Catherine Bernard

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Catherine Bernard, née à Rouen en 1662 et morte à Paris le , est une romancière et dramaturge française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille protestante, cette nièce de Pierre et Thomas Corneille et cousine de Fontenelle monta tenter sa chance à Paris avant l’âge de dix-sept ans, après avoir abjuré le protestantisme. Elle rencontra alors la société la plus illustre de son temps dont son cousin Fontenelle qui contribua, par ses conseils et l’intérêt qu’il prenait à ses ouvrages, à sa fortune littéraire. Elle a été couronnée par l’Académie française en 1671, 1693 et 1697 et a obtenu trois prix aux Jeux floraux de Toulouse. Elle a fait partie de l’Académie des Ricovrati de Padoue. Le roi Louis XIV lui faisait verser une pension annuelle de 200 écus. Elle supprima, vers la fin de sa vie, plusieurs pièces de vers composées dans sa jeunesse qui lui paraissaient désormais trop libres et qu’elle refusa toujours de communiquer, même contre une somme considérable.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Page de titre du Brutus dont Voltaire se serait par la suite inspiré.
  • Brutus, tragédie Auteurs : Marie-Anne Barbier, Catherine Bernard, Bernard de Fontenelle ; Chez la veuve de Louis Gontier, Paris 1691 Lire en ligne sur Gallica

La tragédie Brutus, mise à la scène le , eut 25 représentations. Une célèbre polémique fut soulevée, par le Brutus (1730) de Voltaire, dont la publication, quarante ans après Catherine Bernard, d’une tragédie du même nom donna à penser que sa pièce s’inspirait de celle de la poétesse, et même qu’elle lui devait quelques vers. Une parodie alla même jusqu’à affirmer que Voltaire avait dérobé la tragédie de Catherine Bernard. Sa nouvelle Inès de Cordoue a fait l'objet d'une réédition à l’époque moderne.

  • Les malheurs de l'amour . Première nouvelle. Éléonor d'Yvrée Auteurs : Catherine Bernard, Bernard de Fontenelle ; E. Foulque et L. Van Dole (La Haye) 1688 Lire en ligne sur Gallica
  • Inès de Cordoue nouvelle espagnole M. et G. Jouvenel, Paris 1696
  • Le comte d'Amboise, nouvelle galante A de Hondt et J. van Ellinckhuysen, La Haye 1689
  • Le commerce galant ou Lettres tendres et galantes de la jeune Iris et de Timandre Auteurs Catherine Bernard, Nicolas Pradon
  • Laodamie, reine d’Épire tragédie ; 11 février 1689. Cette pièce fut représentée vingt fois, ce qui, à l’époque, constituait un beau succès.
    • On lui attribue parfois une tragédie intitulée Bradamante, mais celle représentée à la Comédie-Française au mois de novembre 1695 est signée de Thomas Corneille seul[1],[2].


Liste chronologique[modifier | modifier le code]

  • Frédéric de Sicile ;
  • Histoire de la rupture d’Abenamar et de Fatime ;
  • Inès de Cordoue, nouvelle espagnole ;
  • Laodamie, reine d’Épire ;
  • Le Comte d’Amboise, nouvelle galante ;
  • Les Malheurs de l’Amour, première nouvelle, Eléonor d’Yvrée ;
  • Éléonor d’Yvrée ;
  • Edgar, roi d’Angleterre, histoire galante ;
  • Relation de l’isle de Bornéo (collaboratrice, avec Fontenelle) Lire en ligne sur Gallica ;
  • Laodamie, tragédie, 1689 ;
  • Brutus, tragédie, 1690 ; Lire en ligne sur Gallica
  • Le Roi seul, en toute l’Europe, défend et protège les droits des rois ;
  • Plus le roi mérite les louanges, plus il les évite ;
  • Le Roi, par la paix de Savoie, a rendu la tranquillité à l’Italie, et a donné à toute l’Europe l’espérance de la paix générale ;
  • L’Imagination et le Bonheur.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]