Tours

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Tours
Tours et, au premier plan, le pont Wilson sur la Loire.
Tours et, au premier plan, le pont Wilson sur la Loire.
Blason de Tours
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Tours (Chef-lieu)
Canton Tours-1
Tours-2
Tours-3
Tours-4
Intercommunalité Tours Plus
Maire
Mandat
Serge Babary
2014-2020
Code postal 37000, 37100, 37200
Code commune 37261
Démographie
Gentilé Tourangeaux/Tourangelles
Population
municipale
134 803 hab. (2013)
Densité 3 888 hab./km2
Population
aire urbaine
487 023 hab. (2013[1])
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 37″ Nord 0° 41′ 21″ Est / 47.393611, 0.689167
Altitude Min. 44 m – Max. 109 m
Superficie 34,67 km2
Localisation

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Liens
Site web tours.fr

Tours (prononcé [tuʁ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française du centre-ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, préfecture du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire. La ville, comptant 134 803 habitants en 2013 (population municipale au sens strict, opposée au nombre d’habitants de la ville, à savoir 138 268)[2], est au centre d'une unité urbaine de plus de 350 000 habitants (2013)[3], elle-même noyau d'une aire urbaine de plus de 487 000 habitants[4]. Elle est ainsi, selon ces chiffres, la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre-Val-de-Loire, ainsi que la 18e aire urbaine de France[5].

Tours est la capitale de la Touraine. Cette cité est historiquement le plus important site de Touraine. L'histoire de Tours se confond avec l'histoire de la région, allant dans ses influences économiques, politiques et sociales bien au-delà des limites de l'actuel département de l'Indre et Loire[6].

Tours, qui a obtenu le label Villes et Pays d'art et d'histoire, est au cœur du site de la Loire, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de paysage culturel. Cette ville est considérée comme l'une des cités historiques où se forgea l'unité française[7].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tours
Saint-Cyr-sur-Loire Mettray
Notre-Dame-d'Oé
Parçay-Meslay
Rochecorbon
La Riche Tours Saint-Pierre-des-Corps
Joué-lès-Tours Chambray-lès-Tours Saint-Avertin

Environnement[modifier | modifier le code]

Site naturel/Topographie[modifier | modifier le code]

Topographie de Tours.

Jusqu'à très récemment (XXe siècle), Tours, dont le développement initial a lieu sur une butte de la rive sud de la Loire (actuel secteur autour de la cathédrale), était restée cantonnée entre Loire et Cher, au cœur de leur plaine alluviale commune (dit aussi lit majeur, ou encore « varenne », et dont l'altitude ne s'écarte jamais beaucoup de 50 mètres). Désormais, depuis les annexions dans les années 1960, au nord de la Loire, des communes de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde, et, au sud du Cher, du parc de Grandmont qui appartenait à la commune de Joué-lès-Tours, la ville s'étale également au-delà des coteaux, sur les plateaux (entre 80 et 100 mètres d'altitude).

Au cœur de l'environnement urbain d'une des principales ville de France, la Loire et son lit mineur offrent de vastes espaces naturels, hôtes notamment avec leurs nombreuses îles d'une riche faune. Souvent surnommée abusivement « dernier fleuve sauvage de France »[8],[9],[10], elle reste malgré tout, comme la quasi intégralité du territoire français, un espace que les humains n'ont cessé de modifier afin de tenter de s'affranchir de contraintes (tout en créant parfois de nouvelles). L'endiguement de son lit mineur visant à se prémunir des risques liés aux crues constitue un des nombreux exemples d'intervention humain au cœur de cet espace.

Géologie[modifier | modifier le code]

Risque hydrologique[modifier | modifier le code]

Par sa situation dans le lit majeur de la Loire et du Cher (décrite ci-dessus), et malgré les aménagements préventifs bâtis (digues sud à la Loire, nord au Cher ; digue nord-sud entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps à l'emplacement de l'ancien canal de raccordement du Cher à la Loire, et de l'actuel A10), la très grande majorité du secteur interfluve de la ville (tout sauf les quartiers pré-XIXe, correspondant à « l'hypercentre historique ») est exposée au risque d'inondation en cas de crue extrême de la Loire et du Cher. Ces crues menaçantes sont de probabilité centennale, soit une occurrence statistique moyenne de une pour cent années, sur l'ensemble de la période statistique étudiée.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Tours est celui d'une grande partie ouest de la France: un climat tempéré océanique, caractérisé notamment par des températures atteignant rarement les extrêmes. Son éloignement de quelques 200 km de la côte Atlantique d'où proviennent les dépressions pourvoyeuses d'humidité le rend « dégradé ». Effectivement, les précipitations moyennes y sont moindres que sur le littoral, comme on peut le constater ci-dessous, et à mesure que l'on s'en éloigne. L'ensoleillement est également moindre que sur le littoral.

Relevés à Tours pour la période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2 3,3 5 8,4 11,4 13,1 12,9 10,8 7,9 3,8 2,3 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 5,1 7,3 9,6 13,2 16,5 18,9 18,6 16,1 12,3 7,1 4,8 11,2
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 11,3 14,3 18,1 21,7 24,6 24,3 21,4 16,7 10,5 7,4 15,4
Précipitations (mm) 63,3 61,6 54,3 51,4 67,5 47,5 53 40,9 54,3 61 63 65,9 683,7
Source : Infoclimat : Tours[11]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Tours[12] 1 799 684 11 20 58
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Relevé observé de 1971 à 2000, à la station météorologique de Tours (37)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 2 3,6 5,1 8,7 11,5 13,5 13,3 10,9 7,9 4 2,7 7,1
Température moyenne (°C) 4,4 5,3 7,8 9,8 13,7 16,7 19,3 19,3 16,2 12,1 7,3 5,3 11,4
Température maximale moyenne (°C) 7 8,5 11,9 14,5 18,6 21,9 25 25,2 21,5 16,3 10,6 7,8 15,7
Ensoleillement (h) 69 92 143 166 211 215 239 254 169 113 78 50 1 799
Précipitations (mm) 64 63 51 56 64 47 53 50 56 63 65 72 704
Source : Météo-Centre.fr
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
7
1,8
64
 
 
 
8,5
2
63
 
 
 
11,9
3,6
51
 
 
 
14,5
5,1
56
 
 
 
18,6
8,7
64
 
 
 
21,9
11,5
47
 
 
 
25
13,5
53
 
 
 
25,2
13,3
50
 
 
 
21,5
10,9
56
 
 
 
16,3
7,9
63
 
 
 
10,6
4
65
 
 
 
7,8
2,7
72
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Connexions routières classiques et autoroutières[modifier | modifier le code]

Connexions autoroutières

À moitié encerclée par le périphérique tourangeau dont l'achèvement est souhaité en 2014 par la majorité nouvellement élue, la ville de Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris240 km au nord-est) à Bordeaux (347 km au sud - sud-ouest) frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.

De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage N76, N138, etc.), permettant notamment de relier la ville aux capitales régionales voisines : Poitiers (RN10) et Limoges (RN 147). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.

Connexions ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Tours.

Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre-Val de Loire est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir, Le Mans, Caen, Alençon... ; Saumur, Angers... ; Azay-le-Rideau, Chinon... ; Loches, Châteauroux, Limoges... ; Vierzon, Bourges et Nevers... ; Amboise, Blois et Orléans, Paris via Brétigny... ; Vendôme, Châteaudun...

Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Blois, Tours, Angers et Nantes. Les liaisons Paris-Austerlitz-Blois-Tours, les liaisons interrégionales Nantes-Angers-Tours-Bourges-Lyon et Tours-Le Mans-Caen sont assurées par des trains Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en environ 1 heure à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV.

Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare de Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triage et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours/St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment.

Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique ont démarré en 2013. À sa mise en service prévue en 2017, Bordeaux sera située à 1 h 30 de Tours[13].

Dans l'agglomération, une quinzaine de gares sont desservies, assez inégalement connecté aux réseaux de bus ou car.

Connexions aériennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Tours Val de Loire.

Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 200 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un atout pour faciliter l'accès aux réseau aérien international. Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres, Manchester, Dublin, Marseille, Porto, Marrakech à partir d'avril 2013, la Corse (Figari et Ajaccio) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 125 000 passagers annuels. Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet et où le pilote américain Marshall Headle a été instructeur après l'entrée des États-Unis dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale.

Raccordement au réseau cyclable de vaste échelle[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Tours en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[14]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube. Sa portion longeant la Loire, entre le département du Cher et la Loire-Atlantique, s'appelle la Loire à Vélo et bénéficie d'une grande publicité à destination des touristes, notamment de la part des pouvoirs publics (conseils généraux…).

Article détaillé : EuroVelo 6.

Du temps de la batellerie[modifier | modifier le code]

  • La Loire : Bien que de nombreux noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie passée active, le « fleuve royal » n'est aujourd'hui plus adapté pour une navigation commerciale. Comme dans le reste du pays, la batellerie, le transport fluvial des marchandises s'est vu supplanté au cours du XIXe siècle avec le développement du chemin de fer.
  • Le Cher : Affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence (à une vingtaine de kilomètres à l'ouest) et le canal du Berry jusqu'à ce que son cours soit modifié dans les années 1960 à l'occasion du chantier pharaonique qui verra sortir de terre les quartiers des rive du Cher et des Fontaines.
  • Le ruau Saint Anne : Ancêtre occidental du canal des ducs de Berry, il reliait le Cher à la Loire selon l'axe qui délimite aujourd'hui Tours de sa voisine La Riche. Un unique pont au niveau de l'actuelle place Saint-Anne permettait la jonction entre Tours et la presqu'île de Berthenay. Après fermeture plusieurs dizaines d'années auparavant et de longues tentatives d'assainissement, son remblaiement est entrepris en 1837. Les terrains vierges laissent place à la création à son ancien emplacement par le pharmacien Margueron dès 1843, d'un jardin des plantes prélude, au jardin Botanique. Le manque de financement et surtout, l'avis d'ingénieurs jugeant préférable une liaison Cher/Loire en amont de Tours auront eu raison de lui.
  • Le canal du Duc de Berry : Portion inaugurée en 1828 pour remplacer son cousin de l'ouest le ruau Saint-Anne, il faisait la jonction entre la Loire et le Cher (la branche « centrale » du canal se termine à plus de 40 kilomètres en amont de Tours à Noyers-sur-Cher, laissant les bateaux naviguer ensuite directement sur le Cher). L'ingénieur Cormier dirige le projet. Un pont, dit « Pont du Milieu » permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. Le chemin de fer à partir du milieu du XIXe supplantant rapidement la batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-1960, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies. Toutefois, quelques traces de ce passé subsistent aujourd'hui : par endroit, sous les travées autoroutières, des petites portions de l'ancienne berge pavée oblique du canal sont visibles.

Réseau de transport en commun[modifier | modifier le code]

L'agglomération est desservie par les bus et tramway du réseau Fil bleu.

L'agglomération tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu (géré par groupe Kéolis): 46 lignes sont parcourues par une flotte de 236 bus. Le service fonctionne 7 jours sur 7, de h 30 à h 0 du matin (service allégé le soir et le dimanche). Le , une première ligne de tramway a été mise en service sur un parcours d'une quinzaine de kilomètres du nord au sud de l'agglomération. Son tracé a repris à peu de choses près celui de l'ancienne ligne 1 du réseau de bus, entre les lycées Jean Monnet à Joué-les-Tours et Vaucanson à Tours Nord.

Gares routières et transport en commun interurbain[modifier | modifier le code]

2 gares routière sont présentes à Tours.

cette gare routière est accessible via le réseau de transport urbain de la ville Fil bleu - station : Peupliers , lignes : 3, 14, 15, 19, 100, 114, 117

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Une rue du quartier de Châteauneuf, dans le vieux Tours.

L'habitat ancien pré-XIXe est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours :

  • le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la varenne (plaine alluviale) entre Loire et Cher[16].
  • le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau de saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l'ensemble collégial correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l'actuelle place Plumereau.

Vers l'est, jusqu'à la limite actuelle avec la ville de Saint-Pierre-des-Corps et vers l'ouest jusqu'à la place Saint-Anne à la Riche, on peut distinguer les faubourgs constitué de bâtisse qui courent linéairement depuis le centre-ville.

On pourra également noter un troisième noyau pré-XIXe à l'endroit du quartier Paul-Bert, entre le coteau et la rive nord de la Loire entre le pont Wilson et le pont de fil.

D'importants secteurs de la ville furent détruits lors de la Seconde Guerre mondiale : par les frappes allemandes de 1940, ainsi que par les bombardements alliés annonçant la libération terrestre en 1944. Les incendies successeurs de ces pilonnages furent également dévastateurs. Elle ne fut pas reconstruite à l'identique, mais selon l'architecture typique de l'après guerre. Les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent le nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.

Un axe rectiligne nord-sud (ancienne RN 10, originellement route royale d'Espagne) traverse le centre ville de part en part. Il offre une perspective de 7 kilomètres depuis le haut de la Tranchée en direction du sud : l'avenue de la Tranchée, le pont Wilson, la rue Nationale et l'avenue de Grammont s’enchaînent pour rejoindre l'autre coteau, jusqu'au pied du parc Grandmont.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le tramway de Tours passe par le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée qui prolongent la rue Nationale et les 2,5 km de l'avenue de Grammont.

Plusieurs projets sont à l'étude ou en phase d'accomplissement. On peut notamment citer la mise à l'étude d'une deuxième ligne de tramway (la première ayant été mise en service en septembre 2013), d'un projet tram-trains, l’accomplissement de la LGV entre Bordeaux et Tours, l'installation du Centre de Création Contemporaine Olivier Debré[17] en 2016 en centre-ville (à l'emplacement actuel de l'école des Beaux-Arts), la construction d'un centre de musiques anciennes dans le quartier des Deux-Lions, l'installation d'un pôle « arts graphiques » (regroupant l'école Brassart, l'École supérieure des Beaux-Arts et le département d'histoire de l'art de l’université François-Rabelais) sur le site Mame boulevard Preuilly, la restructuration du stade de la Vallée du Cher, la poursuite du développement du nouveau quartier des Deux-Lions, l'achèvement de l'Ecoquartier de Monconseil, l'aménagement d'un quartier sur le site des casernes Beaumont-Chauveau, la rénovation des places de la Tranchée et Pilorget à Tours-Nord, la réfection de l'entrée de ville place Anatole-France avec la construction de deux hôtels de luxe[18].

Projetés comme prioritaire et depuis de longues années, l’achèvement du périphérique et la construction de l'A10 bis contournant l'agglomération sont, pour l'instant au moins, abandonnés. De même, l'édification d'une tour sur le côté ouest de la gare souhaitée par l'ancienne municipalité est désormais écartée.

D'autres projets sont plus hypothétiques, en phase d'étude primaire, ou furent évoqués un temps mais n'ont été cités plus sérieusement depuis : la mise en place d'une École d'architecture (à la suite du moratoire du ministère de la Culture en 1998), l'organisation du Final Four de la Ligue des champions de volley-ball, la construction d’une troisième gare, la densification du bâti le long de l'axe ferré entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, la construction d'un pont pourvu d'habitations sur la Loire.

2013 : le retour du tramway[modifier | modifier le code]

Parmi tous ces projets, celui d'une première ligne longue de 15 km de tramway (mis en service le 31 août 2013), peut retenir l'attention. Après de longues années d'hésitation, le projet est finalement lancé en 2007 (Tours fait partie des dernières villes de sa taille à se doter à nouveau d'un tel équipement). La première ligne d'un coût avoisinant les 400 millions d'euros hors taxe, relie le nord de l'agglomération (lycée Vaucanson/aéroport) à Joué-lès-Tours au sud (terminus au lycée Jean-Monnet) et comporte une trentaine de stations. Grâce à un système d'alimentation par le sol (APS) entre la gare et le bas de la Tranchée, aucune ligne de contact n'est visible au sein du périmètre inscrit au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, ni sur le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire elle-même classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol système Diatto [19]. Ce système s'était toutefois avéré dangereux.

La question d'une deuxième ligne est posée ; aucune décision n'est encore prise.

Parcs, jardins, et aménagements paysagers[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'environ 50 parcs et jardins. Les plus réputés sont le Jardin botanique de Tours (1843) face à l'hôpital Bretonneau et le Jardin des Prébendes d'Oé (1872). Le dernier en date est le jardin de la Grenouillère, créé en 2009 et situé au cœur de l'Écoquartier de Monconseil : il fait à lui seul un ha.

Tours est régulièrement en tête du classement du concours des villes et villages fleuris (2000, 2003, 2006 et 2009). Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleurs et la distinction Grand prix depuis 1997[20] et a reçu en 2008 une médaille d'or au concours européen « Entente florale » pour la qualité de ses espaces verts[21].

De plus, la ville de Tours a été récompensé du trophée "Fleur d'Or" en 2014 pour 3 ans[22].

Enfin, après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, la ville le célèbre une fois par an avec « Les Jours de Loire », les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Limites et découpage communal[modifier | modifier le code]

Annexions territoriales[modifier | modifier le code]

Le territoire actuel de la ville de Tours résulte de nombreuses opérations depuis le XIIIe siècle.

Avant la Révolution il n’existait pas d’entité comparable à la commune. Le plus petit niveau d’administration était la paroisse. Ainsi entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, 16 paroisses ont leur chef-lieu dans la ville de Tours. Parmi elles quatre s’étendent hors de la ville : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra. Au cours du XVIIIe siècle trois décrets successifs signés par l'archevêque de Tours suppriment cinq paroisses : d'abord le 14 avril 1773 Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple sont supprimées, puis le 5 mai 1773 Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix disparaissent, enfin le 22 janvier 1781 Saint-Denis n'est plus une paroisse[23].

Dix ans plus tard, le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours. Il en reste alors quatre :

  • Saint-Gatien (la paroisse épiscopale) qui comprend la partie est de la ville, limitée par la rue Nationale et l’avenue de Grammont, la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’est de l’avenue de Grammont jusqu’au Cher ;
  • Saint-Martin dont le territoire s'étend de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ;
  • Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie ouest de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et
  • Saint-Symphorien au nord de la Loire.

Après la Révolution française, les communes proches de ce qu'on connait aujourd'hui sont créées. Le découpage est alors communal. Un décret impérial du 29 mai 1808 change les frontières de la ville de Tours qui est délimitée d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien. Tours cède ainsi à Saint-Symphorien la partie ouest de l’Île-Aucard, qui sont à l'époque des terrains sans habitation. De son côté La Riche cède à Tours près de trois hectares[24].

Le 14 juin 1845 une loi fixe la fusion de Saint-Étienne-Extra d'avec la commune de Tours. Puis, le 5 mai 1855, une loi délimite désormais les communes de Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Tours cède alors à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château. Cette même partie reviendra à Tours en 1961 (par décret) avec deux nouveaux territoires de Saint-Avertin : le Parc des Expositions et le stade d’Honneur et ses annexes.

La dernière évolution date du 21 mai 1964, lorsque sous l'impulsion du maire de Tours (Jean Royer), les communes de Saint-Symphorien et de Sainte-Radegonde-en-Touraine sont rattachées à celle de Tours (arrêté préfectoral).

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le plan de zonage 2010 de la ville de Tours définit trois grands secteurs de la ville[25] :

Les Conseils de la Vie Locale de Tours (les CVL sont des instances infra-communales qui sont une expression de démocratie participative) sont séparés en quatre territoires[26] :

  • Tours-Nord est délimité au sud par la Loire ;
  • Tours-Ouest comprend les parties situées entre
    • la Loire ;
    • la rue Nationale et l’avenue de Grammont ;
    • les boulevards Winston-Churchill et Louis-XI ;
  • Tours-Est est délimité :
    • au nord par la Loire ;
    • à l’ouest par la rue Nationale et l’avenue de Grammont ;
    • au sud par le boulevard Richard-Wagner ;
  • Tours-Sud s’étend au sud des boulevards Richard-Wagner, Winston-Churchill et Louis-XI.

Les comités de quartiers sont :

L'Insee partage la commune de Tours en 22 zones dans le cadre de son découpage du territoire le plus fin en IRIS[31] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les toponymistes, le nom « Tours » provient des Turones, un peuple gaulois qui vivait sur le site il y a plus de 2000 ans.

À l'époque romaine, le nom latin était Caesarodunum. Tours est Teurgn en breton, d'après le dictionnaire breton-français de Roparz Hemon[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Tours.
Castrum gallo-romain et amphithéâtre de Tours

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La table de Peutinger avec au centre Caesarodunum, l'ancien nom romain de Tours.

Des fouilles réalisées dans le secteur de l'hôpital Clocheville et près des Halles ont révélé l'existence d'habitats préromains dispersés, qui semblent abandonnés pendant le Ier siècle av. J.-C.

Au début de notre ère, une importante ville est fondée par les Romains ; d'une superficie estimée d'au moins 80 ha, elle prend le nom de Caesarodunum. Elle est pourvue d'un vaste amphithéâtre, d'au moins un temple et deux établissements thermaux ; un pont permet de franchir la Loire.

La cité est élevée au rang de capitale de la IIIe Lyonnaise au début du IVe siècle. C'est également à cette époque que, dans une superficie très resserrée de 9 ha, la ville s'entoure d'une muraille défensive, communément appelée castrum, appuyée sur l'amphithéâtre. Le dernier quart du IVe siècle de l'histoire de Tours est marqué par l'émergence du christianisme, solidement implanté localement grâce à saint Martin, évêque de la ville du début des années 370 jusqu'à sa mort en 397.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un sanctuaire national de pèlerinage et de culture[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Saint-Martin de Tours, dans la basilique éponyme.

Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin de Tours, troisième évêque de la ville après le mythique Gatien et Lidoire. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutiers.

Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge au point qu'en 813 le concile de Chalon-sur-Saône donna à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome[33] ; c'était inciter les pèlerins cheminant vers Rome à détourner leurs pas et faire étape à Tours.

En 461 a lieu le premier concile dans la ville de Tours, auquel participa le premier évêque de Rennes, Anthemius.

Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule, en lui donnant notamment le droit de battre cette monnaie tournois, qui deviendra plus tard la livre tournois.

Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré, vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire Des Francs , marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561.

En 567, le concile de Tours (567) donne aux évêques le droit à l'excommunication pour les juges oppresseurs et instaure la dîme au profit de l'Église.

La bataille de Tours ou de Poitiers, est une victoire remportées en 732 ou 733 par une armée franque conduite par Charles Martel, sur des combattants sarrasins conduits par l'émir de Cordoue Abd al-Rahman. Selon quelques auteurs contemporains, la bataille ne s'est pas déroulée à Poitiers, mais à mi chemin entre Poitiers et Tours[34], elle devrait de ce fait s'appeler la bataille de Tours[35], l'historien André-Roger Voisin, préfère la situer dans la banlieue sud-ouest de Tours, sur un lieu-dit qui porte le même nom depuis des siècles et qui semble fortement révélateur les landes de Charlemagne[36]. Pour tous les historiens, Charles Martel entre en guerre seulement pour défendre le monastère de saint Martin de Tours[37] le sanctuaire national des Francs, et pour plus tard bien sûr, en avoir le contrôle[38]. Cette bataille pour Charles Martel et les Carolingiens n'est pas mythe, mais un symbole historique[39] .

Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery .

Le manteau de saint Martin (cappa) serait aussi à l'origine du nom "Capet", qui est celui de la dynastie des rois de France, les capétiens. À la fin de l'ancien régime, saint Martin de Tours reste le symbole de l'unité franque et française[40].

En 813, un concile de grande importance à l'initiative de Charlemagne impose l'usage de la langue « Romana Rustica » qui s'oppose à la « Theostica » et peut être considéré comme la naissance du français[41].

Deux villes fortifiées[modifier | modifier le code]

Ce qui reste du château de Tours aujourd'hui
Représentation datant du XVe siècle de la prise de Tours en 1189 par le roi Philippe Auguste.
Des deniers tournois frappés vers 1270.

Tours est une ville fortifiée, comme son nom l'indique. Mais parfois, elle doit son salut à des catastrophes naturelles : ainsi, pendant l'hiver 575-576, c'est une forte crue de la Loire qui empêche l'entrée des Wisigoths dans la ville[42].

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[43]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Le roi français Charles II le Chauve en 851 a donné à William (Walwain, Gauvain, Walganus, Gauwinus ou William), chevalier de la Normandie dans l'actuelle Norvège, la seigneurie de la ville de Tours, plusieurs châteaux dans la Provence et le château de Nantouillet (latin: de Nantolio ou de Natolii)[44]. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine[45] mais la crue de la Loire, le 30 juin, les bloque et sauve la ville[46]. Tours et l’Abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853[45].

Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui bénéficie du prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » (castrum novum); cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Son rayonnement lui valut même le droit de « battre la monnaie ». Cette monnaie, le denier tournois, devient la livre tournois, monnaie de compte de l'Ancien régime, avant d'être remplacée par le franc après la Révolution [47]. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé (cette guerre est l'origine des châteaux de la Loire) entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.

En 1050, concile de Tours où le pape Léon IX, condamne et dénonce comme hérétique le théologien Bérenger de Tours. Le 10 mars 1096[48], le pape Urbain II, préside les cérémonies de dédicace de la grande église abbatiale de Marmoutier-lès-Tours et tient concile à Tours où l'évêque Otton fut réadmis dans l'église, à condition de faire pénitence en participant à la croisade.

En décembre 1162, le pape Alexandre III (pape), réfugié à Tours, consacre la nouvelle chapelle de Marmoutier-lés-Tours, sous l'invocation des saints Benoit et Vincent[49]. Ce souverain pontife, élu en 1159, abandonna précipitamment le Saint-Siège, car l'empereur d'Allemagne, Frédéric Barberousse, avait fait élire un autre pape dévoué à ses intérêts.

Le pape décide et convoque un concile extraordinaire en la ville de Tours, où se réunirent, pendant un an, un nombre impressionnant de dignitaires ecclésiastiques : 17 cardinaux, 124 évêques et 414 abbés. La ville de Tours apparut même comme une « seconde Rome ». Alexandre III reçut le soutien de toutes les Églises françaises et anglaises. Cette docte assemblée condamna l'empereur d'Allemagne et réaffirma le pouvoir premier du spirituel des papes sur le pouvoir temporel des empereurs. Alexandre III ne regagnera Rome qu'en 1178[50].

Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe II de France, dit Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204. Avec ce rattachement à la couronne, la livre tournois, qui tire son nom de l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois » remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal.

Le 5 mai 1308, Philippe le Bel convoque à Tours les états généraux du royaume. Cette assemblée est chargée de chasser les hérétiques et plus particulièrement les templiers. En obtenant un large appui populaire, ce n'est pas le roi qui se dresse contre les templiers mais le peuple entier qui réclame justice. Une délégation portera au pape une demande de condamnation du Temple et de ses membres. L'ordre sera finalement dissous en 1312 et certains de ses membres périront sur le bûcher. Ceci constitue l'épilogue d'un conflit opposant deux pouvoirs, le pouvoir spirituel et le pouvoir d'un roi, Philippe le Bel, qui veut rester maître dans son royaume.

Le 30 mars 1356, par lettres patentes, le roi Jean II le Bon, « Jean, par la grâce de Dieu, au bailli de Tours, par le péril de la guerre, ordonne de fortifier murs et maisons, et organiser le guet pour la défense de la ville ». Par cette nouvelle enceinte, la ville unie de Tours vient de naître.

La fin du Moyen Âge est marqué par la dégradation du climat, qui provoque plusieurs fortes crues de la Loire : on note celles de 1405, 1421, janvier 1424 aggravée par la crue du Cher, et juin 1426[51] mais ce n'est qu'en 1593 qu'on envisage de construire une digue pour protéger la ville[52].

Le roi Charles VI et le dauphin Charles vinrent se réfugier à Tours de novembre 1408 à juin 1409. La ville ouvrit ses portes au duc de Bourgogne en novembre 1417, et le dauphin Charles la reprit en décembre 1418[53]

Au printemps 1429, une jeune Lorraine Jeanne d'Arc, est hébergée dans la maison de Jean Dupuy, au 15 aujourd'hui de la rue Paul-Louis-Courrier. Elle se rendra souvent au couvent des augustins, pour voir son confesseur, Jean Pasquerel.

À Tours, Jeanne prépare l'expédition d'Orléans. Le roi lui fait faire une armure qui a coûté 100 livres tournois et un étendard de 25 livres tournois payé à Hauves Poulnoir peintre demeurant à Tours. Mais le fait le plus surprenant, fut la demande de Jeanne d'envoyer un marchand d'armes pour retrouver son épée dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois et de lui rapporter, ce qu'il fit. Jeanne d'Arc quitta la ville le 21 avril 1429, pour son destin[54].

Résidence des rois de France[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle appartenant à une riche famille de banquier.
Massacre des protestants de Tours, en juillet 1562. Gravure de Tortorel et Perrissin.
Un plan de Tours au XVIe siècle.

Les environs de Tours comme l'ensemble du Val de Loire (Orléans, Blois, Chambord, Saumur...) deviennent la résidence favorite des rois de France, de leurs proches et de leurs courtisans entre 1450 et 1550. Séjour continuel des rois en Touraine avec sa couronne de châteaux et lieux des fastes de la cour. En particulier, délaissant l'inconfortable résidence royale du château de Tours pourtant restauré par sa femme Marie d'Anjou, Charles VII s'installe en 1444 au château des Montilz-lèz-Tours et y séjourne à plusieurs reprises, pour y signer le traité de Tours avec les Anglais conduits par William de la Pole.

En 1454, Charles VII signe l'ordonnance de Montilz-lèz-Tours qui définit la rédaction des coutumes de France qui s'inscrit pour une vision plus moderne de la société, vaste entreprise dont la réalisation devait encore se faire longtemps attendre.

Le 15 février 1464, Louis XI l'acquiert pour 5300 écus et s'installe au château des Montilz-lèz-Tours nommé encore Plessis-du-Parc-lèz-Tours. En 1468, du 6 avril au 14 avril, eurent lieu les états généraux convoqués par le roi, les députés de Tours redoutant une nouvelle guerre de Cent Ans « la royauté filant vers l'absolutisme ».

Après sa reconstruction en mars 1472, à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours, Louis XI, épris de Tours et de sa contrée, la développe[55] et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Lorsqu'on s'enquiert des origines de la fabrication de la soie en France, il est souhaitable de reconnaître que la manufacture tourangelle a commencé d'exister un demi-siècle avant que ne se créent, à Lyon, les premiers ateliers de fabrication de la soie. Tours a dû son destin au refus de Lyon à pratiquer une industrie qui risquait de déplaire au commerce de la soierie italienne ; Lyon a dû le sien à l'exemple de Tours qui avait offert, par sa manufacture bien établie, un débouché assuré et plus étendu à la soie qui venait d'Italie. L'une et l'autre restent inséparables dans l'histoire de l'économie française[56]

« A grands coups et despens des deniers de ses finances, auxquelles personnes donna de gros gaiges et de beaulx privilèges, et à l'intention de planter et édiffier l'art, science et fabrication de ses beaulx draps de soye, et pour faire, choisit sa ville de Tours comme la plus propre entre toutes les aultres villes de son royaulme et a telle fin de l'enrichir, et pour avoir l'usaige des beaulx draps qui s'y fabriquèrent et aussi, pour se passer de l'estrangier qui en faisoit venir en cedit royaulme, qui tiroit et emportait beaucoup de finances et diminuoit la richesse du pais. Et que, depuis que l'on a faict desditctz beaulx draps, ne s'est transporté si grand somme de deniers, comme il se faisoit auparavant, qui est maintenant la richesse de ceste ville »[57]

À la mort de Louis XI, les états généraux sont rassemblés à Tours. On y dénombre 285 délégués ; les séances débutent le 15 janvier pour accorder un renouvellement des impositions qui doit financer le fonctionnement du gouvernement royal. Les délégués demandent le 20 février un état des dépenses et des recettes : celui qui leur sera fourni sera manifestement faux, pourtant, une prolongation de la levée de la taille sera accordée pour 2 ans, mais réduisant son montant de 4 millions à 1,5 million de livres tournois, manifestement « quand les comptes sont faux il faut réduire les impôts ».

Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, dans un contexte exceptionnel pour la création artistique au point que l'on a pu dire "TOURS CAPITALE DES ARTS" [58]et qui sera encore favorisée par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VIII et Louis XII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier[59].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les états généraux sont, de nouveau, réunis à Tours, à la demande de Louis XII. Les séances commencent en mai 1506 et proclament Louis XII "père du peuple". Il demande l'annulation du traité de Blois, qui fiance sa fille Claude de France (héritière du duché de Bretagne) avec Charles de Luxembourg (futur Charles Quint) et propose plutôt François d'Angoulême, héritier du royaume. Ce mariage sera décisif dans l'union de la Bretagne à la France.

La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire », les contemporains ont conscience de cet âge d'or artistique, l'avocat Jean Brèche écrit au milieu du XVIe siècle "notre ville de Tours abonde en célébrités artistique de tout genre, Michel Colombe, Jean Fouquet et ses fils, Jean Poyet, Jean Bourdichon puis Jean d'Amboise, Bernard et Jean de Posay et Jean Clouet et tant d'autres sont et seront toujours nos plus dignes représentant"[60].

À l'ombre des rois, non contents de posséder à Tours de somptueux hôtels, quelques familles tourangelles, vont se hisser aux plus hautes charges du royaume, les Gardette, Briçonnets, Bohiers, Berthelot, et les Beaune-Semblançay, seront les financiers du royaumes et pour afficher leurs réussites, ils se feront bâtir, à la mode nouvelle des châteaux qui contribuent largement à la réputation actuels du val de Loire, mais, en 1527 François Ier, décide de revenir de façon définitive à Paris. Le "règne" des grands financiers Tourangeaux va se terminer au gibet de Montfaucon, Tours et la Touraine serons des résidences secondaires royales, pour d'autres périodes plus heureuses.

Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent ces périodes heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[61]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Tours : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

En avril 1562, les protestants s'emparent de la ville et détruisent tous les symboles à leurs yeux de dérives superstitieuses (l'art sous toutes ses formes en sera la victime), cette victoire sera de courte durée, les catholiques le 10 juillet reprennent la ville, la vengeance sera impitoyable, si l'on en croit Jean de Serres : « Le peuple égorge en si grand nombre que la Loire est colorée de leur sang ».

Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre la paix longuement négociée avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination[62].

Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.

Henri III, prudent vient se réfugier à Tours, qui en la circonstance retrouve son rôle de capitale du royaume et entre le 6 mars 1589, suivi par le parlement qui tiendra ses séances dans l'abbaye saint Julien, le 30 avril 1589 au Plessis-lèz-Tours, la réconciliation entre Henri III et Henri de Navarre a lieu, mais le 1er août, Henri III est assassiné, Henri IV le nouveau roi fera son entrée solennelle à Tours le 21 novembre 1589, le parlement et les instances de l'état reviendront à Paris en 1594, pour ne plus y revenir. Les Grands Siècles de la capitale inachevée se terminent[63].

Ville administrative et marchande[modifier | modifier le code]

Tableau de Pierre-Antoine Demachy représentant Tours à la fin du XVIIIe siècle.

Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbons revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent.

Un homme pourtant, Armand Mame commence en 1796, l'implantation d'une imprimerie familiale créée par son père 30 ans plus tôt. Dans le centre ville entre la rue Royale, la rue des halles et la rue Néricault-Destouches, une ville usine de l'imprimerie va se mettre en place, pour attendre en 1866 un chiffre d'affaires de 3,50 millions de francs-or et 1500 employées sur place, on utilise 30 machines à vapeur, d'où sortent des "bons livres". L'empire Mame envoie ses fumées sur la ville, signe d'activité au XIXe siècle[64].

Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Honoré de Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.

Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Riche à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en novembre 1845[65] assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.

Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique[66].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Tours était avant la guerre de 14 le centre de commandement de la 9e région militaire, et donc une ville de garnison de première ordre avec un état-major important. Elle accueillait de nombreuses casernes, des régiments d'artilleries, d'infanteries comme le 66e régiment d'infanterie de ligne exclusivement composé de Tourangeaux, mais aussi le 5e régiment de cuirassier et le 9e régiment du génie. Tous ces régiments partis en guerre verront de nombreux Tourangeaux mourir pour la France.

La Grande Guerre vit à Tours une activité très importante, étant à la fois un nœud ferroviaire primordial et le centre de la 9e région militaire, c'est le long de ses voies de chemins de fer que seront stockées de nombreuses denrées pour les armées françaises en campagne ; uniformes, équipement, armement, munitions. La longue lutte intense favorise son négoce civil comme les vivriers et l'agriculture régionale, elle reçoit des industries privées repliées des zones de guerre, comme de la câblerie et du conditionnement métallique par exemple. Ces flux ferroviaires donnèrent aussi à la ville une activité militaire employant des civils de première importance, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires, canons, munitions, centre de tri postal et évacuation des blessés. La ville fut, par exemple, le centre de tous les approvisionnements en uniformes de l'armée française d'Afrique.

Au cours de l'année 1915, l'aviation française prit possession du champ de tir du 66e régiment d'infanterie à Parçay-Meslay pour en faire un terrain d'aviation, ce qui augmenta encore l'activité militaire dans la ville. Les Américains y installèrent en plus trois escadrilles, dont la 492e (492nd Squadron), en fin de guerre.

D'ailleurs, outre ces escadrilles, les troupes américaines débarquèrent dans la ville au nombre de 25 000 hommes à la fin 1917, ils créèrent au passage l'hôpital militaire américain des Augustins. Le Pont de Pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 du nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920. Leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires, les spectacles YMCA et quelques soldats américains épousèrent des Tourangelles.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1920, la ville accueille le congrès de Tours dans la salle des Manèges aujourd'hui disparue, près de l'Église Saint-Julien. Ce congrès voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.

Le plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement, qui faisait suite à l'adoption de la loi « Cornudet » du 14 mars 1919, fut très rapidement adopté par la ville de Tours, par un projet validé par la municipalité en 1938 dit « projet Agache » qui définit une zone archéologique. Une commission fut organisée pour réaliser un inventaire archéologique et une liste de 267 monuments historiques à protéger, mais la Seconde Guerre mondiale viendra tout annuler. Ce projet préfigure la mise en place des « secteurs sauvegardés »[67].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La préfecture de Tours, où se déroula la Réunion du Conseil suprême interallié de Tours.
La place des arts, aujourd'hui appelée place Anatole France, en juillet 1940.
La rue Nationale en 1940, avec à gauche les restes de la façade du palais royal neuf.

Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.

Tours est en partie détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français, l'Assemblée nationale s'installe au grand théâtre et le Sénat à l'hôtel de ville, (le ministère de l'Intérieur s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le .

[réf. insuffisante]Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du grand incendie du 20 au 22 juin, causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, et près de 200 monuments historiques sont détruits par le feu[68], dont le couvent des Jacobins, qui sera détruit entièrement en 1944, les couvents des Augustins, des carmélites, l'église des jésuites et de très nombreux hôtels, de même que la partie Nord de la rue Nationale, et l'entrée monumentale de la ville, la place des arts[69]. Cette dernière était constituée du palais royal neuf, du muséum d'histoire naturelle, dont toutes les collections disparaissent, et de la bibliothèque, ancien hôtel de Ville, qui perd aussi une grande partie de ses collections. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht.

Le 16 mars 1942, le dirigeant collaborationniste du RNP, Marcel Déat, est victime d'un attentat raté lors d'une conférence au théâtre de Tours, la mèche de la bombe artisanale se détachant en heurtant son pupitre, après avoir été lancée des galeries. Membres du Front national de la Résistance, les deux auteurs, Georges Bernard et Maxime Bourdon seront retrouvés et fusillés.

En mai 1944, des bombardements alliés frappent durement le complexe ferroviaire et les quartiers de Velpeau et Beaujardin[70], et font 137 morts[71]. La cité tourangelle est finalement libérée le .

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue Nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant, mais cette nouvelle ordonnance autoritaire et moderne, sacrifie à la destruction, tous les éléments patrimoniaux et archéologique qui ne seront pas sauver comme le temple romain trouvé sous la rue Nationale et l'hôtel de Beaune Semblançay dont l'aile ouest et l'escalier renaissance sera intégralement détruit, aussi que l'enceinte est de Châteauneuf.[72]. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.

Les années Royer[modifier | modifier le code]

Les rives du Cher.

L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale [SEMIREVIT-SARPI] et en fait l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est habité par une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.

L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue.

Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'État, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu'elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 m de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations « congrès » de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs (palais des sports de Tours) et des lieux d'expositions (comme le parc des expositions de Tours), elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base aérienne de pilotage. En 1978, le plus vieux pont de Tours, le pont Wilson, s'effondre.

Cependant, une rivalité entre Jean Royer et Michel Debré, maire de la ville voisine d'Amboise, écartera Tours du statut de capitale régionale au profit d'Orléans en 1964. On prête également à Michel Debré d'avoir influé sur le choix de cette dernière ville, à la suite de son échec personnel lors des élections législatives de 1962 en Indre-et-Loire[73].

Les années Germain[modifier | modifier le code]

Au printemps 1995, Jean Royer se présente en tête d'une liste divers droite. Il espère sa réélection à son poste de maire qu'il occupe depuis 1959, mais cette fois la partie s'annonce difficile. La droite n'est pas comme un seul homme derrière le sortant. Michel Trochu se présente en effet à la tête d'une liste RPR dissidente. Grâce à un score de plus de 20 %, il accèdera sans soucis au second tour, aboutissant à une situation de triangulaire. À eux deux, les candidats de droite totaliseront la majorité absolue, mais Jean Germain (liste PS) l'emportera malgré tout avec ses quelques 42 %. Royer, qui aurait certainement été réélu sans soucis sans cette concurrence interne, quitte la mairie après plus de 40 ans et 6 mandats à sa tête.

Jean Germain et son équipe socialiste entre à la mairie avec un projet fondé sur la réduction de la dette. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, et la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. Revers de la médaille, l'opposition jugera l'action de Jean Germain peu ambitieuse : aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a été lancé au cours de ses deux premiers mandats (on peut toutefois remarquer que les immenses chantiers de Royer que furent la construction du Sanitas, des Rives du Cher, des Fontaines ou encore du quartier de l'Europe s'inscrivaient dans les années 1960 et 1970 dans un contexte national de construction massive de logements au travers de grands ensembles). Des projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, etc.) resteront inabouties ou abandonnées. L'équipe municipale rétorque en disant se concentrer sur la qualité de vie (rénovation urbaine, requalifications des espaces publics, de la voirie, action culturelle et sociale). Côté culture et animation, l'investissement du printemps à l'automne des bords de Loire par une guinguette (opération Tours sur Loire depuis 2004) est un succès populaire.

Ces dernières années, les chantiers de grandes ampleurs sont peut-être de retour, puisqu'avec la densification du tissu urbain fixée comme priorité, l'aménagement du quartier des Deux Lions est poursuivi, celui de Monconseil à Tours Nord entrepris (2006), et celui des anciennes casernes désaffectées Beaumont et Chauveau dans le centre ville, planifié. Par ailleurs, Jean Germain et son équipe lance en 2010 comme projet phare de son troisième mandat débuté en 2008, l'aménagement d'une première ligne de tramway, déjà envisagée depuis plusieurs années.

L'élection de Serge Babary[modifier | modifier le code]

En 2013, un an avant les élections, un groupe de quatre personnalités politiques locales, deux de l'UMP (Serge Babary et Thibault Coulon) et deux l'UDI (Sophie Auconie et Christophe Bouchet) forment un G4 pour mener une campagne contre le maire sortant, Jean Germain. Le G4 scelle un accord pour porter Serge Babary tête de liste. Sophie Auconie, députée européenne, sera deuxième sur la liste et Christophe Bouchet porte-parole de la campagne. Malgré un contexte politique national défavorable à la majorité PS, Tours n'est pas citée comme une ville pouvant basculer à droite par les analystes politiques. Pourtant, au premier tour, la liste menée par Serge Babary vire en tête. Pour la première fois, à Tours, le Front National réalise un score lui permettant de se maintenir au deuxième tour. Malgré cette triangulaire, la liste de Serge Babary conforte son avance au deuxième tour et est élue. Serge Babary, malgré les encouragements de ses co-listiers, ne se portera pas candidat à la présidence de l'agglomération, Tours plus, laissant la place au député maire de Saint-Cyr-sur-Loire, Philippe Briand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Après 19 ans de présidence socialiste, les dernières élections municipales de 2014 ont vu revenir la droite à Tours.

Le conseil municipal de Tours compte désormais 41 conseillers de droite ou de centre (Les Républicains, UDI...), 11 conseillers de gauche (PS, PC et verts) et 2 FN. Serge Babary, en tant que maire, préside le conseil.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les habitants de Tours n'ont pas de tendances politiques particulièrement marquées, même s'il est notable que les Tourangeaux ont une préférence entre les deux partis traditionnels, notamment pour le Parti socialiste.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

En 2002, les électeurs se sont déplacés à 68,03 % pour le 1er tour et ont placé en tête le candidat du RPR et Président sortant, Jacques Chirac, avec 21,84 % des voix, soit 10 896 personnes. Au second tour, la participation au scrutin a augmenté (+ 8,18 %) et la population tourangelle a voté à 87,41 % la réélection de Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen n'ayant obtenu que 12,59 % des voix (contre 12,97 % au 1er tour)[74].

En 2007, la population tourangelle s'est rendue aux urnes à 83,54 % pour le 1er tour et a placé en tête des suffrages le candidat UMP Nicolas Sarkozy avec 30,76 % des voix, devant la candidate PS Ségolène Royal, qui a obtenu 28,76 %. Au second tour, la participation a été de 84,16 % (+ 0,62%) et c'est cette fois Ségolène Royal qui avait été préférée (50,83 %) face à Nicolas Sarkozy (49,17 %)[75].

En 2012, la participation s'est élevée à 78,49 %. Les électeurs choisissent fermement leur position, puisque le candidat PS et actuel Président de la République française, François Hollande, est placé en tête dès le premier tour avec 32,18 % des voix contre 27,02 % pour le Président sortant et candidat UMP Nicolas Sarkozy. Le second tour confirme la prise de position de la population, puisque 56,57 % des personnes votent pour François Hollande face aux 43,43 % du Président sortant. Le taux de participation de ce second tour est de 78,88 % à Tours[76].

Élections locales, nationales et européennes[modifier | modifier le code]

Élections législatives

  • 2002 : la majorité présidentielle (RPR) est dominante dans les circonscriptions 1 et 2. La 5e circonscription est elle du côté de l'opposition (PS)[77].
  • 2007 : la gauche (PS) arrive en tête dans les circonscriptions 1 et 5. La majorité présidentielle (UMP) gagne la 2e circonscription[78].
  • 2012 : la majorité présidentielle (PS) l'emporte dans les deux circonscriptions restantes[79].

Élections européennes

  • 2004 : la liste PS arrive en tête, suivi de celle de l'UMP et de la liste UDF[80].
  • 2009 : la liste de la majorité présidentielle (UMP) arrive en tête des suffrages, suivi derrière par la liste Europe-Écologie et enfin la liste Parti Socialiste[81].
  • 2014 : la liste de l'opposition (UMP) arrive devant la liste Front National et la liste PS[82].

Élections municipales (voir listes ci-après)

Élections cantonales et départementales

  • Cantonales 2008 : la majorité présidentielle l'emporte (UMP) au second tour devant le candidat PS dans un canton. L'autre est remporté par le candidat socialiste, loin devant le candidat divers droite[83].
  • Cantonales 2011 : la gauche l'emporte dans tous les cantons (4 PS, 1 EELV)[84].
  • Départementales 2015 : la liste d'Union de la droite arrive en tête à l'issue du premier tour dans les 4 cantons de ces départementales[85].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Tours.
Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Jean Meunier SFIO Député d'Indre-et-Loire (1936-1940) et (1945-1958)
1947 1959 Marcel Tribut UDSR  
1959 1995 Jean Royer DVD Ministre de Pierre Mesmer (1973-1974)
Député d'Indre-et-Loire (1958-1973) et (1976-1997)
Conseiller général d'Indre-et-Loire (1961-1988)
1995 2014 Jean Germain PS Sénateur d'Indre-et-Loire (2011-2015)
2014 en cours Serge Babary Les Républicains Conseiller général d'Indre-et-Loire depuis 2001

Endettement[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[86] :

Évolution de l'endettement par habitant (en €)[86] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tours est jumelée avec neuf villes étrangères :

Elle a également un accord de coopération avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Turons, utilisé comme gentilé au cours de l'histoire, est aujourd'hui plutôt désuet et peu usité. Il est remplacé dans l'usage par Tourangeaux/Tourangelles.

Évolution de la population depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 134 803 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
21 000 20 240 21 703 21 928 23 235 26 669 30 072 30 766 33 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
38 055 41 061 42 450 43 368 48 325 52 209 59 585 60 335 63 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
64 695 67 601 73 398 75 096 77 192 78 585 83 753 80 044 83 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
92 944 128 120 140 686 132 209 129 509 132 820 136 942 135 480 134 633
2013 - - - - - - - -
134 803 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2004[88].)
Histogramme de l'évolution démographique

La ville de Tours a annexé la commune de Saint-Étienne-Extra en 1845. La population de la ville fait un bond de 14 000 habitants en 1964 avec l'absorption des communes de Sainte-Radegonde-en-Touraine et Saint-Symphorien et d'une petite partie de Joué-lès-Tours en bord de Cher. Depuis 1975, la population de Tours reste globalement stable entre 130 000 et 140 000 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2007, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 30,6 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 54,4 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Tours en 2007 en pourcentage[89]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,1 
75 à 89 ans
10,4 
10,2 
60 à 74 ans
12,2 
16,3 
45 à 59 ans
16,6 
20,1 
30 à 44 ans
16,8 
30,6 
15 à 29 ans
30,0 
16,1 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de l'Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[90]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Établissements de service public (apparentés quand privés)[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]
Secondaire[modifier | modifier le code]
Université[modifier | modifier le code]

L’université François-Rabelais de Tours est une université autonome qui rassemble près de 25 000 étudiants et propose 35 licences (bac +3) et 90 masters (bac +4 et +5). Elle est divisée en sept unités de formation et de recherche[91] qui sont réparties sur la ville :

Dépendent aussi de l'université :

Enfin, depuis 2009, le siège de l'université Centre Val-de-Loire (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) est implanté à Tours sur le site Beaumont-Chauveau.

Autres établissements publics post-secondaire[modifier | modifier le code]
Établissements privés post-secondaire[modifier | modifier le code]
  • L'École supérieure de commerce et de management (ESCEM)
  • L'École Brassart de Tours (Arts graphiques) ;
  • L'Institut des métiers et des technologies (IMT) des industries pharmaceutiques et cosmétiques ;
  • École internationale Tunon ;
  • École de musique Jazz à Tours ;
  • École Pigier ;
  • Efesup et Concours-sup (Préparations aux concours de médecine et de pharmacie ainsi qu'aux diplômes paramédicaux) ;
  • SUPINFO, campus de Tours.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Tours compte six établissements publics qui forment le Centre hospitalier régional et universitaire de Tours (le plus gros employeur de la région Centre-Val de Loire) : l'hôpital Bretonneau, l'hôpital Trousseau, l'hôpital Clocheville, l'hôpital de l'Ermitage, le centre Psychothérapique de Tours-Sud, la Clinique Psychiatrique Universitaire. Le CHRU dispose de laboratoires de recherche en collaboration avec l’université François-Rabelais. Ils ont permis entre autres de découvrir le vaccin contre l’hépatite B et d'avancer dans les recherches sur l’autisme.

Parallèlement il existe trois cliniques privées importantes, issues des regroupements récents de nombreuses anciennes cliniques réparties dans toutes la ville:

Justice et autres administrations[modifier | modifier le code]

Tours et Orléans (comme Nancy et Metz ou Lille et Douai) ont été rivales pour accueillir les entités administratives régionales. Finalement, en 1972 bien qu'étant la ville la plus peuplée Tours n'obtint pas la préfecture de la région Centre (dont le découpage et le nom ont fait et font toujours polémique). Une rivalité entre le maire de l'époque Jean Royer et Michel Debré serait un facteur majeur de cette rivalité[92]. Un partage s'est néanmoins effectué entre les deux villes pour les structures administratives et même pour la dénomination du rectorat.

Tours est donc le siège de plusieurs administrations publiques d'échelles départementale, régionales et nationale (voir plus bas la section "Ministère de la Défense"). Non exhaustivement:

Armée[modifier | modifier le code]

Tours Nord accueille un site majeur de la base aérienne 705, avec comme équipement phare la piste utilisé notamment par l'école des pilotes de chasses. La direction de cette base aérienne, comprenant des sites répartis dans tout l'ouest du pays - entre autres : Brest (29) et Saint-Mars-La-Pile (37) - est présente à Tours. La BA 705 était aussi hôte à Tours depuis 2009 de l'intégralité des services de ressources humaines de l'armée de l'air avant qu'ils rejoignent Tours Sud (infra). Au total ce sont près de 1600 militaires qui y exercent. Le devenir de la base, notamment le transfert de l'école de chasse, est cependant régulièrement soulevé dans les dernières restructurations annoncées, notamment le livre blanc de la Défense pour 2014-2019[93].

La caserne Baraguey, du temps du 66e régiment d'infanterie, dans les années 1920.
Le quartier Beaumont-Chauveau, en projet de réaménagement.

Tours a par ailleurs un long passé de casernement militaire. Deux sites majeurs seulement restent aujourd'hui en activité boulevard Jean Royer, assurant néanmoins une présence très importante en effectifs, mais la ville compta jusqu'à huit casernes au XIXe siècle, jusqu'au milieu du XXe siècle[94],[95].

La caserne de passage, fermée - créée dans le voisinage de l'église Saint-Julien - et la caserne d'infanterie Marescot - rue Georges Delperier - devenue aujourd'hui collège des Recollets. Le quartier Lasalle (caserne Morier) - implanté au Champ-de-Mars - où s'installa un régiment de cavalerie en 1845 (8e RC), a notamment laissé place au lycée Albert Bayet. La caserne Meusnier (anc. de Guise), cédée à la ville en 1968 - sur le site du château de Tours - connu successivement la cavalerie (inauguré par le 3e Régiment des gardes d'honneur) et l'infanterie (32e RI par exemple), abrite aujourd'hui des activités muséographiques et patrimoniales. L'École du train dans la ville depuis 1945 - installée au quartier Beaumont (anc. caserne d'artillerie), rue du Plat d'Étain, face au quartier Chauveau - déménage pour Bourges en 2009 à l'occasion d'un rapprochement de plusieurs écoles militaires (Écoles Militaires de Bourges). Le Musée des équipages militaires et du Train - situé rue Walvein - est également transféré à Bourges[96]. Le site Beaumont-Chauveau, rendu à la vie civile, fait l'objet d'un vaste plan de réaménagement à l'horizon des années 2016-2018[97]. Elles servent déjà d'annexe pour l'UFR de médecine, abritent les services de la présidence de l'université et le siège du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) : le Centre - Val de Loire Université et divers autres organismes de recherche.

En activité, sur l'actuel boulevard Jean Royer (anc. Thiers) : le quartier Rannes a été notamment la garnison du 5e RC. Il abrite désormais le tout récent cercle-mess depuis 2012[98] ; la caserne Baraguey d'Hilliers, réaffectée, a été notamment la garnison du 66e RI dans les années 1920 (auquel succèdera le 32e RI) et le siège de l'État-Major de la 13° Division militaire territoriale dans les années 1970-1980. Désormais les locaux abritent plusieurs services de la direction des ressources humaines de l'armée de l'air (450 personnes). En 2012, c'est au tour d'une partie du service des ressources humaines de l'armée de terre de prendre place à Tours depuis l'Île-de-France (800 personnes)[99]. En 2014, la marine installe également ses services de ressources humaines (400 personnes). Enfin, la même année, ce sont les services informatiques de l'armée qui emménage à Tours (100 personnes).

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien archevêché.

L'Opéra a son siège au Grand Théâtre (dirigé par Jean-Yves Ossonce) tandis que le Centre dramatique régional (dirigé par Jacques Vincey) a élu domicile au Nouvel Olympia. L'orchestre symphonique de la région Centre-Val de Loire est basé à Tours ; ses principaux membres sont issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire à rayonnement régional de Tours. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival international de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.

Depuis qu'elle a été reprise par Marcelline Langlois-Berthelot en 1986, la librairie La Boîte à Livres, rue des Halles, s'est fortement agrandie et a joué un rôle important dans la vie culturelle de Tours. Cette librairie indépendante, est aussi un centre culturel avec des d'expositions artistiques régulières et de rencontres avec des auteurs.

Le Centre chorégraphique national dirigé par Bernardo Montet est à l'initiative d'un festival de danse annuel.

Tours est un pôle important de la musique ancienne en France. De nombreux ensembles reconnus au niveau international y résident : Diabolus in Musica, Ensemble Doulce Mémoire, Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette, Ensemble Marini dirigé par James Jennings, Ensemble PhilidOr, Ensemble Consonance… Une saison de musique ancienne permet à ces ensembles de se produire régulièrement sur Tours et son agglomération en mai/juin et en septembre/octobre.

De nombreux musées sont offerts aux visiteurs : Musée des Beaux-Arts de Tours (Palais des Archevêques), Musée du Compagnonnage (Dortoir des Moines de l'abbaye St Julien), Centre de Création Contemporaine Olivier Debré (CCCOD), Muséum d'Histoire Naturelle, Musée Saint-Martin, etc.

Des expositions d'envergure nationale sont organisées régulièrement au Musée d'art contemporain du château de Tours sur les bords de Loire : Joan Miro (2001), le Franc-Maçon dans son Habit de Lumière (2002), Daniel Buren (2005) ou Calder en Touraine (2008).

Dans les années 1950-60, il existait à Tours un grand nombre de salles de cinéma (Le Caméo, Le Palace et le Cyrano, Le Majestic, Le Mexico, Le Rex, L'ABC, L'Olympia, le Gallia, le CinéLux, etc.) qui ont toutes disparu. Elles ont, comme dans nombre de villes, été remplacées par des complexes. Dans le quartier de la cathédrale, les salles associatives des « Studio Cinémas[101] » (7 salles) offrent une programmation variée, préférant la projection des films en version originale. Par le nombre des entrées, c'est l'un des premiers cinémas Art et Essai de France. L'association accueille également le CNP (cinéma national populaire) et la Cinémathèque de Tours. Il existe deux autres cinémas sur Tours (chaîne CGR) : un en centre-ville (8 salles) et le second au quartier des Deux-Lions (12 salles). De plus, un cinéma de 12 salles avec une capacité d'environ 3 000 places devrait voir le jour en 2015 via une implantation du groupe Davoine sur l'ancien site de Métro (délocalisé à Saint Cyr sur Loire), au nord de Tours.

Dans le quartier de la Fuye, rue du docteur Fournier, le plasticien Armand Langlois a réalisé une fresque en trompe-l'œil illustrant le travail de compagnons couvreurs.

Tours - "Le couvreur" d'Armand Langlois

De nombreux illustrateurs comme Nico Nu et auteurs-dessinateurs de Bande dessinée, à l'instar de l'atelier Cachalot fondé par Christopher ou de l'atelier POP sont installés à Tours, notamment dans le quartier artisan du Petit Saint-Martin (Ouest du Vieux Tours). Un festival de Bande dessinée « A Tours de Bulles » a lieu en outre chaque année.

Tous les ans à la fin mars, le carnaval de Tours accueille plus de 10 000 personnes au long de son défilé, et en été à l'occasion de Tours sur Loire s'installent des animations autour du fleuve royal.

La Société archéologique de Touraine, fondée en 1840 par Alexandre Giraudet, Henry Goüin, Noël Champoiseau et l’abbé Manceau, œuvre pour la promotion du patrimoine local et anime une bibliothèque d'étude au Logis des Gouverneurs (Château de Tours). On y trouve également un musée consacré à l'histoire de la Touraine.

L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, créée en 1761 regroupe des personnalités intellectuelles ou artistiques de Touraine.

La ville de Tours fut aussi le cadre de tournages de films comme Douches froides, Nos vies heureuses, Les Revenants ou Le Grand amour de Pierre Étaix.

Depuis 1996, l'association Boutavant tente de faire vivre la mémoire de la batellerie tourangelle en préservant des bateaux de Loire traditionnels (chalands, gabares, toues cabanées, etc.) visibles aux alentours du pont Wilson et en contrebas du château de Tours où se trouve un embarcadère pour de courtes promenades permettant de découvrir la faune et la flore de la Loire sauvage[102].

Calendrier des principaux évènements annuels[modifier | modifier le code]

On peut citer parmi les manifestations :

  • Cinéma :
  • Spectacle vivant :
    • Le festival Rayons Frais (« les arts et la ville ») depuis l'été 2003.
    • Le festival International du Cirque de Tours depuis septembre 2007.
  • Musique :
    • Le Festival de musique de chambre le Printemps musical de Saint-Cosme, en mars de chaque année.
    • Le Festival de musique de chambre des Fêtes musicales à la Grange de Meslay, en juin de chaque année.
    • Le festival Jazz en Touraine depuis septembre 1987.
    • Le festival de musiques libres Total Meeting, organisé par le Petit Faucheux en partenariat avec le Temps Machine.
    • Le festival Potager Électronique (gratuit), chaque année à la fin-juin et depuis 2007.
    • Le festival Aucard de Tours (musique actuelle), organisé chaque début juin par Radio Béton. L'île Aucard, lieu d'origine de la manifestation, ne permettant plus l'accueil du nombre grandissant de festivaliers, la manifestation occupe aujourd'hui le parc de la Gloriette.
  • Bande dessinée :
  • Autres :
    • Vitiloire, salon des vins de Loire, chaque année en mai sur le boulevard Heurteloup, depuis 2003
    • Tours sur Loire, guinguette et animations variées en bords de Loire tout le long de l'été.
    • « American Tours Festival », festival américain, concentration de Harley-Davidson, musique country et rock, courses Nascar, Parc des expositions (début juillet)[103].
    • La fête foraine et la foire, au parc des expositions de Rochepinard, courant mai.
    • Le « Free Market » de Tours, expo-vente collective de créateurs, ponctuée de concerts et performances artistiques. Chaque année, début décembre depuis 2004, au premier étage des Halles de Tours.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La ville de Tours possède neuf bibliothèques, la plus grande est la bibliothèque municipale de Tours qui est classée. Elle est située place Anatole-France. Ouverte au public en 1793, les fonds sont tout d'abord constitués des ouvrages provenant des abbayes de Saint-Martin et Marmoutier, et du chapitre de la cathédrale Saint-Gatien. La bibliothèque a occupé différents lieux, comme l'Hôtel de la Préfecture, l'Hôtel Papion du Château en janvier 1863 (à l'emplacement de l'actuelle mairie, aujourd'hui disparu), l'ancien hôtel de ville en 1907 (au niveau de l'actuelle place Anatole-France, aujourd'hui disparu) avant d'occuper un nouveau bâtiment, sur les bords de Loire, après sa destruction en juin 1940. Les bombardements, en même temps que l'édifice, ont détruit près de 250 000 volumes et une grande partie des fonds anciens : sur les 2042 manuscrits et 451 incunables, seulement 815 manuscrits, 56 incunables, ainsi que les archives municipales anciennes, sont sauvés, grâce au conservateur de l'époque, Georges Collon[104]. La nouvelle bibliothèque est reconstruite en 1957 sur les plans de l'architecte Patout. Une partie de la collection sauvée est maintenant conservée dans un coffre souterrain.

En plus de ces fonds de livres, la bibliothèque municipale de Tours dispose d'un fonds musical et d'un fonds vidéo. Elle ferme ses portes en avril 2012 pour la réalisation de travaux de mise aux normes[105].

Par ailleurs, depuis 2007, Tours dispose aussi d'une nouvelle médiathèque à Tours-Nord appelée médiathèque Françoi- Mitterrand. D'une architecture contemporaine, elle participe à la restructuration du quartier de l'Europe, et à la rénovation de la place du Beffroi désormais Esplanade François-Mitterrand.

Au-delà de ces deux édifices, Tours dispose des bibliothèques suivantes :

  • la bibliothèque Paul-Carlat (centre de vie du Sanitas) ;
  • la bibliothèque de la Rotonde ;
  • la bibliothèque de la Bergeonnerie ;
  • la bibliothèque des Rives-du-Cher ;
  • la médiathèque des Fontaines espace Jacques Villeret ;
  • La bibliothèque des cinémas Studio[106].

Il faut y ajouter deux bibliothèques spécialisées, situées sur le site du château de Tours, au Logis des Gouverneurs :

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Sports dans la ville[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des sports, Tours se distingue en volley, son club le Tours Volley-Ball faisant partie des meilleurs européens. On peut citer qu'en 1980, Tours a été classée par le journal L'Équipe « ville la plus sportive de France ». Plus récemment, la saison 2010-2011, fut particulièrement difficile, voyant le dépôt de bilan de l’ASGT, le dépôt de bilan du Tours Val De Loire Basket (Championnat de France de basket-ball de Nationale féminine 1), et la relégation de l’Union sportive Tours rugby en Fédérale 3 pour raisons financières.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Depuis 1896, la course cycliste Paris-Tours est une manifestation sportive majeure pour la ville. Parfois appelée « classique des lévriers » ou « classique des feuilles mortes » (ce deuxième surnom est partagé avec le tour de Lombardie), elle a ancré Tours dans la tradition du vélo. Jusqu'en 2010 elle proposait le plus long sprint du Monde sur les 2,5 km de l'avenue de Grammont. Avec le retour du tramway et ses rails menaçantes pour les roues des vélos, la portion finale sur l'avenue de Grammont est réduite à 800 m. Les cyclistes y entrent au niveau de la place de la Liberté pour franchir la ligne d'arrivée un peu avant la Place Jean Jaurès.

Par ailleurs, les 10 et 20 km de Tours se déroulent chaque année en septembre depuis 1981. Il s'agit de la deuxième plus grande course sur route de France de cette distance après les 20 km de Paris, selon la Fédération Française d'Athlétisme. Elle fait également partie des 10 plus grandes courses sur route de France en termes de participants. La course emprunte les rues de la partie entre Loire et Cher de la ville. Cette épreuve est complétée en 2014 d'un marathon appelé Marathon Touraine Loire Valley qui, pour sa première édition, voit concourir plus de 3 000 participants.

On peut aussi noter, la tenue tous les deux ans sur le Cher (au niveau du parc des expositions) d'une course de motonautisme comptant pour le championnat de France.

Clubs[modifier | modifier le code]

Volley-ball[modifier | modifier le code]
Match du TVB au palais des sports

Le Tours Volley-Ball est le club majeur de la ville, présent dans l'élite depuis 1994 et fort de quatorze titres : Ligue des champions 2005, championnats de France 2004, 2010, 2012, 2013, 2014, 2015 et coupes de France 2003, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2014 et 2015. Le club dispute régulièrement des finales nationales et internationales. Il évolue au Centre municipal des sports, salle Grenon, dans le cadre de la Ligue A. Il est présidé par Jacques Bouhier et entraîné par Mauricio Paes et a compté dans ses rangs de nombreux internationaux, français comme étrangers.

Football[modifier | modifier le code]

Le Tours FC (ex FC Tours), après une période faste au tournant des années 1970-1980 avec quatre saisons dans l'élite et deux demi-finales de Coupe de France (1982 et 1983), le club a fait l'ascenseur et évolue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 de National. Le Tours FC est présidé par Jean-Marc Ettori, l'équipe quant à elle est entraînée par Marco Simone . Le club évolue au Stade de la Vallée du Cher.

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Le club de hockey sur glace de l'ASG Tours, champion de France en 1980 et double vainqueur de la Coupe de France (1975 et 1978), a connu un renouveau en atteignant la finale de la Ligue Magnus lors de la saison 2004-2005, mais malheureusement des problèmes financiers l'ont fait rétrograder en D2 pour la saison 2005-2006. Toutefois, le club est remonté aussitôt d'une division en remportant son championnat en étant invaincu de la saison. Même chose en D1 où le titre de champion est acquis alors qu'il reste trois matchs de play-off à jouer. Le club a retrouvé la Ligue Magnus lors de la saison 2007-2008. À la suite de la liquidation judiciaire du club durant l'été 2010, un nouveau club est créé répondant au nom des Remparts de Tours.

Rugby[modifier | modifier le code]

Le club de rugby de la ville, l'Union sportive Tours rugby (UST), âgé de plus de cent ans, est le premier club régional et accueille un Pôle Espoirs depuis 2006. Après une courte expérience en Pro D2, lors de la saison 2001-2002, il retourne directement à l'échelon inférieur. Mais lors de l'été 2006, le club est rétrogradé en Fédérale 2 pour raisons financières puis en Fédérale 3 pour les mêmes raisons. L'US Tours évolue actuellement en Fédérale 2.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

En basket-ball, le Tours Joué Basket, champion de France en 1976 et 1980, finaliste de la coupe des Coupes en 1976 sous la dénomination de l'ASPO Tours, évolue désormais en Nationale 2 et joue ses rencontres salle Marcel Cerdan.

Ce club a depuis déposé le bilan.

Le nouveau club de basket-ball à Tours se nomme l'Union Tours Basket Metropole. C'est la fusion entre le TBC et le PLLL Tours. Cette équipe évolue en National 2.

Football américain[modifier | modifier le code]

La ville de Tours compte un club de football américain avec les Pionniers, vieux club provincial fondé en 1987, actuellement en D2.

Roller in line hockey[modifier | modifier le code]

Le roller in line hockey, nouvelle discipline très vite adoptée des Tourangeaux, est particulièrement développé grâce au club des Apaches de Tours qui fut très souvent située dans les hauteurs du classement de Division 1. Plusieurs de ses joueurs ont joué en équipe de France.

Natation[modifier | modifier le code]

Le club de natation de Tours (Enfants Neptune de Tours) est l'un des meilleurs clubs de natation de France avec de nombreux internationaux. La ville a organisé les Championnats de France 2006 durant lesquels Laure Manaudou a battu le record du monde du 400 mètres nage libre dans la piscine Gilbert Bozon.

Tennis[modifier | modifier le code]

Le tennis est également représenté par le Tennis Club de Tours, connu pour avoir formé Thierry Tulasne et joué quelques saisons en première division nationale. Il figure parmi les meilleurs et les plus appréciés de la région du fait d'un cadre exceptionnel en bord de Loire.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Tours possède un centre Zen Josen affilié à l'Association Zen internationale et un centre KTT (Karma Teksoum Tcheuling), centre de méditation et d'étude du bouddhisme tibétain.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

L'archevêque métropolitain de la ville est à la tête de la province ecclésiastique de Tours, qui comprend cinq diocèses dont celui de Tours même.
Les deux édifices majeurs sont :

La cathédrale et les églises Saint-Pierre et du Sacré-Cœur forment la paroisse Saint-Maurice.

Il existe quatre couvents tourangeaux. Tout d'abord le couvent des clarisses, situé rue Pas Notre Dame ; le couvent dominicain, fondé en 1222, il est situé rue Palissy. Il y a aussi le couvent des sœurs dominicaines de la Présentation, fondé au début XVIIIe siècle par Marie Poussepin, il est situé quai Portillon dans La Grande Bretèche (c'est la "maison-mère" de la congrégation depuis 1813). Là bas, les sœurs œuvrent socialement pour les plus défavorisés et participent à l'édification humaine et spirituelle de ceux qui viennent à elles. Un couvent est situé rue de la Source, il s'agit du couvent des franciscaines servantes de Marie. Enfin le couvent des Petites Sœurs des Pauvres se tient boulevard Preuilly. Il y eut également un couvent d'Ursulines où entra, en 1631, Marie Guyart, dite la Bienheureuse Marie de l'Incarnation.

Outre l'ancienne abbaye Saint-Martin, deux grandes abbayes ont existé à Tours; des lieux de cultes y sont liés. Le premier est l'église Saint-Julien qui est donc une ancienne abbatiale bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle mais dont la plus grande partie date du XIIIe siècle. Bien que très peu utilisée, elle est parfois exceptionnellement ouverte pour l'eucharistie. Le second lieu est la chapelle de l'ancienne abbaye de Marmoutier près de laquelle est installée l'Institution Marmoutier, un établissement catholique et privé, sous la tutelle de la Congrégation du Sacré-Cœur.

Un foyer de la Mission Étudiante est situé rue Delpérier. Il dispose de facilités destinées à permettre à des étudiants souhaitant s'investir davantage dans la communauté catholique locale. C'est aussi un lieu d'échanges, avec des prêtres et des laïcs, placé sous la responsabilité d'un aumônier. L'oratoire de la Sainte Face a été érigé en 1876 dans la maison de Léon Papin Dupont, un homme pieu de l'époque. Relançant alors l'intérêt pour les pèlerinages relatifs à saint Martin, il a ainsi contribué au renouveau spirituel de la Touraine au milieu du XIXe siècle. Actuellement, ce sont les dominicains qui en ont la charge.

Enfin, de nombreuses églises sont réparties sur le territoire de Tours comme :

Christianisme orthodoxe[modifier | modifier le code]

La communauté orthodoxe dispose de trois paroisses : Saint-Grégoire-de-Tours rattachée au patriarcat d'Antioche, Saint-Martin-le-Miséricordieux[107] rattachée au Patriarcat œcuménique et Saint-Nectaire-d'Égine rattachée au Patriarcat de Roumanie.

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Tours possède un temple affilié à l'Église Réformée de France. La ville est aussi le siège de la région Ouest de l'Église Réformée de France. Plusieurs églises évangéliques y sont présentes également. Parmi ces églises évangéliques, on dénombre deux églises du courant baptiste et deux églises du courant pentecôtiste[108].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

L'entrée de la Synagogue de Tours.

La communauté juive célèbre le culte israélite selon le rite séfarade à la synagogue de Tours. La ville possède également ainsi une antenne régionale du CRIF.

Islam[modifier | modifier le code]

La ville compte trois lieux de culte musulman qui sont des salles de prières[109]. Une grande mosquée à Tours est actuellement en construction dans le quartier du Menneton, au sud de la ville[110].

Médias locaux[modifier | modifier le code]

  • Presse écrite :
    • La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
    • La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
    • Tours Madame
    • PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la culture et les sorties)
    • Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
    • IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
    • TMV (journal hebdomadaire gratuit Groupe NRCO)
    • Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
    • Tours&Moi (magazine municipal gratuit mensuel)
    • Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
    • Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
    • Les Bons Plans de Tours (magazine bihebdomadaire gratuit)
    • Tourang'l (magazine féminin de la Touraine)
  • Télévisions :
    • TV Tours Val de Loire est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 37), ses studios sont installés place Verdun.
    • France 3 Tours implantée place des Halles de Tours, est le premier décrochage info de dimension locale créé par la chaîne en 1989. M6 lui emboîta le pas pour le premier décrochage info local de la chaîne dans le courant de la même année, mais l'expérience s'est terminée en 2007.
  • Radios :
  • Webradios :
    • Give Me Radio.

Économie[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Le centre d'affaires, rue Édouard-Vaillant.

Le profil de l'économie tourangelle est dominé par le secteur tertiaire. Première agglomération de la région Centre-Val de Loire, aire urbaine majeure de l'Ouest français, elle accueille de nombreux établissements décisionnels de vaste échelle, de recherche, développement, ou offrant des services "rares" (d'enseignement, santé, loisirs…). Pour le secteur public, on recense une des deux universités régionales, un des deux CHU également, de nombreux centres administratifs de compétences départementales (la plupart des sièges régionaux se situent à Orléans, capitale de la région Centre-Val de Loire), et de nombreux sites et services des armées. Parallèlement de nombreuses entreprises privées de service ont à Tours des sièges d'échelle infranationale (Caisse d'Épargne, GDF, EDF, prochainement Orange).

Le tourisme occupe une place non négligeable dans l'économie de la ville, grâce à plusieurs atouts : patrimoine architectural médiéval dont la cathédrale gothique, situation au cœur de la vallée de la Loire, à proximité de nombreux châteaux et édifices Renaissance, ancien lieu de pèlerinage avec les basiliques Saint-Martin, traversée de la Loire à vélo, attention aux aménagements paysagers… Par ailleurs, la municipalité développe une stratégie d'investissement sur le secteur du tourisme d'affaire et lié aux foires et festivals et veut ainsi tirer tout l'avantage qui peut en être de sa proximité avec Paris (grands équipements, événements à ambition internationale, aide à l'installation d'hôtels de luxe).

De la même manière que les grands groupes du secteur tertiaire, le secteur marchand se décline à travers de très nombreuses grandes enseignes, dont quelques-unes présentes sur un réseau peu maillé (IKEA, Fnac…) La grande distribution alimentaire est particulièrement dense comparativement à d'autres villes de taille similaire. Le renforcement de la position de Tours sur le réseau routier depuis l'ajout de trois branches autoroutières au cours de la décennie 2000-2010 (A28 vers le Mans…, A85 vers Angers/Nantes… et Bourges…) a également renforcé sa position de centre logistique majeur (agrandissement des existantes et implantation de nouvelles plateformes logistiques des transporteurs routiers). La ville qui a pu bénéficier dans les décennies d'après guerre du processus de décentralisation de l'industrie parisienne initié par l’État dispose d'un secteur productif modeste. Légèrement spécialisée dans l'imprimerie, la construction de matériel roulant ferroviaire à partir du XIXe siècle, ce caractère n'est plus pertinent. L'agriculture, selon ses formes majoritaires contemporaines, est par essence quasi absente du paysage économique de la ville de Tours.

Le premier employeur de la ville, de l'agglomération, et de la région Centre-Val de Loire est le Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés[111]. La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et Saint-Pierre-de- Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance. De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile[112]. En 2010, la ville de Tours a été choisie pour accueillir la Direction Nationale des ressources humaines des armées de Terre, de l'Air et de la Marine.

Au début des années 1990, l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de « Egg », une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom « Oney ». Tours est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). Outre Michelin, d'autres entreprises liées au caoutchouc sont implantées au sud de Tours : on y trouve Tupperware, Hutchinson et Zodiac. De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés.

La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 un magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du parc des Expositions, du stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.

À noter aussi que Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’aéroport de Tours Val de Loire. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur sept départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de Touraine.

Autour de la Gare de Tours se développe un pôle économique et administratif. Avec d'une part le centre d'affaires rue Édouard-Vaillant, et d'autre part le quartier Champ-Girault.

Enfin, le nouveau quartier des Deux-Lions, est un centre économique en développement, entièrement équipé en fibre optique. Il concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, le Groupe Open, Véolia, Dalkia un multiplex avec 12 salles, la faculté de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le centre commercial « L'Heure tranquille » ouvert le 20 mai 2009, et de nombreuses PME. Le quartier est entièrement construit autour d'un mail, qui verra passer le tramway. De plus, EDF va y installer son siège régional d'ici à 2012, générant le regroupement et la création de nombreux emplois.

Il faut ajouter que Tours est le siège régional de plusieurs banques (Crédit lyonnais, Crédit agricole, Banque populaire, Caisse d'Épargne) et assurances (Allianz, MACIF, AXA Générali Assurances et MAIF ). Tours est également au cœur de la Cosmétic Valley, qui est un projet régionale visant l'émulation et le renforcement du secteur pharmaceutique et de la cosmétologie (recherche et production). On y recense des entreprises telles que Sanofi-Aventis, Indena, L'Oréal, Boiron, Nestlé, Médipréma, Pfizer, Gamain, Pierre Fabre ou encore Spin Control.

Tours dispose de quatre pôles de compétitivité : sciences et systèmes de l’énergie électrique, sciences de la beauté et du bien-être, polymers technologies et céramiques Ces pôles ont pour vocation d'innover et de dynamiser la métropole tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche. L'agglomération de Tours dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.

La ville fait partie de l'Espace métropolitain Val de Loire-Maine.

Le tableau suivant présente les employeurs majeurs de l'agglomération tourangelle en nombre de salariés en 2012[113].

Employeur Nombre de salariés Ville(s) Domaine
CHRU de Tours 8 007 Tours Hôpital régional
SNCF 3 641 Tours et Saint-Pierre-dès-Corps Transport ferroviaire et établissement de maintenance du matériel
Ville de Tours 2 897 Tours Commune
Conseil départemental d'Indre-et-Loire 2 832 Tours Armée de l'air
Université François-Rabelais 2 455 Tours Enseignement supérieur
STMicroelectronics 1 443 Tours Fabricant de semi-conducteurs
Auchan 1 210 Tours / Chambray-lès-Tours / Saint-Cyr-sur-Loire groupe de Grande Distribution
SKF 1 208 Saint-Cyr-sur-Loire Fabricant de roulements à billes, de systèmes de lubrification, de la mécatronique, de l'étanchéité
Mutualité 37 995 Tours Mutuelle de santé
Michelin 983 Joué-lès-Tours Manufacturier de pneumatiques
Faiveley 811 Saint-Pierre-dès-Corps Systèmes de signalisation et services pour l'industrie ferroviaire
Orange 778 Tours Télécommunications
Ville de Joué-lès-Tours 737 Joué-lès-Tours Commune
Hutchinson 700 Joué-lès-Tours Fabricant d'articles de caoutchouc et d'élastomère
Fil bleu 640 Tours et Saint-Pierre-dès-Corps Réseau de transport en commun
Clinique Léonard de Vinci 502 Chambray-lès-Tours Santé et soins médicaux
La Nouvelle République 502 Tours Presse quotidienne régionale
Eiffage 492 Joué-lès-Tours Bâtiment et travaux publics
Ville de Saint-Pierre-des-Corps 433 Saint-Pierre-des-Corps Commune
Bouygues Télécom 429 Tours Opérateur téléphonique
Tour(s) Plus 421 Tours Communauté d'agglomération
Sanofi-Aventis 400 Tours Fabricant de produits pharmaceutiques
Tupperware 400 Joué-lès-Tours Fabricant de boites en plastique culinaires
Carrefour 400 Saint-Pierre-dès-Corps Grande Distribution
Banque populaire Val de France 400 Tours Banque et assurances
Fidelia Assistance 400 Tours Société d'Assistance
Géant 198 La Riche Grande distribution

Grandes entreprises nées ou implantées dans l'agglomération de Tours[modifier | modifier le code]

Tours est le lieu de création ou d'implantation, de plusieurs grands groupes, aujourd'hui nationaux ou internationaux :

Audilab : groupe de vente d'appareils auditifs ;

Citya Immobilier : troisième administrateur de biens immobiliers en France ;

Devilbiss Healthcare France : fabricant et distributeur mondial de produits d'inhalothérapie ;

Eric Stipa : groupe de coiffure ;

Fedex Express France : groupe spécialisé dans la livraison de colis auprès des entreprises ;

FransBonhomme : leader français de la distribution de canalisations plastiques et de leurs accessoires ;

Gault & Frémont : leader français en emballage papier et carton ;

Groupe Articque : leader européen des systèmes d'analyse géographique ;

Hervé Thermique : leader français spécialisé dans le génie climatique, le génie électrique et l'ingénierie réseaux ;

Hexadome : leader de solutions de désenfumage, de ventilation et de lumière naturelle, d'asservissement et de pilotage, ainsi que de parements de façade ;

H.L Display France : leader européen des solutions de merchandising et de communication sur le lieu de vente ;

Invacare France : fournisseur de référence pour les dispositifs médicaux de maintien à domicile ;

Laboratoires Chemineau : leader mondial spécialisé dans la fabrication et le développement de produits pharmaceutiques sous forme aérosol semi-solide et liquide ;

Linet France : leader mondial dans la fabrication et la distribution de lits et de mobiliers hospitaliers ;

Lytess : leader français dans la fabrication de produits cosmétotextiles ;

Nabab : groupe de restauration rapide spécialisée dans le kebab ;

Nemery & Calmejane : leader français dans le marché du souvenir ;

Sanitec : leader français du cloisonnement sanitaire ;

Socofer : constructeur de matériel ferroviaire et de signalisation ;

Sunrise France : leader mondial dans le développement, la conception, la fabrication et la distribution de fauteuils roulants manuels et électriques, de scooters, à la fois standards et personnalisés et de systèmes d'assise et de positionnement ;

TLD Europe : leader mondial sur le marché des matériels aéroportuaires de piste. Le siège social de TLD Group se situant à Saint-Lin ;

Vermon S.A : leader mondial dans la technologie des composites piézoélectrique 1-3.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Dôme de la basilique Saint-Martin et sommet de la tour Charlemagne, depuis l'île Simon.

La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire, La ville historique est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. De manière anecdotique, Tours est parfois appelée « le petit Paris » par les étrangers, peut-être du fait de l'architecture de certains monuments, et de l'aménagement des boulevards de l'hypercentre.

Le centre historique de Tours est l'un des mieux conservés de France et possède une grande quantité d'édifices de qualité, souvent en rapport avec le développement économique de cette ville qui fut une capitale royale. Les quartiers anciens de Tours sont parsemés de maisons et d'hôtels particuliers qui offrent divers aspects de la construction médiévale. On note de très nombreuses constructions à pans de bois, mais bien des maisons de la ville ancienne posent des problèmes de datation du fait de l'ajout d'une façade plus moderne sur une base ancienne[114]. On trouve des hôtels particuliers médiévaux et Renaissance, comme les hôtels de Beaune-Semblançay, Gouin, de Jean Briçonnet, des Ducs de Touraine ; comme la maison de Tristan L'Hermite ; comme les hôtels Robin Quantin et de Jean Galland. Des monuments historiques sont visibles dans ce quartier sur un axe est-ouest (rue Colbert, puis rue du Commerce et rue du Grand-Marché), comme la cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècle) dont le premier état remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours ; ainsi que le château de Tours (ancienne résidence des comtes d'Anjou), tout proche, érigé sur les vestiges des remparts du castrum gallo-romain, tout comme la chapelle Saint-Libert plus à l'est.

On trouve des églises comme l'église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle, et dont l'abbatiale date majoritairement du XIIIe ; l'église Saint-Saturnin, datant du XVe siècle, anciennement église rattachée au prieuré des Carmes ; l'église Notre-Dame-la-Riche ; l'église Saint-Denis ; l'église Saint-Pierre-le-Puellier ; la tour Charlemagne et la tour de l'Horloge, qui sont des vestiges du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin médiévale ; et, tout près, la place Plumereau ; l'ancien prieuré Saint-Éloi ou prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti, mentionné dès le Xe siècle, et dont la chapelle (fin du XIIe) est actuellement le siège des archives municipales de Tours ; le palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours ; l'amphithéâtre de Tours, dont l'emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le tracé des rues… Plusieurs monuments construits par l'architecte tourangeau Victor Laloux sont dans le cœur de ville : la basilique Saint-Martin, édifiée au XIXe siècle dans un style néo-byzantin en remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution ; l'hôtel de ville et la gare de Tours-Centre.

Malgré les bombardements, et l'incendie du centre ville en juin 1940, la ville de Tours conserve un patrimoine historique de premier plan. Plus de 160 monuments inscrits ou classées, 10 sites classées et un secteur sauvegardé de 200 hectares donc plusieurs ensembles architecturaux comprenant près de deux mille maisons médiévales[115],[116], principalement à pan de bois, donc le trait le plus remarquable[117] du XVe, XVIe et XVIIe siècles, est le système de distribution par galeries ouvertes et escaliers ouverts dans les cours, traités encore totalement en bois, et formant un style standardisé et unique en France à cette échelle[118] dans le Vieux-Tours.

Un escalier ouvert, au N°129 de la rue Colbert.

À noter aussi le palais de Justice ; l'hôtel de préfecture d'Indre-et-Loire ; l'hôtel de la CCI, l'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un collège-lycée privé ; la synagogue de Tours, l'Étoile bleue (ancienne maison close)…

Des constructions plus récentes comme l'entreprise Mame (conçu par Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé), les Halles de Tours, et le Palais des congrès Vinci (conçu par Jean Nouvel) sont aussi à remarquer.

Ponts[modifier | modifier le code]

Sise entre Loire et Cher, la cité tourangelle est reliée aux plateaux tourangeaux nord et sud par de nombreux ouvrages d'art d'époques diverses:

  • Sur la Loire, d'ouest en est (sur les communes de la Riche et Saint-Cyr-sur-Loire) :
    • Double pont de Saint-Cosme (pont du périphérique - 1991, (élargissement en 2008 à 2x2 voies à l'occasion de l'extension du périphérique vers le nord sur un nouveau tronçon La Riche-La Membrolle sur Choisille)
    • Viaduc de Saint-Cosme (pont ferroviaire - XIXe siècle )
    • Pont Napoléon (pont route - 1957)
    • Pont Wilson
      La passerelle Le Fil d'Ariane.
    • Passerelle Saint-Symphorien (pont suspendu pour piéton et cyclistes - 1847) dit « Pont de fil », à l'emplacement de l'ancien pont médiéval, le Pont d'Eudes
    • Pont Mirabeau (pont route - 1973)
    • Pont sur la Loire A10 (Viaduc autoroutier - 1973)
  • Sur le Cher, d'ouest en est:
    • Pont de Saint-Sauveur reliant les quartiers ouest de Tours aux Deux-Lions
    • Passerelle le Fil d'Ariane (Pont suspendu pour piéton et cyclistes - 2001)
    • Pont du tramway sur le Cher, (tramway, bus et véhicules d'urgence, piétons et cyclistes - 2012)
    • Pont du Sanitas (avenue de Grammont reliant le centre de Tours au quartier des Fontaines, Joué-les-Tours)
    • Passerelle piétonne nord vers l'île Balzac
    • Passerelle piétonne sud ouest vers l'île Balzac
    • Passerelle piétonne sud est vers l'île Balzac
    • Viaduc autoroutier (A10) de Rochepinard
    • Pont d'Arcole, accolé au viaduc autoroutier, supportant le trafic urbain de l'est de Tours vers le sud de l'agglomération (Saint Avertin, quartier des Fontaines…)

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Halles de Tours actuelles.

Tours est une terre d'art culinaire et d'auteurs culinaires. Terre viticole (Touraine (AOC), Touraine-noble-joué (AOC), Touraine-amboise (AOC), Montlouis (AOC), Vouvray (AOC), Chinon (AOC), Bourgueil (AOC), Saint-nicolas-de-bourgueil (AOC)…), on trouve dans les vignobles tourangeaux du Val de Loire des vins blancs (moelleux, secs ou pétillants : Vouvray, Montlouis), rosés (Noble-joué, Chinon rosé) et rouges (Chinon, Bourgueil, Saint-nicolas-de-bourgueil) très réputés.
Les Halles de Tours abritent de nombreux produits culinaires frais et gastronomiques.

On connait Tours aussi pour ses rillettes (Indication géographique protégée), qu'on distingue de celles du Mans par le fait qu'elles sont généralement moins grasses, mais également pour ses rillons, morceaux de poitrine de porc rissolés et confits dans la graisse. La crémerie et les pâtisseries tiennent une place importante dans la gastronomie locale, avec respectivement les chèvres de l'AOC Sainte-Maure-de-Touraine et les nougats de Tours.

De nombreux chefs se sont installés à Tours. Plusieurs établissements ont été étoilés Michelin.
L’université François-Rabelais et l’Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation qui sont à l'origine de l'inscription, par l'UNESCO, du « Repas gastronomique des Français », organisent chaque année le Forum Alimentation et Culture.

Le salon Euro Gusto est organisé tous les deux ans au parc des expositions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourangeaux célèbres.

Tours a été la terre d'accueil, de passage ou de naissance de nombreuses personnalités, telles que Raphaël et Pierre-Gilles Lakafia, Alcuin, François Rabelais, René Descartes, Philippe Musard, Marie de l'Incarnation, Honoré de Balzac, Honorat de Racan, Anatole France, Pierre de Ronsard, René Boylesve, Léopold Sédar Senghor, Yves Bonnefoy, Saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Armand Trousseau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent les journalistes Marie-Laure Augry et Harry Roselmack, les comédiens Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade, Bernard Campan, les Footballeurs Bernard Lama, Jean-Marc Furlan, Olivier Giroud, Patrick Vieira, Fatih Atik, Serge Gakpé, Peter Jehle, Laurent Koscielny, Claudiu Keserü, Christophe Mandanne, Jin-Hyung Song et Tony Vairelles, le dessinateur de BD Jean-Marc Lelong, le dessinateur de presse Luz, le réalisateur Patrice Leconte, les chanteurs Nâdiya, ZAZ et Ben l'Oncle Soul, le dramaturge Jérôme Touzalin, originaires de Tours également. Gouverneur d'Acadie Nicolas Denys baptisé à Tours le 2 juin 1603 / Source : Jean-Marie Germe, cahiers SHA Moncton 1989, article Clarence J. D'Entremont.

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

La devise de Tours est : « sustentant lilis turres » (les tours soutiennent les lys).

Les armes de Tours se blasonnent ainsi :

Blason de Tours

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (« De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or »).

.

On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or ».


Blason de Tours pendant le Premier Empire

Pendant le Premier Empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : D'or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire[119].

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo de la ville

Entre 1987 et 2015, le logotype de la ville de Tours représente une tour grise à deux créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de l'héraldique parlante.


Logo de la ville

Depuis novembre 2015, le logo de la ville de Tours représente de manière stylisée une tour à travers la lettre U et les trois éléments colorés situés au-dessus. Le bleu incarne la Loire et l’ardoise, le jaune/marron symbolisant la pierre de tuffeau et le sable tandis que le vert évoque les jardins tourangeaux. De plus, les couleurs bleus et noires sont issues du blason de la ville.

Représentations de Tours[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Tours est représentée en arrière-plan sur un timbre de 1962 célébrant le centenaire de la mort du Docteur Pierre Bretonneau, valeur faciale 0,50 F.

En 1967, l'hôtel Goüin est représenté à l'occasion du 40e congrès des sociétés philatéliques, valeur faciale 0,40 F.

En 1985, la cathédrale est représentée à l'occasion du 58e congrès de la Fédération des Sociétés philatéliques françaises, valeur faciale 2,10 F.

En 2001, la statuette de compagnon (œuvre de Jean Bourreau), avec en arrière-plan le pont et la cathédrale sont représentés à l'occasion du 74e congrès de la Fédération Française des Associations Philatéliques, valeur faciale 3 F ou 0,46 euro[120].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées INSEE_2013.
  2. Voir à ce sujet les chiffres officiels les plus récents dans les Statistiques de la municipalité de Tours.
  3. Chiffre officiel de l’Observatoire de l'Économie et des Territoires de Touraine, relayant les statistiques de l’Insee.
  4. Voir le recensement INSEE 2012 de la population de l’aire urbaine.
  5. Selon le classement 2010 officiel de l’Insee.
  6. les carnets du patrimoines "Touraine et Sologne" année 2000 direction Patrick SALETTA, page 569
  7. Pierre Leveel, Tours, métropole, et capitale au cours des siècles, Éditions La Simarre, 2010, p. 212.
  8. « Le combat du fleuve sauvage », sur pays-de-la-loire.france3.fr,‎
  9. L. Poirot-Delpech et Laurence Raineau, Pour une socio-anthropologie de l'environnement : Tome 2, Regards sur la crise économique, Éditions L'Harmattan, 2012, p. 154
  10. Dominique Desforges, La Touraine, La Renaissance du livre, 2003, p. 74
  11. Relevés infoclimat de Tours
  12. Sources des données : Insee, Lameteo.org, sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  13. La LGV Sud-Europe Atlantique, carte et chiffres clés sur le site de LISEA. Consulté le 13 juin 2014.
  14. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  15. Exemple de circuit d'un SITS desservant la halte routière de Tours : SITS du secteur de Montbazon. Document consulté le 24 septembre 2013.
  16. La cité a longtemps gardé un caractère insulaire et isolée, les voies ou les passages routiers passant en aval à partir de Berthenay ou en amont par Amboise. La varenne ou illa uarinda en latin commun, sinda warinda en celtique désigne une terre basse de culture, en symbiose ou échange constant avec l'eau, c'est-à-dire un marais s'il n'est pas cultivé.
  17. Cf. « Projet de Centre de Création Contemporaine - Olivier Debré à Tours (37) », sur DRAC Région Centre,‎ (consulté le 26 février 2013).
  18. Tribune de Tours 16/12/10 p. 6
  19. Système comprenant des godets entre les rails, où trempait une tige de fer doux qui était attirée au passage du tram par un électro-aimant, établissant le contact au fur et à mesure.
  20. Source
  21. Site de la Ville de Tours, consulté le 14 janvier 2014
  22. « Labels Fleur d'Or et Quatre Fleurs », sur tours.fr [Site officiel de la ville de Tours] (consulté le 23 mars 2015)
  23. Archives départementales
  24. Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute
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  26. [PDF] Ville de Tours, « Guide des conseils de la vie locale »,‎ (consulté le 16 février 2012)
  27. Ville de Tours, « Le CVL Nord » (consulté le 16 février 2012)
  28. Ville de Tours, « Le CVL Ouest » (consulté le 16 février 2012)
  29. Ville de Tours, « Le CVL Est » (consulté le 16 février 2012)
  30. Ville de Tours, « Le CVL Sud » (consulté le 16 février 2012)
  31. [PDF] Insee, « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 pour TOURS »,‎ (consulté le 16 février 2012)
  32. Al Liamm, 1993, p. 787.
  33. Alain Dessertenne, La Bourgogne de saint Martin, Éditions Cabedita, , p. 61
  34. France. Dictionnaire encyclopédique de M. Ph. Le Bas en 1843, Chronologie de l'histoire de la Touraine en 1841, France historique et monumentale : Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours édité à Paris en 1837, ou de Bataille de Tours gagnée par Charles-Martel sur les Sarrasins édité en 1824, ou Charles-Martel ou la France délivrée en 1806 ou Histoire de Navarre, contenant l'origine, les vies & conquestes de ses Roys depuis leur commencement iusques a present en 1612 !), et ce nom qui a été transmis à d'autres langues majeures (anglais : battle of Tours, allemand : Schlacht von Tours).
  35. name="Worlds at War The 2,500-Year Struggle between East & West" />,
  36. (en) Franco Cardini, Europe and Islam, Blackwell Publishing, coll. « The Making of Europe », (ISBN 0631226370, lire en ligne), p. 10-11
  37. Élisabeth Carpentier, op. cit., p. 14-15
  38. La Bataille de Poitiers, Jean-Henri Roy et Jean Deviosse, Gallimard, 1981.
  39. Pierre Grunberg, « Poitiers, invasion ou raid ? », Guerres & Histoire, no 16,‎ , p. 56 et 57
  40. Colette Beaune, Naissance de la nation française Volume III, Paris, page 324
  41. Michèle Perret, introduction à l'histoire de la langue française page 36 (Armand Colin 2008)
  42. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Âge, Paris : J.-P. Gisserot, 2005, collection « Les classiques Gisserot de l'histoire », 224 p., ISBN 2-87747-792-4., p. 17.
  43. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », , 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55.
  44. [1] Descendants des premiers rois gothiques sont joints à la fourmi roi de Hongrie avec les anciens Princes des Tours 'ancienne La cathédrale de Tarente : l'histoire et l'art, Joseph Blandamura, plante Tipografico archevêque, 1923, Page 66
  45. a et b Michel Dillange. op. cit., p. 56.
  46. Leguay (2005), op. cit., p. 19.
  47. « http://villesinsolites.free.fr/tours.php »
  48. ABBAYE DE MARMOUTIER CHARLES LELONG 1989 PAGE 127
  49. Abbaye de Marmoutier Charles Lelong 1989 page 32
  50. Tours au fil de l'histoire Bernard Briais éditions pbco mars 2013page 29
  51. Leguay (2005), op. cit., p. 23.
  52. Leguay (2005), op. cit., p. 114.
  53. Tours au fil de l'histoire Bernard Briais page 47 et 48 ISBN 978 2 35042 034 9
  54. notre vieux Tours Weelen 1940 le couvent des augustin et la chapelle Jeanne-d'Arc
  55. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA162 Lettres patentes de Louis XI, Tours, octobre 1461
  56. Annales de bretagne andré coudouin l'age d'or de la soierie à Tours, tome 88, page 43.
  57. Archives communale de Tours, h h 1.
  58. exposition" tours 1500 capitale des arts" organisé au musée des Beaux -Arts 17 03 au 17 06 2012
  59. L'importance traditionnelle de Tours, ville étape du tour de France, s'est préservée avec vigueur au cours des siècle. Mais l'homonymie révélatrice des Temps anciens n'a plus force de loi. Les activités de luxe ainsi que les arts, peinture et sculpture en tête, ont plus sûrement décliné, une fois évanouies les nobles commandes. Les soieries de Tours survivent difficilement aujourd'hui.
  60. ad titulum pandectarum LYON jean Temporel 1556 p. 410
  61. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 258.
  62. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
  63. catalogue exposition TOURS 1500 capitale des arts les conditions de la création artistiques page 21 Bernard Chevalier
  64. Pierre LEVEEL La Touraine disparue page 308
  65. Voir Pierre Leveel, Histoire de Touraine, Tours, CLD, , 1008 p. (ISBN 2-85443-157-X), p. 718.
  66. Il en reste le musée national du compagnonnage de Tours, installé en avril 1968 dans le cloître Saint-Julien, grâce au député-maire de la ville, Jean Royer, petit-fils d'un compagnon Dévoirant. Jean-Pierre Bayard, Le compagnonnage en France, Histoire Payot, Paris, 1990, 480 pages (ISBN 978-2-228-88313-9). Le courant socialiste et les courants radicaux modérés de la troisième République, à l'instar des forces politiques locales longtemps cryptées, se flattent de leurs bons liens avec la vénérable et frêle institution compagnonnique, longtemps cachée ou occulte après la Révolution, et surtout séparée en plusieurs associations, elles-mêmes ébranlées entre conservatisme des valeurs des maîtres de l'art et concrètes revendications ouvrières, érigeant Tours en lieu incontournable de rencontre sociale et politique.
  67. Jean-Luc Porhel, « La préoccupation archéologique dans les premiers plans d'urbanisme, 1919-1955 », dans Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, 30e supplément à la Revue archéologique du centre de la France (RACF), numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF, , 440 p. (ISBN 978 2 91327 215 6), p. 29-30.
  68. projet agache 1938 liste des monuments historiques à proteger
  69. place dénommée PLACE DES ARTS par délibération municipale du 30 novembre 1906
  70. Dictionnaire des communes de Touraine, page 850, éditions CLD, 1987
  71. Sanitas – Quartier de mémoire Quartier d'avenir. Ville et pays d'Art et d'Histoire. Archives municipales de Tours.
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  73. Deux villes, deux stratégies - article de L'Express du 6 mars 2003.
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  87. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  91. « Statuts de l’université François-Rabelais au 3 mars 2008 »
  92. la constitution de la région Centre
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  94. Quand le clairon rythmait la vie tourangelle sur le site lanouvellerepublique.fr (consulté le 18 mai 2013)
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  100. 5° BCC composée des 501e et 502e Régiments de Chars de Combat
  101. Site des cinémas Studio : http://www.studiocine.com/
  102. Tours – Balades en Loire : une toue de la Ville de Tours remontera la Loire jusqu’à l’abbaye de Marmoutier. sur le site resistanceinventerre.wordpress.com - Vidéo : En bateau sur la Loire avec Boutavant sur le site /videos.lanouvellerepublique.fr (consultés le 13 juillet 2012)
  103. American Tours Festival et Nascar
  104. Cf. H. Chirault, A. Lévrier, Tours de A à Z, Grande-Bretagne, 2006.
  105. http://www.tours.fr/Actualite/25/33-en-bref.htm
  106. Blog de la bibliothèque des Studio
  107. site de la paroisse Saint-Martin
  108. Annuaire des églises évangéliques
  109. www.annuaire-musulman.com
  110. www.mosquee-de-tours.fr
  111. source : CHRU Hôpitaux de Tours
  112. sources : Basile, 2006
  113. Top des entreprises, La Nouvelle République, 18 décembre 2012
  114. Les carnets du patrimoine « Touraine et Sologne », année 2000, direction Patrick Saletta, pages 575 et 576.
  115. relevé du PLU révisé 2011
  116. il y a 3617 immeubles protégés dans le PSMV du 21 mai 2013
  117. jean-marie Perouse de Montclos opinion citée ARCHITECTURE EN REGION CENTRE page 629
  118. D'autres exemples existent en France mais en nombres restreint notamment à Sarlat à l'hôtel tapinois de Bétou, à Figeac dans l'impasse Bonhomme, dans le vieux Toulouse et dans la ville de Rennes principalement dans la rue Saint Georges.
  119. « Histoire des armoiries de la ville de Tours », sur Euraldic.com (consulté le 16 avril 2010)
  120. Catalogue tome 1 Yvert et Tellier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]