ZAC Luciline

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Écoquartier Luciline
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Villes Rouen
Géographie
Superficie 9 ha = 0,09 km2

La ZAC Luciline - Rives de Seine, plus connu sous le nom d'écoquartier Luciline est une zone d'aménagement concerté à l'ouest de la ville de Rouen. Le projet a pour objectif de voir la ville reconquérir cette ancienne zone d'activité portuaire. Ce quartier est, à l'heure actuelle, l'Écoquartier le plus important de l'agglomération et comptera à terme 1000 logements (dont 25% de logements sociaux) et 50 000m² de bureaux et activités.

Situation[modifier | modifier le code]

Luciline se trouve dans les quartiers ouest de la ville de Rouen, elle occupe une superficie de 9 hectares. Elle est délimitée au nord par l'avenue du Mont-Riboudet, au sud par le boulevard Ferdinand-de-Lesseps qui longe le quai éponyme et l'Espace des Marégraphes, à l'ouest par la rue Amédée-Dormoy avec les Docks 76 et le Palais des sports et à l'est par la rue Jean-Ango. Le passage de la Luciline, qui suit un axe Nord-Sud, est la seule voie historique au cœur de la ZAC.

Il fait face au futur écoquartier Flaubert rive gauche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Luciline est sujette à question. Habituellement, deux hypothèses existent mais sont liées à l'existence de la raffinerie La Luciline, dont le siège aurait été établi en 1868 au 69 avenue du Mont-Riboudet. Alfred Guérard (1831-1889), fondateur de la raffinerie, se serait inspiré de lux, lucis, la lumière. L'autre hypothèse provient d'Alexandre Deutsche de la Meurthe (1815-1884) qui lui aurait donné le nom de sa petite-fille Lucie.

Ces deux hypothèses sont discréditées par l’implantation de l’usine de raffinage sur le site dès 1863[1],[2]. Cette usine a été créée par la société A. Cohen et Cie, rue Paradis-Poissonnière à Paris. Elle produisait de la Luciline, nom commercial de leur produit phare, qui est une variété de pétrole lampant[3], c’est-à-dire une huile légère issue du pétrole, destinée tout d’abord à l’éclairage (en alimentant les lampes produites également par la société), puis comme moyen de chauffage. Le nom lui-même, de par l’usage du produit, semble provenir du latin lux, lucis, avec le suffixe -ine, utilisé en chimie, avec une affinité avec d’autres noms dans le domaine du pétrole tels que pétroline, pétroléine, gaziline[4]. La raffinerie a ensuite pris le nom du produit, par métonymie. Notons au passage l’existence d’un ruisseau qui coule à proximité, nommé Luciline. Compte tenu de ce qui précède, on peut conclure que le ruisseau a pris le nom de la raffinerie : c’est le ruisseau de la Luciline.

Un site riche en eau[modifier | modifier le code]

De nombreuses sources prennent naissance aux alentours dont la plus réputée est la source Saint-Gervais. Enterrée et canalisée, elle est ramenée à la surface et parcourt le site, notamment au niveau du mail.

Historique[modifier | modifier le code]

A. Cohen, de Paris, fonde au nom de sa société Luciline, une des premières raffineries de pétrole, pour l’éclairage puis le chauffage[1]r,[2]. Alfred Guérard, issu d'une famille de négociants rouennais, en prend les rênes en 1868. L’affaire sera quelques années plus tard reprise par Alexandre Deutsch[5].

En 1975, Louis Thomas installe les bureaux de sa compagnie de remorqueurs dans une tour de 9 étages faisant environ 30m de hauteur. Connue sous le nom de « Tour Thomas », elle est démolie en 2016.

L'urbaniste Christian Devillers conçoit le plan de la ZAC avec un projet constitué de 1000 logements, de bureaux, d'activité et de commerces. Elle se développe en 3 bandes parallèles à la Seine : les « Rives de Seine », marquées par des immeubles hauts sur le boulevard Ferdinand-de-Lesseps ; un mail central qui permet de traiter la question des eaux pluviales de l'ensemble du site ; des îlots mixtes avec les ateliers/concessionnaires le long de l'avenue du Mont-Riboudet. La tour Vauban, immeuble de bureaux achevé en 2009, est le premier élément émergeant du projet.

Le quartier actuel[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

  • Le Quartier est principalement accessible par les lignes T1, T2 et T3 du réseau de bus à haut niveau de service, le TEOR via les stations Luciline (anciennement nommé Jean Ango) et Mont Riboudet - Kindarena.
  • Bus station Mont-Riboudet ligne no 26, 29 et F4.

Outre ces transport en commun le quartier est accessible par l'A150 et dispose de parkings conséquents (Parking des Docks 76 de 1 000 places, Parking du Mont-Riboudet de 951 places) ainsi qu'une Station Cy'clic : n°18 - Les Docks.

Espaces publics et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le quartier est en partie construit autour d'un mail, le mail Andrée Putman bordé de chaque coté par La Luciline, le cours d'eau traversant le quartier. L'esplanade du Kindarena est un important lieu de vie du quartier, situé entre le centre commercial Docks 76, le palais de sports Kindarena et l'important station de TEOR Mont Riboudet - Kindarena, un espace de 10000m2.

Les bâtiments construits ou en projet[modifier | modifier le code]

Nom Date de livraison Hauteur Étages Fonction État
Terrasses sur Seine 2018 36 m R+11 Mixte En construction
CitySeine 2020 34 m R+10 Mixte En construction
Le Vauban 2 2017 33,24 m R+8 Bureaux, Commerces et activités Construit
Docks en Seine 2015 33 m R+10 Mixte Construit
Le Vauban 2009 31,5 m R+8 Bureaux Construit
Docks 76 2009 29 m R+2 Commerces et activités Construit
Futur'en Seine 2015 28,44 m R+8 Logements, Commerces et activités Construit
Les Terrasses Luciline 2019 28 m R+8 Logements, Commerces et activités En construction
Reflets Luciline 2019 27 m R+8 Logements, Commerces et activités En construction
Calys 2017 26,7 m R+8 Logements, Commerces et activités Construit
Riva 2015 25,74 m R+8 Logements Construit
Kenoa 2015 24,63 m R+7 Logements, Commerces et activités Construit
Îlot B - Bâtiment 2 2015 21 m R+5 Mixte Construit
Parking des Docks 76 2009 19 m R+4 Parking Construit
Kindarena 2012 15 m R+1 Sport Construit

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La ville au risque de ses usines, exposition aux archives de la Seine-Maritime », sur archivesdepartementales76.net.
  2. a et b « Almanach du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration », .
  3. Elle est décrite comme un « produit de la rectification de l’huile de pétrole », pétition des 23 propriétaires, reproduite dans La ville au risque de ses usines, exposition aux archives de la Seine-Maritime, [1]
  4. Mémorial du commerce et de l'industrie, 1864, p. 158. [2]
  5. On cite généralement l’année 1881, mais le Bottin de 1879 indique qu’il est déjà sur les lieux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence Boccara, « A Rouen, l'écoquartier Luciline pousse à quelques encablures du centre historique », Le Monde, 5 juillet 2013, consulté le 9 novembre 2016, lire en ligne.
  • Isabelle Villy, « Luciline : un nouveau quartier rouennais en construction », Normandie-actu, 29 juin 2012, consulté le 9 novembre 2016, lire en ligne.
  • P. Bertrand, « Dernier vestige de la Luciline », Paris Normandie, 17 mars 2016, p. 13.
  • Rouen Luciline - Rives de Seine, exposition, 2011.
  • Un écoquartier au cœur de Rouen, exposition.