Épinay-sur-Duclair

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Épinay-sur-Duclair
Épinay-sur-Duclair
Vue de l'église et de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Catherine Thibaudeau
2020-2026
Code postal 76480
Code commune 76237
Démographie
Gentilé Spiniciens
Population
municipale
529 hab. (2017 en augmentation de 2,32 % par rapport à 2012)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 34″ nord, 0° 50′ 08″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 125 m
Superficie 6,61 km2
Élections
Départementales Canton de Barentin
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Épinay-sur-Duclair
Liens
Site web http://www.epinaysurduclair.fr

Épinay-sur-Duclair est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un village situé sur le plateau, entre Caudebec-en-Caux et Barentin (Seine-Maritime).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien nom usuel d'Épinay-sur-Duclair était Saint-Martin[1].

Le nom de la localité est attesté sous les formes sancti Martini de Spineto en 1163, In parrochia Sancti Martini de Spineto en 1213, 1227, 1242 et 1258, Spinetum vers 1240, Espinay en 1337, Espiney en 1403, Espinay en 1472, Saint Martin d'Espinay en 1717[2], Saint Martin d'Espiney sur Ducler en 1472, Epinay entre 1715 et 1757, Epinai sur Duclair en 1740, Epinay-sur-Duclair en 1953[3].

Épinay, peut revendiquer être la véritable terre d'origine d'une famille noble importante : Epinay ou Des Hayes, famille aujourd'hui désignée sous le nom d'Epinay-Saint-Luc.

Epinay est proche de la ville de Duclair, de l'ancienne paroisse Duroclarus, du gaulois duros, « forteresse » et du latin clarus « clair »[4]. Les Gaulois blanchissaient à la chaux leurs remparts de bois.

On désignait souvent cette commune par le nom d'Epinay-sur-Seine[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Épinay-sur-Duclair, plus que les trois autres communes portant aussi le nom d'Épinay, peut revendiquer être la véritable terre d'origine d'une famille noble importante : Epinay ou Des Hayes, famille aujourd'hui désignée sous le nom d'Epinay-Saint-Luc. Une branche est domiciliée au château de Montgiron à Veilleins. Les armes sont « d'argent, au chevron d'azur, chargé de onze besants d'or, couronne ducale et supports avec deux licornes ».

À la fin du XVIIIe siècle, les principaux propriétaires nobles sur la commune étaient Titaire de Glatigny, Le Boucher de la Giffarderie et Compoint du Boulhard. Nicolas Chantin, fort de plus de 1 600 livres de revenus en 1778, y possédait aussi plus de 100 acres de terre qu'il exploitait. Un siècle plus tard, la bourgeoisie normande investissait dans les terres. Nous y trouvons Alexandre Lair à Fréville, Paul Bellet à Rouen, Victorien Aubert à Duclair, Étienne Levaillant domicilié à Guebarville, Pascal Leguillon domicilié à Blacqueville.

La commune d'Épinay intégra, en 1795, le 19e canton de la Seine-Inférieure dont le siège était alors à Fréville. Lemetais, élu délégué, représentait Épinay au conseil du canton. Dans un souci de centralisation, Fréville perdit son titre de chef-lieu de canton en 1800 et Épinay intégra le canton de Duclair.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Épinay fut occupée par les Allemands. On suppose qu'il y avait 400 soldats allemands, alors que la population d'Épinay ne dépassait pas les 250 habitants, cela fut donc difficile à vivre pour les habitants. Il existe encore des traces de l'occupation allemande, puisque l'on peut retrouver un blockhaus dans un champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1882 Onésime Chantin[Note 1]    
1902   Tasserie    
1929 1940 Alfred Hébert    
1940 1941 Rabardy    
1941 1945 Georges Pécot    
1945 1949 Léon Bersoult    
1949   Émile Berneval    
Les données manquantes sont à compléter.
1989 8 novembre 2007 Denise Carpentier[Note 2]   Agricultrice
Décédée en fonction
2008 mai 2020 Jean-Jacques Crochemore[6]   Ancien salarié de l’industrie pétrolière
juillet 2020[7] En cours
(au 10 août 2020)
Catherine Thibaudeau    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2017, la commune comptait 529 habitants[Note 3], en augmentation de 2,32 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370389426363324338348331303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300306277258278259273269247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
255247245251252242216252227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
234219229265322386478508538
2017 - - - - - - - -
529--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église dédiée à saint Martin et datant du XVIe siècle.

Dès le début de sa fondation, l'église était une étape importante du pèlerinage qui s'effectuer entre les deux grandes abbayes normandes, à savoir les abbayes de Jumièges et de Saint-Georges de Boscherville. La coutume voulait que quand, on arrive devant l'église d'Épinay, on devait déposer sur la porte des fers à cheval, car saint Martin était le saint protecteur des animaux.

Sur la porte de l'édifice, on peut retrouver des représentations de deux saints :

  • saint Martin. Ce dernier est représenté en train d'offrir son manteau à un mendiant ;
  • saint Étienne qui fut accusé de blasphème par les juifs, pour ses prédications. Il fut donc lapidé et fut donc le premier martyr de la chrétienté.

Ces deux représentations hagiographiques sont des moyens pour les habitants de l'époque, qui ne savaient pas lire, de voir deux scènes de la chrétienté, à savoir la charité et la foi.

L'église fut victime d'un grave incendie dans la nuit du 8 au . La nef et une partie du chœur ont été reconstruites en 1817. La commune acheta l'ancien presbytère (maison Baudribos) pour le démolir en 1886 et y faire un jardin. On construisit en 1888 un nouveau presbytère juste à côté.

Aujourd'hui, l'église est classée au patrimoine des monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair, , 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair, , 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • Philippe Gaury, Histoire d'Épinay-sur-Duclair, chez l'auteur
  • « Épinay-sur-Duclair », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 427

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Chantin fut 15 ans conseiller municipal puis 35 ans maire de 1848 à 1883, doyen des maires de la Seine-Maritime en exerçant plus de 50 ans jusqu'à sa mort le .
  2. L'école de la commune porte le nom de cette maire
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adigard des Gautries Jean. Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite). Annales de Normandie, 8e année, no 3, 1958. Page 158.
  2. Archives de Seine-Maritime G 3267, 1354, 741.
  3. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, page 337.
  4. Bernard Sergent, Société de mythologie française - 2007 - Le guide de la France mythologique.
  5. André Clipet - 1970 - Épinay-sur-Seine, son histoire - Pages 16 et 32.
  6. Thomas Blachere, « À Epinay-sur-Duclair, 504 habitants, "l'urbanisation est vitale" : Les "petits" maires de la Crea ont la parole, suite. Dans les communes rurales, l’avenir est conditionné par de nouveaux habitants. Entretien avec Jean-Jacques Crochemore, le maire d’Epinay-sur-Duclair », Tendance Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 25 août 2020).
  7. « Liste des maires » [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le 14 août 2020).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.