Nouveau Parti anticapitaliste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir NPA.

Nouveau Parti anticapitaliste
Image illustrative de l’article Nouveau Parti anticapitaliste
Logotype officiel.
Présentation
Porte-paroles Christine Poupin
Fondation
Fusion de LCR
Siège 2 rue Richard-Lenoir
93100 Montreuil
Positionnement Extrême gauche[1],[2],[3]
Idéologie Néocommunisme[4]
Altermondialisme[5]
Écosocialisme[6],[7]
Anticapitalisme[8]
[3]
Affiliation européenne Gauche anticapitaliste européenne
Adhérents 2 000 (2018)[9]
Couleurs      Rouge
Site web npa2009.org

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est un parti politique français d'extrême gauche créé en à l'issue d'un processus de fondation lancé par la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) après l'élection présidentielle de 2007.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Processus de fondation[modifier | modifier le code]

Circle-icons-scissors.svg Cette section est trop longue. Elle pourrait gagner à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.
Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.
2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

De mai à septembre 2007 : annonce et réunions publiques[modifier | modifier le code]

À l'issue de l'élection présidentielle de 2007Olivier Besancenot réunit sur son nom 1 498 581 voix, la LCR annonce la volonté de créer « un nouveau parti anticapitaliste » implanté dans la jeunesse, les entreprises, les services publics, les quartiers populaires. Elle propose ainsi à tous les « anticapitalistes » de se rassembler pour construire les mobilisations qui, pour elle, doivent préparer un changement radical, révolutionnaire, de la société.

Les échéances de la constitution de ce parti sont fixées lors de la réunion de de la direction nationale de la LCR. Ce projet se distingue sur la plupart des points de celui du « parti anticapitaliste stratégiquement non délimité » des années 1990. Le moteur principal de la construction de ce parti est la Ligue communiste révolutionnaire.

La LCR estime que ce nouveau parti doit :

  • défendre un programme anticapitaliste dans les luttes sociales et aux élections
  • se situer dans une indépendance stricte vis-à-vis du Parti socialiste (PS) et refuser de gérer les institutions avec celui-ci, tout en centrant son activité sur la « lutte des classes », et la mobilisation sociale et politique
  • tisser des liens internationaux avec toutes les organisations défendant des perspectives similaires.

À partir de , des réunions publiques sont organisées dans les villes, entreprises et universités de France afin de discuter des modalités de ce nouveau parti avec tous ceux, individuels, équipes militantes, courants politiques, pouvant être intéressés.

Janvier 2008 : congrès national de la LCR[modifier | modifier le code]

Lors du congrès national de de la LCR, trois plates-formes (A, B et C) s'expriment sur ce projet.

Celui-ci entérine avec 83 % des voix l'orientation de la plate-forme A, pour qui le Nouveau Parti anticapitaliste doit être lancé par un processus de réunions locales aboutissant à la création de « comités pour un nouveau parti », pour être centralisés au niveau national en , lors d'une rencontre nationale rassemblant les délégués de ces comités.

Cette rencontre nationale a pour objectif de mettre en place un « comité d'animation » autonome par rapport à la LCR, pour animer le processus constituant jusqu'au congrès de fondation.

Les comités sont constitués de tout individu, équipe militante, courant politique, pouvant être intéressé par ce nouveau parti et ses trois délimitations fixées, notamment l’indépendance stricte vis-à-vis du Parti socialiste. Ils ont pour objectif de discuter du programme, du fonctionnement et de l’orientation du nouveau parti.

Pour les plates-formes B et C (respectivement 14 % et 3 %), le nouveau parti ne doit pas se définir comme anticapitaliste et révolutionnaire, et doit s'adresser à l'ensemble des courants antilibéraux — les révolutionnaires devant seulement constituer un des courants dans le nouveau parti. Pour ces plates-formes, il faut donc plutôt chercher à négocier un accord « par le haut » avec les directions d'autres courants constitués de la gauche antilibérale par exemple des courants du PCF ou des courants minoritaires du PS comme PRS[10] pour la B, ou les collectifs antilibéraux pour la C. Cette ligne implique alors de mettre de côté la question d'indépendance vis-à-vis du Parti socialiste.

Au cours des mois suivants, des comités pour la construction du nouveau parti sont mis en place dans de nombreuses villes, conformément à l'orientation majoritaire de la plate-forme A.

Juin 2008 : réunion nationale des comités[modifier | modifier le code]

Lors de la réunion nationale des comités des et , 300 comités, dont 50 « comités jeunes », envoient 900 à 1 000 délégués de tout le pays. Les comités regroupent à ce moment-là environ 10 000 personnes, dépassant largement les 3 500 militants revendiqués de la LCR et des JCR[11].

Lors de cette réunion, les délégués des comités rédigent un appel national[8] précisant les contours du nouveau parti, qu'ils souhaitent « anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révolté par toutes les discriminations ».

Ils désignent également un « Comité d'animation national » (CAN) d'environ 70 personnes, dont 20 issues de la LCR. Ce comité sert à piloter le passage au nouveau parti et permettre aux comités de prendre leur indépendance vis-à-vis de la direction de la LCR.

Le comité d'animation comprend également des représentants des deux autres groupes nationalement constitués participant au processus en tant qu'observateurs : la fraction l'Étincelle de Lutte ouvrière (LO) et la Gauche révolutionnaire.

Novembre 2008 : deuxième rencontre nationale des comités[modifier | modifier le code]

La deuxième rencontre nationale des comités se tient les et , et regroupe des représentants des différents comités locaux afin de travailler sur les textes du congrès de fondation.

Elle est précédée par une réunion nationale des comités « Jeunes » les et .

Février 2009 : congrès de fondation[modifier | modifier le code]

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA de 2009 à 2011.

Le congrès de fondation du NPA se tient du 6 au 8 février 2009[12]. Il revendique alors 9 123 cartes de membres fondateurs[13], soit trois fois les effectifs de la LCR[14].

Lors de ce congrès de fondation, le nom de « Nouveau Parti anticapitaliste » (NPA) est définitivement adopté au second tour par 53 % des 595 délégués présents, préféré à « Parti anticapitaliste révolutionnaire » (PAR)[15], après avoir écarté les propositions « Parti de la gauche anticapitaliste » (PGA), « Parti anticapitaliste » (PA) et Agir (Alliance ou Alternative de la gauche internationaliste et révolutionnaire) au premier tour. Malgré cela, Olivier Besancenot confirme que l'option révolutionnaire reste d'actualité : « Le NPA n’est pas trotskiste uniquement. Il reprend toutes les traditions révolutionnaires, marxistes mais aussi libertaire »[16].

Depuis la fondation[modifier | modifier le code]

Soutien au LKP pendant la grève générale des Antilles[modifier | modifier le code]

Dès le début de la grève générale aux Antilles[17], le NPA a affirmé son soutien au LKP, le présentant comme « un exemple à suivre et à méditer », et préconisant l'émergence de collectifs autonomes locaux « partout en France »[18]. Dans une interview accordé au JDD, Olivier Besancenot qualifie Élie Domota, porte-parole du LKP, de « grande figure », qui « a fait un sans-faute ». « Au-delà de l'histoire coloniale, tout le monde a un point commun avec eux, c'est la spoliation, la profitation comme ils disent [...] Il faudrait faire des collectifs contre la profitation partout en France »[18]. Olivier Besancenot se rend en Guadeloupe au plus fort de la grève, sur invitation du LKP, et à nouveau lors de manifestations du 1er mai 2009[19].

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Le NPA refuse une alliance avec le Front de gauche et présente une liste autonome, un choix qui sera critiqué par certains militants du parti et de nombreux responsables de la gauche radicale. Olivier Besancenot veut un front clairement anticapitaliste et totalement indépendant du Parti socialiste. Le journaliste Christophe Bourseiller y voit une vraie pierre d’achoppement entre les deux partis, estimant que le NPA, comme Lutte ouvrière, « veut la révolution alors que la gauche de la gauche, le Front de gauche, cherche à revenir aux fondamentaux de la gauche traditionnelle »[20],[21].

Parmi les six têtes de listes proposées par le NPA se trouvent quatre anciens cadres de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Le journal Le Monde rapporte que le Collectif L'Appel et la pioche proteste contre des têtes de listes désignées « sans discussion » et un manque de démocratie[22]. Cette divulgation dans la presse de propos qui avaient vocation à rester internes est immédiatement dénoncée par Leïla Chaibi, animatrice de L'Appel et la pioche estimant que ce genre d'échange est « entièrement normal » dans un parti en construction et que l'absence de débat serait au contraire une marque de « stalinisme »[23].

La campagne, menée par Olivier Besancenot, a pour slogan « Partout en Europe, pas question de payer leur crise ! » et prône d'harmoniser par le haut « les droits sociaux, les conditions de travail, les retraites et la législation sociale pour l'ensemble des travailleurs et travailleuses des pays européens »[24],[25]. Olivier Besancenot fait une série de meetings en France mais aussi à l'étranger : il désire renforcer les liens avec ceux qui en Europe défendent le même projet que lui, et se rend notamment en Espagne et au Portugal[26],[27].

Les listes du NPA obtiennent finalement 840 713 voix, soit 4,88 % des suffrages exprimés (4,98 % en métropole[28]), et aucun élu. Interprétant ce score comme un « bon départ »[29], Olivier Besancenot prévient le soir de l'élection qu'il faudra maintenant « faire avec la gauche anticapitaliste dans ce pays »[30]. Selon le journal Le Monde, des militants sont déçus du résultat et quatre membres du conseil politique national choisissent de démissionner, alors que des membres de l'ancienne minorité de la LCR critiquent le fonctionnement du NPA, et dénoncent une baisse des effectifs[31]. Le politologue Pascal Perrineau considère qu'avec ces résultats, « l’ambition du NPA d’Olivier Besancenot de rebattre profondément les cartes entre la gauche de gouvernement et la gauche protestataire rencontre un cinglant échec[32] ».

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Fin 2009, les membres du NPA sont consultés sur la stratégie électorale à adopter et se montrent très divisés. Finalement, le NPA ne passe aucun accord national avec le Front de gauche. Il refuse tout accord de gestion des régions avec les socialistes. Il se présente seul dans la majorité des régions. Mais il s'associe toutefois au Front de gauche dans trois régions et au Parti de gauche dans trois autres[33],[34],[35],[36].

Selon L'Express, la campagne du NPA est perturbée par une « tempête médiatique » provoquée par la présence d'une jeune femme voilée sur la liste du parti dans le Vaucluse. Le NPA étant un parti « très laïque et féministe », cette candidature provoque des « remous en interne », « ainsi que la désapprobation de la quasi totalité des partis politiques »[33],[37],[38],[39].

Les résultats à ces élections sont, d'après le NPA lui-même, « pas bons » : la moyenne sur l’ensemble des 21 régions où le parti était présent « s’établit à 3,4 % », et « si on ne tient pas compte des trois régions où le NPA a fait alliance avec le Front de gauche, les résultats s’établissent à 2,85 % contre 4,98 % de moyenne nationale lors des européennes de 2009. C’est donc un très net affaiblissement »[40]. D'après Slate, l'existence du Front de gauche met le NPA en difficulté car il attire des électeurs traditionnels du NPA comme les inactifs et les moins de 25 ans[33]. Selon Causeur, ne pas s'associer au Front de gauche était une grosse erreur stratégique[41].

L'universitaire Michel Bussi note que la liste commune avec le Front de gauche dans le Limousin a fait un score de 13 %, et estime que ce résultat valide une stratégie d'union qui permettrait au rassemblement de devenir « une force avec laquelle il faut compter »[42].

Élections présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Olivier Besancenot ne souhaitant pas être candidat à l'élection présidentielle française de 2012[43], la conférence nationale des 25 et 26 juin 2011 désigne Philippe Poutou, ouvrier dans l'automobile, pour représenter le parti à la présidentielle[44].

Comme la LCR en 2007, le NPA éprouve de sérieuses difficultés à réunir les 500 parrainages d'élus locaux pour valider la candidature de Philippe Poutou[45]. Le NPA dépose finalement 572 parrainages au conseil constitutionnel le , validant ainsi la candidature de Philippe Poutou[46].

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Le parti s'est présenté aux élections européennes de 2014. Mais il n'a pas réussi à dépasser la barre des 1 % des voix exprimées en métropole et ne s'est pas présenté en Outre-Mer. Selon Marianne, le parti est en crise, avec notamment une « hémorragie militante », qui s'explique selon certains membres du parti par un isolement idéologique, un refus de se rapprocher des autres partis de la gauche radicale[47]. D'après Le HuffPost, ce refus d'alliance a provoqué « une série de scissions et de dissidences »[6].

Élections départementales de 2015[modifier | modifier le code]

Le NPA compte 2 100 adhérents en 2015[48].

Le NPA se présente aux élections départementales de 2015, dans cinq départements, à Lisieux (14), Bégard (22), Carhaix (29), à Saint-Gaultier (36), et dans le Jura[49]. Mais les résultats ne permettent pas au NPA d'avoir des élus.

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Le NPA ne se présente pas aux élections régionales de 2015[50],[51] par manque de moyens financiers[52],[53] et appelle à voter pour Lutte ouvrière[54].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Le NPA réuni en conférence nationale les 19 et 20 mars 2016, les 150 délégués qui désignent Philippe Poutou comme candidat à l'élection présidentielle de 2017[55],[56]. Le NPA recueille 573 parrainages sur les 500 nécessaires, ce qui lui permet de se présenter à l'élection présidentielle[57]. Philippe Poutou recueille 1,09 % des voix, soit 394 505 électeurs, au 1er tour de l'élection présidentielle. Les dépenses de campagne du NPA pour l'élection présidentielle sont de 782 448 [58].

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives, le NPA fait une proposition d'alliance avec Lutte ouvrière, que LO refuse[59]. Pour finalement présenter 50 candidats sur les 577 circonscriptions en lice[60]. Aucun candidat n'est élu.

Fondements idéologiques : le « socialisme du XXIe siècle »[modifier | modifier le code]

Lors d'une manifestation contre la réforme des retraites en octobre 2010 à Paris.

Lors de son congrès de fondation, le NPA précise ses fondements idéologiques, expliquant en préambule que « la seule réponse à la crise globalisée du capitalisme, le combat dont dépend l’avenir de l’humanité, c’est le combat pour un socialisme du xxie siècle, démocratique, écologique et féministe »[6],[61].

Renversement révolutionnaire du capitalisme[modifier | modifier le code]

Le NPA prône une orientation révolutionnaire visant le renversement de l'État, considérant qu'il « n’est pas possible de mettre l'État et les institutions actuelles au service d’une transformation politique et sociale » et que celles-ci « doivent être renversées pour fonder de nouvelles institutions au service et sous le contrôle des travailleurs et de la population ».

Il souhaite « en finir avec l'exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d'échange et de communication », fondement du capitalisme, à laquelle il oppose « la démocratie des producteurs/trices associé-e-s décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins »[61]. Le NPA veut augmenter les petits salaires en ponctionnant les 100 milliards de bénéfices annuels des entreprises du CAC 40, passées sous le contrôle de l'état. Le NPA n'est pas pour une nationalisation de toutes les entreprises, et se déclare prêt à soutenir les petites exploitations agricoles, les petits commerces et les « PME indépendantes ». Le NPA prône la réunification de toutes les banques dans un pôle public, géré non par l'état mais pas ses salariés et les usagers[62],[63],[64].

Démocratie autogestionnaire et libertés individuelles[modifier | modifier le code]

Il s'oppose aux régimes de l'ex-Bloc de l'Est, qu'il qualifie de « dictatures bureaucratiques », et soutient que « les libertés démocratiques qui ont pu être conquises sous le régime capitaliste seront consolidées et développées ». Le NPA milite pour la suppression du Sénat, l'interdiction du cumul des mandats, une rotation obligatoire des mandats, la limitation des pouvoirs du chef de l'état, et une démocratie directe, notamment avec l'usage plus fréquent du référendum. Le NPA propose que le salaire des élus soit égal au salaire moyen de la population (1 800 euros en 2009)[62].

Islam : une question qui divise[modifier | modifier le code]

Majoritairement, le NPA, comme d'autres partis d'extrême gauche, voit dans les immigrés musulmans une composante du prolétariat qu'il convient de défendre[65]. Un certain nombre de militants appelle à faire de la lutte contre l'islamophobie « une véritable priorité »[65]. Selon Christophe Bourseiller, spécialiste de l'extrême-gauche et professeur à Sciences Po, ces militants, partant du constat que les masses d'origine maghrébine sont tentées par l'islamisme, ont la tentation « de se rapprocher des religieux les plus « sociaux », comme les Frères musulmans »[65].

Une polémique intervient pendant la campagne pour les élections régionales de 2010 à propos de la présence en position inéligible sur sa liste de Vaucluse, d'Ilham Moussaïd, une femme de 21 ans portant un voile[66],[67],[68]. Cette initiative est critiquée par certaines personnalités politiques, dont Laurent Fabius, qui l'analyse comme un « moyen électoraliste d'attirer l'attention » ou encore Nadine Morano qui parle de « provocation »[69]. L'association Ni putes ni soumises annonce sa volonté de vouloir porter plainte contre le NPA[70], alors qu'un recours en référé déposé contre cette candidature par l'Association de solidarité avec les femmes arabes, a été rejeté par le tribunal administratif de Marseille considérant qu'il « n'existe pas d'atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale »[71].

En réponse, le NPA « dénonce le flot haineux et hypocrite provenant de l'extrême droite, de l'UMP, ou du PS voire du PG et du PCF » et « confirme que le débat sur « religion et émancipations », prévu avant cette campagne politico-médiatique, aura lieu lors du prochain congrès du parti[72]. Le politologue Laurent Bouvet analyse la décision du NPA comme l'une des contradictions auxquelles est confronté ce parti, contradiction entre mobilisation en faveur des « minorités » et « défense du droit des femmes ou des homosexuels par rapport aux religions »[73]. La décision de présenter une candidate voilée ne fait ainsi pas l'unanimité dans le parti[74]. La fédération NPA de Vaucluse est elle même le théâtre de divisions[75]. Après les élections régionales, la tête de liste départementale de Vaucluse, Jacques Hauyé, dénonce « l’instrumentalisation de l’islam à laquelle la candidate s’est prêtée » avec le concours de certains militants locaux, avec lesquels il annonce son intention de ne plus collaborer[76]. Ilham Moussaid quitte le NPA en novembre 2010, critiquant l'hostilité de certains de ses membres envers elle[77].

Structure et fonctionnement[modifier | modifier le code]

La structure de base du NPA est le comité, regroupement de militants sur des bases géographiques ou professionnelles, autour duquel s'organise l'activité militante.

Les orientations politiques du parti sont définies lors des différents congrès (locaux ou nationaux), le congrès étant « souverain en matière de programme, de fonctionnement et d’orientation nationale ». Le congrès sert également à élire les instances de direction, à parité hommes-femmes et à la proportionnelle « des orientations politiques contradictoires soumises au vote du congrès », et à en définir le mandat politique. Ces directions obéissent au principe de rotation des mandats et sont révocables[78].

Instances nationales[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

L'instance de direction à l'échelle nationale est le conseil politique national (CPN). Celui-ci a pour règle d'être « représentatif du parti, de sa réalité géographique comme de ses commissions nationales, et de ses sensibilités politiques » et comporte environ 150 membres[79]. Le CPN se réunit au moins quatre fois par an.

Celui-ci élit en son sein le comité exécutif (CE), responsable de l'activité nationale : « représentation du NPA, animation nationale des campagnes, réaction à l’actualité politique et sociale française et internationale, collectif de porte-parole... ».

Le CE se dote d'un secrétariat et de permanents, obéissant à des règles strictes : limitation des permanentats dans le temps (rotation), permanentats à temps partiels, révocabilité[78], etc.

Courants internes[modifier | modifier le code]

Composantes lors de la fondation du NPA[modifier | modifier le code]

Les organisations nationales ayant fondé le NPA sont :

  • la Ligue communiste révolutionnaire, dissoute le à la veille du congrès de fondation du NPA, et dont sont issus 45 % des représentants au conseil politique national (et environ un tiers des militants)[80] ;
  • les Jeunesses communistes révolutionnaires, organisation de jeunesse liée à la LCR et dissoute le  ;
  • la Gauche révolutionnaire, dont deux représentants siègent au conseil politique national[81] ;
  • le Groupe La Commune, dirigé par Pedro Carrasquedo et Jean-Paul Cros, se revendique « membre fondateur », bien que n'ayant pas participé au processus de fondation[82] ;
  • le Collectif Carré rouge[83] dirigé par François Chesnais, dans sa majorité[réf. nécessaire] ;
  • le réseau intellectuel et politique SELS (Sensibilité écologiste libertaire et radicalement sociale-démocrate), créé en décembre 1997 avec d'anciens militants et sympathisants de la Fédération anarchiste, du PS et des Verts, et dont les animateurs ont rejoint la LCR en juin 1999, s'est également inscrit dans le processus de constitution du NPA[84] ;
  • le reste des militants, représentant la majorité du conseil politique national, ne sont pas issus d'organisations politiques nationales.

La fraction L'Étincelle, exclue de Lutte ouvrière en 2008, dispose quant à elle d'un statut d'observateur au sein du conseil politique national[81].

Tendance CLAIRE[modifier | modifier le code]

La Tendance CLAIRE du NPA a été fondée le 14 février 2009, au lendemain du congrès de fondation du NPA. Elle est alors formellement la première tendance constituée dans le NPA.

À sa fondation, la Tendance Claire regroupait des membres de l’ex-CRI (Groupe communiste révolutionnaire internationaliste)[85], de l’ex-LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) et d’autres sans parti auparavant. Elle a depuis sa fondation appelé à la constitution d'une tendance révolutionnaire large et pluraliste, en s'adressant particulièrement aux autres courants de la gauche du NPA (position 2 en 2011, position Y en 2013). Son objectif était d'élaborer avec ces autres courants un programme révolutionnaire et le porter dans la luttes des travailleur-se-s et des jeunes. Étant donnée que les membres fondateurs de l'ex-CRI ont été membres du Parti des travailleurs, la Tendance CLAIRE est parfois qualifiée de « lambertiste »[86]. Ses membres ne se reconnaissent pas dans ce terme, critiquant sévèrement la politique du courant lambertiste[87].

Orientation politique[modifier | modifier le code]

Elle a initié en mai 2010 le Collectif pour une Tendance Révolutionnaire (CTR)[88], qui a fonctionné jusqu’au premier congrès du NPA (février 2011), portant la plateforme 4 (3,7% des voix). Trois des six élus de la position 4 au Conseil Politique National (CPN) du NPA sont alors membres de la Tendance CLAIRE. Elle fait alors figure d'opposition interne à la direction du NPA, issue de la LCR[86].

Elle se revendique du « programme fondateur de la Quatrième Internationale »[89]. Elle met particulièrement en avant la notion de « front unique » (opposée aux alliances électorales avec les forces « réformistes » comme le PC et le PG), et de programme de transition. Elle critique ainsi la ligne majoritaire du NPA, qui prend ses distances avec le trotskisme, et estime notamment que « les ambiguïtés du NPA le paralysent depuis son origine »[89], celui-ci n'ayant « pas défini clairement de stratégie pour transformer la société » et que par conséquent le « parti manque de priorités établies, et dans son discours public il peine à convaincre ».

En parallèle de ces éléments issus du trotskisme, la Tendance CLAIRE a pris un certain nombre de positions sur des sujets suscitant de vifs débats[90] dans le NPA et l'extrême gauche en général : en faveur d'une « rupture anticapitaliste avec l'Union européenne »[91], d'une lutte contre l'islamophobie, de la notion d'intersectionnalité des oppressions...

La Tendance CLAIRE défend ses positions dans le cadre des congrès du NPA et des réunions de la direction nationale, tout en appelant « à former avec d’autres camarades une large tendance révolutionnaire capable de devenir majoritaire »[89]. Elle s'exprime publiquement dans le journal du NPA (L'Anticapitaliste, anciennement Tout est à nous!), dans son propre site web et dans son bulletin Au CLAIR de la lutte. Elle participe aux campagnes du NPA, notamment les deux dernières campagnes présidentielles de Philippe Poutou, tout en critiquant l'orientation majoritaire[92].

Anciens courants[modifier | modifier le code]

Le NPA avait depuis mai 2009 un seul courant officiel, bénéficiant d'une tribune dans Tout est à nous ! : le courant « Convergences et alternative », qui fut créé le pour défendre des alliances avec les partis de la gauche antilibérale aux élections autour de l'idée d'un « front unitaire dans les luttes comme dans les élections »[93], à la suite de la scission de l'association Unir (une autre partie fondant la Gauche unitaire et rejoignant le Front de gauche à l'occasion des élections européennes de 2009). À la suite de désaccords avec la politique de la direction du NPA, le courant prend son autonomie en mars 2011 et intègre le Front de gauche[94].

La fraction publique « Gauche anticapitaliste », sous-titrée « courant unitaire pour l'écosocialisme », est créée par les animateurs de la position B de la conférence nationale de juin 2011 lors d'une assemblée constitutive les 5 et 6 novembre 2011. Contestant l'orientation majoritaire du NPA qui selon eux « tourne[rait] le dos à toute la bataille pour rassembler les différentes composantes politiques et équipes du mouvement social qui, à gauche, contestent le social-libéralisme », il défend alors la création d'un « bloc rassemblant les forces sociales et politiques d'opposition de gauche »[95] au sein duquel se rassembleraient en un pôle les anticapitalistes et écosocialistes. La GA est d'abord constituée d'adhérents au NPA et de militants ayant quitté le parti[96] ; reconnue par le NPA et disposant d'une tribune dans Tout est à nous !. Lors de l'élection présidentielle 2012, certains des animateurs de ce courant appellent à voter pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon (candidat du FDG) plutôt que celle de Philippe Poutou (le candidat du NPA)[97]. La GA décide le 8 juillet 2012 de rejoindre le Front de gauche en tant qu'organisation indépendante, après avoir défendu sans succès l'adhésion du NPA au FDG, cette proposition recueillant 22,25 % des voix des militants (soit 450 des 2 100 exprimés)[réf. souhaitée] lors de la rencontre nationale du NPA des 7 et 8 juillet 2012[98].

Élus et personnalités[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Porte-parole[modifier | modifier le code]

Autres militants[modifier | modifier le code]

Penseurs et théoriciens[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Fabien Engelmann, militant en 2009, a rejoint le FN en 2010.
  • Raoul-Marc Jennar, ancien membre du Comité politique national et du Comité exécutif, tête de liste NPA aux européennes de 2009 dans la circonscription Sud-Est, a démissionné en 2010 pour rejoindre ensuite Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche en 2012.
  • Pedro Carrasquedo, ancien membre du Comité politique national.

Controverses[modifier | modifier le code]

Adhésion de Jean-Marc Rouillan[modifier | modifier le code]

Les et , à l'occasion de la première réunion nationale des comités pour un Nouveau Parti anticapitaliste, les responsables de la Ligue communiste révolutionnaire ont confirmé avoir eu des contacts avec Jean-Marc Rouillan (ancien militant du groupe de lutte armée Action directe)[99]. Nathalie Ménigon, ancienne membre d'Action directe, aurait également « fait part de son intérêt pour le Nouveau Parti anticapitaliste »[100].

Ces contacts ont été dénoncés par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui a jugé qu'Olivier Besancenot était « en train d'utiliser la même stratégie que Jean-Marie Le Pen à l'extrême droite il y a vingt ans, c'est-à-dire un système dans lequel, en réalité, on vient chercher très à gauche et ne reculant jamais devant aucune provocation ».

L'un des fondateurs de la LCR, Alain Krivine, rétorque que si Jean-Marc Rouillan « accepte le programme [du nouveau parti], il viendra, on ne demande pas aux gens leur passé ». Olivier Besancenot ajoute que la LCR appartient « à un courant politique qui désapprouvait et décriait les méthodes d’Action directe à l’époque » dénonçant par ailleurs leur traitement carcéral : « ils devaient faire 18 ans incompressibles, en l’occurrence aujourd’hui ils font du rab »[101].

Cependant Clémentine Autain, ancienne maire-adjointe de Bertrand Delanoë et un temps intéressée par un ralliement au NPA, déclare : « Autant je me battrai contre la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, autant il est hors de question que je sois dans le même parti que quelqu'un qui ne semble pas contester la lutte armée comme méthode politique ! (...) Je me demande parfois si, aux yeux de certains au NPA, il n'est pas plus grave d'avoir participé à un exécutif avec le PS que d'avoir tué des gens... »[102].

À la suite de la réincarcération de Jean-Marc Rouillan le , pour une interview donnée à l'Express[103],[104], Alain Krivine dénonce une campagne de diabolisation du NPA en voulant l'assimiler aux actions passées d'Action directe et Olivier Besancenot réclame sa libération[105].

Olivier Besancenot souligne par ailleurs que Maurice Papon a fait beaucoup moins d'années de prison que Jean-Marc Rouillan[106] et que Maurice Papon n'a jamais émis de regrets publics pour sa participation à la déportation de centaines de juifs. La LCR estime qu'il y a deux poids, deux mesures dans cette affaire[107].

Relations avec le PS[modifier | modifier le code]

Selon le magazine Marianne, le Nouveau Parti anticapitaliste serait l'« allié objectif » du sarkozisme puisqu'il s'oppose au parti socialiste sur son programme pas assez à gauche selon le NPA et ses alliances fréquentes avec des partis centristes, au point de refuser toute alliance de gestion avec le PS, empêchant donc l'union de la gauche ce qui, selon le magazine, affaiblit électoralement le PS et la gauche. Selon le journal Le Monde, le président Nicolas Sarkozy aurait ainsi expliqué à François Hollande dans l'avion de retour de Beyrouth, le  : « La droite a mis vingt ans à régler le problème de l'extrême droite, aujourd'hui, c'est à votre tour ! »[108].

Le NPA et Olivier Besancenot considèrent que la situation de la gauche en France est due au « social-libéralisme » du PS, et à son abdication face à la politique de Sarkozy dans les luttes. Ce qui explique, d'après Alain Krivine, que « Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice du gouvernement, notamment sur la question « des retraites »[109].

Dans ce contexte, selon le NPA, les travailleurs doivent avoir entre leurs mains un nouvel outil qui permettra une « transformation révolutionnaire de la société ». Le NPA assure que ce projet est dirigé avant tout contre la droite et répond, par la constitution d'une nouvelle force, à une « gauche en état de sinistrose »[109] en proposant un projet alternatif en totale indépendance avec le social-libéralisme. Olivier Besancenot remarquant à cette occasion que « ceux qui à gauche aident le plus la droite c'est, a priori, ceux qui ne s'y opposent pas » alors que le PS a constitué un groupe de travail pour « étudier » son ascension[110].

Par le passé, la LCR a proposé au PS et au PCF des « fusions techniques » — partout refusées par le PS — au deuxième tour des municipales de 2008[111] et appelle généralement à voter contre la droite[112] ou, le cas échéant, contre l'extrême droite[113] au deuxième tour des élections.

Orientation protestataire[modifier | modifier le code]

Des personnalités ont reproché au NPA une orientation trop exclusivement protestataire. Le dirigeant de la CFDT François Chérèque a déclaré que sa politique « ça fait un peu rapace »[114] pour la propension du NPA à s'inviter aux entreprises en grève en raison de suppressions d'emplois. Ayant suivi avec intérêt sa fondation, le philosophe Michel Onfray lui reproche sa vocation protestataire symbolisée par son logo en forme de mégaphone, qui ne doit être « pas une fin en soi, mais un moyen pour plus et mieux que lui », et de « [r]envoye[r] la gauche antilibérale dans les bras du PS et de lui reproche[r] cette union contre nature. Mais c'est la faute d'union du NPA avec le restant de la gauche antilibérale que cette dernière se trouvera dans l'obligation d'alliance avec le Parti socialiste »[115].

Alain Laffont répond à cette critique dans un article de Politis[116]. À ceux qui accusent le NPA de ne pas mettre « les mains dans le cambouis », il répond par l'exemple des élus NPA au conseil municipal de Clermont-Ferrand. Ceux-ci ont gardé leur indépendance en ne s'engageant pas à voter le budget de la ville. De plus il reproche à certains élus de confondre « le cambouis et le pot de confiture ». Enfin il rapporte que les élus NPA agissent au sein du conseil municipal dans « le souci du bien commun et de la santé de la population ».

Manifestation de soutien à Gaza[modifier | modifier le code]

Le 19 juillet 2014, le parti contourne l'interdiction de manifester, en participant à l'organisation d'une manifestation de soutien à Gaza qui provoque des accrochages[117]. Pour Laurent Bouvet, professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, commentant les violences lors des manifestations pro-palestiniennes et l'absence de condamnation par le NPA de celles-ci, « certains (sic) considérations antisémites naissent du croisement entre antisionisme et anticapitalisme » sur le socle d'un combat où les Palestiniens sont présentés comme le symbole du peuple opprimé[73].

Le NPA répond qu'il s'agit d'une « campagne nauséabonde » et que « toutes ces attaques ne visent qu’un même but : délégitimer le soutien à la cause palestinienne »[118].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat 1er tour
% Rang
2012 Philippe Poutou 1,15 8e (sur 10)
2017 1,09 8e (sur 11)

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année % Sièges Rang
2009 4,88
0 / 74
7e
2014 0,39
0 / 74
16e
2019 appel à voter Lutte ouvrière

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « European Social Survey. Appendix A3 political parties », sur europeansocialsurvey.org, (consulté le 28 janvier 2018).
  2. « NPA », sur Franceinfo (consulté le 28 mai 2017).
  3. a et b Luke March, Contemporary Far Left Parties in Europe, Berlin, Friedrich-Ebert-Stiftung, (ISBN 978-3-86872-000-6, lire en ligne), p. 3.
  4. Jean Quatremer, « Le « Nouveau parti anticapitaliste » ou le retour vers un passé qui ne passe pas », sur bruxelles.blogs.liberation.fr, (consulté le 22 avril 2016).
  5. « La reconversion du trotskysme LCR à l'altermondialisme ATTAC ou CADTM », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 22 avril 2016).
  6. a b et c « NPA recherche anciens militants: où sont-ils partis? Au Front de Gauche mais pas que », sur Le Huffington Post, (consulté le 27 janvier 2019).
  7. « “Nous défendons l'écosocialisme pour sortir du capitalisme” », sur Actu-Environnement, (consulté le 27 janvier 2019).
  8. a et b « Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste », Rouge, .
  9. « Congrès. Que reste-t-il du Nouveau Parti anticapitaliste ? », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2018).
  10. Courant de Jean-Luc Mélenchon, à l'origine de la création du Parti de gauche (PG) l'année suivante.
  11. « Besancenot et “l'acte fondateur” des anticapitalistes », sur Libération, .
  12. Initialement prévu le dernier week-end de janvier 2009, il est repoussé en raison de l'appel intersyndical à manifester lancé pour le (source : « Le congrès du NPA repoussé du fait de la grève du 29 janvier », L'Express, ).
  13. « L'introduction du congrès par Myriam Duboz (CAN sortant) », site officiel du NPA.
  14. « Le NPA élit son “parlement” »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Nouvel Observateur, .
  15. « Naissance officielle du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot », dépêche AFP, .
  16. « Olivier Besancenot : “L’option révolutionnaire reste actuelle” »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mai 2017), La Tribune de Genève, .
  17. Déclaration d'Olivier Besancenot, le 26 janvier 2009, à quelques semaines du congrès de fondation du NPA : [1]
  18. a et b « Besancenot: le LKP, “exemple à suivre” », Le Figaro, 14 mars 2009.
  19. « Guadeloupe : derrière la manifestation, des questions entières sur l'avenir », Le Monde, .
  20. Paris Match, « Besancenot–Mélenchon : c’est la lutte finale », sur parismatch.com, (consulté le 2 février 2019).
  21. « Le NPA dément une vague de départs », sur Lexpress.fr, (consulté le 2 février 2019).
  22. « Des militants du parti de M. Besancenot dénoncent un “bug démocratique” », Le Monde, , page 11
  23. « NPA : “Il n'y aucune guerre entre nous” », L'Express, .
  24. « Élections européennes. Le baptême du feu du NPA », sur Le Telegramme, (consulté le 10 février 2019)
  25. « L'Europe sociale dans les programmes », sur LExpress.fr, (consulté le 10 février 2019)
  26. « Besancenot appelle à "renforcer les liens anticapitalistes" en Europe », sur L'Obs,
  27. « Besancenot va au charbon », sur Le Parisien,
  28. Le NPA refuse de se construire et de présenter des listes en Outre-mer, qu'il considère comme étant des colonies.
  29. Ce score étant environ le double de celui obtenu par les listes d'union LO-LCR de 2004, et additionné à celui de LO, le meilleur score jamais réalisé par l'extrême gauche en France sur ce type d'élections
  30. Le Nouvel Obs, « « Il faudra compter avec la gauche anticapitaliste, prévient Olivier Besancenot »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mai 2017) », 07/06/2009
  31. Sylvia Zappi, « Des cadres du NPA démissionnent au lendemain d'un scrutin européen qui n'a pas répondu à leurs espoirs », Le Monde, 27 juin 2009.
  32. Pascal Perrineau, « Les élections européennes de juin 2009 en France : des élections de second ordre ou de reclassement ? », Revue internationale de politique comparée, vol. 12, no 5,‎ , p. 653 à 670 (lire en ligne).
  33. a b et c « Le Front de gauche éclipse le NPA de Besancenot », sur LExpress.fr, (consulté le 4 février 2019)
  34. « Régionales: le NPA seul presque partout », sur FIGARO, (consulté le 4 février 2019)
  35. Stéphane Alliès, « Le NPA se divise sur l'unité aux régionales », sur Mediapart, (consulté le 4 février 2019)
  36. Stéphane Alliès, « Faute d'accord majoritaire, le NPA part en ordre dispersé aux régionales », sur Mediapart, (consulté le 4 février 2019)
  37. « Peut-on se présenter aux régionales et porter le voile? », sur Slate.fr, (consulté le 4 février 2019)
  38. « "Le sexe est avant tout une question politique" », sur Le Monde.fr, (consulté le 4 février 2019)
  39. « A chacune son féminisme », sur Libération.fr, (consulté le 4 février 2019)
  40. « Des bilans à tirer... », sur npa2009.org, (consulté le 4 février 2019)
  41. Causeur.fr et Marc Cohen, « NPA, ça le fait pas », sur Causeur, (consulté le 4 février 2019)
  42. « Géographie électorale des Régionales: 3 questions à Michel Bussi », sur France Culture, (consulté le 4 février 2019)
  43. « Olivier Besancenot ne sera pas candidat à la présidentielle », sur Lemonde.fr, (consulté le 5 mai 2011).
  44. « Philippe Poutou placé pour succéder à Besancenot », sur Libération.fr, (consulté le 25 janvier 2016).
  45. Signatures : adresse du NPA aux partis politiques, 27 janvier 2012, sur le site du NPA.
  46. Philippe Poutou dépose 572 parrainages, Libération, .
  47. « NPA : la révolution sabordée », sur Marianne, (consulté le 27 janvier 2019).
  48. Olivier Faye, « Très mal en point, le NPA vit un congrès décisif », sur lemonde.fr, (consulté le 31 janvier 2015).
  49. « Le NPA dans les élections départementales - NPA », sur www.npa2009.org.
  50. Élections régionales. Le NPA présent sur aucune liste, Ouest France, 20 octobre 2015
  51. Régionales. Le NPA renonce à présenter une liste, Le Télégramme, 20 octobre 2015
  52. « Ternois : faute de moyens financiers, pas de liste NPA aux élections régionales », sur lavoixdunord.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  53. « Besancenot: le NPA "n'a pas les moyens" de se présenter aux régionales », sur bfmtv.com (consulté le 28 novembre 2015).
  54. « Régionales : le NPA de Besancenot appelle à voter pour Lutte ouvrière », sur leparisien.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  55. « Philippe Poutou, de nouveau candidat pour le NPA à la présidentielle », Le Monde, 20 mars 2016.
  56. « Philippe Poutou à nouveau candidat du NPA à la présidentielle », Le Figaro, 20 mars 2016.
  57. Onze candidats sont en lice pour l'élection présidentielle francetvinfo.fr, le 18 mars 2017
  58. Quel candidat a dépensé le plus pendant la campagne présidentielle 2017 ?, Huffington Post, 8 août 2017.
  59. « Le NPA tend la main à Lutte ouvrière pour les législatives », sur liberation.fr, .
  60. « Législatives : le seul candidat NPA des Yvelines, c’est sur la circonscription de Hamon », sur leparisien.fr, .
  61. a et b Principes fondateurs du Nouveau Parti Anticapitaliste, adoptés par son congrès de fondation
  62. a et b « NPA : la France telle quela rêve Olivier Besancenot », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2018).
  63. « Les trois contradictions de Besancenot, par Henri Weber », sur Le Monde.fr (consulté le 29 mars 2018).
  64. « AFP: Avec le NPA, Besancenot veut "changer le monde avant qu'il ne nous écrase" », (consulté le 29 mars 2018).
  65. a b et c L'extrème gauche aussi se déchire autour de l'Islam, lepoint.fr, 25 janvier 2017
  66. « Tout voile dehors », sur Libération.fr, (consulté le 24 avril 2016).
  67. « Le NPA présente une candidate voilée », sur Le Figaro, (consulté le 24 avril 2016).
  68. « Candidate voilée du NPA : la polémique continue », sur paris-normandie.fr, (consulté le 24 avril 2016).
  69. « La candidate voilée du NPA toujours critiquée, Besancenot n'a pas de « leçon à recevoir », sur Libération.fr, (consulté le 24 avril 2016).
  70. « Femme voilée sur une liste NPA : Ni putes, ni soumises va intenter une action en justice », sur Le Point.fr, (consulté le 13 février 2016).
  71. « Rejet du recours d'une association contre la candidate voilée du NPA », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2017).
  72. Déclaration du Comité exécutif national du NPA, 8 février 2010, sur le site du NPA.
  73. a et b « Extrême-gauche et Islam : une alliance contre-nature ? », sur lefigaro.fr, (consulté le 29 septembre 2015).
  74. « Le NPA mal fichu sur le foulard », sur Libération.fr, (consulté le 24 avril 2016).
  75. « NPA/voile: scission dans le Vaucluse », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2017).
  76. « Candidate voilée aux régionales: le NPA du Vaucluse fait scission », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2017).
  77. « Ilham Moussaïd et onze militants quittent le NPA », sur liberation.fr, .
  78. a et b Statuts provisoires du Nouveau Parti Anticapitaliste, adoptés par le congrès de fondation du NPA
  79. En réalité, le premier CPN élu en février 2009 en comporte 191.
  80. Malgré son opposition, l'ancien courant minoritaire de la LCR Unir fait également partie du NPA, tout en critiquant l'orientation politique choisie par celui-ci pour les européennes.
  81. a et b « Le NPA se passerait bien d'un “front de gauche” avec Mélenchon et le PC », par Stéphane Alliès.
  82. « La Commune s’engage dans le NPA - Allons-y ! », .
  83. « La crise mondiale, la voie guadeloupéenne de lutte pour une vie décente mais aussi pour une autre société, “l’ajournement” du décret Pécresse »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),  : « C’est dans le contexte esquissé plus haut, et par rapport à tous ces problèmes et à tous ces développements que nous parlerons enfin du NPA, au congrès de fondation duquel nous avons été plusieurs à participer. ».
  84. Voir la contribution de deux animateurs de la SELS : Philippe Corcuff et Willy Pelletier, « De la LCR au “NPA” - L’expérience sociale-démocrate libertaire comme analyseur d’enjeux actuels », Critique communiste (revue de la LCR), no 187, juin 2008, p. 171-177, repris sur Mediapart, août 2009.
  85. http://groupecri.free.fr/
  86. a et b "Le NPA se passerait bien de ses révolutionnaires marxistes", consulté sur le site rue89 le 14 février 2011.
  87. Voir notamment l'entretien avec Ludovic Wolfgang suite à son exclusion du Parti des travailleurs, dans l'ouvrage de Karim Landais, De l'OCI au parti des travailleurs, paru en 2013
  88. https://collectiftrnpa.wordpress.com/
  89. a b et c « Qui sommes-nous ? », sur tendanceclaire.org (consulté le 18 juin 2018)
  90. « À propos de l’« intersectionnalité » », sur Anticapitalisme & Révolution,
  91. « Une alternative anticapitaliste à l’Union européenne », sur tendanceclaire.org,
  92. « Bilan critique de la campagne Poutou », sur tendanceclaire.org,
  93. « “Convergences et alternative”, un courant pro-unité à gauche au sein du NPA », AFP, .
  94. « Présentation »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mai 2017) du courant sur son site
  95. « Le NPA secoué par un nouveau courant », Libération, 7 novembre 2011
  96. « Qui sommes-nous ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mai 2017), site de la Gauche anticapitaliste.
  97. « Des dirigeants du NPA appellent à voter Mélenchon le 22 avril », Libération, 22 mars 2012
  98. " Conclusion d'une rupture, début de la relance " , lundi 9 juillet 2012
  99. « Dépêche Associated Press », sur news.yahoo.com, .
  100. Le Point, no 1868, .
  101. « La LCR confirme avoir eu des contacts avec Jean-Marc Rouillan », Rouge, .
  102. « Besancenot: "Personne ne propose de prendre les armes" », le JDD, .
  103. « Jean-Marc Rouillan, l'ancien terroriste d'Action directe, parle et pourrait se voir privé de sa semi-liberté » : Jean-Marc Rouillan: "Je peux faire peur à beaucoup de monde", L'Express, 30 septembre 2008.
  104. « Rouillan retourne en prison, Besancenot appelle à la "mobilisation unitaire" », Le Point, .
  105. « Affaire Rouillan : Besancenot contre-attaque » « Copie archivée » (version du 4 octobre 2008 sur l'Internet Archive), dépêche AFP,  : « il y a une crise fantastique et le NPA et Olivier ont le vent en poupe. C'est le moment où l'on ressort l'affaire Rouillan », qui « ne représente que lui-même et n'est pas un courant politique » déclare Alain Krivine.
  106. « Besancenot Discours de Pessac 04/10/2008 », sur Dailymotion.
  107. « Rouillan : deux poids, deux mesures », Rouge, .
  108. « Besancenot, un Le Pen de gauche ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 17 mai 2017), pour la version moins édulcorée : « Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot. ». Source : Le Canard enchaîné, .
  109. a et b « Nouveau parti : Besancenot veut que la gauche radicale “change d’échelle” », Rouge, .
  110. « Besancenot veut “un prolongement politique aux résistances sociales” », sur news.yahoo.com.
  111. « LCR : Besancenot n'appellera pas à voter pour les listes PS et PCF au 2e tour » « Copie archivée » (version du 5 juillet 2008 sur l'Internet Archive), AFP, .
  112. La LCR a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007, donc implicitement pour Ségolène Royal.
  113. La LCR a appelé à voter contre Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, donc implicitement pour Jacques Chirac.
  114. Déclaration du 15 mars 2009 « Je suis allé à cette entreprise, GSK. À l'entrée de l'entreprise, deux militants NPA qui font le tour des entreprises en difficultés. Ça fait un peu rapace, c'est-à-dire qu'on attend la misère pour agir », lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro
  115. Michel Onfray, « Le mégaphone comme idéal platonicien : les choix du NPA sont irresponsables », Le Monde, 6 juin 2009, page 18.
  116. « Le mégaphone et le cambouis », Politis,‎ (lire en ligne).
  117. « Manifestation pro-palestinienne interdite à Paris : la mise en garde de Hollande », sur leparisien.fr, (consulté le 29 septembre 2015).
  118. « Lutte contre l’antisémitisme : entre confusion et stigmatisation », sur npa2009.org (consulté le 7 août 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • C'est parti, documentaire de Camille de Casabianca ayant pour thème le processus de fondation du NPA, réalisé en 2009 et sorti au cinéma en février 2010.
  • NPA 2009-2012, chronique d'une (r)évolution manquée, webdocumentaire de Claire Chaudière, Mehdi Fikri et Julie Regard, racontant les quatre premières années du NPA en suivant le parcours de trois militants ayant participé à sa fondation.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]