Valérie Fourneyron

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Valérie Fourneyron
Illustration.
Valérie Fourneyron en 2013.
Fonctions
Députée française

(2 ans, 11 mois et 16 jours)
Circonscription 1re de la Seine-Maritime
Législature XIVe
Groupe politique SRC (2014-2016)
SOC (2016-2017)
Prédécesseur Pierre Léautey
Successeur Damien Adam

(5 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 1re de la Seine-Maritime
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique SRC
Prédécesseur Patrick Herr
Successeur Pierre Léautey
Secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire

(1 mois et 25 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I
Prédécesseur Sylvia Pinel
(Commerce et Artisanat)
Benoît Hamon
(Consommation, Économie
sociale et solidaire)
Successeur Carole Delga
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative

(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur David Douillet (Sports)
Luc Chatel (Jeunesse et
Vie associative)
Successeur Najat Vallaud-Belkacem
(ministre)
Thierry Braillard
(secrétaire d'État)
Maire de Rouen

(4 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 9 mars 2008
Prédécesseur Pierre Albertini
Successeur Yvon Robert
Conseillère générale de la Seine-Maritime

(3 ans, 11 mois et 16 jours)
Élection
Circonscription Canton de Rouen-5
Prédécesseur Richard Picot
Successeur Christine Rambaud
Conseillère régionale de Haute-Normandie

(9 ans, 3 mois et 15 jours)
Élection 15 mars 1998
Successeur Laurence Tison
Biographie
Nom de naissance Valérie Absire
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Le Petit-Quevilly (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Médecin du sport

Valérie Fourneyron, née Valérie Absire le au Petit-Quevilly, en Seine-Maritime, est une médecin et femme politique française, membre du Parti socialiste.

Proche d'Yvon Robert dont elle est l'une des adjointe à la mairie de Rouen entre 1995 et 2001, elle est élue députée de la première circonscription de la Seine-Maritime en 2007 avant de devenir un an plus tard, la première femme élue maire de Rouen, battant le centriste sortant Pierre Albertini.

Après la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, elle est nommée ministre des Sports et de la Jeunesse dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Deux ans plus tard, elle est désignée secrétaire d'État chargée du Commerce et de l'Artisanat mais démissionne quelques semaines après sa nomination pour raisons de santé ; elle se consacre alors à son mandat parlementaire.

Battue dans sa circonscription à l'issue des élections législatives de , elle met un terme à sa carrière politique, avant d'être nommée, au mois d'octobre suivant, présidente de l'Autorité de contrôle indépendante de l'Agence mondiale antidopage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Née Valérie Absire, elle est issue d'une famille de tanneurs de la bourgeoisie industrielle rouennaise, les Absire-Sevrey. Grandissant au sein d'une famille catholique traditionnellement de droite, elle en partage les opinions durant son adolescence. À l'âge de 14 ans, elle est sympathisante de Valéry Giscard d'Estaing et milite pour son élection au moment de la campagne présidentielle de 1974, engagement qui est par la suite plusieurs fois utilisé à son encontre par ses adversaires politiques locaux. Ses convictions évoluent vers la gauche dans les années 1980[1],[2],[3].

Carrière de médecin[modifier | modifier le code]

Généraliste d'après le Conseil national de l'Ordre des médecins[4], elle a été, de 1984 à 1989, médecin du sport au CHU de Rouen, avant de devenir médecin inspecteur régional jeunesse et sports (MIRJS). Elle intègre alors, en 1989, le ministère des Sports, où elle est notamment chargée de l’organisation et du suivi de la médecine sportive nationale, ainsi que de la coordination des médecins des équipes de France. Dans le cadre de ses fonctions, Valérie Fourneyron prend également une large part à la rédaction de la loi de 1989 contre le dopage. De 1991 à 1995, elle est médecin directeur du centre régional de médecine sportive de Sotteville-lès-Rouen et médecin de l’équipe de France de volley-ball. Auparavant, elle fut également médecin du Rouen hockey élite 76[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts à Rouen[modifier | modifier le code]

Elle s'engage en politique en 1995 quand Yvon Robert, candidat socialiste à la mairie de Rouen, lui propose de rejoindre sa liste[1]. De 1995 à 2001, Valérie Fourneyron est d’abord adjointe au sport à la mairie de Rouen puis première adjointe d'Yvon Robert, chargée en plus de la politique de la ville, de la santé et de la sécurité. En 1998, elle fait partie du groupe interministériel « médecine du sport et dopage » (rapport remis au gouvernement en novembre 1999) et collabore au groupe de travail chargé d’élaborer la nouvelle législation sur le dopage (loi du 23 mars 2000).

Lors des élections régionales de 1998, elle est élue au conseil régional de Haute-Normandie sur la liste de gauche plurielle menée par Alain Le Vern. À la suite de la victoire de cette liste, elle devient vice-présidente chargée des sports. Elle est réélue en 2004 et conserve son poste de vice-présidente. À la suite de son élection comme députée, elle démissionnera de son mandat le 1er juillet 2007.

Députée-maire de Rouen[modifier | modifier le code]

Valérie Fourneyron lors de la Coupe Continentale de hockey à Rouen le 15 janvier 2012.

Pour les élections législatives de 2002, elle est investie par le PS pour affronter dans la première circonscription de la Seine-Maritime le député UMP sortant, Patrick Herr. Elle échoue de peu au second tour, en étant battue de 520 voix. À cette occasion, elle se plaint de la dureté de la campagne au cours de laquelle elle aurait été traitée de « mauvaise mère car [elle] continuait à faire de la politique alors qu'elle venait de perdre l'un de ses fils », mort dans un accident de cyclomoteur. Elle continue néanmoins la politique à la demande de ses autres enfants[1].

Elle est conseillère générale du canton de Rouen-5 depuis les élections cantonales de 2004. À la suite de cette élection, elle démissionne de son mandat d'élue municipale.

De nouveau investie pour les élections législatives de 2007 dans la première circonscription de la Seine-Maritime, elle est cette fois élue députée au second tour avec 55,16 % des voix face au candidat de l'UMP Bruno Devaux[6]. Elle succède ainsi à Patrick Herr qui ne se représentait pas. À l'Assemblée nationale, elle est vice-présidente du groupe socialiste, radical et citoyen, chargée du sport, sujet sur lequel elle intervient régulièrement[7].

En 2008, elle prend la tête d'une liste de coalition de gauche pour l'élection municipale de Rouen qui est élue dès le premier tour avec 55,79 % des voix face à celle du maire sortant Pierre Albertini (38,10 %) le 9 mars. Elle devient une des rares femmes à diriger une ville de plus de 100 000 habitants avec Hélène Mandroux, Maryse Joissains, Martine Aubry, Adeline Hazan, Dominique Voynet, Huguette Bello. Au sein de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), elle est responsable des questions de sport[8].

En juillet 2011, elle intègre l'équipe de campagne de Martine Aubry pour l'élection présidentielle de 2012 chargée avec Yohann Diniz de la thématique « sport »[9] ». En novembre 2011, François Hollande la nomme responsable des sports dans son équipe de campagne dans le cadre de l'élection présidentielle de 2012[10].

Ministre du président François Hollande[modifier | modifier le code]

Elle devient, le 16 mai 2012, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la vie associative sous la présidence de François Hollande. Pierre Léautey la remplace en tant que député suppléant. Pour respecter la règle de non-cumul des mandats faisant partie des 60 propositions de campagne de François Hollande[11], elle laisse sa place à son premier adjoint à la mairie de Rouen, Yvon Robert, le 27 juin 2012.

Le 9 avril 2014, elle est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire dans le gouvernement de Manuel Valls[12]. Du 11 au 18 avril, elle est hospitalisée pour un syndrome méningé à l'hôpital du Val-de-Grâce, ainsi que le 15 mai[13],[14]. Le 3 juin suivant, elle quitte, pour raison de santé, son poste au gouvernement, où elle est remplacée par Carole Delga[15].

L'après-gouvernement[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, elle est désignée présidente du comité médical de l'Agence mondiale antidopage[16]. Elle pilote depuis la fin 2016 le groupe pour la préfiguration d'une Autorité de Contrôles Indépendante dans le cadre de l'AMA[17]. Les principes instituant cette Autorité sont posés en mai 2017[18]. En novembre 2015, elle intègre le conseil d'administration de la mutuelle Matmut[19].

Siégeant au sein de la Commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, elle y mène de 2015 à 2016 une mission d'information transpartisane avec le député UDI François Rochebloine sur La diplomatie sportive de la France [20],[21].

Valérie Fourneyon fait également la promotion de la possibilité pour les patients en affection longue durée d'obtenir la prescription par leur médecin de pratiquer une activité sportive. C'est à l'occasion de la Loi de modernisation du système de santé dite Loi Santé de 2016, que son amendement est adopté ; le dispositif entre en vigueur le 1er mars 2017 après publication du décret nécessaire [22],[23].

En octobre 2017, Valérie Fourneyron prend la présidence d'une nouvelle entité mise en place par l'Agence mondiale antidopage, l'Autorité de Contrôle indépendante (ACI)[24]. À ce titre, et à la suite de la suspension du comité olympique russe, et donc de la Russie en tant que nation participante aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang 2018 en raison du système de dopage d'État mis au jour concernant les Jeux de Sotchi 2014, l'ACI a la charge de déterminer la liste des athlètes russes autorisés à concourir sous drapeau olympique[25].

Mandats[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg

Chevalier de la Légion d'honneur (par décret du 30 décembre 2017[27]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Le Monde des 12 et 19 juin 2007 pour les résultats électoraux des législatives de 2002 et 2007.
  • Étienne Banzet, « Valérie Fourneyron, une pour tous », dans Le Monde, 12 mars 2008
  1. a b et c Jacques Trentesaux, « Valérie Fourneyron, la battante », L'Express,‎ (ISSN 0014-5270, lire en ligne).
  2. Etienne Banzet, « Valérie Fourneyron, une pour tous », sur lemonde.fr,
  3. Elise Karlin, « Histoires de familles », sur lexpress.fr,
  4. Identifiant RPPS : 10001891562 : information disponible sur l'« Annuaire » du site du Conseil de l'ordre des médecins, conseil-national.medecin.fr. Consulté le 14 décembre 2009
  5. Biographie sur le blog de Valérie Fourneyron
  6. Serge Bolloch, « À Rouen, l'UDF rechigne à mettre en œuvre le « travailler ensemble » cher à François Bayrou », sur Le Monde, .
  7. Valérie Fourneyron et Alain Loret, « L'inquiétante balkanisation du ministère des sports », sur lemonde.fr, .
  8. « Commissions de l'AMGVF », sur grandesvilles.org.
  9. L'équipe de campagne de Martine Aubry sur le site officiel martineaubry.fr.
  10. « organigramme de l'équipe de campagne de François Hollande.
  11. Crea : l'après Fabius Paris-Normandie, 18 mai 2012.
  12. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.
  13. « Gouvernement : départ de Fourneyron, arrivée de Delga et Mandon », sur europe1.fr, .
  14. Jean-François Fournel, « Valérie Fourneyron, l’ambition de la politique modeste », sur LaCroix.com, .
  15. « Remaniement : démission de Valérie Fourneyron, remplacée par Carole Delga. Thierry Mandon nommé secrétaire d'État », sur rtl.fr, .
  16. « Valérie Fourneyron rejoint l'Agence mondiale antidopage », sur liberation.fr, .
  17. Clément Guillou, « L’autre bataille contre le dopage », sur Lemonde.fr, .
  18. « Antidopage: création d'une agence de contrôles indépendante (AMA) », sur LaVoixduNord.fr, .
  19. « Matmut. L'ex ministre Valérie Fourneyron entre au conseil d'administration de la mutuelle », sur journaldesentreprises.com, .
  20. « Rapport d’information n° 3810 déposé 8 juin 2016 par la Commission des Affaires Étrangères en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 4 mars 2015, sur la diplomatie sportive de la France et son impact économique » », sur assemblee-nationale.fr.
  21. Anne Soetemondt, « JO : la diplomatie sportive de la France », sur Rfi.fr, 4 août 2016,.
  22. « amendement N°917 présenté par Mme Fourneyron, Mme Bourguignon, M. Deguilhem et M. Juanico », sur assemblee-nationale.fr, .
  23. Pascale Santi, « Du sport sur « ordonnance » mais pas remboursé », sur Lemonde.fr, .
  24. Francs Jeux, « Valérie Fourneyron, la nouvelle « Madame Propre » », sur francs-jeux.com, (consulté le 6 décembre 2017).
  25. CUI, « Le CIO suspend le Comité olympique russe et ouvre la voie aux athlètes intègres en les invitant à concourir aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 à PyeongChang sous le drapeau olympique », sur International Olympic Committee, (consulté le 6 décembre 2017).
  26. Rouen : le socialiste Yvon Robert élu maire en remplacement de Valérie Fourneyron, 20 minutes, 6 juillet 2012
  27. Décret du 30 décembre 2017 portant promotion et nomination

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Le syndrome chronique de la loge tibiale antérieure, Rouen, (OCLC 490263024)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]