Yvetot

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Yvetot
Yvetot
Le manoir du Fay.
Blason de Yvetot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité CC Yvetot Normandie
(siège)
Maire
Mandat
Émile Canu
2020-2026
Code postal 76190
Code commune 76758
Démographie
Gentilé Yvetotais
Population
municipale
11 627 hab. (2018 en diminution de 1,87 % par rapport à 2013)
Densité 1 556 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 04″ nord, 0° 45′ 15″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 157 m
Superficie 7,47 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Yvetot
(ville-centre)
Aire d'attraction Yvetot
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Yvetot
(bureau centralisateur)
Législatives 10e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Liens
Site web https://www.yvetot.fr/

Yvetot est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Yvetot est une ville normande, capitale du pays de Caux, située à 32 km au nord-ouest de Rouen, 46 km du Havre, 28 km du littoral de la Côte d'Albâtre à Saint-Valery-en-Caux.

Elle fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Yvetot est desservie par la l'ancienne route nationale 15 (actuelle RD 6015) reliant Rouen au Havre en passant par le pays de Caux. Elle est également proche de l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 929), qui la relie à Amiens, et de l'autoroute A150 (tronçon nord), raccordée à l'autoroute A29.

La gare d'Yvetot est desservie par les trains Intercités Paris St Lazare -Rouen - Le Havre et aussi TER Normandie (ligne de Rouen-Rive-Droite au Havre).

Des correspondances par car pour Saint-Valery-en-Caux et Fécamp sont possibles à heures convenues[réf. nécessaire].

Depuis le , le Vikibus dessert le réseau de la ville d'Yvetot. Il est composé de 17 arrêts. Depuis 2009, un deuxième Vikibus serpente dans la ville afin de répondre au maximum aux attentes des habitants[réf. nécessaire].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 952 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Auzebosc », sur la commune d'Auzebosc, mise en service en 1967[7] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,5 °C et la hauteur de précipitations de 933,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 41 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le sud de la ville d’Yvetot est essentiellement composé de quartiers populaires telle que Rétimare ou Fief de Caux, alors que plus au Nord on retrouve des quartiers plus résidentiels comme le quartier du Fay où le Vallon Fleuri .

Typologie[modifier | modifier le code]

Yvetot est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Yvetot, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[17] et 15 450 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Yvetot, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (53 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (62,9 %), terres arables (16,8 %), prairies (8,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), forêts (4,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ivetoht en 1025-1026, Ivetot en 1046-1048[24].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -tot, issu de l'appellatif toponymique d'origine norroise topt, toft, signifiant « emplacement, endroit constructible, ferme », dont on compte environ 350 exemples en Normandie.

Le premier élément est le nom de personne Ivo, anthroponyme d'origine franque et qui a donné les prénoms Yves (cas sujet) et Yvon Ce lien renvoie vers une page d'homonymie (cas régime) en français. Le nom de personne n'indique pas l'origine ethnique du propriétaire qui peut très bien être d'origine norroise ou anglo-scandinave. En effet, les colons ont souvent adopté, surtout au moment de leur baptême, des anthroponymes germaniques ou autres. Cf. Hrolfr > Rou(f) / Rollon, baptisé Robert ou Bernard le Danois.

François de Beaurepaire estime qu'un seul et même personnage pourrait se retrouver dans Ismesnil (Yvemesnil XIIe siècle), hameau situé à 5 km sur la commune voisine d'Allouville-Bellefosse et Yvecrique « l'église d'Yves » à 10 km de là[25].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom d'Yvetot-la-Montagne[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines d'Yvetot, et plus particulièrement du royaume d'Yvetot, restent obscures et de nombreuses hypothèses ont été avancées. Une chose est certaine, aux XIVe et XVe siècles, des actes officiels mentionnent effectivement la qualification de « roi d'Yvetot ». Plus loin dans le temps, la Chronique de Fontenelle du IXe siècle ne cite pas ce lieu. Le nom d'Yvetot est cité pour la première fois dans une charte de donation du duc de Normandie Richard II, en 1021, aux religieux de l'abbaye de Saint-Wandrille. Plusieurs familles (dont la famille d'Yvetot jusqu'en 1401) tinrent la seigneurie d'Yvetot, avec le titre de roi (ou de prince, notamment à partir de Martin du Bellay, vers 1551). On en connaît les généalogies.

Ces seigneurs portent souvent le titre de roi, bénéficiant de tous les privilèges de souveraineté jusqu'en 1551. Ce titre de noblesse est attesté en 1024. Détaché de tout hommage, au moins depuis 1203, ce territoire reste une principauté jusqu'en 1789. Cette principauté dépassait les limites actuelles de la commune d'Yvetot puisqu'il comprenait aussi les anciennes paroisses de Saint-Clair-sur-les-Monts et Sainte-Marie-des-Champs.

En , par ses lettres patentes, le roi Louis XI (1423-1483) confirme les droits de la seigneurie d'Yvetot[27].

Le royaume d'Yvetot est mentionné dans le testament de Jean Meslier, qui dit de lui qu'il est le seul royaume de la Terre qui puisse se voir du haut d'une montagne.

Coiffe d'Yvetot.

La prospérité de la ville est liée à un commerce fort développé dès le XVIIe siècle, grâce à son statut de paradis fiscal, et à des filatures de coton en pleine expansion après 1794. Au XIXe siècle, la ville développe une production de tissu.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Durant la guerre de 1870-1871, Yvetot vit sous occupation prussienne une période difficile et brutale marquée par de nombreuses réquisitions. C'est durant cette occupation qu'un trésor de plusieurs dizaines de pièces d'or est caché rue de la Briqueterie.

Le , la ville reçoit le président Carnot.

Aux XIXe et XXe siècles, Yvetot connaît une forte activité dans le domaine de l'imprimerie.

Pratiquement rasée en 1940 par les Allemands, elle est reconstruite dans un style classique. Elle reprend de l'ampleur au milieu du XXe siècle, bien qu'elle ait perdu son statut de sous-préfecture en 1926.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1926, Yvetot a été chef-lieu de l'ancien arrondissement d'Yvetot, supprimé à cette occasion et jamais reconstitué. Elle était donc siège d'une sous-préfecture.

La ville d'Yvetot est le chef-lieu du canton.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles

Résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales
Élections municipales

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Maritime, la liste menée par le maire sortant Émile Canu (PS) remporte le scrutin avec 56,71 % des suffrages exprimés et 2 016 voix, suivie par les listes menées respectivement par la candidate divers-centre Charlotte Masset (29,59 %, 1 052 voix) et par le divers-centre Laurent Benard (13,7 %, 487 voix), l'abstention s'élevant à 59,26 %[28].

Référendums :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1798 1830 Charles Delalande[29]    
1830 1840 Jean-Louis Bourdon-Bénard   Conseiller général d'Yvetot (1833 → 1842)
    Alexandre Roussel[30]   Président de la Caisse d'épargne (1856 → 1862 et 1874 → 1880)
    Augustin Buisson[31]   Avocat
Député de la Seine-Inférieure (1869 → 1870 et 1871 → 1876)
1846   Pierre Lefèvre[32],[33] Droite
Légitimiste
Filateur,
Conseiller général d'Yvetot (1848 → 1852)
Représentant du peuple (1848 → 1849)
Chevalier de la Légion d'honneur
1881 1905 Ferdinand Lechevallier[34],[Note 7] républicain modéré Manufacturier
Député de la Seine-Inférieure (1881 → 1905)
    Robert Lemonnier Républicain Manufacturier
Conseiller général d'Yvetot (1883 → 1910)
1908 1925 Eugène Bocheux[35],[Note 8] URD Directeur de la caisse d'épargne
Conseiller général d'Yvetot (1910 → 1925)
Fondateur de la société d’HBM en 1922, actuellement Logéal Immobilière
Les données manquantes sont à compléter.
1933 mars 1959 Marcel Richard   Médecin
Conseiller général d'Yvetot (1931 → 1940 et 1945 → 1958)
mars 1959 juin 1995 Pierre Bobée[36],[Note 9] SE puis
Rad. puis MRG
Médecin
Conseiller général d'Yvetot (1960 → 1994)
Officier de la Légion d'honneur
juin 1995 mars 2008 Philippe Décultot[37] DVD Médecin
Conseiller général d'Yvetot (1994 → 2008)
mars 2008 En cours
(au 8 octobre 2020)
Émile Canu PS Docteur ès lettres, proviseur de lycée retraité
Conseiller général d'Yvetot (2008 → 2015)
Réélu pour le mandat 2020-2026[38],[39]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune d'Yvetot a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ainsi, la Ville est jumelée depuis 1967 avec Hemmingen en Allemagne, depuis 1975 avec Lanark en Écosse, et elle a souhaité s'ouvrir sur les pays de l'Est en signant officiellement une charte de jumelage avec Kyjov, ville de Moravie en République tchèque le Ce jumelage tripartite a tissé des liens très forts entre les populations et les différentes générations de ces trois villes. Des échanges sont régulièrement organisés entre les établissements scolaires, les sapeurs pompiers, les employés de la Poste, les clubs sportifs, les écoles de musique...

En 2007, un protocole de coopération décentralisée entre le département de Seine-Maritime, la Ville d'Yvetot, la province de Bam (Burkina) et la ville de Bourzanga (Burkina Faso) a été signé.

Un futur jumelage est enfin prévu avec la ville polonaise de Murowana-Goslina. Une délégation des habitants et élus de cette ville a été récemment reçue[Quand ?] par la municipalité et le comité des échanges.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[41],[Note 10]

En 2018, la commune comptait 11 627 habitants[Note 11], en diminution de 1,87 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 8009 5009 4189 7589 0219 0209 0839 1838 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 6048 9218 8738 2828 4448 3977 9727 6177 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 3527 1337 1267 0107 1347 1627 2146 8046 885
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7 9329 51010 43310 60510 80710 77010 94311 72511 888
2018 - - - - - - - -
11 627--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires[43]
Écoles maternelles Écoles primaires Collèges Lycées

Écoles maternelles publiques :

  • École Elisabeth Cottard
  • École Léopoldine Hugo
  • École Auguste Rodin

École maternelle privée :

  • École Saint-Michel

Écoles primaires publiques :

  • École Cahan-Lhermitte
  • École Jean Prévost

École primaire privée :

  • École Saint-Michel

Établissement public :

  • Collège Albert Camus

Établissement privé :

  • Collège Bobée

Établissement public :

  • Lycée Raymond Queneau

Établissement public agricole :

  • Lycée Agricole et Agro-alimentaire / CFA-CFPPA

Établissement privé :

  • Lycée Jean XXIII

L'école Saint-Michel est la plus vieille école maternelle et primaire (314 ans). Elle a été ouverte le [réf. nécessaire]. Elle était auparavant une école mixte et un pensionnat pour filles. La ville dispose également d'une école maternelle et primaire publique, d'un collège public, d'un collège privé, d'un lycée polyvalent public, d'un lycée privé et d'un lycée agricole.

Sports[modifier | modifier le code]

Yvetot abrite de nombreux clubs sportifs, parfois de haut niveau, comme ceux de handball et de hockey sur gazon. On y trouve également le football, le basket, le rugby, la gymnastique, l'athlétisme, le VTT, le tennis, la pétanque, le judo, le karaté, le full contact, le tennis de table et l'escrime et d'autres. La MJC Yvetot propose des animations sportives également.

L'équipe féminine d'Yvetot de hockey sur gazon entraînée par Hubert Verrier est montée en élite en 2009, soit la première division française.

Médias[modifier | modifier le code]

La Maison des Jeunes et de la Culture Yvetot[modifier | modifier le code]

Logo de la MJC Yvetot

La MJC Yvetot est une association laïque régie par la loi 1901 et agrée Jeunesse et Éducation Populaire. Elle fut fondée en 1962 par l'équipe municipale de Pierre Bobée et une quarantaine de jeunes.

Elle repose sur l’apprentissage de la citoyenneté des jeunes en favorisant leur accès à la responsabilité. La MJC est affiliée Réseau des MJC Normandes (RMJCN) elle-même membre de la Confédération des MJC de France (CMJCF).

La démocratie se vivant au quotidien, la MJC a pour mission d’animer des lieux d’expérimentation et d’innovation sociale répondant aux attentes des habitants. Ses actions et services encouragent l’initiative, la prise de responsabilité et une pratique citoyenne.

Activités régulières[modifier | modifier le code]

La MJC Yvetot propose une pratique conviviale de différentes activités tout au long de l'année et à destination du plus grand nombre avec pour objectif de permettre l'accès à la culture et à l'éducation pour tous et toutes :

  • Activités Cirque : Baby cirque / pratique pour enfants / ados - adultes
  • Activités Gymniques : Baby gym / pratique loisirs, pré-compétition et compétition DR
  • Activités culturelles : Batterie, percussions, scrapbooking, scrabble, créations manuelles, théâtre...
  • Activités d'arts martiaux : Capoeira, ju-jitsu, self défense, karaté, judo...
  • Activités de lâcher prise : Placement corporel, yoga, réveil et renforcement musculaire, circuit training...
  • 'Activités danses Contemporaine, modern jazz, classique, hip hop, danse de salon...

Animation Jeunesse[modifier | modifier le code]

La MJC Yvetot met en place, avec son équipe d'animation jeunesse, des ateliers et activités à destination des 12 / 25 ans sur le territoire Yvetotais.

Le Point Information Jeunesse[modifier | modifier le code]

La MJC Yvetot est également labellisée d'un Point Information Jeunesse. Le PiJ est un espace d’accueil et de conseils donnant accès à différents outils d’informations, une documentations complète, pratique et actualisées sur un grand nombre de thèmes. L'informateur Jeunesse accompagne les jeunes dans leurs recherches, qu’il s’agisse de scolarité, formation, emploi, logement, loisirs, mobilité internationale, ou encore de monter un projet de vie, associatif ou professionnel.

Les Juniors Associations[modifier | modifier le code]

La MJC Yvetot accompagne des groupes de jeunes sur la création et la gestion de « Juniors Associations », permettant aux jeunes âgés de moins de 18 ans de s’organiser et de réaliser leurs projets en découvrant la dynamique associative.

Les Samedis Culturels[modifier | modifier le code]

Les Samedis Culturels sont des rendez-vous musicaux et conviviaux se déroulant dans le jardin « Imagine » de la MJC Yvetot. Nés d'une dynamique bénévole initiée par des jeunes du territoire, les samedis culturels perdurent dans l'environnement Yvetotais. Ils mettent en avant la scène locale et rassemblent autour de la pratique artistique en amateur dans un jardin citoyen conçu par des jeunes volontaires internationaux.

Cette action permet d'accompagner l’expression et la pratique artistique en amateur, de s’ouvrir culturellement sur de nouvelles pratiques, de découvrir des personnes et des lieux venant d’horizons différents et d'organiser des moments de convivialité et de discussions sur le territoire.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye d'Yvetot
  • Église Saint-Pierre :
    Son vitrail (considéré comme le plus grand d'Europe avec 1 046 m2) achevé en 1956 par Max Ingrand est un puzzle minutieux d'une douzaine de pièces en verre qui présente des saints, avec un large volet consacré aux Normands du diocèse de Rouen.
  • Musée municipal des ivoires
  • Manoir du Fay  :
    Un manoir typiquement cauchois construit en 1613 par Pierre Houel de Valleville. Ce manoir fut notamment la résidence de vacances de Pierre Corneille. Il a été classé Monument historique en 1996. D'une exceptionnelle qualité architecturale, en pierre calcaire et briques à motif de losanges dans le style Henri IV, il est maintenant à l'abandon[44], mais le parc et la cour sont régulièrement utilisés pour des représentations artistiques ou théâtrales et des feux d'artifice. Le club de tir à l'arc utilise également des installations sur le territoire du Manoir du Fay.

Institution ecclésiastique[modifier | modifier le code]

L'Institution ecclésiastique[C'est-à-dire ?], fondée en 1826, a eu comme élèves l'écrivain Guy de Maupassant (de 1863 à 1868), l'évêque de Soissons, Mgr Jean-Baptiste Théodore Duval, l'évêque d'Arras, Mgr Eugène Julien, Edward Montier, Raymond Mensire et Léonard-Auguste Beaucousin.

Yvetot dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

À l'entrée « Yvetot » du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, on trouve l'article suivant : « YVETOT : Voir Yvetot et mourir ! (v. Naples et Séville) ».

De nombreux ouvrages de l'auteure Annie Ernaux ont pour cadre la ville d'Yvetot, parmi eux : La Place, Les Années, Retour à Yvetot

Citée dans une chanson de Béranger : le Roi d'Yvetot[45].

Film tourné à Yvetot[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs d'Yvetot :

Monument funéraire du Colonel Trupel.
  • Jean-Aimable Trupel (1771-1850) - Forgeron de formation, il s'engage dans l'armée en 1791 comme simple soldat et finit sa carrière en tant que colonel de l'armée impériale, baron d'Empire, commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis. Il a participé à de nombreuses batailles du Premier Empire dont Wagram, Leipzig, Waterloo et a subi de multiples blessures. Les soldats impériaux disaient d'ailleurs : « Brave comme Trupel ». Il est né à Yvetot le , est mort à Rouen le et est inhumé au cimetière monumental de Rouen[46],[47] ;

Y ont passé leur enfance ou leur adolescence :

Y est mort :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Yvetot

Les armes de la commune d'Yvetot se blasonnent ainsi :

de gueules à deux gerbes de blé en chef et deux navettes passées en sautoir en pointe, le tout d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Yvetot », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Une rue de la commune porte le nom de ce maire
  8. Une cité de logements municipaux porte son nom.
  9. Le nom de ce maire a été donné en 2014 à l'IME situé rue Joseph-Coddeville : « Merci Monsieur Bobée » : À l’occasion de la pose de la première pierre de sa réhabilitation, l’institut médico-éducatif a révélé son nouveau nom : Pierre Bobée. Le chantier durera deux ans pour un budget de six millions d’euros », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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