Saint-Pair-sur-Mer

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Saint-Pair-sur-Mer
Vue de Saint-Pair-sur-Mer depuis Granville.
Vue de Saint-Pair-sur-Mer depuis Granville.
Blason de Saint-Pair-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Granville
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, terre et mer
Maire
Mandat
Bertrand Sorre
2014-2020
Code postal 50380
Code commune 50532
Démographie
Gentilé Saint-Pairais
Population
municipale
4 005 hab. (2014)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 54″ nord, 1° 34′ 07″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 72 m
Superficie 14,42 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpairsurmer.fr

Saint-Pair-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 4 005 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Pair-sur-Mer est une petite ville située dans la baie du mont Saint-Michel ( face aux îles Chausey). Son bourg est à 3,5 km au sud de Granville[1]. Par beau temps, il est possible de voir les îles Chausey et par n'importe quel temps les côtes bretonnes.

Communes limitrophes de Saint-Pair-sur-Mer[2]
Granville Granville Saint-Planchers
Mer de la Manche Saint-Pair-sur-Mer[2] Saint-Aubin-des-Préaux
Jullouville Jullouville Saint-Pierre-Langers

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon François de Beaurepaire[3], le nom initial de la commune de Saint-Pair était Sesciacum, nom de domaine de type gallo-romain formé avec le nom de personne Siscius ou Sissius. Premières attestations relevées par l'auteur : in Sesciaco, in fano Sesciaco (VIe siècle), cum exisset de Seciaco monasterio (1025).

L'actuel nom de la localité est attesté sous les formes abbatia Sancti Paterni[4] et S. Paternus[5] vers 1125. La paroisse était dédiée à Paterne d'Avranches, nommé également Pair, évêque d'Avranches au VIe siècle qui, après avoir converti les habitants du lieu, y fonda un oratoire [6].

Nommée simplement Saint Pair à la fin de l'Ancien Régime, la commune a porté, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Pair-Libre[7].

Le locatif sur-Mer est ajouté en 1906[7].

Le gentilé est Saint-Pairais[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Pair-sur-Mer remonte au Moyen Âge : le bourg, mentionné comme Scissy, Scissi ou Sessiac dans la documentation ancienne, a été évangélisé dès le VIe siècle. À cette époque, la légende décrit la contrée comme étant une grande forêt, la forêt de Scissy, qui sera engloutie par les eaux dans un cataclysme. Seuls restent comme traces émergées les massifs granitiques du mont Saint-Michel et de Tombelaine.

L'histoire de Saint-Pair, administrée par les moines du Mont-Saint-Michel, est marquée par la présence de cinq saints au cours des Ve et VIe siècles, dont les tombeaux et sarcophages peuvent encore aujourd'hui être visités dans l'église paroissiale :

  • Saint Pair (482-565), appelé aussi Paterne, venu de l'abbaye d'Ension dans les Deux-Sèvres près de Poitiers en compagnie de saint Scubilion fonder l'abbaye de Scissy, dont il fut le premier abbé avant de devenir évêque d'Avranches. Venance Fortunat consacre une biographie à saint Pair "La Vita". Au cours de sa vie, il réalisa de nombreux miracles. Sa renommée se répandant, le bienheureux fut sollicité par le roi Childebert pour venir à Paris.
  • Saint Gaud aurait été évêque d'Évreux, ce qui semble aujourd'hui peu probable puisque, lors de la découverte de son tombeau en 1131, sa tête repose sur une pierre où il est inscrit « Hic requiescit Gaudius Presbyter ». « Ici repose Gaud prêtre ». Cette pierre est utilisée en remploi dans l'église et toujours visible dans une chapelle. On attribue souvent à saint Gaud une partie de la vie de saint Pair et notamment la création d'une source d'eau pure qui existe encore aujourd'hui.
  • Saint Aroaste.
  • Saint Scubilion.
  • Saint Senier, qui devint évêque d'Avranches à la suite de saint Pair.

Les armoiries de la paroisse de Saint-Pair-sur-Mer reflètent cette histoire : elles représentent cinq auréoles flottant au-dessus des eaux qui représentent les cinq saints, le blason étant décoré de la mitre et la crosse des abbés.

Saint-Pair était une place importante avant qu'elle ne soit détrônée par Granville au XVe siècle. Un château y fut construit par les ducs de Normandie. Au Xe siècle, il appartient à l'abbé du Mont-Saint-Michel, à la suite de la donation de la baronnie de Saint-Pair à l'abbaye. En 1137, il est entre les mains de Sylvanus[9]-Richard Duboys, qui l'a renforcé et s'en sert de base pour commettre des razzias dans le voisinage, et est tué lors d'un combat avec les troupes d'Étienne de Blois. Le château rasé de nos jours se trouvait près de l'église et de la mer au bord du ruisseau. La baronnie de Saint-Pair donnait droit de séance à l'Échiquier de Normandie.

L’oratoire Saint-Gaud[modifier | modifier le code]

La pointe de Saint-Gaud.

L’éclat des vertus de saint Gaud (mort en 497 selon les calculs les plus autorisés) détermine saint Pair à établir, sur son tombeau, l’oratoire du monastère de Scissy.

Il y avait, au sommet de la côte Sainte-Anne, un petit oratoire, bâti d’après les plus vénérables traditions, sur l’emplacement même de la cellule où vécut saint Gaud. L’affluence des fidèles vers ce tombeau se manifeste au milieu des guerres et des agitations qui bouleversent cette partie des Gaules autant que les circonstances pouvaient le permettre comme l’attestent d’anciens auteurs. On invoque saint Gaud pour toute sorte de grâces. Un adage ancien dit : «  le bienheureux saint Gaud guérit de tous les maux ».

Les pèlerinages à saint Gaud ne purent être interrompus même par la Révolution. Le mot est resté célèbre : « Où allez-vous citoyens ? » demandait-on à Granville aux pèlerins. « Nous allons prier le citoyen saint Gaud ! — Passez citoyens ! »

L’édifice fut remanié à diverses reprises, notamment au XVIIe siècle. Il était alors beaucoup plus important et la chapelle actuelle en formait comme le sanctuaire. D’importantes restaurations furent entreprises dans le début des années 1930 sous la direction de M. Delangle, architecte des Monuments historiques. L’achat du terrain, en bordure de la rue Sainte-Anne en 1932, avait d’avance permis une très heureuse modification : alors qu’on entrait dans la chapelle par la gauche, on peut y pénétrer alors par le milieu après avoir gravi un perron de granit. Le conseil municipal autorisa l’utilisation de l’ancien porche de l’église pour modifier la façade. Un arrangement conclu, en 1933, entre la municipalité et l’habitation presbytérale de Saint-Pair, a permis de dégager entièrement l’édifice, que les paroissiens pouvaient alors contourner facilement lors des nombreuses processions en l’honneur du saint.

Une chapelle dédiée à saint Gaud, dans l’église, fut bénite en grande cérémonie en 1853. Puis, en 1874, on y ajouta une châsse contenant une partie des restes précieux du saint et le représentant, étendu sur un lit de velours, vêtu des ornements pontificaux.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les bains de mer et l'essor de Saint-Pair

On considère que les premiers baigneurs arrivent vers 1840 et logent chez l’habitant.

Les communes ne se rendent pas bien compte de l’éventualité de construire sur les dunes. En 1850, les premières ventes des Mielles (voir panneau les Mielles) ont lieu à Bouillon, le produit de la vente est affecté à la construction ou à l’agrandissement des écoles ainsi qu’à la réparation des presbytères de Beuvron et Saint-Pair.

À Saint-Pair, le premier arrêté sur la police des bains de mer est signé le 1er juin 1873. Le premier bureau de poste est inauguré en 1885. On parle déjà de l’agrandissement de l’église en le justifiant par l’influence des baigneurs mais celui-ci se fera sans participation communale.

Ce dernier quart de siècle va voir le bourg s’étoffer : des hôtels sont construits (hôtel de France, hôtel des Bains, hôtel de Saint-Pair) mais aussi de nombreuses villas pour personnes fortunées et le casino (entre 1875 et 1900).

Des courses de chevaux sont organisées. En 1909, la municipalité prend un arrêté pour la fermeture du casino pendant la saison des courses (le 22 août).

1908, le chemin de fer local passe par Saint-Pair (ligne Granville - Sourdeval). Le train fonctionna jusqu'en 1933 puis fut remplacé par un autobus.

  • 1910 - Enlèvement des ordures ménagères.
  • 1919 - Électrification.
  • 1928 - Construction d’un réseau d’eau potable.
  • 1930 - Création de Kairon plage sur des sols vendus par la commune en 1858.
  • 1966 - Construction de la piscine.
  • 1981 - La commune achète le casino, la gestion privée n’étant plus rentable.
  • 1983 - 1994 - Construction de la digue de Kairon plage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pair-sur-Mer

Les armes de la commune de Saint-Pair-sur-Mer se blasonnent ainsi :
D'azur aux cinq annelets d'or, ordonnés 3 et 2, soutenus de deux burelles ondées d'argent[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Jacques Olivier[11] SE professeur de lettres
mars 2008[12] mars 2014 Albert Noury SE[11] principal de collège
mars 2014[13] en cours Bertrand Sorre REM[14] Professeur des écoles spécialisé
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et six adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 4 005 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Saint-Pair-sur-Mer[16]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 615 1 513 1 550 1 554 1 498 1 366 1 402 1 304 1 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 320 1 327 1 317 1 346 1 313 1 310 1 341 1 310 1 368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 425 1 331 1 320 1 378 1 437 1 524 1 573 2 526 2 072
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 938 1 835 2 070 2 540 3 114 3 616 3 719 3 896 4 005
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Saint-Pair-sur-Mer est commune touristique depuis août 2009[18].

Un nouveau projet touristique doit voir le jour début 2010 avec une plaquette de présentation de la ville, une brochure des hébergements et de la restauration, un logo et un site web. Une politique du patrimoine : visite de l'église et itinéraire dans Saint-Pair (église, oratoire, chapelle Sainte-Anne, Carmel, moulin, rue Saint-Michel) tous les jeudis et mardis et samedis de la saison estivale.

Saint-Pair-sur-Mer offre une dizaine d'hébergements de plein air, des gîtes et chambres d'hôtes ainsi que plusieurs restaurants. http://www.saintpairsurmer-tourisme.com/fr/hebergement-et-restauration/informations/default.asp

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La portion sud de la plage de Saint-Pair-sur-Mer.
L'église Saint-Pair.

L’abbaye de Scissy possédait une église qui servait aux moines et sans aucun doute aux fidèles, comme il arrivait souvent dans les cités possédant un monastère.

Ce monastère fut, comme tous les autres, détruit par les Normands. Or, parmi les ruines du monastère et de l’église de Scissy, « le clocher s’était conservé seul, mais il menaçait ruine et d’anéantir, dans sa chute, l’église qui avait été rebâtie depuis la conversion des Normands. Il fut remplacé par la belle tour du XIIe siècle qui de sa flèche élancée domine tout le pays ».

Ce clocher est aujourd’hui la seule partie de l’église qui présente un intérêt architectural ; il compte deux niveaux romans, ornés d’abord de deux arcatures aveugles par face, puis d’une grande baie géminée inscrite dans un arc en plein cintre. La flèche, frappée par le foudre en 1729 et à la fin du XIXe siècle, garde une réelle élégance. Très élancée, elle est encadrée à sa base de quatre clochetons. Le clocher d'origine date de 1131.

De l’ancien chœur roman, il ne reste que les fondations, dont le pavé porte la double trace. La petite église actuelle est du XVe siècle, ses chapiteaux et la voûte en ont tous les caractères.

L’église de Saint-Pair, trop petite quand est venue l’affluence estivale, a vu tomber sa nef sans caractère, mais aussi son vieux portail plus intéressant.

L’édifice nouveau n’a pu être élevé, de 1880 à 1888, qu’au prix de gros sacrifices, et malgré des difficultés extrêmes venant soit du terrain, soit du raccord avec l’ancien clocher et le chœur. La première pierre bénite par Pie IX fut posée le 5 juillet 1877 par le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, et l’église consacrée le 26 août 1888 par Mgr Germain, évêque de Coutances et d’Avranches.

L’église possède les gisants du XIXe siècle de saint Aroaste « auxiliaire » de saint Pair et de saint Senier. Au centre de la vieille église, les gisants jumeaux de saint Pair, évêque d’Avranches, et de saint Scubilion, abbé de Mandane, qui moururent le même jour, sont du XVe siècle. Le corps de saint Gaud, évêque d’Évreux, mort en 491 à Scissy, repose dans une belle châsse en sa chapelle du XIXe siècle. Les restes précieux des saints attirent toujours les pèlerins.

Les vitraux de belle qualité retracent la vie de saint Pair et celle de saint Gaud.

La chapelle Sainte-Anne.
  • Chapelle Sainte-Anne

« Jadis, il n'y avait, au bas de la rue qui va du bourg au Caillou du Thar, qu’un vaste pré fort humide. La petite chapelle se dressait gracieuse dans ce cadre de verdure près d’une fontaine à l’eau limpide ». C’était, d’après Tardif, l’annexe d’un petit hôpital fondé vraisemblablement dans le cours du XIIIe siècle. On a retrouvé, dans cette chapelle, une statuette en bois de sainte Anne qui paraît bien dater du XIIIe siècle.

Pendant la guerre de Cent Ans, la chapelle ne fut pas épargnée, un acte accorde des indulgences à tous ceux qui contribueraient à la restauration de la chapelle dont il ne restait que les quatre murs.

Fin XIXe, la chapelle était dans un état pitoyable. Il y avait à gauche deux fenêtres ogivales et une porte, à droite un mur aveugle, un toit de zinc « la carapace » déshonorait l’ensemble, il n’était plus possible aux processions de passer à l’entour. Pourtant, les marins du pays de Granville y faisaient célébrer des messes pendant le cours de l’année et le jour de la fête Sainte-Anne, il y avait foule de fidèles à la chapelle, plusieurs prêtres y célébraient la sainte messe.

Le 26 avril 1934, la municipalité donne unanimement à M. le curé Pinel l’autorisation d’entreprendre les travaux. La petite porte deviendra une fenêtre et trois baies ogivales s’ouvriront de l’autre côté. Le grand portail dont le linteau (offert lors d’une restauration précédente par M. Leboucher de Gatigny) sera surélevé donnera passage aux fidèles très nombreux. Le toit sera refait en tuile patinée. À l’intérieur, l’autel de bois, trop large, venu jadis de l’église, sera remplacé par un autel de granit formé des pierres et des colonnes du vieux portail. Deux belles statues de sainte Anne du XVe siècle prendront place (l’une en bois, venue du grenier, a été trouvée par un enfant de chœur, l’autre, en pierre, est un don généreux de la famille Daubrécourt du Sap, en souvenir de leurs enfants : Germaine et Emmanuel décédés et vient de Saint-Jean-des-Champs). Des bancs de chêne permettront de réunir une centaine de pèlerins.

Le 29 juillet 1934, pour la fête Sainte-Anne, le petit sanctuaire était complètement rénové.

  • Monastère du Carmel
  • Église du bourg de Kairon (ou Quéron), nom donné par le seigneur des lieux.

Le hameau de « Quéron » situé sur une colline, entre l’estuaire du Thar et la mare de Bouillon, a toujours été séparé de Saint-Pair à cause de son environnement naturel. L’église de Kairon fut à l’origine une simple chapelle appelée « Notre-Dame du Monastère » car les moines du Mont-Saint-Michel, au Moyen Âge, y disposaient d’une maison de convalescence dotée d’un sanctuaire ouvert aux villageois. Cette paroisse n’a pu exister en tant que cité administrative. Elle a toujours dépendu de Saint-Pair. Il fallait attendre 1828 pour que Kairon se constitue en paroisse.

Diverses chartes (1305,1334,1339) indiquent la présence d’un bourg de « Quéron » relié à Saint-Pair, à la plage et au port, par divers chemins. C’est en 1825 que Quéron est devenu une section de la commune de Saint-Pair bien que ses habitants aient exprimé le vœu, par une pétition adressée à Charles X, que le hameau devienne une commune indépendante de Saint-Pair. Même velléité, en 1857, avec une nouvelle pétition adressée à Napoléon III souhaitant encore l’autonomie administrative. D’autres demandes eurent lieu en 1849, 1887, 1931, 1978 mais en vain.

  • Fontaine Saint-Gaud

La fontaine est sur un terrain privé, on peut la voir de la route, elle est malheureusement en mauvais état.

Activité, manifestations, labels[modifier | modifier le code]

Activité culturelle[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, la ville travaille sur une politique culturelle avec le Printemps des P'tits Loups, festival jeune public, second geste, festival des arts du cirque. En 2009, la ville créé un EPIC regroupant ainsi le service culture de la ville et l'office de tourisme. Ce dernier est chargé de veiller à la valorisation du patrimoine de la ville.

Dans ce cadre, Saint-Pair-sur-Mer s'est associée aux communes de Granville, Jullouville et Carolles au sein de l'association loi 1901 "Granville, pays de l'estran" pour postuler au label "Villes et Pays d'art et d'histoire".

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive saint-pairaise fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[19].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2009 du concours des villes et villages fleuris[20]. La ville est dotée d'une 2e fleur depuis 2012[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Aroaste.
  • Saint Gaud.
  • Saint Pair ou saint Paterne.
  • Saint Scubilion.
  • Saint Senier.
  • Émile-Auber Pigeon (1829-1902), ecclésiastique et historien de la Manche.
  • Eugénie Salanson (1836-1912), artiste-peintre, était propriétaire de la Villa Saint-Joseph, elle y est décédée le 23 juillet 1912.
  • Fernand Fleuret (1883-1945), poète, passa son enfance à Saint-Pair.
  • Bertrand Poirot-Delpech (1929-2006), journaliste-écrivain, y possédait une résidence secondaire : la Roche Sainte-Anne.
  • Christophe de Margerie (1951-2014), PDG de la compagnie Total, décédé dans un accident d'avion en Russie en octobre 2014, possédait une maison de campagne à Kairon, hameau de Saint-Pair-sur-Mer[24]. Il est inhumé dans le cimetière de la commune[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distance routière la plus courte selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard Éditeur,
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1568
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  6. Edouard Le Héricher, Avranchin monumental et historique
  7. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18 mai 2008.
  9. Ordéric Vital
  10. « Saint-Pair-sur-Mer Manche », sur GASO, la banque du blason (consulté le 3 septembre 2014)
  11. a et b LeMonde.fr - Saint-Pair-sur-Mer : Les résultats du second tour
  12. « Saint-Pair : l'équipe Noury entre en fonction », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 septembre 2014)
  13. « Bertrand Sorre a été élu maire, samedi matin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 septembre 2014)
  14. « Législatives.En Marche choisit Bertrand Sorre pour Avranches-Granville », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 mai 2017)
  15. « Saint-Pair-sur-Mer (50380) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 mai 2014)
  16. Date du prochain recensement à Saint-Pair-sur-Mer, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - 3 septembre 2009 »
  19. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US Saint-Pairaise » (consulté le 3 septembre 2014)
  20. Source : Villes et Villages Fleuris
  21. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 15 février 2014)
  22. Site du diocèse
  23. Site du Carmel
  24. « Le Point.fr - L'ère Margerie commence » (consulté le 11 septembre 2011)
  25. « Christophe de Margerie sera inhumé lundi en Normandie », sur Les Échos.