Raffinerie de Petit-Couronne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Photographie de la raffinerie en janvier 2013
La raffinerie vue depuis la rive droite

La raffinerie de Petit-Couronne était une raffinerie de pétrole située à Petit-Couronne, en Seine-Maritime (France).

Ouverte en 1929 sous le nom de Société Maritime des Pétroles, elle avait été à l'origine exploitée par Shell, puis fut cédée le à Petroplus. Elle possédait une capacité de 161 000 barils par jour environ. La raffinerie de Petit-Couronne occupait un site de 225 hectares, employait environ 550 employés. Elle a fait vivre un grand nombre de sociétés aux alentours avant sa fermeture en avril 2013.

La raffinerie était alimentée en pétrole brut par un oléoduc depuis le port du Havre et disposait d'accès rapides à de nombreux canaux de distribution. Elle livrait la majorité de ses produits pétroliers à de grands clients dans le nord-ouest de la France et dans la région parisienne, par l'oléoduc Trapil, rail, barge, et camions (depuis le terminal vraquier adjacent). Les principales unités de production de la raffinerie étaient équipées d'une unité de distillation atmosphérique, d'une HDS, d'un Platformer, d'un viscoréducteur, d'un FCC (Fluid Catalytic Cracking), d'unités de traitement du sulfure d'hydrogène (H2S) type Claus, etc. Le site était capable de produire des bitumes et lubrifiants. Il pouvait traiter un grand nombre de bruts plus ou moins soufrés. Son indice de complexité Nelson était de 7,3.

Elle était classée Seveso seuil haut.

En difficultés, le groupe Petroplus décida finalement la mise en vente de la raffinerie de Petit-Couronne le (déjà mise à l'arrêt en ce même début de mois). Le devait être annoncée la décision du tribunal de commerce de Rouen sur le sort de la raffinerie, six mois après la mise en redressement judiciaire de l'entreprise. Au , deux offres de reprise finalisées avaient été déposées et cinq dossiers étaient en cours de constitution[1].

Placée en liquidation judiciaire le à la suite du rejet de ces offres, l'activité s'était poursuivie finalement en attendant une éventuelle nouvelle piste. Fin novembre, des négociations ont lieu avec le groupe NetOil pour reprendre le site en sauvegardant les emplois[2]. Murzuq Oil and Gas a déposé son offre le

Le le tribunal de commerce de Rouen a prononcé la fermeture du site avec pour effet la cessation d'activité définitive de la société.

Valgo a été choisie en avril 2014 par le tribunal de commerce de Rouen pour prendre en charge la réindustrialisation du nouveau pôle industriel de Petit-Couronne (ancienne raffinerie Pétroplus).

Ce projet représente pour Valgo, une opportunité d'illustrer à grande échelle son modèle « 3D » de déconstruction, dépollution et développement de friches industrielles pour favoriser leur reconversion.

Valgo, acquéreur du site de Petit-Couronne, prévoit de mettre en œuvre l’ensemble des opérations de décontamination et de dépollution permettant l'implantation d'un projet ambitieux de pôle industriel tourné vers l’innovation, intégrant notamment des activités spécialisées dans les technologies vertes, et notamment les activités de recherche et développement du Groupe Valgo en matière de dépollution des sols et des eaux (Valbio), associées à des activités en partenariat avec la recherche académique et la formation supérieure. 

Références[modifier | modifier le code]