Saint-Nicolas-d'Aliermont

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Saint-Nicolas-d'Aliermont
Le musée de l'horlogerie.
Le musée de l'horlogerie.
Blason de Saint-Nicolas-d'Aliermont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Dieppe-2
Intercommunalité Monts et Vallées
Maire
Mandat
Blandine Lefebvre
2014-2020
Code postal 76510
Code commune 76624
Démographie
Gentilé Aliermontais
Population
municipale
3 634 hab. (2014)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 48″ nord, 1° 13′ 16″ est
Altitude Min. 40 m – Max. 164 m
Superficie 15,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-nicolas-aliermont.fr/

Saint-Nicolas-d'Aliermont est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Les habitants sont les Nicolaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le nord-est du département de la Seine-Maritime. Il se trouve à l’ouest du plateau de l'Aliermont, entre les vallées de la Béthune et de l’Eaulne.

La commune est traditionnellement placée dans le petit Caux, nom de la région littorale du pays de Caux située entre Dieppe et le Tréport. Le pays de Bray normand commence à quelques kilomètres au sud.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'Abbé Décorde propose plusieurs origine du nom Aliermont qu'on retrouve orthographié Haliermont ou Alhiermont dans des textes médiévaux. Il pourrait venir du gaulois Al-ker-mont, habitation de la montagne, ou du latin Alacris Mons, mont d’Alacre ou d’Alègre. L’étymologie Halieromonte, mont d’Hélier existe dès la fin du XIe siècle. Hélier est un moine envoyé à Jersey au VIe siècle qui aurait traversé la région à la recherche de Saint-Maclou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1197 à la suite du traité des Andelys signé entre Gautier de Coutances, archevêque de Rouen et Richard Cœur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, le bois d’Aliermont, entre autres possessions, devient la propriété de l'archevêché de Rouen.

Les archevêques lancent alors le défrichement de la forêt et exploitent le territoire. La paroisse de Saint-Nicolas est créée entre 1208 et 1222 [1] et l'église est édifiée à partir de 1249. Le manoir des archevêques est construit entre 1197 et 1248, il nous est essentiellement connu par les témoignages de l’archevêque Eudes Rigaud qui laisse de nombreuses archives sur ces multiples séjours dans la ville[2].

L'agriculture se développe et la forêt d'Arques la Bataille fournit le combustible indispensable pour le développement d'activités liées au travail du métal. Les registres paroissiaux mentionnent la présence d'étameurs dès 1550 puis de fondeurs et mouleurs de cuivre et de laiton et au XVIIIe siècle de serruriers, taillandiers et chaudronniers.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Attiré par ce savoir faire particulier, le premier horloger, Charles-Antoine Croutte s'installe à Saint-Nicolas en 1725 et forme de nombreux artisans.

En 1789, une vingtaine d'ateliers d'horlogers sont installés dans la ville, ils fabriquent les mécanismes pour les horloges de Saint-Nicolas. Dès 1807, grâce à l'horloger Honoré Pons, la ville s'industrialise et se spécialise dans la fabrication d'ébauches de mécanismes de pendules de cheminée. De nombreuses manufactures sont alors créées parmi lesquelles on peut citer les fabricants de chronomètres de marine Aimé Jacob, Victor Gannery (de) ou Onésime Dumas, le fabricant de pendulettes Armand Couaillet ou les horlogers Villon, Duverdrey et Bloquel, futurs fondateurs des Réveils Bayard.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Horloge Saint-Nicolas.
Ancienne pointeuse fabriqué à Saint-Nicolas-d'Aliermont (début XXe).

La Première Guerre mondiale est un tournant majeur dans l'histoire industrielle de la ville. En effet, l’industrie horlogère devient stratégique en temps de guerre car, grâce à son outillage, elle peut facilement se convertir à la mécanique de précision adaptée à l’armement. Des fusées d'obus, munitions et appareils de communication (télégraphes) sont produits en nombre à Saint-Nicolas d'Aliermont entre 1914 et 1918. La guerre terminée, les usines horlogères continuent leur diversification et les industriels de Saint-Nicolas d'Aliermont se spécialisent dans la mécanique (téléphone, machine à écrire), la micro-mécanique de précision, le décolletage et le découpage.

Cette activité particulière marque encore l'architecture de la commune : usines, cités-ouvrières (dont une construite par Le Corbusier), maisons patronales etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945   Jacques de Thévray    
1960 1989 Paul Caron    
1989 Juin 1995 Henri Ayache PS Enseignant
Juin 1995 Mars 2001 Jean Leconte    
Mars 2001 Blandine Lefebvre[3] UDF puis UDI Cadre territorial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 634 habitants, en diminution de -1,36 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 404 1 341 1 564 1 637 1 795 1 893 1 956 1 946 1 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 957 1 950 2 075 2 169 2 315 2 340 2 292 2 363 2 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 274 2 376 2 475 2 505 2 323 2 373 2 275 2 366 2 512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 635 3 216 3 614 3 964 4 055 3 862 3 699 3 616 3 634
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'horlogerie. Le musée installé depuis 2007 en centre ville dans une ancienne ferme normande est labellisé Musée de France. Il retrace l'histoire horlogère et industrielle de la ville à travers une collection d'horloges, pendules, réveils, chronomètres, archives et photographies.
  • La maison de la cité-ouvrière construite par Le Corbusier. En juin 1917, Le Corbusier signe un contrat avec Robert Duverdrey, dirigeant de la Société des Réveils Bayard, pour la construction d'une cité ouvrière de 25 logements de trois types différents (A, B, et C) rue Raphaël-Hennion à Saint-Nicolas d'Aliermont[8]. À titre expérimental, une maison jumelle de type C est construite en 1918 mais à la suite de problèmes d'approvisionnement et de désaccord entre les deux parties, le projet est définitivement abandonné en 1919[9]. Le projet de Saint-Nicolas d’Aliermont est une étape importante dans les recherches menées par Le Corbusier autour des cité-ouvrières et des cité-jardins dont il se servira pour réaliser les groupements de logements sociaux de Lège et de Pessac[10].
  • Église. Construite au XIIIe siècle, elle a été beaucoup modifiée au fil du temps. La nef, de style ogival, a probablement été couverte d'une voûte en pierre mais est dorénavant surmontée d'un berceau en bois (réalisé en 1901). Le clocher et le porche nord sont de style roman. Le Calvaire date de 1525. Le Chœur a été construit au XIIIe siècle (fenêtres à lancettes) mais la voûte a été refaite au XVIe siècle[11]. Quatorze inscriptions funéraires (obit) sont insérées dans les murs de la nef, elles sont inscrites depuis 1913 au titre des monuments historiques[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Nicolas-d’Aliermont.svg

Les armes de la commune de Saint-Nicolas-d'Aliermont se blasonnent ainsi :
De gueules, à la crosse d’argent, accostée à dextre d’un sablier d’or et à senestre d’une roue dentée du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.-E. Decorde: Histoire des cinq communes de l'Aliermont, 1877, 354 p.
  2. Marie Casset, Les évêques aux champs. Châteaux et manoirs des évêques normands au Moyen Âge, Presses universitaires de Caen, 2008, 543 p. ISBN 978-2841333-04-2
  3. réélue en mars 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Georges Benoit-Lévy, « A French Garden Hamlet », The Town Planning Review, vol 7, n°3/4, 1918, p. 251-252
  9. Le projet de la cité-ouvrière est visible au Musée de l'horlogerie. http://www.musee-horlogerie-aliermont.fr/msmedias/Architecture-industrielle/Le-Corbusier-a-Saint-Nicolas-d-Aliermont-maison-ouvriere.pdf
  10. Giloles Ragot et Mathilde Dion, Le Corbusier en France, projets et réalisations, collection architextes, édition du moniteur, 1992
  11. L'Aliermont et ses 5 églises, Imprimerie Bertout, Luneray, 1996
  12. Base Palissy : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Saint-Nicolas-d%27Aliermont&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3
  13. http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2009/RetourEmmanuelPetit.htm http://www.linformateur.com/actualite/Emmanuel-Petit,-un-grand-monsieur-du-football--2215.html>
  14. http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/99679/__Une_osmose_payante__

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La mécanique du geste : Trois siècles de tradition horlogère à Saint-Nicolas-d'Aliermont, Rouen, PTC, , 160 p., 21 x 25 cm (ISBN 978-2-84811-142-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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