Étrépagny

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Éterpigny, Étrepigney et Sterpenich.

Étrépagny
Rue du Maréchal-Foch,la mairie et l'église, de la rue Georges-Clemenceau.
Rue du Maréchal-Foch,
la mairie et l'église,
de la rue Georges-Clemenceau.
Blason de Étrépagny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Pierre Beaufils
2014-2020
Code postal 27150
Code commune 27226
Démographie
Gentilé Sterpinaciens
Population
municipale
3 868 hab. (2015 en augmentation de 2,27 % par rapport à 2010)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 24″ nord, 1° 36′ 44″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 134 m
Superficie 20,38 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Étrépagny est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie. Elle fait partie de la communauté de communes du canton d'Étrépagny. Ses habitants sont les Sterpinaciens et les Sterpinaciennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation

La commune est située sur le plateau du Vexin normand à environ 18 km des Andelys.

Communes limitrophes d’Étrépagny[1]
Longchamps Heudicourt
Doudeauville-en-Vexin
Le Thil
Étrépagny[1] Bézu-Saint-Éloi
Bernouville
Hacqueville Sainte-Marie-de-Vatimesnil Chauvincourt-Provemont

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous les formes Sterpiniacum en 628, Stirpiniaco en 872[2].

Il représente le type toponymique gallo-roman *STERPINIACU, basé sur l'anthroponyme gallo-roman *Sterpin(i)us, dérivé du latin stirps qui signifie « origine, souche, racine, rejeton »[3], et du suffixe gallo-roman, d'origine gauloise, I-ACU ou allongé -INIACU.

Il existe une homonymie avec les communes du Nord de la France du type Éterpigny (Nord-Pas-de-Calais et Picardie), Étrepigney (Franche-Comté), ainsi qu'en Belgique Sterpenich (forme germanisée).

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupation romaine. Lieu de villégiature du roi Dagobert Ier, érigée en forteresse à l'époque ducale, Étrépagny fut au XVIe siècle la propriété de Marie de Bourbon, duchesse de Longueville et de la famille Turgot au XVIIIe siècle.

Le village originel occupa les terrains marécageux du clos vert avant le XIe siècle. Les habitations se concentraient sur Saint-Rock, la Bonde et Valtot (et son moulin)[4],[5]. Des travaux effectués en 1820, jusqu'à une profondeur de plus de quatre mètres, ont permis de rencontrer plusieurs couches successives indiquant des habitats. Le village s'est déplacé pour échapper aux inondations de la rivière. Aux environs du XIVe siècle, il se déplace, vers le nord pour devenir la ville d'aujourd'hui. Le clos vert a été petit à petit assaini et transformé en prairies. S'y trouvait érigé le Château Vert, disparu.

D'anciens actes citent l'église de la ville sous l'invocation de saint Jean [6] Celle-ci était placée au Clos Vert dans le triangle formé par la rue de Grainville, le faubourg de Vernon et le chemin de Gamaches-en-Vexin. Ce lieu peu distant de Valtot était en quelque sorte le centre de la primitive cité et il a conservé jusqu'au siècle dernier le nom de cimetière Corbelet au lieu-dit du même nom.

Saint-Martin fut réuni au bourg d'Étrépagny le 2 février 1809.

Le bourg fut ravagé par une colonne prussienne pendant la guerre de 1870.

Le vendredi 15 mai 1964, en creusant une fosse pour la construction d'une bascule pour la sucrerie, des sarcophages de pierre, contenant des squelettes en parfait état de conservation ont été mis au jour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Étrépagny.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1827   Gabriel François Le Flameng d'Elbouville    
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1845   Foubert    
ca 1849   Boullin-Saint-Amand   Membre de la société libre de l'Eure [1]
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1865   Jean Emmanuel Hector Le Couteulx de Canteleu   Lieutenant de louveterie
« Notice LH/1539/24 »
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1874   Raffy   banquier [2]
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1883   Jules Arthur Le Bref   sucrier
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1910   Drouet   Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1983 en cours Pierre Beaufils UMPLR Retraité
Ancien Conseiller général
Ancien président de la Comm Comm[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 3 868 habitants[Note 1], en augmentation de 2,27 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3131 2011 3301 2501 3681 5161 5081 6091 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6601 6631 6281 6801 8862 0252 0432 0932 120
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1772 3492 3652 0902 3702 2772 3712 4642 475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 7732 6373 0743 1513 6713 5533 5623 5603 885
2015 - - - - - - - -
3 868--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est un gros bourg environné d'une campagne ouverte sur des cultures céréalières et betteravières. S'y trouvent implantées la sucrerie d'Étrépagny ainsi qu'une usine Paulstra, spécialisée dans la fabrication d'articles de caoutchouc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[12], 16 monuments ou édifices répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[13], 4 éléments répertoriés à l'inventaire des objets historiques[14] et 33 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[15].

  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais construite aux XIVe et XVe siècles, sur un plan en croix latine  Inscrit MH (2009)[16]. Elle a été restaurée à la suite d'un incendie en décembre 1929 et ouverte sur des vitraux de François Décorchemont, ce qui lui vaut le bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle » [17].
  • Mairie du XIXe siècle, ses murs construits en appareil de briques rouges et de pierres calcaires blanches portent un toit à longs pans en ardoise bordé de lucarnes en façade, et surmonté d'un clocheton carré en bois à quatre horloges [18]).
  • Ancien couvent des sœurs dominicaines [19] installé en 1878 par les châtelains d'Étrépagny, notamment Marie Étiennette Isabelle de Vatimesnil. La chapelle néo-romane, éclairée de vitraux modernes, est aménagée en ludothèque-médiathèque.
  • Vestiges du château d'Étrépagny [20], XIIe / XVIIe siècle, dans la propriété des religieuses dominicaines.
  • Le château Saint-Martin [21], ayant appartenu au maire entre 1827 et 1910.
  • Le manoir de Mansigny [22], près de l'actuelle poste, a été construit dans toutes les premières années du XVIIe siècle et remplace le précédent, brûlé vers 1595 par les habitants qui s'étaient ralliés à la Ligue, alors que le seigneur de Mansigny était officier dans les armées du duc de Longueville, baron d'Étrépagny, attaché au roi Henri IV de France.
  • Le collège Louis-Anquetin y fait place[23].
  • Aérodrome d'Étrépagny.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries d'Étrépagny

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

parti, au premier à la lettre E capitale de gueules, au second d'azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton péri d'argent surmonté d'un lambel du même, brochant sur le tout

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l’Eure, éditions Picard, 1981, p. 105.
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Des mémoires et notes d'Auguste Le Prévost de 1864.
  5. Eléments d'histoire sur le moulin de Valtot.
  6. L. C Brécourt en 1860.
  7. Jean-Paul Gosselin, « Municipales : Pierre Beaufils pour un sixième mandat : L’autre soir en mairie d’Étrépagny, la salle des mariages avait peine à contenir le public venu assister au premier Conseil municipal de la nouvelle et sixième mandature du maire sortant, Pierre Beaufils. Au programme : l’installation du nouveau Conseil municipal issu du premier et seul tour de scrutin, l’élection du maire et celle des adjoints », L'Impartial,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Liste des monuments historiques de la commune d'Étrépagny », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des lieux et monuments de la commune d'Étrépagny à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Liste du patrimoine mobilier de la commune d'Étrépagny », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des objets de la commune d'Étrépagny à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. Notice no PA27000078.
  17. Le dire de l'architecte des bâtiments de France - Les essentiels - n° 119 du 31 juillet 2014.
  18. Notice no IA00017110.
  19. Notice no IA00018290.
  20. Notice no IA00018290.
  21. Notice no IA00016957.
  22. Notice no IA00018292.
  23. « Collège Louis Anquetin » (consulté le 21 février 2018)
  24. Généalogie sur geneanet.