Val-de-la-Haye

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Val-de-la-Haye
Val-de-la-Haye
La Colonne Napoléon.
Blason de Val-de-la-Haye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Pascal Delaporte
2020-2026
Code postal 76380
Code commune 76717
Démographie
Population
municipale
715 hab. (2018 en augmentation de 1,42 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 43″ nord, 1° 00′ 10″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 119 m
Superficie 10,16 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Rouen
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Canteleu
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web valdelahaye.fr

Val-de-la-Haye est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la rive droite de la Seine, au sud de la forêt de Roumare.

Jusqu'en 2015, la commune faisait partie du canton de Grand-Couronne. Elle fait maintenant partie du canton de Canteleu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Un bac permet de traverser la Seine et de rejoindre Petit-Couronne.

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont, en amont, le pont Gustave-Flaubert à Rouen et, en aval, le pont de Brotonne entre Caudebec-en-Caux et Saint-Nicolas-de-Bliquetuit.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Val-de-la-Haye est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[4] et 467 575 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), zones urbanisées (4,1 %), eaux continentales[Note 3] (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vallem de la Haia en 1203, Vallis Haie vers 1240, Vallis Haie en 1246, Sanctus Johanes de Valle Haye en 1282, Saint Johan du Val de la Haie en 1403[11], Vau de la Haye en 1403, Paroisse Saint Jehan du Val de la Haye en 1405[12], et en 1465, Saint Jean du Vau de la haie en 1489[13], Saint Jehan du Val de la Haie en 1431, Saint Jean Baptiste du Val de la Haye en 1717 [14], Val de la Haye en 1715 et en 1757 (Cassini)[15],

Le village est situé dans la vallée de la Seine au pied de la forêt de Roumare, le mot haye ayant eu jadis le sens de « lisière de bois »[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il reste une grange dîmière qui daterait de la fondation de Sainte-Vaubourg soit du XIIe siècle.

Histoire moderne

Le , la dépouille de Napoléon Bonaparte de retour de Sainte-Hélène est transbordée du navire la Normandie vers le vapeur la Dorade 3, en présence du prince de Joinville, du préfet Henri Dupont-Delporte, du général Teste et du maire de Rouen, Henry Barbet.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Jouxtant Val-de-la-Haye (également orthographié à cette époque « Val de la Haie »), la Maison du Temple de Sainte-Vaubourg, située à Val-de-la-Haye, à deux lieues de Rouen, devait sa fondation à Henri II roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine, comte d'Anjou. Ce souverain, par ses lettres qui paraissent avoir été rédigées vers l'année 1173, et dont il demeure une copie aux archives de la bibliothèque nationale, fait savoir à l'archevêque de Rouen, aux évêques, abbés, comtes, barons, vicomte et autres officiers, ainsi qu'à tous ses sujets de Normandie, qu'il a donné en pure aumône aux frères du Temple la maison de Sainte-Vaubourg, « domum Sancte Vaburge », qui lui provenait du roi Henri, son aïeul, avec la terre et le bois en dépendant, et cela du consentement et avec l'approbation de l'abbé et des religieux du couvent du Bec.

Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem possédaient, au commencement du XIIIe siècle, un domaine près de Sainte-Vaubourg et de Val-de-la-Haye. Ce domaine leur provenait de nobles damoiselles Gillette et Marsillie de Godoceles qui, par leurs lettres du mois de , dont il nous reste un vidimus, avaient déclaré donner à la maison de l'Hôpital de Jérusalem leur ville de Godocèles, savoir : l'assise de la dite ville, « sessionem predicte ville », depuis le jardin de Thomas de Coupigny, jusqu'à la terre du Val-de-la-Haye, « usque ad terram del Val de La Haye », et la moitié de la dîme de la même ville, pour laquelle Hugo de Cagny, dans le fief duquel elle se trouvait, avait reçu des Hospitaliers soixante sols, un cheval et deux vaches.

Cette donation comprenait en outre la terre nécessaire pour l'habitation de cinquante hôtes, à raison de huit journaux pour chacun d'eux, avec un jardin et le fonds de leur maison qui devait avoir 40 pieds de longueur sur autant de largeur ; chaque maison devant être chargée d'une redevance de douze beauvoisis, de deux pains, de deux chapons, et de deux mines d'avoine à remettre a l'Hôpital chaque année aux termes de la Saint-Remi et de la Noël.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840   Lefèvre Flacardoux    
1864 1875 Raoul Fizeaux de La Martel    
1902   Rioult    
1926   Louis Michon    
1930 1944 Henri Chivé   Entrepreneur de TP
1956   Max Lemercier    
    Maurice Chéron    
1967   Fernand Séligman    
    Claude Adam    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Maurice Seminel[17] dvd Directeur d’usine à la retraite
Vice-président de l'Agglomération de Rouen (2001 → 2008)
mars 2008] juillet 2020[18] Étienne Hébert   Employé
juillet 2020[19],[20] En cours
(au 10 août 2020)
Pascal Delaporte   Directeur commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 715 habitants[Note 4], en augmentation de 1,42 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
775700707595602601552519519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
497478468385384393417382367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
359331372397370437434582765
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
729754669715805789751746716
2017 2018 - - - - - - -
710715-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Val-de-la-Haye

Parti : au 1er mi-parti de gueules à deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre, au 2e d'azur à la barque au naturel mouvant du flanc, sur une mer fascée-ondée de huit pièces d'argent et d'azur, amarrée par une corde d'argent en barre mouvant de la partition, et surmontée d'une aigle impériale française d'or empiétant un foudre d'argent ; le tout enclos dans une filière d'or ; à l'épée d'argent garnie au naturel, la garde pommetée d'or chargée d'un carré en losange d'argent surchargé d'un tourteau inscrit de gueules à la croix de Malte d'argent, brochant sur la partition[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Rouen », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 4 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267.
  12. Archives départementales de la Seine-Maritime, Tab. Rouen. Reg. 11 f. 48.
  13. Archives départementales de la Seine-Maritime, Tab. Rouen.
  14. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 741.
  15. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 1012.
  16. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, 1979, p. 158.
  17. « L’association Le Mesnil-Esnard 2020 se positionne en vue des prochaines municipales : La liste qui émane de l’association Le Mesnil-Esnard 2020, s’étoffe petit à petit. Ses deux meneurs rêvent de redonner à leur commune son standing », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2020) « Le second, directeur d’usine à la retraite, fut maire du Val-de-la-Haye jusqu’en 2008 ainsi que vice-président en charge des petites communes à l’Agglo de Rouen ».
  18. « Étienne Hébert, maire de Val-de-la-Haye, ne se représentera pas en 2020 : Étienne Hébert, élu en mars 2008, a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en 2020 », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2020).
  19. « Municipales à Val-de-la-Haye : Pascal Delaporte mène la liste « Val Horizons » », Paris-Normandie,‎ (Pascal Delaporte, 56 ans, mène une liste « Val Horizons » pour insuffler des projets valorisant les atouts du village, consulté le 12 octobre 2020).
  20. « Municipales 2020. Pascal Delaporte élu maire de Val-de-la-Haye : L’ancien maire Étienne Hébert a remis les clés de la mairie à son successeur lors du conseil municipal à Val-de-la-Haye », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2020).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « Ancienne commanderie de Sainte-Vaubourg », notice no PA00101073, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Notice no IA00021572, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Notice no IA00021561, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Notice no IA00021562, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Sirot 2007, p. 71.
  30. « L'Armorial », sur armorialdefrance.fr (consulté le 18 mai 2021).