Falaise (Calvados)

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Falaise
Falaise (Calvados)
Le château et le centre-ville.
Blason de Falaise
Blason
Falaise (Calvados)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Falaise
(siège)
Maire
Mandat
Hervé Maunoury (DVG)
2020-2026
Code postal 14700
Code commune 14258
Démographie
Gentilé Falaisien
Population
municipale
7 782 hab. (2021 en diminution de 5,62 % par rapport à 2015)
Densité 657 hab./km2
Population
agglomération
10 760 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 32″ nord, 0° 11′ 36″ ouest
Altitude Min. 89 m
Max. 188 m
Superficie 11,84 km2
Unité urbaine Falaise
(ville isolée)
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Falaise
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Falaise
Géolocalisation sur la carte : France
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Falaise
Géolocalisation sur la carte : Calvados
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Falaise
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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Falaise
Liens
Site web www.falaise.fr

Falaise est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 7 782 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

La ville de Falaise se trouve dans le Sud du département du Calvados.

La vieille ville fortifiée est située sur un éperon rocheux au bord de l'Ante.

Falaise a donné son nom à la région naturelle et historique d'un pays normand, la campagne de Falaise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Falaise est desservie par la N 158 et l'A88 reliant Caen à Alençon où elle rejoint l'A28.

Falaise est desservie par les lignes 118 et 118 express (Falaise <> Caen) et des lignes scolaires des bus verts du Calvados.

Falaise avait une gare ferroviaire terminale, aujourd'hui disparue. Une voie rejoignait Mézidon-Canon et l'autre Condé-sur-Noireau. La première a été transformée en voie verte de 7 km jusqu'à Morteaux-Coulibœuf où elle rejoint la ligne Argentan - Mézidon.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », correspondant à la plaine agricole de Caen à Falaise, sous le vent des collines de Normandie et proche de la mer, se caractérisant par une pluviométrie et des contraintes thermiques modérées[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 771 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Damblainville à 6 km à vol d'oiseau[5], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 716,8 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Falaise est une commune urbaine[Note 2],[9]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[10],[11].

Elle appartient à l'unité urbaine de Falaise, une unité urbaine monocommunale[12] de 8 186 habitants en 2017, constituant une ville isolée[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (66,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,3 %), zones urbanisées (29,2 %), terres arables (24,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), forêts (2,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous la forme latinisée Falesia en 1066 (VTF 501)[18],[19].

Il s'agit bien du nom de « la falaise », qui désigne l'éperon rocheux[Note 4] qui domine la cité[21],[22]. La langue française a emprunté ce terme sous sa forme normande faleise, cité par Wace dans le Roman de Brut vers 1155. Le terme est bien attesté, en outre, en picard sous la forme faloise cf. la Faloise (Falesia 1177) et falise cf. le Falise (le Falise 1286) et Pinchefalise.

La distribution du mot falesia est limitée à la Normandie, à la Picardie, à la Champagne-Ardenne et à la Belgique, soit l'extrême nord du domaine d'oïl. Il s'agit d'un emprunt au germanique *falisa « rocher »[23], reconstitué d'après le vieux haut allemand felisa > allemand Fels « rocher », apparenté au vieil islandais fjall, fell « montagne ». Dans le cas présent, le déplacement de l'accent tonique est lié à l'attraction des mots terminés par le suffixe -ésa. Le terme est par ailleurs attesté en latin médiéval du nord sous la forme falisia au Xe siècle.

Le gentilé est Falaisien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a semble-t-il été occupé dès le Mésolithique, alors que c'est à partir du Néolithique que la population se fixe sur le plateau rocheux. Les Celtes, durant l'âge du fer, fortifièrent la place, tout en étendant leurs cultures. La continuité de l'occupation du site est attestée durant la période gallo-romaine, comme l'indique la découverte dans l'enceinte du château de quelques tessons de céramiques des Ier et IIe siècles apr. J.-C. et d'un mur[24].

Le secteur, avec la paroisse de la Sainte-Trinité créée en 840, est occupé à la fin du IXe siècle, ce qui laisse supposer l'implantation logique d'une place forte à cette époque sur l'éperon rocheux qui offre une place stratégique facilement fortifiable, et ce dans le contexte de déstructuration du pouvoir Carolingien en place qui a entraîné la construction de places fortes le long des axes de communication[24].

Le château de Falaise.

Des fouilles entreprises en 1834 par F. Galleron, ont mis en évidence une villa antique (villa de Vaston). Cet établissement avait été découvert fortuitement lors de la construction de la route reliant Saint-Pierre-sur-Dives à Falaise. Il comportait un grand bâtiment cloisonné, considéré comme la partie résidentielle d’une villa gallo-romaine, attestant ainsi d'une occupation antique du site de Falaise[25].

Le site de Guibray, hors de la ville médiévale, est occupé dès l'époque mérovingienne par un sanctuaire, où prendra place ensuite l'église Notre-Dame de Guibray[26]. Celui de la ville est habité dès le IXe siècle[27].

C'est le château de Falaise, dont les traces les plus anciennes remontent au Xe siècle, qui est à l'origine de la ville dotée du statut de bourg. Dès le début du XIe siècle, Falaise devient probablement la capitale politique, administrative et militaire de la vicomté d'Hiémois. À la fin du Xe ou au début du XIe siècle, la vicomté de Falaise est donné à Ansfroi le Dane II, alors qu'il est rétabli dans la vicomté d'Exmes, dont son père Ansfroi le Dane Ier, avait été dépossédé au profit de Roger Ier de Montgommery[28].

Avant le règne de Guillaume II de Normandie qui naît dans cette ville vers 1027-1028, elle est la capitale du duché de Normandie[29]. Guillaume est dit le Bâtard car son père le duc Robert le Magnifique n'a pas épousé sa mère Herleva ou Arlette, une frilla à la « more danico » locale. La légende veut que le duc Robert ait aperçu celle-ci depuis son château soit en train de danser, soit en train de laver des peaux d'animaux dans la rivière (ou les deux) dans ce qui deviendra un monument falaisien, « la Fontaine d'Arlette »[réf. nécessaire].

En 1105, le roi d'Angleterre Henri Ier met le siège devant la place qu'il ne pourra investir. Le baron de Creully, Robert fitz Haimon, fils de Hamon le Dentu, qui est du nombre des assaillants y perdit la raison à la suite d'une flèche reçue à la tête[30]. En 1106, alors que le duché de Robert Courteheuse est envahi par son frère qui s'est emparé, en 1100, du royaume d'Angleterre Henri Beauclerc, la ville tombe entre les mains de ce dernier[31].

En 1123, Henri Ier Beauclerc enferme la ville blottie au pied de la forteresse dans une étroite enceinte en forme d'ellipse (200 à 950 mètres). Le rempart d'une longueur de deux kilomètres, épaulé d'une cinquantaine de tours circulaires, est percé de six portes[32],[33]. Henri Ier entreprend la construction d'un hôpital et achève, en 1134, l'église Saint-Gervais.

Le traité de Falaise y est signé en 1174 sous le règne d'Henri II Plantagenêt.

Durant la conquête de la Normandie par Philippe Auguste en 1204, Falaise se rend sans combattre. La forteresse est commandée par le mercenaire Lupicaire qui change de camp et se joint aux troupes du roi de France[34].

Après l'intégration de la Normandie au domaine royal, et jusqu'au début du XIVe siècle, Falaise est le siège des sessions judiciaires de l'Échiquier. La ville partage cette fonction avec Caen et Rouen à partir des années 1220[35].

Lors de la guerre de Cent Ans, après le siège et la prise de Caen en par le roi d'Angleterre Henri V, la ville résistera plusieurs mois avant d'être prise par les Anglais[36]. Au début de l'été 1450, l'armée royale de Charles VII reprend la place aux mains des Anglais défendue par John Talbot au bout de quinze jours de siège[37]. Au XVe siècle, la ville a pour capitaine Michel Paisnel ( 1469) qui fut également chambellan et conseiller du roi, ainsi que lieutenant du Mont-Saint-Michel sous le duc François de Bretagne[38].

Au cours des guerres de Religion, les protestants prennent le contrôle de la ville. Henri IV la reprendra au début de 1590[39].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors de la création des communes sous la Révolution, la paroisse de Guibray se joint à la commune de Falaise[40]. Les habitants de Falaise élisent des maires montagnards, qui refusent de se joindre à l’insurrection fédéraliste[41].

Ville française décorée de la Légion d'honneur, Falaise fut le siège d'une sous-préfecture jusqu'en 1926. Elle accueillait un bataillon puis une compagnie du 5e régiment d'Infanterie. Cette unité — qui recrutait beaucoup d'hommes de la région de Falaise[réf. nécessaire] — prit part à la très dure bataille du Chemin des Dames[réf. souhaitée] en 1917 dans l'Aisne.

La bataille de la poche de Falaise se déroule en . La ville, déjà fortement touchée le par les bombardements stratégiques alliés de l'opération Overlord, subit de nouvelles destructions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Circonscriptions de rattachement[modifier | modifier le code]

Falaise appartient à l'arrondissement de Caen depuis 1926, date de la dissolution de l'arrondissement de Falaise, et au canton de Falaise depuis le redécoupage cantonal de 2014 et en est le bureau centralisateur.

Avant cette date, la commune était divisée en deux cantons :

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la troisième circonscription du Calvados, représentée depuis par Jérémie Patrier-Leitus (HOR). Auparavant, elle a successivement appartenu à la circonscription de Falaise (XIXe siècle), la seconde circonscription du Calvados (1919-1928, correspondant au sud du département), la deuxième circonscription de Caen (1928-1932), puis à nouveau la circonscription de Falaise, et enfin la deuxième circonscription (1958-1986).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté de communes du pays de Falaise et en est siège. Cette intercommunalité a succédé au district du pays de Falaise, fondé le , qui est lui-même issu de la transformation du syndicat mixte en district. Ce syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) avait été créé en 1978.

Falaise fait aussi partie du Pays Sud Calvados au sens de la loi Voynet.

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Commune /
Intercommunalité
Municipales et
communautaires
Falaise Maire Hervé Maunoury 2020 2026
Communauté de communes du Pays de Falaise Président de l'intercommunalité Jean-Philippe Mesnil 2020 2026
Département Départementales Canton de Falaise Conseillère départementale Clara Dewaële 2021 2028[Note 5]
Conseiller départemental Jean-Yves Heurtin
Région Régionales Région Normandie Président du conseil régional Hervé Morin 2021 2028
Pays Législatives Troisième circonscription Député Jérémie Patrier-Leitus 2022 2027

Institutions judiciaires[modifier | modifier le code]

Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants, du conseil de prud’hommes, du tribunal de commerce, de la cour d’appel et du tribunal administratif de Caen et de la cour administrative d'appel de Nantes[43].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[44].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Le , le maire sortant divers droite Éric Macé a été réélu, avec 57,7 % des suffrages. Un score en baisse par rapport à 2008 où il avait récolté 62,99 % des voix.

Son adversaire, Hervé Maunoury, candidat à la tête de la liste citoyenne J'aime Falaise fait le meilleur score que la gauche falaisienne ait connu, avec 42,30 % en 2014 contre 37,01 % en 2008. Éric Macé et sa liste Agir pour Falaise récupère donc vingt-trois sièges au conseil municipal, l'opposition six.

Élections cantonales et départementales[modifier | modifier le code]

En 2004, Roger Jardin, candidat sortant, perd son siège face au socialiste Denis Delasalle. À la suite de l'élection, le député-maire Claude Leteurtre (ami de Roger Jardin) dénonce la diffusion d'un tract diffamatoire envers Roger Jardin, la veille au soir de l'élection qui, selon lui, favorisa élection de Denis Delasalle. Le député porte l'affaire devant le conseil constitutionnel qui annule l'élection.

Lors d'une nouvelle élection, en avril 2005, Claude Leteurtre se porte candidat toujours face au socialiste Denis Delasalle. Ce dernier perd son siège dès le premier tour au profit du député-maire[45] (51,9 contre 43,6 % pour son adversaire). Face à la loi de cumul des mandats, Claude Leteurtre choisit de laisser sa place de maire de Falaise à Éric Macé qui gardera son poste à la suite de sa victoire aux élections municipales de 2008[46].

À l'automne 2010, c'est le conseiller municipal de Falaise et secrétaire de la section PS du Pays de Falaise, Hervé Maunoury qui remporte la désignation interne face à Denis Delasalle. Toujours élu au 1er tour, le député-conseiller général Claude Leteutre est mis en ballotage par Hervé Maunoury. Le , avec 202 voix d’avance (53 % des suffrages), Claude Leteurtre est réélu pour la troisième fois, sur le canton de Falaise-Sud[47].

En mars 2015, après la création des nouveaux cantons, Claude Leteurtre, associé à Clara Dewaele Canouel, est à nouveau réélu face aux couples Hervé Maunoury - Anne Pollet pour le PS et Christian Durant - Christelle Lechevalier pour le FN.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1947
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mars 1959 Maurice Nicolas PRRRS  
mars 1959 octobre 1967
(démission)
Edward Holman UNR Avoué
Conseiller général de Falaise-Sud (1959 → 1967)
novembre 1967[48] mars 1989 Paul German DVD-MN Médecin généraliste
Conseiller général de Falaise-Sud (1967 → 1992)
Conseiller régional de Basse-Normandie (1974 → 1992)
Président du conseil régional (1978 → 1982)
mars 1989 avril 2005
(démission)
Claude Leteurtre UDF Chirurgien orthopédiste
Député du Calvados (3e circ.) (2002 → 2012)
Conseiller général de Falaise-Sud (1992 → 2004 et 2005 → 2015)
Président de la CC du Pays de Falaise (1994 → 2005)
avril 2005 juillet 2020 Éric Macé DVD Médecin généraliste
1er vice-président de la CC du Pays de Falaise
juillet 2020[49] En cours
(au 9 septembre 2023)
Hervé Maunoury DVG
(ex-PS)
Chef d'entreprise

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et six adjoints[49].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Carte
Villes jumelles avec FalaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelles avec FalaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
AlmaCanadadepuis
Bad Neustadt an der SaaleAllemagnedepuis
CassinoItaliedepuis
Henley-on-ThamesRoyaume-Unidepuis

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[51].

En 2021, la commune comptait 7 782 habitants[Note 6], en diminution de 5,62 % par rapport à 2015 (Calvados : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
14 06914 00012 8919 9129 5819 4988 1099 0088 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 4948 5618 1838 0438 4288 4868 5188 3138 163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 6587 0146 8475 5895 6675 6165 6434 5945 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 3257 1808 3688 5978 1198 4348 4388 4758 279
2015 2020 2021 - - - - - -
8 2457 8497 782------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,4 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 3 725 hommes pour 4 361 femmes, soit un taux de 53,93 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,95 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
3,4 
8,2 
75-89 ans
12,3 
18,0 
60-74 ans
19,4 
19,0 
45-59 ans
17,9 
16,8 
30-44 ans
16,1 
18,0 
15-29 ans
16,0 
19,0 
0-14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2020 en pourcentage[55]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
7,1 
75-89 ans
10,1 
18 
60-74 ans
19 
19,5 
45-59 ans
19 
17,8 
30-44 ans
17 
18,9 
15-29 ans
17,1 
18 
0-14 ans
15,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Falaise compte sept écoles de la maternelle au cours moyen, deux collèges, un lycée d'enseignement général, un lycée technique et professionnel, et un institut de formation en soins infirmiers. Falaise compte plus de 1 000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 2 000 collégiens et lycéens[56].

Établissements scolaires :
Écoles maternelles
  • École Foch
  • École Camp-Ferme
  • École Charlotte-Herpin
  • École de la Fontaine-Couverte
  • Institut Sainte-Trinité (privé)
Écoles primaires
  • École Bodereau
  • École de la Crosse
  • Institut Sainte-Trinité (privé)
Collège
  • Collège des Douits (public)
  • Collège Sainte-Trinité (privé)
Lycée polyvalent Guillaume-le-Conquérant (public) rassemblant
  • le site Louis-Liard, anciennement lycée d'enseignement général Louis-Liard ;
  • le site Guibray, anciennement lycée d'enseignement professionnel et technique public Guibray.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive football club de Falaise fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[57].

L'Entente sportive Falaise Calvados handball évolue régulièrement en Nationale 3 masculine depuis 2011 malgré quelques saisons en divisions régionales.

Médias[modifier | modifier le code]

En 1908, on compte trois journaux couvrant l'arrondissement de Falaise : Le Journal de Falaise (fondé en 1830), La Lanterne falaisienne (fondé en 1884) et L’Avenir de Falaise (fondé en 1906), tous trois disparus en 1912 quand nait L’Écho de Falaise[58].

En 1927, paraît Le Réveil falaisien[59] (aujourd'hui disparu).

L’Écho de Falaise est interdit à la Libération pour avoir paru sous l’Occupation[58].

À ce jour, deux rédactions sont installées à Falaise : Les Nouvelles de Falaise et le Ouest-France.

Le , Marcel Vallé fonde Les Nouvelles de Falaise. Le titre est racheté par le groupe Hersant en 1974 puis par Publihebdos en 2007[58].

En , l'équipe de la rédaction de Ouest-France Falaise et Les Nouvelles de Falaise se partagent les locaux de la rédaction de Ouest-France, rue Trinité[60]. Des travaux sont en cours de réalisation au sein des rédactions.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Le Groupe diversifié Vikings a son siège à Falaise ainsi que :
    • La filiale Vikings Casinos ;
    • Tartefrais, autre filiale, et son usine de fabrication de tartes fraiches numéro un en France (130 emplois).
  • Parc éolien des Sablons depuis 2007[61], 5 × 2 MW installés sur le territoire de la C.D.C. (exploité par Ventura SA[62].)
  • FRIAL, usine de fabrication de plats cuisinés surgelés à base de poisson.
  • Clips, société spécialisée dans la fabrication de cloisons amovibles et démontables, cloisonnettes, portes et rangements pour le tertiaire et l'industrie.
  • Depuis le , OYSTAR Erca, anciennement Erca-Formseal, Plastmécanique, devient IMA ERCA, rejoignant un groupe industriel d'échelle encore supérieure. L'usine produit des machines de conditionnement agroalimentaire, des thermoformeuses. Inventeuse de la technologie FFS (Form-Fill-Seal) ou 1re machine à former, remplir et operculer en même temps, Erca est leadeur sur son secteur[réf. nécessaire] ; l'entreprise est présente à Falaise depuis les années 1970. Le siège social d'IMA Erca est basé à Courtabœuf, aux Ulis L'entreprise possède également une filiale à Gavà (Erca Ibérica), près de Barcelone, en Espagne, où de petites thermoformeuses sont produites et où d'anciennes thermoformeuses sont retapées ou modernisées (rétrofit).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[68].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les donjons du château.
Le drapeau sur le sommet du donjon du château de Falaise.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Coiffe de Falaise au début du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs de Falaise[modifier | modifier le code]

Falaise
aquarelle par
Émile Appay (1876-1935).

Décédés à Falaise[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • L'évêque Étienne Antoine Boulogne (1747-1825) y résida.
  • Édith Piaf a vécu une petite partie de sa petite enfance chez sa grand-mère paternelle, Léontine Louise Descamps, près de l'église Saint-Gervais et de la porte Lecomte[74] avant de partir à Bernay, où sa grand-mère tenait une maison close. Son grand-père paternel, Victor Alphonse Gassion est né à Falaise, il était connu sous le nom de "l'Écuyer Gassion de Falaise"[75]. Sa tante Zéphoria, surnommée Tante Zaza, fille de ce dernier, l'a recueillie vers 1920. Une de ses cousines paternelles, Cécile Bernier, a vécu à Falaise[76]. Aujourd'hui, une rue porte son nom.
  • Jacques Gamblain est le parrain du cinéma de Falaise "L'Entracte" [70] depuis 1997. La salle porte son nom.
  • Emmanuel Chaunu est le parrain du Musée des Automates de Falaise, musée municipal.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Falaise

Les armes de la commune de Falaise se blasonnent ainsi :
de gueules au château donjonné d'argent, maçonné de sable, posé sur un rocher d'argent[77].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Le rocher de grès qui surplombe le val d'Ante aurait été fortifié dès le IXe siècle[20].
  5. Pour éviter une trop forte concentration des scrutins, la loi du 22 février 2021 a reporté les élections régionales et départementales de juin 2027 à mars 2028[42].
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  5. « Orthodromie entre Falaise et Damblainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  7. « Station Météo-France « Damblainville » (commune de Damblainville) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
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  14. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
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  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, Volume 2., Librairie Droz 1991. p. 1155.
  20. Philippe Seydoux (photogr. Serge Chirol), La Normandie des châteaux et des manoirs, Strasbourg, Éditions du Chêne, coll. « Châteaux & Manoirs », , 232 p. (ISBN 978-2851087737), p. 198.
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  22. Ernest Nègre, op. cit.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]