Élections municipales françaises de 2020

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Élections municipales françaises de 2020
Type d’élection Élections municipales
French party Droite.svg Droite
French party Gauche.svg Gauche
French party RN.png Rassemblement national
French party Centre.png Centre

Les élections municipales françaises de 2020 auront lieu en pour le renouvellement des conseils municipaux des communes françaises.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors du précédent scrutin de 2014, la droite parlementaire l'avait emporté dans la plupart des communes au détriment de la gauche, tandis que l'extrême droite remportait 14 municipalités. Le Parti communiste français était encore puissant dans ses bastions, notamment en Seine-Saint-Denis, tandis que les écologistes remportaient leur seule ville de plus de 100 000 habitants avec la victoire d'Éric Piolle à Grenoble.

Les mouvements Génération.s, ainsi que La République en marche, La France insoumise et le Mouvement radical, social et libéral, résultants d'une scission vis-à-vis du Parti socialiste d'une part pour les trois premiers ou d'une réunification entre le Parti radical et le PRG, celui-ci se scindant également en deux (Radicaux de gauche), présentent des listes pour la première fois aux élections municipales. Le parti Agir, issu d'une scission de LR se présente également pour la première fois aux municipales.

Pour la première fois depuis 1995, un nombre important de maires renoncent à se représenter[1],[2].

Modes de scrutin[modifier | modifier le code]

Le mode de scrutin dépend de la taille de la commune :

Sièges au conseil municipal
Nombre d'habitants < 100 < 500 < 1 500 < 2 500 < 3 500 < 5 000 < 10 000 < 20 000 < 30 000 < 40 000 < 50 000
Conseillers municipaux 7 11 15 19 23 27 29 33 35 39 43
Nombre d'habitants < 60 000 < 80 000 < 100 000 < 150 000 < 200 000 < 250 000 < 300 000 > 300 000 Lyon Marseille Paris
Conseillers municipaux 45 49 53 55 59 61 65 69 73 101 163

Communes de moins de 1 000 habitants[modifier | modifier le code]

L'élection des conseillers municipaux se déroule au scrutin majoritaire plurinominal[3] à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits ;
  • a défaut, un second tour est organisé, dans lequel la majorité relative suffit. Si plusieurs candidats obtiennent le même nombre de suffrages, l'élection est acquise au plus âgé lorsque tous ne peuvent être élus compte tenu du nombre de sièges à pourvoir[4].

Depuis la réforme du 17 mai 2013, une déclaration de candidature en préfecture ou sous-préfecture est obligatoire[5]. Les candidatures isolées et les listes incomplètes sont autorisées[6], et on ne peut plus être élu si l'on n'a pas préalablement fait acte de candidature[7]. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé : les électeurs ont le droit de ne pas respecter les listes de candidats, en votant pour des candidats issus de listes différentes.

Communes de 1 000 habitants et plus[modifier | modifier le code]

Dans les communes de plus de 1 000 habitants, l'élection des conseillers municipaux se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle : les candidats se présentent en listes complètes. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[8].

L'élection peut se limiter à un seul tour en cas de majorité absolue, ou donner lieu à un second tour, auquel cas :

  • les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent s'y maintenir ;
  • les candidats d'une liste qui a obtenu plus de 5 %, sans pouvoir se maintenir en tant que tels, peuvent rejoindre une autre liste[9], ce qui peut amener à modifier l'ordre de présentation des candidats.

Les élections municipales des communes de plus de 1 000 habitants constituent un scrutin majoritaire avec une dose proportionnelle : on attribue d'abord la moitié (arrondie si nécessaire à l'entier supérieur) des sièges à pourvoir à la liste qui a le plus de voix au premier tour ou, s'il y a lieu, au second ; les autres sièges sont répartis entre toutes les listes présentes au dernier tour ayant eu plus de 5 % des suffrages exprimés (y compris la liste majoritaire) à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne[10].

Régimes particuliers de Paris, Marseille et Lyon[modifier | modifier le code]

Dans les trois villes de France les plus peuplées, l'élection se fait par secteur électoral, en suivant les mêmes règles que pour les communes de plus de 1 000 habitants. Ces secteurs correspondent aux arrondissements à Paris et à Lyon tandis qu'a Marseille chacun des 8 secteurs regroupe deux arrondissements. Des conseillers d'arrondissement sont également élus.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Les délégués d'une commune au sein du conseil des communautés de communes, des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles sont élus lors des élections municipales.

Chaque commune est représentée au conseil communautaire par un nombre de représentants tenant compte de sa population, élus comme suit :

  • commune de moins de 1 000 habitants : les représentants de la commune au conseil communautaire sont les membres du conseil municipal désignés dans l'ordre du tableau (maire, puis adjoints, puis conseillers municipaux)[11] ;
  • commune de plus de 1 000 habitants : les conseillers communautaires sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Sur un seul et même bulletin doivent figurer la liste des candidats au conseil municipal et celle des candidats au conseil communautaire (scrutin fléché)[12]. Les représentants des communes dans les EPCI sans fiscalité propre (syndicat intercommunal à vocation unique, syndicat intercommunal à vocation multiple, syndicat mixte) continuent d'être élus par chacun des conseils municipaux concernés, comme c'était le cas avant 2014 pour toutes les intercommunalités.

Candidatures[modifier | modifier le code]

Députés candidats[modifier | modifier le code]

Ministres candidats[modifier | modifier le code]

Communes sans candidature[modifier | modifier le code]

Campagne[modifier | modifier le code]

Contexte général[modifier | modifier le code]

Les précédentes élections municipales avaient vu une forte progression de l'extrême droite, parvenant à se maintenir dans de très nombreuses communes au second tour et à conquérir 14 municipalités dont Hénin-Beaumont dès le premier tour de scrutin.

Depuis l'élection présidentielle, l'échiquier politique français est fortement chamboulé par l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron[13],[14],[15]. Son parti La République en marche a fortement fragilisé les partis de gouvernements au pouvoir depuis 1958, au point que le Parti socialiste pourrait ne jamais s'en remettre[16].

Parmi les nombreux maires et candidats sortants qui ne se représentent pas, Jean-Claude Gaudin détient le record de longévité. Il décidait en 2018 de ne pas se représenter à Marseille, lui qui fut candidat pour la première fois en 1965 sur la liste de Gaston Defferre[17].

Primaires[modifier | modifier le code]

Sondages[modifier | modifier le code]

Ci-dessous figure la liste des intentions de vote nationales. Les intentions de vote dans les communes spécifiquement sondées peuvent se trouver dans la page qui leur est consacrée.

Institut Date Échantillon Abstention LO/NPA PCF LFI G.s EELV PS LREM MoDem UDI LR DLF RN Autres
Harris Interactive 22 mai - 7 juin 2018 1 674 2% 9% 2% 19% 27% 5% 18% 5% 13%

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats généraux[modifier | modifier le code]

Résultats nationaux des élections municipales de 2020
Communes à scrutin de listes Communes à scrutin majoritaire Toutes communes
Premier tour Second tour Premier tour Second tour Premier tour Second tour
Voix % Voix % Voix % Voix % Voix % Voix %
Exprimés
Blancs et nuls
Votants
Abstentions
Inscrits
Tableau synthétique par tendance de listes lors des élections municipales de 2020
Liste[18] Premier tour Second tour
Suffrages exprimés % Sièges obtenus Suffrages exprimés % Sièges obtenus

Communes de plus de 100 000 habitants[modifier | modifier le code]

Tableau[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des maires des villes de plus de 100 000 habitants sortants et élus en 2020
Ville Département Maire sortant Parti Maire élu Parti
Aix-en-Provence Bouches-du-Rhône Maryse Joissains-Masini LR
Amiens Somme Brigitte Fouré UDI
Angers Maine-et-Loire Christophe Béchu[19] Divers droite
Annecy Haute-Savoie Jean-Luc Rigaut UDI
Argenteuil Val-d'Oise Georges Mothron LR
Besançon Doubs Jean-Louis Fousseret[20] LaREM
Bordeaux Gironde Nicolas Florian LR
Boulogne-Billancourt Hauts-de-Seine Pierre-Christophe Baguet LR
Brest Finistère François Cuillandre PS
Caen Calvados Joël Bruneau LR
Clermont-Ferrand Puy-de-Dôme Olivier Bianchi PS
Dijon Côte-d'Or François Rebsamen PS
Grenoble Isère Éric Piolle EELV
Le Havre Seine-Maritime Jean-Baptiste Gastinne LR
Le Mans Sarthe Stéphane Le Foll PS
Lille Nord Martine Aubry PS
Limoges Haute-Vienne Émile-Roger Lombertie LR
Lyon Rhône Gérard Collomb[20] LaREM
Marseille Bouches-du-Rhône Jean-Claude Gaudin* LR
Metz Moselle Dominique Gros* PS
Montpellier Hérault Philippe Saurel Divers gauche
Montreuil Seine-Saint-Denis Patrice Bessac PCF
Mulhouse Haut-Rhin Michèle Lutz LR
Nancy Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart[21] MRSL
Nantes Loire-Atlantique Johanna Rolland PS
Nice Alpes-Maritimes Christian Estrosi LR
Nîmes Gard Jean-Paul Fournier LR
Orléans Loiret Olivier Carré Divers droite
Paris Paris Anne Hidalgo PS
Perpignan Pyrénées-Orientales Jean-Marc Pujol LR
Reims Marne Arnaud Robinet LR
Rennes Ille-et-Vilaine Nathalie Appéré PS
Rouen Seine-Maritime Yvon Robert* PS
Saint-Denis La Réunion Gilbert Annette PS
Saint-Denis Seine-Saint-Denis Laurent Russier PCF
Saint-Étienne Loire Gaël Perdriau LR
Saint-Paul La Réunion Joseph Sinimalé LR
Strasbourg Bas-Rhin Roland Ries* PS
Toulon Var Hubert Falco LR
Toulouse Haute-Garonne Jean-Luc Moudenc LR
Tours Indre-et-Loire Christophe Bouchet MRSL
Villeurbanne Rhône Jean-Paul Bret PS
* Ne se représente pas

Résultats par commune[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Municipales 2020 : la moitié des maires envisage de ne pas se représenter », sur Les Échos (consulté le 28 décembre 2018).
  2. « Municipales : un maire sur deux envisage de passer le flambeau en 2020 », sur Le Point (consulté le 28 décembre 2018).
  3. Article L. 252l du Code électoral
  4. Article L. 253 du Code électoral
  5. Article L. 255-4 du Code électoral
  6. Article art L. 255-3 du Code électoral
  7. Article L. 257 du Code électoral
  8. Article L. 260 du Code électoral
  9. Article L-264 du code electoral
  10. Article L. 262 du Code électoral
  11. Article L. 273-11 du Code électoral
  12. Article R. 117-4 du Code électoral
  13. « Les Français rejettent les partis traditionnels: une aubaine pour Macron », sur Challenges (consulté le 28 décembre 2018).
  14. « La fin des partis traditionnels, histoire d’un chamboulement citoyen », sur Le Monde (consulté le 28 décembre 2018).
  15. « Les partis sont morts… et après? », sur Slate (consulté le 28 décembre 2018).
  16. « Mais qui reste-t-il au Parti socialiste? », sur Le Journal du dimanche (consulté le 28 décembre 2018).
  17. « Jean-Claude Gaudin confirme qu’il ne briguera pas un cinquième mandat à la mairie de Marseille », sur Le Monde (consulté le 28 décembre 2018).
  18. Liste des partis présents sur la liste.
  19. Élu en 2014 comme tête de liste de l'UMP devenu LR.
  20. a et b Élu en 2014 comme tête de liste du PS.
  21. Élu en 2014 comme tête de liste de l'UDI et du Parti radical.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]