Vendée (département)

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Vendée
Image illustrative de l'article Vendée (département)
Vendée (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
La Roche-sur-Yon
Sous-préfectures Les Sables-d'Olonne
Fontenay-le-Comte
Président du
conseil départemental
Yves Auvinet
Préfet Jean-Benoît Albertini
Code Insee 85
Code ISO 3166-2 FR-85
Démographie
Gentilé Vendéens
Population 648 901 hab. (2012)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Superficie 6 719,59 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 17
Intercommunalités 29
Communes 282

La Vendée (prononcé [vɑ̃.de ]) est un département français traversé par la rivière éponyme, affluent de la Sèvre niortaise. Elle est située dans la région des Pays de la Loire et dans la province historique du Poitou, le département correspondant à l'ancien Bas-Poitou. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 85. Sa préfecture est La Roche-sur-Yon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vendée est issu du nom d'une rivière, dont la forme originelle devait être *Vindeda « la blanche », dérivé du gaulois (celtique) uindos signifiant « blanc », voire « heureux »[1]. On le retrouve fréquemment en toponymie (Vendœuvres, Vendeuil, etc.) et dans le nom vandoise (anciennement vendoise), issu de vindesiā[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Vendée.
Situation du Bas-Poitou dans le Poitou.

Le territoire de la Vendée était probablement occupé dans l'Antiquité par le peuple gaulois des Ambilatres ou Ambiliates qui faisait partie de la confédération armoricaine qui combattit Jules César. Il fut rattaché au territoire des Pictons par Auguste vers 16 av. J.-C.

Ce territoire est la partie ouest du Poitou (Bas-Poitou) depuis 2000 ans (« Poitou Maritime », une partie du Bas-Poitou). Richelieu, évêque de Luçon évoque l'évêché « le plus crotté de France ». Le Bas-Poitou se trouve au cœur des conflits des guerres de religion aux XVIe siècle et XVIIe siècles en raison d'une forte présence protestante dans la moitié Est du département. Une forte répression contraint les protestants à la conversion ou l'exil. Cette influence a souvent été sous-estimée par la suite. La carte de la Vendée contre-révolutionnaire catholique recouvre en partie celle du Bas-Poitou huguenot[3].

À la suite de la loi du 22 décembre 1789, le département de la Vendée fut créé en 1790: on pensa tout d'abord à l'appeler "Les Deux Lays", associant le nom de deux rivières du département: le petit Lay et le grand Lay qui se rejoignent tous deux dans la commune de Chantonnay. Le nom choisi fut finalement celui de "Vendée", reprenant le nom d'une rivière du sud du département (Fontenay le Comte, Mervent,…). La Vendée portait en 1790 le numéro postal 79, sur l'ensemble des 83 départements français.

Le département est créé au début de la Révolution française, le en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Poitou (Bas-Poitou), de l’Île de Noirmoutier et de 16 communes des Marches Bretagne-Poitou (et de l'évêché de Nantes moins la paroisse poitevine de Remouillé, rattachée au tout nouveau département de la Loire-Inférieure).

Son chef-lieu fut d'abord fixé à Fontenay-le-Comte.

La Vendée est célèbre dans l'Histoire de France pour les Guerres de Vendée durant la Révolution. Elle vit en effet s'affronter paysans insurgés (les Blancs) et armées révolutionnaires (les Bleus) pendant plusieurs années, en un conflit qui fut la cause de centaines de milliers de morts et qui marqua durablement l'imaginaire vendéen. Il faut toutefois dissocier pour partie le territoire de la Vendée militaire qui s'étend dans les bocages (cf. Massif armoricain) du Sud de la Loire (Sud de la Bretagne, Sud de l'Anjou et un grand quart Nord-Ouest du Poitou avec Cholet pour épicentre), du département de la Vendée basé et conçu à partir du Bas-Poitou. Il faut aussi dissocier les Vendéens des Chouans, la Chouannerie étant au Nord de la Loire.

La Roche-sur-Yon : « la ville de Napoléon  »[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis et Place Napoléon à la Roche-sur-Yon

Le décret impérial du (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, dispose le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d'un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d'une vaste place civique.

Le , face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).

Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.

La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.

Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :

La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

Bicentenaire[modifier | modifier le code]

La ville a célébré tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le 5 prairial an XII, soit le . La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale.

La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou.

Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne.

Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.

Le passé légendaire de la Vendée est interprété chaque été au Puy du Fou.

L'Historial de la Vendée, musée situé aux Lucs-sur-Boulogne, bourg qui fut dévasté par les colonnes infernales du général Turreau sous la Terreur, a ouvert en juin 2006 et retrace l'Histoire de la Vendée de la Préhistoire à nos jours et accueille des expositions temporaires. Sur le même site, le Mémorial de la Vendée rend hommage aux victimes des Guerres de Vendée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Vendée.

Situation[modifier | modifier le code]

Carte générale de la Vendée

La Vendée fait actuellement partie de la région administrative des Pays de la Loire.

Elle est limitrophe des départements de la Loire-Atlantique au nord, de Maine-et-Loire au nord-est, des Deux-Sèvres à l'est et de la Charente-Maritime au sud. Elle est bordée par l'océan Atlantique à l'ouest.

La Vendée est un département moyennement peuplé (94 hab./km²) mais avec une croissance démographique soutenue depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Département multipolarisé, la Vendée possède de nombreuses villes dont La Roche-sur-Yon au centre (52 664 hab. mais compte près de 116 000 hab. dans l'aire urbaine en 2010). Tout le reste du territoire est maillé de villes d'influence: Les Sables-d'Olonne (14 603 hab. mais 48 036 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Fontenay-le-Comte (14 339 hab. mais 27 775 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Saint-hilaire-de-Riez(10 488 hab. mais 27 282 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Challans (18 686 hab. mais 25 544 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Les Herbiers (15 229 hab. mais 17 681 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Montaigu (5 050 hab. mais 13 162 hab. dans l'aire urbaine en 2010=, Saint-Jean-de-Monts (8 192 hab. mais 12 225 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Luçon (9 636 hab. mais 11 791 hab. dans l'aire urbaine en 2010), Chantonnay (8 248 hab. en 2010), Aizenay (8 107 hab. en 2010), Le Poiré-sur-Vie (7 837 hab. en 2010)… Également, en 2010, le département comptait 8 communes dépassant 10 000 habitants, 19 communes dépassant 5 000 habitants et 89 communes dépassant 2 000 habitants. Enfin, la répartition des populations n'est pas égale sur tout le territoire. Les villes du sud-est du département sont moins dynamiques démographiquement alors que les villes du nord et du littoral observent une forte croissance de leur population.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Vendée.

Durant l'année 2014, la durée annuelle d'ensoleillement est d'environ 2 000 heures pour La Roche-sur-Yon et monte à 2 300 heures sur les côtes des Sables d’Olonne. C'est pour cela aussi que la côte vendéenne est surnommée « la côte de lumière » du fait de son fort ensoleillement comparable à celui des Landes et de la côte basque.

La Vendée est l'un des départements les plus ensoleillés de France au niveau de l'énergie reçue avec 1268 kWh par m² et par an.

Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l'ensoleillement et depuis 1984 pour les records) à la station « La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs ».

Les records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7 °C le 9 août 2003 durant la canicule européenne de 2003 et de -15,4 °C le 10 février 1986. Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le 27 décembre 1999 , 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du 6 juillet 2001 et 70 mm sont tombés en 1 h le 31 mai 2008 à la Roche sur Yon. La Roche-sur-Yon connaît 143 jours avec faible ensoleillement et 57 jours avec fort ensoleillement.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Vendée.
Évolution démographique de la Vendée.
1801 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
243 426 268 444 316 587 330 350 341 312 335 645 376 184 383 734 389 683
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
404 473 401 446 411 781 421 642 434 808 442 355 441 725 441 311 442 777
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
438 520 395 695 397 292 395 602 390 396 389 211 393 787 395 641 408 928
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009 2010
421 250 450 641 483 027 509 356 539 800 593 125 616 906 626 411 634 778
2011 2012 - - - - - - -
641 657 648 901 - - - - - - -


Commune Population municipale en 2011 Population municipale en 2012
La Roche-sur-Yon 52 773 hab. 52 808 hab.
Challans 18 930 hab. 19 107 hab.
Les Herbiers 15 390 hab. 15 688 hab.
Fontenay-le-Comte 14 204 hab. 14 044 hab.
Les Sables-d'Olonne 14 165 hab. 14 271 hab.
Olonne-sur-Mer 13 840 hab. 14 080 hab.
Chateau-d'Olonne 13 473 hab. 13 387 hab.
Saint-Hilaire-de-Riez 10 553 hab. 10 823 hab.
Luçon 9 536 hab. 9 437 hab.
Chantonnay 8 255 hab. 8 306 hab.
Aizenay 8 284 hab. 8 494 hab.
Saint-Jean-de-Monts 8 196 hab. 8 221 hab.
Le Poiré-sur-Vie 8 035 hab. 8 192 hab.
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 7 322 hab. 7 409 hab.
Talmont-Saint-Hilaire 7 125 hab. 7 259 hab.
Mortagne-sur-Sèvre 6 005 hab. 5 992 hab.
Pouzauges 5 507 hab. 5 547 hab.
Les Essarts 5 123 hab. 5 172 hab.
Montaigu 5 092 hab. 5 098 hab.
La Ferrière 4 892 hab. 4 920 hab.
Mouilleron-le-Captif 4 723 hab. 4 803 hab.
Venansault 4 571 hab. 4 580 hab.
L'Île-d'Yeu 4 562 hab. 4 575 hab.
La Garnache 4 557 hab. 4 630 hab.
Le Fenouiller 4 372 hab. 4 377 hab.
Saint-Hilaire-de-Loulay 4 305 hab. 4 372 hab.
Bretignolles-sur-Mer 4 174 hab. 4 256 hab.
Soullans 4 119 hab. 4 149 hab.
Dompierre-sur-Yon 4 099 hab. 4 102 hab.
Saint-Georges-de-Montaigu 4 014 hab. 4 081 hab.
Beauvoir-sur-Mer 3 917 hab. 3 930 hab.
Belleville-sur-Vie 3 858 hab. 3 858 hab.
Benet 3 775 hab. 3 853 hab.
La Verrie 3 758 hab. 3 798 hab.
La Bruffière 3 717 hab. 3 794 hab.
Saint-Fulgent 3 618 hab. 3 682 hab.
Saint-Laurent-sur-Sèvre 3 490 hab. 3 535 hab.
La Chaize-le-Vicomte 3 422 hab. 3 501 hab.
Chavagnes-en-Paillers 3 386 hab. 3 438 hab.
Cugand 3 326 hab. 3 346 hab.
Les Lucs-sur-Boulogne 3 289 hab. 3 315 hab.
Saint-Philbert-de-Bouaine 3 204 hab. 3 304 hab.
Aubigny 3 196 hab. 3 301 hab.
Bournezeau 3 156 hab. 3 206 hab.
Rocheservière 3 150 hab 3 204 hab
Commequiers 3 072 hab. 3 152 hab.
Boufféré 3 104 hab. 3 146 hab.
Coëx 3 060 hab. 3 123 hab.
Le Boupère 3 015 hab. 3 070 hab.
Treize-Septiers 2 972 hab. 3 010 hab.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

La Vendée est traversée par deux autoroutes : l'A83 (Nantes-Niort, dite « la Vendéenne ») et l'A87 (Angers-La Roche-sur-Yon) :

  • L'autoroute A83 (Nantes-Niort) passe à proximité de Montaigu, La Roche-sur-Yon, Fontenay-le-comte (rejoint l'autoroute A10 (Bordeaux-Toulouse) vers le sud ou bien Poitiers, Tours et Paris vers le nord).
  • L'autoroute A87 (Angers-La Roche-sur-Yon) passe à proximité Les Herbiers.

Le projet de l'Autoroute A831 devant relier Rochefort à Fontenay-le-Comte (lien entre l'A 83 et l'A837), déclaré d’utilité publique en 2005 a été abandonné en 2015 en raison de sa traversée du marais poitevin et du marais de Rochefort, deux grandes zones humides qui générait une vive opposition.

Les nombreuses voies express où la vitesse est limitée à 110 km/h :

  • La Roche - Montaigu puis L'A83 vers Nantes.
  • La Roche - Aizenay et dans les prochaines années Challans.
  • La Roche - Bournezeau qui rejoint L'A83 vers Niort et L'A87 vers Angers.
  • Challans - limite de la Loire-Atlantique vers Nantes.
  • Challans - les Sables-d'Olonne - Luçon en projet

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Ligne Nantes Saintes (Bordeaux), axe majeur d'interêt National conçu à double voie, parcourable à 140 km/h pour les TGV, Intercités et TER.

Depuis décembre 2008, il est possible de se rendre aux Sables-d'Olonne et à la Roche-sur-Yon depuis Paris-Montparnasse grâce au TGV.

Ligne Saumur Bressuire La Roche sur Yon Les Sables d'Olonne, axe d'interêt interregional, à voie unique, parcourable à 100 km/h pour les TER.

Ligne Nantes Ste Pazanne Challans St Gilles, axe d'interêt regional, à voie unique, parcourable à 100 km/h pour les TER, en phase de renouvelement en avril 2015.

Ligne Clisson Cholet, axe d'interêt regional, à voie unique, desservant quelques localités du Nord Vendée, parcourable à 100 km/h pour les TER.

Ligne Cholet Les Herbiers, axe d'interêt departemental, à voie unique, vendue au Departement de la Vendée, et exploitée en train touristique par le chemin de fer de la Vendée, sur la section Mortagne sur Sèvre les Herbiers

Ligne Niort Fontenay le Comte, axe d'interêt interdepartemental, à voie unique, ligne ouverte au Fret jusqu'en 2012, mais sans activité. Actuellement neutralisée.

Aéroports/aérodromes[modifier | modifier le code]

La Roche sur Yon/Les Ajoncs, LFRI, terrain ouvert aux vols d'affaires, privés, et de loisirs, classé pour opérations « tous temps » (procédures IFR ). Longueur du bitume : 1 550 m.

Les Sables d'Olonne/Talmont, LFOO, terrain ouvert aux vols privés et de loisirs. Longueur du bitume : 700 m.

Fontenay le Comte, LFFK, terrain ouvert aux vols privés et de loisirs. Longueur du bitume : 970 m.

Ile d'Yeu, LFEY, terrain ouvert aux vols d'affaires, privés et de loisirs. Longueur du bitume : 1 220 m.

Montaigu St Georges, LFFW, terrain ouvert aux vols privés et de loisirs. Longueur de l'herbe : 900 m.

Réseaux informatiques[modifier | modifier le code]

La Vendée est devenue en 2005 le premier département français entièrement couvert par l'internet à haut-débit afin d'attirer des entreprises du tertiaire, domaine où la Vendée était en retard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Vendée accueille près de cinq millions de touristes chaque année, ce qui en fait le premier département touristique de la façade atlantique et le deuxième de France [5]. Il ne s'agit plus seulement d'un tourisme populaire de campings et de meublés sans confort, ou de colonies de vacances des banlieues parisiennes, mais d'un tourisme de résidents secondaires et d'amoureux de la voile [6]. Plusieurs stations balnéaires offrent un vaste panel de loisirs [7].

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 27,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de la Vendée dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux :

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Vendée.
Part des établissements dans les secteurs d'activité.

La Vendée compte 211 312 personnes actives. Bien que la majorité travaillent dans le secteur tertiaire, l'agriculture représente encore une part importante de l'économie.

Répartition des actifs en 1999 par secteur économique (source Insee) :

  • Secteur primaire (agriculture) : 8,4 %
  • Secteur secondaire (industrie et construction) : 33,1 %
  • Secteur tertiaire (services et commerces) : 58,5 %

→ Taux de chômage (en 2005) : 7,2 % Montaigu : 3,9 % (Pays de la Loire : 8 % ; France : 9,9 %)

En 2004, le chiffre d'affaires des entreprises vendéennes a progressé de 7,9 % pour atteindre 23,857 milliards d'euros. Dans un même temps, les investissements des entreprises vendéennes ont augmenté de 8,2 %, atteignant 1 230 millions d'euros. (Source : Conseil général de la Vendée)

Tourisme[modifier | modifier le code]

La Vendée est le deuxième département français au niveau du nombre de places d'accueil (35 millions de nuitées par an, tous hébergements confondus). Mais c'est surtout le littoral atlantique qui est le plus concerné par le tourisme (tourisme de type balnéaire). La Vendée compte en effet 250 km de côtes dont 140 de plages et le taux d'ensoleillement le plus important de la côte atlantique. Des villes comme Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts, Les Sables-d'Olonne ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie sont réputées pour leur dynamisme touristique. De même l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu peuvent décupler leur population l'été. À l'intérieur des terres, un tourisme rural s'est développé grâce à l'apparition de chambres d'hôtes. L'est de la Vendée, pourtant fortement enclavé, n'est pas en reste grâce au Grand Parc du Puy du Fou. Le tourisme est la première activité économique vendéenne, la Vendée attirant chaque année environ 3 millions de touristes, soit quatre fois sa population. Ces chiffres font de ce département le deuxième département français de destination.[réf. nécessaire]

Le tourisme s'est développé principalement sur la côte mais également dans le Bocage (Cinéscénie et Grand Parc du Puy du Fou) et dans le Sud-Vendée (Venise verte) ou encore la ville de La Roche-sur-Yon et sa Place Napoléon.

Enfin, le département possède deux vitrines publicitaires : le Puy du Fou et le Vendée Globe Challenge qui lui permettent d'être régulièrement médiatisé. On notera enfin que le Tour de France passe régulièrement dans le département (la Vendée a accueilli trois départs du Tour entre 1990 et 2005). Il l'accueillera aussi en 2011[8].

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

Vignes de Brem-sur-Mer.

La Vendée est un département rural où l'agriculture occupe une place importante (notamment l'élevage ex: Poulet de Challans etc. et l'aviculture). C'est pourquoi de nombreuses entreprises agroalimentaires ont vu le jour dans le département. Certaines ont tiré parti de traditions culinaires locales, comme la brioche vendéenne ou gâche, pour ensuite étendre leur gamme de produits. On remarquera notamment la forte implantation de Fleury Michon, d'Arrivé, Sodebo et les jambons de Vendée. Les principales spécialités vendéennes sont : la mogette, la bonnotte (pomme de terre de Noirmoutier), la brioche et la gâche Vendéenne, le préfou, la trouspinette (apéritif de Vendée) et enfin les fruits de mer. Le Vendée Cola est créé en 2008.

Pêche[modifier | modifier le code]

La Vendée compte plusieurs grands ports de pêche, le premier étant celui des Sables-d'Olonne qui se classe au 6e rang des ports de pêche français. Autre port important, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est le premier port de pêche de France pour la sardine. De même la tradition de la pêche est fortement implantée à l'Ile d'Yeu. N'oublions pas également le rôle croissant de la pisciculture et de l'ostréiculture (huître de Vendée-Atlantique de Noirmoutier à Bouin). Le secteur de la pêche génère en Vendée plus de 4 000 emplois à terre et 1 400 emplois en mer.

Industrie de la plaisance[modifier | modifier le code]

La Vendée est le département d'origine de l'entreprise Bénéteau S.A. qui est le premier constructeur mondial de voiliers (bateaux de plaisance). Son siège social se situe à Saint-Gilles-Croix-de-Vie mais de nombreuses usines sont réparties en Vendée et dans le monde. Il a notamment repris dans les années 1990 son principal concurrent, Jeanneau, situé aux Herbiers (Vendée). Le département s'est également servi de la course de voile du Vendée Globe comme vitrine, plusieurs entreprises vendéennes ayant sponsorisé des participants. D'autre part, la Solitaire du Figaro, équipée de voiliers Bénéteau, fait régulièrement étape dans les ports vendéens.

Autres industries[modifier | modifier le code]

Autrefois sources importantes d'emplois pour les ruraux du département au XXe siècle, les industries du textile et de l'habillement ont été laminées par la concurrence internationale mais il reste encore des entreprises en activité. Il faut également noter la présence d'une usine Michelin à la Roche-sur-Yon.

On trouve le fabricant d'électroménager Esswein (spécialisé dans la fabrication de lave-vaisselle), le leader français du matériel thermique et aéraulique Atlantic, le fabricant national de modules préfabriqués Yves Cougnaud, le groupe Bénéteau (Jeanneau, Bénéteau, mobil-home o'Hara et IRM), Akena (premier fabricant national de vérandas dont le siège est à la Roche-sur-Yon), Concept Alu (fabricant de fenêtres et vérandas sur les pays de la Loire et la Bretagne), le Groupe Liébot (K-Line et Ouest Alu) leader national dans la fabrication de façades et de fenêtres aluminium et Samro (leader français et top 10 européen, constructeur de remorques et semi-remorques).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Vendée.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Façade de l'Hôtel du Département.

Philippe de Villiers a présidé le conseil général de 1988 à novembre 2010. Il reste parlementaire européen, et président du Mouvement pour la France. Créateur du Puy du Fou, il a soutenu un grand nombre d'initiatives locales en Vendée, dont notamment la participation du conseil général au Vendée Globe, ainsi que le désenclavement routier. Aujourd'hui, le divers droite Yves Auvinet est à la tête du Département depuis le .

L'ancien maire de La Roche-sur-Yon, Jacques Auxiette, membre du Parti socialiste est devenu président du Conseil régional des Pays de la Loire. Actuellement, le maire de La Roche-sur-Yon est Luc Bouard, qui a ravit la mairie à Pierre Regnault, maire sortant socialiste.

En Vendée, le clivage gauche-droite s'enracine dans l'histoire : lors des guerres de Vendée, la plaine et le marais poitevin étaient bien plus favorables à la Convention que le Bocage. La transformation de La Roche-sur-Yon en ville-préfecture par Napoléon Ier a nécessité l'installation de personnes venues de l'extérieur du département, probablement plus favorables aux idées de la Révolution. Il subsiste toujours une rivalité entre les deux écoles (publique et privée) qui surprend et étonne les nouveaux arrivants non-vendéens (à noter que les écoles privées représentaient plus de 50 % des élèves vendéens jusqu'en 2012/2013. Les dernières statistiques donnent l'école publique majoritaire pour l'année 2013/2014).

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Poitou-Charentes et Vendée[modifier | modifier le code]

La Vendée a été séparée de sa région historique en 1956 lors de la création des régions programmes, puis de manière plus officielle en 1972 avec la création des régions administratives Poitou-Charentes et Pays de la Loire. Depuis, une revendication populaire existe pour que le département quitte la région Pays-de-la-Loire au bénéfice de Poitou-Charentes[9],[10],[11].

Au milieu des années 1980, l’association vendéenne Arantelle réalise un pin's pour revendiquer l'appartenance poitevine de la Vendée. Sur une carte représentant la région Poitou-Charentes à laquelle est rattachée le département de la Vendée, on peut y lire le slogan en poitevin « Vendaïe en Poétou ». À la fin des années 1980, l’Union pour la culture populaire en Poitou-Charentes-Vendée (UPCP) édite un autocollant composé du slogan « en Poitou de Noirmoutiers… à Charroux » et d'une carte du Poitou réunifié représentant les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Vers 1989-1990, cette même association imprime et diffuse une affiche clamant en gros caractères le slogan « Poitou Charentes Vendée, une région ! »[12],[13].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture en Vendée.

Il existe plusieurs groupes de musique traditionnelle comme Arbadétorne, le Duo Bertrand ou Ecclerzie, formés de sonneurs de veuze (cornemuse du sud de la Bretagne et du marais breton-vendéen) de vielle à roue et autres instruments. Les danses et chants traditionnels vivent toujours grâce à d'autres groupes, comme les Gâs d'la Pierre Virante, originaires de Xanton-Chassenon.

Les guerres de Vendée sont le sujet de Quatrevingt-treize, le dernier roman de Victor Hugo.

Dans les écrits de Karl Marx portant sur les luttes révolutionnaires dans divers pays, l'auteur utilise le terme « une Vendée » pour désigner un « foyer d'activités contre-révolutionnaires persistantes ».

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants de la Vendée sont les Vendéens. On les surnomme souvent les « Ventres à Choux » : certains expliquent ce surnom par de prétendues anecdotes rapportées des guerres de Vendée. À cette époque, lorsque les Vendéens en embuscade apercevaient un groupe de soldats républicains, le cri de « Ventre à choux » faisait coucher les combattants dans les sillons de choux qui les dissimulaient jusqu'au moment de l'attaque.

D'autres assurent qu'en s'emparant des bébés vendéens, les troupes républicaines ont été fort surprises de constater qu'ils avaient sur le ventre une sorte de pansement constituée de feuilles de choux. Les feuilles de choux étaient utilisées par les mères pour la cicatrisation du nombril. Le chou est astringent.

On peut aussi y voir une expression de dédain (« l'identité du citadin nantais s'élabore entre autres en regard du « ventre-à-choux » vendéen, du campagnard ») envers une population rurale ayant l'habitude de consommer le chou à une époque où ce végétal était destiné essentiellement aux bétails.

Une explication plus plausible[14]: Au début du XXe siècle, beaucoup de vendéens du bocage émigrèrent vers la Charente. Les fermes de Charente manquaient en effet de main d'œuvre. Les vendéens apportaient avec eux leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux « choux fourrager », dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins. Les Charentais supputèrent que ce devait être là une de leurs principales sources d’alimentation… « des ventres à choux, ces gens-là ».

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Côté Atlantique : des huîtres Vendée-Atlantique, des moules de bouchot de L'Aiguillon-sur-Mer ; des sardines de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ou encore des crevettes, anchois, bar, sole, maquereau, etc. Quelques plats mijotés sont typiques de la région comme le ragoût de Margates (encornet de seiches).

À consommer froid ou poêlé, le foie gras, dont la Vendée est le troisième département producteur français avec 13 % de la production nationale en 2011[15] (derrière les Landes et les Pyrénées-Atlantiques mais devant le Gers). En plat de résistance, un plat typique, le « jambon de Vendée-mogette » : des haricots blancs à déguster avec une tranche de jambon de Vendée, saisie à la poêle ou encore grillée. On peut aussi citer le magret de canard de Challans, servi avec des bonnottes de Noirmoutier, une variété de pommes de terre. De même, le poulet noir et le chapon de Challans sont tous deux réputés pour leur chair fine. Pour les vins, il existe ceux de Vix, du pays de Brem, Mareuil et de Pissotte. On trouve, en vendée et aussi en Poitou, un apéritif à base de plantes macérées dans du vin et de l'eau de vie : La Trouspinette[16]. On peut aussi citer la brioche vendéenne, les caillebottes (lait caillé) ou le Préfou, un pain baguette garni de beurre aillé, servi chaud à l'apéritif de préférence. Également célèbre, la gâche vendéenne, traditionnellement fabriquée à Pâques, ressemble à de la brioche mais plus compacte. Le Gâteau Minute du Marais Poitevin s'apparente au quatre-quarts, mais plus léger et de longue conservation, donc prêt à servir à la minute.

Manchette du 20 mai 1946 du bimensuel en poitevin et saintongeais Le Subiet des Chérentes et dau Pouétou.

Langue[modifier | modifier le code]

La langue est le poitevin, ou parlanjhe, dont le premier dictionnaire est celui de Charles Mourain de Sourdeval publié en 1847. Le parlanjhe est encore vivace, surtout dans les campagnes. Cependant, de nos jours il se limite surtout à de simple expressions et est souvent dérivé du français courant.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Portrait de François Rabelais.

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Économiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Emblèmes et symboles[modifier | modifier le code]

Cœur vendéen,
Symbole de la Vendée.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'argent au double cœur vidé, couronné et croiseté de gueules, à la bordure componée d'azur à la fleur de lys d'or et de gueules au château donjonné de trois tourelles aussi d'or. »

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau vendéen

L'identité visuelle du département de la Vendée est l'œuvre du designer français Michel Disle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 319 - 320.
  2. Xavier Delamarre, op. cit.
  3. L'Église réformée de Vendée est aujourd'hui organisée en quatre paroisses. Elle compte environ un millier de foyers, avec une présence historique maintenue autour de Mouchamps et de Pouzauges.
  4. Alain Chappet, Roger Martin, Alain Pigeard, Le guide Napoléon: 4000 lieux de mémoire pour revivre l'épopée, Tallandier, 2005, 974 pages, p. 414 (ISBN 284734246X).
  5. Vendée, Destination Tourisme in Espace Presse in Dossiers de Presse | http://www.vendee-tourisme.com/.
  6. Vendée, une destination pour le nautisme in Espace Presse in Dossiers de Presse | http://www.vendee-tourisme.com/.
  7. Stations balnéaires en Vendée | http://www.vos-vacances-en-vendee.fr/plages-stations-balneaires/.
  8. http://www.vendee.fr/actualites/3302/tour-de-france---rendez-vous-en-2011-en-vendee.htm
  9. Mestre 2004
  10. Renaud Solacroup, « On ne base pas une région sur le tout économique », La Haute-Saintonge,‎ (ISSN 0998-4607)
  11. Michèle Méreau, « 1,9 million de Gabayes dans la nouvelle région », Sud-Ouest,‎ (ISSN 0299-0288, lire en ligne)
  12. Nowak 2010
  13. Jean-Jacques Fouquet, « Si la Vendée glissait vers le sud », Le Courrier de l'Ouest,‎ (ISSN 0998-4607, lire en ligne)
  14. Proposée par le site troospeanet.com Surnom des Vendéens
  15. Ministère de l'agriculture - Agreste, « Agreste Conjoncture - Panorama au 4 mars 2008 - n°2 », sur agreste.agriculture.gouv.fr,‎
  16. La guerre de la trouspinette

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Nowak, Poitou-Charentes en Aquitaine ! ...Et la Vendée aussi !, Cressé, Éditions des régionalismes,‎ , 15 × 21 cm (ISBN 978-2824004334, présentation en ligne)
  • Eric Nowak (préf. Jean-Léo Léonard), Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais, Pyrémonde / Éditions des régionalismes, coll. « Parlhange d'entre Loire et Gironde »,‎ , 21 × 15 cm, 208 p. (ISBN 978-2846186773, présentation en ligne)
  • Raoul-François Mestre, La fin des Pays-de-la-Loire : réunifions la Vendée et le Poitou !, Paris, Unicomm,‎ , 14 × 22 cm, 86 p. (ISBN 978-2911436260, présentation en ligne)
  • Patrick de Ruffray, Décoloniser les provinces : conversations régionalistes en Poitou-Charentes, Poitiers, Éditions SFIL,‎ , 19 cm, 240 p. (notice BnF no FRBNF36257423)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]