Bourg-en-Bresse

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Bourg-en-Bresse
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Bourg-en-Bresse
Blason
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Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
(préfecture)
Arrondissement Bourg-en-Bresse
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de
Bourg-en-Bresse-1
Bourg-en-Bresse-2
Intercommunalité Bassin de Bourg-en-Bresse
(siège)
Maire
Mandat
Jean-François Debat
2014-2020
Code postal 01000
Code commune 01053
Démographie
Gentilé Burgiens, Burgiennes
Population
municipale
40 967 hab. (2014en augmentation de 3.49 % par rapport à 2009)
Densité 1 717 hab./km2
Population
aire urbaine
113 062 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 20″ nord, 5° 13′ 44″ est
Altitude Min. 220 m – Max. 273 m
Superficie 23,86 km2
Localisation

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Bourg-en-Bresse
Liens
Site web bourgenbresse.fr

Bourg-en-Bresse (prononcé [buʁ.kɑ̃ bʁɛs][1] ; Bôrg[2] en francoprovençal) est une commune française, préfecture du département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Désignée capitale de la Bresse en 1272 par les comtes de Savoie à la place de Bâgé, Bourg se développe au sein des États de Savoie jusqu'en 1601 où la ville devient française.

Ville moyenne de 40 967 habitants dont l'aire urbaine réunit 124 197 âmes en 2013, Bourg-en-Bresse bénéficie de sa proximité avec Lyon et Genève pour être au cœur de réseaux de communication à différents rayonnements.

Les habitants sont appelés les Burgiens[3]. L'adjectif bressan, utilisé autrefois, ne se réfère plus aujourd'hui qu'à la Bresse.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du territoire communal.

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Bourg-en-Bresse se trouve à 66 km au nord-est de Lyon, à 35 km à l'est de Mâcon et à 62 km au sud de Lons-le-Saunier, ainsi qu'à 101 km à l'ouest de Genève.

Bourg est situé à l'ouest du massif du Jura (en bordure du Revermont qui en est le premier contrefort) et au nord-est de la Dombes. La ville est installée sur l'extrémité sud-est de la plaine bocagère de Bresse. La Reyssouze traverse la ville avant d'aller se jeter dans la Saône. Elle est traversée à l'est par son affluent, le Dévorah.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg-en-Bresse
Viriat Viriat Jasseron
Saint-Denis-lès-Bourg Bourg-en-Bresse Saint-Just
Péronnas Péronnas Montagnat

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune connaît un relief assez peu marqué, son altitude varie de 220 m à 273 m, la mairie se situant à 227 m. Elle est située à l'est du fossé de la Bresse résultant d'un effondrement du rift ouest-européen à l'ère tertiaire qui a été rempli par des dépôts provenant de l’érosion des reliefs environnant[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plage du plan d'eau de Bouvent.

Contrairement à beaucoup de grandes villes ou de villes moyennes, Bourg n'est traversée par aucune rivière importante. Toutefois, on trouve des petits cours d'eau la traversant.

En premier lieu, la Reyssouze traverse Bourg du sud-est au nord-ouest, elle se jette dans la Saône vers Pont-de-Vaux. Vers Bouvent, le cours d'eau se sépare en deux, le bras le plus au sud est la Basse Reyssouze qui rejoint la rivière vers le stade Marcel-Verchère.

Venant de Jasseron, le Jugnon fait un bref passage dans le nord-est de la commune puis se dirige à Viriat avant de se jeter dans la Reyssouze à Attignat.

Le Dévorah est aussi un ruisseau qui se jette dans la Reyssouze vers le stade Marcel-Verchère. Sa source se trouve près de la frontière avec Saint-Just. Autre ruisseau de Bourg, le Fief Porcheret se jette dans le Dévorah au quartier de la Croix Blanche après avoir pris sa source à Saint-Just.

Au parc de loisirs de Bouvent, on trouve un plan d'eau de 21 hectares.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.

La ville ne possède pas de station météo homologuée Météo-France mais deux stations sont localisées à 30 km à vol d'oiseau : une à Ambérieu-en-Bugey et une autre à Mâcon.

Voici les données d'Ambérieu-en-Bugey.

Relevés météorologiques de la station d'Ambérieu-en-Bugey 1961-1990 (records depuis 1936)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,7 −0,3 1,4 4,2 8,3 11,2 13,4 12,9 10,5 7,1 2,3 −0,8 5,7
Température moyenne (°C) 1,8 3,7 6,4 9,6 13,8 17,1 19,8 19,1 16,3 11,8 6,1 2,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 5,3 7,8 11,4 15,1 19,3 23,1 26,2 25,3 22 16,4 9,9 5,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−26,9
1963
−20,8
1963
−15,5
1971
−6,1
1956
−3,3
1960
1,3
1962
3,6
1954
3
1986
−1,2
1972
−7,2
1997
−10
1955
−17,3
2009
−26,9
1963
Record de chaleur (°C)
date du record
18,1
2015
22,9
1960
26,6
1990
28,6
1949
34,4
2009
38,1
2003
40,2
1983
40,3
2003
39,1
1942
28,9
1977
23,2
1995
21,3
1989
40,3
2003
Nombre de jours avec gel 18,5 14,6 12,1 5,7 0,5 0 0 0 0,2 1,9 9,8 17,6 81
Ensoleillement (h) 53,4 81 130,5 167,2 199,6 230,9 273,9 236,2 183,2 119,9 65,1 46,3 1 787,2
Précipitations (mm) 93,8 86,9 100,8 93,9 111,5 98,2 66,5 91,6 98,1 102,7 107 102,1 1 153
Humidité relative (%) 86 83 77 74 75 75 72 75 80 85 86 87 80
Source : Infoclimat et Météo climat bzh dyndns.org[5],[6]
1981-2010 (station Ambérieu-en-Bugey 253 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −0,3 2,3 5 9,4 12,3 14,6 14 10,9 8,1 3 0,4 6,6
Température moyenne (°C) 2,6 3,8 7,5 10,6 14,9 18,2 20,8 20,3 16,5 12,5 6,7 3,5 11,5
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,9 12,7 16,1 20,4 24,1 27 26,6 22 16,9 10,3 6,5 16,4
Ensoleillement (h) 71,7 96,9 166,5 187,7 215,6 250,1 284,9 252,2 183,6 120 68,9 50,2 1 948,3
Précipitations (mm) 83,7 73,3 80,1 95,2 116,6 91,7 77,7 82,1 111 120,1 107,6 95,3 1 134,4
Source : Station homologuée Météo-France[7]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,9
−0,8
83,7
 
 
 
7,9
−0,3
73,3
 
 
 
12,7
2,3
80,1
 
 
 
16,1
5
95,2
 
 
 
20,4
9,4
116,6
 
 
 
24,1
12,3
91,7
 
 
 
27
14,6
77,7
 
 
 
26,6
14
82,1
 
 
 
22
10,9
111
 
 
 
16,9
8,1
120,1
 
 
 
10,3
3
107,6
 
 
 
6,5
0,4
95,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Pour la station de Mâcon, les données sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010 (records depuis 1943)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,6 3,4 5,9 10,1 13,4 15,5 14,9 11,5 8,3 3,6 1 7,4
Température moyenne (°C) 2,8 4,1 7,9 10,8 15,1 18,7 21,1 20,6 16,7 12,4 6,8 3,6 11,8
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,6 12,3 15,7 20,1 23,9 26,6 26,2 21,9 16,5 9,9 6,1 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−21,2
24-01-1963
−21,4
15-02-1956
−10,2
01-03-2005
−4,1
08-04-2003
−1,8
04-05-1967
3,7
04-06-1953
5,9
08-07-1954
5,8
30-08-1956
1
29-09-1950
−4,8
31-10-1997
−8,7
27-11-1989
−16,2
30-12-2005
−21,4
15-02-1956
Record de chaleur (°C)
date du record
17,8
10-01-2015
21,1
27-02-1960
24,5
21-03-1990
29,8
18-04-1949
32,8
25-05-2009
37,2
22-06-2003
39,2
04-07-2015
39,8
13-08-2003
35,2
05-09-1949
28,4
04-10-1985
23,1
07-11-1955
19,3
16-12-1989
39,8
13-08-2003
Ensoleillement (h) 61,9 91,5 154,9 182 212,9 245,3 267,7 242,4 185,6 116,9 70,3 50,5 1 881,9
Précipitations (mm) 59 52,5 48,7 74,6 88,1 75,5 70,9 71,7 79,5 85,5 83,8 69,5 859,3
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[8]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,5
0
59
 
 
 
7,6
0,6
52,5
 
 
 
12,3
3,4
48,7
 
 
 
15,7
5,9
74,6
 
 
 
20,1
10,1
88,1
 
 
 
23,9
13,4
75,5
 
 
 
26,6
15,5
70,9
 
 
 
26,2
14,9
71,7
 
 
 
21,9
11,5
79,5
 
 
 
16,5
8,3
85,5
 
 
 
9,9
3,6
83,8
 
 
 
6,1
1
69,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes de communication de la ville.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par deux autoroutes qui ne la traversent pas. Trois sorties jalonnent l'A40 reliant Mâcon à Genève, ce qui permet à la ville d'être facilement accessible. L'A39 reliant Dijon à Bourg-en-Bresse se connecte à l'A40 sur la commune de Viriat.

Étant la préfecture de l'Ain, de nombreuses voies départementales démarrent dans la commune. La route départementale D1079, ancien tronçon de la route nationale N79 en 2006, lie la ville à la préfecture de Saône-et-Loire : Mâcon. La route départementale D979 est elle aussi un ancien tronçon de la RN79, elle permet de rejoindre Nantua, une des sous-préfectures de l'Ain et Oyonnax, seconde commune du département en termes de population.

La route départementale D1083 la relie à Villars-les-Dombes et Lyon en la prenant par le sud tandis qu'elle relie Bourg à Lons-le-Saunier par le nord. La RD1075 traverse le centre et le sud de la ville afin de rejoindre Ambérieu-en-Bugey.

Afin de désengorger le trafic urbain, une rocade-ouest est construite sur les communes de Péronnas, Saint-Denis-lès-Bourg et Viriat en 1995. Au début des années 2000, c'est au tour de la rocade nord d'être bâtie avant que la rocade nord-ouest ne soit réalisée au début des années 2010. En 2019, la rocade sud-est devrait voir le jour[9].

Tous les ménages burgiens ne possèdent pas une voiture. On sait que 23 % en sont dépourvus, alors que 55,7 % en possèdent une et 21,3 % ont deux voitures ou plus[10].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

En 2014, le réseau urbain comprend 64 kilomètres de pistes cyclables et 680 bornes de stationnement vélo[11]. De nombreuses rues à sens unique pour les véhicules à moteurs sont à double sens pour les cyclistes, ce qui permet une plus grande mobilité de ces derniers.

Pour ceux qui n'ont pas l'équipement nécessaire pour se déplacer, la Station qui est un espace de l'agglomération située à la gare de la ville propose la location de vélos classiques ou électriques pour une durée limitée[12].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Bourg-en-Bresse.

La ville est un carrefour ferroviaire, quatre voies traversent ou débutent à Bourg-en-Bresse : la ligne de Mâcon à Ambérieu, la ligne de Bourg-en-Bresse à Bellegarde, la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse, la ligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse.

Le TGV passe par la ville dans la gare ferroviaire en plein centre ville. Les liaisons en train TER Rhône-Alpes se font en 45 minutes pour aller de Bourg-en-Bresse à Lyon en passant par Ambérieu-en-Bugey et Meximieux. La liaison traversant la Dombes dure 1 h 15. La commune se situe sur la liaison TGV Paris-Genève, qui emprunte la ligne du Haut-Bugey, réhabilitée pour l'occasion.

Auparavant, d'autres lignes faisaient partie du réseau ferroviaire de la commune, l'une d'entre elles fut la ligne de Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse. Reliant les deux villes en passant par Saint-Germain-du-Plain, la ligne fut mise en service entre 1871 et 1878. Néanmoins, elle sera fermée au voyageurs le puis aux marchandises le 1er juillet 1951 entre Bourg et Ouroux. L'autre partie sera fermée le .

Gare de Bourg-Mail.

À la fin du XIXe siècle a été mis en place un réseau ferroviaire départemental communément appelé Tramways de l'Ain. Bourg, avec son statut de préfecture était au cœur de ce réseau, deux lignes avaient pour départ le centre-ville. Ouverte totalement en 1898, la ligne de Villefranche à Bourg avait une longueur de 51 km, passait par Châtillon-sur-Chalaronne. Les trains partaient de Bourg à la gare de Bourg-Mail[13] jusqu'au , date à laquelle la ligne fut fermée à cause de l'essor de l'automobile et du coût important des infrastructures. L'autre ligne fut la ligne de la Madeleine à Bourg qui permettait de rejoindre Mâcon en passant par Treffort, Marboz, Montrevel-en-Bresse et Bâgé-le-Châtel. Longue de 73 km, elle a été mise en service en 1914 mais a été fermée en totalité le . La seule gare de la commune desservie par la ligne était la gare de Bourg-Central.

Afin d'assurer des liaisons entre les deux gares du réseau, une ligne longue de 3 km a été ouverte le [14] puis fermée en même temps que la dernière ligne citée. Deux haltes étaient installées sur la ligne, une était à la gare PLM et l'autre était la halte de Bourg-Carriat[15].

La commune serait concernée par la LGV Rhin-Rhône. La branche sud en est aujourd'hui au stade des études préliminaires. Le a été proposé un projet de fuseau en jumelage avec les A39, 40 et 42. La ligne nouvelle proposée serait parcourue à 270 km/h au nord de Bourg-en-Bresse et 220 km/h au sud, et aurait une utilisation mixte fret et voyageurs. Se raccordant au nord à la branche est, et au sud au CFAL (contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise), elle permettrait de réduire le temps de parcours Lyon-Strasbourg à 2 h 18.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau urbain.
Un bus du réseau TUB, près de la gare.

Sept lignes de bus régulières sillonnent la ville de Bourg-en-Bresse et ses environs du lundi au samedi de 6 h à 20 h, complétées par des lignes à vocation scolaire et des services de transport à la demande, ces derniers assurant notamment la desserte en soirée et les dimanches et jours fériés.

Beaucoup de jeunes prennent le bus pour se rendre au collège, lycée ou travail. Le réseau TUB (pour Transports urbains de Bourg-en-Bresse) est exploité par CarPostal France.

En plus de ce réseau urbain, Bourg est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr. Étant donnée son importance départementale, la ville est le point de départ de dix lignes du réseau (115, 118, 119, 120, 122, 127, 132, 148, 150) qui la relie à Mâcon, Lyon, Gex, Villefranche-sur-Saône, Belleville ou Ambérieu-en-Bugey. De plus, la gare SNCF est le point de départ de cars du réseau TER Rhône-Alpes en parallèle avec les trains.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Une plateforme aérienne est à disposition non loin de la ville : l’aérodrome de Bourg - Ceyzériat[16], appelé plus communément Terre des Hommes en hommage à Antoine de Saint-Exupéry est situé principalement à Jasseron. L’aérodrome permet de pratiquer de nombreuses activités aériennes (aviation légère et hélicoptère, vol à voile, ULM et aéromodélisme).

Pour les vols à l'international, les aéroports les plus proches sont celui de Lyon-Saint-Exupéry distant de 70 kilomètres ou bien celui de Genève distant de 110 kilomètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Avenue Alsace-Lorraine.

La ville de Bourg-en-Bresse est formée principalement de deux ceintures routières. La plus éloignée du centre est composée du boulevard Charles-De-Gaulle qui se situe au sud-est ; ce boulevard rejoint le boulevard Paul-Valéry qui se trouve au sud, ce dernier touche à son tour l'avenue Jean-Jaurès qui se place à l'ouest. Cette ceinture est complétée au nord par l'avenue de Paris… La seconde ceinture se place au centre de la première et est constituée du boulevard Victor-Hugo suivi du boulevard Paul-Bert, de la rue des casernes et de la rue Gabriel-Vicaire.

En dehors de la ville qui constitue le bourg principal de la commune on trouve en périphérie des lieux-dits et des hameaux…

Quartiers[modifier | modifier le code]

Hors les quartiers de l'agglomération, au nombre de 23, la ville municipale de Bourg-en-Bresse compte 17 quartiers : le Cenor Grand Challes, les Sardières, la Citadelle, Mail, Peloux, la Gare, Brou, Baudières, la Préfecture, le Champ-de-Foire, le Centre-Ville, les Vennes-Ouest, les Vennes-Est, la Croix-Blanche, la Reyssouze-Est, la Reyssouze-Ouest et le Pont-des-Chèvres.

Logement[modifier | modifier le code]

Rue burgienne

Le nombre total de logements dans la commune est de 20 119[17]. Parmi ces logements, 90,7 % sont des résidences principales, 2,1 % sont des résidences secondaires et 7,2 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 23,8 % des maisons individuelles, 73,5 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 2,7 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 32,7 %[17]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 64,3 % sur l'ensemble des logements qui est inversement supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[17]. On peut noter également que 3,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 9,5 % sont des studios, 15,8 % sont des logements de deux pièces, 26,4 % en ont trois, 27,8 % des logements disposent de quatre pièces, et 20,5 % des logements ont cinq pièces ou plus[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans la ville.

Le nom de Bourg provient du nom latin de Burgus, nom choisi par les Romains car ils comprennent l’importance stratégique du village aux portes de la capitale des Trois Gaules, Lugdunum[18].

Ensuite, le nom de la localité est mentionné sous les formes de Burgo en 1187[19]. Puis c'est au tour de Burgo in Bressia d'être évoqué en 1272 selon Samuel Guichenon dans son Histoire de la Bresse et du Bugey[20]. À la fin du siècle est cité Bore en 1285 dans les archives nationales.

En 1398, Bourg en Breysse aurait été utilisé pour se référer à la ville. De plus, Guichenon mentionne une nouvelle fois Bourg sous Communitas Burgi en 1418, Civitas Burgi en 1515 et Oppidum Burgi Bressiae en 1534. Pendant la Révolution, afin d'enlever toute référence à l'Ancien régime, la commune porte différents surnoms[Note 1] Bourg-Régénéré[21], Épi-d’Or (ou Épidor) et Épi-d'Ain (ou Épy-d'Ain)[22].

Bourg s'explique par le francoprovençal bressan bôrg « bourg », francisé par la suite. Le , un décret lui adjoint le déterminant complémentaire en-Bresse[23] bien qu'on trouvait parfois des références à ce déterminant bien avant ce décret[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Sarcophage datant de l'époque gallo-romaine retrouvé au Monastère royal de Brou.

Des traces montrent l'occupation du territoire à l'époque gauloise mais peu d'information nous remonte à cette époque. Les découvertes supposent que Brou[25] était le premier lieu colonisé de la ville. Des ruines romaines ont été découvertes à Bourg et ont permis de découvrir deux zones d'habitats : un village à Brou autour d'un fanum ainsi qu'un fortin transformé en château féodal localisé sur l'actuelle Place des Lices.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La période médiévale est mieux connue. Le Moyen Âge voit Bourg s'étendre sur les pentes du plateau[25]. Les sires de Bagé s'y installent au cours du XIIIe siècle. Elle est élevée au rang de ville franche en 1250. En 1266, Philippe Ier de Savoie hérite de Renaud V de Bagé et notamment de la ville de Bourg et les terres environnantes[26]. Le destin de la ville sera lié à celui de la maison de Savoie dès 1272, lui procurant une expansion nouvelle. En 1283, le duc de Bourgogne y rejoint le prince Amédée V de Savoie[27]. Elle fut choisie par les ducs de Savoie comme capitale de la Bresse à la place de Bâgé et à partir de 1321[28], elle devient le centre du bailliage de Bresse. Des remparts plus grands et plus puissants entourent ainsi la ville à partir de la seconde moitié du XVe siècle. À cette période, on dénombre environ 3 700 habitants[25].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Plan de la citadelle.

Au début du XVIe siècle, Marguerite d'Autriche demande la construction du monastère royal de Brou. En 1536, elle fut prise par les Français. François Ier y fait construire une enceinte moderne avec bastions et fossés protégeant les 6 000 habitants de Bourg[25]. En 1559 avec la reprise de la ville par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, Bourg est transformée en place-forte. Il fait bâtir la citadelle dite Fort Saint-Maurice qui fut l'une des plus imposantes de l'époque si bien qu'en 1600, la ville résista six mois au siège des troupes d'Henri IV.

Le traité franco-savoyard signé à Lyon en 1601 signe le retour de la Bresse en France, la citadelle est détruite en 1611.

Le règne de Louis XV transforme la capitale bressane. Les marécages sont asséchés, les rues sont pavées et éclairées, les remparts sont détruits et de nombreux bâtiments sont édifiés dont l'hôtel de ville[25].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, la ville devint chef-lieu de district et du département.

En 1814, la ville fut pillée par les troupes autrichiennes en représailles de sa résistance.

Le , Sébastien-Benoît Peytel, critique littéraire devenu notaire dans l'Ain en 1838, fut guillotiné sur le champ de foire malgré le soutien d'Honoré de Balzac de Paul Gavarni, et d'Alphonse de Lamartine[29].

La ville fut reliée au chemin de fer en 1856 avec la mis en service de la ligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse. Les quartiers de la gare et de Bel Air s'urbanisent, la ville double alors de superficie et atteint les 10 000 habitants.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Bourg était située en zone libre. Après 684 jours d'occupation nazie, elle est libérée par les Américains le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La tendance politique dominante de la commune de Bourg-en-Bresse est plutôt à gauche. En effet, si de 1935 à 1944, le maire Alphonse Dupont fut élu sous l'étiquette Alliance démocratique (AD), un parti de centre droit, il fut très vite remplacé par le socialiste Amédée Mercier membre de la SFIO. De 1944 à 1965, la commune se place à gauche politiquement. Ensuite avec l'arrivée de Paul Barberot, la commune renoue avec le centrisme durant douze ans. Il s'ensuivra après cela une longue période dominée par la présence du parti socialiste. De 1977 à 1989, la gauche est soutenue par les urnes et prend place grâce aux victoires des maires socialistes successifs que sont Louis Robin et Jean Moreteau. En 1989, le centriste Paul Morin remporte les élections et effectue un mandat, de même que le socialiste André Godin à partir de 1995. Lui succède pour un mandat également Jean-Michel Bertrand (RPR puis UMP), ce qui est une exception dans la vie politique burgienne. En effet, depuis 1935, la commune n'avait jamais été véritablement à droite. Elle avait toujours préféré voter pour des candidats de gauche ou centristes. Pour autant ce mandat détenu par la droite reste une parenthèse. Car depuis 2008, Bourg-en-Bresse redevient une ville dont la tendance politique est de gauche avec l'élection de son actuel maire Jean-François Debat, membre du parti socialiste.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal élu en 2014 compte 39 membres.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Bourg-en-Bresse :

Groupe Président Effectif Statut
PS-PCF-PRG-EÉLV Jean-François Debat 30 majorité
LR Xavier Breton 7 opposition
FN Annick Veillerot 2 opposition

Le groupe de la majorité au sein du conseil compte, entre autres, parmi ses membres, Jean-François Debat, maire actuel de Bourg-en-Bresse, et Guillaume Lacroix, conseiller général. Pour ce qui est du premier groupe d'opposition, sous l'étiquette UMP, on trouve notamment Xavier Breton, député de l'Ain.

Sept commissions municipales étudient les questions soumises au conseil municipal :

  • Proximité – Travaux – Environnement / Urbanisme – Déplacements ;
  • Administration générale – coordination – mutualisation / Finances – Ressources Humaines ;
  • Démocratie locale – Politique de la Ville – Jeunesse / Action éducative et périscolaire ;
  • Commerce – Artisanat / Animation de la Ville ;
  • Action sociale – Logement / Santé – personnes handicapées – liens intergénérationnels – Petite enfance ;
  • Culture – Relations internationales ;
  • Sports.

Bourg-en-Bresse est pourvue d'un Conseil Économique et Social Local dont les attributions sont identiques à celles du Conseil Économique et Social (3e assemblée constitutionnelle française après l'Assemblée Nationale et le Sénat) c'est-à-dire un rôle consultatif[30].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Maire de Bourg-en-Bresse.
Liste des maires successifs depuis 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1919 Jean Stanislas Georges Loiseau[31]   Conseiller général de 1904 à 1919
1922 1935 Jean Jules Belley[32]   Conseiller d'arrondissement en 1913
Conseiller général de 1919 à 1922
1935 1944 Alphonse Dupont[33] AD Député
1944 1965 Amédée Mercier SFIO Député
1965 1977 Paul Barberot MRP puis CDS Député de 1962 à 1978
1977 1985 Louis Robin PS Député de 1981 à 1986
1985 1989 Jean Moreteau PS  
1989 1995 Paul Morin UDF-RAD Premier vice-président du conseil général de l'Ain de 1988 à 2001[34]
Ancien élève du lycée Lalande ; résistant français.
1995 2001 André Godin PS Député
2001 2008 Jean-Michel Bertrand[Note 2] RPR puis UMP Député
2008 En cours Jean-François Debat PS  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

L'hôtel de préfecture de l'Ain.

Lors de la création des départements par la Révolution française, Bourg est intégrée au département de l'Ain. La commune abrite la préfecture du département de l'Ain depuis sa création et le tribunal de grande instance à compétence départementale. Autrefois installé dans l'hôtel de la province, le préfet et ses services sont depuis 1860 dans un nouveau bâtiment le long de l'avenue Alsace-Lorraine.

Entre 1790 et 1795, elle devient une municipalité du canton dont elle était le chef-lieu qui appartenait au district du même nom. Après la fin de cette période, Bourg reste dans le même canton mais devient le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom.

Les limites de ce canton, devenu bien plus peuplé que nombre de cantons ruraux, n'évoluent qu'en 1973 avec la division du canton unique en trois (Bourg-en-Bresse I, Bourg-en-Bresse II et Bourg-en-Bresse III)[35]. Chacun de ces trois nouveaux cantons associait une fraction de Bourg à des communes périphériques.

Ces trois cantons sont eux-mêmes supprimés en 1982 pour former quatre nouveaux cantons, dont un formé d'une fraction de la ville (Bourg-Nord-Centre), deux associant une fraction de la ville et une ou deux communes de banlieues (Bourg-Est et Bourg-Sud) et un dernier formé uniquement de communes de banlieues (Bourg-Couronne)[36]. Un dernier redécoupage en décembre 1984 débarrasse les cantons de Bourg-Est et Sud des communes de banlieues qui leur étaient rattachées[37] ; de 1985 à 2015, Bourg-en-Bresse est donc divisée en trois cantons composés uniquement de fractions de cette commune.

En mars 2015, à l'occasion des élections départementales, le décret du 13 février 2014[38] portant sur le redécoupage cantonal des cantons de l'Ain entre en vigueur. La commune se retrouve séparée dans deux cantons, dont l'un (Bourg-en-Bresse-1) contient une commune de banlieue, et l'autre (Bourg-en-Bresse-2) trois.

Depuis 1988, la commune se situe à cheval de deux circonscriptions législatives de l'Ain que sont la première et la quatrième.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

En 2009 y est construit un centre pénitentiaire d'une capacité d'accueil de 690 places.

En 2016, les organisations de justice sont regoupées sur le seul site dit de la Madeleine le long de l'avenue Alsace-Lorraine. La cité judiciare est inaugurée par le président de la République François Hollande le [39].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bourg appartenait jusqu'au à la communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse qui avait été fondée le . Avant cette date, le territoire formait la communauté de Communes du Bassin de Vie de Bourg-en-Bresse[40] créée en 1994 et succédant à un syndicat intercommunal fondé en 1984. Depuis le , la commune est intégrée à la nouvelle communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse qui regroupe l'ancienne intercommunalité à six communautés de communes de l'Ain.

De plus, comme la totalité des communes du département de l'Ain, la préfecture appartient au syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain, organisation fondée le [41]. Le syndicat est compétent dans la gestion des réseaux d'électrification, de gaz, de l'éclairage public, de la communication électronique[42]. En plus de ces compétences, la structure accompagne les communes pour qu'elles puissent maîtriser leur consommation d'énergie, gère un système d'information géographique et a mis en place dans le département, par l'intermédiaire de sa régie Réso-Liain, un réseau de fibre optique pour avoir accès à Internet à très haut débit.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées et partenaires.
Panneau indiquant le jumelage et les partenariats.

La ville de Bourg-en-Bresse est jumelée avec Bad Kreuznach depuis 1963, année de la signature de l’acte de jumelage. Ce jumelage se place dans un contexte de naissance de l’Europe et de réconciliation entre les peuples. En 1962, une délégation burgienne dont fait partie Marius Roche, adjoint d’Amédée Mercier et Charles Hincker, est invitée à Mayence par Gerhard Schröder[43]. Cette délégation entama alors une visite dans trois villes allemandes souhaitant se jumeler à Bourg. La première des trois fut Bad Kreuznach, l’accueil fut si chaleureux que les burgiens la choisirent de suite. Cette amitié a été entérinée par le conseil municipal de Bourg le et celui de Bad Kreuznach le 10 avril. Amédée Mercier, maire de l’époque et Gerhard Muhs, Oberbürgermeister de Bad Kreuznach signèrent l’acte de jumelage le 29 juin 1963 dans la ville allemande.

En plus de ce jumelage, la ville de Bourg a lié des partenariats avec des villes européennes et une ville africaine. Le plus ancien date de 1990, ce partenariat de type économique a été signé avec la ville italienne de Parme[43]. Quatorze années plus tard, c'est avec San Severo, une autre ville d'Italie, qu'a été signé un partenariat. Contrairement au partenariat signé avec la ville d'Émilie-Romagne, la relation que Bourg partage avec la ville de la région des Pouilles est culturel et institutionnel. Ces échanges entre les deux communes sont nés grâce à la population italienne de la ville qui vient en grande partie de San Severo[43].

En 1996, la municipalité signe un partenariat avec Namur, une ville belge, puis noue officiellement des relations avec la ville britannique d'Aylesbury en décembre 2000[43]. À la même époque, la signature d’un protocole d’échanges et d’amitié a lieu avec la ville d'El Kef située en Tunisie. Toutefois, des échanges existaient depuis 1992, année où des jeunes de Bourg ont traversé la Méditerranée pour des échanges interculturels avec les collégiens d'El Kef[43].

Enfin, la municipalité voulant développer des relations à l'international, elle a décidé d'un rapprochement avec une ville polonaise. Une première rencontre impulsée par l’association Prélude France-Pologne entame les relations entre Bourg et Brzeg. Désirant de renforcer ces liens, les deux villes signent un partenariat économique, culturel et associatif le [43].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Bourg-en-Bresse.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[44],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 40 967 habitants, en augmentation de 3,49 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 533 6 984 7 417 8 132 8 996 9 528 10 219 10 308 12 068
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 676 14 052 13 733 14 280 15 692 18 233 18 113 18 968 18 501
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 887 20 045 20 545 20 191 20 364 23 117 24 746 25 944 26 699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
32 596 37 887 42 181 41 098 40 972 40 666 40 156 39 882 40 967
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Bourg-en-Bresse, comparaison entre l'année 1999 et 1982[47] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 171 
75 à plus
2 406 
2 243 
60 à 74
2 964 
4 705 
40 à 59
5 151 
6 134 
20 à 39
6 415 
4 813 
0 à 19
4 626 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
755 
75 à plus
1 694 
1 907 
60 à 74
2 619 
4 452 
40 à 59
4 496 
6 653 
20 à 39
6 886 
5 956 
0 à 19
5 691 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La municipalité gère 15 écoles maternelles et 16 écoles élémentaires publiques[48]. La ville compte en plus 4 groupes scolaires privés.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Fronton de l'entrée du lycée Lalande.
Plan Bourg Bresse.svg
1
2
3
3
4
4
5,G
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6
6
7
7
8
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A
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B
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C
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E
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F
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Lycées :
1. Lalande
2. Quinet
3. Carriat
4. Saint-Pierre
5. Saint-Joseph
6. Pardé
7. Voisin
8. Les Sardières
Collèges :
A. Brou
B. Revermont
3. Victoire-Daubié
D. Thomas-Riboud
E. Saint-Pierre
F. Jeanne-d'Arc
G. Saint-Joseph

La ville de Bourg-en-Bresse compte quatre collèges publics (Brou, le Revermont, Victoire-Daubié et Thomas-Riboud) et trois privés (Saint-Pierre, Saint-Joseph et Jeanne-d'Arc). Il y a d'autres collèges dans l'agglomération, notamment à Saint-Denis-lès-Bourg et Péronnas.

Bourg-en-Bresse compte plusieurs lycées publics d'enseignement général. Les lycées généraux sont le lycée Lalande (1 200 élèves) situé en centre-ville, ainsi que les lycées Carriat (2 500 élèves) et Edgar-Quinet (1 500 élèves). L'enseignement secondaire privé y est représenté par l'intermédiaire de l'institut Saint-Louis-Saint-Pierre et Saint-Joseph.

Les lycées professionnels sont le lycée Gabriel-Voisin qui compte 1 100 élèves et le lycée Marcel-Pardé accueillant le même nombre d'élèves. Les bâtiments de ce lycée étaient jusqu'en 1970 ceux du lycée Quinet. Il existe aussi un lycée agricole situé à la périphérie de la ville nommé les Sardières (700 élèves).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

École supérieure du professorat et de l'éducation.

Les universités lyonnaises sont représentées à Bourg, notamment par quatre départements d'IUT (rattachés à l'université Claude-Bernard-Lyon-I) et le campus de la Charité (antenne, accessible jusqu'en licence, de l'université Jean-Moulin-Lyon-III). Bourg possède également un des trois IUFM de l'académie de Lyon. La ville compte ainsi plus de 2 900 élèves[49] de l'enseignement supérieur, dont 1 400 dans ses structures universitaires. Il existe également deux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : une filière économique ECE au lycée Edgar-Quinet, et deux filières MP et PC au lycée Lalande.

La ville compte également un établissement scolaire destiné aux jeunes sourds, l'Institut des Jeunes Sourds Saint-Joseph.

Santé[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-Dieu.

Ville importante depuis l'installation des comtes de Savoie, Bourg possède depuis le XIe siècle des établissements hospitaliers avec l'implantation de l’hôpital Saint-Jean-Le-Criard situé au Pont-des-Chèvres[50]. Le XIIe siècle voit l'apparition de l'hôpital Saint-Antoine, la première léproserie de la ville installée rue Bourgmayer.

Deux siècles plus tard, grâce à la générosité d’Étienne Guerrier, la première véritable maladière destinée aux lépreux est construite le long de la rue du général Delestraint[50]. Durant cette même période, en 1472, les pestiférés sont accueillis derrière le prieuré de Brou dans une maladrerie. Elle sera toutefois transférée aux portes de la forêt de Seillon en 1506 sur demande de Marguerite d’Autriche.

Avec l’arrivée des Augustines hospitalières à l’hôpital Sainte-Marie au XVIIe siècle, la première institution médicale naît. Cependant, tous les malades sont transférés en 1790 dans un nouveau lieu édifié : l'Hôtel-Dieu. Cet édifice fut un lieu hospitalier jusqu'en 1984.

En parallèle, l'établissement de la Charité était aussi un lieu important de santé à l'époque. À l’origine, Anne-Marie Crollet, une riche héritière, menace de léguer son héritage à Vonnas si la ville de Bourg ne s’engage pas à reprendre sa maison dans le but d'y accueillir des jeunes filles orphelines. En 1750, cet établissement déménage au faubourg de Mâcon et accueille des orphelins, des enfants trouvés et des veuves. En 1871, les bâtiments sont entièrement reconstruits et agrandis.

Au vu de la constante croissance de la population du bassin burgien, l'Hôtel-Dieu ne fut plus en capacité d'accueillir ses patients dans ses locaux[51]. C'est alors qu'en 1979 fut inauguré le centre hospitalier de Fleyriat situé dans la commune de Fleyriat mais quelques services restent à l'établissement historique. Avec la livraison de la deuxième tranche sur le site de Fleyriat en 1984, tous les services quittent l'Hôtel-Dieu.

En plus de l'établissement hospitalier public, il existe depuis 1919 la clinique Convert qui est installé depuis 1974 sur son site actuel près des Sardières[52].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Glorieuses de Bresse y sont organisées chaque année, ainsi que dans les communes de Louhans, Pont-de-Vaux et Montrevel-en-Bresse. Les premier concours fut organisé dans la ville en 1862[53] et ont lieu aujourd'hui à chaque fin d'année.

La vogue vue par Gustave Doré.

Tous les ans au milieu du mois de novembre est organisée la fête de Saint-Martin[54]. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, cette fête était célébrée le 11 novembre, jour de la Saint-Martin. Au Moyen Âge, elle marquait la fin de l’année culturale, les baux annuels des fermiers arrivaient à échéance. Des paysans convergeaient en ville avec leurs charrettes avant de changer de ferme[55]. Dès la fin du XVIIIe siècle, les domestiques de ferme commencent à être réellement indépendants et le 11 novembre devient le jour de la louée, c'est-à-dire le jour où les valets, les servantes, les porchers, les bergères, touchent leurs gages et partent chez un nouveau maître. Le 12 novembre devient le jour de fête des domestiques, les valets ne sont pas tenus de soigner les bêtes. On accueille à cette époque les premiers forains arrivent avec les manèges, les jeux de quilles, les clowns, les singes savants... Aujourd'hui, la fête s'étale sur deux semaines, les forains installent leurs attractions sur le champ de foire.

Chaque année, à l'automne, se réunissent « Les amis de Roger Vailland » depuis 1985 pour évoquer l'œuvre de l'écrivain Roger Vailland, prix Goncourt 1957, et publient les interventions des participants dans Les Cahiers Roger Vailland. Celui-ci résidait à Meillonnas, village proche de Bourg-en-Bresse. L'association des « Amis de Roger Vailland » est installée au 1 rue du Moulin-de-Brou.

Sports[modifier | modifier le code]

Le FBBP01 évoluant au stade Marcel-Verchère contre le FC Nantes.

Bourg-en-Bresse est une ville très sportive. En 1971, elle a été désignée comme la ville la plus sportive de France[56].

La JL Bourg Basket qui évolue en Pro A (2e division) à partir de la saison 2017-2018. Elle a passé 8 années en Pro A (2000-2007 et 2014-2015), 9 en Pro B (2007-2014 et 2015-2017) et a été finaliste à la semaine des As de basket-ball 2005-2006. Elle a été sacrée 2 fois championne de France de Pro B (2000 et 2017).

L'US Bressane, le club phare de la ville, club de rugby, évolue en Fédérale 1 (3e division) après avoir effectué 2 saisons en Pro D2 (2008-2009 et 2013-2014). L'USB officie en violet et possède le record de titres de champion de France de rugby à XV de 2e division avec quatre trophées.

Le Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 (ex-Football Club Bourg-Péronnas, FCBP), club de football, officie lui en Ligue 2. Après avoir évolué une seconde fois en National (3e division) en 2012, les Bleus ont fait l'ascenseur avec une fin de saison catastrophique (pourtant 4e après 28 journées). Mais les problèmes financiers du CS Sedan-Ardennes ont fait que le FCBP a été repêché en National pour la saison 2013/2014. Le FBBP 01 tout comme Libourne ou Calais possède la réputation d'équipe surprise en Coupe de France. Le club a atteint les 32e de finale en 1993, les quarts de finale en 1998 et les 8e de finale en 2003 et en 2012. En 2013, le club atteint les 16e de finale, après avoir sorti notamment Auxerre et Monaco, mais se fait sortir par Montpellier. Le Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 valide sa montée en Ligue 2 le 22 mai 2015 en battant l'US Boulogne-sur-Mer (2-0) au stade municipal de Péronnas.

Bourg-en-Bresse a son propre tournoi de tennis, un tournoi de la catégorie « futur », qui se déroule chaque année en juillet au Tennis Club de Bourg, formateur de très bons joueurs (Julien Benneteau y a joué jusqu'à l'âge d'environ 14 ans). Ce tournoi est souvent le lieu d'essor de futurs champions du tennis mondiaux (Márcos Baghdatís y a par exemple participé).

La ville a été quatre fois ville-étape du Tour de France. Elle l'accueillit pour la première fois en 2002, la capitale bressane était le lieu d'arrivée de la 18e étape dont le lieu de départ était fixé à Cluses. Ensuite, en 2007, les cyclistes en provenance de Semur-en-Auxois arrivaient à Bourg lors de la 6e étape puis se dirigeaient vers Le Grand-Bornand lors de l'étape suivante. La troisième fois, le Tour de France 2014 partait de la ville et arrivait à Saint-Étienne dans le cadre de la 12e étape. La dernière fut en 2016 où elle a été le départ de la 15e étape en direction de Culoz.

D'autres courses cyclistes ont fait étape à Bourg dont le Tour de l'Ain, course cycliste créée en 1989 et succédant au Prix de l'Amitié. Il y a aussi le critérium du Dauphiné et le Tour de l'Avenir qui passent par la capitale bressane moins fréquemment que le Tour de l'Ain.

Les équipements sportifs sont divers et répartis dans le territoire. À la Chagne, on trouve un complexe sportif réunissant huit courts de tennis, trois terrains de football, un stade d'athlétisme et deux quatre de rugby. Le long de l'avenue des Sports, le stade Marcel-Verchère et la piscine municipale Carré d'eau se font face. Au quartier des Vennes, neuf terrains de football de taille et de revêtement variables se trouvent près du centre hippique des Vennes. En plus de ces équipements, d'autres structures accueillent les activités sportives dont les gymnases des établissements scolaires.

Le parc de loisirs de Bouvent (56 hectares) accueille jusqu'à 60 000 personnes chaque été, et dispose d'un plan d'eau (voile et kayak), de jeux et d'un golf municipal de 9 trous (par 35 de 2 854 mètres).

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Agence du Progrès sur la place Joubert.

Le Progrès est un journal régional diffusant dans les départements de l'Ain, du Jura, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire. Il est le seul quotidien local de la ville. Chaque vendredi est publié le journal local hebdomadaire Voix de l'Ain dont le siège est situé dans la commune rue Lalande, pas très loin de l'agence du Progrès.

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans le domaine télévisuel, la chaîne France 3 Rhône-Alpes a un bureau situé rue Abbé Cottard Josserand, à proximité de Saint-Denis-lès-Bourg. On peut capter cette chaîne à Bourg grâce aux émetteurs du Mont Pilat (situé dans la Loire) et du Mont Rond (proche de Gex et du massif du Jura) qui sont les sites TNT couvrant la ville[57]. Jusqu'en 2011, l'émetteur TV analogique de Ramasse[58], situé sur le Mont July, diffusait France 5/Arte et M6 pour Bourg-en-Bresse et ses environs.

Radios locales[modifier | modifier le code]

Même si Bourg n'a pas sa propre chaîne locale de télévision, on trouve néanmoins quelques radios locales :

  • Radio B[59], qui s'appelait autrefois Tropiques FM, est une radio locale qui émet sur 90.0 FM. Elle retransmet notamment les matchs de l'US Bressane.
  • RCF Pays de l'Ain est une radio locale appartenant au réseau RCF émettant sur 93.9 FM[60]. Elle émet aussi à Oyonnax sur 88.1 FM, à Bellegarde-sur-Valserine sur 100.9 FM, à Hauteville-Lompnes sur 97.9 FM et à Belley sur 92.8 FM.
  • Radio Espérance, radio catholique basée à Saint-Etienne, est présente sur les ondes du 87.6 FM.
  • Radio Scoop est la principale radio locale commerciale de Bourg, elle émet avec un décrochage local sur 89.2 FM. En 2008, le programme à destination des burgiens est aussi diffusé à Mâcon sur 88.2 FM. En 2011, ce même programme arrive à Bellegarde-sur-Valserine sur 98.0 FM. Elle retransmet notamment les matchs de la JL Bourg Basket sur le flux web de Bourg-en-Bresse.
  • Radio Salam[61] est une radio lyonnaise s'adressant à la communauté maghrébine, elle émet à Bourg avec un décrochage local sur le 106.5 FM depuis 2011. Elle changera légèrement sa fréquence à la fin de l'année 2017 où elle passera sur 105.9 FM pour laisser le 106.5 à Skyrock qui émettera aussi sur les mêmes ondes à Villefranche-sur-Saône[62].
  • FC Radio l'essentiel[63] arrive à Bourg en 2011 sur 101.4 FM. ll s'agit d'une radio basée à Montluel qui émet sur la quasi-totalité du département de l'Ain. Cette fréquence de confort permet notamment d'écouter en meilleure qualité les matchs du FBBP01 dans la ville. En effet, seule la fréquence d'Ambérieu-en-Bugey (97.6 FM) était entendue sur Bourg.

Enfin, deux radios nationales ont un décrochage local dans la région. C'est le cas de NRJ qui possède un décrochage à Bourg sur 102.8 FM et Nostalgie qui émet son programme mâconnais ainsi que des pubs burgiennes depuis 2011 sur 93.1 FM. Avant 2011 sur cette fréquence, c'était le programme de Nostalgie Lyon qui était proposé[64].

Liste des radios FM à Bourg-en-Bresse[modifier | modifier le code]

Radio numérique terrestre[modifier | modifier le code]

Prochainement, quelques stations arriveront en numérique à Bourg-en-Bresse[65] grâce à l'allotissement 4 de la prochaine bande RNT lyonnaise[66].

Nom de la radio Catégorie
Radio Capsao[67] A
Radio Espérance A
Radio Scoop B
La Radio Plus B
Radio Espace B
Radio ISA B
ISA Gold B
ISA Hits B
Radio Orient D
Radio Maria France D
Jazz Radio D
Virage Radio D

Économie[modifier | modifier le code]

Bourg-en-Bresse bénéficie d'une situation privilégiée comme carrefour à la fois régional et européen, qui favorise son expansion en tant que centre d'échanges. Bourg-en-Bresse est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ain.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage burgien est d'environ 14 735 €/an, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale qui s'élève à 15 027 €/an. Le nombre de redevables de l'impôt sur la fortune (ISF) à Bourg-en-Bresse est de 190[68]. L'impôt moyen sur la fortune est de 4 051 €/an contre 5 683 €/an au niveau national. Le patrimoine moyen des redevables de l'ISF est estimé à près de 1 327 145 €/an[68].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage de la commune est relativement bas soit environ 6 %. La taille de la ville, modeste par rapport à la population du département (40 000 habitants pour plus de 500 000 dans l'Ain), a une marge de croissance importante.

Répartition des emplois par domaine d'activité[68]
Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Bourg-en-Bresse 0,2 % 5,2 % 10,6 % 23,3 % 32,4 % 28,4 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Grâce à sa situation de carrefour économique au niveau régional et européen, la commune avec son maillage routier en étoile dont l'agglomération est le centre, permet un accès facile au cœur de la ville (champ de foire), lieu de rencontre traditionnel entre une offre riche en produits agricoles renommés (volailles) et une demande finale ou intermédiaire importante (approvisionnement de la région lyonnaise).

La situation sur les voies de circulation européennes est également très ancienne, comme le témoigne la présence du monastère de Brou, achevé par Marguerite d'Autriche autant pour honorer son époux, que pour offrir au voyageur reliant la vallée de la Saône à la Lombardie, un spectacle rappelant les liens avec la Bourgogne et mettant en évidence la richesse de la région.

La position de carrefour et de centre d'une riche région agricole a permis de développer des activités de transformation de produits agricoles et de services associés. La fabrication de remorques et les abattoirs ont prospéré jusqu'à nos jours, tandis que la valorisation des produits agricoles s'est adaptée aux besoins des consommateurs (plats cuisinés). Un pôle de recherche-développement (Alimentec) complète la vocation agroalimentaire de la ville. Enfin, l'entreprise Giraudet, créée en 1910 par Henri Giraudet, spécialisée dans la production et la vente de quenelles, sauces et soupes, y a installé son siège social.

La seconde partie du XXe siècle a toutefois été une période de profond changement pour la ville. Elle a vu son activité industrielle se développer à la faveur de l'implantation de l'usine Berliet (aujourd'hui Renault Trucks) dédiée à la fabrication de poids lourds. La filière poids lourds est devenue l'activité majeure avec plusieurs milliers d'emplois œuvrant dans des entreprises parfois leaders dans leur domaine (tracteurs, porteurs, cellules frigorifiques, remorques pour applications diverses, véhicules utilitaires spéciaux, distribution…). Cette spécialisation n'est pas sans danger, mais l'ouverture des pays d'Europe centrale et orientale (PECO) et la forte demande en transport qui en résulte, est pour l'heure, globalement, plus une chance qu'un handicap pour cette activité. Elle bénéficie également d'une forte demande en matière d'évolution technologique afin de « coller » à un contexte en pleine évolution (sécurité, environnement, ferroutage, moyens de communication…). La création de liaisons autoroutières a accentué son rôle de ville logisticienne.

Derrière cette activité phare, Bourg-en-Bresse est, par ailleurs, un centre métallurgique spécialisé dans la transformation de fils métalliques (tréfilerie, traitements thermiques, assemblage ou gainage) pour des applications mécaniques et électriques (câbles de traction, transport d'énergie). Cette activité représente environ un millier d'emplois directs sur des sites appartenant à des groupes internationaux (Mittal Steel, Nexans).

Le Groupe Bernard est un distributeur automobile et de véhicules industriels français, entreprise familiale et régionale dont le siège social se situe sur le territoire communal.

Commerce[modifier | modifier le code]

Rue commerçante.

Les commerces sont très présents à Bourg, notamment au centre-ville où on trouve une diversité commerciale avec des commerces de proximité[69]. Même s'il avait tendance à se vider de ses établissements commerciaux, le cœur retrouve aujourd'hui son attractivité grâce à des projets dont l'aménagement de l'ancien collège Amiot qui accueillera une douzaine de commerçants dès 2018[70].

En périphérie de l'hypercentre se sont développés des centres commerciaux. On trouve le centre commercial Site de Brou où se situe entre autres l'hypermarché Carrefour. Au nord de la ville, le centre commercial Cap Émeraude, construit en 2010[71], est articulé autour de l'enseigne E.Leclerc. Près du lycée Quinet est situé un centre commercial moins important que les deux autres, il accueille un Intermarché. Il en est de même pour le petit centre localisé près du stade Verchère où on trouve un Casino.

À Viriat, près de l'hôpital de Fleyriat, de nombreuses enseignes se concentrent dans la zone d'activités de la Chambière et dans le centre commercial de La Neuve inauguré en 2011[72].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Blason Blasonnement :
Parti de sinople et de sable, à la croix tréflée d’argent brochant sur le tout[73],[74].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nés dans la commune[modifier | modifier le code]

Portait du mathématicien Claude-Gaspard Bachet de Méziriac.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Maison Gorrevod.

Le quartier historique était entouré de remparts démolis au XIXe siècle. Le château dressé au début du XIIIe siècle pour protéger le bourg médiéval a été détruit en 1817. De nombreuses maisons à encorbellement dont la maison Gorrevod témoignent de cette période. Cette demeure date du XVe siècle et appartenait à la famille de Gorrevod dont Laurent fut conseiller de Marguerite d'Autriche[75]. Deux siècles plus tard, elle devint une imprimerie de la famille Tainturier. D'autres maisons datent du même siècle dont les maisons à encorbellement de la rue Jules Migonney qui étaient occupées par des tisserands. Une d'entre elles, situé au cinquième de la rue, est inscrite aux titres des monuments historiques[76]. De plus, d'autres maisons de ce type sont protégées dont celles situées 30 rue de la République, 17 rue Bourgmayer ou encore la demeure Hugon construite en 1496.

Hôtel Marron de Meillonnas.

Bâtiments plus récents, plusieurs hôtels particuliers sont de style classique tels que l'Hôtel-Dieu datant du XVIIe siècle. Cet hôpital d'avant la Révolution française est toujours en activité et son apothicairerie est en parfait état[77]. Elle permet de voir d'antiques objets (fourneau, alambics…), des plantes, des livres anciens, des boiseries Louis XV et plus de mille autres pièces de collection. Le laboratoire est l'un des seuls ouverts à la visite et encore en état de fonctionnement. Un autre hôtel particulier date de la même époque et fut celui des Joly de Choin, les gouverneurs de Bresse entre 1634 et 1767. À la fin du siècle suivant fut construit l'hôtel Marron de Meillonnas qui a aujourd'hui une vocation culturelle avec un espace dédié à l’art contemporain et aux arts visuels.

Hôtel de Bohan.

Divers monuments accueillent des services administratifs à commencer les services municipaux. La municipalité occupe trois édifices protégés au centre ville : l'hôtel de ville, l'hôtel de Bohan et l'ancien hôtel de préfecture de l'Ain. Dans ce dernier étaient installé le préfet et son équipe mais face à l'exiguïté des locaux, il est décidé en 1853 de construire un nouvel hôtel de préfecture le long de l'avenue Alsace-Lorraine. Il sera terminé le mais fut victime d'un incendie fin 1885 avant d'être restauré en 1889. Le conseil départemental est quant à lui installé sur le site de la Madeleine qui fut autrefois un asile religieux[78].

Le lycée Lalande, de style baroque, est le seul établissement civil de France titulaire décoré de la médaille de la Résistance. Après avoir été un collège des Jésuites, il devient le collège royal de la ville puis prend le nom du célèbre astronome français à la fin du XIXe siècle. C'est à même période qu'est construit par Tony Ferret l'ensemble Théâtre-Grenette sur l'esplanade de la Comédie.

Monument aux morts.

Suite aux guerres qui ont engagé la France durant le XXe siècle, divers monuments commémoratifs ont été érigés en l'honneur des victimes de ces événements. Le monument aux morts situé près du square Quinconces énumère l'ensemble des soldats de la commune tombés au combat durant les deux Guerres Mondiales. Inauguré le , ce monument remplace un monument en l'honneur d'Edgar Quinet qui sera déplacé à cette occasion à l'emplacement actuel de la fontaine des Quatre Chemins mais sera fondue par le régime de Vichy en 1942[79]. De l'autre côté du square se trouve le monument des morts en Afrique du Nord inauguré en 2000. Les noms des 164 personnes de l'Ain ayant perdu la vie entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc y sont inscrits sur le mémorial[80].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église de Brou.

De nombreux monuments religieux sont localisés sur le territoire dont le plus renommé est l'église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou avec son monastère royal, joyaux de style gothique flamboyant. L'ensemble a été construit entre 1505 et 1536 à l'initiative de la veuve de Philibert II de Savoie (dit Philibert le Beau), Marguerite d'Autriche (1480-1530). La façade est richement ornée, dans un style renaissance. À l'intérieur se trouvent un jubé et les tombeaux de Marguerite de Bourbon, Philibert le Beau et Marguerite d'Autriche, surmontés de leur gisant. La chapelle de la Vierge et les stalles sont aussi décorées avec maîtrise.

Co-cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation.

Au centre ville, la co-cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation fut le siège de l'éphémère diocèse de Bourg entre 1515 et 1534. C'est une église gothique pour sa partie ancienne. Tandis que les stalles sont de 1530, la façade est du XVIe siècle avec un portail de 1545. Elle présente une remarquable clé de voute pendante, un chœur et une nef de style gothique, des orgues datant 1682, une chaire apparue en 1760, un autel chœur installé en 1770 et des vitraux du XVIe siècle au XXe siècle. Classée au titre des monuments historiques en 1914, elle a été érigée en cocathédrale en 1992.

Basilique du Sacré-Cœur.

Près du quartier de la gare, la basilique du Sacré-Cœur a vu sa construction débuter en 1911, elle a été inaugurée le et consacrée le [81]. Un autre édifice plus récent a été bâti à Bourg. Ce dernier est l'église Saint-Pierre Chanel, elle a été imaginée par Pierre Pinsard et fut inaugurée en . En 2003, l'église a été classée « Patrimoine du XXe siècle » par le Ministère de la Culture[82]. Le long de la rue Lalande, un temple protestant a été construit en 1897.

En plus des églises, on trouve de quelques chapelles dont celle placée sous le vocable de Saint-François qui est accolée à la basilique du Sacré-Cœur. Une autre est la chapelle Saint-Antoine qui fut construite en 1830 par les Frères Saint-Jean de Dieu, elle est aussi appelée chapelle des Capucins.

Chapelle Sainte-Madeleine.

À proximité du monastère royal de Brou, l'Hôtel-Dieu comporte en son sein une chapelle mais cet établissement de santé n'est pas le seul qui possède une chapelle puisque le lycée Lalande en a une qui fut construite au XVIIe siècle par les Jésuites. Elle est le seul édifice d'art baroque de la ville et fait l'objet d'un classement aux titres des monuments historiques depuis 1983.

Un autre édifice de ce genre fait l'objet d'une protection, c'est le cas de la chapelle Sainte-Madeleine qui est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [83],[84] après avoir obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » l'année précédente.

Porte des Jacobins.

Enfin, dans le quartier des Vennes, la chapelle des Vennes a la particularité de ne jamais avoir servi de culte[85], elle a été construite en 1941 par et pour les Chantiers de Jeunesse. Dans la même rue où se situe le lycée Lalande se trouvait autrefois le couvent Saint-Joseph qui a remplacé le couvent des Jacobins en 1824 suite à l'installation des sœurs de Saint-Joseph sur cet emplacement[86]. Aujourd'hui, les lieux sont occupés par un lycée privé et les religieuses y résidaient jusqu'en 2004. Un autre édifice témoigne de la présence de l'ancien couvent des Jacobins fondé en 1414 par le duc de Savoie Amédée VIII : la porte des Jacobins.

En plus des monuments dédiés à la religion chrétienne, deux bâtiments servent de culte aux musulmans. La grande mosquée de Bourg-en-Bresse, inaugurée en 2005, est située dans le quartier de la Croix-blanche. La mosquée du Pont-des-Chèvres est située dans le quartier du même nom.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Parc de la Madeleine.

Bourg-en-Bresse de nombreux espaces de verdure. En effet, la ville accueille 170 hectares d'espaces verts avec 89,5 hectares de squares et parcs urbains, 52,5 hectares de terrains de golf, de sports et abords et 28 hectares de zones naturelles et de sous-bois[87]. Ces aménagements ne datent pas du siècle dernier puisqu'au Moyen Âge, on dénombrait déjà quelques essences majestueuses[88].

En plus de ces espaces, cinq jardins familiaux permettent aux Burgiens de cultiver leur propre potager dans la ville[89]. Au cœur de la ville, on compte de nombreux parcs et jardins : le square des Quinconces et son fameux kiosque à musique, hôte de concerts estivaux, le secret parc de la Visitation, le square Joubert et sa belle statue ou encore le square Lalande et ses jeux pour enfants.

Elle dispose aussi d'un parc de loisirs urbain de 56 ha : un lac de 21 ha où l'on peut se baigner avec une plage de sable surveillée en été munie d'une pataugeoire, et pratiquer divers sports nautiques. Un golf, des espaces de jeux et de pique-nique, des chemins dont un parcours d'orientation complètent l'offre de loisirs. Le parc de loisirs est accessible à pied, à vélo ou à roller par la liaison verte depuis le centre de Bourg-en-Bresse et depuis la forêt de Seillon.

Panneau Ville fleurie avec les trois fleurs.

Cette forêt est le plus grand poumon vert de la ville et est partagée avec les communes environnantes dont Péronnas. Elle est aménagée avec des sentiers pédestres, équestres et VTT balisés, un sentier Randocroquis (interprétation artistique du paysage), des aires de pique-nique et de jeux.

La municipalité s'est engagée en 2011 à n'utiliser aucun pesticide pour l'entretien des espaces verts[90]. En 2014, la commune obtient le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[91].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La commune de connaît une gastronomie riche. Sur ses tables, on peut trouver comme produit issu du terroir bressan le poulet de Bresse, qui est devenue une appellation d'origine contrôlée (AOC) française. La commune se situe dans l'aire géographique de l'AOC Crème et beurre de Bresse[92] et de l'AOC Volailles de Bresse[93]. Parmi les plats typiques qui firent la réputation de la Bresse, on trouve la fondue bressane[94]. On trouve également de nombreux vins locaux issus de la Bresse.

La commune brille sur le plan gastronomique grâce à ses célèbres chefs cuisiniers que sont Jacques Pépin, qui exerce outre-Atlantique et qui est natif de Bourg-en-Bresse, et Georges Blanc. Ce dernier est un des grands chefs cuisiniers, restaurateurs et hôteliers français du village de Vonnas, un des plus beaux villages fleuris de France en plein cœur de la Bresse, avec trois étoiles au guide Michelin et 17/20 au Gault et Millau. Il est issu d'une dynastie de cuisinières bressanes de renom, avec sa grand-mère Élisa Blanc surnommée « la Mère Blanc », et sa mère Paulette Blanc. Ses fils Frédéric et Alexandre Blanc continuent tous les deux l'aventure culinaire d'élite.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Théâtre municipal.

La commune dispose de nombreux espaces culturels. Au centre ville, le Théâtre municipal, d'une capacité d'environ 600 places assises, est en plein cœur de l'esplanade de la comédie. Au côté du théâtre, La Grenette qui est un cinéma de 4 salles, permet de découvrir des œuvres du 7e art[95] tout comme l'Amphi, multiplexe cinématographique de 9 salles et 2000 places ouvert le .

Ainterexpo est le parc d'exposition du département composé de trois halls ainsi que d'Ekinox qui accueille des concerts et des événements sportifs. La Tannerie, scène de musique pouvant accueillir des groupes (parfois connus, comme Black Bomb A, Les Fatals Picards, Lofofora ou encore Babylon Circus) et environ 500 personnes debout, est aussi un lieu propice pour les concerts. L'association de loi 1901 Les Amis de la Musique fait régulièrement venir des ensembles et musiciens de grande renommée.

Médiathèque Albert Camus.

Le Musée municipal de Bourg-en-Bresse, qui présente une riche collection d'art français, flamand et italien du XVe siècle au XXe siècle. L'hôtel Marron de Meillonnas est dédié à l'art contemporain. Pour découvrir l'histoire du département, les archives départementales de l'Ain, installées près des lycées, regroupent de nombreux documents du passé. Enfin, il y a trois médiathèques : l'une portant le nom d'Albert Camus installée dans l'ancien hôtel des Postes dans le centre ville, un autre porte le nom d'Aimé Césaire situé et le dernier est en l'honneur d'Élisabeth et Roger Vailland à Brou.

Dans la littérature classique, la ville servit de cadre au roman d'Alexandre Dumas intitulé Les Compagnons de Jéhu.

Le congrès interassociatif 2007 de l'espéranto en France s'est tenu à Bourg-en-Bresse du 25 au 29 mai 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il existait aussi Bledvin, Bourg-Épuré, Commune-Affranchie, Commune-Neuve (ou Commune-Nouvelle).
  2. Décédé le , Xavier Breton assure l'intérim jusqu'aux élections du .
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  79. « Monument à Edgar Quinet – Bourg-en-Bresse (fondu) », sur e-monumen.net
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  82. « L’église Saint-Pierre Chanel à Bourg-en-Bresse : 1967 », sur catholique-belley-ars.cef.fr
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  84. « Chapelle Sainte-Madeleine », notice no PA01000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  85. « Bourg – Cette chapelle qui n’a pas connu de culte », sur voixdelain.fr, (consulté le 2 octobre 2016)
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  91. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Richesses touristiques et archéologiques de la ville de Belley, éd. Département de l'Ain, 2007, (ISBN 978-2-907656-38-2)
  • Abbé Ch.Dementhon, La Cathédrale de belley ain, éd. P. et Beauchesne et Lardanchet, 1916, (ASIN B0000DQOEV)
  • Basset Jean-François, Sagnard Jérôme Bourg-en-Bresse Regards Croisés, éd. Alan Sutton, 2010, (ISBN 978-2-8138-0276-7 et 978-2813802767)
  • Brocard Maurice, Bourg de A à Z, éd. Les éditions de la taillanderie, 1986, (ISBN 2-87629-001-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]