Cailly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cailly
Cailly
Carte postale de la Place du Marché vers 1910.
Blason de Cailly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Christophe Cordier
2020-2026
Code postal 76690
Code commune 76152
Démographie
Gentilé Caillais, Caillaises
Population
municipale
763 hab. (2019 en augmentation de 3,81 % par rapport à 2013)
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 49″ nord, 1° 13′ 56″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 176 m
Superficie 5,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Mesnil-Esnard
Législatives Dixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Cailly
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Seine-Maritime
City locator 14.svg
Cailly
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cailly
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cailly

Cailly est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 896 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Buchy », sur la commune de Buchy, mise en service en 1960[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,2 °C et la hauteur de précipitations de 901,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 21 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cailly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,4 %), prairies (17,2 %), forêts (12,8 %), zones urbanisées (4,7 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Calliacus, fin du IXe siècle, Callei entre 1050 et 1066[21], de Calleio en 1147 et 1148, de Cailleio entre 1146 et 1150, de Cailli en 1163, de Calli et de Cailli entre 1140 et 1157, Ecc. de Cailleio en 1175, Ecc. Sancti Martini de Calleio en 1180, Ecc. de Cailliaco fin du XIIe siècle (Arch. S.-M., 14 H), Ecc. de Cailliaco xiie. siècle (Arch. S.-M., 16 H cart. f. 320), de Caillie en 1195, Kailly en 1319 (Arch. S.-M., G 3267), de Cailly en 1399 (Arch. S.-M., II B 499), Cailly sur Fontaine-le-Bourg en 1554 (Arch. S.-M., tab. Rouen), Saint Martin de Cailly en 1714 (Arch. S.-M., G 738)[22], Cailly en 1793[23].

Variante normanno-picarde du nom de lieu en français central Chailly et en occitan Caillac (Calhac).

Il semble s'agir d'une formation celtique d'époque gallo-romaine en -ACU, formé sur le gaulois calio « pierre » (cf. breton kell, gallois caill « testicule » par emploi métaphorique)[24]. On peut donc interpréter Chailly comme « le domaine de la pierre » ou « le domaine de Callius », nom de personne. Pour Albert Dauzat, certains Chailly, pourraient comme Cadillac venir de Catiliacum : « la propriété de Catillios », nom d'homme gaulois [25].

Pour Xavier Delamarre[26], les types Caliacum peuvent sous-tendre le nom du « coq » (*caliācos en gaulois) et les types Calliacum, avec [l] géminé (ce qui est le cas pour Cailly) remonter à *Calliācon, un dérivé en -āko (> -ACU) de callio- « sabot ».

Commune du Rouënnais ou pays de Rouen

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Cailly fut un établissement gallo-romain modeste puis plus tard devint un des villages importants du canton. Disposant en effet de plusieurs fours à pain, Cailly était un lieu de vie prépondérant du canton au Moyen Âge. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la vallée du Cailly était occupée par de nombreuses filatures au point d'être surnommée la petite Manchester.

La baronnie de Cailly fut érigée en marquisat en septembre 1661 pour Jacques Le Fèvre de Caumartin (fils du chancelier), maître des requêtes, ambassadeur en Suisse[27] (+ 1667). Son fils Louis-François et son petit-fils Henri-Louis furent marquis de Cailly, mais ce dernier, capitaine de cavalerie, mourut au siège de Turin en 1706, sans alliance. Sa sœur Marie-Elizabeth épousa Pierre Delpech, avocat général à la Cour des Aides, en 1710[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Chaussade [29]   Préfet honoraire
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2008 Gérard Daras    
mai 2008 mai 2020 Léon Levasseur    
mai 2020[30] En cours
(au 10 août 2020)
Christophe Cordier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2019, la commune comptait 763 habitants[Note 8], en augmentation de 3,81 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376380398360415419405424429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410397424418429422433423410
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
396392386352339357369453416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
353333500640685739732736713
2015 2019 - - - - - - -
778763-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Cailly est dédiée à saint Martin, premier patron d'une confrérie de charité à Cailly, dont les statuts ont été approuvés le 3 juillet 1482[34]. Cet édifice du XIIIe siècle garde des traces de l'époque romane. Dalles tumulaires du XVIe siècle ; retables et bas-reliefs du XVIIe siècle. Le caveau seigneurial contenant seize cercueils de plomb est violé à la Révolution [35], qui laisse l'église dans un grand désordre. D'importants travaux de restauration débutent à partir de 1896 sous la direction de l'architecte René Martin pour s'achever en 1901[34].

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nibelung II cède Cailly à l'abbaye de La Croix-Saint-Leufroy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cailly

Les armes de la commune de Cailly se blasonnent ainsi :

Coupé de sinople et d'azur, à la fasce crénelée d'or, brochant sur la partition et accompagnée de trois têtes de loup d'argent.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Buchy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Cailly et Buchy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Buchy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Cailly et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Archives de la Seine-Maritime, 14 H 32.
  22. Charles de Robillard de Beaurepaire et dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, t. 2, Paris, 1982-1984 (lire en ligne), p. 171.
  23. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 55
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
    .
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979.
  26. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003, p. 98 - 99.
  27. Éric Thiou, Dict. des Titres (2003), p 81.
  28. Père Anselme, Histoire de la Maison de France..., tome 6 (1730), p. 547-548
  29. « CHAUSSADE, Pierre », sur Archives nationales (consulté le ).
  30. « Christophe Cordier remplace Léon Levasseur à la mairie », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. a et b « Cailly », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) .
  35. Joseph Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure. Arrondissement de Rouen, E. Cagniard, (ISBN 2-86743-057-7).