin, Pierre Bonnerue, Jean-Paul Desaive, Philippe Guyot, Fabrice Henrion et Patrice Wahlen, Document d’évaluation du patrimoine archéologique des villes de France – Auxerre : Notices techniques - Recherche archéologique de terrain - Liste des fouilles ou observations, Auxerre, Ministère de la Culture et de la Communication, DEPAVF, , 197 p. (présentation en ligne)
  • Jean-Pierre Rocher, Alain Bataille, Histoire d’Auxerre des origines à nos jours, Horvath (1984)
  • Christian Durot, Auxerre d’autrefois, Horvath (1983)
  • Chardon, Histoire de la ville d'Auxerre

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, publié en janvier 2007, révisé en mars 2010 (lire en ligne)
  2. Relevés Auxerre Saint-Georges 1961-2007
  3. Climat de l'Yonne - Météo89
  4. « Transports - Ville d'Auxerre », sur www.auxerre.com (consulté le 6 janvier 2016)
  5. Réseau TransYonne
  6. a et b « Auxerre : les quais ont été inaugurés après 2 ans de travaux - France 3 Bourgogne », sur France 3 Bourgogne (consulté le 1er février 2016)
  7. « Le port d'Auxerre, haut lieu de la plaisance dans l'Yonne », sur www.lyonne.fr (consulté le 9 janvier 2016)
  8. « Canal du Nivernais : la navigation est toujours interrompue en raison des crues - France 3 Bourgogne », sur France 3 Bourgogne (consulté le 9 janvier 2016)
  9. « Aéroport d'Auxerre-Branches – Aérodrome Auxerre-Branches – Aéroport aérodrome Yonne », sur www.yonne.cci.fr (consulté le 9 janvier 2016)
  10. Présentation des quartiers d’Auxerre Ville d’Auxerre
  11. « Insee - Commune d'Auxerre (89024) - Chiffres clés Logement - 2010 », sur www.insee.fr (consulté le 7 janvier 2016)
  12. « Information des Acquéreurs et des Locataires (IAL) / Risques majeurs / Information préventive / Sécurité civile et risques majeurs / Sécurité et protection de la population / Politiques publiques / Accueil - Les services de l'État dans l'Yonne », sur www.yonne.gouv.fr (consulté le 8 janvier 2016)
  13. Lebeuf 1743, p. 2.
  14. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  15. D’après Jean d'Osta Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles édition Le Livre ISBN 2-930135-10-7
  16. a, b et c Sapin 1998, p. 122.
  17. a et b Sapin 1998, p. 120.
  18. Chardon (Olivier Jacques), Histoire de la ville d'Auxerre, Auxerre, Gallot-Fournier, 1834, vol. 1, préface, p. xlj.
  19. Mr. L. (ingénieur des Ponts et Chaussées), Recherches historiques et statistiques sur (Auxerre), ses monuments et ses environs. Gallot-Fournier, Auxerre, 1830.
  20. Sapin 1998, p. 117-122.
  21. Sapin 1998, p. 119.
  22. Gaston David, La villa Saint-Martin d’Auxerre - dernier refuge du silence et de la méditation va bientôt disparaître avec ses mille ans d’histoire. L’Echo d’Auxerre, no 53 et 101.
  23. Sapin 1998, p. 117.
  24. a, b et c Sapin 1998, p. 121.
  25. Lebeuf 1743, p. 509.
  26. Georges Duby. Les Trois Ordres, ou l’imaginaire du féodalisme, in Féodalité. Gallimard, 1996. Collection Quarto. p. 801-803. Première publication : 1978.
  27. Inrap rapport d'activité 2006 page 75
  28. Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques). Cité dans Ordonnances des roys de France de la troisième race, Marquis de Pastoret, page 227.
  29. Lettres patentes de Louis XI, Rambouillet, le 23 janvier 1477 (1476 avant Pâques). Cité dans Ordonnances des roys de France de la troisième race, Marquis de Pastoret, page 225.
  30. Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques). Cité dans Ordonnances des roys de France de la troisième race, Marquis de Pastoret, page 231.
  31. Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques). Cité dans Ordonnances des roys de France de la troisième race, Marquis de Pastoret, page 229.
  32. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 22 décembre 1477. Cité dans Ordonnances des roys de France de la troisième race, Marquis de Pastoret, page 313.
  33. Annuaire historique du département de l’Yonne p. 133
  34. « Communes », sur www.communaute-auxerrois.com (consulté le 3 janvier 2016)
  35. (fr) « Résultats des élections législatives 2012 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__LG2012 (consulté le 3 janvier 2016)
  36. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  37. a et b « YONNE (89) - Auxerre - Résultats du 2nd tour », Ministère de l'Intérieur (consulté le 3 janvier 2015).
  38. FranceGeneWeb
  39. Site sur les maires d’auxerre
  40. Le bourguignon, 20 mai 1921, discours de Monsieur Lacroix : « Germain Bénard disparaît pendant qu’il exerçait les fonctions de maire et au moment où ses collègues restant au conseil municipal avaient l’intention de lui conférer cette magistrature ».
  41. Jours tranquilles en 89: ethnologie politique d'un département français - Marc Abélès - Google Books
  42. Annuaire historique du département de l’Yonne, p. 104
  43. Elaine Sciolino, « Typical French Town Is Split Over Election », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  44. Insee - Série historique des résultats du recensement dans la communauté d'agglomération de l'Auxerrois, consulté le 8 août 2015
  45. Les villes jumelles
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  48. « Le festival musique et cinéma d'Auxerre 2009 annulé ? », site de cinezik, article du 27 janvier 2009
  49. « Yonne : le magazine "Sciences Humaines" fête ses 25 ans - France 3 Bourgogne », sur France 3 Bourgogne (consulté le 6 janvier 2016)
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  51. « Insee - Chiffres clés : France métropolitaine, Commune d'Auxerre (89024), France métropolitaine », sur www.insee.fr (consulté le 5 janvier 2016)
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  53. « Insee - France métropolitaine - Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2012 - 2012 », sur www.insee.fr (consulté le 5 janvier 2016)
  54. « Impots.gouv.fr - Impôts des particuliers », sur www.impots.gouv.fr (consulté le 5 janvier 2016)
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  56. « Insee - Commune d'Auxerre (89024) - Chiffres clés Emploi - Population active - 2010 », sur www.insee.fr (consulté le 6 janvier 2016)
  57. Villes et Pays d’Art et d’Histoire de France.
  58. jlhuss, « Inauguration de la maison de la francophonie de Bourgogne. », sur www.auxerretv.com (consulté le 24 novembre 2015)
  59. « Musées - Ville d'Auxerre », sur www.auxerre.com (consulté le 5 janvier 2016)
  60. « Musées - Ville d'Auxerre », sur www.auxerre.com (consulté le 5 janvier 2016)
  61. « Musées - Ville d'Auxerre », sur www.auxerre.com (consulté le 5 janvier 2016)
  62. « Monument à Paul Bert – Auxerre », notice sur e-monumen.net.
  63. Propos de Rosa Bouglione, lors de l'émission 13 h 15, le samedi diffusée le 18 juillet 2015 sur France2. Rosa a accouché de Joseph dans sa caravane, alors que le cirque Bouglione était en tournée.
  64. http://cyclodico-bourgogne.over-blog.com/2015/08/m.html
  65. Jean-Christophe Blanchard, Le Collège et École Militaire d’Auxerre (lire en ligne), p. 158