Jean Jouvenet

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Jean-Baptiste Jouvenet
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Jean Jouvenet, Autoportrait (vers 1691), musée des Beaux-Arts de Rouen.
Fonction
Recteur
Académie royale de peinture et de sculpture
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Fondation d'une ville en Germanie par les Tectosages (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Baptiste Jouvenet dit le Grand, né à Rouen en et mort à Paris le est un peintre et décorateur français.

Il fut recteur perpétuel de l'Académie royale de peinture et de sculpture (1707).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant commencé ses études avec son père Laurent Jouvenet, peintre d'origine italienne, Jean Jouvenet se rend à Paris en 1661 où il rejoint l'atelier de Charles Le Brun. Très estimé par son maître, il est associé à quelques ouvrages importants commandés par le roi et intègre l’équipe des décorateurs des résidences royales telles que le château de Saint-Germain-en-Laye, la galerie des Tuileries, le château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale en 1709). Il participe également aux douze apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.

Après la mort de Jules Hardouin-Mansart en 1708, il participe au chantier de peinture entrepris par Charles de La Fosse à l’hôtel des Invalides, avec les frères Bon et Louis Boullogne. Il est probablement, avec Charles de la Fosse, le plus talentueux du groupe d’artistes qui contribuèrent à la décoration du Grand Trianon et des Invalides, bien qu’il soit maintenant principalement connu pour ses œuvres religieuses.

Reçu en 1675 membre de l’Académie de peinture, dont il devient directeur en 1705 et recteur perpétuel en 1707, il peut à peine, à partir de cette époque suffire aux nombreux travaux dont il est chargé et le roi, de plus en plus satisfait de ses ouvrages, augmente considérablement la pension de 1 200 livres dont il le gratifiait depuis longtemps.

Mais en 1713, il a la main droite paralysée à la suite d’une attaque d’apoplexie. Se désolant d’« être privé de travailler dans un temps que je ne fais que commencer à connaître les difficultés de mon art », il réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour peindre, de cette main, plusieurs toiles dont Le Magnificat ou L'Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen.

Jean Jouvenet meurt le à Paris, dans son logement, quai Malaquais[1] et est enterré le , en présence de François Jouvenet, « peintre du Roy, son frère et de Bernard-Claude Lordelot, avocat au parlement, son gendre »[2].

Élèves[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Latone et les paysans de Lycie (vers 1700),
musée d'Art et d'Histoire de Meudon.

Ses premières œuvres sont dans le style de son maître et d'Eustache Le Sueur, mais durant la querelle du coloris, il se range du côté des coloristes tout en gardant une certaine fermeté du trait dans ses œuvres. S’éloignant du classicisme plus tard dans sa carrière, il incorpore dans son style l’influence du baroque et un traitement réaliste des détails, allant par exemple jusqu'à observer les pêcheurs au travail à Dieppe pour sa Pêche miraculeuse en 1706.

Plusieurs de ses œuvres sont conservées à Paris au musée du Louvre, notamment La Résurrection de Lazare, ainsi qu’au musée des Beaux-Arts de Rouen.

  • Darius et Alexandre, 1674, offert par Louis XIV à l'établissement au lycée Louis-le-Grand, bureau du proviseur.

Entrée à l'Académie en 1675[modifier | modifier le code]

Paralysie en 1713[modifier | modifier le code]

Dates non documentées[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à une rue dans plusieurs villes françaises, à Paris, Versailles, Rennes, Combs-la-Ville, Maromme, Pierrelatte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pavillon des Quatre-Nations, 1, rue de Seine.
  2. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire, Paris, Plon, 1872, pp. 709-711 (en ligne).
  3. « Académie: deux hommes assis, l'un tenant la tête de l'autre, Jean-Baptiste Jouvenet », sur Cat'zArts
  4. Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, De Poussin à Fragonard : hommage à Mathias Polakovits, Carnets d’études 26, Beaux-arts de Paris éditions, 2013, p. 82-85, Cat. 15.
  5. Descente de croix, Louvre (notice).
  6. Mina Gregori (trad. de l'italien), Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Paris, Éditions Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 2-84459-006-3), p. 583.
  7. Raymond Finot, Louvre (atlas).
  8. « Apollon et les figures du zodiaque, Jean-Baptiste Jouvenet », sur Cat'zArts.
  9. Emmanuelle Brugerolles (dir.), De Poussin à Fragonard : hommage à Mathias Polakovits, Carnets d’études 26, Beaux-arts de Paris éditions, 2013, pp. 82-85, Cat. 16.
  10. Sophie Mouquin, Magnificat (magazine), l'Oeuvre d'art du mois, n° 342, mai 2021.
  11. « Tableau représentant la Visitation de la Vierge », notice no PM45000296, base Palissy, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Merson, La peinture française au XVIIe et au XVIIIe siècle, Paris, Picard et Kaan, 1900.
  • Antoine Schnapper,Jean Jouvenet (1644-1717) et la peinture d'histoire à Paris, Arthena, 2010 (ISBN 978-2-903239-42-8). — Nouvelle édition complétée par Christine Gouzi.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]