Livarot-Pays-d'Auge

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Livarot-Pays-d'Auge
De haut en bas, de gauche à droite : le manoir de l'Isle à Livarot ; la chapelle Notre-Dame du Le Mesnil-Bacley ; le château de Fervaques ; le manoir de Bellou ; l'église des Autels-Saint-Bazile ; l'église Saint-André au Mesnil-Durand ; le château de Préaux-Saint-Sébastien.
Livarot - Manoir de l'Isle.jpg Chapelle Notre-Dame du prieuré du Val-Boutry au Mesnil-Bacley.JPG Chateau de fervaques.jpg
France, Calvados, Bellou (4).JPG
Les Autels-Saint-Bazile Church.JPG Eglise Saint-André.jpg Château, Préaux-Saint-Sébastien, France.jpg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Livarot
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
Maire
Mandat
Philippe Guillemot[1]
2017-2020
Code postal 14140, 14290
Code commune 14371
Démographie
Population
municipale
6 516 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 24″ nord, 0° 09′ 09″ est
Altitude Min. 39 m – Max. 231 m
Superficie 180,83 km2
Localisation

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Livarot-Pays-d'Auge est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 6 516 habitants[Note 1]. Elle est créée le par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Livarot[modifier | modifier le code]

La ville de Livarot est attesté tardivement sous les formes Livarrot en 1155[2], Livar(r)ou en 1156 ou 1157[3].

L'explication étymologique de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur une fausse attestation Livaron de 1137 (forme et date erronées), le qualifient d'« obscur », tout en évoquant un sous-dérivé d’ivos, mot supposé gaulois désignant l'if, et le déclarant peu probable[4]. Ils reprennent peut-être en cela des hypothèses antérieures. En réalité, le terme *ivos ou *īvos n'est pas attesté et devrait comporter un astérisque.
  • Ernest Nègre, raisonnant à partir de cette même forme erronée, considère qu'il pourrait s'agir du nom de personne germanique Liubwar, suivi du suffixe -o / -onem[5] et que la finale se serait modifiée par attraction des noms en -ot. Or, François de Beaurepaire note qu'un nom de personne germanique n'est jamais employé avec ce suffixe[6].
  • Dominique Fournier réfute Livaron (cacographie attribuable à Albert Dauzat, et mal datée) et se base sur la forme réelle Livar(r)ou issue de la Chronique de Robert de Torigni pour avancer l'hypothèse du nom de personne gallo-romain Libarius suivi du suffixe d'origine gauloise -avo qui explique la plupart des terminaisons en -ou de Normandie[7].

Pays d'Auge[modifier | modifier le code]

Lors de la fondation de la commune nouvelle, le , on a tout simplement rajouté le mot Pays d'Auge, région naturelle où se trouve la commune.

Le nom du pays d'Auge est mentionné dès le IXe siècle sous la graphie Algia, forme latinisée correspondant peut-être à un dérivé d'une hypothétique racine pré-latine °alg-, en relation possible avec la notion d'humidité. Au XIe siècle, on rencontre la forme romane Alge qui deviendra ensuite Auge[8]. Ce radical pré-latin semble être également présent dans le nom de l’ancien territoire d’Augerons dans l’Eure (Algerum 1050), divisé vers le XIIe siècle en deux paroisses : Saint-Aquilin-d'Augerons et Saint-Denis-d'Augerons. Le radical °alg- pourrait représenter un élargissement d'une racine pré-indo-européenne °al- que l'on pense retrouver dans le nom de l’Algot (Alegot 1108), affluent rive droite de la Vie à Saint-Loup-de-Fribois[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est créée le par un arrêté préfectoral du [10], par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
[11] Sébastien Leclerc LR Conseiller départemental du canton de Livarot (depuis 2004)
[1] En cours Philippe Guillemot[1] LR Retraité ; vice-président de la communauté de communes du Pays de Livarot
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Livarot
(siège)
14371 CC du Pays de Livarot 12,09 2 139 (2014) 177
Auquainville 14028 CC du Pays de Livarot 9,56 309 (2014) 32
Les Autels-Saint-Bazile 14029 CC du Pays de Livarot 5,53 51 (2014) 9,2
Bellou 14058 CC du Pays de Livarot 7,39 142 (2014) 19
Cerqueux 14148 CC du Pays de l'Orbiquet 5,66 100 (2014) 18
Cheffreville-Tonnencourt 14155 CC du Pays de Livarot 7,72 289 (2014) 37
La Croupte 14210 CC du Pays de Livarot 3,45 133 (2014) 39
Familly 14259 CC du Pays de l'Orbiquet 10,71 112 (2014) 10
Fervaques 14265 CC du Pays de Livarot 10,67 677 (2014) 63
Heurtevent 14330 CC du Pays de Livarot 5,86 200 (2014) 34
Le Mesnil-Bacley 14414 CC du Pays de Livarot 4,47 208 (2014) 47
Le Mesnil-Durand 14418 CC du Pays de Livarot 9,86 305 (2014) 31
Le Mesnil-Germain 14420 CC du Pays de Livarot 8,67 275 (2014) 32
Meulles 14429 CC du Pays de l'Orbiquet 16,29 379 (2014) 23
Les Moutiers-Hubert 14459 CC du Pays de Livarot 8,13 45 (2014) 5,5
Notre-Dame-de-Courson 14471 CC du Pays de Livarot 19,40 420 (2014) 22
Préaux-Saint-Sébastien 14518 CC du Pays de l'Orbiquet 3,72 40 (2014) 11
Sainte-Marguerite-des-Loges 14615 CC du Pays de Livarot 10,85 179 (2014) 16
Saint-Martin-du-Mesnil-Oury 14633 CC du Pays de Livarot 4,78 110 (2014) 23
Saint-Michel-de-Livet 14634 CC du Pays de Livarot 4,74 182 (2014) 38
Saint-Ouen-le-Houx 14638 CC du Pays de Livarot 5,21 87 (2014) 17
Tortisambert 14696 CC du Pays de Livarot 6,07 134 (2014) 22

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2018[13],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 6 516 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014
6 516
Population municipale [15].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Auquainville[modifier | modifier le code]

Bellou[modifier | modifier le code]

Cheffreville-Tonnencourt[modifier | modifier le code]

La Croupte[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin

Fervaques[modifier | modifier le code]

Heurtevent[modifier | modifier le code]

  • Manoir d'Heurtevent

Livarot[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Durand[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Germain[modifier | modifier le code]

  • Manoir du Mesnil-Germain

Les Moutiers-Hubert[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Courson[modifier | modifier le code]

Préaux-Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

  • Château de Préaux-Saint-Sébastien
  • Église Saint-Sébastien

Sainte-Marguerite-des-Loges[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-du-Mesnil-Oury[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-de-Livet[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel
  • Manoir de Carel

Tortisambert[modifier | modifier le code]

  • Manoir de la Varinière

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014, légale en 2017.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Arnaud Truchet, « Livarot. Philippe Guillemot, nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 20 juillet 2017).
  2. Charte confirmative de Goscelin Crespin et de son fils Guillaume, 1155, in « Histoire de l’abbaye du Bec », Études Lexoviennes I, 1915, p. 656.
  3. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, Le Brument, Rouen, vol. I, 1872, p. 207; entrée concernant l'an 1137.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 ( (ISBN 2-85023-076-6)), p. 406.
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. II, Librairie Droz, 1990, p. 865
  6. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981 ( (ISBN 2-7084-0067-3)) (OCLC 9675154).
  7. Dominique Fournier, Les noms de lieux du pays de Livarot; vol. I : communes, anciennes paroisses, principaux cours d’eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, p. 40-42. Information reprise dans Ouest-France, 14 octobre 2010 (l'article n'est plus en ligne).
  8. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions Charles Corlet, Presses universitaires de Caen, 1996, p. 23
  9. Dominique Fournier, Les Noms de lieux du Pays d’Auge (communes, hameaux, lieux-dits) ; vol. I : éléments pré-latins (gaulois ou transmis par le gaulois), coll. « Patrimoine du Pays d’Auge », supplément au no 54 du bulletin de la Société historique de Lisieux, p. 16-17.
  10. « Recueil des actes administratifs du 28 décembre 2015 », sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 31 décembre 2015).
  11. Christophe Lemoine, « Sébastien Leclerc élu maire de Livarot-Pays d’Auge », Le Pays d'Auge, 13 janvier 2016.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]